Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore

Ethan C. Keywairavatar
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Pseudo : Colette
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Crédits : Cookiesstorm
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Sujet: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Jeu 1 Nov - 13:25
Ethan Keywair
Informations civiles
Nom : Keywair
Prénom(s) : Ethan, Craig
Date de naissance : 25 Octobre 1972
Âge actuel : 28 ans
Origines : Anglaises
Métier, cursus : Avocat au département du MCC
Alignement politique :Progressiste mais pas encore engagé dans quelque groupe ou organisation. Il illustre ses idées dans son travail et pour l'instant, ça lui prend bien assez de temps comme ça.
Informations Magiques
Statut de sang : Mêlé.
Baguette : Sa première baguette était en bois de poirier et contenait un crin de licorne. Il se l'est faite voler par des gobelins dans des circonstances assez remarquables qui le font autant rire que grogner quand il y repense.
Depuis, sa baguette est en bois de hêtre et contient une écaille de ndjamulji. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux et a tendance à se sentir extrêmement nerveux dès qu'il ne l'a pas sur lui.
Préjugés : Malgré une ouverture d'esprit qu'il considère être son plus grand atout, Ethan se surprendra à tenir des propos, certes bienveillants, mais parfois condescendants à l'égard des moldus. Il considère qu'ils sont tout à fait égaux aux sorciers dans leurs droits et dans leurs capacités intellectuelles, mais a tendance, tout de même, à les penser plus fragiles, nettement plus vulnérables que les sorciers et donc, plus nécessiteux en terme de protection. Cette réflexion est inconsciente ; pour lui, l'égalité va de soi et il est le premier à la prôner, sans réaliser tout à fait que pour la mettre en application, il lui faudrait commencer par se remettre en question lui-même.
Patronus : Un dragon du komodo
Épouvantard : Des explosions, des cris, une impression de danger imminente. Souvenirs de la bataille de Poudlard dont il ne s'est jamais vraiment remis
Miroir du Riséd : Il n'en sait trop rien, ses propres désirs ont toujours été assez flous même pour lui. Ce ne serait probablement rien de plus que lui entouré de sa famille et de ses amis.
Ancienne école/maison : Gryffondor

Descriptions
Caractère de votre personnage
Ethan est une indécrottable tête brûlée ; fonceur, borné, le plus souvent inconscient du danger, il est très difficile à faire changer d'avis, surtout quand il a quelque chose de stupide en tête. S'il s'est assagi en grandissant, il n'en demeure pas moins quelque peu fier et facile à provoquer ; toujours partant pour relever un défi, il aime les challenges, se dépasser, donner le meilleur de lui-même - le tout dans la bonne humeur, la plupart du temps. Qand la provocation est sérieuse ou menaçante, c'est une autre paire de manches. Il ne plaisante ni avec ses responsabilités, ni avec la sécurité de ceux qu'il aime ; et s'il est question de l'un ou de l'autre, alors il devient impossible de trouver homme plus sérieux que lui.

S'il est un aspect du caractère d'Ethan sur lequel tout le monde est d'accord, c'est probablement sa gentillesse. Vantée ou dénigrée, elle est incontestable et omniprésente ; sa bienveillance, ainsi que sa détermination à être quelqu'un de bien le font très souvent passer pour un grand idéaliste naïf - ce dont, par ailleurs, il ne se défend absolument pas. Il croit dur comme fer que la bonté et la générosité sont ce qui permettra au monde de ne jamais reproduire les erreurs du passé ; pour lui, tout n'est qu'une question de volonté. Bien qu'il soit le premier à reconnaître que sa vision de la vie est très utopique, il considère qu'il n'y a rien de condamnable en le fait de croire que le monde pourrait devenir un endroit meilleur ; et s'il n'imagine pas qu'un jour la terre entière se transformera en un joyeux territoire uni en harmonie, il défend avec conviction l'idée que c'est en agissant de concert dans un objectif commun qu'on fait avancer les choses dans la bonne direction.

La brutalité et la cruauté dépassent depuis toujours son entendement ; ce sont des choses qu'il n'arrivait tout simplement pas à concevoir, avant d'y être confronté plus que directement pendant la guerre. Cet événement a d'ailleurs renforcé sa vision du monde très manichéenne -avant, tout le monde était beau et gentil, mais maintenant il y a aussi des méchants, attention-, qu'il ne tend à remettre en question que récemment. C'est en effet un homme effroyablement entêté, capable d'argumenter pendant des heures sur tout et n'importe quoi quand il considère que son interlocuteur en vaut la peine. Il n'aime pas avoir tort, et c'est un très mauvais perdant. Autant dire que les idées qui sont ancrées dans sa petite tête depuis longtemps sont très difficiles à déloger, même s'il en a la volonté.

D'autre part, c'est un homme dévoué et passionné : il s'investit corps et âme auprès de ce qui lui tient à coeur. Ses amis et sa famille savent qu'il sera toujours présent et que quoi qu'il arrive, il fera d'eux sa priorité. Épris de musique depuis sa plus tendre enfance, il consacre ses rares moments de solitude à la composition. Dans une autre vie, il aurait aimé être musicien professionnel, mais l'idée d'être sous les projecteurs ne lui plaisait que trop moyennement pour qu'il envisage une telle orientation. Quand on lui rétorque qu'aujourd'hui, en tant qu'avocat, il est pourtant régulièrement le centre de l'attention lorsqu'il s'exprime à la barre, il se défend en disant que ce n'est pas comparable puisqu'il ne prend pas la parole simplement pour dire regardez-moi et aimez ce que je fais. Si c'est pour les autres et en prime, pour une bonne cause, alors c'est bien plus facile. D'ailleurs, cet état de fait est valable pour absolument tout ; si jamais il ne lèvera sa baguette pour attaquer en premier, il s'est pourtant découvert une férocité insoupçonnée lorsqu'il s'agit de prendre la défense d'un proche.

Ethan est quelqu'un de très maladroit ; dans ses mots (auparavant) ou dans ses gestes, sa bonne volonté n'égale que sa capacité à s'y prendre de la mauvaise façon. Quand ce n'est pas en musique, il improvise très mal et a appris, pour le bien de son avenir professionnel, à s'organiser et à préparer convenablement chacune de ses interventions - un miracle, à entendre sa mère, qui se souvient encore trop bien du gamin écervelé et dissipé qu'il était avant la fin de sa scolarité à Poudlard. D'autre part, l'exercice de son métier lui a permis d'acquérir une certaine éloquence qui facilite grandement son quotidien - puisqu'il arrive enfin à ne plus dire une chose pour exprimer son contraire.
Cette aisance dans le discours disparaît pourtant comme neige au soleil lorsqu'il doit parler de lui, ou de ce qu'il ressent. Tourné vers les autres et vers le monde de part sa nature curieuse et sa faculté d'abnégation présentes depuis son plus jeune âge, ce qui se passe dans sa tête est resté un vrai mystère pour lui. Il lui est très difficile d'exprimer ses sentiments, ses ressentis, et ne comprend souvent même pas comment il appréhende ce qui lui arrive. C'est pourquoi il n'essaie la plupart du temps même pas de poser des mots sur tout cela. Ainsi, malgré son sourire facile, son tempérament chaleureux et son humour -objectivement assez mauvais- il reste extrêmement secret.

