Flashback - Beware the Heir of the rose

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Sujet: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Mer 28 Nov - 16:26
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Beware the heir of the rose
5 mars 2001
S
es lèvres,


Ses lèvres  s’étiraient d’un sourire aussi grand que ses paupières réagissaient d’un émerveillement plus qu’épanouie. Et ils en étaient si loin, tellement loin, de cette Slave aux regards plus souvent troublés et moroses, à des années-lumières de ses airs graves et fatalistes qu'apporterait la colère et une peine qu’elle avait toujours portée sans même arriver à se souvenir de son origine primaire. De son fondement, parce qu’elle n’avait jamais été autrement qu’une âme qui ne faisait que frémir une éclipse à la fois, à essuyer malheurs et conneries sous les regards – du moins durant les neuf derniers mois – d’un Rosier exaspéré d’autrefois, mené d’autre foi. Toutefois il en était tout autrement depuis ce trois de mars. Et elle était bien loin de revêtir les critères primordiaux qu’incombait son rôle à l’UkRa, très certainement n’aurait elle jamais convaincu qui que ce soit d’en signer quelconque contrat s’il en avait été d’assister aux couinements agités qu’elle produisait avec amusement en secouant les frêles menottes qui s’agrippaient si fort à ses index. Et plus l’enfant se mouvait au gré de sa voix, plus elle s’excitait d’encouragement sous forme de bruit qui pouvait indubitablement donner l’impression qu’elle réagissant autant pour elle que pour la fillette aux cheveux d’argent. « Ouuii, c’est maman ? Hein ? C’est maman ? C’est qui maman ? C’est moi ! Et qui c’est la plus magnifique ? C’est maman, mais oui… oh non… ne – Je blaguais voyons ahhh … Я хочу тебя поцеловать, Можно я Вас поцелую mоя киска? 1 000 000 поцелуев »  

Sans doute devenait-il difficile d’en discerner s’il s’agissait d’elle qui glorifiait l’enfant au même titre qu’elle en soulevait fièrement les mérites et honneurs du dernier roi pour en faire son apothéose. Ou bien était-ce elle qui réfléchissait l’échine si bas qu’elle en reniait ses propres capacités à déterminer raisonnablement si les réactions d’un être à peine conscient de son existence, pouvait réellement s’offusquer à ses bêtises. Parce qu’un enfant ne change certainement pas le monde, mais visiblement, lorsqu’il était question du vôtre, un enfant était dangereusement abrutissant.

Et de ses lèvres parcourant chaque parcelle de cette peau offerte du ventre de la fillette, la Russe poursuivait ses conversations à sens unique, trouvant malgré la logique, les réponses qu’elle souhaitait percevoir chez l’enfant qu’elle s’évertuait à aimer profondément. Parce qu’il s’agissait bien de sa première journée où elle se sentait suffisamment en forme pour se lever du lit, motivé par les agitations malhabiles de sa fille qui venait à peine de s’éveiller. Elle avait dû faire preuve d’une patience hors du commun, autant pour laisser Léandre dormir comme il pouvait sur ce lit qu’ils partageaient en famille… que pour ne pas réveiller sa fille sous prétexte ‘’ qu’elle devait forcément avoir faim ! ‘’ … et puis sept heures était enfin arrivé, à son plus grand plaisir, chatouillant de caresses les petites joues de l’enfant qu’elle gardait précieusement sur son ventre, à lui prodiguer des caresses sur son petit dos, allant parfois même jusqu’à n’en composer des mélodies aux notes de piano imaginaire. Et d’un soupire exalté par une trop grande pleinitude, elle s’était retournée en direction du pire lit qu’elle n’avait jamais autant apprécié, de petits pas si légers pour se faire aussi discrète que possisble. Elle s’était doucement redressée sur la pointe de ses orteils, penchée vers l’avant pour en déposer  un petit baiser sur les lèvres de son époux encore endormi. Parce que même dans son sommeil, il semblait encore épuisé de cet accouchement, ce pauvre Rosier. Puis elle en déposa un second, un troisième, un quatrième… « Oh papaaa… il est sept heure papaa… Léannndre… LÉANDRE ! DEBOUT. S’il te plaît… j’ai besoin de ton aide un peu… Léandre… »

La Slave aux airs mutins s’était soudainement tournée vers des techniques d’éveils un peu moins conventionnelles, un peu plus joueuse toutefois. Parce que s’il était plus habituel de retrouver ce genre d’ambitions chez le brun, il était impossible de ne pas reconnaître les agitations qui l'animait dans ses envies de l’embêter. Et c’est ainsi que des baisers tendres et délicats, que la Slave passait aux morsures sagement déployées un peu aléatoirement sur les traits d’un faciès qui réagissait encore à retardement. « Léanndre… est-ce que tu pourrais aller faire couler un bain pour le petit chaton et moi ? Pendant que je lui donne son lait… allez… Réveillez-vous monsieur le bel aux bois dormant… et puis viens avec nous tiens… un bon bain chaud… mais pas trop… pour se détendre d’un matelas horrible… ce serait bien n’est-ce pas ? Et si j’ajoute un massage en remerciement ? Hein ? Nous, on a froid, n’est-ce pas mon ptit chat ? »




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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Jeu 29 Nov - 12:42
Ce sommeil prolongé lui était vraiment agréable. Au moins bien assez pour qu’il puisse récupérer – au mieux – de ces derniers jours pendant lesquels il dépensait bien trop d’énergie. Parfois juste pour en entendre un brin de silence. Non pas qu’il se découvrait une soudaine passion pour le mutisme : mais ces moments de basculements, à cheval entre le tout et le rien, lui étaient les plus précieux. Il pouvait alors contempler sa petite famille avec cette sorte de tendresse propre aux pères aimants. C’est ce qu’il était, après tout. Aimant. Définitivement imparfait et absolument aimant.

