Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.

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Ireland E. Bushnellavatar
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Pseudo : June.
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Feuille de personnage
Lieu de résidence: Un canut dans un vieil immeuble du faubourg.
Patronus: Vautour.
Informations supplémentaires:
Sujet: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Jeu 23 Aoû - 15:48
Ireland Esther Bushnell
Informations civiles
Nom : Bushnell, ce nom à l'appel duquel elle répondait présente à Poudlard, et qui aujourd'hui apparaît seul sur les couvertures de "Le chevalier des Sables" et de "Amortentia", tant il est familier aux habitants de l'île écossaise.
Prénom(s) : Ireland, comme le pays où elle n'est pas née, mais où elle a été conçu ; Ireland comme cette île si proche et si lointaine d'où s'élève la voix de ses ancêtres qu'elle ne peut entendre dans son aveuglement ; Ireland comme cette contrée mystérieuse dont elle ne sait rien, qu'elle n'ose pas approcher ; Ireland comme le pays dont ses parents adoptifs la tiennent éloignée, de sorte à ce qu'elle ne renoue pas accidentellement avec ses origines, celle de son père biologique : Ireland, un prénom en contradiction avec ce qu'elle croit être son identité, et qui pourtant lui sied comme un gant,  sonne harmonieusement dans ses oreilles - pourquoi ? Le temps le lui dira.
Date de naissance : 13 Octobre 1978.
Âge actuel : 23 ans.
Origines : Son père biologique est irlandais, sa mère, une anglaise tout ce qu'il y a de plus commun, tandis que ses parents adoptifs sont tous deux dublinois.
Métier, cursus : Rédactrice dans The Breakfast Chronicles et écrivain à ses heures perdues.
Alignement politique : Officiellement conservatrice. La répugnance que lui inspirent les sorciers, surtout les sorciers de Sang-Purs, n'a d'égal que sa gêne de faire partie de ces sphères elle-même. Bien qu'ils affirment le contraire, Ireland est persuadée que ses pouvoirs magiques dégoûtent ses parents ; enfant déjà elle était spectatrice de leurs tirades longues et agressives, riches en blasphèmes, à l'encontre du monde de la magie : quelle ne fut pas leur stupeur lorsqu'ils apprirent que leur fille allait y appartenir ! Dès lors qu'elle a reçu sa lettre pour Poudlard, leur relation a changé du tout au tout. A mesure qu'ils s'éloignaient d'elle, le monde des sorciers est apparu à Ireland de plus en plus détestable ; profondément imprégnée des idéaux de ses parents, en qui elle voit de véritables modèles de perfection, cette méfiance n'a cessé de s'amplifier avec le temps.   En tant que rédactrice dans The Breakfast Chronicles, journal hautement réputé, lu par la quasi-totalité de la population d'Atlantis et surveillé de près par les Gouvernements, elle a néanmoins appris malgré elle à mettre ses opinions politiques de côté, comme des cartes que l'on se garde de sortir avant que l'occasion ne se présente - serment "d'objectivité absolue" l'oblige. Sa plume se doit de tout filtrer, ses émotions comme ses jugements ; cet exercice lui est particulièrement profitable au quotidien, surtout quand elle côtoie des sorciers : elle se garde bien de parler de tout cela. Elle, cacher son jeu ? Je ne dirais pas cela. Disons qu'elle-même n'est pas pleinement convaincue du fait que le conservatisme soit capable de faire quoi que ce soit pour rétablir l’ordre à Atlantis - la Terre des Hommes n'a-t'elle pas toujours été ébranlée par des perturbations de ce type ? par des conflits de "races", de "genres", de "natures" ? La fragilité de ses convictions réside dans le fait qu'il ne s'agit pas véritablement des siennes, mais de celles de ses parents - l'influence peut-être plus forte que la Raison, parfois. Mais plus le temps passe, plus elle prend de l’âge, plus elle échappe à la coupe de ses parents. Actuellement, elle n’a que très peu de contact avec eux. La famille ne se réunit que pour Noël, Thanksgiving, les anniversaires et quelques occasions ponctuelles. C’est une période sombre et difficile pour la jeune journaliste en quête d’émancipation et de découverte d’elle-même.
Et puis, elle est parfaitement consciente qu'ébruiter ses positions sur l'Axe, les crier sur tous les toits ou les partager avec n'importe qui entacherait sa réputation encore à faire, ce qui finit toujours, tôt ou tard, par faire défaut, surtout lorsqu'on nourrit des projets aussi ambitieux que les siens. C'est pourquoi elle ne vous exposera sans doute jamais le fond de sa pensée ; certaines choses valent mieux d'être passées sous silence.
Informations Magiques
Statut de sang : Née-moldue dans le coeur, dans la tête et dans les papiers ; mais dans le sang, c'est une toute autre histoire. Si, encore aujourd'hui, Ireland considère les deux moldus qui endossent pour elle le rôle de parents comme étant ses géniteurs, c'est parce qu'ils ont toujours fait en sorte de lui dissimuler la vérité derrière un rideau de mensonges qu'il lui sera fastidieux d'ouvrir ; même après avoir appris que du sang de sorcier pouvait, potentiellement, coulé dans ses veines, ils se sont refusés à lui parler de ce lourd secret - amour ? embarras ? orgueil ? honneur ? égoïsme ? Quelles motivations peuvent être suffisamment fortes pour empêcher son enfant de voir, d'accéder à sa véritable identité ? pour le priver de ses parents biologiques ? pour avoir le culot de lui mentir, s'enlisant ainsi chaque jour un peu plus dans une sombre supercherie, des plus vicieuses qui plus est, où ils ont fini par se noyer jusqu'à bafouer la vérité et même, se prendre à son propre jeu ? Car Ireland est issue de parents sorciers ; sa mère biologique est une sang-mêlée ; son père, un sang-pur comme on peine à en trouver - de ces pères que les nouveaux enfants, encore au stade embryonnaire, esquisses d'homme, prient Dieu pour ne pas avoir.
Baguette : Bois de cerisier, froid comme son visage ; écrin de licorne, pur comme son coeur ; 36,8 centimètres, grande comme son nez.
Préjugés : Ireland n'a pas de préjugés ; du moins, c'est ce dont elle essaie de se convaincre, désespérément. Le bien-fondé du jugement négatif et foudroyant qu'elle porte envers les sorciers repose sur d'incontestables - non, d'incontournables preuves, vous dirait-elle de cette voix à la fois oscillante et pleine d'assurance, arborant cette expression mêlant détermination et hésitation. Elle les a côtoyé, plus qu'elle ne l'aurait voulu même, au quotidien ; les a vu dans leurs pires moments comme dans les meilleurs ; leur a tant de fois donné raison, a tant de fois tenté de s'accrocher à  l'idéal qu'elle s'en est un jour fait, précisément à son entrée à Poudlard. Elle a eu des amis sorciers, des meilleurs amis sorciers - un amour sorcier qui, d'ailleurs, fait toujours battre son faible coeur : mais ça, elle ne se l'avouera pas de sitôt. Ils ont occupé, et occupent encore une partie intégrante de sa vie ; elle a parcouru l'Axe de long en large, a cherché sa place, l'a trouvé mais s'en est vite détournée après que les remords l'aient rongé jusqu'au sang comme ils savent si bien le faire ; mais le temps, l'expérience, l'influence de sa famille adoptive et son vécu personnel, ont fini par stabiliser ses positions - et aujourd'hui encore, elle éprouve de grandes difficultés à les maintenir.
Patronus : Vautour.
Épouvantard : Si un épouvantard venait à se présenter devant Ireland, il prendrait la forme de trois individus particulièrement chers à ses yeux, qui n'ont rien de magique ; ses parents adoptifs. Ils lui lanceraient tous deux des regards de reproches, lui adresseraient des paroles blessantes, la rabaisseraient "comme c'est pas permis" (Note : clin d'oeil à ceux qui comprendront la référence), avant de se détourner d'elle et de s'éloigner comme des étrangers que l'on croise dans la rue et pour qui notre visage ne signifiera bientôt plus rien ; oui, Ireland ne pourrait pas vivre sans se savoir aimée : en dépit de ce que son apparence peut suggérer, elle n'a pas suffisamment confiance en elle pour s'octroyer ce privilège qu'est l'auto-suffisance. Et depuis que ses pouvoirs magiques se sont manifestés, suivis de près par une sorte de rejet parental, bien que dissimulé, dont elle a beaucoup souffert, elle a la terrible impression que cet amour dont elle se dit entourée, n'est rien d'autre qu'un mirage, une illusion, une chimère.  
Ancienne école/maison : Ireland, comme bon nombre de sorciers résidents à Atlantis, s'est rendue à l'école de sorcellerie de Poudlard. Elle a été répartie à Serdaigle.