Autres informations
Il porte les cheveux longs et ne les coiffe que pour aller travailler - il les attache ~ Il a tout le temps faim ~ Il joue de la guitare depuis qu'il a cinq ans ~ C'est un énorme dormeur ~ Il adore faire des blagues idiotes à ses amis ~ Quand il était en quatrième année à Poudlard il a sauté dans le lac en plein mois de décembre pour prouver qu'il en était capable ~ Il est tombé amoureux. Une fois. Ca s'est mal passé ~ Il adore le vieux rock moldu ~ Il déteste les chaussettes blanches ~ Il est foutrement incapable de cuisiner quoi que ce soit sans que ce soit un désastre - mais adore les pizzas de Rain ~ Il porte la montre de son grand-père et c'est, avec sa guitare, l'objet qu'il chérit le plus au monde ~ Il adore le whisky et n'a jamais réussi à s'en dégoûter malgré toutes les cuites qu'il y a prises ~ Il est fan de quidditch, mais pas assez doué pour avoir fait partie de l'équipe de sa maison ~ Son patronus est un dragon du komodo, et il en est très fier ~ Pendant la bataille de Poudlard, il a été blessé et a perdu sa main gauche, qui a été remplacée par une prothèse, fruit direct de la magietechnologie.

Réputation
Ethan est quelqu'un de bien ; c'est en tout cas comme ça qu'il espère pouvoir se définir. On dit de lui qu'il est calme, souriant ; un type assez sympathique, en somme, même s'il a l'air de vivre au pays des bisounours, selon ses connaissances moldues. Ses amis diront de lui qu'il est très attentionné, à l'écoute, présent. Les autres diront sans doute qu'il n'est pas franchement malin, après avoir essayé de le berner et probablement réussi en se jouant de son acharnement à croire spontanément le reste du monde bienveillant.
Dans un environnement professionnel, il a la réputation d'être quelqu'un de sérieux et responsable, capable d'un investissement exemplaire. Il n'est pas difficile de voir que la plupart des causes qu'il défend à la base lui tiennent très à coeur, et qu'il se sent parfois, peut-être, un peu trop impliqué dans des affaires

Rêves & Ambitions
Ethan n'aspire plus à grand chose d'un point de vue personnel. Il a obtenu ses diplômes et exerce un métier qui le passionne ; il chérit ses proches qui sont encore en vie et retrouve doucement la quiétude qu'il a perdue trois courtes années auparavant. Maintenant qu'il a conscience de la fragilité de son bonheur, il le protège autant qu'il le peut et espère simplement le voir perdurer. D'un point de vue plus général, il croit en la pérennité de la mixité, et espère de tout coeur que d'autres projets à l'image d'Atlantis favoriseront une cohabitation pacifique. Rien ne lui fait plus peur que de voir le monde se déchirer à nouveau.


Opinions Politiques
Quel est le ressenti de votre personnage vis à vis de la mixité ?
La mixité lui apparaît comme la meilleure chance de permettre au monde de vivre en paix. Il croit dur comme fer que c'est en apprenant à connaître ce qui nous est étranger qu'on arrêtera d'en avoir peur ; alors, les guerres n'auront plus aucune raison d'être et plus personne n'aura à craindre que l'histoire se répète.
Si cela lui semble aussi évident, c'est parce que ses parents sont tous les deux nés moldus, et qu'il a grandi à mi-chemin entre les deux mondes. Il n'a jamais vraiment compris la raison pour laquelle il a fallu garder le secret auprès de son grand-père - qui a fait, lui a-t-on raconté, un violent déni des pouvoirs magiques de sa fille lorsqu'elle en a fait la manifestation pendant son enfance. Une fois le secret dévoilé en 81, le vieil homme a refusé d'entendre parler de magie, convaincu que ce n'était là qu'une jolie supercherie qui amusait tous ces idiots. Ethan a fait semblant d'y croire, comme le reste de sa famille - pas question de brusquer l'homme en fin de vie -, convaincu que si son grand-père avait grandi dans un monde comme celui qui était en train de se bâtir, il n'aurait pas eu tant de mal à appréhender la vérité, et tout se serait mieux passé. Rien n'est plus dangereux que l'ignorance, surtout lorsqu'elle est consciente et assumée.

Que pense-t-il des groupuscules extrémistes sorciers et moldus, tels que Magic is Might et Gloriam ?
Ils sont dangereux et totalement à côté de la plaque. Ethan n'arrive pas à appréhender leur logique ; la mixité n'est, à son sens, pas un fléau, mais la clé pour un monde meilleur. Il se méfie de ces groupes comme la peste et l'escalade de leurs actions revendiquées ces derniers mois l'inquiète énormément.

La technomagie: bonne ou mauvaise idée ? Pourquoi ?
Bonne idée, très bonne idée même. C'est l'incarnation la plus concrète de la mixité, de ce que chaque monde peut apporter à l'autre pour un progrès profitable à tous. Il y était déjà favorable avant ; mais depuis qu'il a lui-même pu des bienfaits de cette innovation, il ne perd pas une occasion d'en faire l'apologie.


Biographie

27 Août 1984
« Je comprends vraiment pas pourquoi vous voulez déjà l’envoyer à l’internat. En ECOSSE.  » Ethan regardait son assiette, et écoutait attentivement les propos de son grand-père Peter, assis au bout de la table de la salle à manger. Le vieil homme était bougon ; il savait que son petit-fils allait partir pour de longs mois, et c’était d'après ses dires la seule personne qui s’intéressait à lui dans cette foutue famille. Quoiqu’en vérité il n’avait pas vraiment besoin d’une bonne raison pour être bougon, la plupart du temps. Ellen, la mère d’Ethan, assise à sa gauche, soupira doucement avant de répondre. « C’est une très bonne école, et il y sera très bien. » Peter Southlington maugréa dans sa barbe quelque chose que personne ne comprit, et engloutit un morceau de viande en regardant dans le vide, l’air franchement contrarié. Ethan releva vers lui un visage légèrement défait ; la peine que ressentait son grand-père lui faisait mal au coeur, et il se sentait un peu coupable. En plus, il ne fallait surtout pas lui dire que l’école dans laquelle il se rendait était une école de magie, sinon il allait avoir une crise cardiaque - c’était son père qui l’avait dit, avant de se faire copieusement gronder par sa femme. D’une voix fluette, le petit garçon fit doucement. « Je reviendrai te voir pour les vacances, papi. Sois pas triste, d’accord ? » Le vieil homme posa sur lui ses yeux sombres, et ne répondit pas. Le garçon, perdu, se tourna vers sa grand-mère qui secoua légèrement la tête, et il comprit qu’il ne devait pas insister.

