La comédie des erreurs ft. Rafe Everett & Merilyn Milburn

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Sujet: La comédie des erreurs ft. Rafe Everett & Merilyn Milburn | Dim 2 Sep - 5:43

La comédie des erreurs

- Derek Knight — Rafe W. Everett — Merilyn K. Milburn -


"Until I know this sure uncertainty, I'll entertain the offered fallacy." William Shakespeare
Si l’on s’accordait à dire que Sacramento, le roi sans couronne, régnait en maitre inconditionné, seul sur le piédestal qu’il s’était forgé lui-même, ce n’était pas forcément le cas de Derek. L’homme était, après tout, l’avenance même, et il était difficile de résister à son charme si galant, si gracieux : il fallait créer une lumière suffisamment grande pour créer l’ombre de son penchant criminel. Les amis ne couraient pas à sa porte, mais ils étaient là, bien présents. Entre les Aurors qu’il collectionnait comme des papillons, soigneusement épinglés à un tableau de liège, et ses innombrables connaissances dans le monde de l’art, il était réellement un homme du monde : mais seul l’un d’entre eux savait réellement qui il était. Un seul homme savait que Derek n’était rien sans Sacramento, et que l’inverse était tout aussi vrai. Ce satané Rafe Everett.

Bien sûr, ils n’en parlaient jamais, ou en tout cas, pas à voix haute. Cela faisait bien longtemps qu’ils étaient dans le métier, l’un comme l’autre, et savaient pertinemment que la discrétion était capitale, pour survivre dans les bas-fonds de ce monde. Ils se contentaient de métaphores et de phrases implicites, de codes impossibles à déchiffrer pour de simples mortels, et d’ironiques approximations. Loin de les ennuyer, ça les amusait : et c’était peut-être bien pour ça qu’au fil des années, leur amitié n’avait fait que se renforcer, au lieu de s’égrainer dans la pérennité du temps qui passait inexorablement.

Car ils remontaient à loin, ces deux là. A l’école, déjà, les deux américains s’étaient trouvé des points communs plutôt inhabituels, notamment, l’attrait au crime et à l’interdit. Il n’aurait pas été idiot de dire que c’était la faute (ou grâce, selon les points de vue) du plus vieux, si Rafe avait emprunté le chemin de l’illégalité, lui qui venait pourtant d’une famille des plus convenable et bien pensante, à la différente de l’enfant du Bronx qu’était Derek. S’ils n’étaient pas toujours d’accord, s’ils leur arrivaient parfois d’avoir de violentes altercations lorsqu’ils s’heurtaient à quelques divergences d’opinion, ils resteraient toujours ces adolescents turbulents, de la maison de l’Oiseau-Tonnerre, et ils ne l’oublieraient jamais. C’était l’apanage des vraies amitiés durables.

Ce soir là, le trafiquant d’objets magiques avait été invité à une soirée poker, comme ils avaient parfois l’habitude de partager. Derek était un joueur talentueux et habitué, à l’expression si indéchiffrable que les plus grands maitres n’auraient pas pu la décoder (était-ce si étonnant, quand on savait son niveau d’occlumencie, et la façon insolente qu’il avait de dissimuler sa double identité au nez et à la barbe des autorités ?), et il prenait plaisir à rencontrer son ami pour déguster quelques verres de whisky en échangeant des plaisanteries. Son assistante serait présente, également, et cette charmante jeune femme était toujours une bouffée d’air frais à côtoyer, bien qu’il ne la connaisse pas très bien : c’était une occasion parfaite.

L’américain transplana jusqu’aux Salines, non loin de là où habitaient les deux compères, avant de faire le reste du chemin à pied, appréciant l’air marin faisant s’envoler ses boucles sombres. Arrivé à destination, il frappa, d’un poing décidé, le bois de la porte, attendant patiemment qu’on ne vienne lui ouvrir, comme d’habitude, la politesse incarnée. Lorsque le battant s’ouvrit, et que le visage de son ami se découvrit, un sourire se forma sur ses lèvres, franc, sincère, et il le salua, de son accent New-Yorkais si reconnaissable.

« -Alors Mr Everett, vous n’êtes pas perdu dans une jungle ou une quelconque forêt, ce soir ? Vous avez changé, on dirait. Un petit ricanement, badin, amical. Comment ça va, vieux frère ?

