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 Realm of skies

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Ella KvelgenElla Kvelgen
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MessageSujet: Realm of skies    Mar 18 Déc - 19:09

Ses dents pinçaient fort le filtre de sa clope. Il était déjà tout déformé, tout mouillé de bave. Ouais, parce que ça avait l’air classe comme ça, tenir sa clope entre ses dents. Mais en vrai c’était tout sauf pratique ; ça niquait juste le filtre. Par contre, t’avais l’air badass avec tes lunettes de soleil rondes. Quelque chose de sauvage et de pas comme les autres. Enfin, est-ce-que le look valait bien le coup de bousiller son filtre de clope ? Aujourd’hui, oui. Aujourd’hui, les apparences comptaient, rien qu’un tout petit peu. Et quand Ella voyait défiler les minettes déjà bien attaquées par la chaleur de l’été se balader en short, elle appréhendait. Alors elle se rassura ; mais non putain, t’as encore au moins un mois avant qu’il fasse vraiment trop chaud pour continuer de mettre des jeans. T’as encore un mois avant de faire le choix entre la vérité nue ou habillée. T’as encore un mois pour guérir ; pour d’autres, c’était maigrir ou se muscler. Bref, l’été amenait sa douceur sur les pavés d’Atlantis, avec son lot de grosses conneries et de complexes. Elle détestait l’été.

La blonde éjecta son mégot d’une pichenette. Ouais bon, c’était pas bien de les jeter par terre, mais y avait pas de poubelle à proximité. En plus, elle était en retard. Pourtant, elle se pressait pas. Alors que j’vous jure, par les porte-jarretelles d’Odin, elle détestait être en retard. A croire que ça va être une énumération des choses qu’Ella déteste. C’est bien possible, on le saura qu’à la fin. Mais là c’était pas si simple, d’accélérer. C’est comme si vous marchiez sur un tapis roulant et que vous saviez qu’au bout, y aura un gouffre plein de scies circulaires, de noir absolu ou de flammes de l’Enfer, ou d’autres trucs qui vous font bader, choisissez, on n’est pas difficiles. Forcément, ça donne plutôt envie d’y aller à reculons, hein. Bah pour elle, c’était tout pareil. Sauf que sa destination, c’était le stade de Quidditch de l’université.

C’est marrant, c’était beaucoup moins difficile que ce qu’elle pensait d’y entrer. En quasiment un an de travail à l’université, elle avait jamais osé. Peut-être que ça aurait été trop compliqué, toute seule. Et puis, quel intérêt d’y aller seule justement, à part s’asseoir sur les gradins pour tailler une bavette avec les fantômes du passé ? A rien, effectivement, si ce n’est à se torturer pour pas grand-chose. Mais là, elle serait pas seule. Son regard furetait de droite à gauche sous ses lunettes, découvrant l’endroit tout en essayant de trouver Seb. Littéralement des années qu’ils s’étaient pas vus, et depuis son arrivée à Atlantis, Ella avait pas cherché à le voir. Enfin, si, elle lui avait fait croire dans un bref échange de lettres, sans plus. Elle avait eu besoin de temps, elle avait eu besoin de se sentir prête à regarder en face un vieux pote qui avait fait carrière dans le Quidditch. Qui avait réussi où elle avait échoué. Qui avait toujours sa jambe droite. La jeune femme s’installa sur les gradins, en faisant signe au poursuiveur en question. Elle ralluma une cigarette, toussa. Elle détestait l'été.


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MessageSujet: Re: Realm of skies    Mer 19 Déc - 21:40


Realm of skies

- Sebastian M. O'Connor — Ella Kvelgen -


"Friends can help each other. A true friend is someone who lets you have total freedom to be yourself - and especially to feel. Or, not feel. Whatever you happen to be feeling at the moment is fine with them. That's what real love amounts to - letting a person be what he really is." Jim Morrison
La musique qu’il écoutait filtrait à travers les écouteurs de son Ipod flambant neuf, merveille technologique moldue qui était devenue son meilleur ami à chaque fois qu’il se rendait au stade, ou qu’il s’échauffait. Il avait eu bien du mal à comprendre son fonctionnement, et il n’était pas rare qu’il s’énerve sur le petit objet lorsqu’il semblait avoir une vie propre et agir constamment à l’inverse de ce qu’il désirait, mais à chaque fois qu’il entendait quelques notes, l’irlandais reprenait vie. Loin d’être mélomane, Sebastian aimait la musique simple et entêtante qui lui permettait de chanter à tue-tête des paroles pas forcément très spirituelles, et il n’était pas rare que quelques étudiants se prennent un fou rire en le croisant tandis qu’il mimait un riff de guitare.

