Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday

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Sujet: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Ven 21 Sep - 12:38

Water's sweet but blood is thicker

- Althea A. Faraday — Shawn Faraday -


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Ce matin là, la jeune fille n’est pas de bonne humeur, et c’est suffisamment effrayant pour être signalé. Althea n’a pas un caractère facile, même lorsque son talon ne vient pas de se briser en se rendant chez son frère, mais là, son regard hautain et sa démarche rendue claudicante à cause de sa chaussure lui confèrent une aura pratiquement glaciale. Marmoréenne impératrice, ne prêtant aucune attention aux regards des hommes qui essayent de deviner, sur son passage, ses formes appétissantes que ses vêtements révèlent sans jamais montrer, elle grommelle des insultes contre le monde entier, ne se retournant même pas lorsqu’elle bouscule, tout occupée qu’elle est à maudire l’humanité, une vieille dame qui n’a rien demandé à personne.

Pourquoi donc une rose telle que celle-ci a décidé de se rendre jusqu’aux Salines à pied ? La question est légitime. Elle évite de transplaner : ça a tendance à lui donner la nausée, et c’est définitivement mauvais pour son image, que de se faire voir, en public, vomir dans un caniveau. Le tramway est une abomination, et elle refuse de l’emprunter. Alors elle n’a pas d’autre choix que de marcher pour aller voir Shawn, malgré la distance, et malgré sa tenue tout sauf appropriée pour faire des efforts physiques (ou alors, seulement un certain type). Ceci entraine le talon cassé, ceci entraine la mauvaise humeur, ceci entrainera, fatalement, des cris dans la demeure du plus jeune jumeau de la fratrie Faraday. Mais ça ne changera pas forcément de l’habituel chaos qui entraine invariablement sa venue : entre sa personnalité, celle de Quinlan, et Shawn qui essaye de temporiser, ses visites ressemblent bien plus à une tempête qu’à une douce brise. Ça a toujours été comme ça, chez les Faraday. Un joyeux bordel.

Son ventre crie famine. Elle espère que Shawn lui a concocté de bons petits plats, et si ce n’est pas le cas, elle n’hésitera pas à le critiquer vivement. Si ce n’est pas à son goût, ce sera la même. Peut-être que, si la nourriture est abondante et de qualité, elle ne fera pas trop de remarque. Peut-être, seulement, parce qu’elle est de bien trop mauvaise humeur pour ne pas lui cracher un peu de son venin. Elle adore son frangin, bien plus qu’elle ne le veut bien le montrer, même si elle a une drôle de manière de le prouver.

Enfin, après ce qui lui semble des heures et des heures de marche, elle finit par pénétrer dans le hall de l’immeuble hautement sécurisé dans lequel habite le médicomage. Le luxe saute aux yeux, lorsque le portier presse de lui-même le bouton de l’ascenseur, et que les lignes modernes du mobilier des parties communes apaisent son regard. Un sourire s’étire sur ses lèvres, comme à chaque fois qu’elle pénètre dans cet endroit : un jour, elle habitera dans une maison comme celle de Shawn. Encore mieux, même. Peut-être par des moyens moins nobles que celui de sauver des vies à l’hôpital, et d’apprendre à des jeunes âmes à faire de même, mais ça, elle s’en fiche, et alors qu’elle s’admire dans le miroir de l’ascenseur, elle se plait à s’imaginer sa vie rêvée, lorsqu’elle sera riche et célèbre, adulée par sa beauté et sa grâce par tous. Ce destin est à la portée de ses doigts, elle le sait. Lorsqu’elle sort de l’habitacle de métal, elle se dirige sans hésiter vers la porte de son frère. Celle de son voisin de pallier est ouverte, et, curieuse, la rouquine ne peut s’empêcher de jeter un œil, en passant : elle peut y admirer un jeune homme, magnifique spécimen, en train de boire un café, complétement nu. Ses joues se colorent de rouge, et elle ne peut s’empêcher de laisser échapper un petit gloussement alors que son regard s’attarde sur son entrejambe, malheureusement caché en partie par l’encadrure de la porte.

Sa mauvaise humeur s’est envolée quand elle frappe enfin sur le bois de l’accès à l’appartement de son frère. Lunatique, la guêpe, comme à son habitude, elle ne masque pas le petit sourire en coin qui ourle son visage ingénu. Lorsqu’on lui ouvre, elle rabat ses cheveux sur ses épaules, se précipitant dans les bras de Shawn.

« -Shawny ! s’exclame-t-elle en le câlinant comme un gros ours en peluche. Comment va mon frère préféré ?

C’est faux, et ils le savent tous les deux, mais ils ne vont certainement pas parler de Nick. C’est une ombre qui ne cesse de se propager d’entre eux, ils le savent, mais ils font l’autruche : surtout Shawn, et ça la désespère. Elle a appris à ne pas titiller son frère à ce sujet, bien qu’elle s’en plaigne régulièrement à son jumeau. Et de toute façon, elle a fait trop de chemin à pied pour se faire virer comme une malpropre.

-Je suis en retard parce que j’ai cassé mon talon, explique-t-elle sans s’excuser, comme à son habitude. Où est mon vaurien de neveu ? Quinlan ! crie-t-elle à plein poumons, sans se soucier de la bienséance, déposant son manteau entre les mains de Shawn, qu’il le veuille ou non, et bien que le porte-manteau se trouve à quelques pas d’elle seulement. Viens faire un bisous à ta tante ! »

Un véritable ouragan, alors qu’elle a débarqué il y a à peine une poignée de secondes. Comme d’habitude…
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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Lun 24 Sep - 16:07


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Comme souvent quand Althea débarquait chez lui, Shawn se demandait pourquoi il l’avait invitée. Encore. Elle était bruyante et envahissante, cette tornade rousse et destructrice, mais hé, ça restait sa petite sœur. Étonnamment, Quinlan avait même demandé à la voir, à croire qu’il s’ennuyait et qu’il avait besoin de trucs à raconter à l’école. Ali aurait sûrement des anecdotes croustillantes à balancer, au grand déplaisir de Shawn.  Bon, sur le coup, parce qu’après c’était quand même bien rigolo tout ça.