Il pénétra dans la demeure en suivant son hôte, prenant soin d’essuyer ses pieds sur le paillasson, et de déposer son manteau sur le porte-manteau prévu à cet effet. Le port de tête altier, l’œil pétillant, il était bien loin de l’image du prédateur avide qu’on prêtait à Sacramento. Mais après tout, n’était-ce pas évident, qu’en présence d’un braconnier, le loup ne se fasse agneau ? Il restait, cependant, prince dans ses mouvements, comme une image surannée qui aurait survécu au passage des années en gardant les vieilles habitudes qu’on prête au passé, qui aurait été un temps bien plus noble, selon les dires des bien pensants.

-Prêt à te faire dépouiller ?

Il avisa ensuite la silhouette de Merilyn se dessiner un peu plus loin, et abandonnant sans hésiter la haute stature de son ami, il se dirigea à sa rencontre pour lui faire un baisemain, gentleman jusqu’au bout des ongles. Il était bien plus formel que Rafe, il le savait bien, mais probablement que l’américano-canadien s’était fait à ses manières un peu solennelles.

-Ma chère, quel plaisir de vous voir. Je vous remercie d’accueillir un pauvre larron tel que moi dans votre demeure. »

Et il rayonnait en disant ces mots bien vides de sens, la rouquine sachant pertinemment son statut d’importance. Car il était impensable qu’elle n’ait pas saisi qui il était, que sa nature cachée soit encore un secret à ses yeux, n’est-ce pas ?  
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Sujet: Re: La comédie des erreurs ft. Rafe Everett & Merilyn Milburn | Ven 14 Sep - 6:19
Les salines - février 2001
La comédie des erreurs
R - S'il te plaît Odin, rends moi ma carte. Lâche. Lâche !

Sous l'ordre un peu rageur de son propriétaire, le boursouf mordit complètement dans la carte à jouer, détachant définitivement le morceau qu'il avait dans le bouche du reste de la carte et se recroquevilla en une boule beige et poilue au centre de la table de jeu. Rafe contempla un instant sa carte à moitié mangée et soupira, désespéré. Il arrivait que le boursouf ne se nourrisse pas que de restes et d'insectes mais de tout ce qui traînait, et cela exaspérait le braconnier. Mais qu'importe, il adorait cette petite boule de poil borgne qui se lovait souvent au creux de son cou. L'hiver surtout, quand il portait des écharpes et des cols montant. Il fini par se pencher à nouveau sur le boursouf, murmurant d'une voix douce.

R - Si tu me rends le morceau de carte, je te donnerais un peu de whisky.

Il fallu quelques seconde pour que la boule de poil se déplie et rende le morceau de carte, baveux, au braconnier. Le mage sourit, répara la carte du bout de sa baguette et servit à l'animal une lampée de whisky, comme promis. Tout était près pour cette soirée. La table de jeu était recouverte de son tapis vert sapin duveteux, les verres étaient sorti, la glace reposait dans son bol enchanté pour qu'elle ne fonde pas, le whisky se dandinait dans sa carafe de cristal et les cartes étaient prêtes à être joué, comme les jetons. Revoir son ami d'enfance ravivait le jeune homme. Cela faisait quelques semaines maintenant qu'il était à Atlantis et il devait bien avoué qu'il avait un peu de mal à se faire au climat gris et pluvieux de l'île. Cela le déprimait presque. Alors revoir un ami de si longue date, dans ces contrée peu accueillante avait quelque chose d'infiniment plaisant. Et puis, il avait réussi à convaincre Mery de se joindre à la partie, alors c'était un plus. Elle aussi égayait ses journées.

Des coups à la porte détournèrent l'attention du jeune homme de sa table. Un sourire à la fois enfantin et malicieux se dessina aux coins de ses lèvres alors qu'il se dirigeait vers la pote d'un pas qui se voulait presque nonchalant.

R - Mery ! C'est Dereck !

Il avait bien failli ajouter un "viens dire bonjour" mais c'était peut-être de trop. Après tout, même s'ils ne se connaissaient que très peu, Mery et Dereck s'étaient déjà vu. Mais... La jeune femme ignorait tout d'une partie des activités du mage... De sa part d'ombre... Et Rafe s'était bien gardé de le lui dire. L'accord tacite et le respect qu'il éprouvait pour Dereck l'en empêchait. Et puis... Il voulait voir l'expression de Merilyn quand elle l'apprendrait. Cela vaudra sans doute un sacré pesant d'or... Il ouvrit la porte à la volée pour accueillir son ami, répondant à son sourire par le sien.

