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A Tale of Muggles and Wizards
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 Keith R. Campbell ♦ As soon as I have got flying to perfection, I have got a scheme about a steam engine.

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Keith R. CampbellKeith R. Campbell
StaffProfesseur
StaffProfesseur
http://www.catharsis-rpg.com/t20-keith-r-campbell-as-soonMessages : 781 Points : 317
Pseudo : Uneraell / Line
Avatar : Jackson Rathbone
Crédits : Melody, Niniel
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Feuille de personnage
Lieu de résidence: Les Salines
Patronus:
Informations diverses:
MessageSujet: Keith R. Campbell ♦ As soon as I have got flying to perfection, I have got a scheme about a steam engine.   Keith R. Campbell ♦ As soon as I have got flying to perfection, I have got a scheme about a steam engine. EmptyLun 5 Déc - 6:59

Keith Riley Campbell
Informations civiles
Nom : Campbell
Prénom(s) : Keith, Riley
Date de naissance : 8 août 1972
Âge actuel : 27 ans
Métier : Il est Automatier, métier étrange et peu banal auquel il se dévoue depuis sa sortie de Poudlard. Néanmoins, l'excitation liée à la création de l'UPA l'a poussé à s'essayer à la pédagogie, afin de transmettre une partie de son savoir et enseigner la création et l'enchantement d'objets magiques.
Alignement politique : Extrêmement progressiste. Keith a beau être héritier d'une histoire familiale riche en tradition, il ne peut les considérer que comme une richesse sur laquelle il faut impérativement construire. Il regarde toujours de l'avant, et ne se satisfait que de nouvelles découvertes et expériences. Le monde, selon lui, se construit d'innovations.
Il ne favorise ni la magie, ni la science, après avoir grandi dans un milieu où tous savoirs étaient valorisés, et les deux mondes placés sur un pied d'égalité. Les deux arts ont leur rôle, différents, à jouer dans la société, et il alterne avec virtuosité entre l'un et l'autre.
Informations Magiques
Origines : Sang-Mêlé
Baguette : Ébène, Coeur de Dragon, 31.8cm, inflexible à son grand désespoir
Patronus : Cheval Ailé Granien une figure qu'il se plaît à laisser barouder dans son atelier, car il l'apaise par son aura argentée, et ses mouvements aussi gracieux que silencieux
Épouvantard :Un corps agité de spasmes, aux membres bloqués dans des positions controversées et visiblement douloureuses, parfois aux os brisés et apparents. Ce corps est toujours vivant, mais en souffrance et incapable de se mouvoir. Ceux qui ont eu vent de cet épouvantard étrange pensent que Keith est terrifié par la douleur, mais il n'en est rien ; la souffrance n'est qu'un symptôme d'un mouvement mal fait, d'un corps imparfait, qui a perdu sa grâce et sa légèreté. C'est la crainte de cet échec, rendu brûlant par son obsession pour le corps et le mouvement, qui se reflète dans cet épouvantard.
Miroir du Riséd : Devant lui, une femme et un automate se serrent la main.
Ancienne école/maison : Serdaigle

Descriptions
Caractère de votre personnage
Keith est parfois décrit comme un marginal, particulièrement au sein de la communauté moldue, bien que le mot ne soit que rarement employé dans sa connotation péjorative. Souriant et avenant, il compense en effet son attitude parfois décalée avec un entrain bon enfant et tâché d’assez de sérieux pour convaincre la plupart de ses interlocuteurs qu’il n’est rien d’autre qu’un homme un peu trop passionné par son travail. Il se dédie en effet tant à l’artisanat magique, qu’il ne peut plus guère se définir autrement que par ce biais. Néanmoins, c’est avec un sourire décomplexé et un regard pétillant qu’il caracole entre les interrogations surprises à ce sujet ; joyeux d’avoir face à lui une oreille intéressée, ou insouciant d’être face à un être sans curiosité intellectuelle. Keith a depuis longtemps compris qu’être passionné ne collait pas vraiment à la société, et que son obsession pour le travail bien fait ne lui ouvrirait pas les portes d’une vie sociale épanouie.

C’est par le détachement qu’il a résolu ce dilemme ; s’il ne se décrit pas comme un solitaire, l’artisan ne souffre cependant pas outre mesure de la solitude. Créer lui occupe suffisamment l’esprit pour qu’il perdre toute conscience du temps, parfois même jusqu’à l’amener à la limite du surmenage. Pourtant, ce perfectionnisme n’en fait pas moins de lui un homme disponible ; avec ses étudiants et apprentis, il est un enseignant généreux et pédagogue, capable de perdre des heures pour trouver la meilleure réponse à une question délicate.

Par ailleurs, il est animé d’une curiosité sans bornes, et il n’est que peu de sujets qui ne l’intéressent pas ; il juge ouvertement les gens par la qualité de leur conversation, et se montre particulièrement enthousiasmé par les domaines qu’il ne maîtrise pas. Cela fait également de lui quelqu’un de distrait, parfois même désordonné, défaut qu’il peine toujours à accepter.

