[ RP libre] Party girls don't get hurt, can't feel anything

Althea A. Faradayavatar
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Sujet: [ RP libre] Party girls don't get hurt, can't feel anything | Sam 20 Oct - 15:30
Party girls don't get hurt, can't feel anything

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"Wow, all these wars, bras, cars, wall to wall, was all a mirage, and I could lose it all tonight, just to show the world I could do it twice. It's my life. If this is a dream, won't open my eyes. Am I asleep ? No, I'm alive. I just can't believe that this is my life, in my fantasy we're running wild." Jessie J.
Elle n’a peur de rien ni de personne. Elle règne non pas parce qu’elle le veut, mais parce qu’elle le doit : c’est comme une démangeaison qui la prend, qui saisit son corps et ses sens, et qui lui ordonne de se comporter comme la conquérante, l’impératrice glaciale, la guêpe belliqueuse. Althea se croit au dessus des masses et joue de sa beauté pour maintenir l’illusion de sa souveraineté, faisant parfois oublier à ses interlocuteurs qu’elle n’est qu’une petite fille qui joue à prétendre. Ce soir là, pourtant, personne ne pourrait être dupe. Il serait impossible de passer à côté de sa fragilité et de sa naïveté, qui l’ont conduit en ces lieux sombres qui peuvent cacher bien des monstres.

Elle a trop bu, la Faraday. Elle titube, ses chaussures à talons à la main, son mascara ayant bavé sous ses yeux de biche, sa robe maculée d’un liquide inconnu, vraisemblablement de la bière. Elle ne sait pas où elle se trouve, ni comment elle y est arrivée, réellement. Ses souvenirs sont confus, enfouis dans les échos d’une musique bien trop forte, de danses osées et des yeux d’un partenaire qu’elle a adoré chauffer toute la soirée, pour mieux l’abandonner quand elle en a été lassé. Mais se retrouver seule à Atlantis, aux petites heures du matin, n’est pas forcément la meilleure des idées : et elle se rappelle avoir couru, pour échapper à des mains sales et des regards sur son corps si attrayant, et maintenant elle est perdue dans les méandres de la ville basse, sans savoir comment rentrer chez elle. Elle est fatiguée et effrayée, mais se retient de se laisser aller aux larmes. En est-elle seulement capable, alors qu’elle peut encore ressentir la douce euphorie que provoque l’alcool bouillonner dans son organisme ? Elle ne le sait pas, ne veut pas le savoir. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle s’enfonce dans des dédales sans fin, et qu’à chaque croisement, elle s’attend à tomber sur un prédateur, plutôt que sur un bon samaritain qui voudrait bien lui indiquer le chemin du centre-ville.

Les pierres se dressent soudainement devant elle, témoins silencieux d’un passé où les hommes avaient encore peur du courroux divin, et les révéraient autant qu’ils redoutaient leurs lunatiques tempéraments. Althea ne s’est même pas rendue compte d’avoir pénétré dans la grotte, tant sa tête tourne et son corps ne lui répond plus. La solennité et le caractère sacré du lieu lui échappent totalement, mais elle profite de la surface lisse de la roche pour s’y adosser et se reposer quelques instants. Elle ne remarque pas les runes gravées, et la lumière des torches créant des ombres presque cabalistiques sur le mur en face d’elle, elle décide de fermer les yeux pour empêcher sa tête de tourner, au moins un court instant.

Le temps passe. Combien de temps ? Une minute ? Une heure ? Elle n’a aucun moyen de le savoir. Quand ses paupières s’entrouvrent à nouveau, elle a froid. Où sont Shawn et Ashton quand elle a besoin d’eux ? Après tout, c’est leurs rôles, en tant que grands frères, de la protéger. Oui, vraiment, c’est entièrement leurs fautes si elle se trouve là, seule, encore enivrée par l’alcool, dans un lieu inconnu, livrée au moindre déviant qui pourrait tomber sur sa silhouette prostrée. Elle veut se reposer, mais elle sait que si elle se laisse encore aller, elle ne pourra pas se réveiller avant plusieurs heures cette fois, et elle n’est pas bête, la nymphe. Elle connaît le cœur des hommes et à quel point il peut être noir.

