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 Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton

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Grace HamiltonGrace Hamilton
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MessageSujet: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Sam 29 Sep - 17:09


Sometimes it all gets a little too much

- Grace Hamilton — Matthew Hamilton — Milo Pierce -


"She would always tell herself she could do this. She would use no help, it would be just fine. But when it got hard, she would lose her focus, so take my hand and we'll be alright" Shawn Mendes
Elle n’avait pas pu fermer l’œil de la nuit, et elle arborait des cernes bleutées profondes, qu’elle essayait tant bien que mal de camoufler avec du fond de teint, pour que sa charmante mère ne lui fasse pas trop de remarques dessus. Cela faisait moins de 24h que ses parents avaient débarqués à Atlantis, et Grace avait jugé bon de repousser la rencontre avec Milo au lendemain, pour laisser au couple Hamilton le temps de s’acclimater au climat écossais, et à son appartement, qu’elle leur avait laissé, comme prévu. Hier au soir, ils avaient dînés en famille, avec Matthew, dans le restaurant où travaillait Caleb, le colocataire de son petit ami, et aujourd’hui, il était prévu qu’ils se retrouvent pour le brunch, avec Milo, afin de faire enfin connaissance.

C’était un moment important, pour elle. L’italien était le premier homme qui rencontrait ses parents, et elle avait peur que ce ne soit une étape franchie un peu trop tôt, dans leur relation : et s’il partait en courant, en se rendant compte du caractère… particulier de sa mère, et des liens conflictuels qui les unissait ? Grace l’avait mise en garde, bien sûr, l’avait averti que certains de ses mots pourraient être blessants, et que ça serait pire encore, s’il réagissait violemment (Matthew en avait fait bien souvent les frais). Mais la théorie était bien différente de la pratique, et l’insécurité permanente de la française avait tendance à lui faire penser aux pires scénarios possibles.

Cela faisait maintenant quarante minutes qu’elle s’acharnait sur sa coiffure, car elle savait pertinemment qu’au moindre cheveu de travers, Catherine Hamilton ne manquerait pas de lui faire de multiples remarques. Quarante minutes qu’elle essayait de se rassurer, se gonflant de pensées positives à chaque mèche que parcourait son fer à friser, avant que sa motivation ne s’écroule, lorsque la voix acariâtre de sa mère retentissait dans son esprit, pour critiquer tout ce qu’elle chérissait dans sa vie. Pendant ce temps, Milo dormait encore du sommeil du juste, et pour cause : il était bien trop tôt pour commencer à se préparer à un brunch. Bien trop tôt pour être debout, même, mais, après être restée les yeux grands ouverts entre les bras de son amant bien trop longtemps, à se ronger les sangs, tandis que sa respiration calme aurait du la bercer, Grace avait fini par se lever pour s’occuper les mains et l’esprit. Autant rentabiliser son insomnie.

Lorsqu’elle fut maquillée, apprêtée, habillée d’une tenue ni trop moderne, ni trop traditionnelle, qui l’aurait fait passer inaperçue dans n’importe quelle foule, pour ne pas attiser les foudres de sa marâtre, elle s’assit sur son canapé, regardant les aiguilles de l’horloge avancer bien trop lentement à son goût. Lorsque le soleil se leva, elle avait abandonné le décompte qu’elle faisait dans sa tête, et se contentait de fixer le mur, en se retenant de se frapper la tête tout contre, pour que ses pensées la laissent un peu tranquille. Quand, enfin, l’italien se leva, elle faisait les cent pas dans son salon, qu’elle avait méticuleusement rangé et nettoyé de la moindre once de saleté, organisant sa collection de DVD par réalisateurs et genres, et aiguisé les couteaux de son cuisinier de colocataire pour qu’ils soient plus coupants que des lames de rasoir. Ses membres tremblaient, et si elle n’était pas terrorisé de ruiner sa manucure avant de rencontrer sa mère, elle se serait rongé les ongles jusqu’au sang.

Elle essaya de masquer son trouble, cependant, lorsque les yeux de son petit ami croisèrent les siens. Piètre actrice, elle plaqua un sourire de convenance sur son visage, en lui demandant s’il voulait qu’elle lui serve un café. Pour la centième fois, elle regarda l’heure. Le temps de la rencontre approchait, inexorablement, à la fois trop lentement et trop rapidement à son goût. Et si Matthew avait oublié le brunch ? Peut-être devrait-elle lui passer un coup de téléphone ? Mais non, il n’est pas stupide, on en parlait hier… Et si le restaurant qu’elle avait choisi ne convenait pas à ses parents ? S’ils étaient tellement focalisés sur la mauvaise nourriture, qu’ils en oubliaient de se préoccuper de Milo ? Est-ce que ce serait une si mauvaise chose ? Tout tournait et retournait dans sa tête, bien qu’elle fasse bonne figure, autant qu’elle le pouvait. Milo avait-il conscience de son trouble ? Peut-être, peut-être pas, mais dans tous les cas, la française n’en disait rien. De le formuler à voix haute, ça serait le rendre encore plus réel, et c’était ce qu’elle voulait éviter à tout prix.

Quand, enfin, l’heure du rendez-vous arriva, Grace cru qu’elle allait faire un malaise vagal, mais elle tint bon. Il le fallait. Le couple devait rejoindre directement les Hamilton jusqu’au lieu du brunch, et la kinésithérapeute savait qu’ils ne devaient surtout pas être en retard, pour ne pas commencer, d’ores et déjà, à accumuler des mauvais points. Elle s’accrocha au bras de Milo comme une arapède à son rocher, pour qu’il la fasse transplaner jusqu’au restaurant, croisant son regard une dernière fois.

« -Bon, et bien… c’est parti ? »

Sa voix était tremblotante, malgré sa tentative désespérée de faire bonne figure. Mais que pouvait-elle y faire ? Elle avait 25 ans, était pourtant terrifiée par sa mère, et ce n’était certainement pas après une nuit bien trop courte, et une préparation mentale infructueuse, qu’elle réussirait à changer cet état de fait.  
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Dim 7 Oct - 14:06



► Un restaurant à Atlantis - Janvier
Terrifiant.
Hamilton & Milo

Il n’avait pas passé la meilleure nuit possible, c’était vrai. Malgré la présence de Grace à ses côtés, il avait été agité par de nombreux rêves et cauchemars cette nuit là. Il était stressé : rencontrer les parents de sa petite copine était terrifiant, encore plus au vue de l’état de Grace depuis qu’ils étaient arrivés. Elle semblait continuellement angoissé et à vrai dire, Milo avait du mal à gérer toutes cette pression, en plus de la sienne. Il s’était reveillé seul, la place froide à ses côtés. Grace était sortie du lit depuis longtemps apparemment. Ses lèvres se pincèrent légèrement, il était vraiment inquiet pour elle – en plus d’être terrorisé pour lui. Il se leva difficilement, se saississant de ses deux béquilles avant de se diriger vers le salon.