L’UPA, après tout, était un lieu où il était en sécurité. Cela faisait maintenant plus d'un an qu'il était installé à Atlantis, et les élèves s'étaient plus ou moins habitués à voir déambuler dans les allées de l'université la star du Quidditch que l’irlandais était. Quelques-uns continuaient de l'arrêter de temps en temps, pour lui demander un autographe ou une petite photo, mais en général, il se contentait de taper dans la main des passants, et de faire des mouvements de tête vers les midinettes qui n'en finissaient pas de croire qu'elles pourraient le remettre dans le droit chemin de l'hétérosexualité. Il était aussi à peu près protégé des flashs des paparazzis, qui n’avaient bien entendu pas le droit de mettre les pieds sur le campus, bien que quelques téméraires aient essayés de marchander avec la sécurité, sans succès.

Ce jour-là, il chantonnait "Don’t stop believin’" du groupe Journey, alors qu’il passait la limite du stade pour s’engouffrer dans les vestiaires, et qu’il saluait ses co-équipiers avant de se mettre à papoter avec Ollie. S’étirant, il se rappela ensuite qu’il avait prévu de rencontrer sa vieille amie Ella, qu’il n’avait pas vu depuis des années, et sortit en trottinant de la pièce, tout content de ces futures retrouvailles.

Il ne fut pas bien difficile de repérer sa silhouette dans les gradins vides ou presque, seuls quelques étudiants en cursus de joueurs de Quidditch professionnels étaient intéressés et accrédités à venir assister aux entrainements, et avec les beaux jours qui arrivaient et la saison universitaire qui battait son plein, ils étaient peu nombreux à se presser aux exercices de routine des Phoenix. Alors, sans crainte de se faire remarquer (de toute façon, ses coéquipiers avaient l’habitude de ses gamineries), il agita ses bras en direction d’Ella en criant son nom.

Sans prendre le temps de reprendre son souffle, le blondinet grimpa les marches quatre à quatre, son Ecu de Sobieski en main, tout sourire. Bien sûr, comme à son habitude, il manqua de se ramasser une petite dizaine de fois en slalomant entre les sièges, s’emmêlant dans ses propres jambes, mais pas une seule fois, son air enjoué ne quitta son visage si lumineux. Qu’il était solaire, ce futur trentenaire. Qu’il croquait la vie à pleine dent sans penser au lendemain, qu’il était toujours vrai et entier, se donnant toujours autant qu’il le pouvait, dans son quotidien autant que sur le terrain. Et, se plantant enfin devant la Kvelgen, il la salua, de son accent irlandais si caractéristique qui rendait parfois certains de ses mots incompréhensibles pour qui n’était pas habitué à ce parler si particulier.

« -Ella ! Je suis si content de te voir, tu vas bien ?

Instinctivement, il voulut la prendre dans ses bras, mais il se retint. Après tout, cela faisait bien longtemps qu’ils ne s’étaient pas vu, et il détestait par dessus tout rendre les gens inconfortables, avec ses manies de chiot égaré (même si, bien évidemment, il ne le prononçait pas en ces termes). Frustré de devoir se retenir de sauter dans les bras de son amie, il sautillait sur place, incapable de rester une seconde sans bouger, sans se tortiller dans tous les sens, sans n’être pas rigoureusement lui-même, tout simplement.

-Prête à assister à l’entrainement ? Ça ne devrait pas durer trop longtemps, ne t’en fais pas, c’est juste une petite séance de routine. Et puis, c’est ça aussi le privilège d’être capitaine, pouvoir se barrer plus tôt parce qu’on doit rattraper le temps perdu avec une vieille amie… Un clin d’œil. Il ne pouvait pas s’en empêcher, il devait toujours se donner en spectacle, toujours parler fort, toujours être si diablement vivant. Je plaisante, bien sûr, mais enfin bref, ne t’inquiète pas, tu ne devrais pas poireauter 300 ans. »

Tout occupé qu’il était à trépigner sur place et à irradier de bonheur, il n’avait pas remarqué le mal-être évident d’Ella, tendue, en conflit avec elle-même. Si seulement il prenait le temps de la dévisager plus de 5 secondes sans se mettre à faire un petit pas de danse, son empathie légendaire prendrait le dessus et il comprendrait qu’il était presque indécent, à étaler son bien-être devant quelqu’un qui semblait en souffrance. Si seulement, mais ce n’était pas le cas, pas encore en tout cas.
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MessageSujet: Re: Realm of skies    Mer 26 Déc - 18:08

