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 Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants ! ft. Shawn Faraday

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Jonathan RowleJonathan Rowle
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MessageSujet: Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants ! ft. Shawn Faraday   Dim 14 Oct - 3:15


Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants !

- Jonathan Rowle - Shawn Faraday -


"May God bless and keep you always, may your wishes all come true, may you always do for others, and let others do for you. May you build a ladder to the stars, and climb on every rung, may you stay forever young." Forever Young - Bob Dylan
Le soleil de cette matinée d’Avril se reflétait dans les cailloux blancs des pavés. Quelques joggers me dépassaient, et je pouvais parfois entendre la musique de leurs Ipods alors qu’ils me dépassaient, m’emplissant de notes diverses qui se mélangeaient dans une symphonie discordante. Annie, elle, courait devant moi, enthousiaste à l’idée de cette journée qui allait être, elle le savait, exceptionnelle : je n’en étais pas si sûr.

Les luxueux appartements des Salines se dressaient, droits dans le ciel bleu, indécents dans leur modernité, et je me sentais déjà décalé, alors même que nous n’avions pas encore posé un pied à l’intérieur. Certes, j’avais grandi dans un milieu où l’argent coulait à flot, mais la richesse des Sang-Purs était bien différente de celle qui s’étalait devant moi. Elle était ancienne, impalpable, elle était dans des tableaux et des propriétés millénaires, elle se passait de main en main comme un droit inaliénable. Ici, ça sentait le nouveau riche, la décadence, la démonstration : il fallait montrer qu’on avait réussi.

Et ce n’était pas que je pensais mon collègue prétentieux. Je ne le connaissais pas assez pour penser ainsi, et je n’étais pas du genre à émettre des jugements prompts sur les gens : mais il fallait bien avouer que tout ce que je savais à son propos, ne me donnait pas vraiment envie de le connaître. Il ne faut pas écouter les bruits de couloir, je le sais bien. Merlin, ceux à mon sujet devaient me présenter comme étant un chien de garde du Ministère, un traitre à son sang austère et sévère, qui ne faisait aucune concession dans son travail comme dans sa vie personnelle, et si c’était plus ou moins vrai, je savais qu’ils ne me représentaient aucunement. Et pourtant, les préjugés ont la vie dure. On le dépeignait comme étant un homme sympathique, certes, mais qui n’hésitait pas à critiquer la politique de Kingsley derrière les portes closes, voire même, à dénoncer cette mixité qui était, pour moi, l’une des plus belles réussites de la ville d’Atlantis.

Mais outre le personnage, je n’étais pas particulièrement emballé à l’idée de passer toute une matinée dans l’appartement d’un homme que je connaissais peu, à surveiller des enfants bien trop intelligents pour leur propre bien. J’étais trop vieux pour ça, trop fatigué. Mais j’avais voulu faire plaisir à ma nièce, et maintenant, je m’en mordais les doigts.

Annie m’attendait devant la porte de l’immeuble, en me criant de me dépêcher, et je la rejoignis en grommelant, avant de sonner à l’interphone prévu à cet effet. Lorsque nous montâmes jusqu’à la demeure des Faraday, dans l’ascenseur, je prévins Annie, encore une fois, que nous n’allions pas rester trop longtemps.

« -T’inquiète pas tonton, je sais. Mais tu vas voir, Quin’ est trop cool ! En plus, tu sais qu’il va aller à Poudlard l’année prochaine ? J’aimerai bien être comme lui.

-Tu as encore quelques années à patienter, crevette. Ne sois pas trop pressé de grandir, tu verras, plus tard, tu regretteras ce temps.

Elle haussa les épaules, bien sûr. Il est impensable pour un marmot, qui ne saisit pas l’inexorable passage des années de la même manière que les adultes, de croire qu’un jour, on en viendrait à vouloir retrouver sa condition d’enfant. J’esquissais un petit sourire, passant mes doigts dans ses cheveux blonds qui cascadaient sur ses épaules. Annie, si tu savais.