Bref, il ne se fit pas avoir par la dénomination « frère préféré » quand elle arriva. Il savait très bien qui elle préférait dans la fratrie, et c’était clairement pas lui. En vérité, ça n’avait jamais été lui, le préféré de qui que ce soit. Trop ordinaire, trop maladroit, et ensuite trop encombrant, trop insipide. Il y avait toujours un truc qui clochait, quelque chose qu’il ne serait jamais à la hauteur d’Ashton ou de Nick. Il avait fait son deuil.

— Pas trop mal et toi, petite sœur préférée ?

C’était la seule en même temps. Bien fait pour elle. Il lui adressa un petit sourire entendu en la laissant s’excuser de son retard. Enfin, elle ne s’excusait pas à proprement parler, pas son style mais c’était tout comme : Shawn hocha la tête. Une explication c’était déjà pas mal, et puis bon, c’est pas comme si ça ne lui arrivait jamais. Elle et sa manie de ne pas transplaner… Ni même de prendre un balai d’ailleurs.

Quinlan avait bien sûr entendu l’arrivée en trombe de sa tante, elle n’avait pas besoin de gueuler mais bon, c’était aussi dans sa nature. Il leva les yeux au ciel en râlant avant de se précipiter vers elle avec un grand sourire. Il n’était pas spécialement friand de contact, mais quand il s’agissait de la famille, ça se passait généralement bien.

— T’es bien la seule fille à qui je fais des bisous hein ! Profite, c’est une exclusivité. Papa m’a appris ce mot-là hier.

Ce fut au tour de Shawn de rouler des yeux, alors qu’il accrochait le manteau d’Althea sur le porte-manteau pourtant franchement à sa portée. On ne la changera plus maintenant, se disait-il.

— J’espère que t’as faim ! Tu veux du vin en attendant ?

Il n’en buvait plus depuis longtemps (et n’avait jamais vraiment aimé) mais il savait qu’elle avait des goûts de luxe alors il en profitait : il avait pris une bouteille française assez chère, en espérant qu’elle l’apprécie. Le vin c’était quand même un domaine bien compliqué pour rien. Lui et Quinlan resteraient sur des softs.

— Quinlan, tu peux sortir le Dr Pepper s’il-te-plaît ?

Le gamin fit la moue, mais s’exécuta. Après tout, il allait s’en servir un verre au passage, parce que ce soda c’était vraiment la boisson des dieux. Quoi que Althea choisisse, Shawn lui servirait, sauf si vraiment elle lui sortait un truc improbable, auquel cas il testerait ses dons en métamorphose sur son verre. Fallait pas trop le chercher quand même. Bref, les verres finirent par apparaître d’une manière ou d’une autre sur la table du salon, devant un canapé bien assez grands pour les accueillir tous. Une fois assis dedans, Shawn se tourna vers sa sœur :

— Alors, les nouvelles ?
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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Ven 28 Sep - 17:23

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Elle virevolte comme un papillon de nuit qui serait un peu trop attiré par l’agitation et la lumière, mais pourtant, si ses intentions peuvent sembler désordonnées, il n’en est rien. Elle a l’habitude d’être le centre de l’attention, Althea, d’être celle qui ordonne même quand personne ne veut lui obéir, d’être celle qui aboie quand tous agitent la queue. Même dans un contexte familial comme celui-ci, où les enjeux n’existent pas et les différents partis savent exactement ce que cache la manche des autres, la rouquine ne peut s’empêcher d’élever la voix, de faire sa mijaurée, d’agir comme une impérieuse dictatrice qui se doit d’interpeller ses laquais. C’est une seconde nature, chez elle.

D’ailleurs, elle fait déjà la moue alors que Shawn lui a simplement demandé comment elle allait. Bien sûr qu’elle ne va pas bien, bien sûr qu’il lui arrive toutes les catastrophes possibles et imaginables, bien sûr qu’elle fait des montagnes de taupinières. Tragédienne affirmée, elle n’a de cesse de s’inventer des problèmes, et c’est quand elle ne parle pas d’un de ces problèmes, qu’il faut s’en inquiéter. Tant qu’elle ne cesse de s’agiter et de débiter un flot impressionnant de paroles, toutes commençant par "moi" ou "je", tout va bien, en définitive.

« - Les cours me soûlent, comme d’habitude. Je ne sais pas si je vais réussir à passer cette année, et les parents me prennent la tête. En plus les gens dans ma classe sont d’un coincé, je te jure ! On est une poignée de fille pour une armada de garçons, et à croire que c’est la première fois qu’ils voient une paire de seins de leur vie, quand je rentre dans l’amphi.

Ce n’est pas faux, mais en réalité, ce n’est pas pour lui déplaire, de sentir ces regards bouillonnants d’hormones se poser sur elle. Elle en joue, dévoilant sans vergogne sa peau d’albâtre et ses courbes affriolantes, sans jamais leur délivrer ce qu’ils attendent tant. Le pouvoir est entre ses mains.