Descriptions
Caractère de votre personnage
Il est assez difficile de cerner la personnalité d'Ireland ; sa réserve constitue une barrière péniblement franchissable : elle ne dissimule rien de bien extraordinaire cependant. C'est une jeune femme droite, cartésienne et rigoureuse dans tout ce qu'elle fait ; rien de ce qu'on attendrait d'une personne de son âge. 23 ans, c'est les premiers pas dans le monde, c'est pour beaucoup, le triomphe de l'insouciance sur la dure réalité, qui vous fait cadeau d’une certaine naïveté ; c'est aussi l'âge où l'acquisition d'une liberté qui semble sans limite vous enivre, vous aveugle davantage que vous ne l’êtes. Ireland a toujours été quelqu'un d’excessivement rationnel pour s'exposer ainsi à tous les vents. C'est à peine si les beuveries d'étudiants, les soirées, les garçons lui évoquent les histoires que lui racontent ses amies proches, tant elle s'en contrefiche, tant ce monde-là lui inspire de l'apathie : avantage -ou un inconvénient- d'avoir acquis son indépendance, sur le plan financier comme sur le plan moral, très jeune. En effet, Ireland est journaliste, et par conséquent, se suffit à elle-même depuis ses vingt ans.
Si vous aviez l'occasion de converser avec elle, aussi bref eut pu être l’échange, vous seriez sans doute frappés par son grand sens de la répartie. Constamment sur le qui-vive, elle donne l'impression d'attraper chacune de vos paroles au vol, de les étudier, les tournant, les retournant dans le creux de sa main, avant de formuler une réponse adaptée aux circonstances ; c'est pourquoi elle a la conversation facile. Avec des inconnus, elle veille à ne pas se départir de cette couverture qui suggère à autrui une totale maîtrise d'elle-même, couche superficielle dont elle s'embarrasse, protection dissimulant sournoisement un grand désarroi, un sens de perfectionnisme aigu qui l’étrangle au quotidien. C'est une femme particulièrement sensible au stresse, constamment sous tension, s'occupant de mille et une choses à la fois, ce qui lui vaut de négliger son apparence. Si par malheur elle vient à oublier de réaliser une des tâches annotée sur son agenda, gare à la crise de nerf. La notion de "juste milieu" lui est étrangère : c'est tout, ou rien.

En compagnie de ses proches, Ireland est une toute autre personne. Fervente prêtresse de l'humour noir et du sarcasme, grande est assurément un pilier sur lequel on peut reposer si le besoin en est, une épaule sur laquelle pleurer. Son sens de l’écoute et du bon conseil lui valent d’être digne de confiance. Quand elle n’est pas dans son appartement à plancher sur un article, sur une ébauche de livre, ou à recevoir ses amis, elle passe son temps dehors, elle flâne dans les étroites ruelles de la vieille ville, fait le tour d’Atlantis, en vélo ou à pied ; s’arrête dans un café librairie, boit un américano en solitaire ou en compagnie d’un ami, puis se remet en chemin, épluche les galeries d’arts, annote quelques idées de décors ou de trame pour un prochain ouvrage, fait des rencontres inédites. Car oui, Ireland n’a aucun mal à tenir une conversation avec un inconnu, bien au contraire. Elle y voit une occasion d’élargir son ouverture sur le monde, peut-être parfois de lui inspirer une idée de personnage, et puis, c’est toujours plaisant de faire de nouvelles rencontres.
Ce qui fait la qualité d'un journaliste, ce n'est ni sa fougue, ni son penchant pour les potins en tout genre, ni ses compétences à l'écrit, mais bien
Si vous aviez le malheur d'avoir une conversation touchant à des sujets sensibles telles que la politique, elle vous
C'est une jeune femme très discrète et de nature plutôt réservée, en ce sens qu'elle se garde bien de divulguer des informations sur sa vie personnelle ou de partager le fond de sa pensée avec un inconnu, un collège ou une simple connaissance, sans pour autant faire preuve d'hostilité à leur égard ou donner le sentiment que leur présence lui est désagréable. Au contraire, il est plutôt facile d'engager une conversation avec elle.
Ireland est de nature très désordonnée. Obsédés du rangement, prenez gardes o
Autres informations
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✒️ Ireland s'inflige une pression incommensurable au quotidien ; celle-ci trouve son origine dans la violente dépression qui a succédé à l'obtention de son diplôme de sorcellerie et qui l'a maintenu dans un état de transe pour le moins effrayant - elle n'en guérira que deux ans plus tard lorsque, encouragée par ses plus fidèles amis, elle renouera avec l'écriture et postulera peu après pour le poste de rédactrice dans The Breakfast Chronicles. Elle se reprend en main, quitte le domicile familial et s'installe, seule, le plus loin possible de Londres, à Atlantis, dans un petit canut qui a servi autrefois d'atelier à un peintre, au huitième étage d'un immeuble d'architecture baroque délabré, qu'elle considère comme un havre de paix propice aux travaux de l'esprit. Aujourd'hui encore pourtant, le spectre de cette époque révolue la hante. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette expérience a été des plus traumatisantes pour la jeune femme ; la peur de "replonger" la tient éloignée de beaucoup de choses qui ravivent de douloureux souvenirs : voilà trois ans qu'elle n'a pas touché à une seule goutte d'alcool, ce liquide qui a été son seul et unique compagnon dans son naufrage - ne paie-t-on pas toujours cher le prix d'une camaraderie aussi fusionnelle ?- ; la chambre qu'elle a toujours tenu chez ses parents et qu'elle n'a pas quitté tout le temps qu'a persisté son mal ; et ce ne sont que d'infimes exemples.

✒️Désormais, Ireland met un point d'honneur à s'occuper. Elle ne s'octroie que peu de moments de répit, car elle les sait propices à l'angoisse ; c'est pourquoi elle fait une si bonne journaliste. Ses articles, elle les passe au peigne fin, taillant et retaillant dans le lard du texte jusqu'à obtenir quelque chose de parfait, d'irréprochable, de comme il faut. Il lui est essentiel de traquer les vides du quotidien et de les combler ; elle ne se laisse pas de répit. Ses amis lui reprochent souvent ce surmenage, mais n'y peuvent rien changer ; elle gardera sans doute longtemps encore cette cicatrice d'antan ô combien douloureuse.