Au moins rêvait-il à des choses légères. Un peu comme si l’horreur du monde pesait moins contre sa conscience. Contre ses respirations successives. Un peu comme si Calypso rendait caduque l’angoisse qu’il pouvait bien ressentir d’ordinaire. Tant qu’elle se portait bien, il semblait au Rosier que tout allait également bien partout. En une sorte de logique corrélée à l’espoir, probablement un peu stupide si l’on considérait le guerrier qu’il avait été et le lignage duquel il descendait.

Mais, justement, quitte à transmettre, n’avait-il pas tout intérêt à espérer le meilleur ? A faire hériter du mieux à celle qui lui succéderait ?

Il soupira dans son inconscience éreintée tandis qu’une tonalité lointaine capta quelques brides de son esprit encore nébuleux. D’infimes sons déformés par la noirceur de son repos. LEANDRE, DEBOUT. Il aimerait pouvoir répondre, le sorcier, mais il parvint seulement à rouler des yeux et agiter de faibles frémissements ses paupières. Des mouvements légers et fébriles, accentués par les morsures de la nymphe terrible. « Mmffph … » Jusqu’à ce qu’il soit en état de discerner davantage les bruits alentours et surtout son environnement. Bain. Massage. Nous, on a froid, n’est-ce pas mon ptit chat ? « Vous … Un bain ? De bon matin ? » Lentement, il avait ouvert les yeux, avant de chercher à se redresser sur ce lit de fortune qu’il appréciait bien trop. « Oui, je … Je vais faire ça. Tu n’as pas besoin de moi ? Enfin. Non. Je- trente secondes. » Tant bien que mal, il s’efforça à cligner des yeux et à étirer les muscles de son dos. Quel piètre guerrier il faisait, désormais. « Un bain chaud. J’y vais. »

Et il se levait, le Rosier, comme s’il allait livrer bataille. Embrassant un coin du front de sa belle, agrémenté d’une petite grimace à l’enfant tant révéré, avant de se diriger vers la sainte baignoire et d’en faire couler la divine eau. « Je gère ! » Et d’attendre, faussement sagement, l’arrivée de ses deux dulcinées. Un bras flottant d'abord dans le vide, seul, puis dans l'eau. Un peu comme le reste de son cerveau. « Je suis … Paré pour couler. Blblblblb... »



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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Ven 30 Nov - 14:53
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5 mars 2001
I
l était bien plus que curieux, pour tout dire, d’observer le Rosier s’exécuter dans ce qui semblait être une exécution volontaire, un suicide salutaire, perdu entre un automatisme presque aussi militaire qu’un robot de guerre, lui le héros de son ère qui répondait aux ordres d’un cerveau satisfait dans sa simplicité volontaire. Et ils n’étaient pas plus vifs d’esprits que les plus simplets des villages, que les vieilles histoires ne se gênaient pas pour dénigrer depuis des siècles. Eux, qui d’ordinaire, pouvaient fièrement relater leurs mérites et prouesses d’une éducation richement fignolée. Elle, qui depuis un an maintenant, ne se lassait pas de se fasciner pour cette mémoire incommensurable, cette tête aux souvenirs perpétuels qui aujourd’hui abordait des airs d’imbéciles heureux. Et elle avait gloussé, un long frisson marquant sa peau alors qu’elle étirait son corps un peu vers la droite, dans l’espoir de pouvoir apercevoir cet idiot qui l’attendait, qui les attendait… encore et toujours, depuis tellement longtemps déjà. Puis elle avait grimacé, l’enfant affamé qui ne se montrait pas plus délicat aux sensibilités de son corps malmené. Autant dire qu’elle en remerciait le ciel de pouvoir profiter des bénéfices des femmes de son temps, de son rang. Parce qu’elle ne pouvait pas imaginer à quel point ces pauvres moldues devaient souffrir un calvaire interminable, considérant qu’elles n’avaient pas les mêmes soins que les sorcières nouvellement mères, avaient le privilège d’être soulagées.

Et peut-être avait-elle encore un ventre bien arrondi, heureusement pour elle, le reste de son corps ne souffrait – plus ou moins – que d’une fatigue et de fortes courbatures liées à toute l’énergie déployée. D’un pas traînant elle s’était dirigée vers la salle de bain, ses prunelles admirant silencieusement l’enfant qui mangeait à sa faim, avant de lever les yeux vers cet étrange Rosier qui s’exclamait dans de drôles de discours. Elle haussa ses sourcils, s’approchant du sorcier peut-être somnambule, allez savoir, avant d’en caresser cette barbe clairement négligée depuis leur arrivée. « Pour couler ? Êtes-vous devenu fou mon roi ?... ils… ils ont presque terminé leurs examens, je crois, il ne reste plus qu’à obtenir les résultats concernant le degré de son albinisme et puis nous pourrons enfin rentrer à la maison mon fou… avant que vous ne perdiez pied en mer pour une si minuscule océanide… »

D’un faible sourire elle avait tenté de l’encourager, ou peut-être était-ce elle qu’elle tentait de rassurer. Parce qu’il fallait être honnête, Léandre voyait les choses d’un œil bien plus optimiste qu’elle ne le verrait jamais. Et il ne s’y arrêtait pas, à sa haine d’une injustice dont il louangeait les joyaux aux reflets diamantés qui lui rappelaient ceux d’Ombéline. Et il n’avait pas tort, au mieux, de se réjouir d’en constater les délicatesses d’une si belle fleur… au pire, de déployer toutes ses énergies à caresser cet amour plus fort qu’elle n’en laissait ses peurs écorcher ses iris lunaires. « Ils bougent beaucoup dehors… ça remue dans tous les sens depuis très tôt ce matin… je vois des femmes et des hommes avec des airs sévères passer devant la chambre des dizaines et des dizaines de fois… c’est inquiétant, je trouve. Je crois peut-être même avoir reconnu des collègues à vous, mon fou… ou peut-être est-ce moi qui devient folle ? »