Finalement, nous finirent par arriver jusqu’à la porte des Faraday, et je frappais à la porte en essayant de masquer le fait que j’aurais voulu être confortablement installé dans mon fauteuil en train de lire un livre, plutôt qu’ici. Lorsque le battant s’ouvrit, je fis de mon mieux pour délivrer un sourire de circonstance.

-Bonjour, Dr Faraday. A moins que vous ne préfériez professeur ? Je vous avoue que je n’ai jamais réellement appris la manière correcte de m’adresser à un membre du corps médical, travaillant également à l’université.

Je tendis la main pour serrer la sienne, formel, comme à mon habitude, mais pour ma défense, il est difficile de tirer un trait sur des années d’éducation stricte de l’étiquette avec ma Sang-Pure de famille et mes innombrables professeurs particuliers. Ma nièce, un peu timide, restait tout contre ma jambe en observant la silhouette imposante de l’homme en face de moi. Lorsque l’ombre d’un jeune garçon se présenta derrière son père, cependant, son visage s’éclaircit.

-Quinlaaaan ! » s’écria-t-elle en se précipitant vers lui, excitée comme une puce.

Elle commença à lui parler, bien trop vite, d’un sujet qui m’échappa instantanément, tant les mots qu’ils employaient m’étaient inconnus (que diable pouvait bien être un Pikachu ?!), et je restais à regarder dans le blanc des yeux mon collègue, un peu mal à l’aise. Je n’étais pas quelqu’un de très sociable – un doux euphémisme, et je ne savais pas vraiment quelles étaient les règle à suivre dans ce genre de situation. Je restais donc là, les bras ballants, attendant que le médicomage ne prenne une initiative.  
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MessageSujet: Re: Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants ! ft. Shawn Faraday   Lun 3 Déc - 11:38



The Auror next door
Shawn, Jon, Annie & Quinlan

« Ce qu'on ferait pas pour nos enfants... »
Ça ne faisait pas spécialement plaisir à Shawn d'organiser ce goûter, mais il fallait bien se sociabiliser de temps en temps. Annie était une charmante petite gamine, quoiqu'un peu énervante sur les bords, mais Quinlan l'aimait beaucoup. Shawn n'avait invité son Auror de tuteur que pour les beaux yeux de son fils.

Avec pas mal de mauvaise volonté, Shawn avait préparé son appartement à recevoir leurs invités : il y avait de quoi manger et boire (toujours sans alcool, surtout pour les enfants), et quelques jeux étaient tout prêts à être sortis. Bien sûr, que des jeux sorciers, histoire de préparer son fils à ce qui l'attendait à Poudlard l'année prochaine.

Il s'était également habillé (ça ne se faisait pas de recevoir en étant en peignoir, paraissait-il), optant pour un simple t-shirt col V bleu clair, au-dessus d'un pantalon noir.

Les invités furent à l'heure : Quinlan avait bien du mal à contenir sa joie de recevoir Annie chez lui, et se précipita sur la porte pour l'ouvrir. Shawn le suivit de près, heureusement, et put saluer le professeur Rowle comme il se devait. Le problème, ce fut que la toute première phrase de ce dernier n'était pas des plus simples.

— Bonjour... Je pense que pour aujourd'hui, on peut se contenter de Shawn et Jonathan, non ? Ce n'est pas comme si on était en situation formelle. On peut se tutoyer aussi, si vous voulez.

En vérité, Shawn ne s'était jamais posé la question de savoir s'il était un professeur avant un médicomage, ou l'inverse. Dans le doute, il aurait sûrement préféré Docteur, mais étant chez lui, ça sonnait bizarre. Alors, autant n'aimait-il pas se rapprocher avec les gens avec qui il n'avait aucun atome crochu, autant il allait laisser Jonathan Rowle le tutoyer et l'appeler par son prénom.

De là où ils étaient, les enfants faisaient déjà pas mal de bruit, parlant de jeux et de personnages plus ou moins obscurs pour Shawn. D'un signe de la main, ce dernier invita son collègue professeur à passer dans le salon, où les attendaient les gâteaux.

