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 There'll never be enough of us [Calinn]

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Caleb OllivanderCaleb Ollivander
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   There'll never be enough of us [Calinn] - Page 3 EmptyDim 18 Aoû - 12:00



There’ll never be enough of us
Caleb & Finn

« Nothing’s wrong when nothing’s true : I live in a hologram with you. » Buzzcut - Lorde
Qu'on ne lui fasse pas dire ce qu'il n'avait pas dit : il était très agréable d'entendre qu'on avait envie de lui, et le fait que ce soit Finn rendait la chose encore plus spéciale. Caleb n'oubliait pas leurs premières rencontres, antagonistes et compliquées, et c'était pour cela qu'il était d'autant plus émoustillé que Finn le lui répète désormais. La constance avait quelque chose de rassurant, alors même que lui estimait avoir changé. Il lui était difficile de l'admettre, mais derrière l'insistance et la nonchalance de Finn, il y avait un jeune homme que Caleb brûlait de découvrir. Et d'après le peu qu'il savait de lui, il n'était pas exclu que Caleb ne soit pas le seul surpris.

Mais tout cela passait d'abord par le dialogue. Oui, parler c'était fatigant, mais avaient-ils le choix ? Caleb ne voulait pas s'arrêter à une relation totalement superficielle. Il n'avait pas menti en disant qu'il n'avait jamais embrassé que des hommes qu'il avait aimé. Il avait simplement besoin d'un peu plus de matière que des étreintes éphémères. C'était plaisant, mais il n'était pas venu pour ça. Quand il calma les ardeurs de Finn, tout en comprenant qu'il en était la source, Caleb espérait que Finn comprenne. Sa réaction lui parut donc... étrange.

— Euh... J'étais venu discuter à la base et... Ne te méprends pas, c'est fort agréable, mais on n'a pas trop l'occasion de se connaître si on ne fait qu'enchaîner les sessions de jambes en l'air.

Et clairement, ce n'était pas ce que Caleb voulait, même s'il se garda bien de le dire. Il estimait que c'était assez facile à deviner, maintenant qu'il avait avoué à Finn qu'il était plus enclin à papoter innocemment autour d'un verre plutôt que de remettre le couvert.

— C'est fort probable que tu aies ta revenge, t'inquiète pas. Mais pour le moment... Je sais pas, j'étais bien à juste profiter du canapé et de la vue.

Selon toutes les apparences, le sexe n'avait pas la même importance ou le même poids pour les deux jeunes hommes. Caleb songea que s'il voulait que tout ceci ait un sens et un but, ils allaient devoir s'ajuster un minimum à l'autre. Se rejoindre au milieu de deux extrêmes. Restait à voir qui serait prêt à faire le plus de chemin.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   There'll never be enough of us [Calinn] - Page 3 EmptySam 24 Aoû - 12:22


There'll never be enough of us

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


The best and most beautiful things in the world cannot be seen or even touched. They must be felt with the heart.” Helen Keller  
Comment effacer le poids des années ? Il marque au fer rouge bien plus efficacement que n’importe quel prêche. Pour en apaiser la douloureuse morsure, il faut faire preuve de patience, et le traiter comme n’importe quelle blessure, avec attention et persévérance. Toujours assis sur les genoux de Caleb, sa quasi-nudité plus qu’évidente dans cette position, Finn arrête ses baisers alors qu’il l’écoute, silencieux, dans l’incompréhension la plus totale. Et comment cela pourrait-il être autrement ? Le sang-pur lui tient un discours en totale inéquation avec tout ce qu’on lui a inculqué, tout ce qu’on lui a jamais dit. Il les entend encore, ces hommes qui le voyaient comme une marchandise, comme un bout de viande qu’on peut mâcher et remâcher sans vergogne. Il se souvient de la sensation abjecte de leurs mains sur lui, de leurs haleines grasses contre sa joue, de la façon qu’ils avaient de valider, à leur façon, ce que son père lui avait déjà appris en grandissant. Il n’est rien. Il ne vaut pas la peine qu’on s’intéresse à lui.

Il cligne des yeux, incapable d’esquisser le moindre geste, ne sachant pas quoi faire. C’est comme s’il était un ordinateur en train de buguer, une machine enrayée qui revient à ses paramètres d’usine.  Ses lèvres s’entrouvrent, encore rougies des baisers précédemment échangés.

« - Je… Je ne te comprends pas, Caleb Ollivander.