Et de ses faibles murmures elle avait baissé les yeux, haussant ses épaules d’une lenteur apocryphe avant d’en embrasser les mèches rebelles d’une blancheur immaculée. « …elle est si frêle, pour une si légendaire océanide. Et si parfaite, avec vos magnifiques yeux bleus. C’est encore plus inquiétant, je trouve, qu’elle vous ressemble autant. Vous allez bien faire la paire, si je n’ai pas déjà perdu la raison, ce sera bientôt le cas, avec vous deux sous les bras… Nous sommes prêtes à couler aussi, mon capitaine. »




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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Ven 30 Nov - 15:43
Pour couler ? Il avait esquissé un large sourire. Croisant, dans les plis amusés de son visage, la moquerie et la jouissance enfantine que lui prodiguait de pareilles sottises. Futiles, sans l’ombre d’un doute. Mais néanmoins distrayantes, assez pour espérer arracher une remontrance taquine à la terrible Adrasteia. Terrible, cette fois-ci, davantage dans sa nervosité apparente que dans ses véhémences. Il y devinait la peur : cette dernière, sans y céder une seule parcelle de son âme, justifiait à ses yeux les inquiétudes démesurées de son épouse.

Car l’éminente madame Rosier, même du temps de son noir plumage, avait toujours cette capacité incroyable (ou déraisonnable) de prévenir le danger par trois fois. Par trop de fois. Souvent à tort ou anticipation exagérée. Léandre s’était habitué à la chose. La renforçant parfois de ses propres démons, tant il était faillible ou oppressant. L’épargnant, en d’autres occasions, en usant d’un zèle tout aussi peu productif.

Toutefois, cette étrange dynamique qui caractérisait leurs rapports et effrayait tantôt quelques presses sorcières avant-gardistes, convenait parfaitement à leur couple. Du moins, elle en donnait l’apparence. Êtes-vous devenu fou mon roi ? Si l’ancien Auror était détestable pour des milliers de raisons (plus ou moins raisonnées), il savait aussi faire montre d’un peu de douceur pour alléger le poids des tourments de la nymphe.

Et rire d’un élément aussi commun que l’eau d’un bain en était un excellent moyen. « Me vois-tu Poséidon, Adrasteia ? Il n’a jamais été si heureux que lorsqu’il chevauchait les océans sur ses dragons de mer. » Ses phalanges adoptèrent quelques angles arrondis pour en imiter la course d’une sculpturale créature dans les flots endiablés d’une étendue lointaine. « Hiiihuuuuggggrr- C’est leur grognement marin. Imagine, Calypso, les écailles immenses sur lesquelles les eaux passent comme de l’air. Vives et éblouissantes de simplicité. » En vérité, il ne voulait pas s’appesantir lui-même de ces résultats dont sa compagne parlait. Il lui était plus simple d’en ignorer les détails devant l’enfant pour ne pas se maudire davantage. Pour ne pas laisser filtrer qu’un seul doute. Seulement, ils ne craignaient rien, n’est-ce pas ? Donc ni lui, ni la tumultueuse éphéméride, n’avaient de raison de s’en alarmer. Ombeline détenait aussi des traits similaires : même si ses ainés s’en étaient effrayés autrefois, ils ne pouvaient qu’admettre, aujourd’hui, à quel point elle était divine. « Heureusement, chère Adrasteia, Poséidon ne fait qu’un avec l’océan. Il ne peut pas perdre pied : et même s’il coule, ce sera pour en admirer la beauté aqueuse de son magnifique héritage. »

Les caresses volatiles adressées à sa barbe malmenée par les jours passés lui tirèrent une expression plus apaisée que rieuse. Du moins, jusqu’à l’information qui détourna son regard malicieux du faciès de la petite Valkyrie. « Des Aurors à Sainte-Mangouste ? Ce n’est pas si inhabituel. Quoique, pour cette aile, c’est plus novateur. Une prisonnière est peut-être en train d’accoucher à l’étage. A moins qu’une de mes collègues soit ici ? Je n’ai pas pensé à emprunter le carnet de cette maudite secrétaire. » Il expira, pour chercher à s’en apaiser, et glissa sur le côté pour laisser libre passage à son épouse et à la petite Calypso. « J’ai bien peur, Adrasteia, qu’elle soit presque mon double. Tu vas me damner devant les cieux encore de nombreuses fois, pour toutes les bêtises qu’elle nous diligentera avec la présence d’une reine. Ce sera bel et bien ma faute et mon héritage. Sais-tu que je me suis régulièrement écorché les genoux, petit ? Elle nous reviendra plus bardée de cicatrices guerrières de ses jeux que Honoria de ses virées en boutique. Mais en attendant, madame et mademoiselle, je vous en prie, venez barboter un peu. Puis-je encore imiter le dragon de mer ? »



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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Ven 30 Nov - 18:03
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5 mars 2001
E
t elle avait sursauté, de ses lèvres entrouvertes à la recherche d’une bouffée d’air à gorge déployée, jusqu’à ses paupières s’ouvrant au gré de ses pupilles qui se dilataient sous les déboires d’un fils templiers. Et elle s’avança, conquise d’une diatribe qui lui pinçait les pommettes d’un sourire malicieux. « Nous avons des dragons, Poséidon, voudrait-il de vrais dragons de mer ? Je ne crois pas qu’il fasse plaisir à certains membres de votre famille… notre famille… Ah ! Mais tu avais raison, Léandre … il n’y a rien de plus captivant que tes histoires. » s’était-elle extasiée, déposant un énième baiser sur le front de l’infante Rosier qui semblait avoir terminé son repas matinal.

