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 Le temps des malentendus - Matthew et Irvin

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Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyMer 31 Oct - 7:34

25 mars 2001

Même en plein avril, en Ecosse, la bibliothèque de l'UPA brille de mille feux, ouverte au soleil qui se réfléchit sur la mer. J'adore cet endroit, son odeur de papier et d'encre, l'ambiance studieuse et la perspective d'heures de travail à venir. Matilda, Matthew et moi l'avons tant investi depuis janvier que l'endroit a acquis une place spéciale dans mon esprit. Auparavant, j'allais y travailler seul ou avec quelques personnes, toujours dans une ambiance de sérieux presque austère, avec les devoirs en cours pour seules pensées. Grâce à ma soeur et à notre ami commun, j'ai retrouvé l'effervescence de Poudlard, l'ambiance de travail créative et sérieuse à la fois, la vraie complicité dans l'apprentissage. Il faut croire que nos caractères s'arrangent bien : le sérieux décomplexé et curieux de ma soeur, l'humour de Matthew et ma propre exigence scolaire qui ramène parfois ces deux jeunots au travail (j'aime les appeler comme ça, rien que pour le regard furieux de ma soeur). Et pourtant, avec nos trois cursus différents, l'idée de réviser ensemble m'a d'abord paru un peu étrange, surtout peu judicieuse. Mais nos séances ont rapidement gagné un intérêt imprévu, et c'est Matilda qui l'a repéré en premier : Matthew semble aussi nonchalant dans ses études que dans son apprentissage de ninja/cambrioleur. Cette insouciance m'a beaucoup agacé avant que j'en comprenne le pourquoi, grâce aux explications du principal concerné. Alors Matilda et moi tentons de le motiver, de l'encourager, de l'aider à s'imaginer un avenir malgré sa maladie qui plane, comme un couperet, au-dessus de chaque futur possible. Tout peut s'arrêter, tous les 6 mois, sans sommation ; difficile de se projeter dans ces conditions, mais cela ne veut pas dire qu'il doit tout laisser tomber, non ? J'ai appris à l'apprécier, celui que j'appelle encore "mon cambrioleur" pour l'embêter. Malgré nos premières impressions désastreuses., nous sommes même bons potes maintenant, qui l'eut crû ? Ma soeur n'y est pas pour rien, je la soupçonne même d'avoir voulu nous rapprocher pour me décoincer un peu, selon son expression. Le Français nous a même déjà emmené voir son cheval, mais j'ai laissé ma soeur le monter sans moi - je crains trop le vertige qui pourrait me saisir là-haut.

Ces deux-là me rappellent à mon statut d'étudiant, contraste avec l'autre partie de ma vie qui m'épuise autant qu'elle me plaît. Qu'on se le dise, élever un bébé est beaucoup plus épuisant que tout ce qu'on dit aux futurs parents, et le temps où je pouvais dormir une nuit entière me semble remonter à des années. Pour Rosie, évidemment tout va bien : elle rit et joue avec son mobile et ses peluches pendant des heures, mange et dort le reste du temps, et le challenge de ses journées consiste à attraper mon nez quand je la change ou la queue du chat à chaque fois qu'il passe devant elle ; en partant pour l'université, je l'ai laissée en pleine exploration de ses doigts devant un Monsieur Sulu un peu perplexe. On a des plaisirs simples à cet âge là. Elle gazouille aussi, beaucoup selon Torvi, et ne pas l'entendre me pince le coeur. De façon très prévisible, mom et mummy sont devenues des mamies gâteaux et gardent le bébé à Flagley dès que l'occasion se présente (Torvi et moi n'allons pas râler à ce sujet, cela nous permet au moins de dormir un peu). Dans une semaine, elle ira à la crèche de l'UPA et j'appréhende ce changement : elle est encore si petite, si attachée à notre présence quotidienne, mais Torvi et moi n'avons pas le choix si nous voulons travailler.

Je soupire pour chasser ces pensées et parcourt la bibliothèque à la recherche d'une table libre. Matilda ne nous rejoindra pas, trop occupée à gérer sa nouvelle association comme cela arrive de plus en plus souvent. Je ne suis qu'à moitié déçu, j'apprécie de plus en plus de retrouver Matthew, plus calme seul qu'en présence de ma soeur qui excite son côté extraverti, plus sympathique ; plus authentique, aussi, comme s'il laissait progressivement tomber un masque. Il va ramener ses cours de biologie, que j'aurais tant aimé suivre si mon temps n'était pas si pris par Rosie.

Je suis en avance, comme toujours, et pas de trace du Français pour l'instant. Je trouve une table un peu isolée et me laisse tomber sur la chaise en bâillant largement. L'horloge accroche mon regard : 10 minutes avant l'heure prévue du rendez-vous. Cela vaut bien une petite sieste. J'enlève l'implant d'une oreille pour ne pas être gêné, pose ma tête dans mes bras et plonge aussitôt dans le sommeil.


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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyMer 23 Jan - 7:39

C’est en sueurs que je me réveille ce matin de mars, mon esprit encore embrumé et mon cœur qui bat comme un tambour dans ma poitrine me renseignent sur la nature de mon dernier rêve interrompu par le son désagréable de mon réveil. Je l’arrête nonchalamment, m’asseyant dans mon lit en me frottant les yeux. Je sens ma respiration reprendre son cours alors que tout mon être se détend. Finalement, je suis presque content d’être sorti d’un pays de songes qui n’étaient pas forcément très agréables. Rêver que l’on perd à tout jamais l’usage de ses jambes est on ne peut plus cauchemardesque à vrai dire. D’autant plus quand on sait que ce destin peut nous rattraper d’un instant à l’autre. Mais pour l’instant, je marche, je vois, je ressens sans difficulté et la sclérose en plaques ne me frappe que périodiquement. Tous les six mois plus ou moins, semble-t-il, et ma dernière poussée n’a pas encore six mois. Je me lève, sens le sol sous mes pieds, mes jambes équilibrées et souris : j’ai déjà connu pire que ça…

Une douche, un petit-déjeuner à la française plus tard et me voilà prêt pour ma séance de sport matinale qui consiste à rejoindre en courant le parc où vit mon fidèle destrier, Kenobi. Là, je vais panser l’animal, le nourrir, lui donner sa ration d’eau, de caresses et de jeu dont il a besoin, lui promettant toujours de l’emmener en ballade bientôt. Ce sera certainement pour demain cette fois-ci. Je trouverai toujours le temps pour lui.

Puis je rentre chez moi, prends une douche amplement méritée et un autre en-cas plus tard, je me mets en route vers la bibliothèque où Irvin m’a donné rendez-vous pour réviser. Mes études ne me passionnent toujours pas, mais les séances de révision avec Matilda et son frère m’ont donné plus de raison et d’envie de réussir dans cette voie. Je ne sais pas encore ce que l’avenir me réserve, ni ce que je ferai d’une quelconque licence ou master par exemple, mais force est de convenir qu’un diplôme peut toujours être utile dans la vie.

Il y a une chose cependant que je ne veux pas m’avouer, bien que cela s’impose à moi par moments – assez souvent il est vrai – c’est que notre groupe de trois, cette petite bande joyeuse qui se retrouve autant pour travailler que se détendre, se soutenir et se motiver, renferme plus qu’une véritable amitié pour moi… Irvin ne me laisse pas de marbre, et sa cadette s’en doute très certainement, compte tenu des regards qu’elle me lance de temps à autres… Des regards qui disent « Je le savais ! », « Qu’est-ce que tu attends ? », ce genre de choses… Oui, lorsque je vois le jeune sorcier, mon rythme cardiaque s’accélère, je me sentirais presque rougir si je ne m’étais habitué à le côtoyer régulièrement. En tout cas, l’intégralité de mon corps me pousse vers lui, m’attire dans sa direction et lutter contre ce que je ressens en sa présence est insupportable. Ne pas lui sourire bêtement surtout, ne pas observer trop longtemps son visage concentré sur son travail, ne pas arrêter mes yeux sur ses lèvres, ses mains, ses cheveux dans lesquels j’aimerais tant passer mes doigts. Ne pas respirer trop fort son parfum quand il est près de moi, ne pas rêver de poser ma main sur la sienne et entrelacer nos doigts ensemble. Et surtout, ne pas bégayer quand il interrompt une rêverie à son sujet qui se formaient dans ma tête alors que j’étais sensé être moi-même tout à ma besogne étudiante… Tout cela n’est pas aisé, il faut l’avouer, mais pour l’instant, j’essaie de savourer ces instants, ne sachant pas comment aborder la question avec lui et craignant surtout de voir le timide jeune homme décamper devant mon manque certain de subtilité.

