Music is a medicine to all beasts

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Sujet: Music is a medicine to all beasts  | Lun 10 Sep - 15:49
La fin du mois approchait, et Ella avait conservé précieusement le laisser-passer que Tatiana lui avait offert dans sa dernière lettre. Sans pour autant être maniaque, elle avait une fâcheuse tendance à pas forcément classer ses papiers. Disons qu’elle faisait des tas çà et là, sans vraiment les ranger à des endroits précis. La seule faille à cette technique ; ne pas oublier l’emplacement de chaque truc. Mais là c’était différent. Elle l’avait soigneusement rangé dans un tiroir, bien au-dessus de la pile, bien en vu au moment où elle en aurait besoin. Ça méritait des félicitations non ? Mais comme presque à chaque fois qu’on faisait un truc remarquable, y avait pas grand monde pour le notifier. La vie c’était mal foutu, parfois.

D’un pas joyeux, presque hâtif, la blonde se dirigeait vers la salle de spectacle du centre-ville. De l’extérieur, ça avait l’air immense, et neuf. L’orchestre avait définitivement des locaux méchamment stylés ; c’était ce qu’elle s’était dit en pénétrant dans la salle. Les fauteuils d’un rouge carmin s’accordaient aux couleurs chaudes du bois de la scène. Y avait une ambiance pesante ; mais genre, comme dans une église. Une grande solennité et un profond respect, qu’on soit croyant ou non, qu’on soit amateur de musique classique ou non. Jusque-là, Ella avait jamais foutu les pieds – le pied, maintenant – dans une salle de cette envergure. Des concerts, elle en avait vus ; mais jamais dans un endroit si prenant. Le classique, c’était le chant de l’âme. Et c’était pas peu de le dire.

Les musiciens commencèrent à s’installer à leurs places attribuées en un arc de cercle. La sorcière les imita en prenant un siège au centre de la pièce, une vue idéale, une vue complète. Y avait deux autres personnes dans le public ; sans doute des proches d’autres musiciens. Alors elle se sentit privilégiée, dans le dessus du panier, se vautrant dans la crème de la crème. Après tout, qui pouvait se targuer d’avoir assisté à une répétition de l’orchestre mixte d’Atlantis ? Lorsque la jeune Slave parut, son violon à la main, la Kvelgen lui adressa un discret signe de la main et un sourire en coin. Ca voulait dire je crois en toi, y a de quoi être fière, j’ai hâte de t’écouter. Autour d’elle, les autres s’installèrent avec leurs instruments ; les vents, les cuivres, les violons. Certains avaient une drôle de tronche ; elle avait jamais vu ça. Comme si ils étaient faits en verre. Sérieux, ça promettait d’envoyer du lourd.


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Sujet: Re: Music is a medicine to all beasts  | Mer 17 Oct - 23:34


MUSIC IS A MEDECINE TO ALL BEASTS
23.03.01 § ft. Ella Kvelgen
Elle avait déjà eu le trac, auparavant. Trois fois. D’abord, c’était lorsque Konstantin avait voulu l’entendre jouer, pour la première et unique fois, à titre d’évaluation quant au placement de son argent. Vérifier qu’il ne signait pas des chèques dans le vide. Il avait, vous le devinez, été assez satisfait pour permettre à la petite Tatiana de poursuivre ses cours. Son second trac, c’était à quatorze ans, quand elle avait tenté de gagner son premier cinq cent dans le gouffre qu’est le métro de Londres. Après des heures de jeu, cependant, elle avait réussi à amasser près de vingt livres et, combien en fût-elle comblée ! Et la troisième fois, c’était aujourd’hui. Cachée derrière le rideau comme une enfant anxieuse qui n’ose pas monter sur scène, elle attendait, l’estomac noué, que la répétition commence. Certains de ses collègues étaient déjà sur scène, d’autres terminaient leur besogne en coulisses et elle, pauvre petite perdue, elle attendait, nerveuse. Car, dans la salle, il y avait Ella.