✒️ Le quotidien de la jeune sorcière ressemble beaucoup à celui d'une moldue. Elle fait rarement usage de sa baguette à l'extérieur, préférant l'intimité de son appartement pour renouer avec la sorcellerie. Car il faut bien l'admettre : malgré sa honte d'appartenir au monde de la magie, Ireland n'y est pas insensible ; l'extraordinaire coule dans ses veines, après tout, quoiqu'elle en dise. Ainsi, chaque jour, elle s'exerce avec sa baguette, les volets fermés comme de peur qu'on ne la surprenne, cuisinant, dessinant des formes éclairées dans l'air, donnant vie aux objets les plus communs, laissant libre court à son instinct de sorcière, et elle s'y abandonne toute entière. Cette activité lui procure un apaisement, un sentiment de quiétude, qui trouve sa source dans la restriction ; comme bien d'autres choses dans sa vie, elle contrôle ses pulsions sorcières, les garde à l'oeil, de peur qu'elles ne triomphent sur la raison.

✒️  Elle participe, parfois, à des débats littéraires ou à des interviews diffusés à la télévision, surtout pour arrondir ses fins de mois, car en réalité, le monde du multimédia, c'est pas son truc. Pour se renseigner sur l'actualité, elle préfère sa vieille radio sur le point d'expirer ou un bon journal à une télévision ; elle n'en possède d'ailleurs pas chez elle. Un vidéo-projecteur lui suffit.

✒️ Ireland dort très mal. Elle veille jusqu'à pas d'heure, planchant sur un article, sur un écrit ou plongé dans un Virginia Woolf ; il faut dire que ses 4 tasses de café par jour ne lui réussissent pas. Le matin, elle se réveille avant l'aube, aux alentours des cinq heures du matin, et ce six jours sur sept. Elle se vante de pouvoir ainsi profiter des extraordinaires rayons du soleil qui se lève sur une Atlantis endormie ; elle jure qu'il n'y a rien de plus beau au monde.
C'est une femme fougueuse ; profession l'oblige
✒️ Quand elle ne rédige pas un article de presse pour The Breakfast Chronicles à la terrasse d'un café mixte ou sur son bureau, Ireland écrit pour son plaisir. De ce passe-temps sont nés deux ouvrages qui ont connu un grand succès dans tout Atlantis : "Le Chevalier des Sables", paru en 1999, fiction relatant l'épopée d'une jeune femme égyptienne déguisée en guerrier afin de protéger son fiancé au front, et "Amortentia", paru en 2001, histoire réaliste d'un amour impossible entre une moldue et un sorcier de sang-pur, qui aboutira vers l'usage d'un philtre d'amour, puis vers le suicide de la jeune femme. C'est ce dernier livre qui propulsera Ireland dans les gradins de la popularité ; même si l'opinion et les critiques y ont décelé des connotations politiques, elle s'est gardée de les officialiser, à la fois soucieuse de protéger sa carrière et de laisser ses lecteurs jauger son livre comme bon leur semble, l'interpréter à leur manière - ou carrément, choisir de s'abandonner au fil de l'action sans y mêler une quelconque opinion politique.
Actuellement, elle planche sur un autre ouvrage, toujours sur le thème de l'amour, qui est sa signature, mais beaucoup plus... personnel.



Réputation

Ireland ne se l’avoue pas, se comporte comme si ce n’était pas le cas, fidèle à sa réserve usuelle, mais au court de ces quelques années passées à Atlantis, elle est parvenue à se faire un nom, à se « démarquer » parmi la communauté d’écrivains de la région. Le nom de Bushnell parle à une majorité de ses habitants, bien que rares sont ceux capables d’y faire correspondre un visage ; les critiques littéraires n’ont eu de cesse de réagir à ses livres : la parution de « Amortentia », surtout, a su les émoustiller, s’attirant les courroux de uns et les égards des autres : des « Bushnell commet l’affront de ne serait-ce qu’envisager une éventuelle liaison entre un sorcier et une moldue » de la part des extrémistes sorciers, des « Bushnell, à travers la faiblesse apparente d’Anastasia, place les non-sorciers en position d’infériorité par rapport aux êtres dotés de pouvoirs magiques ; apprenez que c’en est une elle-même ! Non, vraiment, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que la fiction s’efface derrière une opinion politique des plus dégradantes » de la part des conservateurs moldus, des « Amortentia est un de ces chefs-d’œuvre qui font la fierté de la Grande-Bretagne ; en ces temps d’agitation politique aigue, il parvient à réunir deux camps dont on terre les similitudes dans l’ombre de leurs différences, autour d’un sentiment qui leur est commun : l’amour. Ce livre est à la fois une remarquable preuve de lucidité, de pacifisme et d’humanité. » de la part des progressistes. Cette bataille littéraire que se sont livrés ces experts a fait retentir le nom de Bushnell dans toute la ville, de sorte à ce qu’il n’y ait pas une librairie qui ne l’ait pas commandé dès sa publication. Se gardant bien de révéler ses convictions politiques, le mystère plane autour de « Amortentia », ce qui lui est financièrement très profitable. « Le chevalier des Sables », son tout premier ouvrage jusque-là méconnue, en a d’ailleurs été mis en avant.
De plus, elle est un des rédacteurs de « The Breakfast Chronicles » les plus réputés et les plus appréciés de par les qualités de sa jeune plume.
Cependant, même si ce grand bruit lui permet aujourd’hui de vivre de sa passion, Ireland a toujours vu la popularité d’un mauvais œil ; non pas qu’elle y soit insensible, loin de là – d’ailleurs, qui pourrait ne serait-ce que feindre de l’être ?- : elle répugne simplement cette autre Ireland qui la possède pendant un entretien avec des journalistes, ou lors d’une séance de dédicace ; ce n’est pas elle, et elle n’admet pas qu’on la voit au grand jour différemment de ce qu’elle est vraiment. Quand il est question de son métier d’écrivain, quand elle se voit faire l’objet d’une conversation qui gravite autour de sa personne, elle se pare inconsciemment de manies absolument insupportables et qui lui sont aussi étrangères que le bonheur l’était à Voldemort, mais elles font si subitement surface qu’elle n’a pas le temps de les en empêcher.
Disons qu’elle a le souci de la transparence la plus absolue ; mentir aux autres équivaut toujours à se mentir à soi-même, et mieux vaut s’en garder lorsqu’on est écrivain, car quand la folie des grandeurs vous prend aux tripes, la plume, elle, prend la fuite, n’admettant aucune forme d’artificialité. Ireland vit de sa plume, elle vit pour sa plume ; s’abandonner à l’ivresse du prestige est donc, si ce n’est au-dessus de ses forces, du moins le pire reproche qu’elle puisse se faire, car oui, il lui arrive parfois de céder quand sa faiblesse d’humaine triomphe sur la Raison.  
Ainsi n’étale-t-elle pas ses richesses, préférant vivre dans la modestie qui est propice à l’exercice de sa profession ; mais elle est loin de se contenter de plaisirs simples. Non, Ireland aime la nouveauté, les sensations fortes. Sa réputation d’intrépide la précède, car quand sa solitude de louve lui monte à la tête, elle se jette tête baissée dans le monde : elle rassemble quelques affaires ainsi qu’un bon bouquin, enfourche son scooter et quitte Atlantis pour une destination inconnue. Les rumeurs n’ont pas tardé à fuser de tous les côtés, toutes plus absurdes les unes que les autres : l’écrivaine en herbe s’en va ponctuellement rejoindre un amoureux secret, assister à une réunion secrète que tiendrait un groupe extrémiste « on-ne-sait-lequel ». Il est vrai que la réserve d’Ireland est un terrain fertile pour l’imagination de ses congénères, les médias, et la prolifération d’informations fausses à son sujet : ses adversaires se font toujours un plaisir de l’écraser. Mais les ripostes d’Ireland, bien qu’elles aient un train de retard, qu’elles adressent parfois sous forme écrite dans ses articles pour la rubrique « The Breakfast Chronicles », finissent toujours par faire éclater la vérité au grand jour.  