L’esprit tout à ces pensées, j’entre dans la bibliothèque et cherche Irvin du regard. Je devine une silhouette située à notre table habituelle, une silhouette couchée sur la table même, comme le font certains étudiants cherchant leur énergie dans une sieste-éclair improvisée dans l’inconfort de la salle de lecture… Je m’approche de lui, mettant encore de côté le bruit de mon cœur qui bat contre mes tempes, que fait-il là ce cœur de toute façon ? Arrivé à sa hauteur, je ne sais que faire pour le réveiller. Il y a une grande possibilité qu’il n’ait pas gardé ses implants pour dormir, il ne m’entendra donc peut-être pas chuchoter son prénom. J’opte alors pour la plus spontanée de mes réactions, cédant à l’une de mes envies en lui passant la main dans les cheveux. Attention, ce geste ne revêt de rien d’autre que d’un caractère amical, on le sent dans ma façon de faire. Il ne s’agit pas d’une vraie caresse mais plus du geste que l’on pourrait avoir en serrant dans nos mains le pompon d’un marin. Rien de bien méchant en soi, mais juste assez pour faire repartir mon cœur en vrille.

- Irvin ! chuchote-je tout de même en désespoir de cause, ne sachant déjà plus où me mettre.



   
   
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyVen 25 Jan - 11:17

Le sommeil m’absorbe profondément et instantanément. Avoir un bébé m’a permis d’acquérir la formidable compétence de narcolepsie volontaire : je peux m’endormir n’importe où, n’importe quand, dès qu’une minute de libre s’offre à moi. Et puis, comme Matilda me l’a dit dans un de ses moments de délicatesse extrême, être sourd offre un grand avantage : je peux littéralement couper mes oreilles et créer mon silence partout où je vais. C’est aussi gênant que pratique, le silence me coupe de tout ce qui se passe autour de moi et j’ai plus d’une fois failli me faire enfermer dans une salle de classe. Depuis, Milo et moi avons amélioré le système d’alerte de mes implants et je peux me reposer sans crainte.

Mon sommeil est lourd, animé seulement de vagues pensées vers ma petite Rosie et les cours de l’après-midi. Mon cerveau ne s’embarrasse pas de rêver pour dix petites minutes, lui aussi est habitué à l’efficacité. Pourtant un rêve me vient cette fois. Pas un rêve non, une sensation de rêve, un mouvement plutôt qu’une image. Une main qui se pose sur ma tête, sans que je sache à qui la rattacher, juste le contact apaisant d’une main sur mes cheveux d’habitude si sensibles. Sans le vouloir, je me laisse aller à cette main, je love ma tête dans son creux, une seule petite seconde. Et puis la sensation disparaît.

J’ouvre les yeux, Matthew me regarde, l’air presque coupable. Arraché à mon sommeil, je peine à me rappeler où je suis, et toutes les pensées de mon esprit trop stressé se bousculent pour rajouter la panique au déboussolement. Un coup d’oeil à l’horloge et une seconde de vérification mentale plus tard (non, Rosie n’est pas morte de faim depuis mon départ et les examens n’ont pas été avancés de trois mois), je me sens capable de saluer le Français.

- Salut. Je bâille interminablement, frotte mes yeux, avant d’ajouter un « ça va ? » un peu pâteux. Mes implants à nouveau en place, je me tourne complètement vers lui pour écouter sa réponse. Il a encore son air embarrassé collé sur le visage et je m’inquiète.

- Il y a un souci ? J’ai quelque chose sur le visage ?

J’ai soudain peur d’avoir dormi sur un bout de parchemin et je tourne la tête vers une fenêtre en frottant ma joue, mais aucune trace d’encre en vue. Mon honneur d’étudiant papa fauché et épuisé est sauf.

A la réflexion, ce n’est pas la première fois que lui vois cet air. Plusieurs fois je l’ai surpris à rêvasser, le regard troublé et rougissant presque lorsque ma sœur ou moi le ramenions au travail. Je n’ai pas oser l’interroger. Peut-être est-il parfois submergé par sa maladie et les angoisses qu’il traîne avec lui. Pourtant il semble content de partager du temps avec nous, même si nous le poussons – gentiment – à travailler. Passer du temps avec lui et ma sœur me fait du bien à moi aussi. Je suis plutôt fier d’avoir montré au Français que je suis moins froid et tête de pioche qu’il voulait se l’imaginer, et qu’on peut rire et bien s’entendre même quand Matilda n’est pas là. Les premières impressions désastreuses sont loin de nos esprits maintenant.

Je passe ma main dans mes cheveux, réveillant l’agréable sensation qui m’a tiré du sommeil, ignorant si je l’ai rêvée ou non. Les mains de Matthew attirent mes yeux et je pense trop tard à les retenir. Il a de belles mains, longues et fines. Il est beau, je serais bête de le nier, et de toute façon Matilda me l’a fait avouer comme si elle en tirait une victoire personnelle. Je ne suis pas dupe, je sais bien qu’elle adore inventer les romances des autres et qu’elle a sans doute déjà imaginé et planifié toute ma vie conjugale avec Matthew, voire même notre mariage ; tout comme je soupçonne ce qu’elle raconte à Mom et Mummy pour que ces dernières me demandent régulièrement comment se porte « ton ami Français, le frère de Grace, tu devrais l’inviter à manger ici un jour d’ailleurs ! ». J’ai l’impression de revenir dix ans en arrière, au début de mon amitié avec Milo. Cet expérience m’a appris qu’essayer de décourager mes mères et ma sœur est une entreprise aussi vaine que de demander à Monsieur Sulu de boire du thé en levant le petit doigt comme un gentleman – je me contente de leur rappeler régulièrement le bonheur conjugal de mon ami pour contenir leurs espérances. Ou de leur rappeler que, tout beau qu’il soit, l’homme de type « Français-apprenti ninja-cambrioleur-faux journaliste » n’est pas tout à fait l’image que je me fais du mari idéal. Mais quand j’en arrive à cet argumentaire, elles se contentent de sourire de plus belle.


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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyVen 1 Fév - 18:02

Les étudiants s’affairent autour de nous, dans le silence tout relatif d’une salle remplie de sons de pages qui se tournent, de crayons qui griffonnent, de papier froissé et de chuchotements étouffés. Et nous sommes là, tous les deux : ma main dans ses cheveux. Ma. Main. Dans. Les. Cheveux. D’Irivin. Mais qu’est-ce que j’ai fait, bon sang ? Encore plus empoté que moi ça n’existe pas n’est-ce pas ? Premièrement, je vais lui faire la peur de sa vie – ne suis-je bon qu’à le faire stresser et s’énerver ? – et deuzio, à quel point est-ce ridicule ? Franchement, rompre ma couverture, casser le peu de subtilité qui trainait encore entre nous, comme cela ? A la vue de tous dans la bibliothèque d’Atlantis, le prenant par surprise dans son sommeil ?

Toutes ses pensées se bousculent dans ma tête alors que je retire ma main de la tignasse tentatrice. Je fais un pas en arrière et me dandine sur mes pieds, chuchotant son prénom, bien qu’il ne l’entendra certainement pas. D’ailleurs son visage tout ensommeillé refait surface et ses yeux s’ouvrent avec difficulté. Je décide de faire ce qui est attendu de moi en m’asseyant en face de lui à la table alors qu’il remet son implant et émerge tranquillement. Il me salue et baille je lui souris et lui rends un faible « Salut ! ». Je sors mes affaires, tentant de remettre mes idées en places.