Sa main se pose sur le sol. Lève-toi, s’intime-t-elle intérieurement. Allez, fait un effort ! Mais rien n’y fait. Peut-être que quelqu’un a glissé quelque chose dans son verre, peut-être qu’elle est simplement trop faible pour se sortir de sa torpeur. Elle sait qu’elle offre un spectacle pathétique, mais malgré ça, elle ne peut s’empêcher de prier que quelque chose, quelqu’un, va apparaître pour la sortir de ce bien mauvais pas…
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    Un regard infernal et divin
    Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe, Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu ! Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte d'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ? De Satan ou de Dieu, qu'importe ?+ buckaroo.

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Sujet: Re: [ RP libre] Party girls don't get hurt, can't feel anything | Dim 21 Oct - 8:30
Il était de retour dans le quartier des profondeurs. C’était devenu sa demeure, il était ici chez lui, naviguant entre les ombres, s’imprégnant d’elles. Il était invisible, une ombre parmi tant d’autres. Déjà habitué des lieux lorsqu’il était Auror – nombre de ses indics se trouvant dans ce quartier malfamé – il connaissait maintenant ce quartier comme sa poche. Chaque recoin, chaque mur, chaque pierre, il connaissait ce quartier, il maîtrisait ce quartier. Il y était même connu maintenant. Pas sa véritable identité bien sûr, mais celle qu’il avait endossé, il y a plusieurs mois de cela. Et même sa nouvelle identité, James Finnerty, n’était pas associée à un visage, une personne. Non, les gens de ce quartier connaissaient son nom, sa réputation. Une ombre, voilà ce qu’il était devenu. Voir sans être vu, savoir sans être connu. James Finnerty était davantage une ombre, une idée, qu’une personne. C’était un nom qui faisait peur à qui le connaissait. Seul MIM ne s’en inquiétait pas, car il le savait des leurs. Ce n’était pas pour rien qu’ils l’avaient recruté. C’était son nom, sa réputation qu’ils avaient voulu, et qu’ils avait maintenant. Et qu’ils utilisaient sans état d’âme.

Et bien qu’il fasse parti de MIM, il nourrissait son propre réseau. Il savait qu’il en aurait besoin, un jour ou l’autre. Un réseau d’informateurs, qui rassemblait toute sorte d’informations pour lui, et qui le rendait puissant. Sa réputation de guerrier ne faisait pas tout. Son sang-froid, sa violence, son manque d’état d’âme n’étaient pas suffisants non plus. Non. Ce qui le rendait véritablement puissant, ce qui avait fait percer son nom, ce qui faisait redouter son nom, c’était également son réseau d’informations. La connaissance, le savoir, voilà le véritable pouvoir d’aujourd’hui. La violence psychologique, la pression que l’on pouvait exercer sur un individu était plus fort que n’importe quelle violence physique. Et pour pouvoir exercer correctement cette pression, il fallait des informations, beaucoup d’informations, de sérieux et importantes informations. Le loup écossais, Scotus Lupus, était aujourd’hui à la tête d’un grand réseau d’informateurs, qui le rendait indispensable autant que redouté.

Et ce soir, comme presque tous les soirs, il allait rencontrer une partie de ses informateurs. Il se déplaçait parmi les ombres, récoltant les informations les unes après les autres, les notant dans son carnet une fois l’indic quitté. Il lui était impossible de retenir toutes les informations qu’on lui rapportait, et ses carnets étaient donc d’une valeur très importante. Personne ne savait qu’il notait tout, dès qu’il le pouvait, ni même où il rangeait toutes ces précieuses sources d’information. Personne à part lui. Il savait qu’il lui fallait révéler cette location à quelqu’un car quelque chose pouvait lui arriver, tôt ou tard, et qu’il ne fallait absolument pas que certaines informations soient perdues. Toutefois, il lui fallait quelqu’un de confiance, quelqu’un qui n’irait pas parcourir ses carnets tant qu’il opérait, tant qu’il était vivant. Ainsi travaillait-il à un moyen de révéler cette location qu’au moment opportun.