Immédiatement, Sebastian interrompit ses cabrioles pour rejoindre les gradins dans lesquels elle s’était assise. Alors qu’il mettait toute son énergie à cavaler entre les sièges, Ella imagina un grand labrador. C’est vrai que ça le définissait bien ; cette aura joyeuse et cette attitude de pile électrique. Ca pouvait être épuisant ; parfois, on avait besoin de calme, de silence. Mais aujourd’hui, si elle était restée dans le calme et le silence, ça aurait fini mal. Clairement, si elle s’était tant fait violence pour se traîner jusqu’au stade de Quidditch, c’est qu’au fond, Ella savait que le revoir lui ferait du bien. Malgré les souvenirs marqués de nostalgie et de regrets, malgré sa jambe manquante, malgré la résistance opérée dans son esprit. Elle était là, lui aussi ; c’était vraiment tout ce qui comptait. Haletant, il se campa devant elle. La grimace crispée d’appréhension s’effaça au profit d’un sourire enjoué ; ça avait du bon aussi, les gens emplis de positivité. Seb, en tout cas, avait ce don de rendre la joie contagieuse. Une sacrée maladie.

« - Hey ! Bah écoute c’est… Ca va. Elle s’efforçait de ne pas trop en dire, pas pour l’instant ; chaque chose en son temps. Moi aussi j’suis contente de te voir. »

C’était sorti avec une légère hésitation. Pas que ça manquait de sincérité, mais Ella avait toujours eu du mal avec les étalages authentiques de gentillesse. Elle se sentait à poil ; pourtant, c’était pas avec Seb qu’il fallait se méfier. Rien à voir avec la personne, c’était juste une façon de fonctionner, une façon de se protéger. Mais c’était important de savoir baisser sa garde, surtout quand y en n’avait pas besoin. Non, ça le concernait pas lui. C’était pour toute la crainte de revenir ici, dans un stade de Quidditch, au cœur de son rêve brisé. Il lui avait fallut des mois rien que pour oser regarder dans sa direction depuis les Serres. C’était un énorme pas en avant ; elle espérait juste qu’elle en ferait pas trois en arrière.

« - Vas-y, vas-y, t’occupe pas de moi pour l’instant, va faire ce que tu sais faire de mieux ; jouer au Quidditch et te la raconter. J’te quitte pas des yeux ! »

Un petit rire ponctua sa phrase. Déjà, la Kvelgen se sentait plus à l’aise. Un bref instant, elle avait eu peur d’être distante ou même méchante avec lui. Inconsciemment hein, enfin, pas vraiment exprès. Juste par jalousie, par amertume – mais rien de tout ça n’était présent. C’était bien. Elle pouvait pas lui interdire de kiffer son moment sous prétexte qu’elle y avait pas eu droit. C’était pas juste, ni pour lui, ni pour elle. Alors elle choisirait de pas écouter toutes ces voix, ces murmures fielleux ; elle était plus forte que ça, plus grande que sa douleur. Assez pour être heureuse pour Sebastian et apprécier de le regarder s’entraîner avec son équipe.


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MessageSujet: Re: Realm of skies    Sam 29 Déc - 9:03

Realm of skies

- Sebastian M. O'Connor — Ella Kvelgen -


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Les cheveux blonds ébouriffés par sa course, ses grands yeux bleus écarquillés qui auraient pu se confondre avec le ciel sans nuage de juin, ses lèvres rougies à force de les mordiller, il était l’incarnation même de l’innocence, le type d’homme qu’on pouvait voir dans les publicités qui nous faisaient nous demander comment ils faisaient pour être si heureux. Ce n’était pas très juste, la manière dont il croquait la vie à pleine dents, c’était à se demander s’il en laissait un peu pour les autres. Un peu pour la pauvre Ella, pour qui la situation s’apparentait plus à de la torture qu’à une simple sortie pour voir son ami : et le pire, c’est qu’on ne pouvait pas en vouloir à Sebastian. Il était si naïf, si vrai.

Son sourire s’agrandit encore plus alors qu’il entendit la voix de la Kvelgen résonner entre les sièges vides des gradins, on se demandait comment il pouvait encore trouver de la place sur son visage, et si des rangées de dents droites et blanches n’apparaissaient pas comme par magie dans sa bouche pour narguer les pauvres hères qui n’avaient pas à cœur de sourire.

« -Ok, on fait ça alors ! Assis-toi, profite, et on parle après. En souvenir du bon vieux temps, pas vrai ?