Mais elle n’a pas le temps de se plaindre plus longtemps de sa vie bien trop difficile, que son neveu rentre dans l’arène, et elle le serre contre elle, comme on l’aurait fait à un ours en peluche. Althea adore Quinlan. Et il lui rend bien, même s’il est sans contexte bien moins… démonstratif que sa tante. La mannequin ébouriffe les cheveux du jeune garçon qui n’ont, de toute façon, pas besoin de ça pour avoir une vie propre sur sa tête. Elle glousse en entendant ses mots si naïfs.

- J’espère bien, Quin, que je suis la seule femme de ta vie, dit-elle, grandiloquente.  Les filles de nos jours sont de vraies vipères, et elles te mangeraient tout cru, de toute façon.

Elle parle d’expérience, la reine des abeilles. L’ironie de ses mots ne lui échappe pas, et son gloussement reprend de plus belle, redressant le col de son neveu comme elle l’aurait fait à une poupée Barbie, peu importe les protestations et l’irritation que ça pouvait potentiellement provoquer. Sans le lâcher une seule seconde, ils commencent à migrer vers le salon, et ce n’est que pour s’installer dans le canapé de Shawn qu’elle cesse enfin de patouiller le jeune garçon.

Il est facile de voir que l’étudiante en alchimie est détendue, car il aurait été invraisemblable qu’elle se tienne ainsi en public. Elle s’affale sur le siège avec bien peu d’élégance, dénotant avec sa tenue et son port de tête royal, et glisse ses jambes, qu’elle a bien sûr dénudées de ses chaussures brinquebalantes, sur le sofa, recroquevillant ses pieds pratiquement à hauteur de ses hanches. Sans ses défenses, elle semble plus jeune, pratiquement adolescente : elle en a en tout cas l’attitude.

- Dans quel monde ne voudrais-je pas de vin, Shawn, voyons. Restons sérieux, souffle-t-elle en vérifiant la tenue de son vernis à ongles. J’espère que tu as bien choisi la bouteille.

Elle n’y connaît rien en vin, mais elle aime faire croire le contraire. Pourvu que l’étiquette semble crier le luxe et l’apparat, elle est contente. Il lui en faut peu, au final, pour la contenter : tout doit être dans le paraître, et ça, son frère le sait bien. Et bien vite, son sujet préféré revient sur le tapis. Elle-même.

- Les nouvelles… Il a tellement de choses que je ne sais pas par où commencer, c’est fou ! s’exclame-t-elle en en rajoutant des tonnes, comme d’habitude. Comme je te l’ai dis, à l’UPA, ça ne va pas fort, surtout que depuis les attentats, ils ont renforcés la sécurité et que je passe la moitié de mon temps dans les couloirs à me faire palper par des gorilles pour vérifier si je ne suis pas une grande criminelle, et tu peux te douter qu’ils ne se gênent pas pour abuser un peu de leur position, si tu vois ce que je veux dire ! Ah, je me dis parfois que ça doit être plus vivable pour les gens au physique moins… facile. Son soupir est si faux qu’il est en risible, ses yeux se roulent dans ses orbites, on dirait presque une pièce de théâtre. Et puis ces maudits moldus qui se baladent en prétendant qu’ils ont leur place parmi nous, ça me rend malade… Elle se fiche de l’âge de son neveu, probablement un peu trop jeune pour qu’on évoque de tels sujets devant lui : c’est plus de l’inconscience que du véritable venin, elle ne se rend pas compte de la toxicité de ses propos. Mettant une mèche de cheveux derrière son oreille, enfin, elle renvoie l’ascenseur à son frère. Enfin, tu le sais comme moi, de toute façon, tu m’avais dis que tes cours étaient mixtes… Mais je n’ai toujours pas compris comment on pouvait étudier la médicomagie sans avoir de magie. Ça fait quand même partie du nom, quoi ! »

Elle pense que c’est un argument des plus pertinent, et est très fière de son petit effet de style sur le mot "magie". Ses bras s’agitent et son corps vibre, on voit qu’elle a à cœur ce qu’elle dit. Magnifique, même dans son intolérance.
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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Mar 2 Oct - 16:07


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Si elle n’avait pas été sa sœur, Shawn se demanderait comment il faisait pour la supporter. Ce qu’il considérait comme de la geignerie sans intérêt chez les autres devenait mignonne avec elle, et toutes ses manies horripilantes devenaient mystérieusement acceptables par ce lien de sang. Parce qu’elle faisait partie de sa famille, et qu’il pouvait encore la protéger. Et que finalement, ses insignifiantes péripéties étaient le signe qu’il n’y avait rien de pire dans sa vie : c’était pas plus mal.

Il ne put s’empêcher de rire à ce qu’elle dit à son fils, car elle était sûrement la reine des vipères, très justement. Bien placée pour parler. Quinlan ne semblait pas vraiment dupe, alors qu’il souriait lui aussi :

— De toute façon, l’amour c’est nul. Suffit de voir Papa pour le savoir !

— Hé !

Une bien piètre protestation face à une attaque à laquelle Shawn était depuis longtemps habitué. Il ne cachait rien de sa vie sentimenale à Quinlan, se contentant d’adapter à son âge : généralement, quand il y avait moyen que ça soit sérieux, il s’arrangeait pour tout le monde se rencontre. Apparemment, Quinlan en avait marre de voir les gens défiler et laisser son père dans le même marasme émotionnel dans lequel ils l’avaient trouvé en arrivant.

Il ne lui en tenait pas rigueur, d’autant plus que c’était un bon garçon. Il râlait beaucoup mais désobéissait rarement. Peut-être parce que Shawn ne donnait pas tant d’ordres que ça ? En tout cas tout vint à table à temps, les softs pour lui et son fils, le vin pour Althea.

— J’en sais rien, tu me diras. Le mieux ce serait encore que tu me fasses une liste de tes vins préférés.