D’une inspiration gorgée d’une joie partagée, elle avait soulevé la précieuse haut vers les cieux, l’admirant une dernière fois avant de la tendre à celui qui pouvait en proclamer fièrement d’être son créateur. Et ce n’est qu’une fois qu’il l’eut sécurisé au creux de ses bras, qu’elle s’était rapidement dépêchée de sortir de la pièce, écoutant d’une oreille distraite, les justifications d’un patriarche à l’apogée de sa souveraineté, avant de revenir auprès de sa famille baguette à la main.

Elle s’arrêta toutefois, à hauteur de Poséidon somnambule, papillonnant d’un air confus l’espace d’une seconde. « Saint-Mangouste ? … Léandre … est-ce que tu es certains que tout va bien ? Te sens-tu malade ? »

Et ses lèvres s’étaient pincées, détaillants ses traits d’une main d’artiste pouvant en apprécier ses beautés d’un roi paradoxe. Et ses lèvres en avaient baisé son front, soudainement emprunte d’une étrange inquiétude quant à la santé d’un époux au bord d’un précipice dangereusement coulant. Avec toutes ces histoires, il n’aurait pas été surprenant qu’il tombe malade par fatigue. « Nous sommes à Atlantis bel amour… te sens-tu fiévreux ? J’ai peur que tu termines par te rendre malade à trop pousser les limites pour nous deux ? »

Mais il ne semblait pas faire une quelconque fièvre, son grand templier aux titres honorifiques. Pas plus qu’il ne semblait s’inquiéter d’aucun détail qu’elle venait de lui partager, si ce n’était que de s’enquérir sur s’il pouvait oui ou non poursuivre ses aventures imaginaires. « Et bien c’est nouveau ça… très agréable. Depuis quand me demandez-vous la permission pour quoi que ce soit ? AH ! SUIS-JE ENFIN CELLE QUI GOUVERNE ? Ne me dites pas que Poséidon met genoux à terre pour répondre des châtiments d’une Némésis indomptable. » avait-elle chanté d’une voix tragédienne alors qu’elle tournoyait sur elle-même avant de s’arrêter soudainement, baissant les yeux l’espace d’une seconde, l’espace d’une éternité. Et de ses joues teintées d’une violence carmine, des ses lèvres tordues d’une angoisse subite, elle avait cherché les mots, cherchée les excuses.

« Tourne-toi… e-et … ne regarde pas … d’accord ? »




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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Sam 1 Déc - 7:37
Voudrait-il de vrais dragons de mer ? Il avait rigolé, évidemment. Comment ne pouvait-il pas s’en amuser ? Rien que d’imaginer la chose, complètement irréaliste même pour des sorciers comme eux, le mettait dans des dispositions joyeuses. Je ne crois pas qu’il fasse plaisir à certains membres- l’expression outrée de Rain traversa immédiatement l’esprit de l’ancien Auror. Empreinte de cette gravité sereine, coutumière, lorsqu’il s’agissait du bien-être de ses petits dragonnets. « Je pense que nos parentes réagirent d’une instinctive incompréhension si jamais j’oser présenter un tel projet au prochain repas de famille. » Peut-être qu’elles en viendraient à vouloir le punir et, quelque part, elles n’auraient pas tort.

Un dragon n’avait rien d’un destrier. Il était même présomptueux de croire qu’un Rosier, aussi Sang-Pur soit-il, puisse prétendre à s’en faire carrosse.

Mais c’était distrayant de se le dire. Surtout de se le conter pour dissiper les ombres inquiétantes de la réalité. « Je t’avais mis en garde, pourtant, Adrasteia. Je performe à raconter n’importe quoi. » Les rides du bord de ses lèvres s’étaient légèrement accentuées d’une fierté extravagante. Car il était impossible à l’ancien Auror de ne pas être impertinent. De ne pas se satisfaire de cet orgueil familier qu’il réservait à ceux qui écoutaient ses folles diatribes en leurs demeures. Loin des apparences superbes qu’ils offraient, d’ordinaire, à l’aristocratie et au monde. « Prête à naviguer, Calypso ? Seras-tu comme Ulysse ? » Maintenant qu’il tenait précautionneusement leur enfant dans ses bras, il s’amusait à animer l’eau du bain de quelques clapotis malicieux.

Sainte-Mangouste ? La nymphe terrible s’était penchée brièvement vers lui. Il haussa un sourcil, d’abord, sans comprendre vraiment le fond du problème. Est-ce que tu es certain que tout va bien ? « Ai-je l’air fiévreux ? »

Son interrogation lui sembla à lui-même étrange : car il se sentait plutôt bien. Atlantis. Évidemment. C’était logique.  « Ah ! Oui, c’est vrai. J’ai dit Sainte-Mangouste ? Je ne crois pas que ce soit la maladie, mais plutôt la fatigue. A force d’imiter nos créatures, je me suis perdu dans ma propre tête. Tu devrais prier, Adrasteia, que notre fille n’hérite pas de cet art-là. Il est amusant quand on sait quoi en faire, mais épuisant et troublant pour tout le reste. » Il avait alors haussé les épaules, préférant ne pas s’affecter du soupçon de fatigue. Ses yeux courant des traits inquiets – quand ne l’était-elle pas, d’ailleurs ? – de son épouse à ceux plus curieux de leur Valkyrie.

« Oh, Némésis, Poséidon fait bien ce qu’il veut. Mais il reste celui qui dirige les flots, peu en importe les bras des néréides. Mais il serait stupide de ne pas s’informer avant des volontés du vent et du ciel pour ses propres projets. Il ne manquerait que ça : qu’il soit bloqué au milieu de l’océan par la colère des tempêtes. Même s’il est fort, il ne régit pas toutes les forces de ce monde- et, honnêtement, tu serais la première à te vexer de m’entendre chanter à tue-tête dès trois heures du matin sans ton consentement. Enfin. Là il est un peu plus de sept heures, donc j’imagine que ça va. » Il s’amusa de la chose, légèrement moqueur, avant de se concentrer sur la rencontre entre l’eau du bain et la petite guerrière.