Le salon était … presque méconnaissable. Trop bien rangé. Pas assez garçonnière. La tempête Grace était passé par là. Bon sang, il avait l’impression qu’elle n’avait pas dormi du tout. Elle s’était planqué derrière une façade douloureuse. Il s’était approché, clopinant, avait posé un baiser sur sa tempe avec douceur – il devait encore avoir l’haleine du matin. « Tu es très belle. » Il essayait d’être rassurant pour elle, même si c’était … compliqué au vue de leurs états d’âme respectif. Mais dans l’immédiat, la seule personne qui l’importait, c’était elle et son bien être. Et la voir se couper les cheveux en quatre pour que tout soit parfaitement aligné n’était pas un signe de sa bonne santé.

Une douche plus tard, il ressortait avec sa prothèse enfin mise en place, une chemise impeccable, dont il était encore en train d’ajuster les manches, un pantalon droit et il avait troqué ses habituels basket à des chaussures beaucoup plus habillée. Il se sentait comme un putain de trader maintenant et il ne savait pas ce qui lui faisait le plus peur : la famille de Grace où les courbes de la bourse. Il prit son café, essayant de se détendre malgré l’agitation de sa petite amie. Il essayait de faire un peu la discussion, espérant la détourner un peu de sa panique et des prochaines heures à venir, mais … Malgré ses efforts, il pouvait la voire zieuter et encore zieuter l’horloge murale. Si bien qu’il fut tenter de la faire disparaître.

Et il fut l’heure. Grace allait de mal en pis et il dut s’arrêter sur le perron, prenant son visage à deux mains. « Grace, je te promet, ça va bien se passer. » Il vint doucement coller son front au sien. « On affronte ça, ensemble. » Il lui sourit doucement. Il était là et si ça n’allait pas … Ils pourraient toujours prétexter une urgence. Milo n’était pas sorcier pour rien, il pouvait toujours trouver une excuse et partir en emmenant Grace – voir Matthew s’il était conciliant. Mais, ils n’étaient pas seuls, ils avaient l’un et l’autre pour se soutenir moralement, et c’était la chose la plus importante à cet instant là.

Il posa un doux baiser sur ses lèvres, cherchant toujours à la rassurer, avant de prendre sa main dans la sienne. Un craquement sonore et ils arrivaient devant le restaurant où ils avaient réservé une table pour cinq. Milo retint doucement Grace de plonger en avant, prévenant devant le sol rendu un peu glissant par les terribles températures qui régnaient sur l’île d’Atlantis en ce mois de Janvier.

Et il fut en quelques sorte rassurées de la voir indemne. Il savait que le stress et la panique pouvait parfois conduire à de terribles incidents de démantibulages. Il en avait fais les frais à l’époque où il avait appris à transplaner et il avait frôlé les crises cardiaques en réapprenant à transplaner après son accident. Mais ils étaient sains et sauf. Tout allait bien, dans le meilleur des mondes. Il fit un doux sourire à sa dulcinée, serrant un peu plus sa main dans la sienne.

Ils y étaient. Il n’y avait plus de possibilités de faire demi-tour maintenant. Il n’y avait plus qu’à attendre Matthew … Et le reste de la famille.

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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Dim 2 Déc - 16:53

Qu’aurais-je pu imaginer de plus vivifiant et sympathique pour rompre la monotonie du quotidien qu’une visite parentale à Atlantis ? J’imagine qu’eux-mêmes vivent un voyage agréable, entourés de magie et de personnes de tous pays, eux qui sont si habitués à leur petite société mondaine et qui s’engoncent dans leur train-train. Quelle belle occasion de pouvoir observer le nouvel élément de leur fils impotent et de leur fille aux fréquentations douteuses ! Je ne compte pas la dose de sarcasme qui emplit mon âme et vient polluer chacune de mes pensées depuis l’arrivée de mes parents en ville. Bien heureusement pour mes nerfs et ceux de Grace, notre mère était exténuée par le trajet lors de nos retrouvailles et n’a pas eu la réelle occasion de se montrer absolument désagréable comme elle sait si bien le faire à l’accoutumée.

Malheureusement, aujourd’hui n’échappera certainement pas à son lot de drame… En effet, la rencontre explosive et tant redoutée du petit ami sorcier de ma sœur et de mes parents on ne peut plus moldus a lieu ce matin, sous la forme d’un brunch. Milo est donc jeté dans la gueule du loup de bon matin et dans le milieu de prédilection de nos aristocrates de parents. Je dois dire que je compatis amplement avec le pauvre américain… Car il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire, et ça Catherine l’a bien compris, bien intégré. En proposant un brunch comme occasion de rencontrer son gendre, elle cherche à jouer en terrain connu, profiter de sa connaissance et de sa supériorité dans un milieu qui n’est pas celui du jeune homme. Il est donc possible que nous soyons défaits en bonne et due forme lors de cette entrevue par les assauts subtils et coriaces que sait concocter notre chère mère.

Je me prépare donc, ne laissant rien au hasard, tâchant de correspondre visuellement à l’image du fils parfait que s’est construit ma mère pour moi. Peut-être mon apparence saura rattraper les lacunes de ma vie de débauche. Je finis de peigner mes cheveux et accorde un dernier regard à ce digne représentant de l’aristocratie qui apparaît dans le miroir. Le col de mon polo dépasse au-dessus du pull à encolure en V gris que m’a offert une tante à l’occasion de mon dernier anniversaire. Pas un cheveu de travers, rien, rien qui ne laisserait entendre que je ne m’habille absolument pas comme cela tous les jours. Je regarde l’heure en passant devant l’horloge dans l’entrée de mon appartement et je quitte les lieux, m’en allant rejoindre Grace et Milo au restaurant qui accueillera notre petite bringue.

Le restaurant est proche de mon immeuble, je m’y rends donc à pieds, savourant comme toujours ces dernières semaines chacun de mes pas. Je ne me lasserais jamais de mes deux jambes fonctionnelles je pense… J’imagine que Grace doit mourir de stress à petit feu à l’heure actuelle, alors je presse le pas, espérant arriver avant nos parents. Et heureusement, lorsque j’arrive près de l’établissement, j’aperçois ma sœur agrippée au bras de son bien-aimé, je leur adresse un signe de la main avant de les rejoindre.