Et il n’y avait pas une miette de sous-entendus dans ses propos. Il se rappelait de ces moments passés avec Ella, dans un boui-boui quelconque où ils n’avaient rien d’autre que trois chaises en bois à moitié défoncées, des pintes de bière australienne entre les mains, et tout l’avenir devant eux. Sauf qu’il ne savait pas, Sebastian. Il ne savait pas ce qui était arrivé à son ancienne amie, ne se doutait pas une seule seconde du pourquoi de l’arrêt de sa carrière et de son arrivée à Atlantis. Lui, tout en haut de la pyramide, baigné de gloire et de hourras, elle, laissée sur le banc de touche.

L’irlandais retourna en bas des gradins aussi vite qu’il n’y était arrivé, essayant cette fois de ne pas se ramasser sur l’une des barres de fer qui reliait les sièges entre eux, et rejoignit son balai qui l’attendait bien sagement, autant que ses co-équipiers qui avaient déjà commencés à s’échauffer. Après quelques étirements réglementaires, enfin, il décolla dans les airs et fit ce qu’il faisait le mieux : épater la galerie. Car était-ce réellement nécessaire, dans le cadre d’un entrainement, de faire tant de pirouettes spectaculaires, de raser le sol d’aussi près, de réaliser des cascades complexes qui auraient laissé haletantes les personnes présentes si elles n’étaient pas autant habituées à ce show que donnait Sebastian ? Probablement pas. Mais c’était ce qui faisait que le blondinet était lui-même, et pas un autre. Il n’y avait pas de machination derrière ses actions, il était si diablement en accord avec sa personne qu’on ne pouvait lui en vouloir. Il brillait, condor dans le ciel, se fondant parmi les nuages et apprivoisant le vent, bien plus à l’aise que sur la terre ferme, appréciant chaque instant qu'il passait dans les airs comme si c'était le dernier.

Après quelques exercices auprès de ses co-équipiers, il eut une idée. Se rapprochant dangereusement des gradins sans prendre le temps de descendre de son balai, passant sans sourciller à un fil du rasoir de se prendre en pleine figure les arches qui délimitaient les zones des spectateurs, il cria pour qu’Ella l’entende.

-Hey Ella, si on se fait un petit match amical, ça te dit de participer ? On a pas mal de balais qui trainent, et je suis sûr que ça botterait aux autres, d’autant que c’est toujours cool d’appréhender d’autres techniques de jeux que les siennes. »

Oh,  Sebastian. Il ne voulait rien d’autre que faire plaisir à la Sang-Pure, n’avait pas conscience de la cruauté froide qu’il ramenait en de dévastateurs flots dans la vie de son amie. La situation était si ironiquement dramatique, si terriblement saisissante qu’elle semblait presque irréelle, et le pire, c’était que l’irlandais n’en avait pas du tout conscience. Il était là, flottant sur son balai à quelques mètres du sol, son expression si candide et si heureuse plaquée sur son visage, son maillot vert aux couleurs de son équipe nationale se découpant parfaitement dans le ciel azuré. L’inconscience même.
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MessageSujet: Re: Realm of skies    Dim 20 Jan - 15:52

En souvenir du bon vieux temps, qu’il disait. Malgré tous les chouettes souvenirs de leurs péripéties au château et jusqu’au bout du monde – comprenez par-là, l’Australie – Ella eu une grimace crispée. A cette époque, elle était encore entière dans son humanité et avait pas besoin de descendre des plaquettes d’anti-inflammatoires. Quoique, elle s’était calmée sur ça. La période d’accoutumance s’était dissipée depuis qu’elle avait repris un job, un train de vie quoi. C’est sûr que c’était pas envisageable de venir défoncée aux Serres. Vous l’imaginez, essayant de choper les étudiants noctambules complètement déchirée ? Elle aurait pas fait long feu à l’université, et ça aurait été une réelle descente aux enfers. Heureusement qu’elle avait un minimum de niaque, heureusement que son médecin avait arrêté de les lui prescrire par boîte de trois.

Tout en se tortillant les mains, la blonde observa Sebastian sur son balai. Sa technique était sans faille, du moins, vu des gradins. Elle avait quelques connaissances solides en matière de Quidditch et de vol, mais l’Irlandais était à un autre niveau. Bah ouais hein, elle avait jamais eu l’occasion d’atteindre ce niveau-là de professionnalisme. Ses articulations craquaient de façon imperceptible, comme le morcellement d’une réalité maintenant trop éloignée pour être atteinte. C’était clair ; elle ne remonterait jamais sur un balai. De toute façon, avec cette jambe fantôme, comment elle pourrait même tenir dessus ? Ou même gérer ses mouvements. L’idée folle, impossible s’esquissa un instant dans son esprit, puis elle secoua la tête. Mais non ma pauvre fille, tu te gourres putain. C’est fini ça, c’est terminé, et tu le sais.