En effet, Keith n’est pas seulement perfectionniste, il s’investit dans ses œuvres à l’excès, car il aime à penser que c’est sa passion et un peu de son âme qui font vivre chacun de ses automates. Il se montre ainsi volontaire et déterminé, farouche devant tous les obstacles qui peuvent se dresser devant lui, patient comme un chat qui poursuit sa proie dans les moindres recoins. Ce trait de l’excès le conduit parfois sur des voies plus sombres, où la rage et la colère peuvent surgir telles la foudre lorsqu’il est dérangé au mauvais moment. Sous la tension, il peut réagir avec brutalité, mais rarement avec une réelle violence.

S’il devait choisir un terme unique pour se définir, Keith se dirait probablement humaniste, car il se plaît à considérer de hauts buts de progrès et d’amélioration de la condition humaine pour déterminer le chemin que prend sa vie. Il construit des automates magiques dans l’espoir d’apporter sa pierre à l’ascension de la société, lui pour qui la mixité est pierre angulaire de l’évolution. Cependant, il n’est pas dépourvu de la part d’étrangeté propre aux obsessifs et aux visionnaires ; l’Ecossais tire son métier d’une fascination sans borne pour le mouvement et la grâce du corps humain, qu’il entend reproduire et sublimer dans ses créations. L’étude de son sujet lui fait ainsi parfois franchir les limites de la convenance, quand le besoin de mettre le doigt sur le grain de sable dans l’engrenage se fait si entêtant qu’il perd pied avec la réalité.

Informations importantes

♦ Elève moyen à Poudlard, il excellait cependant en Sortilèges et en Etude des Runes, et il se montrait doué en métamorphose.
♦ Il porte toujours une ou plusieurs pierres précieuses, qu’il change selon les besoins ressentis pour la journée à venir.
♦ Il est issu du Clan Campbell ; il n’en tire pas une fierté particulière, mais il apprécie la richesse de son héritage culturel. Ainsi, il porte les armes de son clan au bout d’une chaîne d’argent, dont le pendentif est frappé de leur devise Ne Oblivisciaris.
♦ Son style vestimentaire peut être caractérisé de classique et élégant ; même ses tenues les plus décontractées se définissent par une chemise et un pantalon bien coupé. Il aime porter le chapeau, mais il évite le haut-de-forme dans la plupart des circonstances, malgré son attrait évident pour ce type particulier.
♦ Keith tient son travail en très haute estime, il ne voit pas de frontières à son avancée, et tend à empiéter sur l’espace vital de ses voisins, sans comprendre en quoi cela serait problématique.
♦ S’il n’est guère arrogant ou rancunier, la critique de ses œuvres ou de son talent peuvent le murer dans le silence pendant des jours.


Goûts

Il aime :
→Les matériaux minéraux et semi-nobles, tels que l’argent, le cuivre, le bronze.
→Les matières végétales nobles, telles que l’acajou, l’ébène, le cèdre.
→L’eau, c’est la seule boisson qu’il consomme régulièrement. Occasionnellement, il peut boire du thé, ou à de très rares occasions, de l’hydromel.
→La danse, de tous les types. La grâce du mouvement le fascine, mais jamais il ne s’imaginerait la pratiquer.
→Le Quidditch, bien qu’il s’intéresse plus à la technicité du match qu’aux équipes véritablement.

Il n’aime pas :
→Les blonds. Plus que de ne pas les aimer, cette couleur de cheveux le dérange, sans qu’il ne puisse vraiment s’expliquer pourquoi.
→Les gens qui portent des vêtements ou accessoires de piètre qualité, pour qui il a développé un mépris sans bornes.
→Le plastique, qu’il ressent comme une matière artificielle et sans âme. Pourtant, il est aussi un havre de possibilités et un progrès incroyable. Cet état de fait le chiffonne beaucoup.
→Les personnes sans vision, sans passion, qu’il trouve excessivement ennuyeuses.


Rêves & Ambitions
Keith souhaite sublimer son art en y adjoignant le progrès, tout en donnant à l’artisanat magique assez de lettres de noblesse pour ne pas se laisser effacer par la création en chaîne. Il le craint pas l’industrialisation, dont il comprend l’intérêt d’une certaine manière, mais il veut préserver la finesse et la qualité du fait main. Il a conscience que ce chemin ne peut être emprunté qu’avec rigueur et le travail de matériaux si nobles et délicats que la machine ne pourra égaler l’humain.

Paradoxalement, il considère aussi l’humain comme un être intrinsèquement soumis aux défauts dont le mouvement saccadé est source de risque d’erreur. Sa fascination pour le mouvement parfait l’ont conduit à chercher à reproduire par des automates les meilleures réalisations de la race humaine. Si automatisation il y a, alors elle doit être encore plus parfaite que l’humain elle-même, et atteindre par la magie ce que la technologie ne pouvait pas achever. Keith cherche ainsi des partenaires aux compétences exceptionnelles pour tenter de reproduire leur doigté dans la conception d’un automate médicomage, couturier ou encore écrivain.