- Quelle belle matinée pour le moment le plus gênant de nos vies, ne trouvez-vous pas ?

Bonne entrée en matière, non ? J’espère bien que cela fera sourire Grace…

- Milo, tu es prêt j’espère ? Tu veux que je te dise ? Les Tontons Flingueurs, c'est un de mes films préférés. "On n'est pas venus pour beurrer les sandwichs" : ma réplique préférée. Alors, hauts les cœurs mes amis !

Je suis un peu trop sur les chapeaux de roues, un peu trop stressé, un peu trop remonté, un peu trop sur la défensive alors qu’aucun signe de « l’adversaire » n’est visible à cet instant. Le répit est de courte durée hélas car un taxi se gare à la hauteur du restaurant. Je m’avance alors que la portière s’ouvre et que ma mère en sort, les traits tirés. Je l’aide à s’extirper du véhicule alors que mon père règle la course en remerciant le chauffeur.

- Bonjour maman ! Atlantis te plaît ? demande-je après avoir fait la bise à ma mère. Je serre ensuite la main de mon père comme le veulent les traditions de notre France d’origine.

Je me tourne ensuite vers Grace, plus crispée que jamais à l’arrivée du moment fatidique.



   
   
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Mar 4 Déc - 14:26

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Il était facile de voir à quel point les faux-semblants étaient de mise, alors que la fratrie Hamilton se regardait, tirés à quatre épingles, pas un cheveux ne dépassant de leurs coupes soignées, leurs traits déformés par l’anxiété. Grace savait qu’elle devait être forte, pour Matthew, c’était son rôle de grande sœur, mais pour Milo, aussi. Après tout, il n’avait aucune idée de l’arène dans laquelle il allait mettre les pieds : Catherine serait l’empereur romain et l’italien, le pauvre gladiateur jeté aux lions. La jeune femme peinait, pourtant, à respirer convenablement, essayant désespérément de ne pas hyperventiler au risque de réellement faire un malaise, se maudissant pour cette anxiété qui formait une boule dans sa poitrine. Un petit sourire, plus faux encore que la plastique de Pamela Anderson, ornait sa figure, mais personne de son entourage ne pouvait être dupe, tant son visage était blême, éteint, par rapport à d’habitude.

Elle ne répondit pas aux blagues de son frère, ni même à ses encouragements : seul le fantôme des lèvres de Milo sur les siennes l’empêchait de partir en courant. Essayant de ne pas trop écraser sa main, elle se précipita, en même temps que Matthew, sur le taxi qui déposa leurs parents, se faisant coiffer au poteau alors qu’il ouvrit la portière à sa mère.

Celle-ci, comme à son habitude, se comportait comme une rombière, parfaitement clichée, totalement attendue. Elle répondit à la bise de son fils du bout des lèvres, avant de lui répondre d’une voix trainante :

« -Et bien, mis à part le fond de l’air extrêmement pollué, le froid, et une mode des plus extravagantes – je crois n’avoir jamais vu autant de capes de ma vie que dans le quartier où habite ta sœur, je suppose que c’est une ville… charmante.

Et on pouvait sentir tout son mépris dans son ton dédaigneux, alors qu’elle ne regardait déjà plus Matthew pour se focaliser sur la haute silhouette du petit ami de Grace, enlevant ses gants en daim d’un geste prétentieux. Sans même prendre le temps de saluer sa fille, Catherine se dirigea vers Milo en lui tendant la main.

-Vous êtes… grand. Tournant la tête vers la jeune femme, elle lui adressa enfin la parole. Je suppose qu’ainsi, cela compensera ta taille, pour vos futurs enfants.

-Maman…

Que lui dire, alors qu’un flot de pensées ininterrompu se bousculait dans sa tête ? Sa mère était si exaspérante, chaque mot qui sortait de sa bouche pire que le dernier. N’avait-elle pas conscience d’à quel point ce qu’elle disait était inapproprié, ou bien le savait-elle parfaitement et tout ceci n’était qu’une mise en scène pour détruire sa fille ? Grace ne savait pas quel serait le pire des scénarios entre ces deux possibilités. Dans tous les cas, elle pouvait voir ses pires craintes se dérouler juste devant ses yeux, et un frisson d’horreur commençait déjà à courir le long de son dos. Non seulement Catherine faisait preuve de la pire des impolitesses en ne disant ni bonjour ou quoi que ce soit du genre, mais comme à son habitude, elle trouvait un moyen de réprimander la kinésithérapeute sur quelque chose dont elle n’avait absolument aucun contrôle, tout en l’embarrassant en évoquant une éventuelle progéniture, bien trop tôt dans sa jeune relation avec Milo. La jeune femme retint un soupir, se contentant de fermer les yeux quelques instants pour se convaincre que tout ceci n’était qu’un cauchemar dont elle allait bientôt se réveiller. Lorsque ses paupières se rouvrirent, cependant, la réalité était toujours la même, mais au moins son père était là pour sauver tous les partis présents.

-Enchanté Milo, je suis le père de Grace et Matthew, Thomas Hamilton, lui dit-il d’une voix bourrue en lui serrant chaleureusement la main. Passant sa main autour de la taille de son épouse, il était aussi détendu qu’elle était pincée. Si nous rentrions dans le restaurant, nous serions bien mieux pour discuter, vous ne pensez pas ?

Grace hocha la tête, essayant de calmer les battements de son cœur et remerciant pour la énième fois le ciel de l’avoir doté d’au moins un parent compréhensif. Il ne fallait pas baisser sa garde, néanmoins : son père pouvait se montrer très protecteur envers sa seule fille, et son éducation traditionnelle lui avait appris qu’elle était un petit être fragile à protéger contre les loups de ce monde. La française déposa un doux bisou sur la joue de l’ingénieur naval, avant de les escorter à l’intérieur du restaurant en compagnie de Matthew et Milo.