Il allait pas goûter non plus, hein, elle n’avait qu’à l’aider un peu aussi. Elle savait très bien qu’il ne buvait pas et Ashton avait sûrement déjà dû lui raconter comment il était quand c’était encore le cas.  Mais il y avait d’autres choses à discuter, comme l’UPA en général et comment elle s’y sentait. Difficile dans cette situation de ne pas évoquer les attentats, la sécurité (sa sortie sur les palpations indésirables le fit tiquer, mais il ne dit rien) et bien entendu la mixité. Les oreilles de Quinn étaient habituées à ce genre de discours, sûrement à cause de sa tante d’ailleurs, car son père était un poil plus discret à ce sujet. Plus discret mais spécialement en désaccord.

— Ouais… Mis à part savoir la théorie, je vois pas bien à quoi ça leur servirait, très honnêtement. Leur science est pas foutue d’aider, alors ils sont désespérés au point de voir si on a pas la panacée, j’en sais rien.

Il haussa les épaules, sirotant son verre d’un air absent. Jusque là, les moldus qu’il avait eu en cours ne s’étaient montrés ni particulièrement brillants ni cancres, juste… inutiles. Indésirables dans le sens où ils n’apportaient rien parce qu’ils ne pouvaient rien apporter.

— Hmpf mais tu comprends, on doit tous vivre ensemble, même si les moldus se sont pas gênés pour nous chasser comme du bétail… Et continuent d’ailleurs de le faire.

— Comme à Salem ?

— Oui, mais pas que. En Europe aussi c’était un beau bordel, Quinn. Je vois pas en quoi ça pourrait bien se passer maintenant, surtout s’ils cherchent à isoler un gène sorcier ou j’sais-pas-quoi.

Ouais, il n’avait toujours pas digéré cette nouvelle-là : comment on peut parler de mixité avec un groupe en supériorité numérique, qui ne se privait pas de traiter les sorciers comme des cobayes, et qui cherchait à les isoler biologiquement ? Ça fait tôt pour le point Godwin, mais Shawn pensait sincèrement que l’identification  systématique était le premier pas vers l’éradication systématique.  
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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Sam 6 Oct - 16:12

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Elle lève son verre au niveau de son visage, pour en apprécier la robe. Ce n’est pas qu’elle s’y connaît réellement, nous avons déjà établi ce fait un peu plus tôt, mais cela fait partie de sa théâtralité. Pour peu, elle vérifierait si la couleur s’assortit avec son rouge à lèvres, car, même en famille, où aucun jugement ne sera porté, et où rien de bien concret ne peut être gagné, elle apprécie cette image qu’elle projette au monde. Althea est ainsi, et on ne pourra plus la changer, à ce stade. Au moins, le vin est une distraction suffisante pour qu’elle ne réponde pas à la remarque de son neveu, car elle peut en raconter des vertes et des pas mûres, concernant l’amour : mais rien de suffisamment chaste pour les oreilles d’un jeune garçon. Elle se contente de pouffer, n’en pensant pas moins, et échangeant un regard pétillant avec son neveu, jamais la dernière pour se moquer de son frangin. Ils s’accordent parfaitement à ce sujet, ces deux là.

Il paraît qu’il faut éviter trois sujets, lors d’un repas de famille : la religion, l’argent, et la politique. Les Faraday ne se soucient pas vraiment du Tout Puissant, et il est par conséquent hautement improbable qu’ils se mettent à deviser sur ce point pendant leurs rassemblements. L’argent, lui non plus, n’est pas un facteur à prendre en compte. Shawn et Ashton ont bien réussis leurs vies, et les parents de la fratrie, sans être riches, vivent de manière assez confortables pour subvenir à leurs besoins, malgré les frais d’hôpitaux de Nick. La politique, par contre, est un terrain plus subversif. Tous s’accordent à dire que les moldus et les sorciers ne devraient pas se mélanger, et que la levée du Secret était une terrible erreur de la part du gouvernement, mais le point de vue sur le sujet de la cadette est bien plus extrême. Ou alors, elle a tendance à l’exprimer un peu plus fort que ses frères : mais en tout cas, elle n’hésite pas à évoquer son dégoût concernant les non-magiques. Ce n’est pas qu’ils sont dangereux, pas vraiment. Comment est-ce que des insectes pourraient être suffisamment importants pour menacer des êtres supérieurs ? Elle comprend parfaitement que les moldus envient leur magie, Merlin, elle serait mal placée pour ne pas saisir le concept de jalousie, mais leurs efforts seront toujours vains. Peut-être qu’ils sont légions, peut-être qu’ils ont des armes, peut-être qu’ils ont l’histoire derrière eux pour toujours les désigner en vainqueurs, mais tous leurs efforts pour les annihiler, ou les assimiler, resteront des essais vains et pathétiques, qui ne pourront jamais se transformer. La magie est bien trop puissante. Si le destin a décidé que certains aient, dans leur sang, le gène supérieur des enchanteurs, il faut bien que les autres acceptent leur position inférieure. Dans le monde, il y a toujours eu des maitres et des serviteurs, c’est dans l’ordre des choses.

« -C’est n’importe quoi, de toute façon. Cette ville est une vaste blague, entre les Kumbayas qui croient qu’ils vont pouvoir résoudre des siècles de conflits simplement en construisant une université, et ces fous de Gloriam qui nous prennent pour des cobayes pour leurs petites expériences… Visiblement, poser des bombes c’était pas assez pour apaiser leur frustration d’avoir des petites bites.

