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 There'll never be enough of us [Calinn]

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Caleb OllivanderCaleb Ollivander
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MessageSujet: There'll never be enough of us [Calinn]   Mar 4 Déc - 15:49



There’ll never be enough of us
Caleb & Finn

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Le hibou qui était parvenu jusqu’à Caleb l’avait rassuré quant à son attitude face à Finn. Leur dernière rencontre ne s’était globalement pas si mal passée, surtout si on comparait aux autres avant ça… Pour une fois, ils avaient pu discuter, presque normalement. Bon, Finn s’était quand même braqué, mais cette invitation à venir boire un verre chez lui était bon signe. Au moins, Caleb pourrait essayer d’y voir plus clair dans cette histoire.

Mai était commencé depuis quelques jours, assez pour que le soleil ayant fait sa réapparition dans le ciel écossais chauffe un peu qu’une lointaine lampe. Caleb s’était donc simplement habillé d’un pantalon et d’une chemise violet foncé, omettant une veste qui l’aurait rendu peut-être un peu trop sérieux. Le verre qu’il s’était servi avant de prendre la route des Salines devait jouer aussi, il rendait le vent qui soufflait sur la peau du cuisinier agréablement frais.

Il s’était attendu à ce que Finn vive dans un endroit cossu, mais il était tout de même étonné. On pouvait être riche et se contenter de bien moins que ça : l’immeuble dans lequel se trouvait l’appartement du propriétaire de l’Atlantease n’était clairement pas destiné à tous. Un peu gêné, Caleb entra dedans, ne se sentant clairement pas à sa place au milieu de ce luxe épuré. De même quand il arriva sur le palier, devant la porte de l’appartement.

L’hésitation parlait aussi : il se demandait soudainement si tout cela était vraiment une bonne idée, s’il devait vraiment laisser une chance à Finn. Il avait toujours refusé ses avances, jusqu’à ce que ce fut à Finn de rejeter les siennes. Toute leur histoire était absurde, stupide et chaotique. Ce chapitre qui allait s’ouvrir en même temps que cette porte ne ferait pas exception.

—Sa… Salut.

Ok, il devait déjà s’y reprendre à deux fois avant de bêtement dire bonjour à celui qui l’accueillait chez lui, sur une demande expresse lourdement insistante de sa part. Ça promettait. Sa langue ne savait déjà pas quoi faire, et ses mains ne furent pas en reste non plus, la faute au paquet qu’il avait amener avec lui.

—Je savais pas quoi apporter alors…

Il leva son bras et ce qu’il y avait au bout avec un sourire timide : on devinait dans le paquet une grosse boîte en métal.

—… Je suppose que tu aimes les sablés ?

Parce qu’il y en avait un bon paquet, compte tenu de la taille de la boîte.

—Au pire c’est pas grave, je peux toujours nous cuisiner quelque chose, si t’as faim.

Plus il parlait, plus il se trouvait stupide : il n’ignorait pas qu’inconsciemment, il se servait de la cuisine comme échappatoire, une jolie distraction pour ne pas avoir à faire face à ce qu’il allait sûrement se passer entre eux. Ils allaient parler. Inconcevable.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   Jeu 6 Déc - 3:30

There'll never be enough of us

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


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Ses doigts s’agitaient sur sa table basse, alors que des milliers de pensées traversaient son esprit chaque seconde qui passait, sans qu’il ne puisse rien faire pour les en empêcher. D’habitude, lorsque son monde devenait trop difficile pour qu’il puisse le supporter, il se réfugiait dans la drogue, s’abandonnant entre deux lignes de coke et se noyant dans le whisky Pur-Feu, mais aujourd’hui, il résistait à la tentation. Qu’est-ce que Caleb avait de si spécial pour qu’il essaye d’affronter ses démons ? Comme il lui avait déjà avoué à demi-mot, il ne le savait pas encore, mais au moins, Finn avait été honnête, pour une fois dans sa vie, assez pour lui dire qu’il avait envie de le découvrir. Cependant, alors qu’il attendait l’arrivée du cuisinier, il se sentait si vulnérable, si perdu, qu’il regrettait le hibou qu’il lui avait envoyé : car comme à son habitude, le jeune homme était mort de peur. Il avait trop souffert dans sa vie et, pour se protéger, il avait appris à partir du principe qu’il ne pourrait jamais rien lui arriver de bénéfique. Sa jambe s’agitait alors qu’il ne pouvait s’empêcher de jeter de rapides coup d’œil vers le bar qui trônait dans son salon, et alors qu’il s’apprêtait à rendre les armes et à aller se servir un verre, il entendit les coups sur sa porte.