Tourne-toi. « As-tu enfilé une culotte de Sibylle pour t’inquiéter de la sorte ? Là, là Calypso, comment c’est ? Je me demande si tu tires du dragon ou de la sirène. Hiiiiiiiiihuugrrrrr- Est-ce que ton Patronus sera un poisson ? C’est joli un petit poisson, glop glop glop. Ils font comme ça avec leurs lèvres, le savais-tu ? » Et il s’était légèrement détourné d’Adrasteia, pour lui laisser le calme qu’elle désirait. « Les poissons magiques sont définitivement les plus beaux. Leurs couleurs ondoient sous les flots. »



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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Dim 2 Déc - 1:39
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5 mars 2001
D
’une oreille distraite, la Slave hésitait quelque peu, regrettant ses idées poussées d’envies soudaines, animée d’une énergie nouvelle qui semblait lui donner l’impression de n’avoir jamais vécu, jamais rien connu. Parce qu’elle avait les neurones – du moins, les pauvres restantes – qui s’agitaient, cogitaient à s’ambitionner de nouvelles aspirations. Et c’était comme si tout d’un coup, elle voulait tout découvrir avec sa fille, tout essayer, tout tenter, comme si avant n’avait jamais exister et que tout ce qu’elle avait en souvenir, devait forcément être faussé. Et la vie devait être bien plus satisfaisante lorsqu’elle expérimenterait avec elle. Et la vie n’était rien de plus qu’un cycle, à partager, à enseigner. L’on recommençait cette parcelle du temps qu’on avait si impatiemment attendue de quitter, pour rejoindre le monde si envoûtant des adultes qui peuplait nos prunelles. Cette époque que l’on apprenait rapidement à regretter, se morfondre du temps où le plus angoissant résidait dans le choix de biscuits à servir aux invitées de porcelaines qui attendaient sans broncher à la salle de thé adjacente à sa chambre. Et bien qu’elle s’amusait des répliques d’un égaré, il n’en restait pas moins qu’elle avait peut-être négliger de songer si elle se sentait suffisamment aisée dans ce corps si étrangement malmené par l’avènement. Parce qu’il n’était pas disparu, ce ventre galbé d’une grossesse si récente… et qu’il resterait encore pour quelque temps si elle se référait aux livres qu’elle avait lu durant ces neuf mois.

Et d’une moue perplexe elle avait soigneusement préparé le subterfuge, levant sa baguette pour en donner le coup de grâce qui lui servirait très certainement d’une ingénieuse diversion. « Draconifors »

Sortilège soufflé, du bout de ces lèvres qu’elle s’empressait de pincer, par concentration, par perplexité. De ses iris nerveux, elle avait suivi les prémices du sortilège de métamorphose pour s’en assurer le bon déroulement avant d’entamer la deuxième partie de la tactique. Et les divers objets encombrant le lavabo s’étaient délicatement soulevés tandis qu’ils se laissaient avaler de voiles ardentes aux flammes enchantées, avant de disparaître d’une combustion spontanée, plus spectaculaire que menaçantes, et d’en dévoiler de minuscules dragons des mers endiablés qui s’élançaient dans la direction du Rosier qu’elle contournait de ses petits pas subtils qu’elle exécutait à l’aveuglette. Puis la Slave avait déployé toutes ses forces pour étouffer sa plainte alors qu’elle se heurtait les tibias au bord de la baignoire, écartant à peine ses doigts pour enjamber l’obstacle et de s’accroupir rapidement, attrapant au vol la pauvre rosette qu’elle plaquait contre son corps, remontant ses genoux d’une énième barricade lui permettant de profiter de ce bain dont elle avait rêvassé toute la nuit durant. Puis la Slave avait déployé toutes ses forces pour étouffer sa plainte alors qu’elle se heurtait les tibias au bord de la baignoire, écartant à peine ses doigts pour enjamber l’obstacle et de s’accroupir rapidement, attrapant au vol la pauvre rosette qu’elle plaquait contre son corps, remontant ses genoux d’une énième barricade lui permettant de profiter de ce bain dont elle avait rêvassé toute la nuit durant. « Allez, viens Poséidon… » avait-elle murmuré, baissant les yeux pour notifier les pleurs de la pauvre fillette qui ne semblait pas apprécier son deuxième bain. « Et bien sachez monsieur Rosier, que peu importe vos caprices, aussi démesurés puissent-ils se révéler… que vous n’aurez jamais rien à craindre de vos parentes. C’est bien à ça que sert à avoir une épouse non ? Je serai toujours derrière vous à défendre vos arrières, toujours devant à m’assurer que rien ni personne n’osera se dresser, de près ou de loin, dans l’intention de faire obstacle à vos desiderata. » avait-elle proclamé, levant fièrement le bout du nez alors qu’elle s’évertuait à bercer la petite martyre qui continuait de hurler son mécontentement. « Et le monde est votre, non par doléance, mais par revendication. »

Ses traits s’étaient adoucis, un brin rêveur à imaginer un monde où ils étaient souverains, un brin lénifiée par l’idée que c’était elle qui arrivait à calmer l’inconsolable enfant de la lune. Et elle avait finalement levé les yeux vers le retardataire, un sourire mutin au bord des lippes « Ce qui sera sans encombre, maintenant que je constate vos talents de conteurs… N’est-il pas commode, d’avoir un mari aussi doué de ses mots ? Vous n’aurez certainement pas de difficultés à vendre n’importe quoi au nom de l’UkRa j’imagine. AH ! Maintenant que je j’y songe ! Devrais-je me poser des questions sur vos approches monsieur Rosier ? Je me souviens, combien j’aimais lire vos lettres… maintenant je me demande si vous ne racontiez pas n’importe quoi ! »