Et si Ella était là, c’est tout à fait de sa faute. Elle l’avait invitée, la petite idiote, dans un élan de folie, de désespoir et de solitude. Elle lui avait proposé de rejoindre sa répétition comme elle l’inviterait à rejoindre sa vie en lui partageant ses secrets. Il n’y avait plus de possibilité de recul, plus d’excuse possible. Elle savait parfaitement que la vie qu’elle menait n’était pas saine, ni pour elle, ni pour personne. Et avec l’arrivée de Calypso, il fallait absolument se sortir de ce tourbillon de problèmes, cet ouragan de dangers. Mais seule, c’était impossible. On ne quitte pas un groupe extrémiste en passant simplement la porte, on ne lâche pas sa famille sans conséquences. Il lui fallait un médiateur, un élaborateur de plan, un complice, qui saurait réfléchir avec elle aux alternatives et aux possibilités. Et Ella, lors de cette soirée d’hiver mourrant dans la serre, lui avait bien prouvé qu’elle saurait endosser son rôle sans la juger, sans la dénoncer. Du moins, Tatiana croyait bien avoir interprété la scène ainsi, et elle priait très fort ne pas s’être trompée ; car Dieu seul savait les possibles répercussions qu’aurait une dénonciation à la police au sujet de ses crimes ou, pire, à Gloriam quant à sa trahison.

Alors il n’y avait plus de possibilités de reculer. Il fallait foncer dans ce plan, aller de l’avant. Et elle commencerait en avançant sur la scène. D’un pas qu’elle voulait posé mais qui, probablement, trahissait ses tourments intérieurs, elle se dirigea vers son siège et prit place. Dans la salle, Ella lui fit un petit signe, que Tatiana rendit, le coeur serré. Serait-elle encore capable de lui sourire ainsi, une fois qu’elle saurait tout ? Peut-être s’enfuira-t-elle à toutes jambes —ou du moins, essaiera-t-elle— lorsqu’elle connaîtrait la vérité quant à Anya et au passé qu’elle avait laissé derrière. Pour l’instant, cependant, il était inutile de se tourmenter. Il fallait jouer. Charmer les trois spectateurs de la salle.
À ses côtés, Michelle frottait vigoureusement son violon de verre à l’aide de son chiffon, comme pour chasser toute trace de doigt qui se posait inévitablement sur le corps de son instrument. En attendant ses collègues, Anya coinça Nikolaï entre sa hanche et son bras droit et, de sa main libre, feuilleta le classeur qui reposait sur son lutrin, comme pour rafraîchir à sa mémoire qui n’en avait nul besoin les pièces qu’elle devrait jouer aujourd’hui. Comme il s’agissait du premier concert orchestral qu’organisait l’OSMA, ils y avaient été en douceur sur les pièces méconnues et avaient priorisé les classiques connus et appréciés, histoire d’attirer le plus de monde possible. À Anya, on avait fourni trois billets. Elle avait songé les envoyer à Irving et Sarah, mais depuis que cette dernière avait appris qu’elle attendait un enfant, elle n’avait plus eu de nouvelles d’eux. Niet. Nada. À quoi bon entretenir leur relation maintenant qu’ils avaient une vraie progéniture qui se développait ? Quant à son troisième billet, il était destiné à Alistair. Celui-là ne changerait pas. Il ne lui manquait que le courage de le poster. Peut-être en offrirait-elle un à Ella, si elle acceptait de lui venir en aide… elle verrait bien.

Ça allait commencer. Ils avaient tous pris place. Évidemment, le concert du printemps s’ouvrait sur le fameux mouvement de Vivaldi, mais le groupe explorait un grand nombre de compositeurs. Dans pratiquement tous les morceaux, Anya n’obtenait que le rôle d’accompagnement, comme le doux son des violons de verre ressortait du lot. Il fallait avouer qu’effectivement, la mélodie cristalline de ces instruments ajoutait une touche de douceur et de fantaisie à chaque pièces — particulièrement à la Valse des fleurs, qui vous donnait l’impression de flotter dans un champ de coquelicots. Mais dans la dernière pièce du concert, enfin, on lui accordait d’être violon premier. Car dans le thème du Lac des Cygnes, ce n’était pas la douceur que l’on recherchait. Il avait même été discuté de retirer les instruments de verre pour ce morceau, mais il fût finalement convenu qu’ils joueraient piano. C’était le moment pour les instruments traditionnels de montrer ce qu’ils avaient dans le ventre et, lorsque le moment arriva, Anya y mit toute son âme, toute son agressivité, toute sa peur. Ses coups d’archets seraient sa catharsis, des doigtés seraient sa délivrance. Il fallait qu’elle se libère de son anxiété, qu’elle offre à ses portées les peurs qui la guettaient sans cesse. Car, dès que la dernière note serait jouée, elle atteindrait le point de point de non retour.