Il se laisse doucement glisser du corps de son amant pour se rasseoir à ses côtés, les bras ballants, les yeux écarquillés. Il est bousculé dans ses croyances les plus profondes, Finn. Comme s’il rencontrait le Tout Puissant et qu’il lui donnait sur un plateau d’argent toutes les réponses aux mystères de l’univers, sans que son petit cerveau d’être humain ne puisse totalement concevoir les questions en elles-même.

- Pourquoi ? Pourquoi tu veux discuter, me connaître, je… Enfin, je ne t’ai jamais rien laissé entendre… jamais rien donné qui pourrait te laisser penser que… je suis quelqu’un d’intéressant ? Je me suis littéralement jeté à ton cou après avoir dragué ta sœur, je… j’ai utilisé une fille naïve pour que tu me baises dans un coin de mon bureau… Tu l’as dis toi-même, je suis un connard, un moins que rien…

Il se lève du canapé pour arpenter la pièce, qui semble encore plus grande que ce qu’elle n’est déjà, les meubles de créateurs et les tableaux luxueux accrochés au mur ne faisant que rappeler à Finn le manque d’intimité des lieux. Il habite ici, il n’y vit pas. Aucune photo sur le manteau de la cheminée, aucun objet sentimental qui n’aurait aucune autre valeur que celle du coeur, n’est posé sur les bibliothèques laquées. Son appartement est vide, en fait. C’est peut-être une façon, pour lui, de continuer son auto-flagellation constante, de se complaire dans sa misérable existence.

- Putain, je sais que je sonne dramatique, c’est pas ce que je veux, je… Ses mains trouvent la base des cheveux, il les tire doucement, comme pour se rappeler qu’il est bien dans la réalité, pas dans une sorte d’hallucination induite par la drogue, ou un rêve qui menace de tourner au cauchemar à chaque minute qui passe. Il soupire. Tout serait bien plus simple, si c’était le cas. Mais non. Il est bien là, debout, à arpenter son salon devant un Caleb qui ne comprend vraisemblablement pas le pourquoi de son émoi. Tu sais, je t’ai pas menti, la dernière fois. Je crois sincèrement que je peux rien te donner de plus que… ça. Que le sexe, que… Son regard est équivoque, ses pupilles voguant du jacuzzi à son attribut viril. C’est pas parce que je pense qu’avec ma bite, ou que je veux pas me ranger, je sais pas ce que peuvent trouver comme excuses les connards qui veulent continuer d’être des queutards parce qu’ils se sentent tout puissants, c'est juste... Il paraît que Dieu a un plan pour tout le monde, je suppose que c’est le sien pour moi. Finn Bowman, un bon coup. Rien de plus, rien de moins. Je veux pas te faire perdre ton temps, j’veux pas… je suis désolé. C’est ma faute, je… T’as rien fais d’autre qu’être un putain de gentleman et pas vouloir faire comme tous les autres, à me prendre pour un boy toy sans cervelle, et moi, je… je gâche tout... »

Il veut se frapper la tête contre les murs, prendre une ligne de coke, se gratter le poignet jusqu’au sang, jusqu’à ce que sa cicatrice disparaisse pour qu’elle ne puisse plus jamais lui rire au visage. Il est faible. Il a cru pouvoir se battre, il s’est trompé.

Son père a raison, en fait. C’est un raté.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   There'll never be enough of us [Calinn] - Page 3 EmptyDim 1 Sep - 14:57



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Caleb & Finn

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Caleb ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il n'avait pas eu tort en affirmant silencieusement que Finn était une énigme, parce que son comportement était complètement incompréhensible pour le cuisinier. Il ne dit rien, l'écouta et tenta de saisir la vraie nature de ses paroles. Au bout de quelques minutes, alors que Finn s'était redressé, Caleb commença à comprendre de quoi il s'agissait.

Son amant déambulait dans son salon, et lui le regardait la bouche entrouverte mais s'efforçait de ne pas faire de jugement de valeur. C'était pas l'envie qui manquait pourtant : lui dire de but en blanc qu'il était stupide de penser comme ça n'aurait sûrement rien arrangé. Alors le cuisinier se rasseya bien comme il fallait, le dos droit, le regard le plus neutre possible posé sur Finn. Le jeune homme était beau, séduisant ainsi, mais maintenant qu'il s'ouvrait un peu à lui, Caleb le trouvait surtout fragile. Cela rendait leurs autres rencontres encore plus violentes, maintenant qu'il y pensait. Il s'en voulait toujours, et aurait aimé trouvé comment s'excuser, mais il avait bien trop peur de la réaction de Finn. Autant qu'il avait peur de lui faire revivre des souvenirs douloureux.