Son regard se pose sur Quinlan, puis sur Shawn : elle sait qu’elle est allé trop loin, mais elle ne regrette pas ses dires. Elle le pense, dans toute sa naïve jeunesse, dans tous ses préjugés sommaires, et sa colère lui enlève tous ses filtres. D’un mouvement aérien d’épaule, la rouquine enlève une mèche de cheveux qui s’est superposée à sa vue, lorsque ses bras se sont levés lors de son coup d’éclat contre les moldus, tout en se mordant la lèvre, quelque peu contrite. Elle adore Quinlan, et ne veut pas l’exposer à son comportement, elle le sait, parfaitement indécent.

-Désolé, enfin, ce que je veux dire, c’est… Elle souffle, on voit que c’est important pour elle. Le Sacre porte ses valeurs depuis plus d’un an maintenant, et grâce à des gens comme Sylver, elle a réussi à comprendre les pernicités des non-magiques. Enfin, c’est éreintant, de toujours devoir surveiller ses arrières, depuis que j’ai emménagé ici. Je suppose que c’est pareil pour toi… Sauf que tu l’as choisi. Moi, les parents m’ont collés ici sans me demander mon avis.

On ressent l’amertume dans sa voix. Mais elle leur montrera, au couple Faraday. Elle leur prouvera qu’ils ont eu tort de ne pas la croire, quand, toute petite déjà, elle se voyait sur le devant des magasines et des publicités géantes, étalées sur les plus grands boulevards du monde. Althea se renfrogne, cependant. Comme une petite fille à qui on a refusé une friandise.

-Enfin, tout ce que tu as à retenir, Quin', dit-elle d’une voix plus douce, c’est que tu n’as jamais à t’excuser d’être un être exceptionnel auprès des moldus. Ils sont juste aigris, et ne méritent même pas ton attention. Sur ce… on passe à table ? J’ai faim, je pourrais manger un âne avec ses sabots ! »

Ce n’est pas qu’elle essaie de lui faire passer ses convictions, c’est qu’elle pense vraiment aider son neveu. Combien de fois as-t-elle essayé de faire comprendre à des sorciers, égarés sur le chemin du progressisme, que les moldus leur sauteraient à la gorge à la moindre occasion, pour pouvoir prendre leurs places ? Qu’ils se doivent d’accepter leurs positions d’alpha dans la grande pyramide de l’existence, et laisser ces moins que rien se complaire dans leur propre existence misérable ? Quinlan serait à Poudlard, bientôt, et il lui fallait comprendre sa place, d’ores et déjà. Qu’il devienne le sorcier qu’il méritait de devenir, sans faire de concessions.  
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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Lun 8 Oct - 12:17


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Les petits rituels dérisoires d’Ali faisaient toujours sourire son grand frère. Ce n’était que du théâtre et il le savait, mais ça faisait partie d’elle, autant que sa crinière de feu ou sa langue empoisonnée. Si seulement elle avait un peu plus la tête sur les épaules, elle aurait pu être un atout incontournable pour les activités un peu spéciales de ses frères. Mais non. Shawn la trouvait à la fois trop dangereuse et trop fragile, trop imprévisible aussi. Et puis, il était bien content d’avoir réussi à protéger sa petite sœur. Ça ne lui ramènerait pas Nick, mais ça le consolait un peu.

Un peu comme le ronronnement de Nemesis qui était venue entre temps sur ses genoux. Son chat n’était pas bien câlin d’habitude, mais il avait ses moments, et Shawn en profitait. Quinlan avait tendance à agacer l’animal, et préférait largement faire l’idiot avec le chien plutôt que de risquer la colère du fauve qu’était Nemesis. Locke avait un caractère bien plus placide et arrangeant… Mais là il dormait dans son panier, totalement indifférent aux épiques sorties piquantes d’Althea.

Ce n’était pas un secret que les Faraday avaient une dent contre les moldus. Ça n’avait pas toujours été, mais la levée du Secret et les événements qui avaient suivi ne les avaient pas rassurés. Shawn ne s’était jamais intéressé au point de vue de ses parents, même s’il avait sûrement été influencé par eux : il lui avait simplement fallu étudier un peu l’histoire de la magie pour savoir que toute cette histoire sentait le roussi. Atlantis, ce n’était que de la poudre aux yeux, comme Althea le soulignait, bien qu’elle ne le fasse pas pour les mêmes raisons. Shawn n’ignorait pas le point de vue que sa sœur avait à propos des moldus, mais il avait bien du mal à le comprendre. Ce genre d’arrogance mènerait, selon lui, à la perte des sorciers et de leurs cultures.

Althea perdait son calme, comme d’habitude, et ce malgré la présence de Quinlan : ce dernier s’esclaffa parce qu’elle avait dit ‘bite’, parce que oui, c’était drôle une bite quoi, et son père leva les yeux au ciel. Il ne dit rien, parce qu’il avait bien vu qu’Ali elle-même savait qu’elle avait été un peu loin sur ce coup. Ou du moins pas tout de suite, car il avait encore la politesse de lui laisser finir sa phrase :

— Je comprends ta frustration, mais c’est qu’un mauvais moment à passer…

— Ouais, moi j’suis vraiment bloqué ici !

Quinlan avait l’air boudeur, et semblait bien prompt à se rallier à la cause de sa tante. Shawn nota ça dans un coin de sa tête, et verrait pour en discuter avec son fils un peu plus tard. De toute façon, il allait bientôt voir ses fesses voler jusqu’à Poudlard, ça lui ferait sûrement des vacances loin des moldus.

— Après, soit certaine que si jamais t’as un problème à l’UPA ou même en dehors, t’hésites pas à venir me voir, moi ou Ashton, et on règlera ça.

