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 [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean

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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyLun 31 Déc - 19:25

Intrigue - Chapitre 5 - Bienvenue à l'Exposition MacLean!


Lorsque Ella échappe la beuglante au sol, un phénomène étrange se produit. Le simple contact des doigts de la jeune femme sur l'enveloppe rouge semble avoir mis en route l'enchantement. Pour tout dire, les historiens qui ont manipulé tous ces objets sont bien habitués à ne pas déclencher les objets qu'ils touchent, afin de préserver la qualité historique et patrimoniale de ces reliques... Mais ce n'est pas le cas des visiteurs.

C'est un drame donc, qui se produit, quand la petite enveloppe se met à voleter dans les airs en direction d'Ella et commence à hurler d'une voix rauque et dure : « Bandes de moldus dégénérés, vous avez intérêt à ne plus tourner autour de ce qui ne vous regarde pas ! Arrêtez votre chasse, tout ce qui touche à la magie n'a rien à voir avec vous, et vous feriez mieux de rester loin du Ministère et des jeunes sorciers. Jamais des moldus ne pourront comprendre, restez dans votre monde, nous resterons dans le nôtre ! ».

Une suite d'insultes à faire friser les oreilles des plus grossiers termine la missive. Il semblerait que la beuglante n'ait jamais été ouverte depuis 1718 et contrairement à certaines, elle n'a ni explosé ni ne s'est auto-détruite. Le message était donc intact, et c'est sur la dernière injure que, d'elle même, la lettre commence à s’effriter.

HRP - Intervention intermédiaire (tour 2)

Afin de garder une certaine logique avec des éléments de l'intrigue que vous ne connaissez pas encore, si vous souhaitez avoir une interaction quelconque avec un des objets se trouvant dans la salle et que vous lancez un dé, nous déterminerons nous-même vos seuils de réussite et les incidences que vos actions auront !
Merci de le prendre en compte Coeur

Réponses aux questions

Réponses disponibles pour tous
Rafe
1 & 2. La Baguette de Cuivre ressemble en effet à un capteur de dissimulation, mais il semblerait qu'elle n'en soit pas un. Lorsque le sort de Revelio est lancé, rien n'est révélé, mais au même moment la Baguette se met à vibrer avec une plus grande intensité.

Léandre
1. Il n'y a rien de particulier à remarquer concernant la peinture avec l'abeille et le chien, si ce n'est qu'on dirait étrangement que cette abeille se transforme en... chien ?

Grace
1. Les métaux des deux objets ainsi que les finitions ne sont pas identiques et rien ne prouve, ni ne fait réellement penser, que les deux objets vont de paires. Par ailleurs, quand Grace a tendu la baguette en direction de la sphère, la baguette a continué de vibrer avec une plus forte intensité.


Réponses à partager IRP
Milo
1. Le Balai ne dispose d'aucun signe particulier. Il n'a ni runes ni gravures spéciales. Avec son expertise, Milo pense qu'il s'agit d'un ancien balais sorcier, mais pourtant, les poils du balais sont tout amochés comme s'il avait été utilisé pour faire le ménage.

Compte des points : 95 points

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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 0:39



► Manadh
High hopes to not die
Rafe & Merilyn & co


A la chute des lumières, je me tournais brutalement vers Rafe, me demandant quelle connerie, il avait bien pu faire. Je lui avais pourtant bien dit de rien toucher. « Me dis pas que t’as touché quelque chose ? » Je soupirais légèrement agacée par la voix qui retentissait. Une intrusion ? Mon cul putain. C’était pas pensable d’être aussi poissarde. Je levais les yeux au plafond, Merlin, je t’avais fait quoi pour que tu m’en veuilles autant ? « La prochaine fois, rappelle-moi de fermer ma gueule putain. » Pas d’issue de secours, comme prévue. Un mouvement des gens pour essayer de se barrer, mais Rafe qui m’embarquait à contresens. Ceci dit, j’étais assez d’accords avec lui : on connaissait Derek, on pouvait veiller les uns sur les autres, c’était déjà ça.

Je serrais ma baguette dans ma main, sachant pertinemment que m’en servir ne m’attirerais probablement que des ennuis. Dans la salle des arts, mes yeux se promènent, à droite et à gauche. La poterie attire mon œil, mais entraîné par mon patron, je n’ai que peu de temps pour l’observer. Je reviendrais dessus plus tard. Peut-être quand les portes seront réouvertes ? Avec un peu de chance, dans moins de cinq minutes. Odin s’accroche à mon épaule au fur et à mesure de nos traversées de salle : je peux le sentir, je vais avoir des traces de griffure, le pauvre chou a eu peur et s’est agrippé fermement à mon épaule. Je le caresse distraitement pour le rassurer en continuant d’avancer.

Rafe se concentre sur une baguette de la dernière salle, celle dans laquelle se trouve Derek, je le salue d’un sourire. « Un plaisir de vous revoir. » Rafe ne tarde pas à lancer un sort sur la baguette, mais cette dernière ne semble pas bouger d’un iota. Jusqu’à temps qu’une petite conne arrive et la saisisse à deux mains. Sérieusement putain ? Sérieusement ? Les gens ne sont pas sérieux ? C’est pas possible, ça reste des objets de musée, traitaient les avec respect bon sang. « Non mais vraiment, messieurs, dames, un peu de respect pour l’exposition, par Merlin. » Ma voix portait un peu plus que d'habitude, mais si ça continuait ainsi, j'allais sortir le sonorus et croyez moi : si c'était le cas, certaine personne allait regretter avoir des tympans.

Les gens sont vraiment tarés quand on les enferme dans une pièce. A quel moment tu pointes un objet sur un autre sans te poser trop de questions ? « Vous voulez bien reposer cette baguette ? » Je retiens encore mes pulsions, je serre mes doigts un peu plus sur ma baguette. Un peu plus et la barrière des jurons est franchie. Je déteste ce genre de personne. Je me retourne vers Rafe avec un soupire. « Vraiment y’a des gens qui ont aucune gêne. » Oh, je sais qu’elle va probablement l’entendre, j’en ai rien à foutre, elle pensera ce qu’elle veut la greluche, mais brandir quelque chose sur un objet inconnu, c’était putain de stupide. Pas pensable.

Je reprends, sur un ton plus calme. « La poterie dans la salle à côté m’intrigue pas mal. Ça te dérange si je vais y jeter un coup d’œil ? » Je craignais presque de le laisser seul : parfois je me demandais vraiment comment il avait survécu tout ce temps sans moi ?

#496fab

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne




Résumé:
 
Questions:
 



BAD LUCK's PIECES
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 1:16

Si vous voulez écrire l’Histoire. Si vous voulez peindre l’Histoire. Il ne vous suffira que d’une couleur. Une seule. Du rouge. Un rouge sombre, un rouge sans autre reflet que l’obscurité profonde, lovée dans ses replis. Un rouge de guerres, de meurtres, de trahisons, de violences, de haine, de complots, de jalousies, d’envies, d’aveuglements, de prosélytismes, de traques, de peurs paniques face à l’autre, face à l’inconnu. Un rouge de sang, de ce sang qui coule le long des pages, dégouline le long des toiles, se déverse par filets de sombre écarlate, de fines rigoles rouges de larmes et de mort.

La plume s’enfonce dans les plaies. Dans la chair. Le pinceau se perd dans les entrailles encore fumantes, qui frissonnent encore, comme si elles étaient vivantes, et les lourds sanglots de l’hémoglobine se mêlent aux poils noirs, les engloutissent brièvement. Mais le pinceau ressort des tripes béantes. Il s’envole, voltige, se repose sur la toile, se repose sur l’enduit de chaux brûlante, et danse, de cette danse aérienne, innocente, élégante. Il dessine des arabesques, bondit, court, d’un trait, revient sur ses pas, bondit encore, pour faire un arc. Il vole, gracieux, esquisse ses pas de ballet, ébauche quelques mouvements empreints de poésie, et continue sur sa lancée, chante, encore et toujours, oubliant les peurs, les larmes et la haine. Les gestes précis fendent l’air lumineux, le poil effleure délicatement son support. Mais derrière lui, il ne laisse qu’une traînée de sang.

Du sang, encore et encore, toujours du sang, une marque écarlate qui s’épaissit, bave, dégouline, comme si la toile pleurait, comme si elle versait ces larmes d’écarlate. Les longs sanglots n’y peuvent rien, le sang coule toujours Peu importe l’élégance du tracé, peu importe la précision des gestes, la beauté du mouvement : toujours du sang, toujours ces bouillons de sombre écarlate, qui pissent, qui jaillissent, recouvrent tout, emportent tout. Les élégantes cursives se font barbelés, des barbelés de côtes brisées, d’os saillants et tranchants, des cadavres alignés sur chaque ligne, auprès desquels se posent les virgules des charognards, les points des prédateurs attirés par l’odeur de mort.