Rêves & Ambitions
Ireland ne rêve pas : elle nourrit des projets.
Son souhait le plus cher serait de créer son propre journal.

Opinions Politiques
Quel est le ressenti de votre personnage vis à vis de la mixité ?
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne la voit pas d'un bon oeil - du moins croit-elle ne pas y être favorable. Ses parents moldus n'ont cessé de se lamenter devant elle de leur condition d'êtres faibles, se comparant à ces puissants sorciers qui peuvent tout ; selon eux, quoiqu'on en dise, la magie est supérieure à la science ; entité destructrice, elle plane, menaçante, au-dessus des hommes, en préférant certains à d'autres, choisissant de façon tout-à-fait arbitraire et aveugle ceux dont elle fait cadeau de sa surpuissance, ne prenant en compte ni leur bon-fond, ni leur mérite, de sorte à ce que de véritables bandits se retrouvent munis d'une baguette pour faire le mal, comme ce fut le cas de Voldemort. Ireland, émue aux larmes par la détresse de ses parents qui est, toujours selon les dires de ceux-ci, celle de tous les non-sorciers, et par la fragilité apparente de leur existence, s'est prononcée contre la mixité. Malgré son âge, sa maturité et son intelligence, elle ne peut que se ranger du côté de ses parents ; mais la vérité qui se cache derrière son identité la fera, bientôt sans doute, émerger de leur ombre, de sorte à ce que toutes les interrogations qui fleurissent dans son esprit pour remettre en question les opinions de ses parents et qu'elle chasse avec opiniâtreté, reviennent à la charge et la détournent de ces idées, de ce sentier qui n'est en réalité pas le sien. La magie l’attire, inexorablement. Comment ne pourrait-elle pas ; celle-ci coule dans ses veines, bien qu’elle n’en sache rien. Elle aimerait, au fond d’elle-même, croire à son innocence, être en mesure de croire à la mixité. Mais elle se doit de refouler de telles pensées, ou elle peut d’ores-et-déjà faire une croix sur la famille qu’elle aime tant.
Que pense-t-il des groupuscules extrémistes sorciers et moldus, tels que Magic is Might et Gloriam ?
L'histoire n'a jamais manqué une occasion de nous montrer que les extrêmes, s'ils ont toujours été au coeur de nos mythes les plus palpitants, s'ils ont toujours contribué à entretenir notre imagination, si leurs récits sont si présents dans la mémoire de l'Humanité, ne sont jamais la solution, en ce qu'ils ont de mortellement radical. Aux yeux d'Ireland, Gloriam ne vaut pas mieux que Magic Is Might, même si elle se sent plus proche du premier d'un point de vue idéologique. Elle pense que  les individus de l'un et l'autre de ces groupes n'ont simplement su que faire de la haine qu'ils ont senti grandir en eux ; qu'ils ne se sont pas senti assez de force pour la maîtriser, et n'ont eu d'autre alternative que de l'utiliser à dessein de justifier leurs pulsions meurtrières. De la barbarie, tout au plus,  la balance, si l'un de ses côtés se retrouve trop prêt du sol, s'écroule, et qu'il sera bien difficile de la relever par la suite.
La technomagie: bonne ou mauvaise idée ? Pourquoi ?

Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Très, très mauvaise idée. Sans aucun doute un autre stratagème élaboré par les pro-Sang-pur, peut-être même les sbires du défunt mage noir, pour prendre le contrôle du monde et réduire les moldus en esclavage ; non, Ireland n’est pas dupe. En tout cas, elle ne l’est plus. Ce serait un fléau, non seulement pour les non-sorciers, mais pour les sorciers eux-mêmes : pourquoi contribuer à la conception d’une bête féroce, d’un monstre dont on perdra le contrôle aussitôt qu’il aura vu le jour ? Il faudrait être suicidaire, insensé ou idiot pour être favorable à ce dangereux projet. La conciliation de la science et de la magie serait aussi dévastatrice que l’a été l’entrevue de Montoir pour le peuple français. Que faut-il aux hommes pour qu’ils comprennent enfin la leçon ? Ils refusent d’entendre ! Ne comprennent-ils donc pas que, de la même façon que l’eau éteint le feu lorsqu’un contact entre les deux éléments a lieu, la magie, force surpuissante et parfois même meurtrière, finira par écraser la non-magie ? Non, ces deux mondes doivent se développer séparément ; ça vaut mieux pour l’équilibre de nos écosystèmes.  Les gouvernements peinent déjà à gérer la cohabitation foireuse entre sorciers et moldus ; pas besoin d’être un géni pour prédire l’échec de cette nouvelle entreprise. Jusqu’où la soif de puissance et la folie des hommes iront-elles ?


Biographie
Janvier 1978 : « Quand un nouveau coeur brisé ensanglante une page de l'histoire.»

Il est difficile de concilier soif de liberté et honneur ; difficile de garder un oiseau en cage bien longtemps ; difficile d’opprimer une âme que les sombres sphères de la débauche attire inexorablement. Mais vous savez ce qui est encore plus difficile ? Non ? Enfin, messieurs, ne faites pas les timides. Ce n’est plus un secret pour personne. Un homme éprouve la plus grande difficulté à demeurer maître de ses esprits, à se poser des questions, à raisonner, quand la beauté d’une femme l’ensorcelle, le prend dans ses doux filets de soie et de dentelles comme un vulgaire poisson, de la façon la plus inconsciente qui soit peut-être, mais pas moins puissamment. Une fois qu’il a croisé le regard de la belle, aussi lointain soit-il, le mal est fait ; le péché originel qui a failli coûter la vie à Phoebus et à d’autres qui lui ont succédé s’imprime dans la peau du malheureux, et à partir de ce moment-là, c’est le déclenchement de l’engrenage, plus rien ne l’arrête, plus rien ne parviendra à l’arrêter, car il tourne, il tourne, ivre, euphorique, poursuit le Diable avec frénésie, l’intercepte. Et il n’est jamais bon de solliciter ce vaurien.

C’est à peu près en suivant ce schéma Iain O’Connor tomba sous le charme de la jeune et belle Esther Maxwell, au cours d’un bal que donnait le maire de Galway. Esther était, dans ce temps-là, en vacances chez son meilleur ami, bien plus âgé qu’elle, un moldu qui occupait le poste d’adjoint au maire ; elle fut donc tout naturellement conviée à l’évènement. Elle ne s’y ennuya d’ailleurs pas, multipliant aussi bien les rencontres que les coupes de champagne. Pourtant, les deux protagonistes se tinrent à l’écart l’un de l’autre, par on-ne-sait-quelle force mystérieuse, tout le temps que la soirée dura, chacun affairé à un bout de la salle et dissimulé l’un à l’autre par un groupe d’individus en costards ou en robes élégantes. La fête allait bon train ; rien ne semblait prédire que ce qui allait suivre scellerait deux destins, du moins, par les liens du sang.