Les jumeaux à la batte de Quidditch n’avaient pas beaucoup changé sur ce point, non. Ils s’habillaient différemment et utilisaient des moyens plus discrets, mais les Faraday restaient soudés, et il était hors de question qu’on vienne chercher des noises à la petite dernière sous prétexte qu’elle serait soit-disant hautaine et agressive envers les moldus.

Quant à ce qu’elle dit en conclusion à son neveu, pour une fois, Shawn était d’accord. Il hocha doucement la tête en sirotant son Dr Pepper, avant d’ajouter :

— En règle générale, ne soit jamais désolé d’être un sorcier. Ou d’en avoir une petite, puisque ta tante a décidé de parler de ça. C’est quand on n’assume pas ou qu’on se détourne de ses soit-disant défauts qu’on devient aigri et méchant. Bon, la leçon est finie, à table !

Avec un accio bien placé, Shawn amena sur la table de salle à manger les plats directement venus de la cuisine. Il fit de même avec les assiettes et les couverts, si bien qu’en quelques secondes, la table était mise et ils étaient prêts à ripailler. Enfin, pour ça, il fallait encore se lever jusqu’à la salle à manger.

— Prenez vos verres, hein.

Prendre ou faire léviter, c’était pareil. Au menu, un simple poulet rôti avec moult accompagnements, des pommes de terre au four, des légumes et plusieurs sauces, en partie parce que Quinlan et Shawn n’arrivaient jamais à se mettre d’accord sur laquelle servir. Poivre versus échalote, le combat du siècle. Repoussant Nemesis qui râla pour la forme, Shawn alla s’asseoir à table, et commença à servir Althea. En espérant qu’elle n’aille pas vomir tout ça dans dix minutes.

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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Ven 12 Oct - 6:15

Water's sweet but blood is thicker

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Elle sait que ses frères seront toujours là pour elle, quoi qu’il arrive. C’est à ça que la famille sert, de toute façon ? A se soutenir coûte que coûte ? Pas forcément, mais la jeune fille y croit dur comme fer, et Shawn ne l’a jamais déçu à ce sujet. Il en a brisé, des genoux, il en a frappé, des visages. Simplement parce que la bouille angélique de sa sœur lui a soutenu mordicus que quelqu’un lui a fait du tort : il a toujours répondu présent au rendez-vous, tout comme Ashton, d’ailleurs, et Nick aurait fait de même si seulement il n’était pas endormi dans un lit d’hôpital. Les Faraday forment un clan soudé, et s’ils brisent souvent des assiettes, et haussent le ton lorsqu’ils sont en présence des uns et des autres, ça ne les empêche pas de s’aimer d’une loyale férocité.

Alors elle sourit, l’étudiante en alchimie. Elle papillonne des yeux, précieuse petite chose qu’on doit protéger, en apparence, au moins. Car il lui arrive bien plus souvent de menacer, que d’abattre la sentence : ses mots sont bien plus puissants que tout ce que les jumeaux pourraient bien faire subir à un potentiel agresseur. Elle a la langue aussi tranchante qu’un couteau, et si ce n’est parfois pas suffisant, les cas restent bien rares.

« -Je sais, Shawny, je sais. Elle s’approche de son frère, assis à côté d’elle, et pose sa tête sur son épaule, elle si frêle par rapport à sa carrure d’ours – pas si effrayant que ça, quand on le connaît. Je t’aime, grand frère.

Un tableau touchant, si on ne parlait pas de, potentiellement, briser des colonnes vertébrales à coup de battes de baseball, mais hé, chacun sa famille, après tout. Elle continue sur la lancée en ajoutant un malicieux :

-C'est pour ça que j'assume ma perfection, tu vois, Quin'.

Un clin d'oeil, et rien de plus. Elle le pense sans le penser, après tout. La rouquine se redresse lorsqu’on lui promet de la nourriture, car c’est bien connu, on ne peut résister à l’appel du ventre : écoutant la consigne, elle saisit son verre de vin, pour se diriger jusqu’à la table de la salle à manger. Se faisant, bien sûr, le chien de Shawn, Locke, commence à la suivre comme son ombre, à son grand désespoir : elle n’a jamais compris pourquoi son frère s’entoure d’une pareille ménagerie, car elle déteste les animaux. Enfin, ils lui rendent bien : de toute façon, il est de notoriété publique qu’ils ont tendance à capter les énergies négatives, et à les rendre au centuple. L’adage "qui aime les bêtes, aime les gens", et peut-être vrai, mais elle s’en fiche. Elle évolue dans sa bulle, ne se souciant guère des jugements et des remarques, et continue de mépriser les êtres à poils dont la plupart de l’humanité aime à s’entourer.

Faisant un grand détour pour éviter, également, Némésis, qui la fixe d’un regard noir, elle tire sa chaise pour s’y installer, en chassant Locke qui geint de ne pas avoir une place à table, les grands yeux mouillés ne lui faisant ni chaud ni froid : on n’apprend pas les grimaces à un vieux singe. Puis, débarrassée de toute présence animale intempestive (si on excepte son frère et son neveu, et à cette pensée, elle étouffe un gloussement), elle tend enfin son assiette pour recevoir sa pitance. Elle hume le fumet des bons petits plats préparés par Shawn, son ventre criant famine, et quand, enfin, tout le monde a de quoi manger dans son assiette (elle n’a pas été élevé parmi les cochons), elle se permet enfin d’attaquer son repas avec l’appétit d’un ogre. Entre deux bouchées, elle entame une nouvelle conversation, interrogeant Quinlan :

-Alors, microbe (surnom affectif, bien sûr), plus qu’un an avant Poudlard ? Là, tu vas voir ce que c’est, une vraie école.