« C’est avec grand plaisir que les Départements d’Histoire et d’Artisanat Magique de l’Université Paracelse d’Atlantis vous invite à visiter l’exposition MacLean ! Cette exposition est le fruit du travail acharné de nos départements depuis la fondation de l’Université pour présenter au public tout un pan de l’histoire moldue et magique jusqu’à présent inconnu du public. »

Vassili eut un rictus.

Le Russe s’était mêlé à la foule hétéroclite, au pied de l’imposante falaise. L’histoire moldue et magique… Ces historiens ne savaient plus quoi inventer pour euphémiser les larmes du passé. Il les connaissait, ces chercheurs, idéologues de la cohabitation, fanatiques de la mixité, falsificateurs de l’histoire. Ceux-là passaient le plus clair de leur temps à débattre de théorie, du bien-fondé du vivre ensemble, se perdant dans d’infimes querelles de notions aussi étroites que leurs esprits, et ne cherchaient dans le passé que les exemples qui viendraient soutenir leur absurde idéologie. On leur servait de cette face soupe lors de leurs cours. Parmi les tombereaux de pages maculées de sang séché, ils allaient dénicher le seul feuillet vierge, pour y trouver les passerelles de l’histoire, les exemples de cohabitation pacifiques, de rencontres heureuses. Des gouttes d’eau, perdues au milieu des torrents bouillonnant d’hémoglobine. Mais eux en parlaient comme s’il s’agissait là de sources pures, les esquisses d’un futur de paix. Mais il n’y a pas de paix sans ordre, et cet ordre-là était bancal.

Cette exposition n’était qu’un jalon de plus dans cette farce. Une historiographie falsifiée, au service des intérêts des administrateurs d’Atlantis. Une mauvaise plaisanterie, des reliques isolées de leur histoire, pour attirer la curiosité des badauds. Oh, sûr qu’ils ne parleraient pas de sacrifices, de meurtres, de traques, d’assassinats, sûr qu’ils ne parleraient pas de mort, sûr qu’ils ne parleraient pas de sang. L’Histoire était faite de sang, eux parlaient de carmin.

Autour de lui, on riait, on plaisantait, on bavardait joyeusement. Quelques regards curieux se tendaient déjà en direction de l’entrée, comme s’ils voulaient déjà percer les mystères que renfermaient la falaise, ces cavernes dont tous ignoraient jusqu’alors l’existence. Une aventure excitante, pour cette foule superficielle d’étudiants oisifs, de familles banales, de sorciers paumés dans leur quotidien trop lisse. L’exposition, pour eux, n’était qu’une distraction. Un simple cabinet de curiosité. La propagande se faisaient molle, douçâtre, pour pénétrer dans ces esprits volages. De l’histoire. De l’archéologie. Des hochets pour des gamins abrutis de loisirs.

Tous ne voulaient voir là qu’une distraction. Ils avaient peur de leur passé. Ils avaient peur de ce reflet grimaçant, ce reflet de mort et de haine que leur renvoyait l’Histoire. Alors ils la transformaient en jouets, en occupations du dimanche, en galerie d’anecdotes, de vieux potins dont le charme était d’être inscrits sur des parchemins.

« Nous espérons que cela vous permettra aussi de plonger profondément dans l'atmosphère prenante de leur vie de collectionneurs et chasseurs de magie...»


Le cracmol ricana. Ce n’est pas la magie qu’il faut chasser. Ce sont les sorciers.

Cela, les anciens le savaient. Ils se battaient pour leur survie, eux. Ils savaient encore se défendre. Prendre les armes. Relever la tête, refuser toute domination. Mais tout cela s’était perdu. Noyé dans la mollesse d’un confort artificiel.

Le cracmol n’écouta que d’une oreille distraite les dernières explications. Déjà, une file de visiteurs se formait, déjà, certains s’avançaient en direction de l’entrée. Il voulait être parmi les premiers. Il voulait être dans le premier groupe à pénétrer dans ces cavernes, au cœur de l’exposition, avec les premiers visiteurs. De biais, il dépassait les curieux, les groupes d’amis, les gamins agrippés à leurs parents. Il prétextait de rejoindre des amis, s’excusait, continuait, bousculant les couples, les adolescents au rire idiot, les plus âgés restés seuls au milieu de cette petite foule. Déjà, on commençait à marcher, à aller de l’avant, lui redoublait d’effort pour se glisser dans la file, au bon endroit. Il ignorait les remarques désobligeantes, les plaisanteries, les conversations. La bonne humeur ambiante l’irritait.

Qu’ils s’amusent. Lui avait à faire. Il devait rentrer pour réécrire leurs fables, réécrire leur histoire, en rouge. Rouge sang.

Dans la poche de son blouson de cuir, son poing se referma sur son marqueur Molotow.

Trop de sorciers, pas assez de buchers.

Il allait leur donnait une leçon d’histoire à sa manière.

Et il rabattit la capuche de son sweat sur sa tête, prenant un air décontracté. Que la visite commence.




« Une intrusion a été détectée. »

Bordel. Merde, merde, merde. Merde !  Paniqué, Vassilli regardait autour de lui. Bordel de merde. Il n’avait pas eu le temps de faire le moindre geste, il n’avait rien fait, rien du tout. Rien. Il s’était juste arrêté, à côté d’une armoire pleine de livres, loin des objets de valeur, loin de l’attention des caméras de vidéosurveillance. L’endroit parfait pour faire son tag, l’endroit parfait pour son cours d’histoire. Mais il n’avait rien fait, merde, il n’avait même pas ôté le bouchon de son marqueur.

« La collection sera détruite si la menace n’est pas éliminée dans les deux prochaines heures. »

Piizzd… Il ne peut retenir le juron. Il était dans la merde. Sérieusement. Très sérieusement. Il n’avait rien fait, mais il savait que les tribunaux ne s’arrêtaient pas à ça.

Si la menace n’est pas éliminée…

Mais bordel, qu’est-ce que ça voulait dire ? Ils voulaient le tuer ? Le tuer ?!?!

Sa respiration se faisait haletante, sifflante. La peur le dévorait. L’angoisse nouait ses tripes. Autour de lui, tous se regardaient, terrifiés peut-être, surpris tout au moins. La sommation était plus que claire. La menace devait être éliminée.

Eliminée.

Le mot restait coincé en travers de sa gorge, sa tête bourdonnait, comme après un choc violent, sa bouche était pâteuse. La mort. Il tremblait. Une peine expéditive, une peine sans justice, par le simple truchement d’un sortilège. La mort… Doucement, il se laissa glisser au sol, s’accroupit contre la paroi de la caverne.

Autour de lui, tous se dévisageaient, tous s’interpelaient, tous paniquaient. Mais lui était là, immobile, à terre, muet, broyé d’amertume et de peur.  La mort, bordel. La peine de mort, pour rien, rien, absolument rien de tout… Eliminer la menace, cela pouvait-il dire autre chose ? Quel abruti, quel sombre crétin avait lancé le sort qui sécurisait les lieux, quelle magie aussi inhumaine avait été employée pour protéger cette collection ? La mort…

Il avait posé ses tempes contre ses poings, le regard perdu dans le vide, sans savoir quoi faire. Il avait peur de mourir. Il avait bêtement peur de mourir, de mourir pour rien…

La voix résonnait encore dans son esprit. L’angoisse sourde le tançait, l’élançait, jusqu’à en devenir une douleur aigue, mais il ne pouvait y prêter attention ; les mots, les mots toujours dominaient son esprit. Comme dans un rêve, il entendait les autres interpeler les gardiens, mais il n’y prêtait pas attention. Si la menace n’est pas éliminée. Il tournait ça encore et encore dans sa tête. Les mains tremblantes. Pris de nausée.

Certains avaient sorti leurs baguettes. Il le voyait à peine, il le sentait, entendait les sorts jetés, vaines tentatives.

Il n’avait aucun pouvoir. Il n’avait aucune magie en lui. Plus que jamais, il se sentait impuissant. Livré à l’arbitraire. Nu. Impuissant. Désemparé. Chaque incantation autour de lui le blessait. Eux pouvaient tenter de trouver une échappatoire. Eux pouvaient se défendre. Eux pouvaient se protéger. Eux pouvaient briser l’inéluctable. Briser les sorts. Les incantations soudain se faisaient plus claires dans son esprit, il entendait très clairement les contre sorts jetés, il entendait très nettement les voix des sorciers. Et cela le déchirait. C’était son héritage. C’était son sang. On l’avait dépouillé de ses pouvoirs. On l’avait dépouillé de sa magie. Il aurait dû être comme eux. Il aurait dû. Il aurait dû être sorcier lui, il aurait dû avoir une baguette, il aurait dû pouvoir se battre, se battre !

