The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander

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Sujet: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Dim 19 Aoû - 15:27

The night is dark and full of terrors

- Annie Rowle — Caleb Ollivander -


"You'll be okay, the sun will rise to better days. 'Cause you're never alone, and I will always be there. You just carry on, you will understand." A great big world
J’avais offert un livre à Annie, pour Noël. Un livre que, je savais, elle dévorerait consciencieusement (si tant est que je puisse trouver un ouvrage qu’elle ne finirait pas en seulement quelques heures, tellement plongée dans les pages que le monde extérieur s’effaçait autour d’elle) : c’était un livre écrit par un survivaliste américain, qui apprenait les diverses techniques de survie dans la forêt, les différents nœuds d’escalade et de voile, comment se repérer grâce aux étoiles et aux mousses sur les arbres, ainsi que le  meilleur moyen d’échapper à un ours ou encore, comment envoyer des messages en morse. Une lecture qui aurait pu sembler inapproprié pour une enfant de 8 ans : mais Annie n’était pas une petite fille comme les autres. J’avais refusé qu’elle passe un test de QI, car je voulais qu’elle ait une enfance normale, mais je savais qu’elle était bien plus avancée que ses camarades de classe. Elle était non seulement mature (et j’avais tendance à croire que l’histoire tragique de notre famille l’avait forcé à grandir bien trop vite), mais elle s’intéressait à des sujets pointus qui n’auraient pas semblés incongrus enseignés sur les bancs d’université prestigieuses. L’astronomie, la physique, la mécanique quantique : autant de sujets plutôt obscurs pour moi, mais que ma géniale petite nièce adorait.

Cette nuit-là, j’avais réussi à m’endormir assez rapidement, ce qui était suffisamment rare pour être souligné. D’habitude, je me tournais et me retournais pendant plusieurs heures, avant de trouver le sommeil : et même lorsqu’il arrivait, je finissais par m’éveiller en sursaut quelques heures plus tard, tourmenté par les images fixes de la Guerre, du corps sans vie de mon frère, des Mangemorts qui affluaient par centaine. Mes cernes étaient plus que noires, plus que profondes : elles faisaient maintenant partie de mon visage, au même titre que mes lèvres ou mes sourcils. J’avais appris à vivre avec, et je ne me formalisais même plus de mon apparence de mort-vivant, lorsque je me regardais dans le miroir. Elles faisaient partie de moi. Je ne savais pas pourquoi ce soir là fut différent. Peut-être que c’était quelque chose dans l’air, la pleine lune, un dieu bienveillant qui avait enfin accepté que je puisse me reposer pour au moins quelques heures, toujours était-il que je dormais à point fermé, et que je n’entendis pas Annie se réveiller en sursaut, dans un petit cri d’effroi.

Elle avait fait un cauchemar, la petite fille. Un rêve bien effrayant et bien sombre, où elle pouvait voir, assez clairement, une femme qui ressemblait à sa mère et qui essayait de la faire tomber dans un puits sans fond. Annie savait parfaitement qu’Angelina, celle qui l’avait mise au monde, était enfermée à Azkaban : je n’avais pas voulu lui mentir, et j’avais essayé de lui expliquer au mieux que sa maman était en prison car elle avait fait de mauvaises choses, sans rentrer dans les détails, bien sûr. Le temps arriverait bien assez vite où les adolescents, entre deux salles de classe, la pointeraient du doigts car ses parents étaient des Mangemorts reconnus, se fichant comme de leurs premières chaussettes que son oncle était, lui, un héro de guerre.