Si certains lieux de rencontre avec ses indic étaient classiques – tels un bar, un pub, une boîte de nuit, une ruelle sombre – d’autres étaient plus excentriques. L’un de ses indics, qui avait pour nom de code Le Prêtre, le retrouvait toujours dans l’ancien lieu de culte. Il le reconnaissait toujours à son accoutrement. En effet, le Prêtre se baladait toujours dans une soutane de prêtre marron, cachant son visage à l’aide d’une capuche. Tout comme son protecteur, il souhaitait garder son anonymat. Et cela pouvait également effrayer certains fouineurs. Un homme en habit de prêtre, se baladant dans la pénombre d’un ancien lieu de culte rempli de magie. On pourrait croire à une ombre, à une véritable manifestation du divin.

Il venait de le rencontrer et était en train de noter les informations qu’il avait reçues, se servant de la lumière vacillante d’une torche pour apporter le peu de luminosité dont il avait besoin pour écrire. Il notait ses nouvelles informations quand il la remarqua. Rapidement il rangea son carnet dans la poche intérieure de sa veste et dégaina sa baguette. Ses instincts de guerrier l’imprégnaient rapidement. Il s’approcha prudemment de la silhouette de cette jeune femme, visiblement affectée fortement par l’alcool ou une quelconque drogue. Il ne pouvait la laisser là. Elle pourrait subir les pires choses s’il la laissait ici, sans défense. Le quartier des profondeurs n’était pas un lieu recommandable pour une jeune femme, surtout pour les jeunes femmes à la silhouette aussi attrayante. Il s’accroupit à côté d’elle, posant sa main au niveau de son cou, cherchant à tâter son pouls. Il claqua des doigts devant son visage, observant sa réaction. Il cherchait à savoir à quel point elle était consciente de ce qu’il se passait.

"Quel est votre nom ? Vous savez où vous êtes ? Vous pouvez marcher ?"

Cette dernière question avait plus d’importance qu’il n’y paraissait. Ils ne pouvaient rester ici. Cet endroit était trop dangereux, d’autant plus à une heure aussi avancée, et cette grotte, ce couloir étaient trop exigus pour qu’il puisse les défendre tous les deux en cas de besoin. Il devait se montrer prudent face à toute situation, autant pour lui que pour elle.
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Sujet: Re: [ RP libre] Party girls don't get hurt, can't feel anything | Sam 27 Oct - 11:53

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"Wow, all these wars, bras, cars, wall to wall, was all a mirage, and I could lose it all tonight, just to show the world I could do it twice. It's my life. If this is a dream, won't open my eyes. Am I asleep ? No, I'm alive. I just can't believe that this is my life, in my fantasy we're running wild." Jessie J.
Il paraît que la chance sourit aux audacieux : c’est peut-être vrai. Dans ce cas là, la débauche, ce simulacre de liesse où les plaisirs de la chair et de l’alcool règnent en maîtres, doit être catalyseur de nombreuses bonnes étoiles : car il y a quelque chose de vertigineux, d’intangible, dans le délaissement qu’apporte l’ivresse. Il faut avoir envie de lâcher prise, de laisser s’exprimer son corps au détriment du bon sens et de l’esprit, d’oublier le lendemain pour n’avoir conscience que du plus terre à terre des présents. Ça en serait presque courageux, si ce n’était pas si lâche : car avec la liqueur vient aussi l’oubli, et c’est probablement la raison pour laquelle Althea est allongée sur le sol, elle d’habitude si majestueuse, dont l’auguste présence attire autant qu’elle dérange. Elle est pitoyable, comme une princesse déchue de ses titres de gloire. Elle en a conscience, et si elle n’était pas aussi fatiguée, elle en aurait honte, non pas d’afficher sa peau nue à la vue d’un inconnu (car sa jupe bien trop courte, et son décolleté bien trop provoquant, ne cachent pas grand chose de sa pudeur, dans cette position), mais d’avoir perdu le contrôle à un point où elle devient une victime. Car même dans l’intimité de sa chambre à coucher, où elle aime se laisser manipuler comme une poupée de chiffon, elle a choisi de se retrouver dans cette position, et a tout loisir de poursuivre, ou d’arrêter ses déviances : ici, elle n’a même plus suffisamment conscience de la réalité pour se relever.