Instinctivement, elle se recula sur le banc quand il s’approcha à toute allure des gradins. Pourtant il était encore loin, mais le corps a des réflexes d’auto-protection remarquables. Elle fronça le nez pour distinguer ce qu’il disait, comme si l’acuité visuelle le rendrait plus audible. Le corps humain a aussi d’étranges fonctionnements. Et son expression se figea, son corps entier se raidit lorsqu’elle intégra ce qu’il lui gueulait depuis son balai, là-bas, entre les gradins et le terrain. Il voulait qu’elle vole, qu’elle les rejoigne là. Ella ouvrit la bouche et la referma. Jusque-là, ça se passait bien, ça se passait même mieux que prévu, et cette proposition avait tout fait vriller. Partagée entre une douleur ravivée et l’envie de pouvoir accepter, elle bougeait plus. Les deux sentiments venaient des tréfonds de son âme, là où elle pensait avoir cicatrisé. Grosse erreur.

« - Non je… J’suis pas hyper en forme là. Non, je peux pas. »

La Kvelgen agrippa le banc pour se forcer à ne pas en décoller. Maintenant, elle avait juste envie de se barrer et de laisser tout ça derrière elle. Le terrain, le Quidditch et Sebastian. Putain… Et la seule chose qui la retenait, c’était de lui expliquer le pourquoi du comment. Après tout, t’étais là pour ça, non ? Dire la vérité vraie, même celle qui t’as ruinée ; surtout celle-là. Alors tu respires et tu attends. Tu prends encore un peu sur toi. Nerveusement, elle alluma une autre cigarette. C’était bien plus compliqué que ce qu’elle avait cru.


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MessageSujet: Re: Realm of skies    Sam 26 Jan - 20:30

Realm of skies

- Sebastian M. O'Connor — Ella Kvelgen -


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Il était difficile de discerner le visage de la jeune femme alors que Sebastian se trouvait sur son balai, à plusieurs mètres de là : pourtant, il comprit tout de suite que quelque chose clochait. Au départ, c’était anodin, presque anecdotique, un pincement de lèvres, un regard un peu fixe. Mais bien vite, les paroles qu’il venait de prononcer semblèrent heurter Ella de plein fouet, et ce fut comme si son corps entier s’éteignait. La Kvelgen avait une manière d’être bien particulière, un je-ne-sais-quoi rigoureusement personnel qui la rendait à la fois confiante et fragile, à la fois rebelle et sage. Elle était anticonformiste, et  c’était quelque chose que l’irlandais avait toujours admiré à son propos, qui aurait bien aimé lui ressembler sur ce point : elle se fichait du regard des autres, traçant son chemin sans regarder derrière elle. Et pourtant. C’était comme si toute lumière s’était évaporée au moment même où elle avait entendu les mots du poursuiveur, qu’elle avait oublié qui elle était réellement, et c’était foutrement effrayant de la voir ainsi.

Sebastian leva un sourcil, inquiet pour son amie. Il hocha doucement de la tête, ne voulant pas la brusquer en lui demandant de but en blanc ce qui lui arrivait, surtout de cette façon, en criant pour se faire entendre, et repartit voler avec ses collègues, jetant des coups d’œil plus ou moins discrets vers les gradins pour surveiller la scandinave. Ses figures étaient impressionnantes, et il manqua plusieurs fois de tomber alors que son attention n’était pas entièrement focalisée sur sa performance (s’attirant les foudres du coach et les glapissements effrayés de ses camarades), mais il s’en fichait. Il pouvait entendre cette petite voix dans sa tête qui lui disait que quelque chose clochait, et ça le rongeait de l’intérieur. Alors, au bout de quelques minutes seulement, raccourcissant la séance, il fit signe aux Phénix qu’il descendait vers le sol et rangea avec soin son Ecu de Sobieski avant de rejoindre Ella en courant, comme s’il ne venait pas de produire un effort physique considérable lors de son entrainement. Chacun ses priorités. Pour lui, le bien-être de l’autre passerait toujours avant ses propres victoires.

Ses cheveux blonds collaient contre sa nuque et il avait besoin d’une bonne douche, mais ça n’avait pas d’importance, alors qu’il entendait son cœur battre à toute allure tant il s’inquiétait pour la Sang-Pur. Il ne savait pas en quoi sa proposition avait pu la heurter, mais il savait que quelque chose se tramait là-dessous, et il était bien décidé de faire la lumière sur toute l’histoire. Ça le hantait que de se dire qu’il avait pu la froisser, même si ça avait été de manière tout à fait fortuite.