Mais non. Rien. Rien d’autre que le vide, rien d’autre que la fatalité, et ce mot : cracmol. Il était là, impuissant, à attendre, assis sur le sol. A atteindre il ne savait quel sortilège. On lui avait volé ce qu’il aurait dû être. On lui avait volé sa vie. Le Cracmol ne prêtait même pas attention aux allers retours des uns et des autres, d’une salle à l’autre. A quoi bon. Il ne pouvait qu’attendre. Il avait peur, il était pétrifié, bien sûr. Mais il ne pouvait qu’attendre.

Il laissa sa tête basculer en arrière, baissa les bras.

La collection sera détruite si la menace n’est pas éliminée dans les deux prochaines heures.

D’un seul coup il fronça les sourcils. Si la menace n’est pas éliminée. Bordel. Il s’arrêta un instant de respirer, écarquilla les yeux. Si la menace n’est pas éliminée. C’était pire que c’est qu’il pouvait imaginer. Dans quel esprit sadique, dans quelle imagination cinglée était né le sortilège ?

Si la menace n’est pas éliminée… Ce n’était même pas un avertissement, c’était du chantage. Un chantage pur et simple. Ce n’était pas le sortilège qui allait se débarrasser de cette menace, qui allait le tuer lui, tuer l’intrus qu’il était. C’était aux autres de le faire. A tous les autres. Aux simples visiteurs. A ce père, là, avec sa fille dans ses bras, ou bien à cette jeune femme, ou bien à cet adolescent. C’était à eux de tuer, de se salir les mains, de le tuer.

La nausée, de nouveau, l’assaillit. Il frissonna.

Mais qui, quel taré avait bien pu…

Et tous s’agitaient autour, il les voyait feuilleter les pages couvertes de runes ou de caractères absconds, il les voyait se précipiter vers la sortie, ou bien vers les artefacts magiques, cherchant à déclencher il ne savait quoi… Ils s’agitaient, comme des papillons autour d’une chandelle, pris au piège d’un filet. Mais pourtant, pourtant, on leur indiquait très clairement la sortie. La voie était tracée, écarlate. Tuer. Tuez la menace. Eliminez l’intrus.

Il se releva, doucement. Il ne savait pas quoi faire. Il ne savait même pas si la destruction de la collection impliquait la destruction de ceux qui se trouvaient autour. Sûrement, dans ce sinistre jeu mortifère. Il n’y avait que peu de doutes à avoir. Deux heures… et combien de temps avant que les autres arrivent aux mêmes conclusions que lui ? Et combien de temps avant qu’ils ne désignent un intrus, et se décident à… à l’exécuter ? Combien de temps avant qu’il ne soit désigné comme intrus ?

« Bandes de moldus dégénérés, vous avez intérêt à ne plus tourner autour de ce qui ne vous regarde pas ! »

Il redressa vivement la tête. Que se passait-il ? Ce n’était plus la même voix. Ce n’était plus la même menace.

« Arrêtez votre chasse, tout ce qui touche à la magie n'a rien à voir avec vous, et vous feriez mieux de rester loin du Ministère et des jeunes sorciers. Jamais des moldus ne pourront comprendre, restez dans votre monde, nous resterons dans le nôtre ! »

Par réflexe, il s’était dirigé vers la salle des artefacts, d’où provenait le hurlement rauque. Une beuglante ? Et celle qui la tenait n’était autre qu’Ella Kvelgen. La fichue gardienne des serres. Il avait juré de se venger de cette saloperie-là. De se venger des sortilèges qu’elle lui avait balancés. De ce foutu coup de foudre, ouais, c’était le cas de le dire. Il n’était plus retourné dans cette aile de l’université depuis qu’il avait dû, sous son regard moqueur, nettoyer ce qu’il avait renversé dans son affrontement, là-bas, sous les serres. Cela faisait des mois. Il ne l’avait plus recroisée depuis. Et elle était là, la lettre s’effritant entre ses doigts, s’éparpillant en lambeaux dans un torrent d’injures…

Bande de moldus dégénérés. Il eut un rictus. Ils allaient voir, ceux qui le considéraient comme une menace. Il jeta un coup d’œil à Tatiana – que faisait-elle aux côtés d’Ella Kvelgen ? – s’approcha de l’estropiée qui tenait encore les derniers morceaux de la missive haineuse.

« Enfoirés de sangs-purs… »


Il ne réfléchissait plus. Il se sentait acculé. Impuissant. Il avait peur. Mais pourtant, il continuait d’aller de l’avant, sans prêter attention à ceux qui l’entouraient.

« C’est de la faute de ces sorciers, de ces suprématistes », grogna-t-il. « Might is magic veut se jouer de nous. Ils veulent nous tuer ! Ils veulent nous tuer bordel ! »

Il regardait fixement Ella Kvelgen, poussé vers elle par sa haine.

« Il faut leur prendre leurs baguettes. C’est nous la menace, hein, c’est nous, nous les gens normaux, c’est nous la menace que vous voulez éliminer bande de raclures ! »

Il jeta un coup d’œil à Tatiana. Elle partageait ses idées. Il le savait. Il fallait qu’elle agisse, maintenant. Qu’elle l’aide à désarmer la sorcière. Et tous les autres. Tous les autres sorciers. Tous représentaient une menace, une menace bien plus présente, bien plus réelle que la voix diaphane qui résonnait encore en lui.

Si la menace n’est pas éliminée… Ne t’en fais pas, mignonne. La menace t’emmerde. Et elle va tout faire pour se battre.  Jusqu’au bout. Jamais je ne me laisserai crever comme ça par un sorcier, sur la simple invitation d’une voix fantôme. Jamais. Et il fit encore un pas vers Ella Kvelgen, prêt à se jeter au sol pour éviter le sortilège qu’elle ne manquerait pas de lui lancer.

Si vous voulez écrire l’Histoire, il ne vous suffira que d’une seule couleur. Du rouge sang.

résumé:
 
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 8:20

Et sans doute était-ce la panique qui se lançait dans une course folle à la redondance bien trop amère pour rester particulière. Et sans doute était-ce l’alarme qui résonnait à ses oreilles d’une mélodie aussi frénétique que ne l’étaient les battements de son cœur. Parce que le sang qu’avait coloré la peau de ses joues d’une tendresse vouée aux promesses d’un époux pour calmer les pleurs d’une princesse rosacée, semblait maintenant s’évader bien plus brutalement qu’une lame de fond pour en laisser cette horrible sensation d’aiguillons lui piqueter le bout des doigts. Adrasteia ? Son époux ? Il était juste ici ? Léandre ? Tout va bien ? Et d’une inspiration faiblarde, la Slave avait finalement levé les yeux, sourcils froncés en direction des deux lunes qui calmait toujours la marée. Qu’est-ce ? Agitée, ombrageuse, la Slave parcourait la salle des yeux, comme si la nervosité qui s’intensifiait au gré d’une foule précaire, l’empêchait de se concentrer pour peu que l’énergie s’excitait comme autrefois, comme les autres fois. Calypso ?
Elle avait pivoté, cette Russe sinueuse qui s’agrippait au Roi damné des ténèbres d’il était une fois, encore une fois de trop, sans d’ils vécurent heureux pour en terminer cette histoire qui n’en finissait justement jamais. Et elle avait pourtant eu un enfant, seulement le bonheur jusqu’à la fin des temps n’était pas pour leur histoire. Des enfants, Par les sept enfan-Enfer ! Seigneur. Draco, ils veulent dire quoi par menace ? Deux heures pour quoi ? C’est un système sorcier ou bien ? Si c’est sorcier, c’est parce que la menace est… O-où est… et si c’était Gloriam encore ? Ou des groupes… Calypso ? D’une œillade frénétique, la brune s’était accrochée d’une griffe bien plus assurée qu’elle n’eu cru, ses prunelles croisant le chevalier d’une nuit d’automne, pinçant les lèvres alors qu’elle aurait certainement pu jurer y percevoir des promesses silencieuses. Draco, Derek… Poppy… Par Belzebuth, P-po Poppy ? Tati ? Pourquoi je perds tout le monde comme si…

Mais la Slave n’avait pas eu le loisir de se plaindre un peu plus, ses paroles rapidement coupées par ce qui semblait être une beuglante, fronçant davantage – s’il était simplement possible – ses sourcils en direction du blond, avant d’en hausser ces derniers d’une surprise horrifiée par les paroles qui suivaient. Enfoirés de sang-purs. C’est de la faute des sorciers.

Et ses lèvres s’étaient retroussées, menée par une haine si profondément ancrée, perpétuellement façonnée sous la main des hommes normaux, qu’elle n’avait pas eu trois secondes avant de comprendre qu’elle pointait déjà sa baguette en direction de cette Menace. Draco… tu connais Poppy ? Il faut la trouver, si quelqu’un peut trouver un moyen de sortir d’ici… elle… C’est son domaine non ? Les bidules qui dérapent … non ?