Nul doute qu’il s’agissait d’une coïncidence, si subitement, le dernier fils subissait les attaques de ces précieux monstres aquatiques qui s’imposaient d’un affront suffisant pour éveiller la colère du dieu des océans. Et peut-être si elles étaient chanceuses, pourraient-elles assister aux typhons infernaux d’un tyran affirmant son autorité. « Je ne veux pas te faire peur bel amour, mais ce n’est ni toi, ni moi qui pourras lui offrir la capacité de ne pas se laisser avaler par ses songes, ni par son imagination… mes prouesses de tragédienne ne sont pas si singulière, j’ai beau diriger l’UkRa… mes forces ont toujours été bien plus du domaine artistique, créatives… il faut avouer… même mes chimères étaient plus faciles à surmonter que ce que la réalité en était vraiment. Une défense instinctive, la plus douce… me retirer dans mes songes pour en dépeindre le monde selon mes utopies. »

Mais ce furent ses prunelles qui posèrent les prochaines réactions, roulant sur elles-mêmes pour toute réponse aux hypothèses du grand Rosier. « Premièrement, je crois que Calypso serait bien plus contrariée si tu décidais de te faire un opéra à cette heure… Et puis… tu as raison, s’il te prend l’idée de hurler à plein poumon dans nos appartements, j’ose espérer pour toi que tu as la tête aussi solide que têtue. Et… par les sept enfers Léandre, je dois déjà me raisonner à porter encore des robes de maternité sans pouvoir avoir l’excuse de porter ton enfant pour justifier ce ventre rond… veux-tu bien ne pas m’affliger des culottes de la vieille harpie à mon plus grand déplaisir ? Essaies-tu de m’achever ? Ne trouves-tu pas que j’ai suffisamment d’angoisses pour en rajouter en m’imaginant dans les sous-vêtements de ta grand-mère ? »




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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Dim 2 Déc - 10:13
Il continua d’imiter les fringants poissons encore quelques instants. Ses lèvres se déformant de façon à pouvoir en reproduire le bruit supposé sous le regard – Éberlué ? Perplexe ? Est-ce qu’une émotion aussi vivace pouvait seulement déjà y luire ? – de sa petite guerrière. C’est alors qu’un étrange sortilège traversa la pièce. Faisant jaillir des flammèches imprévues de la bouche de petits dragons. « Ah ! La scélérate ! » De minuscules dragonnets des mers qu’il ne connaissait pas bien, finalement : il n’était pas magizoologiste, Rosier fils. En dépit de tous les conseils proférés par Rain et ses connaissances incommensurables en la matière, il était bien incapable de s’en prévenir.

Il savait seulement le bruit qu’ils faisaient lors de leurs chevauchées aquatiques car c’était un son inhabituel et amusant à imiter. Mais là ! En plus, d’une prise vivace, sa compagne lui retira la garde de leur nouvelle-née pour s’en glisser discrètement dans les eaux du bain. « Poséidon est occupé, vois-tu. Il lutte contre d’étranges lutins métamorphosés ! » Le sourire qui persistait sur son visage trahissait toutefois son amusement.

Même si l’ancien Auror n’avait aucune prise sur la situation, les dragonnets n’étaient pas plus larges que la paume de sa main. Ni plus lourd qu’un énième chaton. D’un bras assuré, provoquant une légère vague sur les flots tumultueux d’un affrontement à venir, il repoussa le premier assaut assez facilement. Il suffisait d’y réfléchir, en fait. Ce n’était pas bien grave que de se faire attaquer de la sorte par de si ridicules choses. « Je suis curieux de savoir, alors, Adrasteia... Quelle malicieuse magie a donné vie aux petites créatures que voici ! Dois-je craindre pour ma collection de chaussettes ? Vas-tu les métamorphoser en Chartier ? Ou les ranger, de nouveau, dans le garde-manger ? » Toujours de ce même bras, il tenta d’éclabousser les abords de la silhouette de la nymphe. « J’imagine que sans tes espiègleries, tu ne pourrais pas légitimer une telle offre de défense ! »

Seulement, alors, il retira ses bras de l’eau pour réussir à se déshabiller. Il aurait aimé avoir déjà l’occasion de vivre dans le plus simple appareil en cette première demeure (qui ne l’était pas tant : ils vivotaient présentement dans le centre médical d’Atlantis) pour leur enfant. Seulement, sa seule (et unique) tentative s’était soldée par un cri de surprise – ou d’autre chose, il n’était plus certain – lorsqu’une infirmière était entrée tandis qu’il dormait cul nu sur son pauvre lit de fortune. Depuis, on ne l’y avait pas repris et il portait des vêtements qui couvraient tout. Un peu trop, même, considérant le temps qu’il mettait à retirer ce foutu haut. « Mes lettres… Étaient sincères ! Quoique je de dois avouer qu’elles étaient bien calculées pour que tu veuilles m’épouser. » Il y parvint enfin. « Regarde, tu m’as épousé. C’est qu’elles ont été parfaites. Parfaitement séduisantes. Je vais nous conquérir le monde pour l’UkRa, en fait. C’est une excellente nouvelle, vais-je obtenir une augmentation ? Mais oui, Calypso. Tu verras, tu auras tous les joyaux du monde à portée de main. On en sertira ta baguette, plus tard. Ils seront tous jaloux. Bon, en revanche, si tu tiens de moi et de ta mère, tu vas être difficile à vivre pour les autres. Ils râleront parfois, un peu comme Siobhan. » Il se mit à rire, encore, avant de s’installer dans la baignoire en face des deux reines du jour. « Je ne sais pas, ils sont peut-être beaux les sous-vêtements de Sibylle. Mais ne te fais pas de mauvais sang pour ça, tu as déjà des milliers d’autres raisons de me damner devant tes cieux. La première. Depuis quand n’as-tu pas bu une coupe de champagne ? Lorgné sur des millésimes gouteux ? Tu vas devoir attendre pour de telles dégustations, hélas pour toi. J’en boirai deux fois plus pour tes beaux yeux. » Il esquiva une nouvelle petite attaque des dragonnets, leur soufflant dessus d’un rire profond. « Vois-tu, Calypso, là ta mère va me transformer en étoile de mer pour les dix prochaines générations. Et je n’ai même pas encore nommé les pâtisseries dont elle est interdite jusqu’à la fin de l’allaitement ! »