Mais je ne peux m’empêcher de le fixer, avec son petit air stressé, encore endormi presque, il est absolument adorable. A en juger par sa façon d’agir, il n’a pas dû sentir ma main sur sa tête et pourtant, je l’aurais presque senti répondre à mon geste… Une vue de l’esprit sans doute. Je suis donc rassuré et déçu d’un côté, j’eus peut-être aimé finalement que cette action ait avoué à ma place ?

- En forme et toi ? Pas vraiment j’ai l’impression ?

Je tente de reprendre une consistance en répondant de manière détachée et aussi égale à moi-même qu’à l’accoutumée. Irvin me regarde intensément un court instant et je me liquéfie encore plus sur mon siège ? Comment peut-on donner à quelqu’un la capacité de nous mener à la baguette comme cela ? Affligeant… Sa question me laisse bouche-bée et je le regarde se frotter la joue, rêvant un instant ma main à la place de la sienne. Je commence à ouvrir mes classeurs l’air concentré pour ne laisser rien transparaître.

- Mais non tu n’as rien voyons ! On devrait se mettre au travail, non ?

Je décide donc d’opter pour l’usurpation d’identité à nouveau en prenant cette fois-ci le rôle de Matthew Hamilton soudainement passionné de sciences de la vie ! A tel point que mon cours de parasitologie me paraît bien plus attrayant que le visage du beau sorcier qui me fait face. Je feuillette ma prise de note distraitement entre les paragraphes concernant les ascaris, douves et ténias. Je commence à lire.

« Les helmintes comportent deux branches principales :
- Les nemathelmintes, comme les ascaris
- Les plathelmintes, comme les tenia.
»

Les spaghettis et les tagliatelles donc. Tout à fait passionnant. Je lève à nouveau les yeux vers Irvin, et le surprends alors qu’il observe mes mains ? Je les regarde moi aussi et me rends compte que je ne les ai certainement jamais aussi bien vues qu’à présent. Je ne peux les garder immobiles plus longtemps, la tension est bien trop grande. Pourquoi ce regard ? Je fourre mes doigts dans mes poches de jean pour les délivrer des prunelles ensorcelantes d’Irvin. Pourquoi me fait-il cela, sérieusement ? Je m’affale un peu plus sur ma chaise, assez pour sentir un bout de sa chaussure contre mon pied droit. Je me redresse bruyamment, conscient du ridicule de mes agissements et demande alors, pour détourner l’attention :

- Tu sais qu’il y a un gars, aux Etats-unis qui a été colonisé par des dizaines de ténias à force de manger des sushis ? Il ne mangeait presque que ça, d’après mon prof ! C’est assez fou, non ? Il lui a fallu une opération, c’est dingue quand on y pense… J’aurais pas aimé être à la place du chirurgien… Ni du mec…
je termine sur un silence gênant à souhait…

J’espère que cette anecdote on ne peut plus ragoûtante, achèvera de résoudre ce problème de regards insistants réciproques et de pieds un peu trop baladeurs…



   
   
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyDim 17 Fév - 9:05

Mon réveil précoce me désoriente et me laisse un peu pâteux et perdu face à un Matthew perturbé. Son visage si jeune paraît encore plus juvénile quand il est perdu dans ce genre de pensées, l’assurance insolente qu’il manifestait parfois est bien loin. Bas les masques, il est avec moi le Matthew décrit par Grace pour l’amender après sa tentative de pillage du magasin de Milo : sympathique, drôle, souvent maladroit mais jamais méchant. Moi je n’ai pas l’énergie de faire semblant d’être un étudiant parfait, un papa toujours dynamique et un ami toujours prêt ; je suis épuisé et je ne le cache pas. Je ne ressens pas le besoin de le faire avec lui. Jamais je n’ai entendu de jugement de sa part, pas même lorsque j’annulais au dernier moment une session de travail, pas même lorsque je m’endormais au beau milieu d’une de ses phrases, et pas même lorsqu’il m’a vu prendre mon traitement. Il connaît la dépression, il ne me blâme pas, et lui en parler m’a soulagé. C’est à cela qu’on reconnaît les vraies relations je suppose. Sa présence me détend souvent, je ris plus souvent, plaisante plus souvent, j’en ai pris conscience récemment. Et il ne juge pas non plus ma paternité précoce, jamais je n’ai vu sur son visage la désapprobation de certains camarades de promotion apprenant que j’avais un bébé. Je lui ai même confié Rosie quelques minutes, une fois, ce que je réserve à des personnes digne d’une confiance extrême. Il fait avec ce que je suis et ma ribambelle de contraintes, j’ignore pourquoi même si je lui suis infiniment reconnaissant. L’amitié sans jugement est certainement ce que j’ai de plus précieux, maintenant. J’ai trop vécu la solitude pour avoir envie d’y replonger.

Il fait à nouveau preuve de patiente en répétant sa réponse, que mon cerveau endormi a peiné à décoder à la première écoute.

- Rosie a mal dormi et Torvi était de garde alors je suis resté debout toute la nuit. Mais ! - je lève un index impérieux - je pense être plutôt en forme pour un type qui dort à peine quatre heures par nuit depuis deux mois.

Les immenses cernes sous mes yeux en attestent.

Matthew semble encore plus confus alors que je me frotte la joue et son regard me questionne. Je sais que certaines personnes sont gênées par ma façon de regarder, plus intense que celle des gens ordinaires, quand je lis sur les lèvres et les expressions. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser à un sous-entendu de Matilda, ce « je crois que tu lui plais » lancé avec un air faussement innocent, que j’avais balayé de mon esprit. C’était stupide, Matthew était simplement maladroit, et il avait trop d’occasions de trouver un copain pour s’intéresser à un étudiant-papa constamment surmené. Mais ma sœur avait semé un doute et je l’avais détestée pour ça. En regardant le Français bouger sur sa chaise, suivre mon regard sur ses mains qu’il fourre dans ses poches, essayer de retrouver une position confortable et toucher mes pieds avant de s’agiter, plus embarrassé encore qu’avant, je me demande si elle n’a pas un peu raison.

C’est stupide. Un regard, un frôlement de pied et je me crois irrésistible ? La fatigue me fait déduire n’importe quoi. Il est peut-être fatigué lui aussi, ou ses médicaments le rendent confus, ou sa maladie l’inquiète, ou les études le stressent, qu’est-ce que j’en sais. J’en veux encore plus à ma cadette et à sa lubie de caser tout le monde qui cause ce malaise idiot, ce doute qui me pousse à l’observer, ce qui le gêne encore plus, créant un cercle vicieux plus débile encore. Ma sœur ou l’art de créer de la confusion à partir du rien.

Agité par toutes ces pensées, je mets quelques secondes à comprendre ce que raconte Matthew.

Et puis le silence. Gênant. Très gênant.

- Ça m’étonne pas, un élève de mon dortoir à Poudlard avait mangé par défi un bout de racine volé en cours de botanique, et il y avait un parasite bizarre dedans. Un matin il s’est réveillé incapable de parler autrement qu’avec des sifflements bizarres, et la racine a poussé en lui jusqu’à ressortir par sa bouche et… Bref, il a fallu des semaines avant qu’elle ne soit totalement évacuée par son corps, et le dortoir a senti mauvais pendant des jours. C’était assez horrible.

Le silence qui retombe sur notre table devient exponentiellement gênant. Je regarde Matthew. Il me regarde.

Et puis j’éclate de rire, un rire aussitôt interrompu par un puissant « chuuuuut » réprobateur venant de la table d’à côté. Je lance un regard un peu blasé à Matthew et me redresse sur ma chaise pour éviter tout frôlements de pieds futurs.

Le rire m’a détendu, je sors à mon tour mes cours et des feuilles pour prendre des notes et nous mettre sérieusement au travail.