Il y a des sous-entendus dans ses propos, comme d’habitude, tout le monde le sait : s’en est-elle un jour cachée, de vouloir sans cesse faire tourner la conversation autour d’elle ? Mais tout le monde le sait, et tout le monde l’accepte. Elle a quitté l’école des sorciers il n’y a pas si longtemps que ça, la tigresse, et elle regrette parfois l’époque où elle pouvait arpenter les couloirs et tout le monde savait qui elle était, l’adorant ou l’abhorrant, ça n’avait pas d’importance. Elle préfère la haine à l’indifférence. A l’UPA, elle déteste n’être qu’une anonyme parmi tant d’autres. Et en parlant de ça…

-Oh, d’ailleurs, aucun rapport mais j’ai passé un casting pour une marque de chaussures. Si je l’ai, vous allez voir mes pieds dans tous les magasines : un vrai bonheur pour les fétichistes. »

Blagueuse, la guêpe, maligne, même. Elle sait bien que Quinlan va poser des questions embarrassantes, et si son père n’y répond pas, elle se fera un plaisir de le faire à sa place. Il faut bien lui faire une éducation, au petit, car il en entendra des belles, dans sa future salle commune. Quelle idée aussi, de faire côtoyer des enfants de 11 ans avec des adolescents de 17 ans, sans réelle supervision ? Elle ne fait que répondre à des questions qu'il se posera d'ici quelques mois, en entendant les bribes de conversation de ses camarades, dans les dortoirs. Elle rend service, quelque part.
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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Dim 28 Oct - 13:19


Water's sweet but blood is thicker

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Oh mais les Faraday formaient toujours un bel ensemble, aimants et soudés comme les doigts de la main. Le fait que ce tableau soit peint avec le sang de leurs ennemis n’était que très secondaire… Du détail, non ? Même s’il s’était calmé, Shawn était toujours le même, prêt à défendre les siens bec et ongle, et sa batte de Quidditch était toujours là dans son appartement. Au pire, il pouvait toujours demander à quelqu’un d’aller emmener Nemesis chez le vétérimage, c’était souvent une punition largement suffisante.

Quinlan sourit à la sortie de sa tante, même s’il ne le comprenait pas tout à fait. Oh, il comprenait qu’elle n’était pas parfaite, parce que personne ne l’était, mais c’était quand même sa tante chérie, surtout quand elle ne disait pas n’importe quoi sur Papa et qu’elle n’était pas en train de lui tirer les joues comme s’il avait cinq ans. Il en avait dix, ok ! Il irait bientôt à Poudlard !

Oh, apparemment, elle le savait, puisqu’une fois qu’ils furent assis, elle embraya précisément là-dessus. Enfin, une fois que le repas fut lancé, car il y a des bonnes manières à respecter dans cette maison, et même Althea ou Quin ne faisaient pas exception. Shawn aussi avait faim, mais il sentait que son fils et sa tante avaient de quoi discuter, aussi n’intervint-il pas de suite.

— J’ai vraiment hâte d’y aller oui ! Mais je sais pas si je serais Poufsouffle comme Papa, c’est vrai, on se ressemble pas vraiment hein.

Shawn rit doucement, se disant que Quinlan lui ressemblait bien plus qu’il ne voulait l’admettre. C’est juste qu’il n’en avait pas conscience, ou qu’il ne connaissait pas son père si bien que ça. Lui aussi pouvait intelligent, roublard, voir rusé… il avait juste la flemme de l’être. Quinlan, en revanche… il ferait sûrement un excellent Serpentard.

— Je veux être Serpentard comme toi Tatie !

Ah bah justement.

— Tout sauf Gryffondor, en vrai. Y a pas de Gryffons dans la famille, et c’est bien. Hein Papa ?

Shawn réfléchit un instant, mais non. Même leurs parents ou les cousins qu’ils connaissaient assez pour se souvenir de leur visage et prénom, aucuns ou aucune Gryffy. Le médicomage finit par hausser les épaules en annonçant son verdict :

— Non, pas de Gryffons. Je pense sincèrement qu’on est pas assez stupides pour aller dans cette maison-là.

Il rit à nouveau, et Quinlan lui emboîta le pas. Autant dire que ni l’un ni l’autre ne tenaient les Gryffondors en haute estime, bien que le second n’ait aucune raison valable pour cela. Shawn avait vécu la levée du Secret à cause d’un futur Gryffondor, sans compter le fait que Dumbledore avait vraiment été partial tout du long envers eux. Même un Poufsouffle ne pouvait pas rester aveugle à cette injustice là. Et puis il y eut la Bataille de Poudlard. Ce que ce Potter pouvait foutre comme merde, je vous jure.

Il soupira, sans se rendre compte qu’il avait l’air de répondre à l’annonce d’Althea concernant son nouvelle audition de mannequinat. Bon, c’était que des pieds, mais il savait à quel point ça comptait pour elle, alors il afficha un sourire, tout en réprouvant la mention d’un quelconque fétichisme à une table où s’asseyait également un gamin de dix ans.

— J’achète rarement de magazines de chaussures, mais je note. En espérant que ça marche, évidemment.

Parce que rien n’était encore fait, s’il avait bien compris. Loin de Shawn l’idée de jouer les rabat-joie, mais Althea avait toujours tendance à mettre la charrue avant les bœufs… Il ne voulait pas qu’elle soit blessée d’avoir ses espoirs brisés.

— Tu auras une réponse quand ?

Histoire qu’ils puissent fêter ça… ou noyer le chagrin d’Ali.