Tandis que la Slave déversait le contenu de sa bourse au sol, elle lança un dernier regard en direction du Fils Malfoy, une supplique silencieuse avant d’en pointer sa baguette en direction des objets plus ou moins typique pour une mère d’une fillette de quatre mois à peine. Ces stupides Moldus, sans cervelle ni compassion pour ce peuple qui s’était écrasés dans la peur d’une nouvelle chasse qui hurlait son retour. Draconifors ! Et d’un sourire furtif, la Slave avait observé les objets divers se métamorphoser en minuscules dragons de son cru, leurs tailles variants au gré de leurs sources de création. Ses prunelles avaient farfouillé la salle, à la recherche de Derek, dans l’espoir qu’il enchaîne à sa suite. Les dragons miniatures s’étaient de suite élancée en direction de l’inconnu aux paroles dégradantes, suivant la pointe d’une baguette qui pour une fois ne tremblait pas sous la peur qui lui perçait les tempes. C’EST LUI LA MENACE. ARRÊTEZ-LE QU’ON SORTE D’ICI. AVANT QU’IL NE FASSE UNE CONNERIE AU NOM DE GLORIAM.


HR : Sorry .. par soucis de ... D'INTERNET DU YIABLE DE CHEZ NOUS ... J'vais éditer demain parce que juste arriver à ce stade m'a pris 35 minutes ... Si vous êtes pas contents .. ah bah j'y peux rien j'suis pas contente non plus en fait...


Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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L'exposition MacLean

- Intrigue -


"Well you can't hold me, I'm too slippery, I do no sleeping, I get lonely. You can touch me if you want to, I got poison, I just might bite you. Lie in circles on the sunlight, shine like diamonds on a dark night. Ain't no mercy in my smiling, only fangs and sweet beguiling." Snake Song - Isobel Campbell& Mark Lanegan
L’oméga ne s’intéresse pas aux actes de la meute. Seul, il tire la viande restante sur les carcasses décharnées que lui ont laissés les bêta affamés, et hurle au clair de lune sans s’occuper de l’alpha qui le surveille d’un œil mauvais. Il est libre. Plume s’agitant dans le vent, goutte au milieu de l’océan, il n’obéit à personne sinon sa volonté : et si l’attrait de rejoindre ce groupe si soudé, où prospère aussi bien l’ordre que la nourriture, peut parfois le tenter dans la glaciale solitude qu’apporte la nuit, il l’oublie bien vite lorsqu’il observe au loin les combats des jeunes fous contre le vieux chef, désireux d’assouvir leur besoin de gouverner, et qui courent directement à leur perte. Dans la gueule du loup, si on veut faire un bon mot.

Derek regarde, détaché, les événements se dérouler devant lui, comme une boule de neige qui grossit de plus en plus en dévalant le flanc d’une montagne. Il est observateur, en retrait. Depuis qu’il a tiré sa baguette et qu’il a lancé ce sortilège qui n’a eu d’autre effet que de faire enfler le sablier, comme un rappel silencieux de son erreur, il s’est enfermé dans un mutisme calculé : il réfléchit. Ses pensées sont interrompues par cette beuglante accusatrice, qui lui fait lever un sourcil, sans toutefois le faire réagir. Il voit une personne saisir une baguette, une autre l’haranguer, et enfin, un jeune homme dont le visage lui est familier se répandre en injure contre les sorciers. C’est un spectacle de marionnettes. Un jeu de guignol, qu’Adrasteia met un point d’honneur à animer, avec ses dragons qui le font doucement sourire. Le chaos. Il aime ça, le chaos, l’américain. Il s’en repait. Chez lui, tout est droit et carré, il n’a jamais le droit à l’erreur, en contrôle permanent. Alors lorsqu’une étincelle s’embrase, il la regarde avec fascination, comme s’il s’agissait d’un feu d’artifice.

Un pas, deux pas. Il aurait voulu continuer d’observer ces fous s’agiter dans tous les sens, comme des pantins désarticulés, mais il ne peut laisser la mère de famille en danger. Et puis, il a reconnu ce garçon, bien qu’il ne l’ait plus vu en personne depuis quelques années maintenant. Il a les yeux de son père.

Il ne s’occupe pas des dragons. Adrasteia ne lui fera pas de mal : ils ont une connexion bien trop sombre, bien trop tenace. Un respect mutuel, une promesse silencieuse. Et il espère que Léandre fera la chose raisonnable, et exigera de son épouse qu’elle garde son calme. Céder à la panique va aggraver les choses, et la violence ne peut engendrer rien d’autre que plus de sang, plus de larme. Derek est un loup, mais il sait choisir ses victimes.

Il est tout proche du slave, maintenant. Si la Sang-Pure le voulait, elle pourrait le brûler autant que sa cible, mais il se tient, droit, fier. Un souffle, un murmure. Personne d’autre que Vassili Sterenko ne peut l’entendre, oh, peut-être cette jeune femme blonde, si elle tend l’oreille, mais vu les fracas que font les dragons et cette enveloppe dans ses mains, elle a probablement d’autres chats à fouetter.

« -Voyons, mon garçon. C’est pourtant quelqu’un qui possède une baguette qui vous a fait venir au Royaume-Uni. Quelqu’un qui possède une baguette qui peut vous faire retourner d’où vous venez, si vous n’y prenez pas garde… Un peu de tenue, il y a des enfants. Un cracmol tel que vous, arrivé sur ce territoire de manière si… trouble, devrait savoir se faire discret.

Il le regarde droit dans les yeux, sa baguette toujours en main. De l’autre, il fait un geste à Adrasteia. Ses intentions sont claires : calmez-vous. Mais ses prunelles sombres, fixées sur Vassili, présentent un tout autre spectacle. Une menace sans précédent.

-Personne ne va vous exterminer, à part vous-même, si vous n'êtes pas raisonnable. »
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 647 WORDS.



Résumé:
 


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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 11:51

La voix rauque la fit sursauter d’au moins un pas en arrière. Merde. Voilà qu’elle avait déclenché une Beuglante xénophobe ; et tout s’était alors enchaîné. Entre les gens qui s’affairaient à trouver une solution pour sortir d’ici, surgit une boule de colère. Vassili. Cet imbécile était tellement instable qu’il pouvait même accélérer le processus de destruction de la salle. Elle aurait bien parié là-dessus, mais pour la forme, comme il s’agissait de sa vie et de celle des autres, elle s’abstint. Son air féroce annonçait rien de bon ; et son petit discours extrémiste le confirmait. Rétrospectivement, c’était une mauvaise idée d'avoir touché cette Beuglante. Devant le Slave prêt à lui bondir dessus, c’est par réflexe qu’elle tira sa baguette.

« - Arrête tes conneries ! Personne n’a attaqué personne, tous les sorciers qui ont sorti leur baguette c’est pour essayer de nous sortir de là et de nous sauver la vie, même la tienne, abruti ! Ses mâchoires serrées trahissaient toute sa colère et elle luttait contre elle-même pour ne pas lui balancer un sort. C’était tout ce qu’il attendait pour prouver ses accusations. Ella s’était campée devant Tatiana et lui avait jeté un bref coup d’œil ; elle, elle savait pour tout, pour Gloriam. Et maintenant, fallait être intelligent. Alors un inconnu s’avança vers eux, plus sec dans ses mots, insinuant des trucs louches sur Vassili… Une bonne distraction qui permit à Ella de se reconcentrer. La lettre… Faut pas mal interpréter. Ca veut peut-être dire que les objets magiques ne peuvent répondre à une main sans magie… Mais ça veut pas dire qu’on doit pas prendre sur nous pour s’entraider ; magie ou pas, on va tous finir broyés si on se bouge pas. »

Soutenant toujours le regard de Vassili, elle fut distraite par un petit dragon qui s’était faufilé jusqu’à eux. Au loin, elle avait entendu crier, d’une voix presque familière si elle avait pu distinguer ce qui était dit ; mais ça ressemblait drôlement à un sortilège. Et son regard accrocha deux prunelles ; Adrasteia ! Elle voulut lui faire signe de les rejoindre, mais se ravisa comme Vassili était toujours là. Y aurait de quoi faire paniquer son amie, et tous savaient à quel point elle pouvait être sensible. Elle lui esquissa un sourire et désigna Tatiana ; ça voulait dire tout va bien, rien ne va partir en live. Toujours baguette en main, Ella incanta un Lumos, à présent en quête d’objets magiques qui sembleraient utiles. Vassili ne l’inquiétait plus ; il était sous la garde du grand brun. Son attention s’arrêta sur une carte usée, mouvante ; elle distingua « Manadh » sur le parchemin vieilli. En plaçant sa baguette sur sa gorge pour amplifier sa voix d’un Sonorus, elle déclara :