- Tu travailles là-dessus aujourd’hui ? Moi je dois bosser mon cours de cybermagie sur les sortilèges d’animation appliqués aux objets moldus. C’est intéressant, tu t’y connais un peu en intelligence artificielle ? J’ai commencé à bosser sur un biberon qui prévient quand le lait est exactement à la bonne température, c’est pas tout à fait au point mais ce sera très utile.

J’étale mon cours et les schémas des objets étudiés, les dessins techniques à faire et les longues descriptions de l’effet de chaque sort sur ses composants, soucieux d’éviter de fixer Matthew et de mettre notre gêne mutuelle de côté. Foutue Matilda.


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Mais quel débile ? abruti ? Quelle personne sur Terre trouve qu’il est légitime, pour dissiper une gêne quasi palpable, de lancer un sujet sur les parasites ? Je pense que ma maladie a atteint mon cerveau, je suis cuit pour de bon. Je peux presque sentir mes neurones et mes cellules nerveuses tomber en miette de myéline, ou alors c’est la honte cuisante qui m’habite ? J’envisage un instant de quitter la table sur le champ, mais qu’à cela ne tienne, je suis Matthew Hamilton. Imprévisible pour les autres et pour moi-même avant tout !

Et finalement, l’improbable se produit : Irvin répond à mon improbable sujet de conversation, il s’en saisi même et y va de sa petite anecdote. Mon dieu qui a des anecdotes si réelles sur un ver parasite ? Magique ? Et qui est assez timbré pour manger un truc trouvé sur une plante magique en botanique ? Si on y réfléchit, finalement, par rapport à ce que je connais de leur école de sorcellerie, cela se rapporterait à manger les vieilles drosophiles qu’on étudie en sciences de la vie et de la terre au lycée… C’est absolument répugnant et dégoûtant. Mais bon qui suis-je pour juger, moi qui apporte cette discussion avec mes gros sabots…

Je ne peux répondre d’emblée, et fixe Irvin. La gêne nous écrase encore plus, mon salut n’est que de courte durée semble-t-il. Et si nous restions cloîtrés à jamais dans ce silence atroce ? Et si nous ne pouvions jamais nous extirper de cette situation ? Pourrais-je un jour voir mes espoirs se réaliser après cela ? Y aura-t-il seulement un après ?

Son rire éclate, bruyant et attendrissant. Il m’emporte dans son hilarité et je m’esclaffe aussi, laissant ainsi retomber l’équivalent de pression que celle qu’on peut subir à 40m de profondeur aquatique. Nous nous faisons naturellement rabrouer par des étudiants plus studieux que nous. J’esquisse un geste d’excuse pour l’innocent et me passe la main dans les cheveux.

- Ouais, je trouve ça intéressant. Finalement, quand on y pense, c’est comme une petite civilisation qui cherche à nous infiltrer de l’intérieur, qui vit à nos dépens et pourrait nous submerger… Ca ferait pas un super livre de science-fiction ça ?

Matthew, auteur à ses heures perdues…

- L’intelligence artificielle… Les robots quoi, genre C-3PO, R2D2 et tout le toutim quoi ?

Je n’y connais que cela, il faut bien l’avouer… J’écoute avec attention son histoire de biberon ingénieux et ne peux m’empêcher de boire ses paroles tel une midinette. Que suis-je devenu ? Et comment ne peut-il pas le voir ? Je me pose trop de questions…

- C’est une idée impressionnante ! Ca pourrait sauver la vie de beaucoup de parents !


Je fais mine de retourner à mon travail et finit par le regarder à nouveau avec intensité :

- Bon, tu me conseilles quoi entre parasites, le cycle de Krebs ou a transcription de l’ADN ? Je dois bosser les trois mais aucun sujet ne me tente plus qu’un autre…


Cette licence ne me motive définitivement pas, mais côtoyer Irvin et pouvoir l’observer vivre sa vie si proche de moi est un cadeau que je ne refuse pas. Si seulement ma passion pour mon cursus pouvait égaler celle d'Irvin pour le sien... J'aimerais bien qu'il ne soit pas la raison n°1 de ma venue à la bibliothèque...



   
   
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyDim 17 Mar - 17:20

Plus le silence s'allonge et plus les joues de Matthew rougissent, je commence à être habitué, il a tendance à lancer inopinément des sujets de conversation improbables qui finissent toujours par le mettre mal à l'aise. Il a l'air encore plus décontenancé, et dégoûté, par ma réponse aussi absurde que la sienne ; mais moi, j'ai l'avantage de ne pas rougir facilement. Il a l'air encore plus juvénile comme ça. Personne ne se douterait du culot de ce type en le voyant assis-là, embarrassé sur sa chaise.

L'absurde devient si fort que j'éclate de rire et je suis content de le voir rire avec moi, deux éléments perturbateurs dans ce lieu studieux. Je signe un court "chiants, ceux-là" à Matthew, avant de me calmer, me rappelant à quel point moi aussi je déteste les empêcheurs de travailler sérieusement. J'ai appris quelques signes au Français, des signes courants et familiers, des bases pour fabriquer quelques phrases et discuter en silence, ce qui est, comme ici, très pratique. Il y met de la volonté même si l'exercice est pour lui difficile. Je commence à être plus à l'aise avec les regards scrutateurs des autres lorsqu'ils nous aperçoivent, moins gêné d'attirer l'attention car cette communication inédite est bien la seule chose que les entendants peuvent m'envier. J'ai même parfois vu un peu d'admiration dans certains de ces regards. Je préférerais qu'on m'ignore, mais l’intérêt est meilleur à prendre que la pitié.

Mes yeux suivent encore ses mains qui se glissent dans ses cheveux, avant que mon cerveau ne reconnecte avec la situation.

- Tu sais, les bactéries sont un peu ce que tu racontes. Celles qu'on a dans nos intestins sont tout un organisme vivant qui nous contrôle déjà un peu. On est plein de bactéries après tout. Il y a même un parasite qui infiltre le cerveau des souris et coupe leur peur des chats, ce qui les pousse à se jeter dans leur gueule.

Je devrais m'arrêter avant de traumatiser Matthew et de le détourner définitivement de son cursus.

- Mais oui, ça ferait une bonne histoire, comme Alien version microscopique. Ou un bon jeu de rôle : imagine, qui n'a jamais rêvé de jouer une bactérie invasive ! Le premier jeu de rôle spécialement conçu pour les biologistes, on tient une idée en or !

Personne, probablement, ne jouerait à ce jeu. Quoique je suis sûr que Milo relèverait le défi.

Je souris à la réaction de Matthew à la mention de l'intelligence artificielle.

- Décidément, tu tiens à tes robots, dis-je en souvenir de notre première vraie discussion. L'ingénierie, c'est pas seulement de la robotique tu sais. Le biberon, c'est presque de l'intelligence artificielle, c'est un objet capable de simuler l'intelligence. Les sortilèges d'animation en sont aussi, en quelque sorte... puisque les objets développent une conscience propre même si elle est limitée. Les Moldus ont mis un nom pompeux sur une chose qui existe déjà depuis longtemps en fait, dis-je pour le taquiner. Regarde.

Je sors ma baguette et la pointe sur un crayon de papier à la mine usée. J'improvise un peu, alors je me concentre pour éviter de rater totalement mon effet. Après quelques sorts, le crayon semble s'animer. Puis il roule, lentement, vers un vieux taille-crayon moldu qui traîne dans ma trousse (j'avais récupéré des vieilles fournitures pour les étudier, fasciné par l'ingéniosité des Moldus à inventer des objets pour toutes les situations possibles du quotidien). Je sors l'objet et le crayon rentre dedans, puis s'immobilise, à ma grande déception.

- Pas mal, pour un premier essai. Tu vois, maintenant, le crayon ira se tailler lui-même dès que sa mine sera usée à un certain niveau. C'est un exemple d'intelligence artificielle.

Je saisis l'objet entre mes doigts.

- Tu le veux ?