Dans un coin de la pièce, les informations nationales passaient à la télévision. La voix du présentateur comblait le silence pesant qui s’était installé autour de la table, et on entendit parler du ministre de la magie - un personnage important, semblait-il, même si Ethan n’avait pas bien compris quel était son rôle. Alors, Peter se redressa, une grimace de dégoût accrochée aux lèvres. « Mais ils ont pas bientôt fini avec ces conneries ! Ca fait trois ans que ça dure, cette mauvaise plaisanterie, ça commence à bien faire. Si j’étais au gouvernement, je peux t’assurer que… » « Papa ! intervint Ellen, exaspérée, après avoir échangé des regards étranges avec les deux autres adultes autour de la table. Arrête de t’énerver, éteins la télé. » Ethan avait gardé le silence. Il savait que la magie ce n’était pas des conneries ; ses parents pouvaient en faire, tous les deux, et si sa grand-mère ne le pouvait pas, ça ne l’empêchait pas de s’émerveiller lorsque son petit-fils faisait léviter les objets autour de lui quand il dormait - c’était sa mère qui lui avait raconté ça. Il ne comprenait pas bien pourquoi son grand-père refusait d’y croire, mais on lui avait fait promettre de ne jamais lui en parler. Alors, il obéissait. Tout ou presque était magique chez ses parents, mais rien ne l’était ici ; il fallait respecter ça. Pense au coeur de papi, lui avait dit son père.
La télé fut éteinte et un silence de mort s’installa dans la pièce. Il termina son assiette sans rien dire et aida à débarrasser la table, tandis que sa grand-mère sifflait I dreamed a dream pour combler le silence. Lorsqu’il revint, Craig, son père, s’exclama, visiblement las de cette atmosphère aussi habituelle qu’insupportable lorsqu’ils évoquaient la magie auprès du grand-père réfractaire « Et si tu nous jouais un peu de guitare, Ethan ? » Le garçon vit distinctement le regard de son grand-père s’éclairer, et il lui offrit un grand sourire avant de détaler chercher l’instrument de musique resté dans l’entrée.

Lorsqu’il commença à jouer, il sentit le poids que le silence avait jeté sur les épaules de tout le monde s’évaporer. S’il y avait bien une chose de commune à tous les membres de cette famille, c’était la musique ; et dans les moments où leurs différences prenaient trop de place, ils avaient presque systématiquement recours à cela.
Cependant, Peter se leva soudain, et s’approcha, les sourcils froncés. « Tu vas trop vite, mon petit. Le tempo c’est soixante, ça veut dire que tu as un temps par seconde. » Ethan arrêta de jouer, les lèvres pincées ; il leva le nez vers son grand-père qui vint s’agenouiller doucement devant lui. En silence, il dénoua la grosse montre qu’il avait autour du poignet ; c’était un objet magnifique, qu’Ethan avait toujours profondément admiré. Une fois, il lui avait demandé si, quand il serait mort, son grand-père voudrait bien la lui donner. Sa mère s’était étouffée avec son thé et Peter s’était mis à rire, en lui disant que peut-être, s’il était sage.
Il porta l’objet près de l’oreille du garçon. « Ecoute, et concentre-toi. » Le petit s’exécuta, prenant bien soin de suivre le rythme qu’il entendait battre tout près ; il acheva le morceau sans être interrormpu, et lorsqu’il releva la tête, il croisa le sourire chaleureux du vieil homme. « C’est très bien, bonhomme. » Il tendit la main et lui ébouriffa les cheveux ; le garçon avait rarement été aussi fier. A lui-aussi, son grand-père allait lui manquer, quand il serait à Poudlard.

31 Août
Incapable de tenir en place, Ethan courait dans tous les sens, passant d’une vitrine à l’autre sous le regard aussi amusé qu’attentif de son père. Il n’était jamais venu au chemin de travers auparavant ; en fait, il n’était pour ainsi dire jamais venu à Londres avant aujourd’hui. Ses grands-parents habitaient dans un quartier résidentiel en périphérie de la ville ; quant à sa famille à lui, elle avait toujours vécu à Manchester. Le centre sorcier de la métropole lui était totalement étranger ; ses yeux se posaient partout, brillants de curiosité. Emerveillé, le garçon colla son nez sur la vitre pour observer de plus près ce qu’il y avait de l’autre côté. « Papa ! Viens voir ! » L’adulte était déjà derrière-lui, et admirait lui-aussi le balais de présenté à la devanture du magasin. « Tu sais ce que c’est ? » Il savait pertinemment que son père savait : à Manchester, il fabriquait des balais, lui-aussi. « Un Lancechêne 79. C’est un balais de collection. » Le gamin s’enthousiasma « Je veux devenir champion de quidditch avec celui-là ! » Son père pouffa. « Tu risques d’avoir du mal. C’est un très vieux modèle. » Perplexe, Ethan leva la tête vers lui. « Il ne vole pas ? » Craig se mit à rire. « Oh, si. C’est juste qu’il n’est pas très rapide. Si tu veux gagner, tu devrais plutôt regarder celui-là. » Il désigna du doigt le dernier modèle de Comète, avant de réaliser qu’il était probablement en train de donner de très mauvaises idées à son fils. La dernière fois qu’Ethan était monté sur un balais, il avait fini dans un arbre. « Tu viens ? Il faut qu’on aille chez  Ollivander’s acheter ta baguette magique. » lâcha-t-il, l’air de rien, arrachant le garçon à sa contemplation émerveillée.

Heureux comme au jour de Noël, Ethan ne se fit pas prier. Il courut au-devant de son père pour trouver la boutique en question, plissant les yeux pour déchiffrer les enseignes. « C’est là ! » s’exclama-t-il, tandis que son père le rejoignait. Il poussa la vieille porte de toutes ses forces pour pénétrer dans le bâtiment. Les murs de la pièce étaient entièrement recouverts d’étagères, elles-mêmes occupées par des dizaines - non, des centaines, des MILLIERS - de boîtes. « Wouahou… » L’adulte, près de lui, regardait lui-aussi tout autour de lui. Ca faisait bien longtemps qu’il n’avait pas mis les pieds ici.