« - Bonjour euh… Déjà, c’pas une menace, c’est que moi, Ella, pour ceux qui me connaissent. Est-ce-que quelqu’un s’y connaît en géographie de l’île ? J’ai une carte magique dans la première salle, peut-être qu’elle peut révéler un passage secret pour sortir d’ici ? Merci tout l’monde. »

Résumé:
 

HRP:
 


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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 14:26

Les choses s’étaient emballées dans cette exposition. Était-ce dû à l’enfermement dont ils étaient tous victimes et qui commençait à inquiéter certaines personnes ? Ou bien était-ce dû à autre chose ? Matt entendait l’agitation environnante dont les sons se réverbéraient sur les parois de la grotte, se propageant d’une salle à une autre. Il était difficile de réussir à distinguer quoi que ce soit dans tout ce capharnaüm, sauf lorsque des cris commencèrent à se faire entendre. Présent dans une autre salle que la Beuglante, Matt ne pouvait savoir que les cris poussés étaient ceux d’une Beuglante et non d’un individu présent dans l’exposition. Instinctivement, les muscles de son corps s’étaient tendus, prêts à le faire bondir dans l’action. Des années passées sur le terrain, certains réflexes se créaient d’eux-mêmes. Et pourtant, cela ne faisait pas sens. Les propos se montraient véhéments envers les moldus. Hors, si MiM avait prévu une attaque contre eux en ce lieu, il aurait été au courant, du fait du nombre d’actions de terrain qu’il coordonnait pour eux. Mais il n’était au courant d’aucune attaque. Alors soit il n’était pas au courant, soit le groupuscule n’y était pour rien. Il gardait sa main fortement serrée sur sa baguette, d’autant plus quand d’autres cris se firent entendre, ceux-ci étant dirigés contre les sorciers. Les choses commençaient à dégénérer et Matt craignait le pire. Dans un endroit aussi exigu, tout pouvait s’emballer très rapidement et entraîner de sérieux dégâts, autant aux personnes qu’aux objets et au lieu. « Dégaine ta baguette et suis moi. » invectiva-t-il à Léandre. Il était persuadé qu’il y avait un élément de réponse à l’énigme qui leur était posée dans la bibliothèque, et il souhaitait ainsi protéger les objets qui y étaient exposés, coûte que coûte. Et s’il fallait neutraliser des fauteurs de trouble sur le chemin, il le ferait. La situation ne devait pas dégénérer, ils ne pouvaient se le permettre.

Une fois dans la bibliothèque, il vit un jeune homme assez agité, tendu tout du moins. Toutefois, il semblait déjà se faire calmer par un homme plus âgé, assurément confiant. Matt n’observa donc la situation que de loin, préférant se concentrer sur les objets littéraires exposés, à la recherche d’un élément de réponse, restant tout de même sur le qui-vive. L’inconvénient était qu’il y avait tellement d’objets qu’on ne pouvait savoir par où commencer. Matt se concentra davantage sur les runes, se souvenant de l’important lien entre Manadh et celles-ci. Il se pencha plus particulièrement sur le livre dans un coffre de verre présentant une large pierre couverte de rune. Il essayait de déchiffrer le texte sur la page juxtaposée.


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Question pour le Narrateur:
 
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 14:26

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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 17:04

C’était un bordel. Un bordel lourd, bruyant, incessant, avec de la haine à tous les bords. La lettre qu’avait empoignée une Ella désormais plus calme s’était mise à beugler toute seule une série d’atrocités à l’encontre des moldus, et chaque mot prononcé tordait un peu plus le coeur à une Tatiana déjà meurtrie. Elle releva un regard inquiet vers Ella, et se posta derrière elle sans rechigner, la tête baissée. Que pouvait-elle faire d’autre ? Absolument rien. Les autres sortaient leurs baguettes à l’unisson et elle, elle ne faisait rien. Aussi impuissante que lors de l’attaque du dragon. Aussi impuissante que face à Konstantin, lors de son enfance. Aussi impuissante que ce nourrisson qu’on avait arraché à sa mère pour l’offrir à un père qui n’en voulait pas. Elle ne pouvait rien faire.

Mais voilà que Vassili se joignit à eux, en hurlant des insultes à son tour, avant même qu’un petit Salut ne soit prononcer. Au départ, elle le laissait faire, mais en voyant qu’il ne se taisait pas, elle fit un pas en avant, prête à bondir. « Vass. » Et il continuait, toujours. « Vass ! » Les autres furent plus rapides. L’homme étant venu en aide à Ella le reprit avec une série de mots compliqués, mais elle en comprit suffisamment pour lever les yeux aux ciel. Ella, à son tour, lui imposait de se calmer. Et au loin, enfin, elle reconnut la voix d’Adrasteia et se retourna vivement pour saisir sa localisation, lorsqu’elle se renfrogna à ses mots. Ils ne comprennaient pas. Ils ne savaient pas ce que c’était. Ils utilisaient la magie pour faire la vaisselle, alors comment pourraient-ils saisir un monde où il suffisait de plus qu’une baguette pour se maintenir en vie ?

Elle ne croyait pas qu’arracher leurs baguettes était la solution. Elle ne croyait pas qu’exterminer les sorciers ne l’était non plus. Mais elle savait, oh oui, elle savait, que personne dans cet entourage ne saurait les comprendre. Elle se tourna vers Vassili, posa sur son épaule une main qu’elle espérait rassurante et s’adressa doucement à lui, dans leur langue commune. « C’est inutile, Vass. Ils ont peur, on a peur. Pointer du doigt, c’est pas la solution. Pas maintenant. J’vais chercher une pièce plus calme, pour essayer de trouver une sortie. Si tu veux me suivre, je passe devant. Je… » Elle releva les yeux vers cette soeur qui, quelques instants plus tôt, avait tenu un discours qui l’avait frappé en plein coeur. « Je connais Adrasteia. Si t’es avec moi, tu risques rien. Mais il faut garder son sang froid, Vass. C’est pas le moment. »

Et elle prit les devant, passant devant la petite famille en n’accordant qu’un regard à son aînée, suivit d’un sec Adra, et ne s’arrêta pas avant avant d’avoir atteint ce qui lui semblait être une bibliothèque. Ses doigts passèrent sur les reliures des livres à sa disposition, mais c’est vers les parchemins que son attention se dirigea. L’un en particulier. Le Code International du Secret Magique. Ses yeux parcouraient ces mots qu’elle ne comprenait pas, se demandant un instant comment les choses auraient tourné si personne ne savait rien sur personne.

HRP:
 

Résumé:
 


the night is dark and full of terrors
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 18:58



► Atlantis - Juin
Exploration.
Grace & Milo & Co

Le balai qu’il avait en fasse de lui regorger probablement de mystère. Mais Milo n’était pas dans le milieu de l’artisanat pour rien : il adorait les vieilleries et Archibald lui avait bien appris le métier. Il n’avait aucun doute : ce balai avait subi des enchantements de vol. Malgré tout il émettait une certaine réserve, curieux des brindilles qui semblait avoir été usée par un frottement répétitif. Soit le balai avait été enchanté après coup, soit il avait été utilisé à des fins de ménage. En soit, ce n’était pas vraiment étonnant de la part d’un vieux balai … Mais le clan était sorcier : ça demeurait curieux.

Il n’eut cependant pas l’occasion de se pencher plus sur la question ,Grace filant déjà entre ses doigts. « Grace … Atte… » Il n’a pas le temps de la retenir qu’elle file déjà. Il la suit des yeux avant de décrocher du balai pour s’élancer à sa suite. Certain dirait qu’il était un peu trop protecteur envers sa petite amie. Mais il avait toutes les raisons du monde de s’inquiéter : les œuvres présentes menaçaient de se la jouer kamikaze, elle était moldue et il l’aimait. Il la suivit avec un peu plus de mal : se faufiler quand on était une perche d’un mètre quatre-vingt-onze se résumait plutôt à forcer qu’a se faufiler. Et bon sang : malgré ses petites jambes, la bougresse était rapide. Il entendit au loin la beuglante résonner, il se retourna rapidement pour voir Ella en proie à  la lettre rouge et menaçante mais il n’y apporta aucune attention particulière, trop concentré sur sa bien aimée.