Je me redresse, un peu fier de le voir trouver mon idée de biberon si géniale. Matthew est toujours un bon public en général, mais le retour de son regard un peu trop intense me laisse perplexe. Il disparaît, un instant alors qu'il se plonge dans ses cours, puis refait surface. Sa motivation s'est évaporée, je le vois et me sens un peu impuissant sans ma soeur, toujours pertinente pour trouver quoi dire dans cette situation.

- Qu'est-ce qui est le plus urgent ?

Ma fatigue me rend bien en peine de trouver une motivation suffisante. Moi-même, je ne rêve que de rentrer chez moi pour aller dormir.

- Puisqu'on est lancé sur les parasites, autant continuer sur cette voie, non ? Oh, je sais ! On révise une heure, tu bosses à fond pendant ce temps, et après tu prends une pause et tu vas voir ton cheval. Vois ça comme une récompense.


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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyDim 31 Mar - 4:54

Je ne saurais pas vraiment dire quand cela a commencé. Je crois que le changement de ce que je ressens pour Irvin ne s’est fait que trop progressivement, et est resté très latent, finalement. J’ai l’impression d’être de retour au lycée, à craquer comme cela pour un étudiant avec lequel je révise, à m’accrocher à ces heures de bibliothèque, à ne pas oser lui proposer une sortie… Pourtant, je n’ai jamais été timide, sauf avec les garçons avec lesquels ça a vraiment compté. Avec Alex par exemple, j’étais très intimidé, j’ai dû prendre énormément de courage pour pouvoir lui faire des avances, et caetera… Ca recommence avec Irvin… D’autant plus qu’il est assez difficile de savoir ce qu’il peut bien penser et que ses sentiments pour moi ont vraiment l’air de relever plus de l’amitié plus que d’autre chose. Mais comment en être certain ?

Je suis content de voir que le sorcier me suit dans ma tentative de dissiper la gêne en en créant une plus importante encore. Il éclate même de rire et échange avec moi par le biais de signes à propos d’étudiants un peu trop studieux. Ce petit mode de communication qu’il m’apprend est très précieux à mes yeux. J’ai un peu de difficulté, il faut bien l’avouer, mais la perspective de partager quelque chose d’aussi personnel avec lui m’encourage.

Je suis absolument emballé par son idée de jeu de rôle.

- On devrait tellement faire ça… Je propose qu’on arrête nos études et qu’on se mette à l’écrire !

Je ris encore, essayant de rester silencieux – ou presque – cette fois-ci. Je continue de boire les paroles d’Irvin à propos de l’intelligence artificielle. Et ce qui achève de me faire fondre c’est cet adorable petit sortilège qu’il exécute sous mes yeux attentifs. La magie me fascine, encore et toujours. Comment peut-il en être autrement, même si j’ai toujours vécu sans ignorer son existence, la côtoyer restait rare…

- Oh oui ! Merci.

Je me saisis de l’objet enchanté, un peu trop enthousiaste, j’imagine. Je le regarde un instant et retourne à mon travail.

Ces cours sont imbuvables, j’essaie alors de trouver conseil auprès d’Irvin qui me demande ce qui est le plus urgent. Je soupire, je n’en sais rien, pas sûr que je connaisse la date de mes partiels dans aucune de ces matières…

- Ca me va ! Kenobi sera ravi !


La perspective de voir mon fidèle ami en compagnie d’Irvin me remplit de joie ! Je révise donc pendant une heure – ou rêvasse discrètement – et à la fin du temps imparti, je me lève et range mes affaires.

- Allez, en route Irvin !




   
   
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyDim 31 Mar - 13:00

Le rire de Matthew est si contagieux. Je ne l’entends pas vraiment, ou plutôt j’entends son écho, artificiel ; c’est son visage qui rit et qui me donne envie de rire avec lui, tant il semble s’illuminer d’une joie intérieure impossible à tarir.

- C’est tentant, mais j’ai un bébé à nourrir. Et un chat ! Mais, quand j’aurai du temps, c’est à dire quand Rosie aura 11 ans et partira à Poudlard, on l’écrira. Le monde ne peut se passer de ce jeu.

Je me sens devenir léger en sa présence, cela me fait un bien fou. Il y a de ces gens qui, malgré leurs propres difficultés, savent toujours susciter le positif en nous. Son enthousiasme presque enfantin devant mon sort – très bien exécuté il est vrai – me fait toujours sourire. Il me rappelle que, toute quotidienne et banale qu’elle soit pour moi, la magie est encore à l’état de découverte pour certains. Matthew est né au moment de la levée du Secret, mais il reste encore ébahi par les démonstrations de magie autour de lui, comme s’il la découvrait à chaque instant. Ou alors, il est sincèrement émerveillé, il n’a pas perdu cette qualité que trop d’adultes oublient. Il ferait un bon scientifique, s’il était motivé. Il se saisit du crayon comme si je lui avait offert un diamant, et l’expression de son visage me rend joyeux.

- De rien. Si tu veux, je pourrais te donner d’autres objets enchantés, c’est très pratique au quotidien. Je peux enchanter tes stylos pour qu’ils se remplissent automatiquement d’encre à chaque fois qu’ils sont vides. Je fais pas mal d’économies comme ça.

Car chaque noise compte maintenant que j’ai ma petite hobbite. Et c’est bien cette pensée, en plus de mon propre objectif professionnel, c’est l’avenir que je veux offrir à ma fille qui me garde motivé même lorsque je me retrouve face à mes cours après une énième nuit blanche, que je ne rêve juste que de pouvoir dormir. Matthew n’a pas cette motivation, cet objectif lointain. Toute perspective trop lointaine lui est interdite, de toute façon. Je n’ai aucune idée de ce que je ferais dans son cas. Mais je suis content de voir son visage retrouver un peu de volonté après ma proposition. Je hoche la tête, encourageant, et plonge dans mes croquis pour une heure de travail intense, bien décidé à abattre le plus de travail possible avant mon prochain cours.

Une heure pile. Matthew ne traîne pas, l’heure a à peine sonné que sa silhouette s’agite dans mon champ de vision et me parle. Je regarde ma montre et baille. Je lève la main pour lui dire au revoir, mais il se tient debout devant moi, comme s’il m’attendait. Il veut que je l’accompagne ? Je n’avais pas prévu ça, je ne pensais pas le lui avoir proposé.

- Bon entraînement alors !

Mais il me regarde, surpris. J’ai bien entendu, il tient à ce que je le rejoigne.

- J’ai cours dans une demi-heure, je ne peux pas venir…

Mon ton ne me convainc pas moi-même. A vrai dire, j’irais bien prendre un peu l’air, moi qui ai passé les derniers jours enfermé entre ma maison, les salles de cours et la bibliothèque. Mais je ne peux pas, je ne peux pas rater un cours de plus, et je dois à nouveau garder Rosie seul cette nuit, je dois me reposer... Et puis, même si je ne lui avouerais pas, j’ai une trouille terrible de monter sur son cheval. Je n’ai pas testé les limites de mon vertige, depuis ma maladie et les opérations de mes oreilles internes, mais j’ai l’intuition que grimper sur le dos de Kenobi serait une très mauvaise idée. Et pourtant… la perspective de m’échapper de mes cours, quelques instants seulement, me semble terriblement tentante.


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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyMer 17 Avr - 8:17

Il est pragmatique ce jeune Irvin rattrapé par la vie et des obligations qui ne sont pas courantes pour un étudiant de son âge ! Mais il aime Rosie plus que tout et s’en sort admirablement bien sur tous les plans. Je n’ose imaginer une seule seconde comment je m’en tirerais à sa place, pas très bien j’imagine. Cela dit, je pense que c’est le genre d’aptitude qu’on ne se découvre qu’une fois le moment venu seulement… Et la vie a tendance à nous réserver des surprises, bonnes ou mauvaises, mais le tout est d’en tirer une belle conclusion aussi systématiquement que possible.

- Je t’attends de pied ferme dans ce cas !