Il avait pourtant dit qu'il avait manipulé une jeune fille naïve, mais Caleb n'en croyait pas un mot. C'était encore une technique de défense dérisoire, un truc pour ne pas avoir à admettre qu'il n'avait eu quasiment aucun contrôle sur ce qui s'était passé cette nuit-là. Comme il n'avait quasiment aucun contrôle maintenant. Caleb comprenait, en écoutant Finn, que tout ceci lui était inconnu et qu'il n'avait aucune idée de comment aborder tout ça ou se comporter. C'était trop nouveau, trop alien pour lui... Ce qui en disait long sur l'ensemble de ses expériences passées.

Caleb se leva. D'un pas lent, il rejoignit Finn jusqu'à pouvoir prendre ses mains dans les siennes, et le chercha du regard. Ses pouces caressèrent le dos de ses mains, alors qu'il susurrait :

— Finn Bowman... Qu'est-ce que toi, tu veux ?

Parce que Caleb avait dit énormément de conneries, et qu'il se rendait compte qu'elles étaient restées gravées dans l'esprit de Finn. Autant qu'ils en profitent pour recentrer un peu la discussion et poser les choses simplement.

— Parce que moi je veux te connaître. Et pas que bibliquement : je veux tout savoir de toi, je veux être là quand tu ris et aussi quand tu pleures, je veux tes nuits et tes jours, m'endormir dans tes bras et me réveiller à tes côtés. Je vais sûrement trop vite en besogne et peut-être que tout ça ne marchera pas, mais j'ai envie d'essayer. Mais pour ça, il faut que tu en aies envie aussi...

Caleb essaya de cacher au maximum la peur de se prendre une nouvelle veste : ce serait un crève-cœur mais il voulait donner l'impression à Finn qu'il pouvait encaisser, plutôt qu'il se force à rester avec lui par pitié. La balle était dans son camp désormais.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   There'll never be enough of us [Calinn] - Page 3 EmptySam 7 Sep - 7:19


There'll never be enough of us

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


The best and most beautiful things in the world cannot be seen or even touched. They must be felt with the heart.” Helen Keller  
Existe-t-il, sur Terre, une sensation plus délicieuse encore que de se sentir aimé ? C’est un sentiment qui grandit tranquillement, une graine qui devient bourgeon lorsque le printemps arrive, pour se changer en fleur afin que les rayons du soleil lui caressent délicatement les pétales. C’est trouver une place dans un univers si chaotique, qu’il semble invraisemblable d’y trouver son chemin : et pourtant, on fixe l’étoile polaire, et nos pas nous conduisent invariablement vers le Nord. C’est garder un souvenir dans une boîte en fer blanc, vieillir, et retrouver la mémoire en soulevant un couvercle rouillé. C’est entendre le rire d’un enfant au milieu d’un paysage désertique et solitaire. C’est se sentir vivant. C’est aussi impétueux qu’un torrent, et plus calme qu’un ruisseau. C’est naturel, en fait. Notre coeur bat dans notre poitrine sans qu’on ait besoin d’y réfléchir, et pourtant, à la minute où il s’arrête, tout s’effondre autour de nous. C’est la même chose, lorsqu’on grandit sans avoir personne pour nous chérir. On ne vit pas vraiment. On retient notre respiration jusqu’à pouvoir se plonger, à corps et âme, dans l’oxygène de celui qui nous aura appris ce que c’est, de réellement exister.

Qu’est-ce que Finn veut, là est la question : l’Ollivander a bien raison. Mais la réponse est étonnamment simple, et c’est sans réfléchir que ses lèvres forment les mots, sa gorge fait retentir la phrase. Il connaît la réponse, elle est instinctive et évidente.

« - Je te veux, toi, lâche-t-il dans un souffle, un murmure qui s’épaissit à la seconde où il relève ses yeux bruns pour les plonger dans l’océan du cuisinier.