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Sujet: Re: Water's sweet but blood is thicker ft. Shawn Faraday | Jeu 29 Nov - 4:26
Water's sweet but blood is thicker

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Elle a de drôles de manière, la rouquine. On pourrait appeler ça des tics, si tout n’était pas soigneusement pensé pour correspondre au personnage qu’elle a créé : et même en présence de sa famille, des seules personnes avec qui elle peut être rigoureusement elle-même, sans faux semblants, elle est tellement habituée à ses minauderies qu’elles sont devenues une seconde nature. Alors elle saisit ses couverts avec des mimiques à la limite du ridicule, comme si elle s’apprêtait à déguster un repas de gourmet dans un restaurant étoilé, et rejette ses cheveux en arrière à la manière de ces filles dans les publicités pour le shampoing. C’est pour elle, pas pour les autres, qu’elle se donne en spectacle. On aime ou on la déteste, mais c’est certain, elle ne peut laisser indifférent, tant le décorum qu’elle met en place est unique.

Les mots de son neveu la font sourire doucement. Chez d’autres enfants, cette naïveté l’aurait profondément énervé, au point de le saisir en le secouant, criant entre deux injures de grandir un peu. Mais Quinlan a tous les droits, Quinlan est mignon et doux, Quinlan par-ci, Quinlan par-là. Une vraie tata gâteau, qui voudrait donner tous les jouets du monde au petit qui devient pourtant dangereusement grand, que son père soit d’accord ou pas. Et cet attachement qu’elle ressent comme une mare de lave, au plus profond de sa poitrine, semble s’agrandir encore alors qu’il lui parle de vouloir rejoindre la maison des Serpentard, celle dans laquelle elle a été réparti à Poudlard. Shawn a vraiment fait un bon boulot avec lui.

« -Ça, c’est mon Quin', dit-elle affectueusement. Promis, je te révélerais tous les secrets de notre salle commune si tu atterris bien chez les serpents. Les septièmes années en trembleront dans leurs chaussettes !

Elle fait des grands gestes avec sa fourchette, emportée dans ses délires grandiloquents. Le nom des Faraday retentira encore bien des fois dans les couloirs du château, même dans ses donjons les plus profonds, et elle aime à penser qu’elle a contribué à cette légende, qu’elle est la seule à imaginer. Non pas que les autres manquent de vision, mais dans une école aussi millénaire que celle là, il est bien plus difficile que ça de se faire une place dans son histoire. Mais elle se croit toujours autant le centre du monde, comme si les élèves murmuraient encore son nom avec révérence, bien qu’elle n'ait plus mis les pieds là-bas depuis presque trois ans maintenant.

Puis son regard et son ton se font plus acides. Elle pense aux Gryffondors : et si elle est bien loin de tout jugement sur les rouge et or, ne s’étant pas vraiment mêlée aux querelles entre serpents et lions, elle pense néanmoins, dur comme fer, qu’ils ne sont que des idiots qui foncent dans des murs au lieu de les contourner. Elle aimerait son neveu, quoi qu’il advienne, mais il faut bien avouer qu’elle serait déçue s’il rejoignait la maison des téméraires au sang chaud. Elle en doute, mais c’est, après tout, encore une possibilité.

Elle secoue la tête, et préfère faire une pirouette plutôt que de repartir dans des considérations haineuses. Après tout, elle ne manquerait jamais une occasion d’embêter gentiment Shawn.

-C’est toi qui le dit ça, Shawny, glisse-t-elle en faisant un clin d’œil à son frère. Il interprétera comme il le chante, mais son intention de le taquiner est claire.

Elle évite d’évoquer les Gryffondors, car il ne faut pas oublier qu’elle était de l’année de Potter, elle a vécu les dissensions, les tensions, les sombres manigances qui l’accompagnait, alors qu’elle était censée vivre une scolarité normale. Si elle n’a jamais souffert de la guerre, pas comme d’autres ont pu la vivre et la subir, le Seigneur des Ténèbres tout comme ses adversaires l’ont privés d’une adolescence qui aurait dû rester bien plus simple et légère.

Mais bien vite, la conversation revient sur son sujet favori : elle-même. C’est comme si elle s’illuminait subitement, alors que les projecteurs se braquaient sur son doux visage à nouveau. Althea papillonne des yeux, minaude autant qu’elle le peut. Son sourcil se fronce doucement alors que son frère évoque l’idée qu’elle pourrait ne pas être choisie. Comment ose-t-il remettre en cause sa beauté ? Bien sûr qu’elle va l’avoir, bien sûr qu’elle va faire la couverture de tous les magasines et qu’elle va devenir une icône de la mode. Elle, elle a le droit d’émettre des doutes : non pas parce qu’elle ne croit pas en elle, bien au contraire, mais parce que de se rabaisser est un moyen pour les autres de l’encenser. C’est une technique vieille comme le monde, pas vrai ? Evoquer ses défauts pour que ceux qui l’entourent soulignent ses qualités. Mais Shawn est un vieux singe à qui elle n’apprendra aucune grimace : ça ne manque pas de l’irriter, cependant.

-J’attends un hibou dans les jours qui viennent, je te tiendrais au courant quand j’aurai le job. »

Et elle souligne le "quand" dans sa phrase, sur un ton de reproche. Sans penser qu’il essaie de la tempérer, de ne pas faire monter un espoir qui pourrait être brisé. Un enfant ne va pas penser au pire, après tout, il croit au Père Noël et au lapin de Pâques sans se dire une seule seconde que c’est irréaliste. Elle est comme ça, quelque part. Elle arrivera à décrocher ce petit casting de rien du tout puisqu’elle deviendra la plus grande mannequin que le monde ait jamais porté, c’est ce qu’elle veut le plus au monde, et, capricieuse, ce qu’elle désire, elle doit l’obtenir.

Comme Nick le disait si bien, "ne chasse pas une rivière quand l’océan t’attend".
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