Who only knows when they bite

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Sujet: Who only knows when they bite | Dim 23 Sep - 16:14
"Les jeunes cerbères, même apprivoisés, doivent être tenus avec une muselière lorsqu'ils sont déplacés !" S'écria Arthur très mécontent.
"Je maîtrise parfaitement cet animal !" Lui rétorqua le vieux sorcier moustachu. "Je n'ai pas besoin de l'affubler d'une de ces horreurs !"
"Vous appelez ça maîtriser ?" Il pointa dans une direction. "Vous avez-vu la menace qu'il représente pour le reste de la réserve ?!"
"La faute à ce futile volatile ! S'il ne s'était pas agité lors du passage du cerbère, celui-ci aurait très bien réagi !"
"Vous traversiez son territoire en déplaçant une créature catégorisée dangereuse. Les animaux ont leurs instincts !"
"Dans ce cas je vous suggère de mettre la muselière au bec de votre oiseau, cela calmera ses 'instincts'. "

Arthur glissa  une main sur tout son visage. Le niveau d'imbécilité venait de s'élever au-dessus de la station spatiale internationale. Il du reprendre son souffle pour être sûr qu'il n'avait pas été abusés par quelque enchantement que ce soit. Comment pouvait-on être plus abruti que le sorcier en face de lui ?

"Oh, excusez-moi, erreur de jugement. Je pense que celui qui a le plus besoin de cette muselière, en fait, c'est certainement vous."

Le moustachu voulu protester de nouveau à cette remarque, mais le directeur de la réserve d'Ecosse l'en empêcha, tandis qu'Arthur s'éloignait rapidement dans la direction qu'il avait pointé plus tôt. Il y avait urgence, pas de temps à perdre en bavardage inutile surtout avec quelqu'un d'aussi borné.

Le vétérimage venait vérifier que toutes les créatures allaient bien quand l'incident est arrivé. Une petite mission de quelques semaines. Mais il n'aurait pas cru possible qu'un tel accident arrive : un jeune cerbère transféré vers une autre zone du sanctuaire s'était vu menacé par un hippogriffe qui protégeait son territoire. Le jeune canidé, qu'on entrainait à surveiller la réserve pour la protéger des intrus comme les braconniers, avait réagi instinctivement. Il ne savait pas encore différencier les menaces. Résultats, l'hippogriffe s'était retrouvé gravement blessé. Une aile cassée l'empêchait de s'envoler, ce qu'Arthur remercia en fin de compte - cela évitait de le poursuivre dans tout le parc - ainsi que sa patte avant droite et de nombreuses lacérations sur le flanc du même côté.

La situation était critique, l'animal perdait beaucoup de sang mais il y avait un problème de taille : l'oiseau était tellement blessé qu'il ne laissait approcher personne, la douleur le rabaissait à ses plus bas instincts. Les soigneurs animaliers avaient beau s'être inclinés à de nombreuse reprises comme il convient de faire, il n'avait jamais rendu le salut et attaquait tous ceux qui étaient à moins de dix mètres. Augmentant les effusions de sang et la fatigue de l'animal.  

Quand Arthur revint sur les lieux l'épuisement de l'hippogriffe se faisait sentir, il était vautré sur le sol, sa tête et son aile valide en garde, haletant. Il fallait agir vite où il serait trop tard pour pouvoir l'aider. Titus le chien du vétérimage trottina vers lui en grondant doucement, le massif du tibet lécha doucement la main de son maître. Mais Arthur savait que la présence d'un canidé sur te terrain était une très mauvaise idée après l'agression, il lui ordonna de s'éloigner vers le directeur tandis qu'il allait tenter une approche...

Encerclé par les hommes, la créature ne cessait de tourner à droite à gauche de sa position couchée. Il eut une idée pour tenter de mettre en confiance l'animal. Mettant les deux genoux à terre, Arthur s'avança sur ceux-ci pour montrer qu'il se mettait à la même hauteur que lui, ce n'était pas très agréable, surtout qu'après deux petits pas  il s'inclina aussi bassement que sa posture le lui permettait et attendit comme ça. Il fallait absolument réussir à gagner sa confiance.

Il leva légèrement les yeux pour voir ce qu'il en était.
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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Lun 24 Sep - 14:55
Sacré Maman qui m'avait fait passer une journée bien fatigante. Elle était si impatiente d'être grand-mère qu'elle m'avait traîné dans tous les magasins de Glasgow. Heureusement, j'avais réussi à laisser tous les achats chez elle et à m'éclipser en prétextant un rendez-vous professionnel. Pour qu'elle ne mette pas ma parole en doute car elle me connaissait trop bien, j'avais apporté ma mallette avec moi. Mon petit Grumpy me manquait alors je comptais faire un petit détour par la réserve écossaise avant de rentrer à Atlantis pour dîner avec Lyrold.

Dans mon état, j'évitais de transplaner alors je me rendis à l'arrêt le plus proche du magicobus. Il était un peu loin alors je décidai d'utiliser ma vieille bicyclette que mon père m'avait offerte, il y a de nombreuses années. Pédaler me faisait du bien, sentir le vent dans mes cheveux défaits était si agréable.

Je l'attachais et je savais que je la reprendrais la prochaine fois que je viendrai voir mon beau-père et ma mère à la ferme familiale. Les joues rosies par l'effort et le sourire aux lèvres, j'attendais patiemment l'arrivée de ce bus. Je l'aperçus de loin et je levais simplement ma baguette pour qu'il s'arrête. Reconnaissant Stan Rocade, rendu célèbre malgré lui, je le saluai avant d'acheter un billet. Je choisis un fauteuil orange en velours qui me semblait moelleux et assez lourd pour résister à la conduite sportive du conducteur. Le confort n'était pas l'un des avantages de ce transport mais, ce désagrément était compensé par sa vitesse.