— Je vais mettre en route la bouilloire : je ramène quel thé ?

Lui avait un faible pour les thés noirs fumés, mais ce n'était pas du goût de tout le monde, malheureusement. Autant demander, histoire de ne pas empirer leur relation déjà fort mal barrée.  
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MessageSujet: Re: Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants ! ft. Shawn Faraday   Jeu 13 Déc - 11:06

Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants !

- Jonathan Rowle - Shawn Faraday -


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On a tendance à me qualifier à tort et à travers de personne solitaire et renfermée. Je ne serais pas de mauvaise foi au point de dire que c’est totalement faux : après tout, c’est vrai que j’ai un caractère introverti, et que je préfère largement passer une soirée dans un fauteuil avec un bon livre et un thé, plutôt que dans un bar avec des amis, mais ça ne veut pas dire que je suis asocial. La vie m’a appris à me méfier des autres, avant de pouvoir leur faire confiance. Est-ce un effet secondaire de ma formation d’Auror ou de mon enfance auprès de Sang-Purs qui n’avaient de cesse de se planter des poignards dans le dos, je ne sais pas, mais toujours est-il que cette réputation d’homme sévère et froid n’est que la partie visible de l’iceberg. J’aime la compagnie de mes proches, même s’ils sont bien peu nombreux. Et lorsque je me regarde dans la glace, que je vois mon visage cerné et ma peau pâle, je suis terrorisé à l’idée de finir ma vie seul, sans personne avec qui la partager, une fois qu’Annie aura suffisamment grandie pour voler de ses propres ailes.

Mais non seulement je n’ai pas un caractère facile, ce qui fait que, bien souvent, je déplais plus que je n’attire les foules, mais de plus, les traumatismes que j’ai traversé dans ma vie m’ont peu à peu enfermés dans un cercle vicieux dont je n’arrive pas à me sortir. Le serpent qui se mange la queue : j’ai peur de l’autre à cause de ce que j’ai vécu, ce qui entraîne invariablement l’autre à me rejeter, sans essayer de comprendre pourquoi je me comporte ainsi. Peut-être que c’est la raison pour laquelle je me suis tant accrochée à ma nièce. Parce que les enfants ne se dissimulent pas derrière des masques ou des faux semblants, et ne vous jugent pas d’un simple regard. Leurs "pourquoi" peuvent être des plus embarrassants, mais ils restent toujours bienveillants, et c’est le plus important, au final. L’innocence est quelque chose de profondément pur et merveilleux.

Je n’aurai eu donc aucun soucis à recevoir Quinlan chez moi, mais les circonstances ont voulues que je me retrouve à regarder dans le blanc des yeux un collègue que je connais sans connaître, que je côtoie par obligation plus que par appétence, et avec qui je ne ressens aucun atome crochu en particulier. Je souffle intérieurement, désireux de conserver une apparence polie. Cette matinée va être longue, je le sens.

« -Très bien, Shawn, dis-je en essayant de garder une attitude avenante, sans vraiment y parvenir, je le sais bien. Merci pour votre invitation, Annie ne parle que de ça depuis des semaines.

Je ne réponds pas à sa proposition de tutoiement : il est déjà bien rare que j’autorise quelqu’un à m’appeler Jonathan (et j’ose espérer qu’il n’essayera pas de l’abréger), mais je ne veux pas passer pour le grognon de service, alors je laisse passer, pour cette fois. Mon éducation stricte se rappelle à moi, et je ne peux m’empêcher de me retrouver encore plus embêté qu’auparavant de devoir appeler cet homme que je connais si peu par son prénom.

Répondant à son invitation silencieuse, je me glisse à sa suite pour pénétrer dans le luxueux salon : mon appartement tout entier aurait pu rentrer dans la pièce. Je ne me sens pas à ma place, bien qu’ayant grandi dans un manoir ancestral encore plus fastueux que cette résidence si moderne. Tout cela remonte à si longtemps, après tout, et la demeure des Rowle, laissée à l’abandon, est aujourd’hui envahie par la poussière et la végétation, plutôt que par son ancien mobilier d’antiquités précieuses et de cabinets de curiosités hors de prix.