Aujourd’hui sera la grande finale de la symphonie désastreuse que Tatiana Vonronkova jouait depuis sa naissance.
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Sujet: Re: Music is a medicine to all beasts  | Ven 2 Nov - 14:18
C’est quand les lumières s’estompèrent dans la pièce qu’elle comprit ; chut, ça allait commencer. Ella s’enfonça dans le siège moelleux, un sourire collé sur son visage. Ca la rendait bêtement heureuse, d’être ici, d’assister à cette répétition. Béate, même, c’était ça le mot. Comme une gamine qui s’attend à passer un moment magique. Sans mauvais jeu de mot. Ce genre d’instant qui marque à l’encre indélébile, dont on sait à l’avance qu’il sera unique. Spécial. Pour profiter encore plus du truc, elle avait déjà vu les gens fermer les yeux. P’t’être que ça fonctionnait bien ? Un seul moyen de le savoir ; fallait tester. Avec une grande ferveur de concentration, la sorcière se plongea dans l’abysse de son imagination. C’était tout noir, ici. Et si vide… Jusqu’à ce qu’elle entende les premières notes d’un violon de verre. Une forme, changeante, une, deux, trois couleurs qui s’agitent et fusionnent. Un son si particulier, si cristallin, si pur ; putain, est-ce-que c’était le chant des sirènes ? Du coup, elle captait pourquoi tous ces hommes s’étaient jetés à l’océan, dans les bras d’une mort effroyable.

Bizarrement, elle avait pas rouvert les yeux du tout. C’est comme si on l’avait paralysée, envoyée dans un rêve lucide. Un coma éternel, sans commencement ni fin, tant que la musique s’arrêtait pas. Bien sûr, Ella connaissait ses classiques. Tchaïkovsky, Vivaldi… Mais les écouter sur des baffles ou avec un walkman, c’était pas le même délire. Là c’était vivant, reel, concret. Tout était accentué et à la fois différent ; le monde connu s’était évanoui pour laisser place à toute la fantaisie créée par le pouvoir de l’esprit. C’était comme un énorme trip sous acide, vous voyez ? Bon, Ella non plus, elle en avait jamais pris. Mais ça devait ressembler vachement à ça quand même. Quand les lumières éclairèrent à nouveau l’audience, son regard se posa immédiatement sur Tatiana. Elle tenait son instrument de bois contre elle, droite. Statue gracieuse au milieu du reste de l’orchestre. Ça lui allait vraiment bien. Et elle faisait ça vraiment bien.

« - Hey, Tatiana ! interpela-t-elle depuis son siège. Des regards interloqués se tournèrent ; Ella s’en foutait. C’était sa façon de manifester son… enthousiasme ? On va dire ça comme ça. En la rejoignant, elle eu cette irrépressible envie de la prendre dans ses bras. Ses mains s’élancèrent mais une soudaine pudeur la retint. C’était trop. Alors ehm, euh… Ca a été ? C’était vraiment super cool ! Son regard traîna jusqu’à la fin de la scène où avaient joué les musiciens ; ça l’intriguait tellement. Avec un regard malicieux, Ella enchaîna : Tu crois que tu pourrais me faire visiter, derrière ? »


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Sujet: Re: Music is a medicine to all beasts  | Jeu 15 Nov - 13:47