Enfin, d’un point de vue politique, même s’il n’est pas particulièrement engagé, il se fait parfois remarquer par des sorties en faveur d’un équilibre entre magie et science. Il est excessivement progressif et accueille avec une ferveur et un enthousiasme non dissimulé tous les nouveaux apports à son quotidien. Pour autant, il ne crache pas sur les traditions et reconnaît leur apport à ce que la société est aujourd’hui, mais il refuse de les laisser ralentir les avancées prometteuses. Il espère ainsi que les relations entre communautés magiques et moldues se stabiliseront rapidement, et se considère prêt à militer si les traditionalistes devraient convaincre une part trop importante de la société.


Histoire de votre personnage
Oban - Brique, Bris et Brume

Souvenir - La Terre

Au commencement était la terre. La terre natale, la terre du sang de mes ancêtres -- un père Campbell, une mère Cameron -- puis fut la terre qui a explosé sur les murs du bureau de ma mère. Je me souviens de cette substance gluante, ocre, dégoulinant lentement du papier peint afin de disparaître sous mes yeux ébahis. J’ai à peine perçu le Recurvite! retentissant de Sorcha, tant je peinais à me dépêtrer de ma colère et de ma frustration. Inquiet, j’ai levé le regard vers la figure maternelle, étonnée de voir que déjà, elle avait détourné le regard et se concentrait à nouveau sur sa propre poterie, un fin sourire étirant ses lèvres.
C’est sans conteste le souvenir le plus marquant de mon enfance. Je ressens toujours la honte et la déception brûlant dans mon cou, la première fois où j’ai haï mes propres mains car elles refusaient d’être la prolongation parfaite des images flamboyantes de mon esprit. Peut-être est-ce parce que j’y repense souvent ; je sais que cette première manifestation de mes capacités magiques a beaucoup amusé ma mère, bien que je n’aie toujours pas compris pourquoi. Elle n’a jamais accepté de me l’expliquer.

Si Keith était plus attentif à ce qui ne le concerne pas, il aurait réalisé que malgré les très nombreuses évocations de leur rencontre, il ne sait toujours pas comment ses parents ont fait connaissance. Ce détail lui semble trop trivial pour qu’il y accorde de l’importance, bien qu’il soit convaincu que sa mère aime particulièrement porter des émeraudes. La vérité étant, cependant, que son père l’avait remarquée ce soir là, à Londres, car elle avait fait tomber le collier serti d’une émeraude achetée pour sa mère.
Sorcha explique ainsi peu ses choix, elle sait que son deuxième né n’apprend que par l’expérience avait qu’il était inutile de tenter de la réprimer. La confrontation avec les réalités du monde magique dresserait son fils mieux qu’elle. Quand la terre glaise avait tâché les murs de son bureau, elle avait posé un regard inquisiteur sur son fils, avant de se détourner sans un mot. La déception qu’elle lisait dans ses yeux, celle d’avoir remplacé une création imparfaite par la destruction pure et simple, valait, selon la jeune mère, toutes les punitions du monde.

Mon enfance a été une période de dépendance, inutile et infructueuse. On m’a raconté que j’étais déjà exigeant et perfectionniste, j’ai marché tôt, j’ai parlé tôt et je faisais preuve d’un caractère difficile qui a causé, dès mon plus jeune âge, de nombreux problèmes avec mon frère. Je me souviens surtout de la brume qui couvait constamment Oban, et la vapeur venue des machines du port, les mouvements gracieux de la baguette de ma mère et les moments de complicité partagée avec Shaw, ma soeur. Je n’attendais qu’une chose ; quitter le confort opulent de la maison familiale, la trame douce, légère et parfaite de notre quotidien, en parfait équilibre entre la culture sorcière de ma mère, et le pragmatisme moldu de mon père. J’étais fasciné par ce mélange, enthousiasmé par les perspectives des deux mondes, mais devoir mentir sur ma nature m’a longtemps troublé.

Sa relation avec son frère aurait été différente si Joshua avait, lui aussi, été un sorcier. Bien qu’ils n’en aient jamais parlé, le plus jeune jalouse son aîné, frustré de savoir que tant d’opportunités formidables lui resteraient pour toujours hors de portée car il n’était simplement pas né avec le bon sang. Le seul rire que Keith et Josh pouvait partager, était autour de cette blague malsaine sur une affaire extra-maritale de leur mère, afin de justifier leurs différences. Sorcha n’en a jamais ri, a toujours été blessée de voir ses deux fils batailler autour du destin. Aeon lui, persuadé que la vérité sort de la bouche des enfants peine toujours à retrouver la confiance inébranlable qu’il avait en la femme de sa vie. Derrière l’apparence d’une famille en parfait équilibre avec sa mixité, flotte un amas terrible de douleurs et de souffrances.

J’ai donc été ravi de recevoir, enfin, ma lettre pour Poudlard, car j’ai très tôt développé une sorte de répugnance pour la technologie moldue. J’ai, partiellement, changé d’avis depuis, mais grandir non loin d’un port, fils d’un père ingénieur en aéronautique fasciné par les machineries, je l’ai longtemps considérée comme sale, sans âme, dégoûtante. Je sais l’importance du progrès scientifique pour l’avancée du monde, il ne considère cependant pas que la race humaine puisse s’Élever par le biais de l’automatisation et des machineries. Tous les moyens imparfaits ont vocation à être perfectionné. Il suffit de vouloir être acteur de ce changement.


