Paganini Variations for two violin, Op. 77

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Sujet: Paganini Variations for two violin, Op. 77 | Ven 19 Oct - 20:27


PAGANINI VARIATIONS
21.04.18 § ft. Draco Malfoy
Il y avait quelque chose de réellement enchanteur dans le décor de la lutherie des frères Gaccione. Bien que la superficie du local était modeste, les jumeaux avaient réussi à présenter chaque instrument sous son plus beau jour ; ceux de bois étaient accrochés contre un dispositif de l’unique mur de brique de la pièce, en plus d’être présentés à l’arrière du comptoir de chêne. Appuyés dans un coin, un violoncelle antique reposait. Il n’avait rien de véritablement spécial, outre son bois pâle et unique, mais il se vendait à un prix exorbitant. Giuseppe avait confié à Anya, une fois, que c’était Antonio qui insistait à augmenter constamment sa valeur, incapable de s’imaginer la vente de cet instrument qu’il affectionnait tout particulièrement. Mais comme il s’agissait du département traditionnel, il n’osait rien dire à son frère. Ce n’était pas son domaine.

Car, des deux jumeaux, un seul était magique. Venant tous deux d’une famille moldue,il n’y en avait rien qu’un, Giuseppe, qui développa un potentiel magique. Alors, tandis que son frère se chargeait des instruments de bois, la sorcier avait fait parti du tout premier et petit groupe de créateurs des instruments de verre. D’ailleurs, ses créations reposaient sur les autres murs libres. À travers eux, les lattes de bois, qui avaient été préférées à la peinture ou au papier-peint, semblaient distortionnées, et les rayons du soleil faisait reluire les instruments à travers toute la boutique. La lumière réfléchie par les violons et altos faisait briller leurs cousins polis, qui étaient présentés en face. Alors, malgré les coffrets entassés, le plafond bas et la petitesse de la boutique, on ne s’y sentait jamais coincé, jamais intimidé. Car avec un décor pareil, comment ne pas être émerveillé ?

Anya entra les mains vides dans la lutherie, ce jour-là. Normalement, elle traînait Nikolaï ou son archet, mais aujourd’hui, elle était seule. Dès qu’elle passa la lourde porte, la petite clochette qui y était suspendue retentit, et il ne fallut que quelques secondes pour que des pas précipités fassent grincer le vieil escalier de bois. À moitié descendu, Giuseppe ajusta ses lunettes et plissa les yeux pour discerner l’intrus qui l'arrachait de son atelier. Mais, en reconnaissant Anya, son visage s'illumina soudain. « Ah ! Anya ! Come va ? » Il l'accueillait toujours de cette façon, et toujours la jeune femme répondait, un petit sourire aux lèvres : « L’anglais est assez dur, m’ajoute pas l’italien ! » Et ils partageaient un petit rire, comme si cet échange était impérissage, une source éternelle d’amusement. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi aujourd’hui ? » Bien que ce soit Antonio qui s’occupait de l’instrument d’Anya —et de tous les autres violonistes, altistes, violoncellistes et contrebassistes traditionnels de l’OSMA—, c’était Giuseppe qui était le plus souvent à la boutique. Ainsi, il connaissait Nikolaï presque mieux que son professionnel attitré. « C’est pour le violon de Michelle. ‘Parement qu’l’est prêt ? » Et à nouveau, le bonhomme lâcha un « Ah ! », avant de lui répondre : « Oui, oui, je l’ai terminé ce matin. Effectivement, c’était étrange : l’énergie magique de sa caisse de résonance semblait… perturbée, instable. Enfin, ça peut arriver lorsque les instruments sont sur-utilisés, ou lorsqu’une autre force magique intervient indirectement, mais jamais depuis le premier prototype n’avais-je vu ce phénomène... » Anya appuya ses coudes contre le comptoir et sourit espièglement. « C’la faute du concert, Giu. On travaille trop, pi’les violons aussi. C’pas d’la faute à Michelle. » À ces paroles, le luthier hocha la tête en closant les paupière, comme s’il comprenait parfaitement ce qu’elle racontait. « C’était le bon temps, l’orchestre… exigeant, certes, mais gratifiant... » Et il ouvrit les yeux, sourit à Anya et annonça : « Je vais te le chercher, ne bouge pas. » Il grimpa à l’étage, faisant à nouveau craquer le pauvre bois de l’escalier, et Anya attendit, pianotant des doigts contre le comptoir.

La clochette de la porte retentit soudain à nouveau et, vivement, la jeune femme tourna la tête, fixa le visage de l’arrivant quelques secondes, avant de ramener son regard droit devant elle. Elle ne le connaissait pas, il n’était pas de l’orchestre. Bah, c’était possible. Même si l’OSMA consistait la grande majorité de la clientèle de la lutherie, ils n’était pas les seuls musiciens d’Atlantis. Or, l’idée d'interagir avec le jeune homme ne frôla nullement son esprit ; elle en avait cure des étrangers. Giuseppe lui ferait la conversation en revenant, ce n’était pas son rôle à elle. D’ailleurs, en parlant du loup, il descendait à la boutique, un caisson contre le coeur. Tout de suite, il remarqua le client, ce qui le poussa à déposer précipitamment mais délicatement le caisson sur le comptoir, et demanda à Anya de vérifier que tout y était. Alors, tandis que l’artisan se dirigeait vers le jeune homme d’un « Bonjour ! » accueillant, Anya ouvrit l’étui et, de ses doigts prudents, caressa l’instrument qui la narguait par sa beauté.
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i’m a sunflower
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Paganini Variations for two violin, Op. 77
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