La petite fille ouvrit ses yeux apeurés dans le noir. J’avais éteins sa veilleuse depuis plusieurs heures maintenant, juste avant que je n’aille me coucher, et elle était terrifié à l’idée de se lever pour aller l’allumer. Et si le monstre sous son lit lui attrapait les pieds ? Un pleurs étouffé se mêla à mon nom, qu’elle appelait sans relâche. Mais je ne venais pas, alors que je venais toujours. Et s’il m’était arrivé quelque chose, comme à ses parents ? Il fallait qu’elle soit courageuse. Saisissant son fidèle singe en peluche, elle sécha ses larmes avec le revers de sa couverture, et, d’un bond, sauta de son lit, pour sprinter jusqu’à l’interrupteur. La lumière se fit dans la pièce, et elle s’attendit à y trouver une horrible goule, ou pire, un croque-mitaine, comme dans les histoires que les garçons de sa classe aimaient raconter pour se faire peur. Mais il n’y avait rien que ses meubles, que ses jouets, que ses livres, éparpillés un peu partout. Annie soupira de soulagement. Tout irait bien.

Avec des petits pas timides, la blondinette se dirigea jusqu’à la porte de ma chambre, où elle frappa trois petits coups maladroits. Toujours pas de réponses. Elle ouvrit donc le battant, en appelant d’une petite voix impressionnée :

« -Tonton John… Tonton John ? »

Mais je dormais toujours autant du sommeil du juste. Un sourire se plaqua sur le visage de la petite fille. Je savais bien qu’elle s’inquiétait pour moi, même si j’essayais de cacher mes maux au mieux de mes capacités. Les enfants sont des êtres très perspicaces, et ils captent, même avant nous, les problèmes les mieux camouflés.

Elle referma la porte en retenant son souffle. Je ne vais pas le réveiller, se dit la petite blonde. Comme ça, peut-être qu’il sourira un peu plus, demain matin. Elle retourna dans sa chambre sans faire un bruit, avant de s’asseoir sur son lit. Il était impensable qu’elle dorme, maintenant : surtout que les échos de son cauchemar étaient encore dans son esprit, et elle sentait que, si elle refermait les yeux, elle retomberait dans ce piège éthérique. Annie serra son singe Tipee très fort contre sa poitrine. Elle avait peur. Elle serra du poing sa couverture, se demandant si quelqu’un, quelque chose, allait magiquement tomber du ciel pour lui venir en aide. Presque par automatisme, son poing couru le long de son mur, et une idée lui vint à l’esprit, alors que les larmes continuaient de couler sur ses joues. Dans un bruit sourd, elle tapa contre le plâtre, sans vraiment savoir si quelqu’un pouvait l’entendre, ou même, déchiffrer le message en morse qu’elle envoyait. Bien sûr qu’elle avait déjà mémorisé l’alphabet, après tout, c’était tout à fait son genre.

Les courtes et les longues s’enchainèrent, formant une petite phrase somme toute anodine. Comme une bouteille à la mer. Bonsoir. Est-ce qu’il y a quelqu’un ?
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Lun 20 Aoû - 9:35


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Annie & Caleb

« Yeah, I read morse code for dummies »
Exceptionnellement ce jour-là, Caleb avait travaillé le soir. La paie n’était pas terrible alors quand il y avait besoin d’un remplaçant pour l’autre équipe, il n’hésitait pas à prêter main forte contre un peu de monnaie sonnante et trébuchante. Résultat : il était rentré tard et exténué. On prenait vite l’habitude de ne pas travailler beaucoup, et il se sentait déjà vieillir de se sentir totalement vidé de son énergie après une pauvre journée complète de boulot. Il n’avait que 25 ans, damned, il n’était pas encore un petit vieux quand même !

En rentrant chez lui, il ne vit pas Milo : ce dernier devait déjà être couché. Alors, sans un bruit, il alla prendre une douche pour se décrasser un peu et se détendre. Il s’agissait de ne pas déranger son colocataire en faisant un retour en fanfare, car, malgré ce qu’on pouvait en penser, Caleb savait aussi être discret. Quand il ne parlait pas.

Il sortit de la douche et se sécha rapidement avant d’enfiler un peignoir. C’était pas vraiment la peine de se couvrir, puisqu’il irait ensuite directement se coucher. Oh, il avait un livre à lire mais il était bien trop fatigué pour ça : déjà que la lecture n’était pas son fort en temps normal, là il n’allait pas tenter le diable. En réalité, il aurait bien rejoint Milo dans son lit, mais il savait qu’il n’était pas de son bord et avait déjà quelqu’un. Donc, ça ne se faisait pas, même si on en avait très très envie. Meh.