Il finit par arriver jusqu’à la place où Ella l’attendait toujours et trottina vers elle, un peu de la manière dont les chevaux s’approchent de leurs propriétaires, les oreilles pointées vers l’avant et caracolant en agitant leur crinière pour espérer un sucre. Blagueur, il s’assit près d’elle avant de lui déposer un bisou sonore sur la joue tout en faisant mine de lui faire la leçon, exagérant le ton de sa voix pour ne laisser aucun doute quant à la nature de ses mots.

« -Tu sais, la cigarette va finir par te tuer, ma fille.

Déposant ses pieds sur le siège devant lui, il passa ses bras derrière sa tête de manière théâtrale, dans une décontraction savamment calculée. Il ne savait pas vraiment comment aborder le sujet qui fâchait, et, n’étant pas forcément connu pour son raffinement, il ne voulait pas mettre les pieds dans le plat. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Ella, et probablement avait-elle vécu certaines choses qui la faisaient réagir ainsi. Il ne voulait pas répéter ses erreurs passées, il était souvent parti du principe que des personnes qu’il avait côtoyé durant son adolescence avaient vécu ces dernières années, la guerre, la vie, de la même manière que lui, il fallait bien l’avouer, avec une facilité déconcertante, et il savait que c’était naïf de sa part. Les reproches de Peter l’avaient marqué au fer rouge.

-Alors, quoi de neuf ? Ça t’a rappelé des souvenirs, un entrainement du genre ? Je sais qu’il manquait quelques kangourous dans le stade pour que ça soit réellement familier, mais bon, on fait ce qu’on peut ! »

Pour l’instant il restait sur un territoire relativement neutre, en tout cas, il en était persuadé. Peut-être que c’était ce qu’il fallait faire, au final : qu’il reste lui-même, et ainsi, Ella comprendrait qu’elle pouvait lui faire autant confiance qu’auparavant.
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MessageSujet: Re: Realm of skies    Dim 17 Fév - 18:47

Fiou, putain. Il avait pas insisté, ni posé de question. Le soulagement de le voir s’éloigner pour rejoindre son équipe. Echappée belle, pour l’instant. Elle sécha sa cigarette rapidement, histoire de se détendre. Sa question l’avait véritablement secouée, choquée même. Comme si elle s’était attendue à ce que Seb devine tout, comme par magie. Être un sorcier rendait pas plus devin, ça c’était clair. Sauf pour ceux qui possédaient ce don, mais ça, c’était encore autre chose. C’était plus facile de repartir sur des comparaisons foireuses que de continuer à digérer ce qu’il venait de se passer. Quoique, c’était une façon de gérer aussi. Ecoute-toi, apprends à ne pas t’auto-flageller tout le temps. Mais c’était dur hein, de sortir de son petit schéma habituel, de ne pas se montrer trop dur envers soi, d’arrêter de se maltraiter sous prétexte qu’il fallait faire bonne figure. Arrête de te martyriser comme ça, Kvelgen.

C’est un blondinet tout alarmé qui la rejoignit dans les gradins. Il avait couru pour revenir la voir, comme si une sacré urgence venait de tomber du ciel. Peut-être qu’il avait capté ? Non, impossible qu’il puisse soupçonner ça. Mais remarquer qu’elle était pas dans son état habituel, ça, c’était bien possible. Surtout qu’il la connaissait partante et particulièrement compétitive quand on parlait match de Quidditch. Si elle avait pu, elle lui aurait mis la branlée de sa vie ; du moins, c’était ce qu’elle se plaisait à croire. Ah, comment lui dire ? C’était certain qu’elle aurait préféré passer la fin de l’après-midi à transpirer sur un balai et à hurler de rire. Mais vous connaissez le dicton ; on fait pas toujours c’qu’on veut. Elle reçut son bisou en tendant sa joue ronde.

« - Et on t’a jamais dit que l’honnêteté était un vilain défaut ? répondit-elle en souriant. Nan, je fume pas tant que ça… Juste quand c’pas la forme. Son sourire s’estompa, puis elle joignit ses mains en s’avançant dans son siège, le regard au loin sur le stade à présent désert. Tu sais Seb, c’que j’ai à te dire, c’est pas facile… Et j’sais même pas comment l’dire. Elle eut un rire nerveux, se tortillait les doigts pour trier les mots. Tu sais, tu t’rappelles, j’étais chez les Foudroyeurs, avant… Inspiration, expiration. J’ai eu un accident. Un Cognard, et crack, plus de jambe. Ça va faire un an en juillet. »

C’était la première fois qu’elle le disait aussi crument. Une légère brise estivale balaya le stade. Comme si elle pouvait emporter les mots qui venaient d’être livrés. Mais c’était pas le cas ; ils allaient carrément passer un stade dans leur amitié. Ella était pas du genre à se confier au premier venu, et elle sentait qu’elle devait ça à Sebastian. Il méritait d’être au courant, il avait le droit de savoir. Maintenant, il aurait sans doute une floppée de questions à lui adresser ; elle était prête à les recevoir une par une. Bizarrement, la blonde se sentait un peu plus légère. Mais pas tout à fait tranquille.