Un vieil homme, derrière le bureau face à l’entrée, les regardait attentivement, comme plongé dans ses pensées. Ethan s’approcha en trottinant. « Je viens acheter une baguette ! » Il entendit son père marmonner « Oui, ça n’allait pas être pour un numéro de claquettes… » Le vieil homme observa le père du garçon, qui lui sourit poliment. « Nous nous connaissons. » Le fabricant de balais hocha la tête. « Craig Keywair, j’ai… » « Cèdre, griffe de yéti. Trente-quatre centimètre et demis. Rigide. » Ethan fixait son père avec de grands yeux, avisant son sourire s’élargissant à mesure que le vieil homme parlait. Etait-ce lui qui fabriquait toutes ces baguettes ? « J’ai l’impression que c’était hier. » Ollivander sourit à son tour, et se tourna vers l’enfant. « Comment vous appelez-vous, mon garçon ? » « Ethan ! » fit-il joyeusement, retrouvant son enthousiasme. Aujourd’hui, c’était son tour !

Le vieil homme acquiesça et se leva de son bureau. Il prit sur le jeune garçon tout un tas de mesures avant de fouiller dans ses étagères pour revenir finalement lui présenter une baguette. Le bois était presque roux ; il croyait y percevoir de légers reflets rougeoyants. « Hêtre,
écaille de ndjamulji, trente-et-un centimètre douze, légèrement flexible.
» Comme hypnotisé, Ethan regarda la baguette pendant de longues secondes avant de tendre doucement la main pour s’en emparer. Il la tint contre sa paume, et aussitôt sentit le bois trembler entre ses doigts. Ses yeux s’écarquillèrent, et il leva un regard intrigué vers le fabricant qui lui reprit l’objet, songeur. « Hum… c’est peut-être trop tôt. » Il repartit, et revint une minute plus tard. « Essayez celle-ci. » Il lui présenta une baguette dorée, brillante. La tige ondulait légèrement, et tournait sur elle-même pour effectuer une petite torsade. Il s’en saisit avec précaution. « Poirier, crin de licorne, vingt-huit centimètre quarante-trois, plutôt rigide. » Une douce chaleur se propagea du bois dans la paume de sa main, et il ressentit la baguette. Son coeur se mit à battre plus fort, sans qu’il comprenne pourquoi, mais ça lui importait peu ; il était fasciné.
Levant les yeux vers le vieil homme, il vit celui-ci hocher la tête, l’air satisfait ; alors il se tourna vers son père et lui offrit son plus beau sourire. « Je crois que c’est celle-là. »

1er Septembre
Cette attente était interminable ; Ethan trépignait sur place en observant ses camarades passer les uns après les autres sous le Choixpeau. Il n’en pouvait plus de patienter ; dans le train, lui et ses nouveaux amis avaient passé des heures à débattre sur les différentes maisons de Poudlard. Les trois autres avaient très vite déterminé qu’ils voudraient aller dans n’importe laquelle, mais pas Serpentard. Il avait vaguement rétorqué que sa mère était allée dans cette maison et qu’elle n’était pas un monstre pour autant, avant de reconnaître qu’il n’avait pas très envie d’y aller non-plus. De ce qu’il croyait savoir, elle ne lui correspondrait pas du tout. Et puis, de toute façon, si ses amis ne voulaient pas y être répartis, il n’avait aucunement l’intention de s’y retrouver tout seul.

Près de lui, Rain, Tonks et Charlie attendaient eux-aussi avec appréhension. Ils s’étaient rencontrés dans le Poudlard express et le voyage était passé à toute vitesse, entre les pitreries de la métamorphomage qui les avait tous impressionnés, l’explosé du Weasley sur les dragons et la musique qu’il avait jouée avec la finlandaise. L’inconnu n’avait jamais fait peur à Ethan, mais maintenant qu’il avait trouvé des repères, il espérait de tout coeur ne pas les perdre en étant envoyé dans une maison tout seul. « J’ai faim. » grogna-t-il une première fois, essayant de faire taire son anxiété en pensant à autre chose. Mauvaise idée : la pensée de son estomac s’autodigérant dans son ventre se mit à l’obséder. Il essaya de se concentrer sur Tonks, cherchant à deviner quelle serait la prochaine couleur que prendraient ses cheveux, mais Rain lui prit la main et la boule à facette se fit moins vive. Sur l’estrade, McGonagall en était aux G. « J’ai faim. » se plaignit-il encore, avant de croiser le regard amusé de Charlie. « Sans rire, ajouta-t-il, je crois que je vais mourir si je ne mange pas quelque chose. » En plus, il n’y avait rien du tout sur les interminables tables qui traversaient l’immense hall. Combien de temps encore faudrait-il attendre pour pouvoir se mettre quelque chose sous la dent ?

La directrice adjointe de l’école arriva enfin aux K, et il ne put retenir un profond soupir de soulagement qui lui valut un regard noir. Un sourire désolé étira furtivement ses lèvres tandis qu’il se balançait d’un pied sur l’autre, plus impatient que jamais.

Lorsqu’enfin il fut appelé, il se précipita si vite vers le tabouret qu’il manqua bien se casser la figure devant tout le monde. L’expression sévère de McGonagall le résolut à se calmer avant de provoquer une catastrophe, et il s’installa prudemment. Le vieux chapeau fut déposé sur sa tête, exactement au moment où son ventre se mit à gronder bruyamment ; il écarquilla les yeux, légèrement gêné ; sursauta lorsqu’il entendit une voix rauque ricaner juste au-dessus de lui. « La salle commune des Poufsouffle est juste à côté de la cuisine. Je crois que ce serait la maison idéale, pour toi… » Un léger rire s’échappa d’entre ses lèvres, malgré lui. C’est tentant. « Mais je vois une grande témérité en toi, beaucoup d’audace et de détermination… Je crois qu’il vaut mieux GRYFFONDOR ! » Le tonnerre d’applaudissement qui s’éleva de la table rouge et or lui arracha un sourire jusqu’aux oreilles, et il sauta de son perchoir pour courir rejoindre ses nouveaux camarades. Le rire aux lèvres, il s’installa à côté d’une jeune fille qui venait d’être répartie ; Enora, se rappela-t-il distraitement, avant de reporter son attention sur l’estrade.

Rain passa peu de temps après lui, et lorsqu’elle fut envoyée dans la même maison que lui, il ne put s’empêcher de sauter sur ses pieds en applaudissant, criant des hourras de toutes ses forces sous le regard amusé de ses voisins plus vieux. Lorsque la Kvelgen s’approcha, il lui tendit une main dans laquelle elle fit claquer énergiquement la sienne, avant de s’asseoir près de lui.