Un serveur se précipita vers la compagnie, et elle déclina son nom pour qu’il puisse les conduire vers la table qu’elle avait réservée. Il y avait une vue magnifique sur la grande place d’Atlantis, dans une ambiance raffinée, tout ce dont raffolait Catherine qui aurait aimé faire partie des grands de ce monde. Lorsque tout l'attablée fut assise tranquillement à sa place, Grace installée à côté de son cher et tendre, Matthew en face d’elle, elle essaya de se répéter, mentalement, que tout allait bien se passer, jusqu’à ce que sa mère reprenne la parole :

-Alors, dites-moi... Si vous nous racontiez comment vous vous êtes rencontrés, tous les deux ? J’espère que tu ne suis pas l’exemple de ton frère et que tu ne fréquentes pas les clubs, Grace. J’ai lu dans les journaux que la vie nocturne d’Atlantis était absolument indécente. »

Les premières balles étaient tirées. La kinésithérapeute regarda Matthew en le suppliant de ne pas faire d’esclandre, pas tout de suite, pas en ce jour si important, avant de reporter son attention vers Milo, que la plus vieille détaillait sans aucune retenue.
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Dim 9 Déc - 16:25



► Un restaurant à Atlantis - Janvier
Terrifiant.
Hamilton & Milo

Il sentait qu’il allait perdre, à un moment où l’autre, le contrôle sur son stress. C’était même certain. Pourtant, le stress, ça le connaissait, d’habitude, il arrivait à le gérer. Mais la tension qui régnait entre les trois jeunes personnes était particulièrement pesante : et son petit doigt lui disait qu’une telle tension face à sa propre famille, n’était jamais une bonne chose. Il avait serré un peu plus la main de Grace, acquiesçant du menton à Matthew. « Je sais pas si prêt c’est le bon terme ... » Il n’avait pas eu le temps de finir sa phrase. Probablement que si le géant avait pu, ses jambes l’auraient déjà portée bien loin. Mais il ne pouvait plus fuir et encore moins sans Grace. Il s’était tendu après avoir pris une respiration. En retrait par rapport aux deux autres, il hésitait à se balancer d’une jambe à l’autre, observant les courbettes des enfants Hamilton. Et ça avait un certain côté malsain, surtout face à leur propre mère.

Mais il devait faire bonne impression, il se devait de faire bonne impression, pour Elle et uniquement elle. Sa belle-mère s’approche, pestant déjà sur la ville d’Atlantis et donnant bien haut et fort son avis sur les sorciers dans le même temps. Mon brave Milo, tu n’as l’air étrangement pas l’air le bienvenu. La main tendue vers lui, il la serre en hochant doucement la tête. « Bonjour Madame. » Pas le temps d’enchaîner sur plus de présentation, le pire arrive déjà. Milo s’emmêle les pinceaux devant ce qu’elle insinue. Si son sourire est au début encourageant, les paroles le rattrape et son sourire d’habitude communicatif se crispe tandis que ses yeux cherchent ceux de sa compagne pour savoir s’il a bien entendu ce qu’il a cru entendre. Elle lui confirme les dires et il bégaye légèrement sa réponse. « Hmm.. .heu… Je pense que nous avons le temps. » Son sourire se fait doux tandis qu’il finit sa phrase, les yeux noisette cherchant du réconfort dans ces confrères chocolatés.

Il n’était clairement pas prêt à la suite des événements, c’était à présent une certitude. Il serre la main de beau-papa avec un sourire un peu moins crispés : il avait l’air… Moins chiant que la marâtre, mais Milo le savait : il était avec sa fille, les choses n’allaient pas rester rose avec lui. Et puis il avait l’air d’avoir un côté un peu plus bourru, aussi. « De même, monsieur Hamilton. » Rester poli, rester courtois, serrer les doigts et prier très fort que tout ceci ne soit qu’un début un peu catastrophique qui ne durera pas : même l’artisan n’y croyait pas.

Il suit sa belle-famille jusque l’intérieur du restaurant, restant auprès de Grace. Il essaye de jauger un peu sa situation, la sentant incroyablement tendue à ses côtés qu’il s’inquiéterait presque qu’elle en fasse une crise cardiaque. Et honnêtement, ça ne l’aide pas non plus à gérer les vagues de stress qui le submerge de plus en plus. Il tire doucement la chaise de Grace pour lui permettre de s’asseoir, avant de s’installer à ses côtés. D’un côté, il était heureux d’être en bout de table, de l’autre : il avait papa Hamilton en face de lui. Et c’est tout bonnement assez impressionnant et terrifiant.

Elle avait l’air d’avoir les oreilles très longues la marâtre, à parler de mode et d’indécence sur une ville dans laquelle elle n’habitait même pas. Elle se permettait bien des choses. Ses doigts se crispent légèrement, perdu sur ses genoux. Son regard croise celui de Matthew, il se sent désolé pour lui. Et la phrase sort naturellement. « Oh vous savez, Londres, c’est pas mieux. » Ooopsie. Il se fige brutalement, crispe sa main sur sa prothèse, essaye de retrouver une certaine contenance en enchaînant directement, espérant que sa bourde, quelle qu’elle soit , passe sans trop se poser de questions. « Oh et bien… Hm. Nous sommes voisins. » Son regard accroche encore une fois celui de Grace, elle est sa bouée dans ce naufrage en cours, il le sait, il va tout faire foirer, du Milo tout craché. Mais elle est son ancrage, tant qu’elle reste près de lui, il se sent capable de survire à vents et marées. « Et heu.. Quand votre fille a déménagé, je lui ai donné un coup de main pour monter plus vite ses affaires et … voilà ? » Il n’allait pas lui faire un dessin ? Il n’y avait rien de bien impressionnant dans leurs rencontres, c’était simplement deux âmes qui s’étaient trouvées mutuellement. Il avait un petit sourire hésitant au bout des lèvres, ne sachant que trop que dire, espérant que peut être Grace pourrait sauver la situation qu’il était déjà en train de faire foirer.

Plus on est grand, plus on est con, c’est pas ça le proverbe ?

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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Ven 25 Jan - 8:37

Il y a des jours comme cela qu’on préférerait ne pas vivre… Qu’ils se passent, suivent leur cours avec le lot d’événements nuisibles prévu, mais sans qu’on en voit vraiment la couleur. Par exemple, j’aurais apprécié que ce brunch se passe tout comme il est en train de se passer maintenant, mais sans avoir l’impression de le vivre, ni les souvenirs associés. Je ne pense pas être très clair, si ? Le fait est que je ne peux pas m’envoler de ma carcasse humaine pour rejoindre Kenobi, partir faire une petite ballade et revenir comme une fleur au moment du départ de mes parents. Non, il me faudra bien vivre l’instant présent, carpe le diem comme le dit l’adage !