Sa respiration se coupa dans sa gorge alors qu’il se levait pour aller ouvrir à l’héritier Ollivander, lissant distraitement sa chemise gris perlé en la remettant convenablement dans son jean serré. Finn se maudissait intérieurement, jurant qu’il s’était bel et bien métamorphosé en adolescente amourachée depuis qu’il avait rencontré Caleb, mais de telles pensées s’évaporèrent alors qu’il rencontra les yeux bleus du géant. Il se contenta de le fixer, alors qu’il le saluait, visiblement gêné, tendant un paquet de taille assez impressionnante.

Il prit la boite par pur réflexe, reliquat de son éducation stricte, et le remercia d’un petit sourire, avant d’enfin se décider à ouvrir la bouche pour lui adresser la parole.

« -Salut. Je… suppose que j’aime, ouais. Je crois que j’en ai plus mangé depuis que j’étais gamin, merci.

Le Bowman l’invita à entrer à l’intérieur avant de refermer la porte derrière lui. La vue devait être impressionnante pour quelqu’un qui n’avait pas l’habitude de vivre dans le luxe et l’apparat, mais lui n’avait même pas conscience de l’indécence de son appartement, tant il était normal, pour lui, d’évoluer autour de meubles qui auraient pu rembourser une partie de la dette mondiale, et se contenta de lui désigner le canapé pour qu’il puisse s’y installer.

-De toute façon, je ne me rappelle pas avoir jamais utilisé ma cuisine. Ou alors, j’étais trop défoncé pour m’en souvenir : je crois bien me rappeler qu’une fois, ma femme de ménage m’a demandé si un cambrioleur était venu me piquer des poêles, tant elle était surprise de voir qu’on semblait y avoir posé le pied. Donc t’embêtes pas, va.

C’était inhabituel que Finn parle autant. Il fallait croire que même chez quelqu’un comme lui, la nervosité pouvait faire des ravages, et les mots semblaient sortir de sa bouche en un flot ininterrompu. Quand il s’en aperçut, il se dit encore une fois que cette invitation était une terrible idée. Ses yeux se posèrent sur la silhouette de Caleb. Ou peut-être pas.

-Tu veux boire quelque chose ? demanda-t-il poliment, s’asseyant à sa place alors qu’il levait déjà sa baguette pour emmener à lui une bière, qui survola son bar pour atterrir dans sa main.

Il ne voulait rien consommer de plus fort. Il peinait déjà à stopper les tremblements dans sa main, qui rappelaient sa condition de junky qui n’avait pas consommé depuis bien trop longtemps pour que son corps le laisse tranquille. Lui qui répétait à qui voulait bien l’entendre qu’il arrêtait quand il voulait : les addicts sont capables de se mettre les œillères les plus opaques qu’on puisse imaginer. Finn se renfonça dans le fauteuil, comme pour se donner une contenance, son regard glissant, sans qu’il ne puisse l’en empêcher, sur la stature de l’homme à ses côtés.

-T’es beau. »

Ça lui échappa plus qu’autre chose, bien qu’il le pensait sincèrement. C’était un fait, pas une question ou même un compliment, une simple observation qu’il formulait tout haut. Pour se redonner un semblant de contenance, cependant, il prit une gorgée de sa bière, sans toutefois détourner le regard. Le soleil perçait à travers la grande baie vitrée qui offrait une vue magnifique sur la mer, et faisait se refléter le liquide ambré sur les murs blancs, à travers la bouteille. Cette scène, à l’apparence banale, était si étrange pour Finn, qui n’avait jamais connu ce qu’on pourrait qualifier de "rendez-vous". En était-ce réellement un ? Il ne le savait pas, ne voulait même pas le savoir. Il voulait, pour une fois, débrancher son cerveau et juste profiter de l’instant présent.

Si seulement le destin, exceptionnellement, le laissait tranquille. Qu’il puisse juste se complaire, l’espace d’un instant, dans cette attraction qu’il ressentait envers Caleb, sans que ça ne finisse en drame.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   Jeu 27 Déc - 5:49



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Caleb & Finn

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C’était plutôt étrange de constater que Finn était de ces gens qui avaient la nervosité bavarde : un peu gêné de ne pas voir Finn à l’aise, et aussi parce qu’il ne savait pas comment accueillir ce soudain flot de paroles, Caleb baissa un peu les yeux en cachant un sourire. Cela lui faisait aussi bizarre d’imaginer Finn gamin, à manger des sablés à l’heure du thé avec ce qui devait être sa famille. Quoique. Si ses parents étaient aussi blindés que lui, il y avait des chances pour qu’il ait été élevé par la nourrice ou une fille au pair. Ce qu’il y avait de bien avec l’argent, c’était qu’on pouvait déléguer… Sauf qu’il y avait des choses irremplaçables. Caleb espérait de tout cœur que ce ne fut pas le cas de Finn. Il se demandait d’ailleurs de quel milieu il venait et s’il avait construit sa fortune tout seul, mais bon, ça se faisait pas trop de poser cette question. « Alors, d’où tu tiens tout ton flouze ? » Ouais non, moyen.