MUSIC IS A MEDECINE TO ALL BEASTS
23.03.01 § ft. Ella Kvelgen

Ce n’était que lorsque les lumières de la salle s’allumèrent à nouveau que la transe de Anya se brisa. Sa respiration stable et calme redevint saccadée tandis qu’elle posa les yeux sur la salle et qu’elle remarqua Ella, les yeux brillants, qui l’observait de son siège. Autour d’elle, ses collègues commençaient à ramasser leurs partitions, mais ils sursautèrent tous à l’interpellation de la Kvelgen. Hey, Tatiana ! Certains lancèrent des regards surpris, voir outrés, mais Anya se contenta de sourire. Cet enthousiasme lui faisait chaud et coeur et lui donnait espoir que, peut-être, son plan n’était pas destiné à n’être rien d’autre qu’un échec. Tandis que son amie s’approchait de la scène, la violoniste coinça son instrument sous son bras et alla à sa rencontre. Visiblement, elle était de bonne humeur. Même qu’Anya crut un instant que la blonde cherchait à l’enlacer, et son malaise corporel soudain vint confirmer sa théorie. C’est donc en réponse à cette tentative et au compliment sur la répétition que la jeune femme esquissa un sourire léger. « Oui, ça a été, fit-elle doucement en cherchant un peu ses mots. Encore des p’tites erreurs, mais c’est pareil pour tout l’monde. Il reste du temps, ‘lors j’pense que ça va. C’est gentil d’être venue. » Elles échangèrent un nouveau sourire, et Ella détourna le regard vers la scène, comme émerveillée. Mais Anya, elle, toujours, la fixait.

Tellement de questions se bousculaient dans sa tête : comment réagirait-elle ? ;  serait-elle fâchée ? triste ? déçue ? apeurée ? ; la dénoncerait-elle ? couperait-elle les ponts ? Elle lui avait assurée pourtant qu’elle pouvait se confier, qu’elle n’avait pas à assumer les poids du monde toute seule. Mais maintenant que la situation était concrète, dangereuse, saurait-elle garder sa promesse ? Et si offrir son aide était trop pour elle, pourrait-elle simplement garder le secret des confidences d’Anya ? Tellement de possibilités, tellement de conclusions potentielles… Tu crois que tu pourrais me faire visiter, derrière ? Anya ne réagit pas tout de suite. C’est le regard insistant d’Ella qui lui fit réaliser que son amie lui parlait, et elle haussa les sourcils en lâchant faiblement : « Mmh ? Ah ! Oui, si tu veux, oui... » Il fallait tenter le coup.

Elle invita donc Ella à grimper les quelques marches pour atteindre la scène désormais vide de personnes. Il n’y avait plus que quelques lutrins et les chaises utilisées, laissées là pour le lendemain. Ça, c’est not’ vue quand t-on joue. Quand c’est noir dans la salle, on voit rien. Parce que les projecteurs sont forts, t’vois ? Donc on voit rien. C’est drôle parce que des fois, y a des enfants qui font des tatas mais on peut pas les voir. Elle gloussa à la pensée des tout-petits qui s’agitaient, et imagina un instant la petite Callypso, un peu plus vieille, à chercher elle aussi à saluer sa Tatie. Peut-être ce scénario sera-t-il envisageable, un jour…

« Par-là, fit-elle à Ella en rejoignant les rideaux du côté jardin, c’est les coulisses. On les utilise pas vraiment, c’est plus pour le théâtre. Les acteurs se cachent, genre. Mais j’vais te montrer les loges, viens. » Elles parcourèrent l’arrière de la scène et empruntèrent un couloir étroit éclairé aux néons, avant de rejoindre un grand espace vaste. Là, matériel d'éclairage, poutres, échelles et autres outils étaient entassés, et le personnel s’agitait. Anya pointa une porte à leur gauche en expliquant qu’il s’agissait de la salle de repos des employés de la salle de spectacle, et un couloir à leur droite qui donnait sur les différentes loges des acteurs des pièces à venir. Enfin, elles arrivèrent dans une grande salle au plancher de bois franc, où quelques musiciens peu pressés rangeaient leur instrument. Si la pièce semblait vide à cet instant, il s’agissait d’un vrai bordel lorsque l’orchestre en entier se préparait. « C’est mon repaire, ici, fit-elle doucement. J’venais souvent ici le soir, quand je voulais une pause d’Adra. Elle était parfois dure à vivre, avec le bébé dans son ventre.  » Elle ricana et déposa Nikolaï dans son caisson, avant d’indiquer l’unique canapé de la pièce à Ella. « T’veux un café ? On a une p’tite machine à espresso et un mousseur à lait. C’est pratique quand on pratique pendant dix heures. » Elle se hâta vers la cafetière et salua de loin les derniers musiciens à quitter la salle, s’empara de deux tasses et les déposa sur le comptoir, avant de figer complètement. Faisant dos à Ella, elle baissa la tête, comme déjà honteuse. Pour l’instant, elle n’osait pas la regarder. Il fallait qu’elle s’assure que ce qu’elle allait raconter ne quitterait pas ces murs.