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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Dim 2 Déc - 13:34
My church offers no absolutes.
I'll worship like a dog at the shrine of your lies. I'll tell you my sins and you can sharpen your knife
Offer me that deathless death, let me give you my life.
1 548 mots
Beware the heir of the rose

5 mars 2001
F
ascinée par les batailles du plus vieux, la brune affichait un large sourire, se laissant choir un peu plus au creux de la baignoires alors qu'elle profitait de l'eau apaisante au point d'en ressentir une fatigue soudaine lourdement bercée par les odeurs parfumés de bulles pour bébé. « S’il te vient à l’esprit, que je ne peux me limiter qu’à une seule fourberie, il te faudra rapidement apprendre à mieux me connaître bel amour… moi qui te croyais béni d’une mémoire infaillible ! Léandre, est-ce que tu as volontairement classé tout ce que tu connais de ta femme, dans la pensine avec tes souvenirs des Poudlard lors de ta troisième année !? Parce que le Draconifors est définitivement sur la liste des apprentissages des cours en métamorphose pour le troisième cycle ! Le même principe que l’Avifors… tu te souviens ? Comme Caterina pendant l’atelier des Arts Divinatoires ! Enfin… elle avait usé de l’Avis qui théoriquement est un niveau plus avancé, puisqu’il est question de créer des volées d’oiseaux à partir de rien. Il tient plus d’une invocation par illusion qui disparaît avec le temps et qui répond de la loi de principe de quasi-dominance des êtres artificiels L’Avifors ou le Draconifors quant à eux font partis des sortilèges de métamorphose selon le principe de l’inerte vers le vivant. Fors indique une forme, une figure… Mais elle insinue également la fortune, la chance, pour que le sorcier puisse se rappeler de la difficulté qu’incombe la transfiguration… la chance de réussir le sortilège… J’étais douée en métamorphose… »

Et d’un gloussement outrageant à n’en faire indigner les plus mégères des vieilles aristocrates en ville, la brune avait agité doucement les petites menottes de l’enfant lunaire en direction du Rosier, une tentative bien rigolote, à son avis, d’inclure la mignonne à la riposte de l’attaque aquatique du père tout puissant « D’autant plus, qu’à ma défense, le coup des chaussettes… ne peut pas être envisagée comme une mesquinerie à proprement dit… plutôt… un égarement passager… et hmm… Dans tous les cas, maintenant que je vais enfin récupérer toute ma tête, prends bien garde Léandre Clarence Rosier. Parce que tu ne sais pas ce qui t’attends si tu penses que l’épisode des chaussettes constitue le summum du pire que je puisse te réserver ! Mieux vaudra dormir d’un seul œil et vivre avec la même perspective qu’un auror en mission officielle ! понял? » » avait-elle balbutié d’une octave empressée de défendre son honneur ! Quoi qu’il était difficile de se faire despotique alors qu’elle s’amusait bien trop de le voir combattre ses vêtements au même titre que les dragons miniatures qui le survolaient avec la même persévérance agaçante qu’un moustique !

« Ah bon ? Pour que je t’épouse ! Et bien… je suis flattée, c’est peu de le dire ! De savoir que tu étais tout autant assuré du succès de tes complots pour me conquérir, que tu as déployé tes talents dans l’optique d’obtenir ces résultats… tu devais être complètement fou amoureux… je dois être la perfection même, la femme la plus éblouissante que tu n’as jamais rencontré, pour que l’honorable Rosier fils décide enfin de délaisser ses plaisirs fornicateurs pour me prendre pour épouse après une seule table ronde ! Ma foi, tu es l’homme le plus chanceux qui soit ! Tu dois être comblé à l’excès ! Ivre d’amour et d’admiration pour moi ! Ah ! »

Et d’un air mutin, la Slave s’était approchée du Templier, prenant soin de faire voguer la chaire de leur chaire sur des flots si calmes. Et d’un sourcil arqué d’une sournoiserie manifeste, la sorcière ne s’était pas gênée pour s’installer confortablement contre cet époux aux diatribes tout aussi dangereuse que les siennes, réajustant l’enfant aux cheveux argenté, pour qu’elle se loge au creux de leurs corps enlacés. « Une augmentation ? Es-tu fou ? Es-tu certains de ne pas être fiévreux ? Je crois définitivement qu’il te faudra faire tes preuves parce que là… si nous commençons à donner des augmentations par simple estimation ou pour des perspectives optimistes quant aux rendements de nos employés, nous feront faillite avant la fin de l’année ! En revanche… pour être honnête… il est vrai que ta présence apportera certainement un plus malgré tout. J’ai beau avoir confiance en mes capacités, je ne peux pas nier que les collaborateurs de mon père sont beaucoup plus difficiles à convaincre qu’à son époque. Encore est-il malhonnête de ne pas légitimer les performances de celui-ci et crois-moi, mon père avait un don pour les affaires, lorsque Konstantin déposait un contrat sur la table, personne ne prenait la peine d’en lire autrement que les lignes ‘’ signez ici ‘’… quoi qu’il en soit, reste que je ne suis pas idiote, les vieux de la vieille sont fondamentalement sexistes même s’ils refusent de le reconnaître. Ils sont bien plus suspicieux avec moi qu’avec aucun Raventhrone jusqu’à présent. Heureusement pour moi, je gagne peu à peu leur considération… mais indubitablement… ta présence facilitera bien les choses. Tu sais parfaitement comment te vendre, tu as bien raison là-dessus ! Jamais je ne me serais douté que tu avais autant de défauts pour l’amour du ciel ! »