-Oh, ne vous en faites pas pour moi, je me contente de peu : n’importe quelle sorte de thé me conviendra parfaitement. Sans savoir pourquoi, je suis tout à coup extrêmement conscient de mon fort accent gallois, mettons ça sur le compte de l’anxiété glaciale qui parcourt mes veines en ce moment précis, et je m’efforce d’adopter un ton bien plus anglais. Sans sucre, avec un nuage de lait.

Je jette un œil sur ma nièce qui est occupé à refaire le monde avec son camarade. Bien qu’elle soit plus jeune que lui, et que c’est assez évident physiquement parlant, Quinlan dépassant Annie de plusieurs centimètres, la petite fille ne se démonte pas et lui parle en faisant des grands gestes de ses bras, comme une politicienne en plein discours. Je ne peux masquer mon petit sourire affectueux, alors que j’observe Annie. Si seulement elle ne grandissait pas si vite…

Captant mon regard, la blondinette me renvoie une mimique lumineuse et reprend sa discussion avec le jeune garçon, avant de remarquer les gâteaux, disposés sur une table basse. Elle s’en approche avant de demander d’une petite voix timide :

-Tonton, je peux en avoir un ?

-Tu devrais demander à Shawn, crevette, promis, il ne te mangera pas. »

Et difficile de manquer la différence entre le ton que j’emploie lorsque je m’adresse à ma nièce, et celui que j’utilise pour discuter avec le médicomage : après tout, je ferais un terrible comédien, j’en ai conscience. A-t-il remarqué la manière dont je bute sur son prénom ? A quel point cette situation me rend mal à l’aise ? Je ne sais pas, mais je dois essayer de prendre sur moi. Pour Annie.  
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MessageSujet: Re: Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants ! ft. Shawn Faraday   Mer 2 Jan - 15:56



The Auror next door
Shawn, Jon, Annie & Quinlan

« Ce qu'on ferait pas pour nos enfants... »
S’il était plus ouvert d’esprit, plus enclin à discuter plutôt qu’à s’enfermer dans des a priori pas forcément fondés, Shawn se rendrait peut-être compte à quel point lui et Jonathan avaient des points communs. Une vie passée à regarder par dessus son épaule, à finir par se méfier de soi-même, à élever un enfant du mieux qu’ils le pouvaient tout en sachant pertinemment qu’ils ne pourraient pas les protéger de tout… Mais voilà, ils étaient deux reflets dans un miroir séparant leurs deux mondes, non-miscibles au possible.

Au moins avaient-ils réussi à faire l’effort d’être polis et de s’aligner plus que deux mots à la fois. Le médicomage tiqua un peu quand Jonathan accepta sa requête et l’appela par son prénom. « Shawn » n’était pas si difficile à prononcer, à moins qu’il ait un problème avec ce genre de familiarités ? C’était possible d’être coincé du derche à ce point-là, vraiment ? Shawn fit comme s’il n’avait pas capté et hocha la tête : au moins son invité n’était pas contrariant. Manquait plus qu’un gars du genre à vouloir un thé blanc fruits rouges tralala pouet pouet. N’importe quel thé ferait apparemment l’affaire, mais Shawn se garda bien de sortir son préféré. Déjà, parce que ça en ferait plus pour lui, et ensuite parce qu’il n’était pas sûr que son Oolong soit du goût de tout le monde. Son choix s’arrêta sur un Earl Grey tout ce qu’il y avait de plus classique et d’ennuyeux, parfait pour ce petit-déjeuner anglais tardif.

Il aurait pu refuser, mais c’était pour son fils qu’il faisait autant d’efforts. Pour les étoiles qu’il avait dans les yeux quand il écoutait Annie, lui qui ne cachait pas son admiration pour elle là où la plupart des garçons de son âge ne se seraient pas gênés pour la rabaisser. Son Queenie le disait souvent, il n’aimait que les gens intelligents, parce qu’il adorait apprendre et qu’il s’ennuyait sinon. Comment ne pas l’encourager, quand bien même cela voulait dire inviter le sheitan chez soi ?