Poudlard - Or, Argent et Bronze

Souvenir - La Pierre

J’ai été déçu par Poudlard, sentiment loin d’être partagé par la majorité de mes camarades.. Si la richesse de son château et son passé si significatif ont contribué à développer mon amour du détail, je trouvais déjà en tant que jeune adolescent que la magie y est employée avec bien peu de … perspectives.

J’ai été réparti à Serdaigle, en 52 secondes -- le Choixpeau ayant rapidement évoqué Gryffondor, où se trouvait déjà répartie Shaw. Je pense que c’était le bon choix, pour l’enfant que j’étais en tous les cas. Je me suis rapidement senti à l’aise parmi mes camarades un brin marginaux et aux lubies aussi diverses et variées. Mais j’ai longtemps montré peu d’intérêt pour les cours et provoqué certaines crises de frustration chez certains professeurs, car je me sentais loin, loin de toute cette théorie, des plumes qui crissent sur le parchemin. Si la magie ne sert qu’à quelques tours dignes des contes pour enfants moldus, à quoi passer tant d’années à l’étudier ?

Bien qu’il ne l’avouera sous aucun prétexte, Keith ne s’est jamais décrit comme un sorcier. Il ne veut pas l’étudier en tant que telle, pour lui, elle n’est qu’un moyen qui permet d’atteindre un but. La canne blanche de l’aveugle, le train à grande vitesse pour traverser l’Europe, le vent qui fait voler les feuilles. La magie ne l’intéresse pas, il ne se fascine que pour ce qu’elle permet de créer et de Sublimer. Il aimerait pouvoir se définir comme artiste, mais n’est pas sûr de le mériter.

L’Étude des Runes, enfin. Si j’ai eu une révélation à Poudlard, c’est bien celle-là. Pour la première fois, j’entrais en contact avec une matière magique qui me permettait vraiment de faire quelque chose. Une science qui s’utilise. Mes résultats s’améliorent alors progressivement en métamorphose et en sortilèges, devenant même excellents à l’époque des BUSEs, bien que je sois resté un élève moyen, voire médiocre, dans toutes les autres matières. Elles ne sont que du bourrage de crâne. Je souffre ainsi mon destin jusqu’aux ASPICs, dans l’espoir d’une autre révélation qui ne viendra malheureusement pas.

Dès ses quatorze ans, il essaie en réalité à chaque vacances de convaincre ses parents de le retirer de cette école où la prévalence de la théorie l’ennuie. Voir son père - ingénieur en aéronautique - encadrer étudiants et stagiaires depuis plusieurs années nourrit sa frustration d’être bloqué derrière un pupitre avec pour seuls outils d’expérience, la plume et le parchemin. Keith tente différentes voies ; la fabrication de baguettes magiques, de balais - bien qu’il soit bien piètre sur un balai lui-même - jusqu’à l’apothicairerie - pour laquelle il se montre néanmoins soulagé de s’entendre recevoir un refus, car la botanique ne l’intéresse guère.

Contrairement à ma soeur, je ne me suis pas fait remarquer -- Ce qui est faux, bien que pour Keith, ce ne soit pas un mensonge. Ils n’ont pas marqué pour les mêmes raisons, même si Shaw laisse définitivement une meilleure impression -- j’avais un groupe d’amis assez restreint, mais dont je me sentais proche, bien que j’aie rompu le contact après notre scolarité. Beaucoup ne Comprenaient pas, étaient agacés par mes prises de position, mes jugements incessants. Rares étaient ceux qui se montraient sensibles au toucher délicat qu’offre un bronze travaillé, ou à l’exceptionnelle douceur de la soie. Il apprend à juger les gens sur leurs écharpes en coton synthétique et depuis la levée du Secret, pire, ceux qui osent importer le plastique dans Poudlard. Je me suis fait une raison.

L’abolition du Secret, au cours de ma première année, m’a véritablement consumé d’enthousiasme, mais ça n’a pas duré. D’abord véritable cadeau de Noël, je m’efforçais de répandre la bonne parole dans les couloirs de l’école pendant de longues semaines ; les nouvelles perspectives pour les deux communautés, l’opportunité de mélanger les cultures, de ne plus devoir se cacher - obligation qui avait pesé à l’enfant turbulent que j’étais. Pourtant, je finis par réaliser que cet enthousiasme n’est guère partagé, et que les traditions ont la vie dure, à Poudlard. Finalement lassé des critiques, j’ai cessé de donner mon opinion et me suis renfermé, frustré par un terrible sentiment d’impuissance. Aujourd’hui seulement me suis-je remis à réfléchir à la raison d’être de ce silence.


Detroit - Béton, Rouille et Feraille

Souvenir - Le Corps.

Detroit a été une fuite. J’étouffais dans la brume d’Oban, sous le regard inquisiteur de nos parents, qui voyaient avec crainte mon immobilisme. Dès la sortie de Poudlard, Shaw s’était jetée dans le monde du travail, avec une passion qui avait même étonné notre père. Joshua, avec ses résultats scolaires brillants, étaient depuis longtemps déjà le successeur tout désigné des affaires moldues de notre famille. J’étais le seul à refuser les voies conventionnelles, sans non plus vraiment savoir ce que je voulais devenir. Alors, quand M. Olson m’a invité à étudier les runes dans sa recyclerie, je n’ai pas hésité.
Deux jours plus tard, je prenais la poudre de Cheminette vers New-York.
Trois jours plus tard, je m’installais naïvement à Détroit.