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MessageSujet: Re: Realm of skies    Jeu 28 Fév - 12:55

HRP:
 


Realm of skies

- Sebastian M. O'Connor — Ella Kvelgen -


"Friends can help each other. A true friend is someone who lets you have total freedom to be yourself - and especially to feel. Or, not feel. Whatever you happen to be feeling at the moment is fine with them. That's what real love amounts to - letting a person be what he really is." Jim Morrison
« -Oh.

Ce n'est qu'une syllabe, pas vraiment un mot, une onomatopée à peine audible qui s'échappe des lèvres entrouvertes du joueur de Quidditch. Son visage ne cache pas son étonnement, non, son ahurissement concernant la nouvelle que vient de lui délivrer Ella, qui n’a pas pris la peine d’y mettre les formes. Après tout, c’est normal. La vérité se doit d’être brute, parfois, lorsqu’elle est trop amère ou trop douloureuse pour qu’on puisse en saisir la substance. Ça n’empêche pas Sebastian de regarder son amie comme un poisson sorti de l’eau, ou un oisillon tombé du nid : un mélange d’incompréhension, de douleur, de résignation, aussi. Il ne sait pas vraiment que dire, le choc est trop grand et trop insupportable pour celui qui ne peut imaginer, même un seul instant, une existence privée du vol sur balai. C’est toute sa vie, le Quidditch. Le vent dans les cheveux, la sensation de plénitude qui accompagne la prise d’altitude… Tant d’éléments qui permettent à la pratique du Quidditch, et plus généralement, au vol, d’atteindre la dimension de l’extraordinaire, presque, du mystique. Il est désolé pour la jeune femme, bien sûr. Pire que ça, l’empathe qu’il est (sans mettre le mot dessus) ne peut empêcher une profonde tristesse de s’abattre sur lui. Bien sûr, il a mille questions qui lui brûlent les lèvres, des plus simples et plus idiotes aux plus complexes et profondes, "ça a fait mal ?" ou "comment te confrontes-tu chaque jour avec l’idée que ta vie est irrémédiablement différente ?", mais il ne dit rien. Quelques secondes passent, où il se contente de regarder Ella, retenant une larme qui pourrait bien s’échapper de ses yeux aussi bleus que les cieux qu’il aime chevaucher. Qu’elle aimait parcourir, aussi : mais la vie est cruelle et a la fâcheuse tendance de priver les justes des plaisirs les plus simples.

Après ce temps de réflexion, la machine se remet en route et l’irlandais se rapproche de la blonde, entourant son corps de ses bras dans une étreinte qu’il ne peut réprimer. Il est tactile, Sebastian, mais il a le sentiment que ce câlin, Ella en a autant besoin que lui. Il connaît sa propension à masquer ses sentiments derrière une attitude nonchalante, un humour dévastateur et une rébellion caractéristique des rouges et or : s’il appartenait aussi à la maison des lions, et qu’il pourrait bien en être la quintessence tant son courage n’a d’égal que sa témérité, il sait bien que nombre de ses camarades Gryffondor voyaient les effusions comme une faiblesse plutôt qu’une force, contrairement à celui qui a dû se battre pour un simple regard de ses parents en grandissant. Tout ce qu'il espère, c'est que son geste sera reçu pour ce qu'il est : un peu de chaleur et d'amour pour cette personne qui ne mérite pas ce qu'il lui est arrivé, et certainement pas une pitié mal placée de l'homme au sommet face à une pauvre créature bloquée au sol.

Il finit par relâcher la jeune femme, et s'il ne peut masquer ses yeux remplis de larmes, il a néanmoins un sourire lumineux plaqué sur le visage. Lorsqu'il parle enfin, sa voix est enrouée par l'émotion, et pourtant, son ton reste enjoué.

-Putain, c'est nul. Que dire de plus ? Ça ne sert à rien de s'étaler là-dessus. Au moins, tu peux toujours boire une bière avec moi, pas vrai ?