Je suis totalement capable d’attendre onze ans, de voir la petite partir pour son école de sorcier et de passer un coup de fil à Irvin pour lui dire « Alors, on attaque la rédaction de notre jeu ? ». Mais pour cela, il faudrait que je reste ami avec lui au moins onze ans, c’est possible mais la perspective d’une amitié aussi longue que ma demi-vie me sidère. Mais je ne suis pas prêt de me passer d’Irvin, ni de ce que je ressens en sa compagnie…

- Tu devrais les commercialiser ! Quoique, j’imagine que tous les sorciers peuvent faire ça… Tu ne rencontrerais pas beaucoup de succès envers eux en tout cas…

Je devrais très certainement ne jamais envisager de me tourner vers le monde des affaires…

Finalement, nous nous mettons au travail, de manière plus ou mon acharnée, studieuse ou consciencieuse. En réalité, mon esprit est parti dans l’univers des rêvasseries… J’imagine l’escapade qui nous attend, Irvin, Kenobi et moi dans la campagne de Manadh et ses recoins sauvages… Une fois l’heure de travail finie, je me lève, prépare mes affaires et demande à Irvin de me suivre, bien décidé à l’embarquer avec moi coûte que coûte. Mais quand il refuse d’emblée mon invitation à cause d’un cours arrivant très bientôt, je ne peux m’empêcher d’exprimer ma déception par une petite moue sur le visage, déçu.

- Un petit peu de soleil ne te ferait pas de mal, et puis tu connais certainement quelqu’un qui peut te passer ses notes, non ?
Je lui souris, et lui met une main sur l’épaule. Allez, viens avec moi, tu ne le regretteras pas !

Rien que ce contact entre ma main et l’épaule d’Irvin m’électrise… Je retire donc bien vite cette main et l’utilise pour ranger ses affaires à sa place.

- Kenobi serait ravi de te voir aussi…

Je tente l’option cheval-mignon pour attirer le sorcier en balade avec moi !



   
   
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyVen 19 Avr - 8:20

Je vois bien que Matthew n’est qu’à moitié passionné par son travail, mais il suit ma proposition et révise pendant une heure sans protester. Grace a peut-être raison, j’ai une bonne influence sur lui. Il est hyperactif ce jeune homme, sautant d’une idée à l’autre sans arrêt, et je devine, à son énergie soudaine alors que l’heure de la pause a sonné, que ses pensées étaient d’avantage dirigées vers son cheval que ses cours. Et il a l’air très décidé à m’emmener avec lui.

- Je suis Anglais je te rappelle, je me dois de préserver mon teint d’albâtre, il en va de la réputation de tout le pays.

Mais il insiste, déterminé à me décrocher de mon travail, déployant son plus beau sourire pour me convaincre – il a dû réussir à se faire pardonner beaucoup de choses avec ce sourire. La main qui se pose sur mon épaule est moins assurée, un peu hésitante, et il la retire aussitôt, presque gêné. Les mots de Matilda me reviennent en tête.

- Il faudra que tu sois à la hauteur de tes promesses alors !

Je prends soudain conscience de l’énorme sous-entendu que pourrait avoir cette conversation et je rigole une seconde dans ma barbe inexistante. Encore une comme ça et je deviendrai aussi fin et subtil que Finn à la boutique de Milo. J’ai vraiment besoin de repos.

Sans se démonter, Matthew commence à ranger mes propres affaires dans mon propre sac, et j’ai de moins en moins envie de protester. Moi qui aurait fait une crise de panique à l’idée de rater un cours à Poudlard… Pourquoi pas, après tout ? Oui, plusieurs personnes pourraient me passer leurs notes, d’autant plus que mon cours de l’après-midi est pure théorie, et passer deux heures à lire la retranscription de ma plume à papote tout en essayant d’écouter la professeure m’épuise d’avance. J’ai mérité une pause, non ? Le temps que mon dilemme prenne fin, Matthew a fini de ranger mes affaires et tente un dernier argument.

- Je ne pense pas qu’il se souvienne de moi, mais il serait content de te voir, c’est certain. Vous aviez l’air très amis tous les deux.

Auprès de son cheval, j’avais découvert un autre Matthew, plus calme, doux et bienveillant, passionné aussi. Réellement passionné ; abandonner sa carrière de jockey avait dû être, ou était encore, un crève-cœur pour lui. Le parallèle avec Milo m’avait sauté aux yeux.

- Tu sais quoi, tant pis, je viens. J’ai besoin de changer d’air.

J’ai lâché ça comme un aveu, pour ne plus avoir le choix de changer d’avis ensuite. Le visage ravi de Matthew pourrait illuminer toute la bibliothèque.

- Mais une fois seulement, je ne peux pas rater trop de cours !

Je ferme mon sac et le lance sur mon épaule avant de quitter la bibliothèque.

- On va transplaner, ce sera plus rapide. Ok ?

J’attends l’approbation du Français – je ne sais pas s’il est coutumier de ce moyen de transport et je voudrais lui éviter l’embarras de vomir sur ses chaussures à l’arrivée – puis j’attrape son bras et nous emmène devant l’écurie, loin de l’université. Je respire un grand coup. L’odeur âcre de l’écurie me dérange, je plisse du nez à mesure que nous approchons, suivant comme je le peux Matthew qui s’élance littéralement vers le box de son cheval.


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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyJeu 6 Juin - 8:41

Ce n’est pas une mince affaire d’arracher Irvin à son travail studieux. On peut dire que le jeune sorcier fait de son mieux sur tous les plans de sa vie, qu’ils soient familial, étudiant ou professionnel. Il n’y a que sur le plan de l’amour où potentiellement, je pourrais trouver des choses à redire. Enfin, sur le plan du couple quoi… Mes pensées ne peuvent s’éloigner bien loin de cette idée qui m’obsède : celle que je suis bel et bien en train de tomber sous le charme de ce doux visage au teint d’albâtre. C’est comme cela qu’il qualifie le teint de sa peau en tout cas !

- Je peux t’assurer que c’est pas le soleil d’ici qui va te faire bronzer, ça c’est certain !

Je n’ai jamais trop vécu sous le soleil brûlant non plus : en France, je vivais en Bretagne. C’est une contrée pluvieuse à souhait où le soleil ne fait que quelques apparitions absolument bienvenues mais bien trop brèves… Et puis cet air toujours rempli de vent et d’humidité… On ne peut pas dire que le climat anglais m’ait beaucoup dérangé au vu de mes premières années passées à courir après le moindre rayon ! Il est vrai néanmoins que Manadh, en tant qu’île située au nord de l’Ecosse et en pleine mer, pardi, bat des records de pluviométrie. La Bretagne n’a qu’à bien se tenir !

Je déploie tout mon arsenal de persuasion, j’en viens à poser ma main sur son épaule : un geste de camaraderie sans connotation s’il en est. Mais ce simple contact me fait l’effet d’une brûlure et je retire aussitôt ma main de son support malencontreux. Et finalement, je n’en crois pas mes oreilles quand j’entends la phrase suivante d’Irvin. Je dois certainement imaginer un sous-entendu là où il n’y en a pas… Matthew Hamilton, tu te fais des idées ! Pris de cours, je le regarde, interloqué et gêné, rougissant comme pas permis.

- Ah je ne trahis jamais mes promesses, sois rassuré.

Pourquoi a-t-il fallu que je dise cela, avec ce ton là. Un ton un peu trop intense pour une simple discussion… Je range les affaires d’Irvin pour me donner une contenance et finalement, je mets fin à cette situation en venant mêler mon fidèle ami équin à la discussion, avançant un argument sensé attendrir le cœur de pierre du sorcier. Ce à quoi il rétorque que Kenobi ne doit pas se souvenir de lui.

- Détrompe toi ! Kenobi a bonne mémoire en ce qui concerne mes amis.

Et meilleure mémoire en ce qui concerne mes petits copains également, mais ça, je me garde bien de l’ajouter.