Trois jours plus tard, Keith devenait une personne différente. L’enthousiasme enfantin qui ne le quittait pas dans les couloirs de Poudlard, sa fascination débordante et sans limite semble s’éteindre. Comme Sorcha l’avait songé, quatorze ans plus tôt, c’était la dure réalité qui allait dresser cet enfant-là. Lui parler, le raisonner ne servait à rien. Il devait voir et ressentir.

La décadence de cette ville m’a marquée au delà des mots.

Les plâtres qui se décollent comme une lèpre suintante, sans discrétion, vous frappant au visage de toute l’ampleur de l’obsolescence humaine. Les salles de classe vides, abandonnées au milieu d’un cours sur Shakespeare, questionnant sans délicatesse l’intérêt de la culture et de l’apprentissage. Les supermarchés désertés, habités de mannequins aux yeux vides, temples du consumérisme qui refusaient de s’éteindre. Je me souviens avoir erré dans ces décors répudiés avec frissons et dégoût, une main tremblante vers leur agonie.

A Detroit, j’ai découvert la mort et la violence. L’amertume qui pousse l’humain à devenir animal sans y avoir été préparé. J’ai réalisé dans quel cocon j’avais grandi, comment mes parents m’avaient écouté et préservé et à quel point je n’avais aucune connaissance du monde. On compare parfois Poudlard à un lieu exceptionnel, de mixité sociale et d’ouverture d’esprit, où les adolescents que nous étions alors n’avaient pas de limites autres que celles d’un règlement pour le moins sensé, et par ailleurs, assez peu contraignant. Pourtant, cette école n’appartient pas au monde réel, elle n’est que de la poudre aux yeux d’une vérité plus difficile à lire et qui, je le conçois bien, est plus agréable à nier. Detroit a, étrangement, plus amplifié mon ressentiment envers Poudlard qu’envers l’Humain. C’est dans cette ville que j’ai commencé à ouvertement me qualifier d’Humaniste et à rechercher le Beau, le Sublimé, et l’Élévation des souillures que nous sommes. Dans toute sa laideur, Detroit m’a donné un but. Une Vision.

Aberdeen - Verre, Granit et Fourrure.

Souvenir - L’Air.

J’aurais voulu continuer à travailler avec M. Olson, mais je ne pouvais plus supporter Detroit. J’avais la sensation que la rancoeur latente de cette ville se glissait sous ma peau et mes ongles, se nourrissait de moi, me faisant dépérir. Je voulais la sauver, pourtant, fait revivre sa splendeur d’antan, entendre les choeurs dans son opéra à la magnificence passée, mais je me sentais rongé. Le coeur lourd, j’ai décidé de rentrer en Ecosse. Depuis, ne passe un jour sans que je songe avec nostalgie à Detroit, ville que j’aime d’une folie curieuse et inexplicable, sans que je puisse prendre sur moi et y retourner. Peut-être y parviendrai-je, un jour.

Je me suis installé à Aberdeen. J’avais besoin de retrouver ma terre, un monde connu pour me remettre de la vie éprouvante de Detroit, sans pouvoir me résoudre à rentrer à Oban. Une ville écossaise, grande mais pas trop, m’a paru un bon choix, même si a posteriori, je ne suis pas certain de l’avoir considéré avec beaucoup de réflexion à l’époque. J’ai trouvé un appartement, grand, vaste et vide, pour satisfaire mon besoin de Créer pour Renaître, d’étendre la qualité autour de moi et de combattre l’obsolescence que je sentais, insidieuse, partout. Rongeant le monde. Riche des compétences acquises aux Etats-Unis, j’ai bricolé divers objets magiques du quotidien ; en ai recyclé d’autres pour leur donner une nouvelle vie, en ait enchanté quelques uns au moyen de runes.

Mon appartement est rapidement devenu un véritable bric-à-brac de métaux et de chutes de bois, où s’amusaient sans pareil un chaton déniché  entre deux cartons à la recyclerie, et mon majestueux patronus, lui aussi découvert aux Etats-Unis. Je vendais mes créations, fines mais encore terriblement imparfaites à une boutique du Chemin de Traverse à de riches sorciers amateurs d’enchantements délicats ou, plus rarement, à des moldus mordus de magie, que j’aimais à rencontrer lorsque l’occasion se présentait ; ils avaient cette fascination pour la magie que je ne parvenais moi-même pas à ressentir. Ils me donnaient du sens, car je n’étais pas satisfait. Créer pour la création n’était pas suffisant.

Lausanne - Quartz, Vigne et Chocolat

Souvenir - Le Feu

Konrad Gerlach
1906 - 1996
Une montre suisse survivra toujours à son horloger


Sur son bureau, un automate rudimentaire levait son chapeau quand vous entriez dans la pièce sombre et mal rangée. J’ai posé le regard sur ce petit morceau d’homme de bronze, qui n’était qu’un buste, manchot, au visage poli sans expression ni traits. Pourtant, le mouvement saccadé de ce simulacre m’a fasciné. Le souvenir des corps meurtris de Detroit s’est superposé à la réalité pendant une seconde, avant que la voix chevrotante de Konrad Gerlach ne me fasse sursauter. Sans même me saluer, il avait deviné ma pensée, et m’expliquait qu’il avait commencé à faire des automates pour recycler les mécanismes d’horlogerie imparfaits de ses apprentis. Tout était utile.