La seule question que j’ose poser à ma mère en l’accueillant dans la ville où nous vivons, Grace et moi, donne déjà lieu à une réponse bien trop offensante et exagérée. Je m’efforce de garde un sourire crispé sur mon visage en analysant les faits. Que comptait-elle trouver, si ce n’est des sorciers, dans une ville prônant la mixité ? Elle n’avait qu’à rester à Rennes, dans le pire des cas ? Mais bon, j’imagine qu’elle a fait ce voyage par amour pour ses enfants, même si sa maladresse légendaire dans l’art de montrer ses sentiments prend des chemins on ne peut plus déconcertants.

Mais mon sort est bien enviable si on le compare avec celui de Milo : il vient d’entrer en plein dans la gueule du loup. A en voir la manière qu’a Catherine Hamilton de le toiser, force est de constater qu’il est bel et bien pris et que la sentence sera rude. A priori, c’est sa taille qui mérite la première pique, je sens ma crispation s’évanouir car finalement, ce n’est pas si mal d’être grand, si ? Le ton ne nous apprend rien sur la teneur positive ou négative de cet état de fait, mais la suite de ces propos, elle, s’en charge parfaitement bien ! C’est un feu d’artifice qui explose devant nos visages ébahis car en une réplique, ma mère vient de critiquer : la taille de Milo, la taille de Grace et pour finir les adjoindre à procréer dans les plus brefs délais. Décidément, c’est à se demander si la femme revêt d’un autre intérêt à ses yeux que celui de mère porteuse, ventre ou utérus à plein temps… Se voit-elle seulement comme cela ? Telle est la question… Je jette un coup d’œil à Grace qui accuse le coup comme elle peut et à son petit ami qui tente une répartie on ne peut plus dangereuse et qui lui vaut un regard désapprobateur de la part des yeux bleus maternels.

Mon père lui, se montre tout à fait aimable en saluant chaleureusement celui qui a la chance d’aimer ma sœur. Nous le suivons tous alors qu’il nous invite à rentrer à l’intérieur du restaurant. Je passe la porte le dernier et en quittant l’air frais d’Atlantis, j’ose espérer que la discussion prendra une direction aussi chaleureuse que l’est la salle où nous débouchons. Nous déclinons notre nom à une serveuse qui nous désigne la table que nous avions réservée. Tout le monde s’installe et je me retrouve en face de ma mère, une place de choix, non ? J’espère ainsi détourner quelques peu son attention de Grace et Milo.

Nous avons tout d’abord droit à l’appréciation de ma mère sur la ville d’Atlantis et surtout de ses habitants : des gens grossiers, indécents, et tout ce qui s’en suit. Sa maladresse rattrape Milo, alors que nous nous taisons, habitués à de telles logorrhées désagréables. Son regard se fait encore plus froid et l’américain peut s’estimer heureux de n’avoir pas de réponse à subir car son attention est détournée par une autre serveuse venue nous apporter le menu. Finalement, il explique les circonstances de sa rencontre avec ma sœur, une histoire banale mais mignonne, qui ne semble pourtant pas au goût de ma mère…

- C’est très charitable de votre part ! Il est vrai que Grace n’est pas très débrouillarde et ce n’est pas Matthieu qui viendra l’aider, chétif comme il est, et malade avec ça !

Mon corps se crispe encore un peu plus, je ne pensais pas cela possible, il faut le dire.

- J’étais encore à Londres à cette époque, sinon j’aurais bien entendu aidé Grace à emménager !

Ne pas s’offusquer, ne pas trop se rebeller, éviter les réponses trop longues ou trop contradictoires vis-à-vis de ce qui a été dit initialement : voilà la marche à suivre.

- En effet, tu n’étais pas disponible, merci à vous d’avoir aidé Grace ! Heureusement, papa désamorce la bombe et tout le monde se plonge dans l’étude du menu en attendant le retour de la serveuse.

Une fois que les choix sont faits, ou du moins qu’un temps raisonnable a été laissé à tout le monde pour prendre connaissance du menu, Catherine reprend.

- Grace m’a dit que vous étiez artisan, c’est bien cela ? Ce… statut est-il équivalent chez vous comme chez nous ? Non pas que je n’émette un quelconque jugement sur la valeur de votre emploi, simplement que la précarité m’inquiète ? Après tout, je ne connais pas tout de vos mœurs !

Bien entendu, pas de jugement, hein ? Je me retiens de lever les yeux au ciel en l’entendant parler des mœurs des sorciers comme s’ils étaient un peuple à part, des personnalités exotiques aux habitudes étrangères et opposées aux nôtres… Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre…



   
   
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Mar 29 Jan - 15:32


Sometimes it all gets a little too much

- Grace Hamilton — Matthew Hamilton — Milo Pierce -


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Grace se demandait si elle n’avait pas fait une terrible erreur. Après tout, ce n’était pas si important que ça, de rencontrer les parents de sa copine, ce n’était pas si capital dans la vie d’un couple, elle aurait pu faire semblant d’être orpheline, ou… Elle savait qu’elle se berçait d’illusions. Mais que faire d’autre, alors que sa mère se comportait exactement de la manière dont elle l’avait prévue ? Alors que ses cauchemars se fracassaient avec la réalité dans un bruit assourdissant, et qu’elle semblait arriver tout droit sur un iceberg, perchée sur le toit du Titanic ? Tant d’espérances brisées, tant d’attentes déconvenues. La jeune femme craignait que Milo ne prenne les jambes à son cou, ou qu’il ne la regarde plus jamais comme avant, après ce repas. Elle redoutait les remarques de Catherine Hamilton et ses jugements plus que hâtifs, qui rouvriraient toujours des plaies à peine refermées dans son âme de petite fille qui ne voulait rien d’autre que ses parents soient fiers d’elle. Elle pouvait sentir son cœur battre à toute allure, d’anxiété, de stress, de panique, et ne savait pas quoi faire pour améliorer la situation, à part croiser les doigts et prier pour qu’un miracle se produise.

« -Je… c’était gentil de sa part, oui, mais je pouvais me débrouiller toute seule de toute façon, dit-elle d’une petite voix, plus pour elle-même que pour un quelconque interlocuteur.

C’était fou la propension qu’avait sa mère de lui ôter toute crédibilité. Grace se voulait être une femme forte, mais même lorsqu’elle essayait de se défendre, c’était comme si elle retournait à l’âge de ses 3 ans, et qu’elle se faisait gronder parce qu’elle avait colorié sur les murs de sa chambre. C’était déshumanisant, presque. Comme si Catherine avait le don inné de détruire toute confiance qu’elle pouvait réussir à bâtir, d’un simple claquement de doigt, ou plutôt, d’un mot bien placé.