Pour en revenir aux adultes, Shawn avait apporté la théière, les tasses, le sucre et le lait directement sur la table basse du salon : il était pas assez élégant ou subtil pour connaître le ‘nuage’ comme unité de mesure du lait. Mais non il n’était pas de mauvaise foi. Il se contenta de servir le thé quand il fut prêt et de se retenir de faire peur à Annie en lui faisant croire qu’elle ne pouvait pas avoir de gâteaux. À la place il fit un petit sourire qu’il voulait le plus sincère du monde, et lui répondit en riant à moitié :

— Oh sers-toi Annie, ils sont là pour être mangés. Fais comme chez toi… Vraiment, si tu te sens mal à l’aise ici, tu le seras partout.

Avec Nemesis et Locke qui se faisaient la guerre en arrière-plan, Shawn espérait que cet appartement n’avait pas l’air trop mort ou vide. D’ailleurs, il était plus que probable que l’un ou l’autre des compagnons à quatre pattes de Quinlan vienne l’embêter à un moment… Il fallait le voir prendre son chat sur ses genoux, le caresser d’une main ferme et partir d’un rire démoniaque. Trop mignon le petit mage noir en herbe !

Il vint d’ailleurs chipper un gâteau lui aussi, faisait croire à son père (loin d’être dupe) qu’il n’en avait pris qu’un, et repartit ensuite avec Annie pour une grande et importante conversation à propos des lutins.

— Alors, comment se passe les cours ? J’espère que tu as autant de chance que moi avec tes étudiants, j’ai vraiment des perles. Sans ironie, hein, ça m’épate toujours autant.

Mis à part le boulot, ils n’avaient pas vraiment de sujet de conversation disponibles, Shawn en avait bien conscience. Il ne faisait même pas exprès de ne médire personne et surtout pas ses étudiants, comme c’était malheureusement souvent le cas avec les profs : c’était juste comme ça qu’il fonctionnait et il ne réalisait que partiellement que ça pouvait lui permettre de se présenter sous un jour meilleur auprès de son collègue.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants ! ft. Shawn Faraday   Dim 6 Jan - 16:15

Ce qu'on ne ferait pas, pour nos enfants !

- Jonathan Rowle - Shawn Faraday -


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Sans Annie, probablement que je passerais tout mon temps libre prostré chez moi, sans personne avec qui parler, mes pensées pour le moins déprimantes pour seules compagnes. Si je clamais que ce genre de mode de vie me convenait parfaitement, moi le solitaire, l’érudit au nez toujours plongé dans une quelconque encyclopédie, ce n’était pas tout à fait la vérité, j’en avais parfaitement conscience. Je redoutais le silence d’une maison vide, le froid de l’absence : car tous ces éléments me rappelaient celui que j’avais été et qui n’était plus. Si mon caractère avait toujours été celui d’un introverti, je me souvenais d’un temps bien moins amer où je côtoyais mes collègues, la baguette à la main, avant de sortir avec des amis pour parler de refaire le monde. J’avais l’impression que c’était il y a des siècles. Jonathan Rowle, Auror. Il était peut-être devenu un héros de guerre, mais il avait perdu son titre d’être humain au passage. Cette petite fille était son seul salut : et je devais me le rappeler alors que je devais, pour elle, supporter cette situation pour le moins inconfortable, à mon sens, auprès de cet homme avec qui je n’avais –toujours selon moi- aucun atome crochu.

J’aurai été parfaitement content de rester à boire mon thé, à observer les deux enfants s’amuser d’un coin de l’œil, mais ce n’était visiblement pas dans les plans de Shawn. Il fallait que je fasse un effort. Je n’irais pas jusqu’à sourire, mais au moins pourrais-je ne pas passer pour un rustre de service en l’ignorant, jusqu’à ce qu’il cesse d’essayer de me faire la conversation.