Quelques bonds plus tard, je fus arrivée à ma destination. Le cœur au bord des lèvres, j'étais ravie de pouvoir descendre et de retrouver la terre ferme. Respirant longuement pour retrouver des couleurs, je pris mon temps pour me rendre à l'entrée de la réserve. J'aperçus Monsieur Williams qui courait dans ma direction, il cria :


- Miss Montgomery suivez-moi, un hippogriphe a été blessé par un cerbère.

Sans réfléchir, je me lançai à sa poursuite. Inquiète que sa vie soit en danger, je me concentrai pour gérer mon souffle. Etre enceinte de jumeaux m'avait rendu moins agile, plus lourde. Même si nul n'aurait pu le deviner grâce à l'artifice magique que je portais pour le cacher aux yeux d'autrui.

De loin, j'aperçus un cercle de sorciers, des soigneurs certainement. Des cris de souffrance résonnèrent, je ralentis l'allure pour ne pas effrayer cette créature si noble et fière. Mon regard azur se posa sur les présents, je mourais d'envie de leur hurler de reculer pour le laisser respirer. Ne voulant pas l'affoler, je préférai laisser exprimer mes yeux si expressifs. Ils se durcirent pour leur faire comprendre qu'ils devaient reculer.

L'un d'entre eux tentait une approche pour se faire accepter. Se mettre à genoux pour lui montrer le respect qu'il méritait était une très bonne idée. Son regard ambre et perçant se posa sur le sorcier. Il le jaugeait pour savoir si il était digne de confiance. Ses mouvements se calmèrent légèrement.

Tout doucement, je m'approchai d'eux, mon regard s'adoucit quand je croisai celui de la magnifique créature. Dans cet échange silencieux, j'exprimai tout l'amour que je portais à Gaïa et à ses créations. Je me mis à genoux comme mon collègue et je penchai la tête pour le saluer. J'avançai lentement et d'un coup, je fus figée. Ma main se porta sur mon ventre pour protéger mes bébés. Pour la première fois, j'avais peur de recevoir un coup. Non, il fallait que je me reprenne, cet animal fabuleux ne me ferait pas de mal. Il était normal qu'il n'ait plus confiance en l'être humain. Nous étions des barbares, ne reconnaissant ni l'importance d'une vie ni leur droit de vivre libre !

Reprenant mon souffle, je risquai un coup d'œil vers le soigneur plein d'humilité. Il fallait que nos gestes soient coordonnés pour que l'hippogriffe accepte que nous le soignions. Il avait perdu beaucoup de sang et une potion de régénération sanguine devrait lui être administré après avoir recouvert ses plaies d'une couche épaisse de baume cicatrisante.



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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Mar 25 Sep - 5:00
Alors qu'Arthur levait à peine les yeux pour voir si son idée fonctionnait, il entendit les hommes autours de lui reculer. Bonne idée, l’hippogriffe se sentirait moins acculé ainsi. Mais il n'avait pas entendu la moindre remarque, cela s'était fait dans le silence. Quelqu'un avait du le signaler intelligemment pour que cela n'énerve pas plus la créature, il s'intéresserait à qui plus tard. Il sentit l'oiseau se détendre très, très, légèrement. Le vétérimage, bien que son dos le suppliait de se remettre dans une position plus confortable, n'osait encore se relever de peur que cela soit trop tôt. Tandis qu'il réfléchissait à la meilleure solution, il faillit sursauter quand Emilia se joint à lui sans crier gare.

La sorcière, qu'il ne connaissait pas, l'imita dans ses gestes en se plaçant à côté de lui. Arthur se crispa un peu, il craignait que rajouter une personne qui se rapprochait de l'hippogriffe ne ferait qu'ajouter du stress à celui-ci. L'aile valide de l'animal qui s'était légèrement affaissée débuta un nouveau geste de mise en garde mais il s'arrêta sec. Prenant l'homme quelque peu au dépourvu. Il resta incliné mais releva la tête : l'oiseau était intriguée par la collègue qui venait de le rejoindre, il semblait surpris. Arthur tourna alors le regard vers Emilia, suffisamment tôt pour capter le geste de celle-ci, son bras à vingt centimètres du ventre en protection. Puis il vit le regard qu'elle lui adressait.

Ah ! Il n'y avait pas le temps pour pousser une trop grande réflexion. Il fallait profité de ce qu'il se passait pour consolider la confiance qui était en train de se créer. Arthur hocha la tête vers la sorcière puis en revint vers l'animal blessé. Alors qu'il ne le quittait pas des yeux il eut l'idée de poser sa main gauche sur l'épaule d'Emilia, pour montrer qu'ils étaient tous les deux alliés. Et l'autre main, paume vers le ciel, tendu vers l'hippogriffe, signe d'une certaine soumission vis à vis de la créature magique, laissant le choix à l'animal de leur faire confiance ou non.

"Il semble vous faire plus confiance... Murmura-t-il le plus bas possible. Je ne préfèrerais pas vous mettre en danger plus que moi, mais une première approche de votre part me semble plus intelligent."

Il commençait à trembler par l'effort que demandait sa position. Il décida alors de remettre son dos droit et d'incliner la tête comme l'avait fait Emilia dès son arrivée. Bien que... Quelque chose gênait le sorcier dans ce comportement, mais la question n'était pas prioritaire.

La créature magique avait penché sa tête vers l'avant, elle humait frénétiquement l'air pour analyser l'odeur des étrangers en face d'elle. Mais sa respiration était saccadée avec l'effort provoqué par la douleur. Elle geignit à plusieurs reprises et sa queue ne cessait de remuer. Voulant proférer une nouvelle menace, elle ouvrit son bec, mais un élan de souffrance la réduit au silence, elle abandonna cette idée, économisant l'énergie qui lui restait.