Pantois, je pris le temps d’observer l’horloger, dont la stature assurée et la détermination vous frappait en plein visage malgré son âge visiblement avancé. De rares cheveux blancs parsemaient son crâne couvert de taches de vieillesse,  son corps frêle, emballé dans deux épais pulls de laine aux couleurs passées, ses mains furetaient sur le bureau. Sa laideur était indéniable, pourtant, alors qu’il déblaterait des détails sur la centaine d’apprentis passés par ses ateliers, une immense affection naquit en moi, pour ce petit artisan dont personne n’aurait soupçonné l’excellence et le talent, en l’apercevant dans la rue. J’ai signé mon contrat, et l’ai suivi sans mot dire jusqu’à ma station de travail.

Keith avait détesté Konrad Gerlach lors de leur première rencontre, qu’il oubliait volontairement. Le vieux sorcier, exceptionnellement en visite à Londres, avait lourdement critiqué le manque de précision et de finesse dans le travail de l’Écossais. Les matériaux étaient pauvrement choisis, mal connus. Les enchantements, banals. Keith, occupé à quelques mètres de là à expliquer à un moldu le but de son travail, avait senti la colère l’étouffé. “Talentueux, mais brut et sans formation.” Il était intervenu avec rage dans la conversation, sans parvenir à arracher à Gerlach plus qu’un sourire paternel. “Seuls les artistes les plus exceptionnels sont de vrais autodidactes, jeunes hommes, et ils se comptent sur les doigts d’une main. Il est plus sûr de se former que de compter, sa vie durant, sur un prétendu don du ciel que la société ne reconnaîtra jamais. Venez à Lausanne, j’aurais des choses à vous apprendre.”

Quand j’ai signé, je n’aurais honnêtement pas cru rester plus de trois ans à Lausanne. J’ai suivi ce vieux sorcier --  pas vraiment sorcier en réalité, passé par Durmstrang sans obtenir son diplôme final afin de devenir horloger dans la plus pure tradition moldue -- parce que je n’avais pas de raisons de rester à Aberdeen. Les enseignements de M. Olson me manquaient, et je savais que Konrad avait raison. Je manquais de technique, de formation. Ne devient pas artiste qui veut.

L’horlogerie ne m’a jamais vraiment fasciné… ils ne faisaient tous que des montres. Pourtant, les ateliers Konrad Gerlach m’ont apporté une technique, une connaissance des métaux que je n’aurais jamais pu acquérir par moi-même. Et surtout, c’est grâce à lui que j’ai créé mes premiers automates. Sa réutilisation des mécanismes et des engrenages faisait échos à la philosophie de Mr Olson ; rien ne se perd, tout se transforme. Chaque vieil objet peut revenir à la vie pour autant qu’on ait assez d’imagination pour lui trouver un intérêt, ou le Sublimer. Mon maître utilisait les ratés pour agrémenter ses ateliers et le quotidien de ses apprentis d’automates amusants et utiles, qui donnaient vie à notre hangar spartiate. Ses créations étaient rudimentaires, leurs mouvements, saccadés, mais elles avaient un Sens. Elles formaient le dernier maillon d’une chaîne que je ne parvenais pas à compléter.

Chez l’horloger Gerlach, je suis devenu Automatier.

Londres - Ébène, Soufre et Acier

Souvenir - L’Eau

J’ai tenté de rester à Lausanne, j’aimais sa culture et son atmosphère, j’avais appris le français et me sentais chez moi pour la première fois depuis longtemps. Mais le retour du Seigneur des Ténèbres me faisait ressentir le besoin de retourner vivre plus proche de chez moi. Contrairement à beaucoup, qui préféraient s’écarter du Royaume-Uni, je suis retourné à Londres, où j’ai décroché un poste au Département du détournement de l’artisanat moldu. Le job n’était pas passionnant, mais il me donnait suffisamment de temps pour travailler sur mes nouvelles créations ; des automates. Pas seulement beaux et délicats, je les voulais également efficaces, utiles. Je voulais contrer le retour des Ténèbres sur notre monde à ma façon, à défaut de prendre position autrement. Je n’ai jamais été un grand sorcier - et je n’ai jamais souhaité l’être - mais Konrad Gerlach m’avait réconcilié avec mon statut de sorcier. Je n’avais pas besoin de lancer des sortilèges formidables, ou d’être un duelliste exceptionnel pour poser ma petite pierre à l’édifice.