A deux heures  moins quart du matin, la soirée toucha à sa fin ; on se saluait de bon cœur, on serrait des mains inconnues avec convalescence, on se faisait mille courtoisies, puis on se quittait, on s’engouffrait dans la nuit noire et glaciale de l’hiver jusqu’à disparaître, comme un vulgaire mirage. Peu-à-peu, la salle des fêtes de la mairie se vidait de ses convives ; toutefois, certains demeurèrent assis sur le sol froid, adossés aux murs, cravates défaites, hauts de chemises déboutonnés, cheveux en bataille et nez rouges cerise. On avait le hoquet, on riait à s’en tordre les côtes ; on était ivres morts. D’autres, tentant d’échapper au démon de l’alcool car s’y sachant trop sensibles, collaient leur front au mur, respiraient bruyamment, semblaient sur le point de vider le contenu de leur estomac sur leurs pantalons repassés, peinaient à écouter les serveurs qui leur demandaient leur nom, le numéro de téléphone d’un proche ou leur adresse avec bonhomie. C’était à vous émouvoir.

Iain fut de ceux-là. Il tenta d’abord de marcher, ou plutôt, de tituber ; il chancela cependant, fit mine de se tenir au mur, glissa et s’écroula de tout son poids contre le sol de marbre. La femme de ménage, maigre pantin aux longs doigts élimés par les tâches ménagères, au petit visage usé par la misère, regardait d’un œil mauvais et rempli de dégoût ce jeune trentenaire qui tenait à peine debout, et se dit qu’au moins elle, avec tout ce dont elle manquait cruellement, avec tout ce dont la vie l’avait privé, pouvait se vanter d’être rationnelle, de n’avoir jamais connu cette détresse et de n’avoir jamais rien fait qui eusse pu porter atteinte à sa dignité de femme.

Le professeur d’anglais, la surprenant, grogna un féroce : « Vous voulez ma photo, vieille bique ? », avant de se détourner, nauséeux.

Une main gantée se posa sur son épaule. Il ne la sentit pas tout de suite, trop occupé à régurgiter la bile qui lui montait à la gorge, le prenant chaque fois par surprise.

Esther avait aperçu le sorcier depuis le jardin. Elle discutait là avec son ami de ces pauvres hommes du monde ou pères de familles qui gisaient à l’intérieur comme des larves somnolentes, plongés dans un état second. Elle avait balayé la salle d’un regard mi amusé, mi exaspéré, avant de s’attarder sur cet homme en chemise immaculée qui venait de s’écrouler au sol. Elle avait écarquillé les yeux et, prise d’un élan de compassion que l’on connaît aux femmes, avait pris congé du fonctionnaire, lui adressant un bref « Un instant.» en guise d'au-revoir, pour se précipiter sous les néons de la salle.

Elle ignorait cependant ce que ce geste, qui avait trouvé sa source dans la plus noble des intentions pourtant, allait bouleversé le court de sa vie.

Ce qui dût se produire se produisit. Que voulez-vous ; l'on serait tentés de dire que les hommes sont faibles et les femmes, trop naïves, mais la vérité, comme toujours, est bien plus complexe, et ne se limite pas à des consensus aussi simplistes et généraux : il faut la considérer au cas par cas.

Le lendemain matin, Esther fut réveillée par les rayons du soleil qui filtraient par la seule fenêtre de la chambre d’hôtel. Elle ouvrit lentement les yeux. A travers les petites ouvertures qui perçaient les volets à demi fermés, elle aperçut l’incroyable clarté du ciel qui, se jour-là, s’était revêtu de son plus beau costume, d’un azur limpide et étincelant. Un court instant, elle semblait avoir oublié les événements de la vieille ; mais presque aussitôt, ils lui revinrent en mémoire, et un doux sourire germa sur son visage de jeune femme, alors qu’elle rougissait de plaisir et de gêne. Un vent froid s’engouffra dans la petite pièce, tandis qu’un frisson entama sa course effrénée le long de son échine. Elle rabattit la couverture sur son torse nu dans un élan de pudeur qui arracherait une larme d’émotion au plus cruel des rois.  
Iain dormait encore profondément, sur le ventre. Elle s’allongea sur le côté et, s’appuyant sur son coude, l’enveloppa d’un regard où brillait une tendresse infinie. Elle se surprit à faire des projets, à imaginer sa vie aux côtés de cet homme qu’elle venait tout juste de rencontrer et qui pourtant, avait déjà son cœur naïf sous sa coupe. C’était, pour ainsi dire, la première fois qu’une telle chose lui arrivait. Enfant, elle rêvait déjà du prince charmant, et cette image du preux chevalier qui se lancerait à la conquête de son amour à ses risques et périls ne l’avait jamais quitté depuis. Cependant, elle n’imaginait pas le moins du monde qu’elle le rencontrerait si tôt, et dans un contexte aussi peu commun. Mais elle ne se serait jamais donnée à quelqu’un si elle n’avait pas senti qu’il s’agissait du bon en effet Esther, presque orpheline à la naissance, avait grandi dans un orphelinat tenue par des religieuses qui l’avaient éduquée « à la catholique ». Ainsi, se jeter sur le premier venu ne lui avait jamais semblé commode – c’est le moins qu’on puisse dire. Mais elle sentait qu’avec Iain… c’était différent. Qu’il n’allait pas être n’importe qui pour elle, qu’il y aurait un « to be continued » à cette histoire qui pour beaucoup de ses amies, avait été sans lendemain. Non, la sienne serait différente, c’était certain. Elle se mit à caresser les cheveux incroyablement roux d’Iain avec dans les yeux une lueur d’espoir que rien ne semblait pouvoir éteindre.

Ce fut à ce moment-là qu’Iain émergea de son profond sommeil. Il ouvrit d’abord un œil, puis l’autre, difficilement, les referma tous deux en grognant comme un bœuf ; il avait un mal de crâne indescriptible,  Esther s’esclaffa.

« - Toi, tu n’es pas du matin. »

En entendant la voix d’Esther, Iain rouvrit brusquement les yeux ; ceux d’Esther les attrapèrent au vol. Ils restèrent ainsi prisonniers de leur étreinte visuelle un long moment encore, figés dans le marbre comme deux statues gréco-romaines, stoïques, parfaites. Ce fut Iain qui y mit fin. Il leva lentement la main vers le visage de la jeune femme et lui caressa la joue du bout des doigts, souriant avec quiétude.

« - Bonjour, murmura-t-il. Tu as bien dormi ?
- Hm, difficilement, lui confia-t-elle en se mordant les joues pour ne pas rire.
- Je m’en doute bien.»

Ils trouvèrent rapidement un sujet de conversation. Ils parlaient, riaient par moments, insouciants, oubliant jusqu’à leur identité. Le temps défilait à toute vitesse, poursuivant sa course contre la montre à leur insu ; les secondes, les minutes, les heures s’écoulaient les unes après les autres. Mais, bien entendu, ça ne pouvait durait très longtemps ; la réalité vous rattrape toujours quoiqu’il arrive : elle vous laisse seulement un petit délai où il vous est permis de goûter à la douceur de l’illusion, mais pas plus. Après cela, il vous faut reprendre vos esprits, redescendre sur Terre et faire face aux conséquences de ce moment de répit où, en votre qualité de faiblesse commune à tous les êtres humains, vous n’avez pas pu vous empêcher d’abaisser votre garde.

Encore une fois, Iain s’engagea sur cette dangereuse pente qu’est la quête de la vérité, le premier :

« - Tu réalises qu’on se tutoie sans rien savoir l’un de l’autre ?
- C’est vrai, ça, fit-elle avec étonnement, faisant mine de réfléchir. On devrait se poser des questions, en se vouvoyant d’abord.
- Se vouvoyer ? Et pourquoi ça ?
- Comme vous l’avez dit, monsieur, on ne se connait pas
, fit-elle en arborant un sourire plein de malice. Quand j’en apprendrais plus sur vous, alors peut-être que j’envisagerais la possibilité de vous appeler « tu ».
- Mhm. D’accord. Je commence.
- Vas-y.
- Quel est votre plat préféré, madame ?