Elle se mit à attendre.

Le coeur d'Arthur se pinça. C'était le bon moment, l'hippogriffe commençait à être obligé de se laisser faire. Ses forces ne lui permettaient plus de se débattre autant, un grand avantage pour eux pour avancer vers lui. Mais cela voulait aussi dire que le temps continuait de tourner... Le vétérimage sortit sa baguette.

"Accio seau !" S'exclama le sorcier aussi bas qu'il le pouvait.

Un seau dérapa sur le sol aussitôt pour venir dans sa main. L'hippogriffe eut un sursaut mais pas le courage de réagir d'avantage.

"Je vais tenter de vous suivre en lui apportant de l'eau pour l'aider à récupérer des forces. Cela devrait le rassurer quelque peu..."

Gardant sa baguette prête pour lancer le second sort, il attendit qu'Emilia réagisse pour agir correctement ensemble.
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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Mer 26 Sep - 13:36
Agenouillée, je sentais le poids de mon ventre. J'étais entrée dans mon septième mois et mes deux amours bougeaient beaucoup. Ma main toujours posée pour leur faire comprendre qu'ils ne risquaient rien. Je serai toujours là pour les protéger et je comptais leur transmettre l'amour de la Nature comme mon père l'avait fait quand j'étais enfant.

A mon regard, il me fit un signe de tête comme si il avait pu lire dans mes pensées. J'espérais sincèrement qu'il ne soit pas un de ces legilimens qui pouvait fureter dans nos têtes et même modifier nos souvenirs. Depuis toujours, je préservais mon jardin secret, n'offrant des confidences qu'à de rares proches, qui avaient mis du temps à gagner ma confiance. J'avais fait quelques exceptions à la soirée du Nouvel An comme il avait lieu chez Irvin et que j'avais confiance en son jugement.

Ses yeux ne quittaient pas les miens. Une nouvelle inquiétude ! J'avais lu que les legilimens avaient besoin de garder un contact visuel avec leur proie pour pouvoir les sonder plus facilement.

Sa main se posa sur mon épaule tandis qu'il offrait l'autre à l'hippogriffe en signe de soumission. Dans un souffle, il affirma que la créature magique semblait me faire confiance. Peut-être avait-il vu tout l'amour que je lui portais ? Ou qu'il avait senti que j'attendais deux heureux événements ?

A mon tour, je chuchotai pour ne pas troubler la quiétude relative de notre ami à plumes :


- Il ne me fera pas de mal...

Posant mes deux mains sur le sol délicatement, je m'aidai ainsi à me relever le plus lentement possible. Mon regard azur ne quittait pas la créature. Je la saluai encore une fois, attendant qu'elle me le rende pour savoir si je pouvais approcher plus.

Les secondes passèrent si lentement que j'eus un doute sur notre chance de la soigner. Enfin, elle accepta de me rendre la politesse. La souffrance l'empêchait de se rebeller et je n'aimai pas ce que je voyais.

Je fis un premier pas vers elle au moment où le vétérimage lança un sort d'attraction sur un objet métallique qui fit du bruit en frôlant le sol. Je me figeai attendant de voir sa réaction. Un simple sursaut qui fit saigner davantage ses plaies. Un autre pas puis d'autres vers lui, l'animal était épuisé, il ne pouvait plus se débattre ou se montrer menaçant.

Face à lui, je décidai de m'accroupir pour me mettre à sa hauteur. Tout doucement, j'approchai ma main de sa tête, pour qu'il puisse me sentir et décider si j'étais un ami ou un ennemi. L'un de mes enfants me donna un coup comme si il voulait lui aussi lui dire bonjour.

Dans un souffle, je lui dis d'une voix très douce, rassurante :


- Mon Tout Beau, nous sommes venus te soigner. Laisse-nous faire, tu n'auras pas à le regretter... Fais-nous confiance...

Attendant que mon collègue me rejoigne ou que l'animal repousse la main que je lui tendais, je restai silencieuse. La terre, le vent, l'eau indispensables à tout être vivant étaient présents. Ici, au milieu de la Nature, j'étais dans mon élément. Elle me permettait de me ressourcer et d'être moi-même. Et enfin, ma peur, légitime en tant que future mère, s'envola.



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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Mer 26 Sep - 16:07
"Aguamenti."

De l'eau sortit de la baguette d'Arthur qui emplit très rapidement le seau. Dépliant une jambe pour attendre de pouvoir avancer derrière Emilia, il patienta avec appréhension la suite des évènements. La femme semblait se mouvoir avec embarras, ça intriguait le sorcier qui ne comprenait pas ce qui le provoquait. Il régnait derrière eux un silence de mort que seul le vent et les animaux ordinaires rompaient de leur chants naturels. Leurs collègues devaient eux-même retenir leur respiration de peur de ne provoquer une nouvelle catastrophe. Il imagina pendant un instant leurs têtes déconfites et leurs yeux écarquillés par la pression, sa pensé stupide le fit sourire, une petite onde positive dans ce stress.

Emilia continua de s'approcher, très lentement. L'hippogriffe humait l'air plus rapidement  au fur et à mesure que les centimètres qui les séparaient se réduisaient. Il ouvrait le bec aussi, se préparant certainement à pincer dès qu'il en aurait l'occasion. Arthur se tendit de crainte qu'il ne se jette brusquement sur elle pour lui faire du mal et se tint prêt à agir en conséquence.

Brusquement, l'animal eut un mouvement de tête en avant. Ce que craignait le vétérimage allait se produire.