Il fut un peu déçu de voir Tonks partir à Poufsouffle, mais se consola en voyant les jaunes et noirs l’accueillir avec un enthousiasme équivalent à celui des Gryffondor. Elle avait l’air ravie, alors tout allait bien. Charlie, à la fin de la liste, fut l’un des derniers à rejoindre leur table ; Rain lui avait gardé une place face à elle et il s’y plaça joyeusement. Alors que McGonagall appelait les derniers élèves, Ethan se pencha vers ses deux amis. « Dites, vous pensez qu’on mange bientôt ? »

Septembre 88
« Tu veux toujours être avocat, au fait ? » La question, sortie de nulle part, fit lever à Ethan le nez du livre dans lequel il était plongé - et interrompit temporairement l’air des Misérables que sa grand-mère sifflait depuis le canapé. Son grand-père le regardait, pensif. Il lui répondit en hochant simplement la tête. C’était au moins la dixième conversation qu’ils avaient à ce sujet depuis qu’il était enfant, et la réponse était toujours la même. « C’est drôle, je pensais que ça te passerait avec l’âge. » Un sourire passa furtivement sur les lèvres du jeune sorcier. « Tu m’as promis ta montre, si je rentre en fac de droit. » Plaisanta-t-il, arrachant un éclat de rire au vieil homme. « C’était uniquement pour te faire comprendre qu’on ne fait pas de promesse à la légère. »

Ethan haussa un sourcil, perplexe. « Alors quand j’ai juré que je deviendrai avocat, tu m’as promis quelque chose que j’espère depuis toujours simplement pour qu’en changeant d’avis je me rende compte que je n'allais jamais l'avoir tout ça parce que j’avais juré trop vite ? » Peter hocha la tête, très sérieux, et Ethan ne put s’empêcher de sourire. « C’est un peu tordu, quand même. » « Qui est-ce que ça étonne ? » intervint sa mère, assise derrière son journal dans le grand fauteuil du salon, qui écoutait visiblement la conversation. Le vieillard leva les yeux au ciel, décidant d’ignorer sa fille. « Pourquoi tu veux faire ça ? Ce n’est pas uniquement pour la montre, j’espère ? » « Mais tu vas le laisser tranquille, un peu ? » Ethan ouvrit la bouche pour répondre, mais son grand-père fut plus rapide. « Il me semble que ton fils est assez grand pour me le dire lui-même si mes questions lui posent problèmes. Ca te pose un problème, Ethan ? Non, ça ne lui pose pas de problème. Alors lis tranquillement tes bobards sur la magie et le monde merveilleux des elfes, et fiche-nous la paix. »

Le jeune homme dissimula une grimace. Avec les années, Peter n’avait pas davantage accepté de reconnaître l’existence de ce monde auquel il pensait ne pas appartenir. Ca devenait de plus en plus difficile de faire comme si de rien n’était ; lorsqu’il avait reçu les résultats de ses BUSEs, quelques semaines plus tôt, il avait été compliqué d’improviser sur l’intitulé de ses matières scolaires. Une chance que le vieux n’ait pas eu ses lunettes sur lui pour déchiffrer le document… « J’ai toujours voulu faire ça. Défendre les gens, représenter la justice. C’est important, je veux dire. C’est ça que je veux faire. » Il fronça les sourcils ; pourquoi était-ce si compliqué de trouver les bons mots pour exprimer l’étendue de sa conviction ? Face à lui, Peter eut un sourire un peu triste, presque désolé. « Tu sais, tu ne travailleras sûrement pas pour celui qui a raison, mais plutôt pour celui qui te paiera le plus cher, bonhomme. »

Un long soupir résonna depuis le fauteuil, auquel Ethan ne prêta pas attention. Malgré la contrariété, il répondit calmement. « J’espère bien que non. Si je voulais travailler pour l’argent, je deviendrais plutôt médicoma-euuuh médecin, je veux dire. Ou alors notaire. Quelque chose comme ça. » Il avait entendu le bruissement du journal un peu plus loin ; apparemment, sa mère était plus sujette aux crises cardiaques que son grand-père. Ce dernier haussa les épaules. « Hum. En tout cas, quitte à t’orienter pour une montre, tu aurais mieux fait de devenir horloger, comme moi. J’aurais même pu te laisser ma boutique, si je n’avais pas été obligé de la laisser à ce petit ingrat de… comment il s’appelait déjà… » Ethan baissa la tête vers le livre toujours posé devant lui, ajoutant simplement « Eh bien tu vois, papi, si tu avais eu un bon avocat, peut-être que tu l’aurais gardée, cette boutique. Ca m’aurait même bien plu de la reprendre, mais le monde a plus besoin d’avocats que d’horlogers apparemment. »

Juillet 89
« Sweeeeet home Aaalabama ! » Guitare à la main, Ethan s’amusait comme un fou. Il se dandinait en chantant, balançant son corps entier d’un côté puis de l’autre pour marquer la pulsation, son regard rieur sautant régulièrement des quelques passants qui s’arrêtaient pour les écouter au visage radieux de ses amis, jouant près de lui leur partie de l’arrangement qu’ils avaient fait de la chanson originale pour l’adapter à leurs instruments. Il n’y avait pas de violoncelle, dans la version de Lynyrd Skynyrd. « Where the skies are so blue ! » Ils avaient profité d’un après-midi ensoleillé pour improviser une petite scène dans un coin de Hyde Park. Les passants, principalement moldus, chantaient parfois quelques vers avant de poursuivre leur chemin. D’autres les écoutaient, aussi perplexes qu’intrigués, pendant un peu plus longtemps. Un jeune garçon s’était même approché d’un peu plus près entre deux chansons, posant une ou deux questions sur ce que c’était que cette drôle de musique - il ne connaissait pas le rock moldu, de toute évidence. Ca n’avait pas grand chose d’étonnant ; cette musique, déjà ancienne, ne s’était pas beaucoup popularisée parmi les sorciers. Trop simple, avait-il entendu une fois ou deux, pour sa plus grande consternation. Forcément, lorsque l’on utilisait la magie pour modifier voire dédoubler le son des instruments, on obtenait quelque chose de bien différent. Il avait toujours considéré que c’était de la triche, et Rain était d’accord avec lui - alors il considérait qu’il avait raison, et puis voilà.