D - Alors Mr Everett, vous n’êtes pas perdu dans une jungle ou une quelconque forêt, ce soir ? Vous avez changé, on dirait.

Le rire, léger, auquel Rafe répondit, une lueur fugace dans le regard. Dereck n'avait pas changé ! Et fort heureusement d'ailleurs.

D - Comment ça va, vieux frère ?
R - Comme un charme ! Je me fais lentement au climat local... Et toi ? Pas trop froid en haut de ta tour ?

Le ton était taquin, accompagné d'un sourire en coin alors que le mage se dirigeait d'un pas nonchalant vers son bar. Il ne tarda pas à servir les verres, whisky irlandais ce soir, pour varier un peu les plaisirs de son habituel whisky écossais.

D - Prêt à te faire dépouiller ?
R - Prêt à te dépouiller oui ! Glace ?

Il n'était pas dupe cependant, il savait qu'à ce jeu là, Dereck était meilleur que lui. Mais l'espoir fait vivre non ? Et peut-être pourrait-il gagner face à son assistante ? C'était moins sûr cependant. Mery avait à la fois une chance et une malchance insolente. C'était à double tranchant, mais fort utile au quotidien. Et pour l'instant, cette particularité lui avait mainte fois sauvé les miches...

Il laissa à son ami le soin de saluer Mery, chassant pendant ce temps là Odin de la table de jeu. Mais c'était sans compter sur le caractère un peu ombrageux de l'animal, qui agrippa de toute sa force le tapis de jeu de la table, menaçant de tout faire tomber au passage. Rafe n'insista pas. S'il voulait rester rouler en boule au milieu, qu'il le fasse, mais il écarta tout de même la petite coupelle de whisky, déjà vide.

R - Mery, tu prendras du whisky avec nous ? Ou je te sers autre chose ?

Autant prendre les devant dès maintenant. Une fois que tout le monde serait servi, les choses sérieuses pourraient commencer...

Ce qu'on est n'a rien à voir avec ce qu'on doit être ni avec ce qu'on peut devenir. -Terry Pratchet
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Rafe Wyatt Everett
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Sujet: Re: La comédie des erreurs ft. Rafe Everett & Merilyn Milburn | Mar 18 Sep - 13:16


► Demeure de Rafe & Mery - Février
Sacramento ? Tu déconnes ?
Derek & Rafe & Merilyn

Soirée, soirée, soirée, quand tu nous tiens. J’étais ce qu’on pouvait clairement appeler : un animal sociable. Le genre de personnes qui se sentait bien entouré de gens. Loin d’être une ermite, ou une solitaire, j’aimais l’agitation – en partie parce que ça me rassurait un peu. Du coup, quand mon cher Patron m’avait proposé une soirée Poker – avec d’autres gens donc !- je n’avais clairement pu refuser. Même en sachant que j’allais me faire plumer et que j’allais devoir m’arrêter avant de ne plus pouvoir payer mon loyer ou pire : revendre ma moto. Brr j’en avais des frissons.

Je m’étais rendue un minimum présentable ce soir, tout de même. Un pantalon noir, un haut bordeau, un joli collier. Le strict nécessaire en terme de maquillage – un trait de liner, les cheveux détaché – ce qui était suffisamment rare pour être noté. Bref, j’étais présentable. Mon cher patron avait gueulé dans l’appart en allant ouvrir la porte et je m’étais extirpé de ma chambre, terminant de placer mes cheveux. Dereck, Derek ? - Dédé. - était un ami de Rafe. J’en savais pas trop grand-chose, juste qu’il était américain, qu’ils se connaissaient d’Ilvermorny, que sa tête me disait quelque chose, et que c’était deux très bons potes. J’allais être entourée de testotérone et d’anecdotes croustillantes sur la vie de mon patron. Nickeeeel.