Mais avant qu'il eut le temps de lever sa baguette, sa collègue qui se réinstallait à genoux à côté de l'oiseau eut un petit sursaut de replis vers son ventre. Il fut même persuader de voir ses yeux se pincer très subtilement dans un même temps. Ce qui eut curieusement l'effet d'arrêter la créature magique aussitôt, comme si elle sentait quelque chose.

Après quelques secondes où les battements de coeur d'Arthur ne semblaient pas vouloir diminuer en puissance, l'hippogriffe finalement effleura la main d'Emilia avant de laisser glisser sa tête sur le sol pour se reposer, las, épuisé, ses yeux ambres dévisageant intensément la femme. Son expression s'adoucit et le sorcier devina qu'ils avaient enfin acquis sa confiance et qu'il se laissait faire.

"Là, là... Murmura-t-il avec une infinie douceur alors qu'il se plaçait à côté avec son seau. Tient mon vieux, prend ça... Ca devrait t'aider à te maintenir en état."

Quand elle entendit le glougloutement de l'eau, la créature souleva son buste pour jeter son bec dans le seau. Arthur du le retenir pour ne pas qu'il se renverse. Il en profita pour caresser le magnifique plumage de sa tête. Il sentit les muscles se décrisper à ce contact de douceur, même si la douleur ne s'effaçait pas le moins du monde. Il s'adressa finalement à sa collègue pouvant voir directement les dégâts provoqué par le cerbère.

"L'animal qui l'a attaqué est jeune, ce qui diminue le risque d'infections. Il nous faut d'abord arrêter l’hémorragie et ensuite voir comment nous procédons pour le guérir."

Faire en sorte que les plaies de s'infectent pas, que l'animal récupère du sang pour retrouver des forces, vérifier les os cassées, les organes vitaux touchés, cicatriser le tout... Le vétérimage énonçait dans son esprit tous les éléments sur lesquels il fallait se montrer vigilant, il commença à prendre une expression concentré et à effacer ce qui l'entourait. Rien que pour la deuxième tâche, cela s’annonçait difficile : le sang de l'animal s'était écoulé sur le sol, pas moyen de le récupérer au moyen d'un sort. Il fallait faire en sorte de créer une solution saline, le temps que l'hippogriffe refasse des plaquettes, mais puisse quand même tenir le coup.

Il était tellement préoccupé par ce qu'ils devaient faire qu'il n'entendit pas un petit animal, qui venait depuis là où se trouvaient tous leurs autres collègues, mrouronnant de petits bruits aigus en se rapprochant. Un chartier qui timidement regardaient la foule attroupée ici dans une curiosité qui n'était pas naturelle.
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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Mar 2 Oct - 12:18
Totalement concentrée, je n'entendis pas l'incantation prononcée par mon binôme. Seul m'importait que l'hippogriffe accepte notre présence pour que nous puissions le soigner.

Enfin, je fus près de lui, ma trousse me pesait mais, je ne voulais pas l'effrayer d'avantage. Il eut un mouvement de la tête, comme si il allait m'attaquer mais, il s'arrêta quand il comprit que je portais la vie. Les animaux avait un sixième sens et je savais qu'il ne me ferait pas de mal.

Accroupie, je pouvais analyser ses blessures et mon collège finit par me rejoindre. Mon regard azur se posa sur sa main quand il prodigua une première caresse à notre patient. Un sourire se dessina sur mes lèvres, j'avais trouvé mon alter ego professionnel. Un vétérimage qui pensait au bien-être de l'animal avant le sien.

La créature fabuleuse, fragilisée par ses blessures, put se réhydrater grâce à lui. Arthur prit la parole pour m'informer d'un fait dont je n'étais pas encore au courant. Je posai ma trousse sur le sol et je l'ouvris pour prendre une fiole de potion et une baume cicatrisante.

Je lui demandai d'une voix professionnelle :


- Voulez-vous occuper de désinfecter ses plaies ? Avez-vous ce qu'il faut ?

Je lui montrai les remèdes que j'avais prélevés de mon sac, digne de Marry Poppins, avant de reprendre la parole :

-  C'est une potion australienne de régénération sanguine. Elle est réservée aux créatures magiques. Et la baume est une de mes créations. Elle permet de cicatriser plus rapidement les plaies.

Il me restait plus beaucoup de cette pommade. Il fallait que je contacte Caileb pour qu'il m'envoie des plantes magiques, qui ne poussaient qu'en Australie. Je le notai dans un coin de ma tête pour ne pas oublier de lui écrire ce soir. Heureusement que nous nous étions quittés en bon terme même si notre écart avait mis en péril notre amitié naissante. Mon impulsivité pouvait être un fardeau par moment. Jamais, j'aurais du me laisser aller à passer une nuit avec lui après notre rupture surtout que je l'avais fait pour une mauvaise raison et que j'avais choisi la facilité en me tournant vers lui pour avoir de la tendresse.

Pendant ce temps, le petit Grumpy m'avait aperçu et commençait à s'approcher de nous. Il répétait inlassablement l'un de ses jurons fétiches :


- Espèce de crapule pleine de poux ! Espèce de crapule pleine de poux ! Espèce de crapule pleine de poux

Je tournai la tête vers lui et je lui fis non de la tête pour essayer de lui faire comprendre qu'il ne devait pas venir me voir pour l'instant. Mais, cette boule de poils était aussi têtue qu'un dragon alors je doutai fortement qu'il m'obéisse.