Caleb se força à ne pas penser au prix du canapé dans lequel il venait de poser ses fesses, et fut de toute façon assez choqué par ce que disait Finn pour se laisser distraire du luxe dans lequel ce dernier vivait :

— Tu viens de me donner encore plus de raisons de m’embêter là ! On peut pas laisser une cuisine désertée enfin !

C’était décidé : à moins que Finn n’insiste grossièrement pour qu’il n’y mette pas un pied, Caleb lui ferait quelque chose à manger. Il n’y avait de raison, cette cuisine était trop belle pour être ainsi délaissée… Et ça en disait long sur la façon qu’avait Finn de se nourrir. Quant à ce qu’il buvait, son choix était plutôt sage. Caleb approuvait.

— Oh bah comme toi, une bière.

Cette dernière ne tarda pas à lui atterrir dans les mains, et il commença à la boire dans le silence fragile qui s’était posé entre eux. Se serait-il prolongé que Caleb en aurait été gêné, mais heureusement, Finn prit la parole. Bon, ça voulait pas dire que l’embarras de Caleb soit moindre, loin de là. Rougissant comme un gamin de quinze ans, il ne savait pas quoi répondre à ça. Il ne savait même pas s’il devait absolument répondre quelque chose, parce que ça ne lui paraissait pas vraiment la meilleure idée. Dire seulement « merci » ? Non, ce serait terriblement présomptueux…

— Je suis pas bien d’accord, mais si tu le dis… T’es pas mal non plus.

Un rire un peu nerveux lui échappa, alors qu’il reprenait une gorgée de bière. C’était si incongru comme rendez-vous, et pourtant c’est ce qu’il avait voulu. Il avait largement insisté pour, et maintenant il se demandait si c’était une bonne idée. Trop tard, coco.

— Ton appart non plus, d’ailleurs. Ça doit valoir une fortune !

Bravo, t’avais dit de pas parler d’argent, et te voilà, en train de faire n’importe quoi juste pour changer de sujet… Quinze ans, c’était peut-être un peu trop vieux.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   Sam 29 Déc - 13:55

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- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


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Ce qui était le plus étrange, ce n’était pas la situation. Pourtant, les paroles qui sortaient par flot de la bouche de Finn, lui qui était d’habitude du genre mutique, étaient décidément des plus saugrenues ; pourtant, ce rendez-vous, pour lui qui enchainait les conquêtes et n’avait jamais vécu de relation sérieuse, était diablement déconcertant ; pourtant, la nervosité qu’il pouvait sentir bouillonner au fond de ses tripes, alors qu’il était toujours bien trop décontracté pour son propre bien, était vraiment singulière. Mais ce n’était rien comparé aux pensées qui traversaient l’esprit de Finn. En apparence, il était peut-être tendu, mais Caleb n’aurait jamais pu se douter à quel point ses doutes, ses peurs, et tout son mal-être ressurgissait alors qu’il était simplement en train de boire une bière sur son canapé. Il était comme un poisson hors de l’eau, après tout, en roue libre. Et chaque seconde qui passait, il se demandait ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu’il propose à Caleb de venir passer ce moment chez lui.

Certes, il voulait essayer. Certes, il ressentait quelque chose pour l’héritier Ollivander – même s’il n’arrivait pas à mettre les mots dessus. Mais était-ce suffisant ? Caleb ne valait-il pas mieux qu’un addict qui ne s’était toujours pas remis d’une tentative de suicide, trop têtu pour simplement admettre qu’il avait un problème ? Les questions s’enchainaient sans qu’il ne trouve de réponses. Il voulait profiter, arrêter de trop réfléchir et simplement vivre, sans se prendre la tête continuellement, mais c’était difficile, sobre. Il n’avait plus l’habitude.

Et il ne pouvait décidément pas comprendre à quel point la cuisine était importante pour son interlocuteur : après tout, il n’avait pas, à proprement parler, de passion dans la vie comme c’était le cas du Sang-Pur, et la nourriture était loin d’être quelque chose d’important pour lui. Pire, c’était plus une gêne qu’autre chose, car s’il voulait garder au minimum un corps entretenu (et c’était quelque chose d’indispensable pour lui, après tout, il ne jugeait sa propre valeur qu’à son apparence), il se devait de se nourrir au moins correctement, alors que la drogue et son train de vie continuait de faire apparaître les os de ses côtes, malgré ses efforts. Il mangeait parce qu’il le fallait, c’est tout. Sans plaisir particulier ou gourmandise : au moins, voilà un péché qu’il ne possédait pas.

