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 Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor)

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Sebastian M. O'ConnorSebastian M. O'Connor
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MessageSujet: Re: Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor)   Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor) - Page 2 EmptyVen 28 Juin - 22:35


Un Écu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ?

- Sebastian M. O'Connor — Keith R. Campbell -


"I spent my life trying to answer to the voice inside my head, but all I found were empty questions from a time that I forget. I learned my lesson, it was wrong of me to look so far ahead. I'll count my blessings one by one, I'll live a life I won't regret, and now I finally see the future's right in front of me." A Great Big World
L’irlandais hoche la tête en écoutant son ancien camarade exposer sa vision du monde, ou en tout cas, la façon dont il le perçoit. Sebastian a toujours pris les choses telles qu’elles sont. Il ne se pose pas la question sur le pourquoi du comment, aussi léger et insouciant que les feuilles volant au vent, semblant les singer, quelque part, jonché sur son balai à mille lieu de toute terre, les cheveux décoiffés et les joues rosies. Il n’essaye pas, en fait. Il est. S’il a toujours appartenu au royaume des cieux plutôt qu’à celui du sol, ce n’en est que plus vrai depuis qu’il a fait son coming-out, qu’il a livré sa vérité au monde. Il n’a plus aucune barrière qui le retient. Il est libre. Et si d’autres en auraient profité pour regarder leurs pairs de haut, se gaussant de l’entrave que la terre exerce sur eux, lui se contente de les inviter à le rejoindre, sans toutefois les juger s’ils préfèrent le contact de l’herbe verbe sur leurs pieds nus, plutôt que la symphonie de l’alizé à leurs oreilles. C’est ce qu’il fait avec Keith, quelque part.

Car il est difficile de trouver plus différents que les deux hommes. Physiquement, mentalement, spirituellement, on peut trouver des dissemblances dans chacun des petits riens qui forment leurs tout : ça ne les empêche pas de s’écouter, de comprendre l’autre, bien qu’ils ne s’y conforment pas. C’est peut-être ça, la véritable amitié. D’outrepasser les divergences pour se concentrer sur ce qui importe vraiment, les valeurs, l’écoute, l’échange. De parler, tout simplement, sans se soucier des apparences et des éventuels ragots.

Sebastian se gratte la tête en rigolant doucement. Il ne comprendra jamais totalement ce que peut lui raconter Keith : et il est en paix avec ce fait indéniable. Il sait bien qu’il n’est pas le plus intelligent du lot, mais il est suffisamment à l’aise avec lui-même pour savoir qu’il a d’autres qualités pour palier à cette particularité, et surtout, à l’aise avec Keith pour l’avouer de vive-voix.

« - Oh tu sais, tu dis ça à un gars qui nomme littéralement tous les objets de sa maison… Mon lit s’appelle Billy. Parce que ça rime, tu vois ? Billy le lit. Il ricane tout seul, conscient de son immaturité. On est loin de la lourdeur première de la conversation. Donc c’est vrai, j’ai du mal à imaginer qu’un objet dans lequel tu mets tant d’effort… Ne soit pas si important que ça, au final, mais ce n’est pas bien grave. Tu fais un beau métier, tu t’éclates, et c’est le principal.

Un sourire en coin. Il n’aurait jamais imaginé, à Poudlard, se tenir dans ce salon aux côtés de son ami, à tenir cette discussion, et pourtant, tout est étrangement naturel. Les pièces du puzzle de l’univers sont faites pour s’emboiter, après tout, et ce qui doit arriver arrivera. Être élevé dans la foi catholique l’a poussé à adopter cette mentalité : bien sûr, il ne croit pas que tout est écrit à l’avance, mais que Dieu poussera toujours ses agneaux sur le chemin qu’ils doivent prendre, avec plus ou moins de force.

Après une courte pause dans leur conversation aux notes subtiles de nostalgie, le blond finit par reprendre le manche à balai entre ses doigts pour le déposer contre le manteau de la cheminée, faisant tinter une coupe dorée sur lequel il fait reposer délicatement l’Ecu.  

- Enfin, si je dois être tout à fait honnête, Keith… Le balai n’était qu’un prétexte pour te revoir, de toute façon. Notre dernière rencontre a été si brève, et… Je ne sais pas, je voulais avoir la confirmation, quelque part, d’être bien… devenu adulte ? Que tout ce qui m’arrive ces derniers temps n’est pas le fruit de mon imagination, que le gamin qui enchainait les conneries à Poudlard a bel et bien grandi. Il secoue la tête. Il ne sait pas vraiment pourquoi il dit ça à l’ancien Serdaigle. Il ne s’attend à aucune réponse en particulier, réfléchissant à voix haute : sans filtre, sans prise de tête, comme à son habitude. Parce que je suis heureux en fait. Vachement heureux. Et j’ai peur que ça me file entre les doigts.