Alors, un peu triste, sûrement à cause de la fatigue qui le rongeait, Caleb rejoignit sa chambre pour s’affaler dans son lit. La solitude finissait par peser, davantage ici qu’au Japon, parce qu’il se savait entouré. Il y avait tellement de possibilités partout que de ne pas les voir ou de ne pas savoir les saisir rendait la chose encore plus frustrante. Et non, Finn ne comptait pas. Il était le genre d’hommes avec lesquels on se sentait seuls, même à deux.

Allongé dans le lit, les yeux rivés au plafond, Caleb se perdit dans ses pensées, tant et si bien que le sommeil se mit à le fuir. Il était dans un de ces états où on est si épuisés qu’on en arrive à ne plus réussir à dormir. C’est aussi pour ça qu’il ne réagit pas quand il entendit les premiers coups contre son mur. Rapidement, il comprit. Du morse.

Dans une autre vie, à Poudlard, Caleb s’était soudainement et violemment passionné pour les codes et autres méthodes de cryptage de message. Il avait alors appris, entre autres, le morse, mais il était rouillé, alors il lui fallut de temps pour comprendre, et plus encore pour répondre un très court « Oui ». Retrouvant peu à peu ses marques, et n’arrivant de toute façon pas à dormir, Caleb se roula dans sa couette, cala son oreiller et regarda le mur avant d’y laisser un nouveau message. « Qui es-tu ? »  

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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Mar 21 Aoû - 13:01
The night is dark and full of terrors

- Annie Rowle — Caleb Ollivander -


"You'll be okay, the sun will rise to better days. 'Cause you're never alone, and I will always be there. You just carry on, you will understand." A great big world
L'esprit d'un enfant est un endroit mystérieux, aussi horrifique que splendide. Tout n'y est que mirage et émerveillement incrédule : même le plus petit des grains de sable peut y devenir un désert, pour peu qu'on s'y intéresse un tant soit peu. Dans la quiétude de la nuit, il se transforme encore en un aria de doutes, d'incompréhension et de peur, car l'entrelacement des croyances surannés et des naïvetés candides provoque un débordement tout bonnement terrifiant.

Annie retenait son souffle, le poing encore plaqué contre le mur, attendant un signe, quelque chose, qui indiquerait que son appel avait été entendu. Elle avait l'impression qu'à tous les instants, une créature monstrueuse allait sortir de son placard, pour l'emporter dans son pays de souffre et de lave : tous ses sens étaient en alerte, et son petit corps tremblant essayait de se faire le plus minuscule possible, afin de ne pas se faire repérer par d'éventuels croque-mitaines. Elle sursauta lorsqu'elle entendit les petits bruits sourds contre le plâtre. Était-ce un mauvais diable qui approchait et qui voulait lui croquer les orteils ? Mais bien vite, la blondinette réalisa qu'il y avait bien quelqu'un, de l’autre côté du mur, qui avait répondu à son appel. Une sorte de chevalier en armure, sur son cheval blanc, comme dans les contes de fées, qui venait la délivrer des terreurs de sa nuit solitaire.

Son souffle s'apaisa. Il fallait qu'elle se concentre, pour ne manquer aucune lettre, tout en se rappelant ce que ces courtes et ces longues, mises bout à bout, pouvaient bien signifier. Un oui, clair, évident, se matérialise dans son esprit, et un petit sourire parvint à faire son chemin parmi les larmes. Elle espérait de tout cœur que ces coups contre le plâtre n'était pas un produit de son imagination. La petite fille s'apprêta à répondre, lorsqu'à sa grande surprise, les bruits sourds continuèrent. Elle en était maintenant sûre, c’était bien un être de chair et de sang qui lui répondait, ça ne pouvait pas être son cerveau qui inventait une phrase aussi complète, aussi spécifique. Qui es-tu.