Il haussa donc les épaules, jetant un regard vers ses escaliers en spirale qui trônaient dans son salon, et qui conduisait au premier étage, où se trouvait la cuisine. Il ne mettait pas souvent les pieds en haut de son duplex. Il avait tout ce dont il avait besoin en bas : sa chambre, son bar, son jacuzzi. Pas de décoration personnelle, des meubles de designers hors de prix sans âme, simplement des objets qui n’avaient pas vraiment d’importance pour lui. Mais si on regardait attentivement, si peu de choses comptaient réellement à ses yeux…

« -Si ça peut te faire plaisir, écoute, je ne vais pas te retenir… Il faudra que je prévienne Mme Bangash que personne n’a essayé de me voler mes casseroles. Enfin. Je suis à peu près sûr que j’en ai, ouais, si je me souviens bien…

Finn plaisantait à moitié, mais c’était un fait suffisamment rare pour être souligné. S’il ne manquait pas d’humour, il penchait bien plus du côté sarcasme de la balance, et ses traits d’esprit acerbes faisaient autant grincer des dents qu’ils ne faisaient ricaner les bien pensants. Il passa ses mains dans ses cheveux, qui devenaient un peu trop longs à son goût (mais il avait bien trop la flemme d’aller chez le coiffeur, et ne se faisait pas assez confiance pour utiliser sa propre magie pour le faire), et reprit une gorgée de bière, ses pensées s’apaisant de seconde en seconde, sans qu’il ne s’en rende réellement compte.

Il détaillait les traits de Caleb qui rougissait en réponse à son compliment, et Finn leva un sourcil. Comment diable ce mec pouvait-il douter de sa propre apparence ? Il avait des yeux magnifiques, un cul à se faire damner un saint… Et il avait de quoi comparer, pourtant. Le propriétaire de l’Atlantease avait bien du mal à se mettre à la place des autres, pas forcément par manque d’empathie, mais simplement parce que la psychée humaine restait toujours un grand mystère pour lui, et comme son physique était la seule chose dont il était fier chez lui, il ne comprenait pas pourquoi l’Ollivander ne se rendait pas compte de son propre sex-appeal.

Préférant ne pas sonder plus loin ce sujet qui semblait mettre mal à l’aise son interlocuteur, il préféra donc attraper la perche qu’il lui tendait concernant son appartement.

-Je suppose, ouais. Enfin, je sais que j’ai de la chance de vivre ici, d’avoir les moyens de me le payer.

Il taisait, bien sûr, la façon dont il s’était procuré l’argent, la phrase "j’ai piqué une petite fortune à mon père et c’était la raison pour laquelle j’étais au Japon" n’étant pas vraiment une bonne manière d’entamer un rendez-vous. Même s’il n’avait pas l’habitude, il savait se tenir. Et puis, avec l’Atlantease, bientôt, il pourrait totalement subvenir à ses besoins, sans recourir à l’argent sale d’Humphrey Bowman.

-Je t’avoue que je passe plus de temps sur mon balcon, dans mon jacuzzi, qu’à l’intérieur. C’est mon péché mignon. S’il pouvait parler… »

Un regard malicieux. C’était assurément vrai, et Caleb connaissant sa nature, il pourrait se douter de ce qu’il sous-entendait. Mais il resterait sage, pour l’instant. Il ne voulait pas retomber dans ses vieux travers, dans leurs vieux travers. Une baise contre un bureau était certes des plus appréciable, mais ce n’était pas ce qu’il cherchait, en ce moment précis.

Bon, s’il fallait tout avouer, il ne savait toujours pas ce qu’il cherchait, mais ce n’était qu’un détail.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   Mer 16 Jan - 15:42



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Caleb & Finn

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C’était ce qu’il avait demandé, ce qu’il avait toujours estimé juste de faire, ce que ses réflexes de bon garçon bien élevé lui avaient toujours commandé. En amour comme dans les autres domaines, il y avait des règles à respecter, des processus à suivre. On pouvait toujours lui dire qu’il était vieux jeu et psychorigide, Caleb assumait totalement. Seulement, avec Finn, c’était un peu différent. Maintenant qu’il avait un rendez-vous en tête à tête et en bonne et due forme, tout cela lui semblait étrange. Ça sonnait faux. Ou alors c’était juste que pour la première fois, il sentait qu’il y avait véritablement des enjeux… ?

Il était déstabilisé, alors il se réfugiait dans ce qu’il connaissait et ce qu’il adorait : la cuisine. Il était toujours aussi abasourdi que Finn s’en serve aussi peu, bien plus que la mention d’une Madame Bangladesh (Caleb n’avait pas la mémoire des noms qui sonnaient pas trop anglais) qui devait être la femme de ménage. À quel point exactement était-il friqué ? Caleb mourait d’en savoir plus, mais se refuser à demander : ç’aurait été terriblement impoli. Le but n’était pas non plus de repartir à se disputer, surtout pas qu’ils avaient réussi à rester face à face plus de cinq minutes sans s’envoyer des noms d’oiseaux.