Heureusement que leur père était là, et qu’il s’efforçait de faciliter la conversation, pour que tout se déroule, au moins relativement, pacifiquement. La jeune femme le regarda en lui adressant un petit sourire, se souvenant avec émotion de toutes les fois où son papa ours avait séché ses larmes après une colère de sa femme. Elle pouvait lui reprocher beaucoup de choses, mais pour cette affection qu’il lui avait toujours porté, là où son épouse avait failli à lui accorder même la plus minime des tendresses, elle ne pouvait qu’être reconnaissante. Sans lui, elle serait probablement devenue l’une de ces personnes déséquilibrées qu’on voyait la nuit, dans les transports en commun, fortement intoxiquées et d’une profonde tristesse, dont on ne pouvait s’empêcher de se demander comment elles avaient pu en arriver là.

-Milo a sa propre boutique, maman. Et elle marche très bien, ses créations sont utilisées par les plus grands joueurs de Quidditch du monde ! Il fait un travail remarquable, vraiment.

Et elle n’exagérait pas son admiration, la française. Peut-être que le métier de son cher et tendre ne correspondait pas à la vision du gendre idéale que ses parents avaient appris à idéaliser au fil des années, mais elle n’aurait pas pu rêver à mieux, même si elle l’avait voulu. Elle les avait rencontré, ces médecins, ces avocats, ces hommes aux chaussures lustrées qui la prenaient pour un morceau de viande à parader à leurs bras. Milo, lui, la comprenait. Il l’aimait pour ce qu’elle était. Et, cerise sur le gâteau, il la faisait rire.

-Est-ce que vous vendez de l’équipement nautique, Milo ? Vous savez, j’ai été ingénieur naval durant des années, j’ai pris ma retraite depuis peu… La voile est une passion depuis ma tendre enfance, et Grace et Matthew adoraient m’accompagner lors de mes virées en bateau, lorsqu’ils étaient petits.

-C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ! fredonna, blagueuse, Grace, en français, avant de rigoler doucement. Son père avait vraiment le don d’orienter la conversation vers un terrain plus propice. Pourquoi crois-tu que j’ai décidé de m’installer sur une île, papa ? C’est toi qui nous a donné cette passion pour le grand large.

Le serveur interrompit la diatribe pleine de douceur de Grace en venant prendre les commandes des différentes personnes autour de la table, et griffonna les réponses sur un petit carnet, avant de demander si la tablée désirait commander du vin.

-Ah, parce que les anglais y connaissent quelque chose en vin, maintenant ? Première nouvelle. »

Quelle belle idée maman, d'insulter les habitants du pays dans lequel tu te trouves, pensa fortement sa fille en adressant un petit sourire contrit au serveur, qui n’avait rien fait pour se faire traiter de la sorte. Il s’éclipsa dans une petite courbette, un rictus crispé sur le visage, et Grace se dit qu’elle ne serait vraiment pas étonnée s’il crachait dans la soupe de poisson de Catherine, lorsqu’elle se ferait servir.
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Jeu 31 Jan - 16:27



► Un restaurant à Atlantis - Janvier
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Si Milo avait pu exprimer tout ce que la mère de sa bien-aimée lui inspirait, la liste aurait été longue, et peu flatteuse pour elle. Il se gardait bien de garder son avis cependant, stressé comme jamais, voulant tout de même bonne impression même si cela lui semblait être à présent, peine perdue. Il pouvait d’or et déjà comprendre qu’elle n’aimait pas les sorciers et il se doutait que la suite des événements iraient de pire en pire. Mais ils allaient traverser cela, tous ensemble. Sortir intact de la tempête.

Il eut une espèce de choc. Comment pouvait-elle oser. Son fils était malade certes, mais c’était loin d’être de sa faute. Bon sang, elle allait faire une crise cardiaque s’il posait sa prothèse sur la table. Il avait presque envie de le faire, juste pour admirer sa réaction face à un autre handicap. Il observa la réaction de Matthew, n’osant rien dire tandis que Grace reprenait, essayant de sauver les meubles. C’était vraiment terrible. Il n’arrivait vraiment pas à se rendre compte qu’elle venait vraiment de critiquer son fils sur une maladie qui allait le tuer à l’âge de 40 ans. Qu’elle allait probablement le voir mourir à petit feu. Quel genre de mère était cette femme ? Pas une bonne en tout cas.

Le géant Italien avait doucement hoché la tête, c’était normal de sa part. Il serra doucement la main de Grace avec un regard doux vers elle. Bien sûr qu’elle pouvait se débrouiller seule. C’était une femme extraordinaire. Et s’il fallait survivre à la belle-famille pour ses beaux yeux, il le ferait : s’il devait rester sage, il le ferait aussi

Mais définitivement, Belle Maman devait le détester. Il devait être tout ce qu’elle ne voulait pas dans la vie de sa fille. Merveilleux. Enfin si, la seule chose de bien chez lui, était apparemment sa taille. Mais du reste, il collectionnait les défauts : sorcier. Handicapé. Puis en plus Artisan. Attendez qu’elle sache pour son sang Italien et c’était foutu, il était rayé de la liste. Fantastique, vraiment. Il n’eut le temps de répondre, que Grace prenait déjà la parole, le défendant devant la tyrannique belle mère. Il hocha doucement la tête. « Et je pense d’ici l’année prochaine ouvrir une seconde boutique à Atlantis. » Il était touché par les mots de Grace : sans elle, il se serait probablement engagé bien plus loin dans la discussion. « Et on fait aussi du matériel de sport plus adapté aux mol… Non-mages. » Il sourit doucement, tournant bientôt son attention vers beau papa.

Il hoche doucement la tête. « Grace m’a raconté. » Il sourit doucement avant de reprendre. « On a pas eu beaucoup de demandes dans ce milieu, plus du côté Surf, mais si vous avez un projet, ou une idée, ça serait un plaisir de travailler dessus ! Vous avez quel type de bateau ? » Milo n’avait jamais eu l’occasion de travailler sur des choses plus spécifiques que le sport, mais il aimait toujours autant les défis. Un de plus, un de moins,… et puis si ça lui permettait de faire ami-ami avec le beau-père c’était quand même mieux. Et ceux, même s’il n’y connaissait strictement rien en bateaux : au moins il faisait un peu changer le sujet et peut être que ça lui sauverait le cul de la tempête qu’était madame Hamilton.