Et comme s’il avait été une question de prouver ses dires, Léandre s’était lancé dans des mesquineries dont le seul et unique but consistait à narguer l’indomptable en exposant les interdits. Et ses lèvres s’étaient ourlées, ses sourcils s’étaient froncés et ses canines s’étaient plantées dans une morsure bien méritée. Puis d’un nez retroussé d’une fierté souveraine, la Slave s’était fait un plaisir d’en faire l'affront. « Je croyais que depuis l’épisode de la coupe de Quidditch, tu m’avais retiré le droit de consommer quelconque alcool ! Tiens, d’ailleurs, c’est bien la dernière fois que j’ai eu le plaisir de boire à ma guise ! À ma soif ! De boire tout court puisqu’elle s’est fait connaître à ce moment la démone ! Par ta faute ! Comploteur sans scrupule ! Je suis certaine que tu avais prévu Calypso comme tu avais prévu que je t’épouserais. Un traître ! Auror conspirateur ! Je ne suis qu’une pauvre victime ! » avait-elle pleurniché, levant les yeux vers les cieux en guise de complainte contre l’infortune qu’incombait son mari, avant d’en abaisser son faciès, dont les traits prenaient lentement des airs malicieux. « Que le ciel m’en soit témoin ! Dès que je pourrai, je profiterai de tous les meilleurs champagnes sur terre et puis ce sera à toi ! De m’entendre chanter à tue-tête à trois heures du matin ! AH ! C’est tout ce que tu mérites, Léandre Rosier ! Vil et fourbe personnage ! Pourrais-tu faire couler un peu l’eau chaude s’il te plaît ? J’ai l’impression que l’eau refroidit… j’ai la chair de poule… il ne faudrait pas que le petit chat tombe malade… »




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Sujet: Re: Flashback - Beware the Heir of the rose  | Lun 3 Déc - 13:12
« Ce n’est pas impossible. Honnêtement, mon cerveau est tellement encombré qu’il a probablement profité de l’occasion pour virer quelques notions inutiles. Puis, franchement, en troisième année ... J’avais le plus souvent la tête ailleurs que dans mes cours. Je n’étais pas fondamentalement un premier de classe. Ni théoriquement, en fait. Pas faute d’adorer la métamorphose, cela dit. » Oh, oui. Tellement qu’il avait essayé, en vain, de devenir animagus. Sans jamais y parvenir. Sans jamais y réussir. Sans doute car il était trop impatient et têtu pour vraiment réussir à transcender son existence par ce biais.

Le gloussement de son épouse l’empêcha de s’avancer davantage vers des chemins anxiogènes. Plus facilement qu’en d’autres temps, il parvint à s’accrocher au moment présent. Aux sottises qu’il formulait du bout des lèvres, aux tentatives malicieuses d’Adrasteia et aux si beaux yeux de Calypso. Une réalité si douce en comparaison des regrets et culpabilités passées. « Non, ce n’était pas une mesquinerie. Mais maintenant, je sais très exactement quels sont vos comportements de grossesse. Il va sans dire que si jamais chaussette ne manque à mon pied, je ne me fâcherai pas à en deviner la raison. N’est-ce pas, Adrasteia ? » De nouveau, il avait agité ses doigts vers les petits dragonnets, essayant probablement de les hypnotiser ? De les distraire de sa proximité ? « Seras-tu semblable à Rain, Calypso ? Les dragons seront-il tes amis ? Ou suivras-tu les traces d’Ariane, devenant la plus redoutable des Aurors ? Tu feras de grandes choses, va. Même les plus minimes seront des victoires accablantes ! »

Naturellement, l’ancien Auror s’amusa de la théâtralité de la Slave, lui déposant un bref baiser contre le front tandis qu’ils se serraient les uns et les autres. « Je pensais, bien naïvement oh pardonne-moi, que d’être le père de cet adorable enfant m’ouvrirait toutes les portes de l’UkRa. » Il la taquina de son sourire moqueur habituel avant de se raviser et d’adresser une infime caresse à la petite Valkyrie. « Par respect pour notre adorable et minuscule guerrière, je ne mentionnerai pas les outrages réservés à ceux qui oseront remettre en doute ta position au sein de l’entreprise. Mais oui, Calypso, papa il est doué pour dire aux gens méchants qu’ils sont ... » Il étouffa un énième petit rire. Il était irrécupérable. « ... Méchants. »

D’une audace coutumière, mélange de traits narquois et amoureux à la Rosier, il l’écouta poursuivre ses allégations. Se plaignant et geignant de son insupportable époux (et il ne pouvait que la comprendre : il était sincèrement insupportable). Que le ciel m’en soit témoin. Léandre leva également les yeux au ciel, non sans souffler son amusement contre le front de l’intenable madame Rosier. « Mais oui, ne t’inquiètes pas, je ne me lasserai jamais de te voir boire jusqu’à chanter le plus faux possible. Dès que tu en auras l’occasion, tu te vengeras : même si je suis vil et fourbe, je te laisserai cette victoire-là. Tu m’en voudrais éternellement sinon. Et l’éternité, c’est long, très long Adrasteia. » Il se pencha sur le côté pour en rouvrir le robinet, sans chercher à dissimuler sa surprise. Son incompréhension. « Tu es bien frileuse, l’eau est chaude. Même la petite commence à s’y faire. As-tu déambulé nue dans les couloirs, cette nuit, pour en attraper froid ? Regarde Calypso, ça lui plait ... Non ? »



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Flashback - Beware the Heir of the rose
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