Mais si la théorie est aisée, la pratique, elle, est tout autre. Caleb regarde Finn, Finn regarde Caleb. Il peut sentir son pouce caresser délicatement le dos de ses mains, qui tremblent de manière incontrôlée. Le sang-mêlé est celui qui, habituellement, joue de sa vie en échangeant, à loisir, les masques peints sur son visage. Lorsqu’il faut être content, il rit ; lorsqu’il faut être triste, il pleure. C’est une valse dont il connaît la mélodie par coeur, une gigantesque pièce de théâtre dont il est l’acteur principal, connaissant son texte sur le bout des doigts, sachant où entrer, où sortir, quand parler. Et pourtant, à cet instant précis, il est en roue libre. Pour la première fois, il ne contrôle plus rien du tout. Et la perspective de cette liberté, si grisante, si attirante, est tout bonnement terrifiante.

Et ce que tu me dis, c’est tout ce que j’ai envie d’entendre, mais…

Ce mais, qui peut tout changer. Ce mais, qui balaye d’un simple revers de la main la foi, la confesse, la morale, la notion même de bien et de mal. Un terrible mot que le mais, et Finn a mal dans sa poitrine et ses entrailles, à la seconde même où il passe la barrière de ses lèvres, comme si son organisme lui-même refusait sa signification. Pourtant, il continue. Comment s’arrêter, maintenant qu’il a mis un pied derrière la porte ? Le chemin doit être emprunté, c’est pour ça que l’on a inventé la roue. L’homme, dans tous ses paradoxes, gratte l’allumette alors qu’il a peur du feu.

- Tu dis ça parce que tu ne sais pas. Tu ne sais pas qui je suis, ce que j’ai fais… Les erreurs que j’ai commise et que je commettrais probablement encore, parce que je suis un putain d’imbécile au cerveau détraqué… Et je suis pas assez égoïste pour te retenir alors que je sais que je vais te faire du mal. Il se meut contre le torse de Caleb, se blottissant dans son odeur, dans son aura, respirant son odeur musquée. Il est si fragile, qu’un seul geste de la part du plus âgé, et il pourrait le briser, lui, le Bowman à la langue acérée et à la puissante magie, l’homme d’affaire sans scrupule, le libidineux aux déviances interdites. J’en vaux pas la peine. Et quand j’aurai enfin le courage de… d’admettre que je ne suis rien de plus qu’une gêne pour tous ceux qui m’entourent, j’accepterai ma sentence. J’irais cramer chez ce bon vieux Satan, et on en parlera plus.

Il s’éloigne, enfin, au prix d’un terrible effort. Son regard se fait plus dur. Finn est persuadé que ses actes passés ne pourront trouver le pardon qu’au prix de son âme, le sacrifice étant, quelque part, l’ultime effort pour accéder à la purification chrétienne. Il les a tant accumulé, les vices, jusqu’à commettre le plus abominable de tous, essayant d’arracher sa propre vie pour cesser de souffrir. Les martyrs sont des héros, tandis que les suicidés, eux, s’apparentent au Démon, c’est bien connu.

- Tu m’as demandé ce qui m’était arrivé, comment j’étais devenu ce que je suis. Tu veux connaître la vérité ? Tu veux que je te dégoûte tellement que tu n’arrives plus à me regarder dans les yeux ? Peut-être que comme ça, tu comprendras pourquoi je ne peux pas accepter ce que tu me dis, envisager une vie avec toi. Que ça me plaise ou non... »

Il ferme les yeux. La Messe est dite.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   There'll never be enough of us [Calinn] - Page 3 EmptyJeu 12 Sep - 13:44



There’ll never be enough of us
Caleb & Finn

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Caleb voulait s’arrêter à cette réponse là, aux quelques mots qui faisaient écho à la seule interrogation qui importait au final, mais Finn ne l’entendait pas de cette oreille. Le “mais” sonna comme un accord dissonnant, le signe qu’on allait devoir parler de ce qui fâche, des côtés obscurs que personne n’ose vraiment regarder en face. Clairement, le cuisinier n’était pas à l’aise avec cette idée, et ne savait absolument comment gérer cet aspect-là, mais il savait aussi que ça faisait partie de Finn et qu’il lui faudrait bien faire avec s’il comptait montrer que ses mots n’étaient pas du vent.

Alors oui, c’était ce que Finn voulait entendre mais pas seulement. S’il disait ce qu’il disait, c’est que Caleb le pensait vraiment. Il ne savait pas encore concrètement dans quoi il mettait les pieds, ni s’il apprécierait tout ce qu’il découvrirait de Finn pendant son voyage, mais au moins avait-il pris le risque de faire le premier pas. Il était d’ailleurs fort improbable que tout soit rose et violet, surtout vu la réaction de Finn à des paroles qui se voulaient rassurantes. Il le serra un peu plus dans ses bras, et lui chuchota simplement en retour :

— Hé, je sais que je ne sais pas, mais toi non plus. Tu dis que tu vas me faire du mal, mais t’en sais rien.