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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Mar 2 Oct - 15:15
Arthur était tellement concentré qu'il avait totalement déconnecté du monde extérieur. Il n'existait plus que les deux vétérimages et la créature blessée. Avec précaution il écartait quelques plumes et... Lambeaux de peau des plaies de l'animal pour que cela ne provoque pas un contact, autant pour l'aspect pratique que la douleur que cela pouvait parfois générer. L’hippogriffe se laissait maintenant faire et avait posé la tête entre les deux sorciers, Arthur commença alors à se déplacer de manière à avoir directement accès au flanc de l'animal sans être gêné, cela le rapprocha d'Emilia.

"Voulez-vous occuper de désinfecter ses plaies ? Avez-vous ce qu'il faut ?"

Involontairement il ne prit pas garde à la question de la femme. Il commençait à vérifier la profondeur des déchirures. Ce n'était que lorsqu'elle lui tendit les médicaments pour le lui montrer qu'il eut une réaction :

"C'est une potion australienne de régénération sanguine. Elle est réservée aux créatures magiques. Et le baume est une de mes créations. Elle permet de cicatriser plus rapidement les plaies."

"OH ! Merci. Fit-il un peu désabusé. Pour être honnête avec vous je n'ai pas le nécessaire avec moi, l'attaque est survenu brutalement."

Il fit quelques petits gestes de baguette en commençant à formuler quelques sorts, une plainte se fit entendre. Le sorcier grimaça.

"Mes affaires sont dans une autre partie due la réserve... A moins de transplaner je ne peux pas les récupérer tout de suite. Et pour être encore plus honnête Il lui fit un grand sourire. Je dois être beaucoup plus rudimentaire que vous. Plus habitué à user de ma baguette et des plantes sauvages, mais ici..."

Se disant il jeta un regard empli de jugement vers leurs collègues à l'écart. D'abord incrédules la plus jeune d'entre eux eut enfin une étincelle de lucidité et transplana aussitôt en hochant frénétiquement la tête : si lui ne pouvait pas se déplacer dans l'immédiat, eux par contre avaient tout le loisir de le faire... L'homme secoua la tête ravit de voir qu'ils n'étaient pas entouré d'incapables. L'hippogriffe rappela son malheur, Arthur accéléra ses gestes pour que cela se termine vite. Il accepta volontiers de prendre la potion de régénération sanguine qu'il déboucha avec précaution et il commença à se tendre vers la tête de l'animal.

"Merci, mais n'auriez-vous pas quelque chose pour soulager sa douleur le temps que nous agissions ? Et quelle dose dois-je lui administrer ?"

"Espèce de crapule pleine de poux ! Espèce de crapule pleine de poux ! Espèce de crapule pleine de poux !"

Arthur eut un sursaut d'épaule à cette venue inattendue. Il regarda les yeux écarquillés le petit chartier qui s'était invité à la scène. Celui-ci ignorait les mouvements de tête frénétique d'Emilia qui semblait le reconnaitre et continuait à avancer. Le magicien sourit de plus belle, plein de tendresse pour la créature. Mais cela ne l'empêcha pas la tirade suivante pour éviter tout soucis :

"Garde tes poux loin d'ici. Il faut se rappeler que les hippogriffes raffolent de furets, prendre garde qu'il ne te confonde pas avec l'un d'eux."

Il eut un petit clin d'oeil pour faire comprendre qu'il ne menaçait pas directement l'animal par plaisir. Purement et simplement pour éviter une autre catastrophe, Arthur ne voulait pas de blessés, aussi petit que soit l'animal qui la déclenche. Et sa phrase n'était pas sans bon sens car elle était vraie et les chartiers ressemblaient beaucoup à des furrets.
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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Jeu 4 Oct - 15:23
J'esquissai un petit sourire amusé quand je compris que lui était dans sa bulle, totalement concentré. Loin de m'en offusquer, j'étais soulagée car son comportement démontrait des qualités essentielles à mes yeux pour être un bon vétérimage.

Il sortit de sa torpeur quand j'évoquai ma fiole de potion. Même si il me remercia, je lus sur son visage son désappointement d'être pris à défaut. Je fis un petit geste de la main pour lui signifier qu'il était normal de s'entraider. Prévoyante, je prenais toujours avec moi, ma sacoche. Qui sait si lors de mes pérégrinations, je ne croiserais pas un animal dans le besoin ? Je n'aimais pas être prise au dépourvu.

Je répondis d'un ton amical :  


- Vous avez eu les bons réflexes de lui donner à boire...

Je n'allais pas enfoncer une porte ouverte en ajoutant qu'une attaque était imprévisible alors, il était normal qu'il ne se promène pas avec son nécessaire. Par contre, l'équipe de soigneurs de la réserve était coupable de ne pas avoir anticipé de tels actes. L'harmonie inter-espèce était très rare.

Au cri de douleur de la belle créature, je me crispai. Je ne supportais pas de la voir souffrir. Je pourrais l'endormir mais, il était préférable de pouvoir surveiller ses signes vitaux.

A son commentaire sur sa façon de soigner de manière plus rudimentaire les animaux fabuleux, je ne pus qu’acquiescer. Lors de mon stage en Australie, nous devions nous occuper d'eux avec les moyens du bord. Heureusement, Caileb connaissait bien la flore magique qui poussaient dans le bush.

Son regard se posa sur l'équipe de bras cassés, il se fit accusateur car lui ne pouvait se déplacer alors qu'eux ne servaient à rien. L'une finit par comprendre et transplana.
Il prit la fiole que je lui tendais. Il l'ouvrit mais, avant de la donner à leur patient, il eut la présence d'esprit de me demander la dose qu'il devait verser dans son bec.


- Vu sa taille, la moitié de la fiole suffira. Malheureusement, je n'ai rien pour la dou... Non attendez, j'ai cette plante étrange que m'a envoyée une amie amérindienne.