Il plante ses yeux dans ceux de Keith, l’air grave, tout à coup. Sa voix se fait plus tremblante, plus frénétique. Véritable prêcheur de ses idées, le joueur de Quidditch : et son charisme inné dégouline des pores de sa peau alors qu’il injecte dans ses mots toute sa conviction. Vrai, authentique, comme à son habitude.

- J’espère que t’es heureux, Keith. Tu le méritais à l’époque, tu le mérites toujours. »

C’est peut-être un peu étrange de formuler cette pensée à voix haute, mais il est comme ça, Sebastian. Il a besoin de parler pour remettre en ordre le chaos qui règne dans sa tête, de concrétiser le flot incessant qui pollue son cerveau. Cette habitude est à double tranchant. Il ne veut pas rendre l’automatier mal à l’aise, simplement, exprimer ce qu’il ressent.
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MessageSujet: Re: Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor)   Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor) - Page 2 EmptyDim 7 Juil - 10:04

J’arbore un sourire doux, un peu paternaliste peut-être, mais absent de tout jugement, en l’entendant décrire comment il a nommé son lit. Je suis familier des relations intenses entre un propriétaire et un objet, mais familier de l’extérieur. Je le vois et le constate, mais sans pouvoir me glisser à l’intérieur. Quelque part, c’est comme si le fait de savoir comment tous ces objets étaient créés, ce qu’il en coûtait véritablement de façonner un lit, de souffler un verre ou de peindre une assiette de porcelaine démystifiait complètement leur existence à mes yeux. Je vois autant le produit fini que la recette et les efforts nécessaires à le construire et à travers ce biais, le monde devient étrangement trivial.

Je suis plutôt heureux, c’est vrai, et j’apprécie mon métier. C’est une voie naturelle pour moi, au point que je ne pourrais préciser quand j’ai choisi de devenir automatier. Je le suis devenu, simplement, au fil des jours, des voyages et des rencontres. Mon propre engrenage s’est mis en branle et s’est connecté à d’autres rouages, activant par la-même des capacités et ouvrant certaines portes que le destin avait savamment placé devant moi. Je ne pose pas la question de savoir si ça me convient, si j’aurais voulu faire autre chose ou même si on puisse dire que mon métier est beau. Certains le pensent, d’autres le trouvent passé et inutile. Je conçois les deux opinions, mais n’accorde d’importance ni à l’une, ni à l’autre. Je me contente donc de regarder Sebastian sans mot dire, conscient du fait que la réflexion et la mise en mot de ces choses-là est importante pour lui et que, comme durant notre adolescence, je ne suis que le récipiendaire d’une réflexion qu’il a besoin de construire face à quelqu’un, mais que je n’ai ni besoin de partager, ni de comprendre.

Je me passe une main sur le menton pour me donner contenance, un peu déçu d’avoir fini mon thé et de ne plus pouvoir l’utiliser pour dissimuler le malaise qui me saisissait à la tournure de la conversation. Grandir, devenir adulte. Tout cela était une question qui m’avait toujours aliéné. Mon frère continuait de me le reprocher de manière périodique, raison pour laquelle j’avais pris soin de ne pas croiser son chemin ces deux dernières années. D’autres trouvaient déjà à Poudlard que j’étais trop adulte à treize ans, trop enfoncé dans des réflexions et des critiques qui n’étaient pas de mon âge. Je trouvais cette pression de la croissance déplacée, moralisatrice et si on m’avait demandé de définir ce que cela signifiait d’être devenu adulte, je pense que je me serais contenté d’un sifflement hautain avant de m’éloigner sans plus mot dire. Cependant, face à Sebastian, pour qui je n’éprouvais rien que de l’affection et par le poids que je ressentais dans ses mots, je ne sais pas comment réagir.

« Tu as atteint tes buts d’adolescent, en tout cas. Tout ce dont tu rêvais à Poudlard, ce que tu me racontais, tout ce pour quoi tu as travaillé ces dix dernières années. Tu l’as fait et avec brio en plus de ça. Il me semble que c’est tout ce qui importe. Profites-en tant que ça dure, pas besoin de penser à demain pour savourer aujourd’hui. »

Je me tais abruptement, un peu perturbé par ma propre philosophie, laissant à Sebastian le temps d’enchaîner et à nouveau, je perds le fil. Suis-je heureux ?

« Je suis en paix avec moi-même, je fais mes propres choix, nul n’est en mesure de m’imposer quoi que ce soit. » La doyenne de l’UPA aurait peut-être quelque chose à redire à cette déclaration. « Je suis peut-être un électron libre, détaché de tout et de tous, mais je ne peux pas dire que ça me fasse souffrir, ou que je souhaite que les choses soient différentes. Je ne sais pas si je l’ai mérité mais c’est ainsi. Et ça me convient. »

J’imagine que ça voulait dire que j’étais heureux. Puis j’ajoute, avec un demi sourire, soudainement espiègle.