Esther pouffa.
- Eh bien quoi ? s’enquit Iain, surpris.
- Rien. C’est juste que… Bref, passons. Les lasagnes.
- Les lasagnes, c’est noté.
- A mon tour ! Votre nom ?
- Vous le connaissez, voyons.
- Je parlais de ton nom de famille.
- Ah, je l’avais oublié, celui-là. O’Connor.
- Pardon ?
- Iain O’Connor.


Esther, reconnaissant le nom de la plus ancienne famille de sorciers d’Irlande qui avait parfois été au cœur de ses conversations avec son ami, l’adjoint au maire de Galway, écarquilla les yeux. Iain pouffa et leva les yeux au ciel.
- Ah… Tu…
- T’inquiètes, j’ai l’habitude
, la coupa-t-il, fixant son regard sur le plafond, pensif.

Un long silence s’en suivit. Chacun méditait de son côté ; surtout Esther, en réalité. Elle était retombée sur le dos, les bras le long du corps, le regard perdu dans le vide. Bizarrement, l’idée d’avoir couché avec un homme marié ne la répugnait pas ; au contraire, même. L’interdit la faisait frissonner ; ça ne lui ressemblait pas, elle qui n’avait jamais rien eu à se reprocher vis-à-vis de Dieu ; mais en cet instant précis, plus rien ne comptait, ni sa foi, ni les principes auxquels on l’avait enchainé comme on enchaîne un boulet à la cheville du forçat ; non, vraiment, rien n’importait d’autre que ce qui s’était produit entre elle et Iain la veille, et l’avenir qui se dessinait devant ses yeux de jeune femme naïve et pour qui le merveilleux est encore bien réel. Elle se dit qu’elle avait une chance, que peut-être Iain n’aimait plus sa seconde épouse ; elle fit abstraction du fait qu’il se fût promptement remarié après le décès de son ex-femme, s’accrocha farouchement à l’idée qu’aucune des deux n’étaient parvenus à le combler, mais qu’avec elle, encore une fois, c’était différent. Elle l’avait lu dans son regard. Elle l’avait senti dans ses gestes.  Oui, ce serait différent.

Elle se retourna, affichant à présent un sourire des plus radieux.
- Vous ne m’avez pas demandé mon nom, à moi.
- C’est vrai, vous avez raison. Mais je n’en ai pas envie.
- Ah bon ? Et pourquoi ça ?
- Et bien, je sais que vous êtes une sorcière – une très jolie sorcière. Et ça me suffit.


Elle haussa les sourcils. Le rouge lui montait sensiblement aux joues ; elle rabattit à nouveau sa couverture sur son visage. Iain s’esclaffa, se retournant sur le lit à son tour pour lui faire face.

- Ce n’est pas drôle du tout, Iain, fit-elle d’une voix faussement contrariée, étouffée par le drap.
- D’accord, j’arrête. Comment vous appelez-vous, gente demoiselle ?
- Esther, monsieur. Esther Rotherdam. Mais on peut se tutoyer de nouveau, maintenant.
- Non, on ne peut pas, rétorqua Iain avec sévérité, se renfrognant soudain, serrant sa mâchoire d’un naturel prognathe.

Il réalisait seulement son erreur. Le nom d’Esther ne figurait pas dans le registre des familles d Sang-Pur ; dire qu’il le connaissait par cœur serait un euphémisme, car vraiment, on ne peut tromper un Sang-Pur sur la nature de son sang : il savait tout ce qu’il y a à savoir. C’était un cercle extrêmement fermé, surtout depuis la Bataille de Poudlard où de nombreux sorciers de sang-purs avaient tragiquement perdu la vie ; entre sang-purs, on se connaissait – on ne s’appréciait pas forcément, mais on se connaissait. On était souvent amenés à se fréquenter ; aucun visage de sorcier de sang noble ne nous était étranger ; ainsi quelqu’un qui aurait voulu se faire passer pour tel aurait été démasqué dans la minute qui suit.
Esther n’était pas de Sang-pur. Elle n’était pas de sang-pur. Il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il avait merdé, même si rien ne l’affirmait encore. Il faudrait attendre quelques jours, quelques semaines peut-être, pour connaître la portée de son erreur ; pour savoir si de cette union des plus interdites, de cette union des plus sales allait naître un enfant. Iain déglutit à cette idée ; non, pas un enfant illégitime. Pas une autre bourde. La naissance de Sebastian  avait déjà fait honte aux O’Connor ; sa présence était déjà assez difficile à supporter au quotidien ; un bâtard dans la famille suffisait. Il n’en introduirait pas un deuxième dans sa maison – il en était hors de question.

A partir de là, les choses s’accélérèrent d’elle-même ; on semblait ne plus avoir de temps devant soi. La bulle qui les avait tous deux enveloppé, protégé du monde extérieur tout le temps où dura leurs ébats, avait éclaté sous le coup de cette révélation des plus rédhibitoires pour le sorcier de sang-pur. Iain devait faire au plus vite ; il devait disparaître avant même que les conséquences de ce qui s’était passé entre eux la veille ne traversassent l’esprit d’Esther. Il sauta hors du lit.
- Ah bon, fit-elle en le voyant se rhabiller.

Un silence s’en suivit. Esther, immobile, profondément décontenancée par ce brusque retournement de situation, ce changement d’atmosphère des plus inattendus, observait Iain enfiler ses chaussures avec empressement avec inquiétude.

« - Et pourquoi ça ? »
Sa voix tremblotante trahissait à la fois sa surprise, sa confusion, et le pressentiment néfaste qui lui nouait la gorge.
« - On ne devrait pas, c’est tout. »

A ces mots, sans même reboutonner sa chemise, Iain ouvrit la porte de la chambre et s’apprêtait à faire un premier pas dans le couloir quand Esther, alarmée, eut le réflexe de sortir de lit à son tour et de s’élancer dans sa direction. Elle l’empoigna fermement par le bras, peu soucieuse que quelqu’un les surprît, elle dans sa nudité, lui dans sa colère.
« - Iain, mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu es devenu fou ?
- Esther, lâchez mon bras.
- Mais explique-moi, enfin ! Il y a à peine quelques minutes, nous parlions, nous étions…
- Nous n’étions rien et nous ne serons jamais rien, Esther. Quoiqu’il advienne de vous.

- Quoiqu’il advienne de… répéta la sorcière, hébétée.

Elle ne comprit pas tout de suite le message qu’il lui adressait. Peut-être ne voulût-elle pas comprendre ; peut-être voulût-elle seulement qu’il demeurât auprès d’elle le plus longtemps possible. C’est ce qu’elle s’employa à faire, sans se donner le temps de considérer ces dernières paroles pour le moins troublantes. Elle ne pensait plus à rien d’autre qu’à le retenir  ; ainsi sentit-elle monter en elle un courage qu’elle ne se connaissait pas, un courage qui bravait la distance que d’un instant à l’autre Iain avait mis entre eux alors qu’ils semblaient si proches, un courage de femme. Elle tira violemment sur son bras de sorte à l’approcher d’elle et, ancrant son intense regard dans le sien, d’une voix grave et catégorique :
« - Tu n’iras nulle part tant que tu ne m’auras pas expliqué.
- Je te demande pardon ?
rugit-il, remonté par la colère qui s’émanait des paroles d’Esther.
- Tu m’as très bien entendu.
- Tu n’es pas en position d’avoir ce ton avec moi. Et ne t’avise pas de me tutoyer.
- Et qu’est-ce qui t’en donne le droit, à toi, hein ? Dis-le-moi !