Le travail est bien payé, et me place à une pincée de Poudre de Cheminette de ma famille, bien que je ne leur rende pas souvent visite. Les positions politiques de plus en plus extrêmes de Joshua me dérange, et même Shaw se fait discrète, tous craignent que notre frère ne nous attire l’ire des mangemorts. Dans la capitale, je me retrouve à nouveau avec cette horrible sensation d’étouffer, de me noyer dans un monde trop standardisé où je n’ai pas ma place. Même mes collègues me voient d’un mauvais oeil, bien que mes états de service soient impeccables. Enchanter des automates, n’était-ce pas aussi une forme de détournement de l’artisanat moldu ? N’étais-je pas une sorte d’infiltré, un agent-double dont la position lui servirait de couverture ?

Ils ne comprenaient pas, et cela ne m’empêchait pas de créer, de faire vivre l’âme Gerlach dans mes automates - souvent gravés d’un G en son honneur. Pourtant, la satisfaction que m’apportait mon art a fini par attirer plus que des doutes ; j’étais trop heureux dans cette capitale morose et craintive. Je préparais déjà ma défense lorsque le Ministère tomba aux mains de l’autre camp. Étrangement, cela m’a apaisé, car l’ombre qui planait autour de moi me desservait à présent, faisait de moins un allié insoupçonné. Mon statut du sang était aisé à vérifier. Je gardais ma place, mon temps libre. Et mes automates.

Malgré le changement de direction du Ministère, j’étais resté égal à moi-même ; sans rechigner quand le département avait fait déroute pour ne plus protéger les moldus des détournements, mais pour expérimenter sur les plus efficaces. Je ne sourcillais pas.

J’étais effaré et fasciné en même temps.

Jusqu’à ce que l’on exige de moi l’impensable. L’opposé de la grâce, l’antithèse de la délicatesse, l’apologie du détraqué. J’ai donné ma démission, et suis parti pour Atlantis, décidé à ne plus jamais me mettre au service d’un autre.

Atlantis - Cuivre, Agathe et Malachite

Je me suis installé dans le quartier des Salines, par hasard, bien que je n’aie pas regretté le choix. Le bruit de la mer et le vent salé qui bat mes fenêtres m’apaise et me concentre sur mon travail. Pendant plusieurs mois, je suis resté dans cet appartement qui prenait de plus en plus des allures d’atelier, mon chat y chassant mon patronus en guise de seule compagnie.

Et puis, un jour où je descendais à la poste, j’ai appris que l’université en construction engageait enfin ses professeurs. J’ai détourné mes pas, et, sans même vraiment prendre le temps d’y réfléchir, j’ai su que c’était ce qu’il fallait faire : j’ai postulé.



Candidature au poste de professeur
Établissement d'enseignement : UPA
Matière souhaitée : Artisanat Magique
RP de test
Afin de nous assurer de la qualité de notre corps enseignant, nous vous demandons de nous montrer vos capacités dans un RP de test. Cela peut-être un entretien d'embauche, ou un exemple de cours.
“Monsieur… Campbell ? Entrez je vous prie.”

Sans un regard pour la doyenne de l’université, Keith se glissa à sa suite dans le bureau, fasciné par les billes lumineuses serties dans le bois de la porte. La ville d’Atlantis n’avait cessé de l’enthousiasmer depuis son installation, un peu plus d’un an plus tôt, bien que l’omniprésence de certaines technologies ait parfois gêné la vision idéalisée qu’il aurait souhaité préserver de la ville. L’Écossais, malgré une ouverture certaine sur le monde et ses progrès, ne pouvait se détacher complètement de l’amour des matières nobles et du travail raffiné. Or, c’était une qualité rarement portée par le travail industrialisé. Il ne lui manquait que cette valeur pour embrasser corps et âme toutes les évolutions de la société britannique. Et perdre sa raison de vivre.

Il sursauta, et posa pour la première fois le regard sur Reia Adamson depuis qu’elle l’avait invitée à entrer. Un sourire vaguement contrit, peu convaincant, appris à force d’observations des conventions sociales, illumina son visage. Le candidat professeur fixa la doyenne sans détours, peu gêné par le moment d’attente tandis que, déjà assise, elle attendait qu’il fasse de même pour commencer l’entretien. Finalement, sans précipitation aucune, Keith s’installa dans le fauteuil qu’elle lui avait désigné et ouvrit sur la table son port-folio de créations, se contentant de hochements de tête désordonnés en réaction aux paroles de la doyenne. Il ne l’écoutait que d’une oreille, amusé de retrouver les croquis tracés à Lausanne et à Londres, bien qu’il les ait encore parcouru le matin même au moment de préparer son dossier.

“... ainsi ai-je été étonnée de votre candidature. Vous êtes particulièrement jeune.”

L’Écossais leva la tête, sans se départir de son sourire. Il s’attendait, bien évidemment, à une telle remarque, même s’il aurait préféré l’éviter. Il ne connaissait guère les coutumes universitaires, pour n’avoir jamais fréquenté les universités moldues, bien qu’il ait eu l’occasion de rencontrer de nombreux étudiants américains. Leurs histoires ne lui avait guère donné l’envie de tenter l’expérience.

“C’est vrai. Mais j’ai grandi dans une société bouleversée par le changement de l’ordre commun, et la remise en question de décennies de traditions sorcières. J’ai voyagé, appris mon métier sur le terrain, auprès d’artisans renommés aux qualités diverses. Je peux me revendiquer proche de mes maîtres, et de mes futurs étudiants, leur transmettre la chance qu’ils auront de recevoir un enseignement de qualité dans un lieu aussi exceptionnel qu’Atlantis.”