Elle a beau faire la fière, elle n’a jamais connue la peur, la gamine. Non pas l’effroi qu’on ressent en se demandant ce qui pourrait se passer, mais la tétanie qu’on peut ressentir lorsque ses pires cauchemars se réalisent, sans qu’on ne puisse rien faire pour les arrêter : alors, probablement se serait-elle brisée si c’était un loup qui avait croisé son chemin. Une vague de soulagement traverse son corps lorsqu’elle entend la voix de l’homme la questionner. Quelqu’un de moins honorable que lui ne se serait pas embarrassé de lui adresser la parole, il l’aurait prise sans la moindre forme de procès, mais visiblement, l’étranger n’est pas de cette trempe.

Il lui faut rassembler toutes ses forces pour ouvrir la bouche, première étape avant de pouvoir articuler au moins un seul mot. Tout est confus, tout tourne, tout est à la fois trop sombre et trop brillant. Ses lèvres sont sèches, et son souffle s’heurte contre sa propre poitrine, luttant pour rester suffisamment consciente pour répondre à l’homme. Elle fait de son mieux pour être compréhensible.

« -Je ne sais pas, je ne… Je crois qu’on m’a…

Droguée ? Ce n’est qu’une supposition, bien sûr, mais elle ne se souvient pas avoir assez bu pour être dans un tel état. Elle est si frêle, pourtant, une créature longiligne qu’on pourrait croire affamée, tant ses os peuvent saillir lorsqu’elle se cambre : on l’imagine sans mal s’envoler au moindre coup de vent, et d’autant plus, ne pas tenir la boisson. Ce n’est pas le cas, pas vraiment, mais connaissant sa silhouette, elle fait attention à se tenir, et c’est en partie la raison pour laquelle elle croit dur comme fer à son intoxication. Cependant, elle n’est pas en état pour réfléchir au pourquoi du comment, aux terribles conséquences que pourrait avoir cette réalité. Elle doit déjà se concentrer pour respirer correctement, pour garder les paupières ouvertes, pour ne pas tomber dans une torpeur dans laquelle elle ne sait pas si elle pourrait un jour s’éveiller.

Un gémissement franchit la barrière de ses lèvres alors qu’elle ressent, soudainement, une violente douleur dans ses tempes. En plus de la nausée qui ne la quitte plus, et de l’engourdissement de son corps, voilà maintenant qu’un mal de tête atroce la saisit. Quelque chose cloche, décidément. Althea ne connaît pas Matt, ne sait pas pourquoi il lui adresse la parole, n’est pas certaine, encore, de son statut de bon samaritain, mais que faire d’autre que de lui accorder sa confiance ? Fais un effort, Ali, s’encourage-t-elle intérieurement. Donne ton adresse, celle de Shawn ou d’Ashton, quelque chose, sois forte !

Mais c’est peine perdue, elle n’est pas en état. Tout ce qu’elle arrive à faire, c’est à remuer vaguement les doigts et à souffler suffisamment pour dégager son doux visage de ses longs cheveux roux qui l’encombrait. Une supplique, enfin. Dans un murmure.

-Aidez-moi, s’il-vous-plait… Merlin, je… A l’aide… »

Et elle se hait d’être impotente à ce point. Se mettrait des baffes, si seulement elle le pouvait : mais elle est sans défense, et ne peux que prier que l’étranger réponde à sa prière.
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    Un regard infernal et divin
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Matt Clickerlyavatar
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Sujet: Re: [ RP libre] Party girls don't get hurt, can't feel anything | Lun 5 Nov - 9:25
Merlin savait à quel point l’alcool pouvait faire des ravages chez une personne. Et ce peu importe la carrure de la personne et sa capacité à emmagasiner de l’alcool. Il y avait toujours un point de bascule, une limite au-delà de laquelle on chavirait dans les méandres de l’ivresse, perdant pied sur la réalité, ne contrôlant plus aucune réaction face à l’environnement. Mais Matt ne jetterait pas la première pierre à qui que ce soit de ce point de vue. Lui aussi avait déjà abusé, notamment dans sa jeunesse, et cela pouvait arriver de le retrouver fort alcoolisé à la fermeture du Scottish Inn. Toutefois, depuis qu’il avait endossé sa nouvelle identité, il faisait davantage attention à tout cela, ayant tant à perdre.