« -Et bien, j’ai moi-même quelques très bons éléments… Mais le métier d’Auror n’est pas facile, et je me demande si la moitié de mes étudiants se rendent réellement compte des sacrifices qu’ils devront faire. Bien sûr, j’essaie de leur apporter toute l’aide dont je suis capable, mais j’ai peur que rien ne puisse réellement les préparer au terrain.

J’étais sincère dans mes propos, ne voyant pas vraiment de raisons de cacher mon inquiétude quant à ces gamins qui étaient sous mon aile, et que je devrais bientôt jeter dans le vide en espérant qu’ils soient capables de voler. Je n’étais pas un professeur né. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, improvisant au fur et à mesure en espérant que je faisais ce qu’il fallait pour que ces jeunes s’épanouissent. Probablement que Shawn était bien meilleur que moi… Et puis, lui, au moins, pouvait utiliser sa baguette magique pour montrer aux futurs médicomages les sortilèges qui leur permettront de sauver des vies.

Un petit silence. Parce qu’en plus, il fallait que je relance la conversation ? Je n’avais vraiment pas signé pour ça. Ce n’était pas mon truc, et en plus, je n’étais vraiment pas doué à ce sujet. Mon cerveau se mit en route, à toute vitesse. Que dire ? La première chose qui me passa par la tête. Et étant donné que le chat de la maisonnée passait près de mes genoux, se frottant à mes jambes en espérant probablement quelques friandises, avant de feuler à mes doigts innocents à la minute où j’essayais de le caresser, il ne fut pas étonnant que j’évoque les animaux de compagnie de Shawn.

-Ah, vous aussi, vous avez un de ceux là ? Annie m’a convaincu de prendre un chat, qu’elle a appelé Calin. Je n’ai jamais connu un animal aussi mal nommé : vous savez, je suis persuadé que la raison pour laquelle il me fixe sans cesse dès que je rentre dans la même pièce que lui, c’est parce qu’il se demande comment faire pour me tuer, faire passer ça pour un accident et être le seul maître de la maison.

Et bien, au final, je n’avais pas totalement perdu mon sens de l’humour, c’était déjà ça à prendre. Si mon accent gallois roulait sous ma langue alors que, miraculeusement, je réussissais à aligner trois mots sans faire preuve de ma légendaire mauvaise humeur, cependant, je sentais bien que mes tentatives étaient fausses, exagérées. Shawn était médecin. Il pourrait sûrement repérer la sueur froide qui coulait le long de mon cou, le tremblement léger, mais constant, dans ma main, cette impossibilité que j’avais de fixer trop longtemps le même point au risque de plonger dans un souvenir trop horrible pour que je ne fasse pas de crise. Et s’il connaissait le psychomage qui me prescrivait mes potions de sommeil et mes anxiolytiques, qu’il se fichait de moi en faisant mine de rien, s’il se gaussait et me trouvait pathétique ? Je fermais les yeux. Je pouvais sentir un vertige arriver, simplement à cause de mes doutes qui paralysaient mon crâne, mais je ne voulais pas montrer ma faiblesse devant le docteur Faraday.
Me levant un peu abruptement, ma chaise raclant contre le sol dans un grand bruit, faisant sursauter Quinlan un peu plus loin, je demandais du ton le plus neutre possible, pour cacher mon émoi :

-Veuillez m’excuser, puis-je utiliser vos toilettes ? »

Et Annie, bien sûr, me regarda avec un petit sourire, comme un encouragement pour me permettre d’aller mieux. Elle savait. Elle savait toujours. Elle était bien trop perspicace, ma nièce, et si j’essayais de cacher ma maladie au mieux, je savais qu’elle n’était pas dupe. Elle méritait mieux que moi, comme tuteur : mais cette vie lui avait tout pris à part son vieil oncle et elle devait bien s’en contenter. Ansi va le monde, je suppose. Injuste, violent, arbitraire. Il décide toujours de prendre sans jamais donner, et il fallait que nous nous maintenions à flot, nous, pauvres hères. Je chancelais, regardant Shawn en essayant de garder mon corps droit. Quelle terrible idée que cette sortie…
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