Un silence suivit cette imploration aux accents désespérée. En effet, Esther avait désormais les yeux larmoyants ; une petite voix lui disait qu’elle ne pourrait rien devant tant d’obstination. Iain semblait ne pas être le genre de personne que l’on peut faire changer d’avis, de ces personnes flexibles et ouvertes. Cette constatation la meurtrissait.
De son côté, Iain hésitait à répondre à la jeune femme. Une infime partie de lui lui reprochait son comportement de goujat – mais elle ne faisait pas le poids, si bien qu’après une poignée de secondes d’hébétude, durant lesquelles le sorcier s’efforçait de fuir le regard de la sang-mêlée, il retrouva son assurance et son arrogance de pro-Sang-pur et, le visage fermé, les dents serrés en une expression de mépris, le menton haut, il prononça les paroles qui mirent définitivement fin à cette relation qui, en réalité, n’avait d’ailleurs jamais officiellement commencée :
- L’impureté de ton sang qui te rend inférieure à moi. Maintenant, bats-les-pattes, ou je t’écrase, vermine!

Il se dégagea de son emprise avec violence, et disparut dans l’obscurité du couloir, fermant une parenthèse qu’il se promit de ne plus jamais ouvrir.

***

Peu après cela, Esther retourna en Angleterre… engrossée. Etonnant ? Pas le moins du monde. Ce qu’Iain avait redouté, l’argument dans lequel il avait puisé toute la force dont il avait eu besoin pour se défaire de l’emprise de cette femme à la beauté enchanteresse, s’était avéré des plus véridiques : Esther tomba enceinte. Effondrée par la fuite de Iain, en colère contre elle-même d'avoir été aussi naïve, elle avait d’abord mis son ami au fait de son aventure désastreuse, l’adjoint au maire de Galway qui avec gentillesse, lui avait prêté son épaule pour pleurer – elle l’accepta volontiers, et logea chez lui quelques jours, avant de transplaner vers son pays natal. C’est là qu’elle apprit sa grossesse ; elle se garda bien de crier la nouvelle sur tous les toits, la vivant déjà assez difficilement et peu désireuse de nourrir d’insupportables commérages. Dans un premier temps, il lui fut facile de dissimuler son état ; mais les semaines passaient, et son ventre gonflait à peine, gonflait un peu, gonflait beaucoup, effleura la chemise, fit pression sur la chemise – dépassa la chemise. Désarmée, ne pouvant rien contre les changements qui s’opéraient dans son corps, elle décida de se retirer momentanément de la vie professionnelle. En temps normal, elle ne se serait jamais permis une telle chose ; étant débutante dans le métier d’avocat, elle touchait un faible revenu mensuel, qui lui permettait de subvenir à ses besoins et aux siens uniquement. S’en souvenant, elle paniqua ; elle ne pouvait offrir une vie convenable au nouvel enfant qui naîtrait dans pas moins de 4 mois, pas à moins de se tuer au travail ; elle ne se crut pas assez courageuse, pas assez mure pour élever un enfant, la parenté lui étant étrangère car n’ayant connu ni son père, ni sa mère. De quel soutient pourrait prospérer cet enfant, dont elle sut qu’il s’agissait d’une petite fille, hormis du sien, qui était loin d’être suffisant ?
Les circonstances la contraignirent à envisager d’abandonner le bébé lorsqu’il naîtrait. Elle pleura toutes les larmes de son corps, jour et nuit, à l’idée de cette déchirante séparation, qui allait en s’imposant à ses yeux à mesure que les jours, les semaines et les mois s’écoulaient. Elle n’admit personne chez elle tout le temps que dura sa grossesse, pas même ses amis. Elle ne supportait pas l’idée qu’ils la vissent dans un état aussi pitoyable. D’immondes cernes lui rongeaient toute la partie supérieure des joues, sa peau flétrie et blême avait la texture d’un morceau de viande séchée. Le bébé semblait être plus fort qu’elle, et en meilleure santé, tant il était agité. Elle maudit Iain, le maudit de toutes ses forces, le maudit pendant des heures, des matinées, des soirées entières. Lorsque la répulsion que lui inspirait son ancien amant était à son paroxysme, elle balançait convulsivement tout ce qui pouvait lui tomber sous la main sans se soucier des dommages qu’une telle agressivité pouvait causer à son enfant.
Heureusement, Ireland est née sans encombre, dans un hôpital moldu. Esther l’avait pris dans ses bras, avait refusé qu’on la lui arrache, s’était soudain sentie prête à se battre bec et ongle pour cette créature qui était la chaire de son sang, l’œuvre de sa vie ; mais bientôt, ses inquiétudes d’autrefois la gagnèrent de nouveau. Elle ne pouvait rendre son enfant heureuse ; pas si jeune, pas si tôt. Elle avait encore tout à apprendre de la vie, comment allait-elle pouvoir lui transmettre une quelconque éducation ?  
La nuit porte conseil, dit-on. Elle profita de la suivante pour réfléchir. Elle ne dormit pas, tiraillée entre son envie de tenter le coup, d’élever cet enfant du mieux qu’elle pouvait, quitte à faire une croix sur son avenir professionnel, ou de la confier à quelqu’un d’autre, une personne digne de confiance, dont la situation financière serait stable. Elle pensa aussitôt à Elena ; Elena, cette amie sur qui elle avait pu compter quand le besoin en avait été. Et elle ne pensa pas davantage.
Une semaine plus tard, l’enfant d’Esther portait le nom d’Ireland, Ireland Esther Bushnell. Elle occupait une chambre au 14 Lincoln Street, et était, officiellement, la jeune fille d’Eric et d’Elena Bushnell, moldus.