Il avait parlé vite, luttant pour conserver contenance, sa main droite trembla légèrement sur son portfolio, tandis que du pouce gauche, il triturait l’agathe mousse qu’il portait à l’index. Keith n’avait jamais considéré l’enseignement comme une vocation, pourtant, il avait sauté sur l’opportunité lorsqu’il s’était présenté. Son appartement était déjà envahi de nouvelles créations et de tentatives infructueuses d’apporter encore plus de grâce et de précision à ses automates. Obtenir un poste dans une université, avec les moyens et le financement qui en découlerait, serait sans conteste une avancée indéniable pour ses travaux. Il se redressa, et reprit la parole avant que la doyenne ne puisse reprendre l’initiative.

“Je suis l’un de très rares automatiers toujours en activité, mais je crois que cette matière occuperait une place particulièrement intéressante dans le cursus des ingénieurs magiques; c’est la rencontre parfaite entre la tradition et le progrès, la finesse moldue et l’artisanat magique. Regardez !”

Son regard brillait tandis qu’il étalait les croquis sous les yeux de la responsable, pointant les horloges magiques, les ébauches d’automates couturiers, et ses recherches sur les qualités des matériaux semi-nobles.

“Monsieur CAMPBELL !”

Il s’interrompit dans une flopée de détails sur les propriétés de l’ébène, bois auquel il se sentait irrémédiablement lié depuis qu’une baguette de ce bois l’avait choisi, près de dix-sept ans plus tôt, dans la boutique de Garrick Ollivander. Raide, et attentif depuis la première fois de l’entretien, il soutint le regard de Reia Adamson avec un malaise évident.

“Votre curriculum vitae est en effet prometteur, mais votre expérience de l’enseignement reste très, très limitée. J’émets également quelques réserves sur… vos capacités à démontrer suffisamment de rigueur pour encadrer avec brio l’élile de la société sorcière.”

L’Écossais réalisa alors que durant ses tirades, elle avait couvert un bon trente-centimètres de parchemin de notes, d’une écriture serrée,sèche. Il ne peut s’empêcher de noter qu’elle écrivait à l’encre noire, ce qu’il trouvait terriblement banal, préférant lui-même l’encre bleue, qui se détachait du doré du parchemin avec beaucoup plus d’harmonie et de douceur. Mais il choisit, après une hésitation, de ne pas relever, et recommença à tripoter l’agathe qui sertissait son anneau.

“Bien, j’ai besoin de réflexion. Je vous recontacterai prochainement. Vous vivez à Atlantis, je crois bien ?”

Cette fois, Keith se leva en même temps que son interlocutrice et réajusta sa cravate, soudainement plus conscient des convenances, avant de remettre soigneusement en ordre -- selon leur ancienneté, leur taille, le thème du croquis et le classement de qualité des matériaux définis -- les dessins qu’il avait éparpillés dans son envolée emportée sur ses travaux et les sujets qu’il comptait aborder avec ses étudiants.

“En effet.” Il inclina respectueusement la tête et se détourna vers la porte, mais interrompit son mouvement pour tirer un automate, pas plus grand que sa main, de la poche de sa cape. Il posa le petit homme de bronze sur le coin du bureau de la doyenne et effleura celui-ci de sa baguette avant de quitter le bureau sans plus un mot.

Deux heures plus tard, à l’heure de son prochain rendez-vous, Reia Adamson eut la surprise de découvrir qu’à chaque entrée d’un invité dans son bureau, l’automate tirait son chapeau haut de forme avant de s’incliner bien bas, déployant une maîtrise de son étiquette que son créateur, lui, n’avait guère semblé posséder.


Qui êtes-vous hors du jeu ?
Prénom ou pseudo : Line
Âge : 23 ans
Célébrité sur votre avatar : Jackson Rathbone
De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? Par hasard, après avoir lu un RP trop cool au bord du lac.
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ?Hmm, je crois, oui.

Signature du règlement
Pour connaître les règles du forum, pour les respecter et ainsi pour vous garantir une bonne expérience de jeu avec nous, nous vous demandons de lire le règlement en suivant ce lien et d'inscrire ici votre engagement à le suivre.
Je m'engage à suivre le règlement de Catharsis et à accepter les conséquences qui résulteront du non-respect de ce dernier, s'il y a lieu. J'inscrirai ici mon pseudo pour prouver cet engagement :
Keith R. Campbell
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MessageSujet: Re: Keith R. Campbell ♦ As soon as I have got flying to perfection, I have got a scheme about a steam engine.   Keith R. Campbell ♦ As soon as I have got flying to perfection, I have got a scheme about a steam engine. EmptyMar 27 Déc - 17:53

Bienvenue, cher professeur !

   Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

   Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
   Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin,  à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
   Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! N’oublie non plus pas d’afficher ton planning de cours sur le panneau d'affichage de Poudlard ou sur l'écran d'affichage de l'UPA quand tu l’auras déterminé, afin que tes étudiants ne soient pas en retard.

   Bon jeu !
 
Keith R. Campbell ♦ As soon as I have got flying to perfection, I have got a scheme about a steam engine.
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