Contre toute attente, Irvin se décide enfin à envoyer balader la morose après-midi qui l’attend, dans un amphithéâtre bondé d’autres étudiants avec comme seule perspective : l’ennui. Enfin, c’est comme cela que je me représente chacun de ces cours magistraux où je suis forcé d’assister.

- Voilà une décision qui me plaît ! Allez, en route, Kenobi ne va pas nous attendre toute la journée !

En réalité il ne m’attend certainement pas, trop occupé à mener sa vie de cheval dans le terrain que je loue.

Ni une ni deux, Irvin se saisit de mon bras et nous transplanons. Cette sensation est toujours pour le moins étrange et en règle générale, ce mode de transport me laisse toujours ébrieux. Mais cette fois-ci, je suis trop heureux de courir vers mon compagnon de cavale, au côté de mon ami Irvin.

Kenobi est dans son box en train de fouiner dans son foin. Je l’appelle et finalement sa petite tête apparaît dans l’encadrure de la porte et il se met à avancer vers moi, qu’il est magnifique. Arrivé à sa hauteur, je commence à lui parler doucement et à le caresser et lui gratouiller les flancs. Le cheval ferme les yeux pour montrer son contentement. Puis, curieux comme il est, il décide de s’intéresser de plus près à celui qui m’accompagne.

- Approche-toi Irvin, tu peux le caresser !

Kenobi a toujours été amical et doux envers les inconnus auxquels il comprend que je suis lié. Il ne montre d’ailleurs aucun signe de recul ou d’agressivité envers le jeune sorcier.

- Vraiment, j’insiste, il ne demande qu’à te dire bonjour ! Tu n’as qu’à venir lui gratter un peu les flancs, il adore ça !



   
   
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyLun 8 Juil - 15:11

Matthew est si drôle à rougir tout le temps. Figé par ma réplique, il trouve diversion en rangeant mes affaires dans mon sac et je ne vais pas m’en plaindre. Il est si facile de lui faire perdre contenance que c’est presque tentant. Lui qui rivalise sans peine avec les piques de Matilda… Je vais finir par la croire. C’est stupide.

Et puis il a l’air trop heureux que j’accepte de le suivre, je me sens gagné par son enthousiasme. J’ai besoin de sortir, de prendre l’air, de m’éloigner de l’université, des couches et des biberons, même pour une heure ou deux. Est-ce que ça fait de moi un père indigne ? Le remord me saisit alors que je pense à Torvi, chez nous avec Rosie, fatiguée et surmenée, et à moi qui sèche les cours. Mais Matthew semble si heureux, et la perspective de sortir me rend joyeux moi aussi. J’attrape son bras, et nous transplanons. Il n’a pas l’air enchanté du voyage mais toute gêne disparaît aussitôt de son visage une fois face aux box.

Il est si différent du Matthew scolaire, maussade, celui qui ne trouve pas de sens à ce qu’il fait là et cache son ennui avec des blagues et un grand sourire. Ici, il ne fausse rien, tout est sincère, de son visage rayonnant à ses grands pas bondissants jusqu’à l’enclos. Son corps se redresse, il a l’air plus grand, plus assuré, à sa place dans ce box, comme soulagé d’un poids invisible. J’étais déjà venu avec lui et Matilda, mais les deux avaient joué les clowns et le Matthew acteur et charmeur n’avait jamais été très loin de nous. Cette fois, il semble loin, et je découvre sur le visage et les mains du Français qui caressent le cheval la douceur dont Grace m’a toujours parlé. Je l’observe, et je tourne la tête au moment où il relève la sienne pour m’interpeller - je ne voudrais pas qu’il se remette à rougir.

Je tends la main, prudemment. Je ne suis pas à l’aise avec les chevaux. Trop grands. Mais Matthew m’encourage et je m’approche lentement. Je plisse le nez face à l’odeur du foin et du cheval, mais j’essaie de ne rien montrer. Il ne manquerait plus que je vexe le cheval, ou Matt, ou les deux. Par Merlin, cette odeur est encore plus toxique que celle des couches de Rosie.

Alors que ma main frôle le museau de Kenobi, il s’ébroue sans prévenir. Je sursaute.

- Est-ce que c’est comme un hippogriffe, il faut le saluer avant de le toucher ? Je veux pas perdre de mains.

Je reste en retrait quelques secondes, jaugeant la bête en face de moi, occupée à mâchouiller quelque chose maintenant – mais je suis sûre qu’il peut mâchouiller de façon menaçante. Lentement, je m’avance encore et pose ma main sur son flanc. Encore plus lentement, je le caresse et bouge ma main comme me l’indique Matthew.

- T’as encore jamais vu d’humain avec des antennes, c’est pour ça.

Je ne sais pas pourquoi j’ose blaguer sur mes implants, j’en suis le premier surpris. Ma phrase me pique au cœur et je la regrette aussitôt, mais je souris à Matthew pour garder contenance.

- C’est un peu plus encombrant qu’un chat, mais il a l’air affectueux, je te l’accorde. Ma voix se perd avec mes réflexions. Je pourrais emmener Rosie ici, dans quelques mois, tu ne penses pas ? Elle aimerait sûrement.

Ma main est déjà plus assurée. Il a un côté rassurant, ce Kenobi, malgré sa taille imposante.

- Tu vas le monter aujourd’hui ?


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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyDim 1 Sep - 13:15

Je suis dans mon élément, dans les prés, dans le parc avec Kenobi. Mon bel étalon qui n’attendait que ma venue pour aller se promener. Aujourd’hui, je n’ai pas prévu de monter, je ne suis pas équipé comme il le faut étant donné que je ne pensais pas venir voir Kenobi si tôt aujourd’hui. Je dois avouer que cela me rendrait d’autant plus nerveux de monter devant Irvin. Il faut dire ce qui est : je ne suis pas des plus à l’aise en sa présence. Ce garçon ne se rend pas compte de l’effet qu’il me fait, ça c’est certain. Je dois sans cesse être à l’affût pour ne pas reproduire encore l’une de mes légendaires maladresses. Comme celles du jour de notre rencontre, par exemple…

Je gratte les flancs de mon compagnon équin, lui susurre des mots doux, je suis gaga de cette bête. Il souffle en ma direction en retour, et je sens qu’il est d’humeur à jouer. Cela dit, je préférerais qu’il soit un peu plus doux avec Irvin car je sens que le sorcier n’est pas tout à fait rassuré… D’autant plus avec sa question dont je ne saisis pas tout à fait le sens. Je crois qu’il fait référence à une créature magique, mais je dois avouer ne pas la connaître.

- Hippogriffe comme la maison de Poudlard Hippodor ou je sais plus quoi là ? Je suis un peu gêné de mon manque de connaissances à ce sujet, mais le monde magique a beau m’intéresser, je ne suis pas un spécialiste de toutes ces choses qui leur semblent naturelles.

- Dans tous les cas, pas de simagrée avec Kenobi, il est déjà content d’avoir un nouveau copain.

Je caresse la crinière du cheval brun en affirmant cela, il tend le museau dans la direction du jeune homme et le renifle comme il se doit. Finalement, Irvin vient le saluer et fait même une blague pour se rassurer. Cela dit, cette blague à ceci de spécial que c’est la première fois que je j’entends Irvin blaguer au sujet de ses implants. Je ne sais pas trop comment réagir, mais je lui souris. Je sais que ce n’est pas facile de prendre avec dérision ces maux qui nous affligent. A ce sujet, l’on peut dire que je comprends le sorcier. Et c’est plus important que de connaître un foutu animal magique, non ?

A présent, Kenobi est occupé à me lécher la main – ou plutôt le bras – alors que nous le caressons, tous les deux côte à côte. Ce qui fait dire au jeune homme que cet animal est affectueux, c’est le moins que l’on puisse dire en ce qui le concerne. Son affection n’a d’égale que sa fougue. D’ailleurs, le voilà qui s’éloigne pour aller boire. Je connais le sacripant qui est mon compagnon depuis tant de temps.

- Bien entendu que Rosie pourra venir ici. Kenobi n’a jamais trop rencontré d’enfants mais je suis sûr qu’il saurait être doux avec elle !