Après avoir posé la baume sur le sol, j'attrapais une tige rougeâtre, en faisant attention à ne pas me piquer avec les épines, je la posais elle aussi sur le sol pour pouvoir utiliser un scalpel pour la couper.

Je lui murmurais :


- Laissez-moi lui faire boire sa sève avant que vous lui donniez la potion.

Délicatement, je posais ma main libre sur la joue de l'hippogriffe, plongeant mon regard plein d'amour dans le sien, je dis dans un souffle :

- Fais-moi confiance... J'approchais le végétal de son bec et je comptais les gouttes jusqu'à atteindre vingt-huit. Un regard vers mon binôme pour lui dire que c'était à lui de jouer.

Les jurons de Grumpy surprirent Arthur et j'eus un petit rire à sa tirade taquine. Non, j'aurais dû m'abstenir ! Le jeune chartier se mit à courir et il me grimpa sur le dos puis vint faire un câlin à mon ventre pour saluer comme il se doit mes bébés.

L'hippogriffe s'agita et j'eus peur pour mon ami. Je lâchais la plante amérindienne pour mettre mon bras devant lui pour le protéger. Ma main libre alla prodiguer des caresses rassurantes derrière la tête de l'hippogriffe.

Grumpy se frottait contre mon ventre et répétait :
- Tête de méduse, tête de méduse, tête de méduse !

Des mots doux pour lui, il ne pouvait que s'exprimer ainsi. Je repris la parole pour dire à mon collègue :

- Je vous présente Grumpy, c'est l'un de mes amis. Il faut que je l'éloigne pour pouvoir vous aider. Mais, il est aussi têtu qu'une mule, heu, un dragon, je voulais dire... Ignorant si il était un sorcier né moldu, sang mêlé ou sang pur, j'avais préféré ajouter une expression sorcière pour décrire l'entêtement légendaire de mon ami à poils.

- Si vous avez une idée, je suis preneuse car j'aimerais étaler ma crème sur les plaies que vous avez déjà désinfectées.



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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Sam 6 Oct - 17:00
Arthur garda le sourire, remerciant le tact dont Emilia faisait preuve, ce qui faisait d'elle une personne très intelligente. Il hocha la tête quand il lui indiqua la dose qu'il fallait administrer. Mais avant qu'il n'eut le temps de se baisser pour pouvoir faire, la vétérimage eut une idée pour la douleur.

"Non attendez, j'ai cette plante étrange que m'a envoyée une amie amérindienne."

Le sorcier s'arrêta et attendit patiemment qu'elle fasse son office. Il détailla la plante du coin de l'oeil, notant son apparence et son usage. Il souleva un sourcil, en restant courtois :

" 'Une plante étrange'. Répéta-t-il. Si vous en connaissez l'usage c'est qu'elle ne l'est pas tant."

Restant d'une attitude amicale, il n'osait encore demander tous les secrets de la magicienne quand à son herbologie. Mais force était de constater qu'elle était douée dans la matière. Lui-même avait toujours été assez bon en potion, surtout pour préparer des décoctions à partir de végétaux sauvages. Mais il n'avait jamais rien contre quelques enseignements sur ce dont il n'avait pas connaissance, partisan de l'apprentissage sans fin.

Il attendit de voir la réaction de l'hippogriffe à la sève. Celui-ci remuait la langue en claquetant du bec comme si le gout pour lui était étrange, avant de finalement finir par tout avaler. Arthur se tint près, ne le quittant pas des yeux pour détecter tout changement dans son comportement. Après quelques minutes silencieuses, la respiration de l'animal se fit plus régulière et douce et ses ailes se laissèrent tomber sur le sol. Ca avait marché ! Il semblait plutôt détendu, bien que toujours conscient et tout aussi blessé. Le sorcier alla donc à son tour verser le contenu de sa fiole dans le bec de la créature, la moitié. Puis il replaça consciencieusement le bouchon avant de le tendre vers Emilia pour le lui rendre.

"Merci."

Il en revint aux plaies, mais il se pinça les lèvres, car en laissant ses ailes au repos l’hippogriffe venait de recouvrir son flanc involontairement. Le mage allait devoir se montrer créatif pour une telle situation. Il secoua la tête à gauche à droite en cherchant quelque chose autour d'eux, il finit par trouver ce qu'il souhaitait : une longue branche assez épaisse.

"Wingardium leviosa !"

L'objet s'éleva aussitôt. Il le fit glisser sur l'air et l’amena prêt de l'aile abaissée. Avec délicatesse, il plaça celle-ci par-dessus la branche qu'il fit réhausser au-dessus de sa tête. Il répéta cette action pour caler cette fois-ci une autre branche afin que l'aile reste à plat et que les plumes ne viennent pas chatouiller les deux vétérimages.

"Tête de méduse, tête de méduse, tête de méduse !"

Le chartier n'avait pas écouter un mot de ce qui lui avait été dit et s'était jeté vers Emilia, plein d'affection. La baguette toujours levée, Arthur retourna la tête pour voir ce qu'il se passait. L'hippogriffe eut bien un mouvement quand il aperçut l'autre animal, heureusement pour tout le monde il était maintenant bien trop groggy pour se mouvoir.

"Je vous présente Grumpy, c'est l'un de mes amis. Il faut que je l'éloigne pour pouvoir vous aider. Mais, il est aussi têtu qu'une mule, heu, un dragon, je voulais dire..."
"Grumpy...?"