Je m’approche des deux lurons, un sourire aux lèvres. Derek s’approche de moi, me prends la main et pardon excusez moi. Il me fait un baise main ? Vraiment ? Mais ? Pardon ? Je reste un instant muette, mes yeux fixé sur la silhouette de l’homme en face de moi. C’était … très conventionnel tout ça. « Oh euh … bah de rien ?... » J’veux dire, c’était pas seulement ma demeure, c’était aussi celle de Rafe -peut être même plus la sienne que la mienne d’ailleurs. Mais c’était un détail c’est ça ? « Enfin euh. C’est un plaisir de vous recevoir ici, Derek. » On se rattrape comme on peut n’est ce pas ? J’avais l’impression d’être un chimpanzé qui venait de rater une branche et qui se rattrapait in-extrémiste avant de toucher le sol. Je souriais à l’homme face à moi , avant de me tourner vers mon patron.

« Va pour un wisky ! » Autant déjà noyer ma future défaite dans l’alcool. Je me faisais pas d’idée, j’étais une très mauvaise joueuse. Peut être que mettre des lunettes de soleil me permettrait de bluffer, mais … Sérieusement j’étais une quille en jeu de cartes, c’était foutu d’avance. Je conduisais notre invité vers le salon où la table dressée accueillait déjà notre futur jeu. Odin s’était installé comme un roi au centre, cet animal bon sang. Je m’approchais doucement, le soulever pour le prendre dans mes bras, la boule de fourrure s’accrocha sur mon épaule , plantant doucement ses griffes tandis que je la caressais d’une main distraite. « Faites comme chez vous ! » Après tout, les amis de mon patron était nécessairement mes amis, n’est ce pas ? Je m’installais à la table, attendant le retour de Rafe avec leurs boissons. J’avais tourné ma chaise et poser le boursouf sur mes genoux, passant inlassablement mes doigts dans sa fourrure douveteuse. J’étais à deux doigts de gagatiser dessus, mais il me restait un tant sois peu de retenue pour ne pas le faire en face d’un invité… Enfin un minimum quoi.

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BAD LUCK's PIECES
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Sujet: Re: La comédie des erreurs ft. Rafe Everett & Merilyn Milburn | Aujourd'hui à 3:55

La comédie des erreurs

- Derek Knight — Rafe W. Everett — Merilyn K. Milburn -


"Until I know this sure uncertainty, I'll entertain the offered fallacy." William Shakespeare
Qu’il était étrange de se dire que quelqu’un d’aussi sombre pouvait devenir si solaire, lorsqu’il revêtait le masque du Derek jovial et avenant. Qui aurait pu se douter qu’il avait commis tant d’atrocités qu’il était incapable de toutes les recenser, qu’il avait fait souffrir tellement de gens qu’une place dans les Enfers lui était réservée depuis bien longtemps ? C’était ce qui était le plus intriguant, au final. La capacité qu’il avait à se jouer de lui-même, sans qu’il ne souffre d’aucun dédoublement de personnalité : mais le pouvoir de persuasion peut être des plus puissants, et ce cas précis pouvait nous le démontrer parfaitement. Un véritable cas d’école.
Sacramento et Derek ne faisaient qu’un, pourtant, malgré ce qu’on aurait voulu nous faire croire. Et chacun des gestes de l’américain, dûment calculés, portaient des échos de ses crimes, de son sourire charmant à la façon dont il avait de se mouvoir. Il envoûtait, et pour peu qu’on ait une appétence, même minime, pour les ténèbres ou l’interdit, on se sentait attiré par le tourbillon de sa noirceur, sans qu’on ne s’en rende forcément compte. Le soleil, après tout, est un astre magnifique, mais mortel, et Icare en avait fait les frais.

Rafe et Merylin, heureusement, ne risquaient rien. Ils faisaient partis des rares privilégiés du cercle de confiance de Derek. Ami de toujours, compagnon à Ilvermorny, confident dans les moments les plus délicats, le braconnier ne l’avait pas dompté, à proprement parler, mais il avait vu sa nature, l’avait comprise, et sans chercher à le contrôler, avait appris à graviter autour de lui sans jamais rentrer dans son ombre ; quant à la jeune femme, l’américain était suffisamment perspicace pour savoir qu’il ne risquait rien à se promener à visage découvert à ses côtés, et il faisait confiance à son camarade pour choisir une assistante digne de ce nom. Alors, il était agréable, poli à l’extrême, mais dans une décontraction qui la rendait tout à fait naturelle : il était, peut-être, le Derek qui aurait pu rester du bon côté de la loi, si seulement il n’était pas né dans les même circonstances, et si la maladie n’avait pas décidé d’emporter sa mère. Badin, il répondit aux paroles légères de Rafe, souriant doucement.