— On verra si on meurt de faim ou pas ! Je ne sais même pas ce que tu aimes manger, ni ce que t’as dans ton frigo ou tes placards, d’ailleurs. Ça peut paraître étrange de dire ça, enfin je sais pas, mais j’aime pas trop travailler avec des aliments issus de métamorphoses ou autres. Les moldus se coupent en quatre pour faire des trucs qu’on peut faire en cinq minutes, mais je sais pas, c’est pas pareil, ça n’a pas le même goût, je trouve.

Il paraîtrait peut-être stupide aux yeux de Finn de vouloir toujours travailler avec les meilleurs produits, naturels et garantie sans tricherie magique, mais Caleb prenait le risque. Il n’était pas secret qu’il n’avait rien contre la culture moldue, mais de là à affirmer qu’elle était parfois meilleure, c’était tout autre chose. Et il espérait sincèrement que Finn n’allait pas se renfrogner en entendant ça.

Déjà, il n’avait pas l’air spécialement à l’aise quand Caleb lui parla de son appartement… Ce dernier n’avait même pas remarqué le balcon et le jacuzzi qui y trônait, et se disait qu’effectivement, il y ferait bien trempette. Le problème étant qu’il n’avait pas de maillot de bain. Bon, il ne le fit pas remarquer à Finn, connaissant d’avance la réponse qui l’attendait.

— Autant en profiter oui, quand on a les moyens ! Je parie qu’on peut facilement tenir à trois ou quatre dans ton lit.

Caleb avait envie d’ajouter qu’il avait sûrement déjà essayé, mais une pudeur un peu incongrue l’en empêcha. Il se demandait déjà pourquoi il avait orienté la conversation sur la taille du lit de Finn, déjà. Ce n’était pas comme s’il était impatient à ce point là de s’y plonger : il avait réussi à convaincre Finn de prendre un peu son temps, alors il allait montrer l’exemple en contenant un minimum ses pulsions lubriques.
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   Dim 20 Jan - 16:11

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Il y avait dans l’air comme un goût salé, une atmosphère étrange et douce-amère qui apaisait le cœur autant qu’il le faisait battre à toute allure. C’était puissant et éthérique, étrange et évident. Ça se mélangeait dans un chaos effréné et pourtant, tout s’établissait dans une organisation manifeste. Elle était à l’image de la relation qui liait Finn et Caleb, quelque part. Des éléments incandescents qui luttaient contre leur propre nature pour se transformer en astres célestes : et ces étoiles brillaient, encore et encore, leurs rayons éclairant un ciel bien trop sombre pour pouvoir affronter seules son obscurité. Un geste brusque, et leurs éclats seraient ternis, mais pour peu qu’on prenne le temps de les apprivoiser, elles pouvaient offrir le plus beau spectacle auquel on pouvait avoir la chance d’assister. Ensemble.

Les deux hommes étaient bien loin de toutes ces considérations, alors qu’ils peinaient encore à démêler les raisons pour lesquelles ils avaient accepté de se retrouver, aujourd’hui. Peur, angoisse, remord : si leur passé était trouble, le présent l’était tout autant, tant le non-dit inondait chacune de leurs paroles. Mais ils tenaient bon. Ils ne baissaient pas les bras, portés par ces promesses silencieuses et cette attraction indéniable qui les liait, bien plus puissante que n’importe quelle inquiétude, quelle qu’en soit la nature. Tout avait démarré dans un bar tokyoïte de la pire des manières qu’il puisse être, cela avait continué dans une allée étriquée, pour mieux plonger dans les affres sulfureuses de l’Atlantease et terminer dans cet appartement. Une histoire compliquée et ternie, mais qui était rigoureusement la leur, et c’était ce qui la rendait si spéciale.

Le jeune homme se gratta la tête. L’amour de Caleb pour la nourriture le rendait perplexe, lui qui avait toujours vu le fait de se nourrir essentiellement comme un acte de survie et non comme un plaisir, mais il ne pouvait nier que de le voir parler avec passion de cuisine le rendait, quelque part, un peu jaloux de ne pas avoir une passion de ce genre. Quelque chose de tangible, auquel il pourrait se raccrocher quand tout dans sa vie le lâchait, quand tout le monde finissait toujours par l’abandonner.

« -Oh, je n’ai probablement pas grand chose, enfin, rien qui ne réponde à tes critères. Je sais que j’ai quelques salades toutes faites dans mon frigo… Ça doit être à peu près tout. Par contre, je peux te faire tous les cocktails que tu veux, ajouta-t-il en ricanant doucement.