Ceci dit, ils n’étaient pas au bout de leur surprise avec leur repas. Milo avait retenu un soupir face à sa mauvaise foi. C’était impossible d’être aussi mauvaise que ça, n’est ce pas ?


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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Sam 9 Fév - 15:32

Une véritable bataille a lieu entre les murs de charmant petit restaurant du centre-ville d’Atlantis. La victoire reviendra certainement au camp maternel, tant ses coups sont ceux d’un expert et que sa verve n’a d’égal que le malin plaisir qu’elle semble prendre à nous déstabiliser et à nous jeter dans nos retranchements. Grace et moi essayons de riposter comme possible, profitant des petits moments de calme apportés par les paroles de notre père, plus posé, plus prompt à discuter et à réellement apprendre à connaître son beau-fils.

J’aperçois rapidement Milo et son air choqué quand ma mère m’attaque au sujet de ma maladie. Je reste stoïque face à l’attaque, de toute façon que pourrais-je y changer ? Elle me voit comme un fils incapable, qui déçoit toutes ses espérances. Très bien, j’en ai l’habitude et je sais très bien que rien n’est vrai, qu’il ne faut pas que j’écoute ses remarques, que je les laisse m’atteindre. Car si nous perdons la bataille en surface, au fond de nous je l’espère, nous restons indemnes, autant que faire se peut.

Nous nous lançons courageusement sur le terrain de l’artisanat et Grace prend aussitôt la défense de Milo devant les attaques de Catherine. Celle-ci pince les lèvres, ne trouvant à priori rien à redire sur le commerce de mon beau-frère. C’est vrai que son affaire tourne bien et j’ai déjà entendu parler de ce projet ! Malgré tout, le mot « quidditch » la fait tiquer quelque peu. Je laisse couler la conversation sans m’en mêler en sirotant un verre d’eau. Tout se déroule bien alors que Grace amène la conversation vers les sports maritimes. Cela me rappelle quantité de souvenirs agréables de ballades en mer, de vent dans les yeux, les lèvres salées par l’air humide de l’Océan Atlantique. Des journées passées à pêcher et à nager, avec palmes et lunettes comme équipement, afin d’observer quelques poissons nageant dans les profondeurs. Je rigole en entendant la mélodie fredonnée par ma sœur, un peu de français qui surgit dans la conversation, comme un aparté entre père, fille et fils.

- C’est vrai que la mer me manquait aussi ! Bon, la mer d’ici c’est pas l’océan, mais c’est pas mal non plus. L’autre jour il y a eu une vague… elle est monté très haut et s’est écrasée bien plus loin que la plage !


Il y en a souvent, d’aussi belles vagues. Surtout l’hiver, quand le vent bat si fort la côte que les éléments marins se déchaînent et fondent sur les bords sablonneux et mousseux avec fracas, laissant des traînées d’algues juteuses et d’un vert incroyable qui se manifestent par cette odeur si caractéristique que d’aucun trouverait nauséabonde. Pour moi, c’est l’odeur de nos escapades sur les plages bretonnes de ma tendre enfance…

Papa et Milo sont lancés pour longtemps sur les bateaux, la mer, la construction navale, et caetera. Quel plaisir de les voir échanger sur un sujet qui les rapproche aisément !

- Oh, je n’ai plus de bateau depuis longtemps, j’en loue de temps à autre. Mais il est vrai que j’aimerais bien en racheter un bientôt… Je suis un véritable mordu de la voile, les moteurs c’est pour les mauviettes ! Je vous montrerai si vous voulez, j’ai déjà amorcé quelques plans…

Finalement, nous sommes interrompus par le serveur qui vient nous demander nos choix, nous les lui donnons tous les uns après les autres. Et si nous pensions avoir fait taire Catherine tant mon cher père est instoppable quand il est question de bateaux, elle revient à la charge en rappelant à tous sa supériorité œnologiste en tant que bonne française… Je décide donc de prendre les devants et de choisir pour tout le monde un Atlantic Dry de Cornouailles. Un vin blanc au goût assez doux qui se mariera avec toutes nos commandes relativement bien.

- Je me permets de choisir maman. Tu verras, c’est un bon vin anglais qui n’a rien à envier à nos sauvignons et autres bourgognes !

Je sais que je l’attaque sur un terrain miné, mais qu’importe, je commence à m’ennuyer de m’aplatir pour tout, d’autant plus si un inconnu total finit par souffrir des remarques acerbes de madame Catherine Hamilton.



   
   
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Dim 17 Fév - 8:16

Sometimes it all gets a little too much

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Il était probablement inconcevable pour quelqu’un qui n’avait pas vécu l’enfance de Grace et Matthew, de comprendre la propension qu’ils avaient à essayer d’arrondir les angles, pourtant si pointus, de la relation qu’ils entretenaient avec leurs parents, et en particulier leur mère. La cruelle langue de vipère de Catherine était acerbe et répandait sans cesse remarques désagréables et reproches, mais pourtant, ils essayaient constamment de lui chercher des excuses, ou au moins, de faire bonne figure face à une vague irrésistible de réprimandes. Ils auraient pu se rebeller. Diable, Matthew l’avait fait de nombreuses fois, et cela n’avait jamais bien fini : lorsqu’on a grandi dans un environnement néfaste, il est bien difficile de s’en sortir, car la société force à nous faire croire que l’autorité parentale ne doit pas être défiée ; que, quoi qu’il arrive, ils auront toujours raison quand les enfants auront toujours tort. C’est un cycle interminable de questionnements sans réponses et de tristesse accumulée qui tente de s’échapper par tous les moyens possibles, de frustration et de colère, de remise en question aussi, mais jamais par les bonnes personnes. Et ils auraient beau s’énerver, les frères et sœurs Hamilton n’auront jamais qu’une seule paire de parents, ils ne pouvaient pas les échanger contre un modèle un peu plus conciliant. Alors, certes, parfois, ils laissaient passer des mots intolérables et des comportements inexcusables. Ils n’avaient pas vraiment le choix : ou tout du moins s’en persuadaient-ils, faute d’alternatives.

La française entremêla ses doigts avec ceux de son petit ami, assis à ses côtés. Elle était si heureuse de voir qu’il pouvait évoquer un sujet avec son père, sans que n’éclate une espèce de troisième guerre mondiale du côté de sa mère : celle-ci se contentait de grommeler dans sa barbe en regardant d’un regard glacial, tour à tour ses enfants, son mari, et Milo. Grace ne s’en préoccupait pas, cependant, et se contentait de regarder d’un œil pétillant son amoureux qui discutait avec l’ingénieur naval, souriant d’autant plus lorsqu’elle remarqua qu’il évitait de prononcer le terme si dépréciateur "moldu". Peut-être qu’elle s’était angoissée pour rien, finalement. Peut-être que tout se passerait bien et qu’ils ressortiraient tous de cette épreuve grandis. Peut-être était-elle trop naïve, aussi.