Cela dit, il avait la chance d’être un homme et ainsi de moins attirer les prédateurs de la nuit. Il risquait moins de retrouver du GHB dans son verre que la jeune femme qui se trouvait actuellement en face de lui. Son physique ne laissait pas de marbre, et il n’y avait aucune raison de douter qu’un prédateur n’ait pas cherché à la piéger dans sa toile. C’était pourquoi, lorsqu’elle émit l’hypothèse qu’on l’avait droguée, Matt n’eut aucun mal à la croire. Si tant est qu’elle parlait de drogue. C’était l’interprétation qu’il avait eu des quelques mots qu’elle avait réussi à prononcer. Toutefois, il ne voyait pas trop ce qu’on aurait pu lui faire d’autre. Elle ne semblait pas avoir subi de violences, du moins sa tenue et son corps n’en comportaient pas la moindre trace. Il n’avait pas de moyen d’être sûr de quoi que ce soit actuellement. La seule chose dont il était sûr en cet instant précis, c’est qu’ils ne pouvaient rester ici. Le quartier des profondeurs n’était certainement pas un lieu pour une demoiselle comme elle, et encore moins dans cette tenue. Aussi s’étonnait-il encore de la voir en ce lieu, en ce quartier. Quelles péripéties avaient-elles vécu pour en arriver là ? Tant de questions lui passaient par la tête en cet instant, mais il faudra les remettre à plus tard. Ils devaient bouger. Chaque seconde passée dans ce quartier était un risque. S’ils tombaient sur le mauvais groupe de personnes, le pire était à envisager. Atlantis pouvait se pavaner d’être la ville de la mixité, la ville aux idées évoluées, elle hébergeait comme toute autre ville une criminalité ainsi que son lot d’individus aux instincts les plus primaires. Et malheureusement, l’état actuel de la jeune femme éliminait la possibilité de transplaner, à moins de lui faire courir de grands risques. Cette éventualité ne serait à envisager qu’en mesure de dernier recours.

Il ne voyait d’autres moyens que de la porter. Ce serait probablement la façon la plus rapide de la transporter en dehors du quartier des profondeurs. Une fois ce quartier quitté et le risque qu’il représentait éloigné, il aurait davantage de temps pour déterminer en quel lieu sûr il pourrait l’emmener. Il passa donc son bras droit sous les jambes de la demoiselle, le calant au niveau des genoux, tandis que son bras gauche venait s’appuyer sur son dos, épousant la forme arrondie de ce dernier sous les épaules. « Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisserai pas ici. Il n’est souhaitable pour personne de rester trop longtemps dans ce quartier. » dit-il en la soulevant. Il commença à avancer dans le couloir, la lumière de chaque torche venant se refléter dans les longs cheveux de la jeune femme. Il ignorait son identité, il ignorait tout d’elle. Et même s’il était censé incarner le Mal, un homme dont la seule allégeance était envers lui-même et envers la race sorcière, sans état d’âme ni morale, il ne pouvait décemment la laisser ici. James Finnerty l’aurait probablement fait. Mais lui ne le pouvait. Il ne s’était pas engagé dans les forces de l’ordre pour abandonner son prochain quand il avait besoin d’aide. Au contraire, il s’était engagé pour protéger son prochain en toute circonstance. Il prenait un risque pour sa couverture mais il n’avait pas réellement le choix. Et, après tout, ce risque était assez faible. Même les êtres sans foi ni loi tels que James Finnerty pouvait faire preuve de compassion, envers leur famille ou leurs amis notamment.

Le quartier des profondeurs, devenu son monde, son repère, ne lui avait pas paru aussi dangereux depuis un moment. En cet instant, il ne pouvait se fondre dans les ombres, il ne pouvait être l’ombre qu’il était habituellement. Il devait se dépêcher, l’éloigner d’ici aussi vite que possible, la ramener vers le centre-ville ou les faubourgs, loin des dangers de ce quartier.
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