C’était peut-être un peu pitoyable, que d’avouer qu’il avait autant d’alcool chez lui pour si peu d’aliments, mais au moins, il était honnête. Et l’eau-de-feu avait un avantage considérable sur la nourriture : elle permettait d’oublier, et c’était ce que recherchait Finn, sans cesse. Il courait après le vide, marchant sur un filin étroit qui menaçait à tout moment de basculer. S’il avait retrouvé sa liberté en défiant son père, et qu’il ne voyait plus la mort comme la seule solution à la vacuité de son existence, il avançait toujours dans le brouillard, et y resterait probablement tant qu’il n’accepterait pas de se faire aider. Plus d’un an avait passé depuis sa tentative de suicide, et il n’en avait encore jamais parlé à voix haute. Il fuyait, encore et encore. Mais ce n’est pas en fermant les yeux qu’on devient aveugle : les stigmates étaient là, qu’il les assume ou non. La drogue, l’alcool n’étaient que des pansements de fortune sur une plaie ouverte.

Et le Bowman d’étaler un sourire tendancieux sur son visage. Depuis leur… rencontre à l’Atlantease, Caleb ne pouvait plus cacher ses pensées déviantes, et bien qu’il affichait une candeur tout à fait appropriée en cet instant précis, il savait très bien que Finn attraperait la perche tendue. Pouvait-il, même, en faire autrement ?

-Je peux témoigner qu’on peut rentrer à six dedans. Bon… il faut avouer qu’on était un peu à l’étroit, mais ce n’était pas forcément dérangeant, dit-il d’un ton goguenard.

Il passa une main dans ses cheveux alors qu’il reposa sa bière, vidée de tout contenu, et passa la main dans sa poche pour saisir son paquet de cigarettes. Mettant le filtre dans sa bouche, il s’apprêta à l’allumer avec la nonchalance qui le caractérisait, comme à son habitude, avant de tourner le regard vers Caleb.

-Ça ne te dérange pas, j’espère ? »

Et c’était si rare qu’il se préoccupe du bien-être de quelqu’un d’autre. C’était si rare que l’opinion d’un homme comptait vraiment, qu’il veuille qu’il passe un bon moment, qu’il le voie plus que comme une simple paire de couilles ou un beau petit cul. Caleb faisait ressortir ses meilleurs traits, sans que le cuisinier ne fasse rien d’autre qu’être lui-même.
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Caleb & Finn

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Pour le cuisinier, toute cette scène était agréablement surprenante. Il y retrouvait le frisson excitant du premier rendez-vous tel qu'il avait pu le vivre il y a de cela des années, quand il n'était qu'un adolescent sans expérience. La nervosité lui faisait dire n'importe quoi, même s'il réussissait plus ou moins à le dissimuler : la cuisine était une bonne diversion, même alors que Finn n'avait pas grand-chose à répondre à Caleb. Ce dernier cherchait à comprendre plus qu'autre chose et se refusait à juger, même si c'était pas toujours ça. Comment pouvait-on vivre sans aucun appétit pour la bonne chère ? D'ailleurs, loin de Caleb l'idée de faire preuve de mauvaise volonté, mais s'il voulait cuisiner quelque chose, il allait lui falloir des matières premières. Et si Finn était aussi indifférent à la nourriture qu'il voulait bien le dire, ses placards risquaient bien d'être trop peu fournis pour en faire quoi que ce soit.

— Ah ouais, t'es plutôt du genre à boire liquide ! Faudrait que je te fasse un plat français un de ces quatre : ils ont une bonne tendance à foutre du vin partout, ça devrait te plaire !

N'empêche qu'un bon cocktail ne serait pas de refus après cette première bière. Bon, Caleb avait commencé avant même de venir, mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin alors ? Ce n’était peut-être pas le meilleur bail pour un rendez-vous qu’il voulait le plus “normal” possible, mais il était tentant de se laisser guider par les sirènes de l’alcool. Sans cette aide (qui n’en était pas une) Caleb avait peur d’être inintéressant, ou trop coincé. Il était un peu tard pour s’inquiéter de ça, surtout après la scène qu’il avait fait à Finn à l’Atlantease. Mais voilà, il ne voulait pas se montrer sous son apparence de rabat-joie, un masque que Finn lui connaissait déjà que trop bien.

— Si tu veux me faire un cocktail, je pense que je dirais pas non. Je te laisse choisir.