Milo soupira en voyant les gens prendre les objets entre leurs mains … Mais qu’est-ce qu’ils avaient en tête bon sang. Son sang ne fit qu’un tour quand il fit Grace se saisir d’une baguette qu’il n’aurait su identifier. Encore plus quand elle la brandit vers la sphère. Il resta là, un instant interdit. Mais qu’est-ce qui lui passait par la tête. Milo s’était élancé vers elle, retenant sa respiration en espérant que rien de grave ne lui arriverait. Son esprit tournait à toute vitesse , sa baguette serrait dans sa main prête à l’utilisation. « Grace Bon sang ! » Elle semble déjà s’être fait réprimander par quelqu’un d’autres, mais il l’ignore. Il saisit la baguette de ses doigts avec délicatesse avant de la reposer sur son socle. « Sans déconner, tu t’attendais à quoi en pointant deux trucs inconnus et magiques l’un contre l’autre ? » C’était de l’inconscience de sa part, bon sang. Il eut un soupir en la regardant. Elle lui avait surtout fait peur pour le coup. Il savait bien qu’elle aimait le danger, mais il avait assez perdu de choses avec ses conneries pour ne pas se tenter à des expériences inconnues avec des objets dont il ne connaissait pas grand-chose. « Ca te dit vraiment pas de juste attendre les secours, hein ? » ça sonnait plus comme une affirmation : ça ne lui ressemblait pas d’attendre, il le savait. « Au moins si tu veux tenter des trucs inconscients avec des objets magiques, demande moi. Je risque probablement moins que toi. » Et dans tous les cas, il préférerait se prendre une balle à sa place s’il en avait le pouvoir.


#ff3333
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Résumé:
 

Questions HRP pour le narrateur:
 


 
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 19:43



L'exposition MacLean

- Intrigue -


"Back to the streets where we began, feeling as good as lovers can, you know. Well, now we're feeling so good, pickin' up things we shouldn't read, it looks like the end of history as we know. It's just the end of the world." Nine in the afternoon - Panic! At the Disco
Le monde est vaste, le monde est hétéroclite, le monde est complexe. Chacun essaye d’y faire son petit bonhomme de chemin en poursuivant sa propre vérité, et Grace, comme tout être humain, croit bien qu’elle en a compris au moins une partie. Elle a des savoirs et des convictions qui deviennent des faits immuables dans sa tête, et, même si elle prétend le contraire, elle ne peut s’empêcher d’avoir des préjugés. On est bien loin du Gloriam ou du Magic is Might, on est bien loin de la haine et de l’anéantissement de l’inconnu, mais ils sont là, bien au chaud, dans sa poitrine. Elle ne les dira jamais à voix haute parce qu’elle n’a même pas conscience de les posséder, mais ils dictent, pourtant, des gestes instinctifs de sa vie quotidienne. Elle va par exemple bien plus apprécier, instantanément et sans réfléchir, une femme qu’un homme. Après tout, elle a vécu le sexisme comme toute personne de genre féminin, et même si elle sait bien que toute la gente masculine n’est pas forcément toxique, il n’empêche qu’ils sont bien nombreux. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre, un grain de sable dans le désert.

Mais pourtant, en écoutant la Beuglante déclamer son discours haineux, elle ne peut empêcher les larmes qui lui montent aux yeux. Elle s’est jurée d’être forte, de ne pas se laisser abattre par les extrémistes et ceux qui voudraient la rabaisser, mais elle ne peut s’empêcher de porter un regard trop naïf sur le monde. La voix siffle à ses oreilles, insidieuses, la renvoyant à ses propres contradictions. Les mensonges, parfois, peuvent faire aussi mal que des vérités inavouées, quand ils sont prononcés sous le couvert de la malveillance pure. Elle peut voir Vassili s’insurger, la fourmilière s’agiter. Elle ne s’avance pas, secouée par ce déferlement à l’encontre des gens sans pouvoirs magiques. Eux, les… moldus. N’ont-ils pas conscience que même ce mot est une insulte à leur égard ? Muggle, un mot anglais dérivé de mug, de l’argot qui veut dire idiot, naïf, incapable. Quelqu’un qui est inférieur à ces sorciers et à leur magie si fantastique. Elle renifle. Sois forte, Grace. Ils ne te prendront pas à pleurer.

Elle se sent bien idiote, sa baguette dans les mains, surtout lorsqu’une jeune femme rousse l’interpelle. Agacée par la beuglante, elle ne peut s’empêcher de lui répondre un peu plus sèchement que ce qu’elle aurait fait habituellement, et continue de soupeser doucement l’artefact entre ses doigts.

« -Je vous prierai de me parler sur un autre ton, mademoiselle. J’essaie de trouver un moyen de sortir d’ici, à la différence de certaines personnes qui préféreraient rester les bras croisés en attendant que les deux heures ne s’écoulent et que, justement, ces objets ne soient anéantis.

Milo s’approche d’elle en courant aussi vite qu’il le peut. La française se sent un peu mal de l’inquiéter à ce point, mais elle connaît sa tendance à vouloir la surprotéger, et se doit de prendre les devants, parfois. Elle se rappelle de sa tête lorsqu’elle lui avait raconté sa virée dans les ruines de l’île, il y avait de cela quelques mois… C’est probablement son sang breton qui la rend si intrépide.

-Je ne sais pas, je me disais que, peut-être, ils avaient un lien… Mais c’est intéressant, en tout cas. Je pense que c’est la sphère, le système de sécurité qui nous a enfermé ici. J’ai reconnu la voix, c’est la même que le chant qui en provient. Et cette baguette qui vibre, encore plus depuis que je l’ai pris en main… Peut-être que c’est une sorte de… détecteur qui capte l’absence de pouvoir magique ? Tiens, prends-la dans ta main pour tester cette théorie.

Et sans plus de sommation, elle la fourre entre les doigts de son petit ami. Elle aime les enquêtes, résoudre des énigmes, s’imaginant Sherlock Holmes des temps modernes. Son cerveau tourne à cent à l’heure, et elle entend à peine la voix de Milo qui lui dit de faire plus attention.

-Oui, oui, lui répond-elle distraitement alors qu’elle a passé une main sous son menton en réfléchissant, tout en continuant de dire à haute voix ce qu'elle pense tout haut, plus pour elle-même que l'italien, il faut bien l'avouer. Mais ce serait logique, vu les mots de cette lettre qui a crié, que le clan MacLean veuille protéger ses biens de ceux qu’ils considéraient comme une menace, les non-sorciers, donc… Mais comment faire pour faire comprendre au système que ce n’est pas le cas ?... S’il fonctionne comme une sorte d’ordinateur, que nous sommes le virus, il faut trouver un moyen de contourner l’anti-virus, n'est-ce pas chaton… »

Elle commence à faire les cent pas, son regard se posant partout et nulle part à la fois, cherchant désespérément un indice. A côté d’elle, elle peut voir une vasque vide, dont le langage lui saute aux yeux tant il lui est familier. Du français. De l’ancien français, certes, mais elle peut forcément le déchiffrer, étant aussi à l’aise en anglais que dans sa langue maternelle…
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Résumé:
 

Questions HRP:
 


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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 19:43

Le membre 'Grace Hamilton' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyMer 2 Jan - 20:21

Quelqu’un ou quelque chose. C’était probablement, à l’instant présent, l’interrogation qui lui tordait le plus l’estomac. Parce qu’il savait (lui, évidemment, mais aussi tous ses compagnons de malchance) pertinemment que c’était le cas. Sans être capable de dire exactement quoi. Sans avoir la possibilité de distinguer l’un de l’autre. Sans- Il était juste question de survivre, finalement. Léandre expira. Lentement. « Il y a forcément une raison, ça ne peut pas partir en cou- coupelle comme ça, sans rien. Gratuitement. Pouf. »

Parce que ce serait illogique, d’une part. Mais surtout totalement arbitraire. De la part du destin. De la part de Dieu. Oh peu importe. L’ancien Auror acquiesça vers son ami, son regard se détachant de la toile étrange qui l’avait obstiné quelques secondes. Des abeilles qui devenaient des chiens. Et puis quoi encore ? Ils faisaient de l’animagie, maintenant ? Eux aussi voulaient s’approprier une magie qui n’était certainement pas leur propriété ? Encore moins leur apanage ? « Du gaélique ? Des runes ? Rah ! C’est quand on a besoin de Siobhan qu’elle décide de couver devant la cheminée. »

Et, forcément, il avait levé les yeux au ciel dans une expression théâtrale qui trahissait un peu de tout chez lui. La fatigue. L’énervement. La jalousie (parce qu’il restait Léandre, après tout, et qu’Adrasteia devait être uniquement la sienne). L’inquiétude. Et cette lueur d’intérêt vive et enflammée qui brillait au fond de ses yeux à la mention d’un plan à exécuter. D’une idée à trouver. Alors, oui, Rosier fils avait levé les yeux vers le plafond, soupiré d’un millier de maux et attiré les gargouillis curieux de Calypso. « Là, Caly, regarde, les gens sont…. »

Il allait dire calme. Peut-être même exaspérants mais gentils. Il aurait vraiment aimé dire ça. Pour la rassurer, elle, sa petite guerrière et aussi son épouse qui écoutait probablement d’une oreille distraite. Mais les choses tournèrent au chaos en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire braguette. Pour changer.