Deux heures après qu’ils aient commencé à faire profiter la ville de leur musique subliminale - et bien mieux jouée que la plupart des musiques de rue, entendons-nous -, ils furent interrompus par Tonks qui les avait rejoints une demie heure plus tôt et qui commençait à s’impatienter. « C’est pas que j’aime pas vous écouter, mais on va finir par être en retard pour la séance de cinéma. » Ils ramassèrent tout leur matériel et passèrent en vitesse chez la métamorphomage pour y déposer leurs instruments avant de rejoindre le cinéma. « On va voir quoi, déjà ? » « Hellraiser II, c’est mon père qui nous le conseille. » L’affiche du film n’était pas très engageante, mais il n’y avait pas un million de propositions. « Je suis plus très sûre de faire confiance à ton père, d’un seul coup… » Il haussa les épaules. « Sinon on reporte, mais puisqu’on est là… » Tonks pénétra dans le bâtiment, lançant à la cantonade « Bon, on va pas y passer la nuit. Qui m’aime me suive ! »

Deux heures plus tard, ils ressortirent de là en affichant chacun une tête de dix pieds de long. « Je te déteste, Nymphadora. » « A la base, le fautif, c’est Ethan. » « A la base, le fautif, c’est le père d’Ethan. » corrigea-t-il, tâchant d’échapper au courroux de ses trois amis légèrement perturbés par ce qu’ils venaient de voir. « C’était vraiment super bizarre. » « Vous croyez que celui qui a fait ce film est un moldu qui n’a rien compris à la magie et qui s’est inspiré quand même ?  » « J’en sais rien, et très honnêtement je m’en tape. Plus vite j’aurai oublié que ce truc existe et mieux je me porterai. » Une seule seconde de réflexion fut nécessaire aux trois autres pour qu’ils expriment leur assentiment. « Je propose un verre pour nous aider à oublier. C’est mon père qui invite, il nous doit bien ça. » « Okay, à condition que tu ne choisisses pas le bar. Je me méfie de ta famille à partir de ce jour et jusqu’à la fin des temps, Keywair. »

Août 91
Le coeur serré, Ethan s’approcha à pas lents du petit salon dans lequel étaient installées sa mère et sa grand-mère. Il avait une enveloppe dans une main, la lettre qu’elle contenait dans l’autre, et malgré la bonne nouvelle annoncée, il était foutrement incapable de se réjouir. Ellen leva les yeux de son journal pour l’observer, une question silencieuse dans le regard. « C’est la réponse de l’université. Je suis reçu. » Sa grand-mère leva elle-aussi la tête pour le dévisager. « C’est une excellente nouvelle, Ethan. Ne fais pas cette tête. Il aurait été extrêmement fier de toi. » Il serra les mâchoires, incapable de répondre quoi que ce soit, et alla simplement s’installer près d’elle sur le canapé. Doucement, elle lui prit le document des mains et en commença silencieusement la lecture. Quelques secondes plus tard, elle relevait la tête, surprise. « C’est à l’école moldue ? » Il hocha la tête, mécaniquement. « Oui, articula-t-il, la voix rauque. J’avais écrit au ministère de la magie pour demander un aménagement, parce que j’espérais pouvoir suivre les cours équivalents sorciers en même temps, mais ils ont refusé. » Il trouvait ça un peu hypocrite, d’ailleurs ; comment un département supposé favoriser la mixité entre les deux mondes pouvait-il refuser qu’il soit possible de suivre une formation simultanée valable de chaque côté d’une barrière qui était supposée ne même plus exister. ? « C’est pas grave, je vais commencer par un master de droit à la fac et puis j’essaierai d’intégrer un cursus au ministère ; avec un peu de chance ils ne me feront pas reprendre tout à zéro. » « Pourquoi tu veux absolument mélanger les deux ? Une formation au ministère aurait largement suffi, non ? » intervint sa mère, avec sa délicatesse habituelle. Il secoua la tête. « Non. Le but c’est d’être reconnu des deux côtés du monde. Il y a beaucoup de conflits entre moldus et sorciers et pas assez de gens qui sont formés pour comprendre les deux systèmes et les deux façons de penser. Si d’un côté il y a un moldu défendu par un moldu et de l’autre un sorcier défendu par un sorcier, ça ne sert à rien du tout. On peut argumenter comme on veut, si la part d’en face ne comprend pas ce qu’on dit, ça ne va nulle part. » Ellen réfléchit un instant, avant de hausser les épaules, reportant son regard sur son journal en lâchant un simple « Ca tient la route. »

Sa grand-mère, elle, avait gardé sur lui un regard brillant qu’il ne parvenait pas à déchiffrer. « Tu vas bien, mon grand ? » demanda-t-elle doucement. Il prit un moment avant de répondre, posant ses prunelles sombres sur la table basse devant lui. « Je… oui, je crois. Enfin… Je ne sais pas. Ca me fait juste un peu bizarre, mais. Je veux dire… j’en sais rien. C’est débile. » Une main douce se posa délicatement sur la sienne, et il tourna la tête vers le visage bienveillant de sa grand-mère. « Tu aurais voulu qu’il soit là. » La gorge nouée, Ethan hocha simplement la tête. « Ca n’a rien de débile, comme tu dis. » Il ne répondit qu’en poussant un soupir, sans même savoir de quoi il retournait. De la lassitude, de l’abattement ? Il se força à sourire à sa grand-mère qui faisait de son mieux pour l’aider, et récupéra le document qu’elle tenait toujours dans la main. « J’y vais. Il faut que je commence à remplir mon dossier, et, tout ça. » Sans rien ajouter, il se leva, et s’enfuit en vitesse.

Juin 93
« Comment ça, tu l’as perdue ? » Mal à l’aise, il jeta un regard incertain à une Tonks tout simplement en train d’halluciner. « Comment tu as pu perdre ta baguette magique, Ethan ? » Il eut un bref ricanement nerveux, marchant à pas rapides en direction de la boutique d’Ollivanders, son amie à ses côtés. Il n’avait absolument pas prévu de se faire cramer en train de racheter une baguette par qui que ce soit, mais la métamorphomage se trouvait par hasard sur son chemin - et évidemment, elle n’avait pas manqué de lui demander où il allait comme ça. « C’est… c’est trop long à expliquer. » Le regard perçant de la poufsouffle ne le quittait pas, si bien qu’elle manqua de justesse de percuter un passant qui marchait dans l’autre sens. « Tu ferais mieux de regarder où tu vas plutôt que de me fixer comme si tu espérais que ça allait me faire cracher le morceau. » « Tu l’as dit à quelqu’un ? » demanda-t-elle, soupçonneuse. « Rain était avec… non, non personne ne sait. » Trop tard, Tonks jubilait déjà. « Parfait ! Je lui soutirerai la vérité. » Il leva les yeux au ciel. « Tu ne la feras pas craquer non-plus. » « Bien sûr que si. En l’appâtant avec des cookies et des gratouilles dans les cheveux. » Le regard faussement mauvais du jeune homme se posa sur le visage triomphant de son amie. « Tricheuse. » Un ricanement machiavélique lui répondit et il secoua la tête, amusé. « Et toi qu’est-ce que tu faisais ici, au fait ? » « Il me fallait des bouquins. Heureusement que tu en parles, j’y pensais plus. On se voit plus tard ? »