Le sorcier eut voulu relever la remarque pour la mule et le dragon. Il connaissait l'expression moldu. Même s'il était sang mêlé, il préférait cette version à celle du dragon en raison de... Mauvais souvenirs.
Mais Arthur tiqua. Le chartier... Etait posé sur le ventre rond de la magicienne ! Et la tendresse avec laquelle il s'y frottait ne pouvait pas confondre le vétérimage en doutes : La sorcière était enceinte ! Et presque aboutie... ! Pourtant tout à l'heure son apparence ne le laissait pas voir, un sort ? Pourquoi ? Brusquement Arthur oublia leur blessé et ouvrit la bouche pour protester, emplit de soucis pour la femme. Mais il ne put prononcer un mot, car il ignorait même son identité alors qu'il souhaitait s'adresser directement à elle.

D'abord confus ne sachant quelle priorité mettre en avant il finit par prendre une expression très sérieuse, très paternelle. Il garda sa main droite, avec sa baguette levée, vers l'aile de la créature, mais ouvrit la paume de l'autre vers Emilia dans un geste conciliant :

"Vous ne pouvez pas vous mettre en danger ainsi... ! Son ton avait beau exprimé de la surprise, il murmurait presque. Imaginez le double malheur que ce serait si la situation tournait mal..."

Il ignorait bien sûr qu'elle attendait des jumeaux, pour lui il parlait simplement du fait qu'elle risquait déjà sa vie en plus de celle qu'elle portait. Arthur ne pouvait s'empêcher d'agir de façon protecteur envers elle maintenant qu'il savait qu'elle attendait un heureux évènement. C'était inconcevable pour lui qu'elle se mette dans une telle situation, il fallait qu'elle soit à l'abri, bien entretenue, bien confortable... Rien que le stress pouvait provoquer de fausse couche chez les femmes, il le savait, il s'en inquiétait. Alors se mettre en difficulté pour approcher un hippogriffe blessé...
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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Lun 8 Oct - 14:21
Au moment où il m'affirma que si je connaissais l'usage de cette plante, elle ne pouvait plus être bizarre, étrange... Celle-ci décida de lui prouver le contraire en lui dévoilant l'une de ses particularités. Les deux morceaux coupés commencèrent à vibrer. Des filaments de sève rouge se mirent à couler des deux fragments et à serpenter pour se rejoindre. Quand ils ne firent plus qu'un, les deux parties se rapprochèrent pour s'unir. En quelques seconde, la tige fut de nouveau entière et cessa de frémir.

Mon regard azur se posa sur mon collègue et je rétorquai amusée :


- Vous voyez, cette plante mérite d'être étudiée... Elle est pleine de surprises et de mystères.

Reposant mes yeux sur notre patient, je surveillai sa réaction à ce remède. Kachina m'avait expliqué le nombre de gouttes qu'il fallait donner aux créatures en fonction de leur taille et de leur poids. Mais, comme je n'avais pas pu le peser, j'avais du me fier à mon expérience pour décider de la quantité à lui administrer.

Ses yeux ambres se voilèrent et il respirait plus calmement. Il se détendait tout doucement, laissant ses ailes reposer sur le sol. Je repris la fiole qu'Arthur me tendait et je la rangeai dans ma sacoche.

Impressionnée par son ingéniosité, je le laissai s'occuper de notre nouvel ami. Il se montrait doux dans ses gestes, révélant à quel point, il aimait et surtout respectait les animaux.

Mon impulsif Grumpy, heureusement, ne risquait pas une attaque car le fier animal était détendu. J'étais soulagée. Le jeune chartier câlinait mon ventre avec amour et arrêta de jurer comme s'il communiquait par la pensée avec mes deux amours. Je lui prodiguais des caresses, le remerciant silencieusement, de ne pas m'avoir oublié.

A sa question, je rétorquai d'une voix douce :


- Il m'a fait penser à Grincheux dans Blanche-Neige et les sept nains. Râleur mais, loyal et bon. Je lui ai donné ce petit nom car je trouvais qu'il lui allait bien et il a l'air de l'aimer. Je n'allais quand même pas l'appeler "Crapule pleine de poux".

Les dés étaient jetés. A présent, il savait que j'étais née moldu. J'étais fière de mes origines alors je ne m'en cachais pas. Et si ça le gênait et bien, il passerait son chemin après que nous ayons fini de soigner notre malade.

Le regard de mon binôme s'arrêta sur mon ventre. Je compris à son air qu'il avait découvert mon état. Ses paroles m'agacèrent fortement, je sifflais énervée :


- Épargnez-moi, ce ton paternaliste. Je suis enceinte pas mourante ! Je suis seule juge de savoir ce que je peux faire ou non !

Grumpy sentit la tension et s'intéressa à celui qui m'avait mise de mauvaise humeur. Il montra les dents et se mit à gronder. Je le rassurai avec d'autres caresses car je savais qu'il ferait tout pour me protéger. Je lui murmurai d'une voix pleine d'amour :

- Calme-toi, mon Ami. Tu me connais assez pour savoir que je ne renoncerai jamais à sauver un animal en détresse.

Il finit par se calmer et il sauta par terre quand il vit sa compagne et ses petits venir vers nous. Le voir si tendre avec sa famille me fit plaisir. Mais, à force de les contempler si unis et complices, je sentis une tristesse infinie m'envahir quand je réalisai que mes enfants n'auraient pas la chance de connaître leur père. Une seule larme roula sur ma joue que j'essuyai rapidement. Il était hors de question que je me mette à pleurer.

Je me levai tout doucement pour mettre une couche épaisse de mon baume sur les plaies de l'hippogriffe que le vétérimage avait déjà nettoyées. Je repris la parole d'un ton radouci :


- Votre sollicitude me touche. Mais, je ne suis pas une petite chose fragile. Je suis assez grande pour m'occuper de leur bien-être.



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Sujet: Re: Who only knows when they bite | Mer 10 Oct - 15:13
"P-Paternaliste... ?!" Exclama-t-il, de son ton calme.