« Mais tu sais, tu n’as pas besoin de prétexte pour me convaincre de venir boire le thé. »
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MessageSujet: Re: Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor)   Un Ecu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ? (Sebastian O'Connor) - Page 2 EmptySam 13 Juil - 13:16

Un Écu de Siobeski peut-il transporter le thé de l'amitié ?

- Sebastian M. O'Connor — Keith R. Campbell -


"I spent my life trying to answer to the voice inside my head, but all I found were empty questions from a time that I forget. I learned my lesson, it was wrong of me to look so far ahead. I'll count my blessings one by one, I'll live a life I won't regret, and now I finally see the future's right in front of me." A Great Big World
Cette rencontre devait tourner autour d’un balai. Un simple objet de bois enchanté – peut-être spécial pour Sebastian, assurément important pour sa carrière, mais un simple objet, sans autre connotation particulière que le fait indéniable de son existence. De la matière transformée par l’homme, modelée afin d’arriver à la forme désirée, pour répondre à une fonction bien précise. Mais quelque part, au milieu de la conversation simple, de la tasse de thé qui frôle les lèvres, du prétexte qui s’étale inlassablement, les deux hommes ont transcendés l’objet pour qu’il devienne… autre chose. L’Ecu n’est plus que du bois destiné à s’élever dans les airs : c’est un symbole, le souvenir d’une rencontre entre deux amis qui s’étaient perdus de vue, la promesse qu’ils ne laisseront plus les affres du temps les éloigner à nouveau. Ils n’en ont pas vraiment conscience, pour l’instant. Ils parlent, et ils parlent, et ils parlent. L’automatier et le joueur de Quidditch ; l’ancien Serdaigle et l’ex-Gryffondor ; le brun et le blond ; l’introverti et l’extraverti. Une paire singulière, il est vrai.

Sebastian remet sur son visage ce sourire qui le caractérise si bien, en écoutant son ami poser sur sa propre existence un constat décidement sage. Il sait parfaitement qu’il ne tirera jamais de lui de grandes exclamations et des proclamations enflammées. Keith reste prudent, ne faisant jamais vaciller la balance, constant, sempiternel, presque. Une rivière calme lorsque le blondinet est un torrent.

« - Si ça te convient, alors, c’est tout ce qui importe. Lorsqu’il était plus jeune, il prenait souvent l’apathie de Keith pour une timidité mal placée, qu’il n’osait pas lui parler à cœur ouvert. Il comprend, maintenant. Il sait. Il a appris, surtout, à l’accepter tel qu’il est. Et si ça venait à changer, tu sais que je suis là, hein ? Toujours prêt à briser les genoux de ceux qui voudraient te casser les pieds, comme à l’époque ! »

Et l’invitation s’étend, bien sûr, à un concept plus large encore. Les amitiés comptent, pour quelqu’un comme l’irlandais. La famille, il y a celle dans laquelle tu nais, mais Sebastian ne s’y est jamais senti à sa place, peu importe ses efforts : alors, il lui reste la famille qu’il s’est choisi. Jude, Ollie, son amoureux, sa sœur, et Keith, lui, serait peut-être le cousin un peu étrange qui fait un métier dont on ne comprend pas toujours les tenants et aboutissants, mais qu’on est toujours content de revoir pour les fêtes, qu’on souhaite d’ailleurs voir plus souvent. Le concept de tribu est typiquement humain. Quoi de plus normal, donc, pour le blondinet de considérer le professeur comme faisant partie de la sienne ? Tant d’années ont passées, après tout, et les voilà encore dans un salon à parler, malgré les agendas chargés et les obligations qui se rappellent, sans cesse, douloureusement à eux.

La conversation continua pendant un petit moment encore. Des souvenirs échangés, des discussions profondes, d’autres totalement sans intérêt, tout se mélangea pour créer un imbroglio de moments. Ce genre de moments qui construisent une relation, qui les renforce, aussi. Lorsqu’ils se quittèrent, quelques heures plus tard, Sebastian referma sa porte en pensant à ce que lui avait dit Keith. Tu n’as pas besoin de prétexte pour me convaincre de venir boire le thé. C’est vrai.

Et il se jure que la prochaine fois, il se contentera de dire ce qu’il se ressent. Hey Keith, tu veux qu’on passe un moment ensemble ? Tu me manques. Ou quelque chose de cet ordre là. Connaissant Sebastian, ce sera surtout un brasier de mots qui enflammera sa langue, déblatérant des faits sans importance sur la journée qu’il a passé, avant de, finalement, arriver à son point final. Veux-tu revenir prendre une tasse de thé ?
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