Ils se séparèrent et Ethan pénétra dans la boutique ancestrale. L’odeur du bois travaillé lui parvint aussitôt et, transporté comme la première fois, il se mit à regarder tout autour de lui. Ollivander était juché sur une échelle, un tas de boîtes entre les mains. Le jeune homme le salua tandis qu’il finissait de ranger les baguettes, et le laissa de nouveau prendre ses mesures. « Vous êtes déjà venu, n’est-ce pas ? » Le gryffondor acquiesça. « Ethan Keywair. C’était il y a huit ans. » Le regard du vieil homme s’éclaira. « Je savais que vous reviendriez. Je vais vous chercher votre baguette. » Les sourcils froncés, il attendit planté au milieu de la pièce en se demandant ce que l’artisan magique pouvait bien entendre par là. Lorsqu’il revint et lui présenta une baguette, Ethan eut la surprise de la reconnaître. La baguette rousse. « Bois de hêtre, trente-et-un centimètre douze, légèrement flexible, écaille… » « de ndjamulji, murmura-t-il. Je me souviens. » Lorsqu’il prit la baguette entre ses doigts, il eut l’étrange sentiment d’avoir retrouvé quelque chose d’essentiel, qu’il aurait égaré depuis trop longtemps. Son regard surpris remonta jusqu’au vieil homme. « Comment c’est possible ? » Un sourire énigmatique lui répondit. « Ce sont les baguettes qui choisissent, vous savez. Celle-ci vous avait trouvé, mais vous étiez trop jeune. Elle vous a attendu. »

Mai 98
Il avait un peu de mal à savoir comment il se sentait exactement, mais une part de lui se disait que ça n’avait concrètement pas beaucoup d’importance. Au moins, il se sentait toujours, et c’était déjà pas mal, n’est-ce pas ? Le brouillard de ses pensées, maelstrom de souvenirs épars et de projections d’un avenir désormais inaccessible, lui faisait perdre les peu de repères qu’il avait fini par se faire pour identifier ses émotions. Ce soir, plus rien n’avait de sens. Il pensait à Tonks et à Rain et à Poudlard, à ses parents qui avaient fui le pays et qui avaient bien fait, il pensait aux cris, à la violence qui avait éclaté partout dans tous les sens, fracassant ses beaux idéaux trop fragiles mais franchement, quelle importance ça pouvait bien avoir, ses petites idées, ses petits principes qu’il avait trahis, quand des gens, des enfants, étaient tués sans l’ombre d’un remord ; quelle foutue valeur ça avait, son esprit en vrac et sa culpabilité, sa colère, la haine intolérable qu’il ressentait pour le monde entier et qui lui donnait l’impression de pouvoir exploser à chaque instant, comme si elle faisait bouillonner son sang dans ses veines. Ca n’avait pas la moindre espèce d’importance. Ce qui importait, c’était qu’ils étaient morts, morts pour rien, ou en tout cas pour lutter contre une menace qui n’avait absolument aucune raison d’être. Tout ceci était un non-sens, un délire, un cauchemar. Il se surprenait à espérer que ça s’arrête bientôt, comme si ce n’était pas vraiment réel, comme si tout allait subitement redevenir comme avant. C’était plus facile d’imaginer ça, même si ça ne durait jamais très longtemps.

Mais c’était pas grave. Il était en vie. Rain aussi. Rain allait arriver, et tout irait mieux. Tant qu’elle était là, il pouvait s’en sortir, s’extirper du cauchemar. N’est-ce pas ?
Les portes automatiques de l’aéroport s’ouvrirent et un tas de gens en émergèrent. Il scrutait la foule, sans bouger, attendant simplement une délivrance qui ne venait pas. Qui ne vint pas non-plus lorsqu’il reconnut finalement la minuscule silhouette de sa meilleure amie. Il croisa son regard, et elle s’approcha de sa démarche mécanique, automatique. Sans y penser, il ouvrit les bras lorsqu’elle arriva à sa hauteur ; le bruit mat de la valise qu’elle laissait tomber sur le sol ne lui parvint même pas ; il la serra contre lui à l’en étouffer, comme s’il avait encore du mal à croire qu’elle était bien là, après lui avoir tant manqué. La vérité, c’est surtout qu’il était plus que soulagé de l’avoir retrouvée, comme s’il s’attendait encore à ce qu’une catastrophe arrive pour emporter ce qui restait de ses espoirs.

Ils restèrent enlacés de longues minutes, cherchant comme par réflexe à retenir des larmes qui ne coulaient pourtant plus depuis longtemps. Ethan espérait presque pouvoir rester ainsi jusqu’à la fin des temps, accroché à cette étreinte, seule capable d’apaiser un peu la douleur, de dissiper le brouillard. Il aurait voulu la garder contre lui et attendre ainsi que le temps s’écoule, que le deuil se fasse et que la souffrance disparaisse ; une heure, un mois, cent ans, peu importe. Il l’aurait fait s’il avait cru un seul instant que ça marcherait ; mais tous les deux n’avaient d’autre choix que celui de continuer, puisqu’ils faisaient partie de ceux qui étaient toujours là. En silence et à regrets, il la libéra, et lui tendit une main qu’elle s’apprêta à saisir lorsque d’un coup, trop tard, il se souvint qu’il ne devait surtout pas faire ça. Mais elle avait déjà attrapé ses doigts, et il ne l’avait pas sentie.

Le regard surpris de Rain trouva le sien, et il baissa les yeux, malgré lui, tandis qu’elle se replaçait face à lui pour examiner sa main. La peau habituellement chaude avait été remplacée par une matière dure, froide. Morte, malgré l’enchantement qui lui permettait de bouger cette prothèse exactement comme une vraie main. « Un sortilège de destruction. A Poudlard. » expliqua-t-il, en réponse à sa question silencieuse. Le sort lui avait détruit la main, ni plus, ni moins. Il se souvenait à peine de ce qui était arrivé ensuite, tant la douleur l’avait terrassé ; tout juste se rappelait-il du sang, partout sur lui, du corps sans vie sur lequel il était tombé, convaincu que ce serait son tour bientôt. Mais ce n’était pas arrivé. Une association particulièrement poussée de magie et de science avait permis à l’hôpital qui l’avait pris en charge de reconstruire sa main à partir de matières innovantes ; il devait y retourner dans quelques temps pour voir s’il ne serait pas possible de rendre cette prothèse sensible. Ainsi, il serait presque comme neuf, comme si rien ne s’était passé ; hein ? C’était ridicule, il n’arrivait même pas à faire semblant d’y croire.