Mais la suite des paroles de Finn n’est guère encourageante et la façon dont il détourne toutes les bonnes intentions de Caleb fait soupirer ce dernier. Pas contre Finn en lui-même, mais contre cette façon de penser si fataliste et désillusionnée.

— Et qu’est-ce qu’il se passe si ça ne me dégoûte pas de toi ? Si je reste malgré tout ça ? Je parie que tu n’y as juste pas pensé… Je ne sais pas pourquoi tu t’acharnes à ne voir que le négatif en toi alors que j’y vois totalement autre chose.

Caleb marqua une pause, réfléchissant à la manière dont il pourrait présenter les choses à Finn. Il se doutait que ce ne serait pas facile de convaincre ce dernier, voire impossible, mais il ne pouvait pas non plus le laisser croire qu’il ne se réduisait qu’à ses défauts.

— Je te vois fort et libre, loin d’être coincé comme moi avec mes principes à la con, et je suis sûr que c’est impossible de s’ennuyer avec toi. Tu es bien plus que ce que tu laisses paraître et je trouve que c’est un bon point. Peut-être que je suis idiot, après…

Caleb sourit doucement à sa propre blague, espérant qu’elle saurait dérider un peu Finn, même s’il en doutait. Il y avait derrière cette mélancolie bien plus de choses que Caleb ne pouvait l’imaginer et il en avait conscience.

— Mais sinon, on pourrait quand même essayer, et voir où ça nous mène…? Non ?

Il avait envie d’ajouter un “qu’est-ce qu’on risque ?” mais il avait l’intuition que Finn saurait répondre quelque chose qui allait encore plus le faire spiraler, alors il s’abstint. La seule chose que voulait communiquer Caleb à son amant c’était qu’il avait envie d’être avec lui, de faire partie de sa vie et que pour le moment il n’avait pas envie de penser à l’avenir. Du moins, pas trop.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   There'll never be enough of us [Calinn] - Page 3 EmptyVen 13 Sep - 13:55


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- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


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Être heureux, c’est plus difficile que ça en à l’air. Il y a tellement de paramètres à prendre en compte, tant d’éléments qui échappent au contrôle des pauvres petits êtres humains que nous sommes, de la plus petite des brise à la plus violente des tempêtes : dans tous les cas, il suffit d’un battement d’aile de notre part pour tout envoyer valser, et cette fragilité est si effrayante qu’il est aisé de choisir la solution de facilité. L’immobilisme. Tant que l’on reste dans son petit confort, on est sûr de ne déclencher aucun cataclysme, après tout. Finn se complaît dans son malheur depuis tellement longtemps, maintenant, qu’il en devient étrangement rassurant : certes, il est misérable, certes, la solitude qu’il ressent chaque jour est un poids si lourd sur sa poitrine qu’il en a oublié comment respirer correctement, mais au moins, il ne risque aucune escalade dans sa peine. Il ne pourrait pas supporter plus de souffrance ou de désillusion, et il pense se protéger en refusant de s’ouvrir à la possibilité de connaître un peu de bonheur. Pourtant, alors qu’il regarde Caleb dans les yeux, qu’il l’entend souffler à son oreille un univers entier de possibles, il ne peut empêcher son coeur de battre un peu plus fort dans sa poitrine, celui là même que beaucoup pensaient inexistant. Les implications de ce que lui propose l’Ollivander lui donnent le vertige. Bien sûr qu’il n’a pas réfléchi à ce qu’il ferait, si le cuisinier ne partait pas en courant à la seconde où il apprendrait les détails sordides de son passé. C’est tellement invraisemblable, pour lui, plus fantasmagorique encore que des contes que l’on raconte aux enfants pour apaiser leur imaginaire débordant. Envisager une relation avec Caleb, c’est croire au Père Noël ou au lapin de Pâques. Un doux rêve.