Parce qu'il se doute que la jeune femme en a marre des explications et des diatribes, des préjugés et des maladresses. Sebastian n'est certainement pas un expert sur le handicap et tout ce qui en découle, mais en se mettant à la place d'Ella, il ne peut qu'imaginer un désir de se rattacher désespérément à un passé qui lui échappe, et ne pas voir son accident comme le début de l'après. Sa vie lui appartient toujours. Et le poursuiveur est bien décidé à lui montrer que, jambe ou pas jambe, leur relation restera aussi simple et… alcoolisée qu'auparavant.

-À moins que madame Kvelgen ne se soit adaptée au mode de vie anglais et ne supporte qu'une petite tasse de thé à 17h ? »

Une lueur taquine teinte maintenant son regard alors qu'il essuie, sans réelle discrétion, ses yeux de sa manche, tout en reniflant. Ils ont des choses à se dire, bien sûr. Des paroles pleines de sens, comme des divagations vaguement ivres, mais il sera temps de les délivrer devant une boisson corsée, dans une ambiance de rire et de fête, plutôt que debout dans un stade rempli de courants d'air.
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MessageSujet: Re: Realm of skies    Sam 9 Mar - 19:58

Alors qu’elle s’attendait à un flot de questions, elle ne reçut qu’une seule et unique voyelle. Oh. Ca voulait tout et rien dire ; c’était autant de compassion que de surprise devant cette grosse bombe larguée sur Tout-Va-Bien Ville. Disons que d’habitude, quand on revoit des vieux copains, on a sans doute des choses plus marrantes à leur raconter. Sauf que c’était la réalité, et ce qu’il s’était passé, c’était bel et bien un accident destructeur. Pas mortel ; mais en plus de lui avoir amputé la jambe, on lui avait amputé ses rêves. Et Sebastian avait eu l’opportunité de pouvoir s’accomplir. Il se tenait précisément devant elle, son rêve foutu ; ce grand blond ému par son histoire passait une bonne partie de son temps le popotin sur un balai, acclamé par les foules en délire. En tout cas, si elle pouvait faire miroiter son rêve à travers la vie de son ami, c’était une belle fin. Une belle continuité ? Peu importe. C’était beau.

Quand il la serra dans ses bras, la Kvelgen eut un mouvement de raideur. C’était comme une protestation de son corps à recevoir cette étreinte ; elle était pas habituée. Pas habituée… Surtout parce qu’elle s’était jamais laissée faire. Vous savez, c’est parfois bien plus facile de se prendre une droite à vous décrocher la mâchoire qu’un baiser sur le front. Bon, là on parle d’un câlin, mais c’était pareil, la métaphore est là pour illustrer, pas pour relater les faits. Ca, c’était la première phase du plan « S’autoriser à recevoir de l’affection, c’est non ». Très vite, la seconde phase s’enclencha et une floppée de blagues débiles et limite vexantes défilèrent dans son esprit. Sa préférée : « Eh fais gaffe, les paparazzis vont découvrir que t’es hétéro finalement. ». C’était gratuit, potentiellement blessant étant donné la délicate situation de son ami, entre lui, lui-même et sa sexualité. Elle eut envie de laisser cette vanne franchir ses lèvres, résonner dans sa voix, repousser à une distance acceptable le geste de Seb. Mais elle se contint, et fit un effort colossal pour fermer sa gueule et s’ouvrir à lui. Merde, il la ferait presque chialer, le p’tit saligaud.

« - Eheh, ça… Reniflement sonore. C’est sûr que c’est nul. A l’évocation du mot bière, Ella sut qu’elle pouvait repartir sur son registre favori. Ah, p’tain ! J’ai cru que tu m’le proposerais jamais, je crève de soif moi, fit-elle en s’éventant avec sa main et en tirant la langue, d’un air de fausse agonie. Là tu m’insultes mon pote, mes ancêtres nordiques et pintés d’hydromel se retournent dans leurs tombes… J’te défie, même. Si tu vomis avant moi, tu me dois un truc. »

Défier un Irlandais à la picole, ça relevait du suicide, ou d’une amputation d’un rein. Mais c’était leur truc, se chercher, se chamailler. Et tous les prétextes étaient bons pour se coller une grosse mine ; alors allier les deux, tu parles, ils étaient enchantés les lardons. Au fond, Ella le remerciait de pas s’être étalé sur le sujet. Elle avait plus la force ni l’envie de revivre la déchirure, les explications larmoyantes, les excuses futiles et inutiles. Reparler de ça, c’était à chaque fois rouvrir une plaie qui peinait à cicatriser. Alors ce soir, en lui donnant le choix du rire, Seb avait pris soin de sa blessure d’une façon on ne peut plus correcte. Et mémorable… A moins qu’elle boive pas assez d’eau pendant la nuit. Une chose était sûre ; aujourd'hui, elle détestait un peu moins l'été.


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