« -Tu viens littéralement de la ville des vents, et tu me parles de froid ? Il leva un sourcil, joueur. Tu deviens frileux avec l’âge, décidément.

Suivant son ami jusqu’au bar, il saisit le verre qu’il lui tendait avec plaisir, le remerciant d’un signe de la tête, tout en admirant le corps de l’alcool en l’inclinant légèrement, le liquide ambré cascadant admirablement sur le côté du verre. Un amour qu’ils partageaient, le bon whisky, et ils n’étaient jamais les derniers à partager des bonnes bouteilles, lors de leurs rencontres. Un petit sourire en coin accueillit la provocation du braconnier : il était bien rare que Derek fut battu au poker. Il ne voulait pas trop s’avancer, cependant, car tout était possible, il était bien placé pour le savoir, mais en tant que maitre en la matière, il savait également quand se coucher, lorsque la partie était perdue d’avance, et ne se ferait jamais, par conséquent, totalement dépouiller. Mais ce n’était pas une question d’argent entre les deux hommes, de toute façon. Ça ne l’avait jamais été.

-J’aimerai bien voir ça, dit-il cependant dans un souffle, avant de tourner son attention vers Mery, visiblement décontenancée par ses manières.

Il était de la vieille école, et ça pouvait en perturber plus d’un, c’était tout à fait normal, mais il assumait tout à fait son rôle de gentleman, dans ce monde moderne qui oubliait ses manières au profit du progrès : même, il le revendiquait. Saisissant le verre que Rafe destinait à son assistante en même temps que le sien, il lui tendit alors qu’il s’asseyait à la table de poker, autrefois occupée par Odin, et qui se frottait maintenant contre les doigts de la rouquine.

-Un Hold’em classique ? 2 et 5 gallions, en no-limit, si tout le monde est d’accord, bien sûr…

Sans réellement attendre la réponse des intéressés, le trafiquant d’objets magiques attrapa les jetons et les répartis de manière égale devant chaque chaise. Il y en avait pour des centaines de Gallions chacun, mais cela restait une partie entre amis, et les mises ne devraient pas être très élevées, au moins au début. Ensuite, il mit la première blind sur la table en sélectionnant ses propres jetons, le montant de 5 gallions indiqué clairement sur le carré rouge rutilant. Sans perdre de temps, il prit le paquet de carte, et commença à mélanger. Sans en faire des tonnes, on voyait clairement qu’il savait ce qu’il faisait, et les cartes voletaient dans ses mains, comme des flammèches dans un feu de camp, puis, lorsqu’il fut satisfait, il attendit que les deux autres mettent leur blinds pour distribuer les cartes. Ils n’étaient pas pressés, de toute façon, et d’une voix trainante, il demanda à ses deux comparses :

-Alors, vous avez fais des belles prises, récemment ? Bien entendu, il faisait référence au commerce des deux nord-américains. Tiens d’ailleurs, j’ai un client qui cherchait des plumes d’Augurey, Rafe, je l’ai envoyé vers toi, tu devrais recevoir un hibou sous peu.

Ça leur arrivait souvent, de se recommander mutuellement. C’était normal, après tout, le monde criminel était vaste, et il était parfois difficile pour les acheteurs de savoir à qui se fier, car de nombreux particuliers voulaient se la jouer bandits de grand chemin sans y connaître grand chose au métier. Heureusement, l’organisation de Sacramento était d’ampleur internationale et n’avait pas de soucis à se faire de ce côté là : mais il était toujours utile de se serrer les coudes, n’est-ce-pas ?

-Tant que j’y pense, ce dragon à Atlantis, c’était un de vos coups qui a mal tourné ? Je vous ai connu plus… discrets. »

C’était une boutade, bien sûr, mais il aurait aimé en savoir plus, et, en tant que spécialiste des créatures magiques, il se doutait que Rafe pourrait lui apporter quelques réponses. Après tout, un Noir des Hébrides en pleine ville, on n’en voyait pas tous les jours…
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