L’alcool, c’était aussi une bonne excuse pour lancer un sujet plus graveleux, lui qui était venu dans l’idée de rester le plus sage possible. À croire que c’était impossible avec Finn, et que les phéromones qu’il dégageait finissaient toujours par vous avoir. Caleb rougit en l’entendant dire qu’on pouvait tenir à six là-dedans : il n’était pas assez naïf pour ignorer comment Finn pouvait avancer ce chiffre sans sourciller. Caleb avait beau être très tradi, il pouvait envisager un plan à trois ou quatre… Mais six !? Et Finn avait déjà connu ça ? Quelque chose refusait d’imprimer dans sa tête, comme si l’homme qu’il était, dans sa relative chasteté et son illusoire innocence, ne pouvait connaître un homme comme Finn, qui avait participé à ce genre de jeux. Pire, il ressentait pour lui quelque chose… Si Caleb n’avait pas encore de mots pour décrire ces sentiments, leur existence ne faisait par contre plus de doute. Bref, Caleb avait cette drôle d’impression de ‘j’en avais jamais vu en vrai’.

Il se garda bien de le dire, conscient de ce que ça pouvait impliquer d’impolitesse. Si c’était pour qu’ils se jettent l’un sur l’autre, couteaux tirés, ce n’était pas la peine. C’était déjà arrivé et Caleb ne souhaitait pas réitérer l’expérience. Il valait mieux détourner le sujet en parlant de soi… Pas forcément la meilleure des choses à faire, mais Caleb ne voulait pas trop avoir l’air de juger.

— Haha… Je vois… Je t’avoue, je suis plutôt vieux jeu, je crois. Un lit, c’est très bien.

On oubliera ce qui s’était passé à l’Atlantease bien sûr, c’était une exception, ça ne comptait pas, hein. Mieux valait qu’ils mettent ça derrière eux, à défaut de l’oublier. Caleb soupira, mais pas pour la raison que Finn pouvait imaginer, lui qui venait de se griller une cigarette.

— Oh mais t’es chez toi, tu fais ce que tu veux… Je fume pas, mais ça me gêne pas.

Il n’était pas habitué à la fumée, mais ça n’allait sûrement pas être bien grave, non ? Apparemment non, car il commença à tousser un peu. Rien qu’un peu.

— C’est rien, t’inquiète…
(c) DΛNDELION


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Kodoku na kono sekai ha kimi no koe o matte iru
Sonzai o, sono imi o sakebe
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Finn W. BowmanFinn W. Bowman
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MessageSujet: Re: There'll never be enough of us [Calinn]   Sam 9 Fév - 15:42

There'll never be enough of us

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


The best and most beautiful things in the world cannot be seen or even touched. They must be felt with the heart.” Helen Keller  
Et la conversation s'égrainait, peut-être banale dans ses propos (quoique, des considérations sur des parties de jambes en l'air à six pouvaient sembler étrange pour certaines personnes), mais définitivement entêtante dans ce qu'elle promettait. Car jamais Finn n'avait pris le temps de connaître qui que ce soit, si on exceptait Aedan : mais il avait bien été obligé de côtoyer le jeune irlandais, coincés ensemble à Poudlard et partageant la même maison. Là, c'était différent. Là, c'était la promesse silencieuse d'un changement radical dans la vie du Bowman, et si seul l'avenir pourrait révéler s'il avait eu raison de se jeter à l'eau de la sorte, il était évident qu'il marquerait irrémédiablement son existence. Caleb avait été le grain de sable dans l'engrenage, l'inconnu dans l'équation. La place qu’il prenait dans sa vie était effrayante, mais il ne pouvait nier que la sensation qu’il faisait naître dans sa poitrine était loin d’être désagréable, bien que le jeune homme n’arrive toujours pas à admettre que ça ait un quelconque rapport avec de potentiels sentiments.

Le sang-mêlé rigola doucement au trait d'esprit de son interlocuteur, en décroisant les jambes, se penchant instinctivement en avant sur le canapé, comme pour partager d’un peu plus près l’expression candide de Caleb. Il voulait ravir ses lèvres d’un baiser, passer ses mains dans ses cheveux, mais bien évidemment, il se retint : on ne prendrait pas Finn Bowman à se laisser aller à des naïvetés de ce genre. Lui, il tirait son coup, et c’était tout. Lui, il était aussi incapable d’aimer qu’il fût impossible qu’on l’aime. C’était, en tout cas, ce qu’il essayait désespérément de se persuader.

« -Ouais, je t’avouerai que la plupart du temps, je me descend de l’alcool plus fort que du vin, mais je ne dirai pas non, ça sonne comme étant à mon goût. Je crois bien que ma famille possède un vignoble en France, je sais plus dans quelle région. Bon, je vais pas aller chez mon père quémander une bouteille, clairement, mais c’est classe de se dire qu’on a du pinard à son nom.

Il se leva à l’instant même où le sang-pur lui demanda un cocktail, ses jambes le démangeant terriblement. Il avait beau lutter, son organisme demandait son fix de drogue, et il se rappellerait à lui tant qu’il ne le contenterait pas : c’était le serpent qui se mordait la queue. Il consommait, il devenait de plus en plus dépendant, nourrissant sans vergogne son addiction, et lorsqu’il avait le malheur de s’arrêter il avait l’impression de mourir de l’intérieur, le poussant à vouloir en reprendre pour retrouver la sensation, pourtant si simple, d’être humain.