« Ella, je… Je t’ai proposé de v’nir pour raison. J’sais pas si tu t’souviens, dans les serres… tu m’as dit que j’pouvais te faire confiance, que j’avais pas à tout proter toute seule. Que j’pouvais demander de l’aide. Ben… j’ai besoin d’aide. Mais j’dois avoir ta parole que tu vas pas rien dire à personne. Faut que tu m’promettes... » Elle risqua un regard inquiet par-dessus son épaule pour croiser celui d’une Ella troublée. « Sinon j’peux rien dire. »

Spoiler:
 
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Sujet: Re: Music is a medicine to all beasts  | Dim 2 Déc - 15:10
Ça y est, la visite commençait. Juste entre nous, elle était bien contente de pouvoir se dégourdir les jambes. Enfin, la jambe, vous voyez. Ca a beau être un moment unique, un concert de musique classique, n’empêche que c’était quand même long. Voire chiant, pour rester polie. Ella préférait pouvoir bouger, s’exprimer au rythme même de la musique. Ouais, sauf que faire des pogos déchaînés sur des sonates ou des symphonies, c’était compliqué. Pas impossible, mais c’est clair qu’il y avait un risque non négligeable de passer pour un énorme débile. Ou un drogué. Ou un échappé de l’étage psychiatrique à Sainte-Mangouste. Bref, vous avez pigé le truc.

Tout en écoutant Anya, la blonde marcha jusqu’au centre de la scène, face à la grande salle vide. C’était comme elle disait ; les projecteurs voilaient la vision du public, du moins en partie. Mais elle s’imagina un instant chaque siège molletonné recevoir un popotin. Une foule, statique, réunie pour la célébration artistique le temps d’une heure ou deux. Les mains sur les hanches, la sorcière se figurait ce sentiment galvanisant, ce bonheur si saisissant qu’on pourrait presque gerber sur les planches en faisant son entrée. Incroyablement effrayant.

« - J’flipperais tellement de devoir jouer ici. Genre, t’as pas le droit à l’erreur. Elle haussa les sourcils en une expression impressionnée. C’est énorme. »

En suivant la petite brune, elle pouvait pas s’empêcher de regarder aux alentours. Les régisseurs s’agitaient, rangeaient, testaient du matériel çà et là. Une vraie fourmilière, à l’organisation infaillible. Alors qu’elle voyait bien les artistes glander dans leurs loges privées, s’enfiler coke et champagne à foison, toutes ces petites mains là travaillaient dur pour que le spectacle continue. Si elle s’était écoutée, elle aurait sans doute voulu remercier personnellement chaque personne qu’elle croisait ; Ella était émerveillée comme une gamine qui découvre un univers entier, à part. Et comme Anya l’entraînait dans une autre pièce, elle les félicita tous intérieurement. Chacun ses petits rituels et ses petites névroses hein.

« - Tu m’étonnes, on a tous besoin de souffler. Moi, j’aime particulièrement la serre numéro 2. Toutes ces plantes exotiques, immenses tu sais, ça fait un peu un cocon. Ouais j’veux bien un café ! Avec du lait et un sucre, please.»

La Kvelgen s’assit tranquillement dans le canapé. Pas sûr qu’elle comprendrait le mot « cocon », mais c’était pas grave. Elles avaient appris à aller au-delà de la barrière de la langue, et à se comprendre. Aucune honte, aucune gêne ; si l’une ou l’autre comprenait pas, fallait juste dire. Maintenant, elles étaient quand même assez proches pour pouvoir baisser leurs gardes. Et par Thor, c’était pas si simple, ni pour elle, ni pour Tatiana. Mais avec des efforts, tout était concevable et possible. Quand la jeune artiste déposa les cafés pour s’asseoir à côté, elle avait l’air grave. Mh, bizarre, mais Ella pouvait définitivement dire qu’elle avait quelque chose en tête. Un truc sérieux sans doute, vu ce qui suivit. Sans trop réfléchir, surtout pour savoir, elle répondit en hochant la tête :

« - Oui, vas-y, tu peux m’dire si y a un problème. Elle fit un grand sourire et se hasarda à plaisanter en remuant son café. Tu veux que j'te ramène une botte de carottes, c’est ça ? »

C’était clairement pas le moment, mais ça, elle le savait pas encore.


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