***
Ireland emplit ses poumons d'air jusqu'à saturation, ferma les yeux, un léger sourire aux lèvres, et souffla un bon coup sur les bougies du gâteau. Un tonnerre d'applaudissement s'en suivit. Des "bon anniversaire !" fusaient de tous côtés, des sifflements, des exclamations enjoués alimentaient l'atmosphère fiévreuse de la salle commune des bleus et argents. Les bougies ne s'étaient pas toutes éteintes ; il lui faudrait retenter sa chance une dernière fois.
- Allez, Ireland, tu peux le faire !
- Allez Ireland, et oublie pas de faire un voeu, cette fois !
- Epargne-moi tes superstitions, tu veux, fit l'intéressée en levant les yeux au ciel, mi-exaspérée, mi-amusée.
Elle ferma les yeux à nouveau, prit une profonde inspiration, tandis que des cris d'encouragements s'élevaient dans son dos. Elle s'apprêta à souffler une seconde fois sur les trois dernières bougies qui, attendaient leur tour en solitaires, plantées sur un lit bleu de pâte d'amandes à la myrtille, quand elle nota quelque chose d'inhabituel. Subitement, un silence écrasant était tombé dans la pièce. Une certaine tension était palpable ; elle s'insinua au plus profond d'elle-même, la fit frissonner. Entendant des coups semblant être frappés contre une vitre, la jeune sorcière ouvrit les yeux, sourcils froncés. Comme elle s'y était attendue, l'agitation et l'enthousiasme qui, quelques instants plutôt, avaient peint des sourires plus radieux les uns que les autres sur les visages de ses camarades, avaient disparu. Leur attention était reportée sur une fenêtre de la salle commune, où apparaissait
et disparaissait un volatile indéterminé, martelant les vantaux de ses griffes au passage. Ireland ne savait que trop bien de quoi il s'agissait. Elle déglutit, mais son regard demeurait inexpressif. Le préfet de la maison lui jeta un coup d'oeil inquisiteur, avant de se diriger vers la fenêtre et d'en ouvrir les battants. Aussitôt, accompagné d'un vent glacial, un hibou s'engouffra dans la pièce, manquant au passage de percuter un jeune premier année. Tous les regards s'étaient détournés de la fenêtre et sondaient à présent le plafond, ou plutôt, suivaient attentivement le volatile qui décrivait de grands cercles dans les airs. Ireland leva le menton, mais elle n'avait pas pu en faire autant de son regard qu'un amas de plumes couleur de cendre fonça sur elle à toute vitesse. Elle se baissa instinctivement, les mains sur le crâne, auquel cas elle aurait été bonne pour une convalescence de quelques semaines à Sainte-Mangouste. Le hibou poussait des cris plus stridents que ceux des élèves qui, stupéfaits, s'agitaient en un tumulte. Mais bientôt, le fiasco prit fin ; survolant la salle commune, l'impressionnant oiseau gris entrouvrit les griffes et laissa tomber une morceau de parchemin jaunie, sale, froissé par son manque de délicatesse. Une élève de quatrième année eut suffisamment de présence d'esprit pour se précipiter vers une fenêtre, l'ouvrir et se jeter à terre, les mains sur le crâne, attendant que le hibou enragé s'en aille, ce qu'il fit sans plus tarder et dans un fracas tintamarresque, brisant trois beaux vases qui trônaient sur une étagère, une fois sa mission accomplie.
Entre temps, Ireland avait attrapé la lettre au vol. Elle la plaqua contre sa cuisse et passa sa main dessus plusieurs fois afin de l'aplanir. La salle commune était plongée dans un silence écrasant. Personne n'osait prononcer un mot. Ce fut le préfet de maison qui, le premier, décida de briser le silence :
- La fête est terminée, extinction des feux !
Après quoi des râles, des messes-basses et des bruits de bas vinrent piétiner le silence. Ireland sentait le regard brûlant d'une curiosité non-dissimulée du préfet dans son dos, mais elle ne lui témoigna aucune attention. Elle caressait la lettre qu'elle tenait entre ses mains d'un regard à la fois doux, absent et empli d'appréhension. Son prénom était seul inscrit à l'encre noir sur l'enveloppe. La salle commune se vidait peu à peu de ses occupants. Bientôt, Ireland fut seule face au gâteau d'anniversaire qui traînait sur la table en compagnie de quelques paquets et d'assiettes en carton vides. Elle s'apprêtait à quitter la salle commune quand une voix masculine l'interpella :
-Q



À propos du joueur...
Prénom ou pseudo : Y'all's gunna call me June ; non, je ne suis pas née en Juin ; oui, je suis drôle, peut-être un peu reloue sur les bords aussi ; oui, je ne suis pas allée chercher loin ; oui, j'ai besoin de me justifier ; oui, les points virgules sont ma signature (vous constaterez ça en Rp...)
Âge : Hm. L'âge de Dumby.
Célébrité sur votre avatar : Sophie Turner, parce que vive les roux, qu'est-ce qu'on ferait sans eux sérieusement ? Et qu'elle colle assez bien avec la personnalité d'Ireland.  Rolling eyes
De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? Vous allez directement me détester, mais de base j'étais à la recherche d'avatars pour un autre forum RPG... Heureusement que le design du site m'a tapé dans l'oeil (bravo aux codeurs btw, c'est mignon tout plein  Brille ). Anecdote bidon que vous pouvez passer sans problème : je ne me doutais pas une seule seconde qu'il s'agissait d'un forum HP, je me suis dit "Pourquoi pas un autre concept, pour changer", et là, surprise - ça veut pas que je change, là-haut. Alors j'changerai pas, que voulez-vous : j'y peux rien.  Eyes
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ? Absolument. Vous me prenez pour qui ? *court le lire*  Oups

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Ireland E. Bushnell
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Jeu 23 Aoû - 17:01
Je te l'ai déjà souhaité sur le Discord, mais bienvenue aussi par ici ! Coucou 2 Si tu as la moindre question, n'hésite surtout pas, et bon courage pour le reste de ta fiche ! Coeur


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In the crowd alone, and every second passing reminds me I’m not whole. Bright lights and city sounds are ringing like a drone, unknown. Oh, glazed eyes, empty hearts, buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Ven 24 Aoû - 2:34
Oh, je suis ravie de te voir déjà sur le forum! Tel que dit sur Discord, bienvenue parmi nous! Supplice Bonne chance pour ta fiche Blush


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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Ven 24 Aoû - 3:10
Bienvenue o/ je crois pas t'avoir parlé sur Discord, mais du coup on s'y croisera à l'occasion :D

Et bon courage pour la suite de ta fiche Wand
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Ven 24 Aoû - 5:14
Bienvenue parmi nous Coeur Très très bon choix d'avatar Smile 2 J'ai hâte de lire ta fiche avec ce que tu as déjà dit sur Discord Pineapple
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Ven 24 Aoû - 11:08
Bienvenue à toi :)


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just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Ven 24 Aoû - 13:13
Bienvenue très officiellement ma chère ! :3 J'ai hâte de te croiser en rp, surtout après nos discussions discord Huhu Bon courage pour ta fiche !


Redeemer
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Ore ha ima, koko ni iru...
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Ven 24 Aoû - 14:04
Quel beau métier
Bienvenue Smile 2


❝  LUST : overwhelming desire❞
You let me violate you, you let me desecrate you. You let me complicate you, you let me penetrate you. Help me I broke apart my insides, help me I’ve got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Poppy Irvineavatar
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• Étudiant Sorcier •
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Crédits : Avatar : Morphine | Signature : EXORDIUM.
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Sam 25 Aoû - 4:52
Bienvenue officiellement par ici Coeur
Fais comme chez toi, pokes nous si tu as un souci et courage pour finir la rédaction de ta fiche ! Brille



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Poppy glousse en #FF3333

 
Ireland E. Bushnellavatar
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Sam 25 Aoû - 5:25
Cet accueil de qualité. Brille Je vous aime déjà. Coeur
Merci à tous ! J'ai hâte de RP avec vous. Cheerleading


 Les non-dits. Les secrets. Les choses que l'on ne confie pas par pudeur. Les choses qu'on retient par peur. Les choses qu'on tait par dessein. Celles qu'on ne peut révéler par impossibilité. Où met-on toutes ces horreurs ?
Ollie V. Debenhamavatar
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Dim 26 Aoû - 14:12
Bienvenue jolie chose Heart



Debenham ☩
« And even when the answer's "no" or when my money's running low. The dusty broom and wand glow are all I need and it's another day of sun. »

Emilia Clickerlyavatar
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Lun 27 Aoû - 13:12
Bienvenue et au plaisir de te croiser un peu partout sur le forum Cheerleading Cheerleading Cheerleading



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Lyrold de Bekerleyavatar
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Jeu 30 Aoû - 15:17
Bienvenue à toi Miss ! Bon courage pour ta fiche Banana
Siobhan Kvelgenavatar
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Mer 5 Sep - 21:07
*Guette ici*



 
Seiðkona
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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | Jeu 6 Sep - 15:39
je réalise que je ne suis jamais passée par ici! Bienvenue à la maison ma belle <3 je lis ta fiche très vite <3


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Sujet: Re: Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.  | 
Ireland E. Bushnell ♖ Fool, you're blind.
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