Aussitôt, il y eu pleins de sons, de cris, d’exclamations et d’exaspérations. Instinctivement, Léandre avait ramené sa fille au creux de ses bras, préférant lui éviter la position moins abritée d’une épaule. Conserver sa baguette, d’une main libre périlleuse, en devenait une nouvelle épreuve. Et ça, malgré toute la bonne volonté du monde, le métier d’Auror ne lui avait pas enseigné : comment tenir un bambin d’un bras et sauver la foule de l’autre. C’était une réalité rageante, lui qui adorait se faire héros de l’occasion.

Mais là, , il n’avait pas trop le choix. Sans compter que l’indomptable manquait de partir dans la folie de ses sept enfers. « Adra, du calme ! » Une fois encore, il ne pouvait pas la gérer : il la vit, impuissant d’une certaine manière, enchaîner le sortilège pour préserver leur enfant. Des dragonnets. Des dragonnets de jouets. « Mais ! PU-PO-PONEY ! » Sentant la colère monter, pour toutes ces choses qui se passaient violemment dans le même temps, il s’efforça de se concentrer sur Matt. Dégaine ta baguette et suis moi. « Ok. » De. Se. Concentrer. Sur. Matt.

Sa fille collée contre son torse, il n’attendit pas davantage et se mit à la suite de son ancien collègue. « Adra ! ADRA SUIVEZ DONC ! » Se retournant à peine pour claquer son ordre vers son épouse, tant il s’échinait à garder l’esprit clair en dépit du reste. De tout le reste. Car si jamais ils devraient se protéger, ou se battre, il n’aurait pas le choix de réagir au plus vite.

Lorsqu’ils arrivèrent dans la bibliothèque, Léandre s’intéressa à la même chose que Matt. Les runes sur la page du livre. « D’accord. Bon. Ce n’était pas ma spécialité mais… Je vais essayer de t’aider. » Et tandis que son comparse déchiffrait la chose, l’ancien Auror y jetait parfois un œil. En complément. En aide. « Au moins, s’il le faut, j’en immobilise un pour que tu puisses tout lire… Et éventuellement, faire un peu de vocabulaire … » Tout en restant vigilant sur leur environnement.

Et sur sa dragonne d’épouse.


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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyJeu 3 Jan - 23:21

Intrigue - Chapitre 5 - S'évader de l'Exposition MacLean

Les perles de magie s'écoulent dans le sablier depuis maintenant plusieurs minutes. Si la panique semble s'être emparée des visiteurs au moment où tous ont réalisé qu'ils étaient prisonniers du ventre du château MacLean, la plupart ont su reprendre leurs esprits et se concentrer pour trouver une solution. Le personnel de l'exposition n'est pas plus avancé que les visiteurs. Le gobelin s'affaire à tenter de communiquer avec l'extérieur en examinant la porte, entièrement scellée. Certains autres membres du personnel ou visiteurs fouillent et examinent les objets de la collection, et ils ont raison. Là se trouve une partie de la réponse à leur problème.

Et ce problème s'aggrave à mesure que le temps passe. La voix féminine et éthérée se fait entendre à nouveau. La menace n'a toujours pas été éliminée. Si elle n'a pas été tuée dans les prochaines 90 minutes, la collection sera anéantie, et tout être vivant avec elle. Dans les salles aux parois de pierre, l'air se raréfie, imperceptiblement, menaçant de changer le musée en tombeau. Certaines fissures entre les roches laissent passer un sable fin, qui se répand dans la pièce sans attirer l'attention.

Tout être vivant avec elle.

Cet avertissement ne laisse personne indifférent. La panique augmente d'un cran. L'agent en habit de police magique commence à examiner les murs afin de repérer des failles, ainsi qu'à pratiquer les sortilèges de sa connaissance pour créer une ouverture. Au fond de la quatrième salle, le gobelin fixe le sablier, immobile. Agitée, une visiteuse tout près de lui s'empare d'une longue épée exposée dans la même salle, et frappe contre le mur, désespérée. Un éclat de sang jaillit et le gobelin crie. L'épée l'a frôlé et a ouvert une large entaille sur son bras. Bouleversée, la femme regarde la lame ensanglantée, tremblante. D'un doigt, elle touche le liquide sur le fil de l'épée. Ses sourcils se froncent. D'un geste assuré, elle passe son doigt sur la lame de manière à le trancher, mais sa peau demeure intacte.

HRP - Lancement du tour 3

Merci pour votre participation assidue ! N'hésitez pas à prendre des initiatives, à manipuler les objets de la collection, à poser des questions et à poster autant de fois que vous le désirez à l'intérieur des tours !

Réponses aux questions

Réponses disponibles pour tous

Tatiana
1. Au verso du parchemin se trouve une courte inscription calligraphiée. On y lit : "Imprimé avec soin pour le compte de Sir Ailbeart MacLean, chef du clan MacLean, de la part de Sir Burgess Armwood, Représentant au nom des sorciers, en vertu de la clause spéciale excluant le clan MacLean pour services rendus aux sorciers.

Puisse votre famille ne jamais oublier l'existence des sorciers."

Grace
1. Non. En fait, la baguette vibre beaucoup plus entre les mains de Milo que dans celle de Grace.

Réponses à partager IRP

Matt
1. Matt parvient à déchiffrer le texte mélangeant runes et moyen anglais. Le texte porte  sur un très puissant et très ancien sortilège de barricade et comprend des indications pour parvenir à le mettre en place. À en croire le texte et les notes ajoutées en marge, plusieurs formules runiques doivent être rédigées et disposées sur des socles solides et durables, puis former un cercle. La personne ayant noté dans la marge se demande si cela pourrait permettre de "contenir la menace sur l'île".

2. Il s'agit d'un dessin fortement similaire aux pierres entourant Manadh.

Grace
2. Le message inscrit sur la vasque se traduirait à peu près comme suit : "Pour trouver nos ennemis".

Compte des points : 190 points

Historique : 95 points au décompte précédent
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+10 (participation et présence)
+20 (régularité)
+20 (initiative)

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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean   [INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean - Page 3 EmptyVen 4 Jan - 1:36

Tout se précipitait, tout s’effondrait. Vassili regardait autour de lui, inquiet, apeuré. Irrité aussi, irrité surtout, irrité par cette tension latente, par la peur, par la haine. Un foutu traquenard, dans lequel il s’était fourré. Une toile, drapée de sortilège, drapée d’arrogance et de mépris envers ceux de son sang, drapée de sadisme, aussi. Eliminez la menace, tuez, tuez donc, mes petits, semblait murmurer la caverne, agitant les plus bas instincts de ses visiteurs. Des instincts de lâcheté. D’inconsistance. D’orgueil. De révolte. De haine, aussi, encore, la haine nourrie par la peur, toujours.

Mais ce n’était pas la caverne, ce n’était pas le piège, ce n’était pas cet atroce chantage, le principal danger, non. C’étaient les autres, c’étaient tous ceux qui étaient présents, là, baguettes sorties, baguettes pointées, tous ceux qui étaient comme lui terrifiés, tous ceux qui étaient comme lui emplis de ressentiment, et qui étaient prêts à s’entredéchirer pour se sortir de là. Des bêtes, qui tombaient enfin leurs masques. Des bêtes sauvages, prêtes à s’entredévorer.

La Kvelgen avait tirait sa baguette. Elle le menaçait. Comme un tressautement de l’histoire, comme une nouvelle répétition de leur confrontation. Mais elle n’était pas seule. D’autres, aussi, étaient armés. D’autres, aussi se faisaient menaçants, tendant leurs baguettes vers lui. Ses yeux allaient de l’un à l’autre, sautaient d’un visage à l’autre, essayant d’anticiper les sortes, essayant de prévoir les attaques.

Peut-être, en bondissant, pouvait-il esquiver le premier sortilège. Peut-être, s’il était rapide, pouvait-il s’abriter derrière un meuble, derrière une porte… Mais qu’y gagnerait-il ? Une poignée de secondes ? Une dizaine, vingtaine de secondes, tout au plus ? Il n’avait rien, aucune arme pour se défendre, rien d’autre qu’un marqueur, inutile, et ses poings, ses poings qu’il aurait bien aimé balancer à la face du premier venu – mais ils étaient trop éloignés.

« - Arrête tes conneries ! Personne n’a attaqué personne, tous les sorciers qui ont sorti leur baguette c’est pour essayer de nous sortir de là et de nous sauver la vie, même la tienne, abruti ! »

Allez, vas-y, vas-y, attaque donc, ce ne sera pas la première fois… Balance ton sort. Assume ce que tu es.  Son corps exprimait l’inverse de ce qu’elle disait. Lui sauver la vie… Elle serait la première à le tuer. Il le sentait. Il le voyait. La mâchoire serrée. Le corps tout entier tendu en sa direction. Et ce n’était pas pour l’étreindre. Son regard… Des yeux froids, des yeux haineux. Sûre d’elle, et pourtant tremblante de devoir le tuer, sûrement. Mais elle avait jeté un coup d’œil en arrière, comme pour s’assurer que Tatiana allait bien, ou qu’elle ne ferait rien. Il n’aurait su dire. Il ne savait pas. Il ne savait pas, mais pourtant, une pointe de jalousie, une pointe de colère le perçait.