Si l'idée de se prendre dans le nez de cette petite poudre blanche tournait dans son esprit, comme un Jiminy Cricket maléfique, une arrière-pensée amère et entêtante, il essayait de la reléguer au second plan. Rien d’autre n’important que Caleb. Rien d’autre n’importait que d’essayer de démêler ce qui les liait, ce qui faisait que ces yeux bleus magnifiques laissaient une empreinte brûlante sur sa rétine à chaque fois qu’il avait le malheur de détourner le regard, ou même de cligner des paupières.

Se glissant derrière son bar où s’alignait des dizaines de bouteilles rutilantes aux étiquettes criardes, il réfléchit quelques secondes seulement avant de sortir un shaker, et de baisser sa baguette pour transformer un peu d’eau en glaçons. Finn n’en faisait pas trop, il ne jonglait pas avec les ingrédients et ne lançait pas l’alcool dans les airs, mais on pouvait voir qu’il avait l’habitude de faire des cocktails. Ses gestes étaient précis, calculés. Après avoir versé une bonne rasade de tequila, il rajouta un peu de curaçao, de la liqueur d’abricot, et une touche de nectar de fruit de la passion, avant de mélanger le tout. On pouvait voir qu’il était de bonne humeur, l’Acapulco étant une boisson colorée et fruitée, qui laissait un goût piquant sur la langue. Il l’apporta à Caleb sans plus de cérémonie, lui offrant un petit sourire en coin, comme un défi silencieux qui lui disait "essaie de ne pas adorer ce cocktail, si tu l’oses. Tu en seras incapable", avant de se laisser retomber dans son canapé. Sa jambe s’agitait toujours sur le sol froid. Incapable de tenir en place, incapable de retenir la chair de poule qui hérissait les poils de son bras, il préférait nier son état de camé en manque en dévorant des yeux l’Ollivander devant lui.

-Bah. Je peux comprendre, chacun son truc, je serai bien mal placé pour juger. Après, je pars du principe qu’il faut tout essayer dans la vie, sinon, on peut pas savoir ce qu’on aime ou pas.

Et pour une fois, il n’y avait aucun sous-entendu libidineux dans sa phrase, c’était un simple fait, l’exposition de ses convictions. Bien sûr, le souvenir de leur… rencontre à l’Atlantease était encore omniprésent dans son esprit, mais il préférait l’oublier. Non pas pour l’acte en lui-même : il avait déjà commis bien pire, et en commettrait certainement encore des belles avant qu’il ne passe l’arme à gauche. Mais pour ce que ce moment avait représenté, en fait. Il n’avait été, comme à son habitude, qu’un trou. Qu’une chose qu’on utilise avant de jeter, qui n’a pas vraiment d’importance, en fait. Et il n’avait personne d’autre à blâmer que lui, c’était peut-être le pire.

Inhalant sa fumée, il ne manqua pas de remarquer le toussotement du cuisinier, et leva un sourcil. Il ne voulait pas l’incommoder, vraiment, sa demande n’était en rien une question rhétorique.

-T’inquiète, je peux attendre. Faux. Mais bon. Ce n’était pas important. Les tremblements dans ses mains seraient plus importants, ses pensées plus floues, mais tant pis. C’est une sale petite habitude, de toute façon.

Et il écrasa son mégot dans un cendrier posé sur sa table basse, un objet enchanté qui avait la particularité de ne laisser aucune fumée odorante s’échapper des cendres. Artefact bien utile pour Finn, fumeur avide : peut-être l’un des objets qu’il utilisait le plus chez lui, si on exceptait peut-être sa Pensine, où grouillait certains de ses souvenirs les plus sombres, qu’il aimait à revoir en boucle durant les heures les plus noires de la nuit, comme une punition à sa propre existence.

Il ne voulait pas laisser éterniser un silence. Il en avait peur, en fait. Comme un adolescent tétanisé par l’angoisse lors d’un premier rendez-vous, il avait l’impression que l’absence de bruit signifiait forcément que l’autre s’ennuyait et n’avait plus rien à dire. Alors, bien sûr, il sortit une blague grivoise, dont il avait l’excellence, parce qu’après tout, ce n’était pas à son âge qu’il allait changer son humour.

-Je préfère que tu t’étouffes sur autre chose que de la fumée, perso. »

Un léger ricanement. Quel petit con.
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Tame my hunger, Numb my skin
In the crowd alone, and every second passing reminds me I’m not whole. Bright lights and city sounds are ringing like a drone, unknown. Oh, glazed eyes, empty hearts, buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
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There'll never be enough of us [Calinn]
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