« -Et si nous louions un bateau à la Marina, après le repas ? Le fond de l’air est frais, mais il est suffisamment agréable pour que nous passions un bon moment…

Elle était enchantée par cette idée, et surtout, par le fait que sa mère ne voudrait sûrement pas les accompagner. Celle-ci n’avait jamais été très friande des sorties en mer de son mari avec ses enfants et ne les avait jamais accompagné : cela expliquait peut-être pourquoi Grace et Matthew se souvenaient de ces moments avec tant de nostalgie. Les embruns rappelaient inévitablement à la kinésithérapeute des moments joyeux remplis d’éclats de rire, et elle serait d’autant plus ravie si Milo pouvait partager cette partie de sa vie avec elle.

Ses yeux roulèrent entre ses paupières closes, le temps d’une seconde, lorsque sa mère fit un énième commentaire au pauvre serveur, et elle fut reconnaissante envers son frère pour la promptitude dont il fit preuve pour désamorcer la situation. Lui adressant un petit sourire, elle décida, d’un commun accord avec elle-même, d’ignorer sa mère pour se concentrer sur Thomas Hamilton et son cher et tendre.

-Papa est né à Blackpool, expliqua-t-elle doucement à l’américain, et lorsqu’il a dû aller habiter à Londres pour son travail, où il a rencontré Maman, il nous a toujours raconté que ce qui lui avait le plus manqué, c’était la mer. Et à la première occasion, ils sont retournés à Rennes, d’où venait ma mère. »

Elle parlait d’une voix douce et légère, la jeune femme, évoquant ces souvenirs qu’elle n’avait pas vécu mais qui avait forgé l’histoire de sa famille. Ce n’était pas pour tous les hommes qu’elle délivrait ainsi l’histoire de sa vie : si elle ne la cachait pas, elle la conservait précieusement pour ceux qui comptaient. En fait, si on exceptait Charlie, Milo était le seul de ses petits amis avec qui elle n’avait aucun mal à se confier à 100%, se donnant pleinement sans craindre que son petit cœur d'artichaut ne soit maltraité.

Plongée dans ses bavardages insouciants, Grace entendit à peine le serveur revenir, les bras chargés de leurs commandes, et elle manqua de lui donner un coup du plat de sa main, alors qu’elle faisait un geste pour illustrer ses propos, se retenant à la dernière seconde de renverser un plat en sauce sur l’ensemble de la tablée. Ses joues se colorant instantanément d’un rose soutenu, elle se confondit en excuse devant ce pauvre homme qui n’avait décidément pas de chance avec cette table, pendant que Catherine la fusillait du regard, se demandant vraisemblablement ce qu’elle avait bien pu faire au bon Dieu pour avoir mérité une fille pareille.
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MessageSujet: Re: Sometimes it all gets a little too much ft. Milo Pierce & Matthew Hamilton   Lun 11 Mar - 17:17



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Merlin merci, belle-maman avait fini par se taire. Enfin, au moins pour un temps. Il écoutait sagement ce que s'échangeait la fratrie, hochant doucement la tête en serrant doucement la main de Grace dans la sienne. Il jouait presque distraitement avec ses doigts. Tout n’était pas une catastrophe, peut être qu’il sortirait vivant sans tuer personne dans la foulée. Sans tuer Belle-maman, le monstre en personne. Il craignait toujours fauter, bien sûr. S’il s’était écouté, s’il ne s’était pas retenu un minimum, il aurait probablement déblatéré toute la violence verbale dont il était capable sur Catherine. Il essayait de garder en façade un léger sourire, mais intérieurement, son cerveau ne faisait que des aller-retour avec ces paroles. Il avait décidément bien du mal à comprendre comment on pouvait être aussi abject envers ses propres enfants. Le géant devait se raccrocher aux paroles de beau-papa. Il hocha doucement la tête. « Ça serait avec plaisir ! » C’était un grand curieux, mettre le nez dans des plans, ça lui plaisait carrément. Il travaillait jamais à une telle échelle, ça devait être vraiment intéressant. Il avait souri à la réaction du non motorisé : est ce qu’il considérait la magie comme de la triche ? C’était à se demander.

Un bateau ? Milo sur un bateau ? Il avait bien l’habitude des balais, mais il n’était pas sûr d’être réellement à l’aise sur la mer. Puis si l’autre mère était de la partie, il craignait une malencontreuse chute par-dessus bord. Il était en train de se dire qu’Irvin allait probablement se marrait quand il lui raconterait tout ça. Mais tout ceci le rendait assez sceptique, il suivrait bien évidemment le mouvement, mais … Pas sûr de son équilibre dans l’affaire. Il hocha tout de même de la tête. Au pire, ça pouvait être pire que les premiers transplanage ? Non ? Si ? Il acquiesça avec un sourire. « C’est une bonne idée ! » Il retient un rire nerveux. « J’ai jamais mis le pied sur un bateau. » Et il n'avait presque pas fait exprès cette stupide blague.

Milo se retint de ricaner. Elle était terrible, bon sang. Il était à deux doigts de faire prôner ses racines italiennes : c’était juste entaché par ses racines américaines. Si leurs parents venaient à se rencontrer un jour, ça serait explosifs, surtout entre leurs mères respectives… C’était pas une Italienne qui allait se faire marcher dessus à ce jeu-là par une Française. Il serra doucement la main de Grace dans la sienne. Au moins, Matt sauvait les meubles. Bon sang, ils avaient un sang froid que lui n’avait pas. Il ne comprenait vraiment pas comment ils arrivaient à trouver autant d’énergie.

Il se re-concentra sur Grace qui lui expliqua comment ses parents s’étaient rencontré. Bon, il n’allait pas mentir, il connaissait de nom Blackpool, mais honnêtement, que ce soit Rennes, ou l’autre ville, il était incapable de les situer sur une carte. C’était déjà à peine s’il arrivait parfois à s’y retrouver sur une carte de Londres, alors une carte du monde ? La blague. Il hocha doucement de la tête.
Et le serveur ne tarda pas à revenir avec leur premières commandes. Sauver par le gong ?


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