Elle était sa sœur. Elle était son sang. Elle était comme lui, elle pensait comme lui, elle vivait la même vie que lui, elle n’avait pas le droit, elle n’avait pas le droit de le trahir ! Anya ! Anya, s’il te plaît, Anya, j’ai besoin de toi, j’ai besoin de toi pour survivre, toi qui me comprends, toi qui es juste à côté de cette foutue gardienne, de cette foutue sorcière… Prends sa baguette, et brise la, brise la que je puisse me jeter sur cette foutue Kvelgen. Anya, s’il te plaît…

« Draconifors ! »

Ce n’était pas Ella qui avait jeté le sort. Déconcerté, Vassili regarda en direction d’Adrasteia. Il ne la connaissait pas, il ne l’avait jamais vue. Et pourtant, c’est elle qui l’attaquait, c’est elle qui, la première, basculait enfin dans la violence.

Les dragons fonçaient sur le cracmol surpris. Il tentait de se dérober, d’esquiver leurs attaques. Leur vol étaient encore maladroit, pataud, comme s’ils étaient encore surpris de leur apparition, d’être venus de nulle part, créés à partir de ces objets disparates. Il en laissant un heurter de plein fouet une armoire pleine d’ouvrages poussiéreux, mais ils ne le lâchaient pas pour autant. Un autre voulait le lacérer de ses petites griffes, il se courba, évitant de peu les serres acérées, lâchant un juron. Saloperies de bêtes, saloperie de caverne, saloperies de sorciers… Il jeta un coup d’œil à la sorcière qui lui avait envoyé ses bestioles : encore, toujours, encore la haine…

« C’EST LUI LA MENACE. ARRÊTEZ-LE QU’ON SORTE D’ICI. AVANT QU’IL NE FASSE UNE CONNERIE AU NOM DE GLORIAM. »

Et ses dragons, à ses ordres, s’apprêtaient à exécuter les souhaits de leur maîtresse.

Mais il y avait eu cet homme. Un air de prédateur, un air d’assurance sur son visage. Il le regardait comme si… Dieu, il n’aimait pas ce regard qu’il lui jetait. Il y avait quelque chose en lui qui le mettait mal à l’aise, qui le menaçait, quelque chose de bien plus dangereux que ces dragons qui le harcelaient, et qui, d’un seul coup, avaient suspendu leur vol, et le regardaient, l’air narquois.

« -Voyons, mon garçon. C’est pourtant quelqu’un qui possède une baguette qui vous a fait venir au Royaume-Uni. Quelqu’un qui possède une baguette qui peut vous faire retourner d’où vous venez, si vous n’y prenez pas garde… Un peu de tenue, il y a des enfants. Un cracmol tel que vous, arrivé sur ce territoire de manière si… trouble, devrait savoir se faire discret. Personne ne va vous exterminer, à part vous-même, si vous n'êtes pas raisonnable. »

Il avait sa baguette, en main, pointée sur lui, et le scrutait de ses yeux noirs, plongés dans ses yeux à lui. Tout en lui se faisait danger, un danger bien plus présent que tout ce qui l’environnait. Vassili ne put empêcher un mouvement de colère. Comme une pulsion électrique, un réflexe de survie. Il empoigna la veste de l’inconnu. L’attira à lui. Mâchoire serrée. Regard dur. Il avait peur, oui, il avait peur de ce malaise qui s’installait en lui. L’autre en savait trop. Beaucoup trop. Plus que lui-même n’en savait, lui semblait-il. Ce n’était pas normal. Il siffla, sur le même ton bas, agressif :

« Tu diras à ceux qui t’ont raconté ces conneries… Tu leur diras… »

Bordel, comment se faisait-il qu’un homme qu’il n’avait jamais vu touche aussi juste, dès ses premières paroles, ses toutes premières paroles…

« Je vais leur régler leur compte à ces enfoirés s’ils se permettent de raconter des conneries sur mon compte. C’est clair ? »


Il ponctuait ses phrases de jurons en russe. Comme si cela rendait ses menaces plus crédibles. Comme si cela suffisait à dissimuler sa peur. Sa panique.

« C’est inutile, Vass. Ils ont peur, on a peur. Pointer du doigt, c’est pas la solution. Pas maintenant. J’vais chercher une pièce plus calme, pour essayer de trouver une sortie. Si tu veux me suivre, je passe devant. Je…  Je connais Adrasteia. Si t’es avec moi, tu risques rien. Mais il faut garder son sang froid, Vass. C’est pas le moment. »

La mélodie de la voix de Tatiana. La mélodie de sa langue natale, la mélodie du russe. Vassili jeta un regard inquiet vers elle. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait rien. Comment pouvait-elle… Mais c’était Anya. C’était Anya. Elle ne pouvait pas se tromper. Elle ne pouvait pas lui mentir. Il ne pouvait que lui faire confiance.

Oh, son esprit se rebellait, bien sûr. Il avait raison, il avait raison, bien sûr, forcément ! Il fallait désarmer ces assassins potentiels, il fallait désarmer ces sorciers. Mais il se taisait. Il fallait écouter, il fallait suivre Tatiana. Elle était moins… impulsive. Elle savait ce qu’elle faisait. Elle l’emmenait dans la bibliothèque, et il la suivait, jetant des regards haineux en arrière, en direction de ces sorciers qui voulaient leur mort.

« Anya… Ecoute-moi, s’il te plaît ! »

Il murmurait, en russe, il murmurait comme s’il craignait d’être entendu.

« Si la menace n’est pas éliminée… » - le cracmol avait répété l’avertissement en anglais. « Si elle n’est pas éliminée, Anya », reprenait-il dans sa langue natale. « Je ne sais pas qui a lancer ce foutu sortilège, mais ce n’est pas le sortilège qui va éliminer sa menace, c’est à ceux qui sont là… C’est du chantage, Anya, c’est un jeu de sorciers détraqués… »

Il ne savait si elle l’écoutait vraiment. Elle connaissait bien mieux que lui les usages des mages noirs. Elle connaissait bien mieux que lui leurs adversaires. Il se fiait à elle. Mais il était persuadé d’avoir raison pour cette fois. Il lui tendit son marqueur :

« Je ne sais pas si ça, ça suffit à être une menace. Mais notre sang impur leur suffit sûrement. Pis que du sang-de-bourbe. Tu le sais. On est pire que des sangs-de-bourbes, Anya. »


« La menace n'a toujours pas été éliminée. Si elle n'a pas été tuée dans les prochaines 90 minutes, la collection sera anéantie, et tout être vivant avec elle. »

« PUT… »

Ca ne les lâchait pas. Ca ne les lâcherait jamais. Et les autres allaient devenir fous. Les autres allaient s’énerver. S’exciter. Paniqués. Tous les autres allaient se montrer encore plus violents. Les dragons miniatures ne seraient plus qu’une mauvaise plaisanterie. La caverne allait se transformer en bain de sang. Une curée, une curée sauvage, une curée pour la survie.

« Il faut les désarmer, ils vont nous tuer ! »

Son ton s’était fait plus pressant. Paniqué, presque. La peur le gagnait de nouveau.

Et il y eut un cri, un cri qui n’était pas entièrement humain. Sans réfléchir, il laissa là sa sœur d’infortune, rebroussa chemin, en provenance du cri. Il jurait, il jurait sans s’arrêtait, comme si cela suffisait à conjurer les mauvais sorts, sans prêter attention au sable qui s’écoulait doucement autour d’eux, en quantités encore infimes.

Le gardien, le gardien gobelin. Du sang.

Cela commençait.

La curée.

Vassili regardait la scène, sans comprendre d’abord ce qui se déroulait. L’entaille dans le bras du gobelin. Le sang. L’épée ensanglantée. Et cette femme, qui se passait le fil de la lame le long de son doigt. Sans que sa chair ne soit entaillée. Un tableau absurde. Sans le moindre sens.

Si elle n’a pas été tuée…

Il regardait la lame, fixement. Si elle n’a pas été tuée. Tuée par le fil de l’épée. Le gobelin n’était pas un sorcier. Lui non plus, n’était pas un sorcier. Le gobelin devait être une menace, aux yeux de celui qui avait lancé le sortilège. Quant à lui… Il n’avait qu’un seul moyen de vérifier si la lame le jugerait menaçant. Un seul. Il se précipita vers la visiteuse, pour lui arracher l’arme de sa main.

Si vous voulez écrire l’Histoire, il ne vous suffira que d’une seule couleur. Du rouge sang.

Résumé:
 

dés du hasard:
 

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[INTRIGUE] Chapitre 5 - L'Exposition MacLean
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