Rain, face à lui, n’avait rien répondu. Son visage fermé et son silence en disaient bien plus long que tous les mots du monde. Il lui prit la main - avec sa vraie main à lui - et de l’autre, ramassa sa valise, avant de l’entraîner vers sa voiture restée sur le parking de l’aéroport. Il y avait tout un tas de choses qu’il aurait pu dire ; ce n’est pas ta faute, tu n’es pas responsable. Ne t’en fais pas, ça va aller. Inutile. Il le savait déjà. Aucun mot ne soignerait les blessures ; ils ne pouvaient qu’être là, l’un pour l’autre, et attendre que le temps fasse son travail, en priant pour que ça ne soit pas trop long tout en sachant pertinemment que ça le serait. Au moins, maintenant, ils étaient ensemble. Alors ça irait.

Septembre 1999
« Je te jure, putain je te jure sur la tête du monde entier que s’ils me font refaire UNE SEULE année d’étude dans leur belle université toute neuve, je balance tout et je deviens prof de musique. Ou horloger, tiens. » Le jeune homme courait dans tous les sens ; il remplissait les cartons pour son déménagement manuellement. Besoin de se détendre. Rain, à plat ventre sur son lit, le regardait faire des allers-retours en pestant à haute voix. « Bien sûr c’est brillant, ce projet. Bien sûr je suis ravi qu’ils se soient décidés à proposer un cursus mixte. Mais tu crois pas qu’ils auraient pu le faire plus tôt ? » Il balança toutes les peluches que sa meilleure amie lui avaient offertes au fil des années dans un carton sur lequel était dores et déjà écrit fragile et précieux. « Tu paries que les nouveaux étudiants pourront avoir la même qualification et la même crédibilité que moi alors que j’ai littéralement étudié pendant deux fois plus longtemps ? » Rain n’avait pas encore pipé un mot ; elle n’était pas encore trop sûre de savoir s’il grognait autant pour la forme ou s’il était réellement en boule. Un profond soupir s’échappa d’entre ses lèvres et il se laissa tomber sur le dos près de sa meilleure amie. « En plus maintenant qu’il y a un programme officiel je suis sûr qu’ils vont mettre en place une législation plus poussée et à tous les coups je vais devoir me taper quand même quelques cours à l’UPA. » Il tourna la tête vers Rain, qui haussa un sourcil, amusée. « Évite de détruire l’université en mode “ma vengeance sera terrrrrrible”. Elle est toute neuve, ce serait dommage. » Il soupira, pour la forme, avant de laisser un sourire étirer ses lèvres en portant son regard vers le plafond. « Je pourrais. » Bien sûr que non. Au fond, il était vraiment heureux de constater les progrès de la mixité, de plus en plus présente et de plus en plus efficace. C’était essentiel, et ce projet renforçait sa conviction profonde qu’une cohabitation totale et un métissage des cultures seraient un jour possibles. Il aimait juste beaucoup trop se plaindre pour laisser passer une occasion pareille.
Distraitement, il jeta un oeil à la magnifique montre qui ornait son poignet - que sa grand-mère lui avait donnée lorsqu’il avait empoché son diplôme -, et écarquilla les yeux. « Bon, il va falloir s’activer, je rends les clés de cet appartement dans cinq minutes et rien n'est prêt. » Tous deux sautèrent sur leurs pieds, et en quelques mouvements de baguette achevèrent les cartons en un rien de temps, avant de se mettre en route pour ce qu’ils avaient affectueusement appelé leur prochaine étape.

À propos du joueur...
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De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? C'est la faute à Rainy si je vous casse les pieds avec mes questions depuis trois jours.
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ? Oui et il est bien utile !

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Ethan Keywair
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Jeu 1 Nov - 14:25
HAAAN! Brille

Toizici? Holding hands

Je me disais bien que cette odeur de poulpe me disait quelque chose Hehe


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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Jeu 1 Nov - 16:18
Oh how I've missed this pretty face <3


Ollie V. Debenhamavatar
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Jeu 1 Nov - 16:30
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Jeu 1 Nov - 20:14
@Charlie Weasley a écrit:
HAAAN! Brille

Toizici? Holding hands

Je me disais bien que cette odeur de poulpe me disait quelque chose Hehe

Ehhh oui moizici. Tu as cru que vous réussiriez à m'échapper hein ? Sourcils C'est toi le vieux poulpe moisi String tu m'as manquééé Mini coeur

@Rain Kvelgen a écrit:
Oh how I've missed this pretty face <3
Coeur Coeur Coeur Coeur Coeur Coeur Coeur Coeur

@Ollie V. Debenham a écrit:
BIENVENUE À TOI Heart
Merci beaucoup Holding hands

Je me colle à la rédaction, ça ne devrait pas trop traîner Ouioui
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Ven 2 Nov - 6:22
Bienvenue parmi nous Coeur

Bon courage pour la rédaction de ta fiche, et à bientôt en RP Smile 2
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Ven 2 Nov - 20:21
Bienvenue petite pousse, Kit Harrington est joli hihi



 
Seiðkona
Slipp ingen in, la ingen se, slik er plikten, jeg er jo født til det Cattle die, kinsmen die, you yourself will also die. I know one that never dies : the reputation of those who died.

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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Sam 3 Nov - 0:27
Bienvenue officiellement parmis nous ! Panique

Je te souhaite bon courage pour ta fiche! N’hésite pas à toquer à notre porte si tu as des questions Blush


i’m a sunflower
a little funny ; if i were a rose maybe you’d pick me.
Ella Kvelgenavatar
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Sam 3 Nov - 5:34
La bienvenue par ici Eyes courage & inspi pour ta fiche !


warden
When the night comes, I pity those who are afraid to blow the candle. I stare into the black abyss, for I am not afraid. And I know the abyss will stare right back at me
Poppy Irvineavatar
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Dim 4 Nov - 7:27
Bienvenue officiellement dans le coin Coeur
Courage pour la fin de ta fiche, n'hésite pas à nous trouver au besoin !



KEEP YOUR TEMPER
Poppy glousse en #FF3333

 
Ethan C. Keywairavatar
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http://www.catharsis-rpg.com/t2122-ethan-i-lust-for-after-no-disMessages : 13 Points : 22
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Dim 4 Nov - 7:44
Merci beaucoup vous tous ! Quel accueil, ça fait chaud au coeur dites donc Brille Brille vous êtes des amours Cheerleading
Le Choixpeau Magiqueavatar
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Messages : 194 Points : 12
Pseudo : --
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Crédits : Catharsis.
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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | Mer 7 Nov - 3:39

Bienvenue, cher habitant !

Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! Enfin, il est utile de faire référencer ton activité professionnelle dans le registre des métiers, où tu pourras également proposer des jobs aux étudiants si tu as besoin de petites mains. Dernière chose, n'oublie pas de nous rejoindre sur le serveur Discord qui regroupe les membres de Catharsis pour discuter avec la communauté !

Bon jeu !

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Sujet: Re: Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore | 
Ethan || I lust for after no disaster can touch us anymore
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