Pourtant, il rigole doucement à la blague de son amant, pourtant, il se rapproche de lui alors qu’il est censé partir en courant. Son torse est un aimant, il recherche sa présence par un magnétisme qu’il ne s’explique pas. Où est passé l’immobilisme, Finn ? Où est passé la protection que tu as bâti autour de ton âme, pour éviter qu’elle ne se brise irrémédiablement ? Caleb a réussi à faire une brèche dans le mur, sans qu’il ne sache vraiment comment ou pourquoi. Finn lève une main tremblante vers l’ancien Gryffondor, ses doigts longeant sa mâchoire avant d’effleurer ses lèvres. Il sait que c’est sa décision qui compte, à présent. Ce sont ses mots qui vont dicter la suite de son avenir, ici et maintenant, et il ne sait pas s’il est réellement prêt à avoir une telle responsabilité, même s’il est adulte et qu’il est censé contrôler son destin. Il est paumé, en fait. Il voudrait que quelqu’un le prenne par la main et lui montre la route qu’il est censé emprunter, pour que le doute cesse de lui murmurer d’insidieuses paroles à ses oreilles.

Finn finit par plonger, pourtant. Ce n’est pas un couard, malgré les apparences. Et s’il est bien trop perturbé pour lui répondre avec des mots, il est bien décidé à lui montrer qu’il est prêt, lui aussi, à prendre le risque d’ouvrir son coeur. Se mettant sur la pointe des pieds, il l’embrasse. Sans se presser, sans se perdre dans le désir qui s’empare pourtant de son corps. Il n’y a rien d’autre que de la tendresse : et s’il se laissait aller à de tels mots, que de l’amour.

Lorsqu’il repose ses talons au sol, il ne s’éloigne pas. Au contraire, il s’accroche à Caleb comme une bouée de sauvetage, lui criant silencieusement de ne pas le lâcher. De ne plus reculer, maintenant qu’il a accepté de tenter la chance en faisant table rase du passé pour se concentrer uniquement sur le futur.

« - Je confirme que t’es un idiot, dit-il finalement pour détendre l’atmosphère à son tour. Mais bon, c’est pas nouveau, et t’es suffisamment mignon pour que te pardonne. Il dépose maintenant une nuée de baisers légers le long de ses clavicules et de son cou, à la hauteur où se trouve sa bouche, en fait. Là où il voit de la peau, il l’honore de ses lèvres comme un prêtre adorerait un saint. Désolé, mumure-t-il lorsqu’il arrête enfin son petit manège. Je sais que je suis compliqué… Ma vie est compliquée, en fait, en général, et je me prends probablement trop la tête à cause de ça. Mais ouais, c'est vrai. Ça vaut la peine de prendre le risque… Tu… tu en vaux la peine.

Il se sent rougir comme une écolière, et se retrouve soudainement bien bête. Qui est cet homme qui se laisse aller dans les bras d’un homme, qui lui dit des phrases plein de promesses avec des étoiles dans les yeux ? Finn n’aurait jamais pensé qu’il serait dans cette position, un jour, dans sa vie. Et le pire, c’est qu’il n’a aucun regret : d’ailleurs, il ne s’en rend pas compte, mais c’est également la première fois, depuis qu’il a commencé à prendre régulièrement de la cocaïne, qu’il ne ressent aucun manque parcourir son corps et envahir ses sens. En ce moment même, il a une nouvelle addiction, et elle s’appelle Caleb Ollivander. S’il est bien entendu naïf de penser qu’il puisse balayer des années d’accoutumance grâce aux beaux yeux d’un homme, aussi fantastique soit-il, c’est un pas en avant, pour lui, que d’imaginer une seule seconde se passer de poudre blanche pour pouvoir passer le plus de temps possible avec le cuisinier.

- Je vais être invivable, j’espère que t’en as conscience. Je vais coucher avec… plein de gens. Je vais me bourrer la gueule, être tellement torché que t’auras honte d’être en ma présence, et plus me rappeler de ce que j’aurai fais la veille. Je vais râler, beaucoup. Et tout ça, c’est que la surface de ce que je vais te faire vivre. Les trucs qui comptent pas vraiment. Tu vas m’en vouloir de te cacher des choses, parce que je suis pas prêt à t’en parler tout de suite. Et tu vas vouloir m’aider, et je vais t’en vouloir, et on va s’engueuler… Il inspire longuement. Tant pis putain, t’as raison. J’en sais rien, en fait. »

Ses mains, qui entouraient auparavant le cou de son amant, glissent maintenant le long de ses tempes. Et il l’embrasse, encore et encore. Il ne peut plus s’en passer.
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