Cette remarque tintée d'agacement eut pour effet simplement de couper court à toute réplique pour Arthur. Le qualifier de paternaliste ? Lui ? Voilà qui était fort inapproprié ! Cela l'était tellement que ça n'était jamais passé par son esprit qu'on le traite ainsi, causant un fort trouble où se mêlaient des réflexions contradictoires. Il dut attendre quelques secondes avant de pouvoir se ressaisir et effacer la stupeur inscrite sur son visage.
Emilia était bien vétérimage n'est-ce pas ? Vu ce qu'elle avait expliqué lorsqu'elle lui avait donné ses baumes et potions, il était peu probable que ça ne soit pas le cas. Alors elle devait bien connaître les difficultés de porter la vie, les risque encouru en cas de stress ou d'attaque ? Ca ne faisait pas de sens dans la tête du sorcier qu'elle fasse fi de tout cela sous prétexte qu'elle souhaitait faire ce qu'elle entendait. Elle devait naturellement savoir les danger qu'elle se faisait encourir.
...Et ce n'était pas le moins du monde une remarque paternaliste ! Le magicien protestait contre lui même contre ce mot qui n'allait pas de paire avec lui. Il était soucieux d'elle tout simplement et souhaitait qu'elle mène à bien la vie qu'elle portait.
Retrouvant sa sérénité habituelle, voilant la confusion qu'il éprouvait, Arthur se gratta la tête pour chercher une réponse. Il se mit a supposer deux choses : soit la femme en face de lui avec un caractère fort et têtu, soit sous l'influence caractérielle que pouvait causer un bébé à naître. Aah... Il se souvenait de sa soeur lorsqu'elle était enceinte, il avait du courir hors de la maison à plusieurs reprises. Ce souvenir lui tira un sourire.

"Ce n'est que de la sollicitude comme vous dites. Tenta-t-il d'expliquer, pour le coté... "Paternaliste". J'ignore si vous avez déjà été aussi malchanceux que moi à vous faire attaquer par une créature que vous tentiez d'aider."

Pas sûr que l'adresse de sa parole soit efficace, mais il pensait déceler chez sa partenaire une intelligence qui lui permettrait de comprendre qu'il n'était pas comparable aux hommes peu agréable susmentionnés. Pour éviter un conflit qu'il ne souhaitait pas et SURTOUT pour veiller à ce que tout continue à bien se passer pour que ni animaux, ni HUMAINS, ne soient blessés, il s'en retourna vers leur ami à plume où il put observer l'efficacité du baume.
Cela n'allait pas être complétement rétabli immédiatement, mais cela prendrait beaucoup moins de temps que d'ordinaire pour disparaitre et l'hippogriffe pourrait s'en remettre même avant que la cicatrisation ne soit terminée.

"Si vous l'appelez Grumpy en raison de ce conte... Peut-être devrais-je vous appeler Mary Poppins ?"

Il tourna la tête un sourire taquin gravé sur ses lèvres.

"Vu que vous avez tout ce qu'il faut dans votre sac..."

Ce n'était pas fréquent de rencontrer des personnes qui avaient la culture de ces contes moldus. Peut-être qu'Emilia signifiait ses origines de cette manière ? Ce n'était pas évident à deviner pour Arthur, lui qui avait été éduqué par les deux mondes en tant que sang-mêlé et qui avait entendu mainte fois cette histoire pendant les longues années où il avait travailler en Eurasie... Cela risquait probablement de prendre Emilia à confusion avec cette réponse, vu qu'il ne cherchait pas la même chose qu'elle, tellement peu lui importait les origines des personnes qu'ils rencontraient. Enfin... C'était paradoxale : peu lui importait les origines des sorciers et moldus qu'il fréquentait, mais dieu qu'il serait curieux de leur vie et donc d'où ils venaient !
La sorcière qui avait transplané revint dans un claquement. Elle s'approcha rapidement pour donner les affaires d'Arthur qu'il accueillit avec contentement, il allait enfin pouvoir être efficace. Voyant que l'animal était entre de bonnes mains, le groupes de personnes présentes commença à se disperser à quelques exception près. Le sorcier sortit de son sac un minuscule chaudron dont il fit prendre une taille moyenne à coup de sortilège. Il le remplit d'eau de la même manière, alluma un feu magique et commença visiblement a préparer une potion.

Alors qu'il tourna de nouveau la tête vers sa collègue pour voir comment avait été accueilli sa plaisanterie, il capta la larme de celle-ci. Aïe. Il... Ne pensait pas être responsable de cela mais on ne pouvait jamais deviner le soucis des personnes qui nous entouraient. Et d'un coup la personnalité d'Arthur reprenait le dessus de sa patience : sa curiosité avait été nourrit de long en large par les évènements, bousculée par le nombre de questions qu'il se posait au sujet d'Emilia. S'en était trop pour tenir, il fallait qu'il sache et qu'il l'aide à se sentir mieux.

"Si je vous appelle ainsi, permettez-moi de me présenter enfin. Avec toute cette pagaille les priorités prennent le pas de la politesse, n'est-ce pas ?"

Cette remarque était pour la tirade de la sorcière plus tôt. Il le prenait avec humour.

"Je suis Arthur. Roscoe de nom, peut-être que vous avez entendu parler de moi ? Je l'espère ! Je suis arrivé il y a peine un an à Atlantis et j'ignore si ma réputation de vétérimage a fait son tour ou non."

Il continuait toujours de parler sur le ton de la plaisanterie. Il ne voulait pas paraître égocentrique, juste détendre l'atmosphère en étant plus léger.

"Et je doute effectivement que vous soyez fragile. Vu votre tempérament et vos talents votre bébé aura une maman aussi féroce que notre hippogriffe pour le protéger."
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