Je vois comme prévu, Kenobi revenir doucement vers nous et me décale juste à temps tout en poussant Irvin d’une main sur le torse. Ainsi, nous échappons au jet d’eau que nous réservait la bête. J’éclate de rire tout en retirant doucement ma main du torse d’Irvin. Je n’avais pas tout à fait perçu ce contact, occupé que j’étais de lui éviter le redoutable crachat de Kenobi.

- Je vais simplement le promener. De toute façon il trop foufou aujourd’hui pour que je puisse le monter sans m’écharper avec lui. Je n’ai pas envie de le forcer.

Du temps de notre carrière professionnelle, nous travaillions tous les jours et ceci peu importe les intempéries ou la fatigue de l’un et de l’autre. Il est hors de question de reproduire ces erreurs dorénavant, nous avons tous les deux rationnalisé notre entraînement de façon forcée du fait des mois où je n’ai pas pu le monter.

- Je vais chercher une longe pour aller le promener dans les chemins autour d’ici. Tu viens avec moi ?

Je me dirige donc vers le cabanon au fond du parc pour aller cherche la longe.



   
   
Ce n'est pas grave si tu ne te réveilles pas tout seul
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MessageSujet: Re: Le temps des malentendus - Matthew et Irvin   Le temps des malentendus - Matthew et Irvin EmptyVen 6 Sep - 17:12

La bête semble m’accepter - c’est ce que j’en déduis en la voyant m’ignorer pour se tourner vers son cavalier. Lequel cavalier est aussi gaga avec son cheval que moi avec Rosie. Pourquoi ce Matthew là ne transparaît pas plus souvent, pourquoi se cache-t-il toujours sous son masque de rigolo qui ne prend rien au sérieux ? Il est sincère ici, plein de tendresse pour son animal. J’aime bien ce Matthew, plus reposant. Pourtant, je sens une tension à chacun de ses regards pour moi, qui disparaît aussitôt que ses yeux se reposent sur son cheval. A ma question, ses yeux hésitent, son cerveau turbine visiblement. Lorsqu’il me répond, je laisse échapper un rire.

- Gryffondor ! C’est Gryffondor, la maison des courageux. C’est Milo qui t’en a parlé ? C’était sa maison. Celle de Matilda aussi. Comme je les connais, ils ont dû s’en vanter.

Je vois sa tête confuse et je ne voudrais pas qu’il pense que je me moque.

- Un hippogriffe est une sorte d’aigle géant très susceptible et très dangereux s’il juge quelqu’un irrespectueux. Mortel, même.

Je jauge à nouveau Kenobi, qui souffle et mâchouille de plus belle. Il me regarde. Je le regarde. Ma blague sur mes antennes le laisse pensif, mais il accepte mes caresses. Matthew m’encourage et je l’imite, passant ma main dans le sillon de la sienne. Et puis c’est à mon tour de me sentir penaud, ma blague m’a touché plus que souhaité. J’aimerais être capable de rire de mes oreilles comme Milo rit de sa jambe et aligne les blagues sur les amputés plus vite que son ombre, mais ce n’est pas encore le cas. Pourtant, en voyant le sourire chaleureux de Matthew qui me répond, j’ai l’impression de me sentir un peu plus léger.

- Il faut que je commence à en rire, je suis sûr que Matilda fait son stock de blagues sur les oreilles depuis un an et demi, je ne dois pas me laisser dépasser.

Je sonne faux, c’est certain. Et j’ai probablement l’air un peu idiot à essayer de convaincre Matthew que je suis à l’aise avec ma surdité, moi qui arrive à utiliser ce mot depuis quelques mois à peine. Je souffle et tourne la tête, faisant mine d’étudier le pré qui nous entoure. Puis je nous distrait en parlant de Rosie, ma petite Hobbite qui est toujours un bon sujet de conversation. L’image de ma fille haut perchée sur le grand animal m’arrache un sourire.

- J’attendrai qu’elle sache marcher, ou qu’elle sache tenir assise au moins. Elle est fascinée par le chat, alors un cheval, ça serait Noël pour elle.

Je laisse à nouveau mon regard se perdre, tentant toujours d’ignorer l’odeur qui me pique le nez. Le cheval se rapproche, innocemment, et alors que je tends encore une fois ma main, je sens celle de Matthew qui me pousse avec lui sur le côté. Pendant une seconde, un scénario improbable se déroule dans ma tête, avant que je comprenne l’intention totalement innocente de l’étudiant. Une seconde et sa main quitte mon torse – mais son empreinte reste, quelques instants encore. Je maudis mon cerveau d’avoir dérivé ; le sous-entendu de Matilda s’est insinuée plus sournoisement que je l’avais prévu. Comme un filtre posé sur l’image du Français, cette phrase idiote teinte tous ses gestes et mots, me faisant interpréter le moindre mouvement de sourcils, le moindre sourire, comme un aveu qu’il ressent ce que je ne peux pas lui rendre. Il faut avouer que Matthew n’aide pas son cas. Je voudrais qu’il arrête de me toucher, qu’il arrête de rougir, qu’on soit simplement amis et que je puisse le regarder sans avoir le moindre doute sur cette relation.

Je devrais partir, prétexter du travail et retourner à ma solitude studieuse. Si jamais l’intuition de ma sœur était juste, ce serait stupide d’encourager les sentiments de Matthew en passant du temps seul avec lui. Mais je n’ai pas envie de partir, de me priver d’une après-midi de vacances pour une supposition. Si je me comporte en ami, il restera un ami. Je n’ai qu’à rien faire qui puisse l’encourager.

Vu ma maladresse, cela risque d’être compliqué.

Je ris avec lui du mieux que je peux, pour me ramener au moment présent. Et puis je lance la phrase la plus banale qui me vient à l’esprit, m’étonnant d’un air aussi détaché que possible du fait que les chevaux partagent avec les lamas et les bébés, la faculté très sympathique d’inonder d’eau et de bave les humains alentours.

- Je suis pas si sûr de vouloir lui présenter Rosie, finalement. Elle bave suffisamment pour qu’on évite de lui apprendre à cracher en plus.

Matthew me propose ensuite de le suivre, je n’ai pas bien saisi ce qu’il veut chercher mais je le suis docilement, prétextant de profiter du paysage pour traîner un peu derrière lui et m’offrir du répit loin de ses regards. Nous entrons dans une petite baraque en bois, trop petite pour tout le matériel qui s’y entasse, où nous nous faufilons tant bien que mal. Je me plante à l’entrée, intéressé par du matériel que je reconnais pour l’avoir vu chez Milo. Matthew a disparu de mon champ de vision.

Et soudain il se rappelle à moi. Sa main se pose sur mon épaule, il m’a sans doute appelé et je ne l’ai pas entendu. Je me retourne et il est devant moi, une longe dans les mains, un sourire satisfait collé sur le visage.

Il est beau, si beau, cette constatation me frappe plus brutalement encore que dans la bibliothèque. Tellement beau. Et le sourire qui se dessine toujours plus largement sur son visage me semble soudainement terriblement attirant. Je reste là à le regarder, pour un temps qui me semble s’étirer indéfiniment. J’ai envie de l’embrasser. Le réaliser me fait l’effet d’un électro-choc qui se diffuse dans tous mes membres.

Comme si mon cerveau avait décidé de court-circuiter ma volonté, il me pousse à m’avancer, à rompre la distance, sans que je puisse lutter. Mon visage n’est plus qu’à quelques centimètres, quelques millimètres du sien, je sens son souffle, je me penche, encore...

Je sursaute et recule brutalement, comme si je m’étais brûlé. Je cogne ma tête au mur, la douleur me lance mais mon cœur qui bat la chamade me fait plus mal encore. Je n’ose pas regarder Matthew, je me sens plus mortifié que jamais, prêt à me liquéfier sur place.

- Merde ! Merde, je suis désolé, je sais pas ce qui m’a pris.

Je frotte mon visage dans mes mains.

- Oublie, oublie ça.


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