Elle attendit quelques secondes avant de continuer la conversation. Car il y avait mille façon de répondre à cette question, des factuelles comme des philosophiques, des descriptives, comme des cryptiques. Ma nièce fit courir, quelques instants, son doigt contre la paroi froide, réfléchissant a la meilleure façon de s'exprimer, avant de finir par se décider pour, au final, la manière la plus simple.

Annie. Et toi ? Son petit poing était tellement serré, tellement empressé et curieux, qu'elle faillit rater une lettre, avant de se corriger et de continuer son petit laïus, espérant que le mystérieux inconnu allait lui répondre vite. Le code morse était long et quelque peu contraignant, mais ça ne l’empêcha pas de faire une phrase bien plus longue. J'ai fais un cauchemar. Pourquoi tu ne dors pas ?

Probablement que, si je n’avais pas été profondément endormi, et que j’avais eu conscience de ce qu’elle faisait, j’aurai été furieux. Ne savait-elle donc pas qu’il lui était interdit de parler à des inconnus ? Elle n’avait aucune idée de qui se cachait derrière ce mur… Mais ça ne l’arrêtait pas. Après tout, s’il venait la délivrer de ses peurs, c’était forcément quelqu’un de bien, pas vrai ?
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Sam 25 Aoû - 13:22


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« Yeah, I read morse code for dummies »
Cette étrange conversation ramenait Caleb des années en arrière, quand il communiquait de façon secrète avec ses camarades de Gryffondor. Ils n’étaient jamais les derniers pour préparer des mauvais coups, et pour éviter de se faire balancer, il valait mieux avoir un bon langage codé. Le morse avait été utilisé, quoique peu de temps, parce qu’il était trop compliqué et long quand on voulait faire des phrases. Il suffisait de voir le temps qu’il avait mis à demander un simple nom.

Annie, c’était joli. Une femme alors, ou peut-être une fille ? Maintenant qu’il y réfléchissait, Caleb ne connaissait même pas ses voisins. Il lui faudrait remédier à cela, maintenant qu’il savait qu’au moins l’une d’entre eux s’amusait à tapoter au mur en rythme, la nuit venue. Elle lui renvoya sa question, mais Caleb attendit de voir s’il n’y avait pas un autre message après celui-là : il eut raison, car elle lui avoua avoir cauchemardé, et lui demanda pourquoi lui était toujours éveillé. Autant sa première question était simple à répondre, « Caleb. », autant la seconde était plus complexe. Il pouvait lui dire qu’il avait du mal à dormir ces derniers temps, qu’il était trop fatigué pour trouver le sommeil (allez chercher) ou que c’était parce qu’elle frappait au mur qu’il ne dormait toujours pas. Sa réponse fut la plus simple qu’il ait trouvé. « J’ai travaillé tard. Je suis cuisinier. »

C’était un peu long à écrire, mais Caleb ne doutait pas que la réponse d’Annie le serait encore davantage. Il valait mieux qu’ils parlent de son travail que du reste, parce que c’était vraiment la fierté de Caleb, ce job. Pas toujours facile, surtout quand Rick ratait une entrecôte, mais il ne s’imaginait nulle part ailleurs. C’était son truc, la chose qui le rendait heureux et dans laquelle il était doué. Un endroit où se réfugier aussi.

« C’est quoi ton cauchemar ? »

Ça par contre, c’était un peu plus personnel comme question. Reste qu’elle taraudait Caleb, qui n’avait pas l’habitude d’en faire. Il y avait bien des choses qui l’effrayaient, mais il ne rêvait pas de poissons, encore heureux. Le seul endroit où ces abominations méritaient leur place, c’était vraiment dans une cuisine. Au moins ils avaient le bon goût d’être… bons au goût.
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Lun 27 Aoû - 2:51
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"You'll be okay, the sun will rise to better days. 'Cause you're never alone, and I will always be there. You just carry on, you will understand." A great big world
Ses propres respirations semblaient assourdissantes, tant elles portaient le risque de faire rater un précieux message à la petite fille. Elle essayait de se calmer, de simplement s'assoir en tailleur sur son lit, tendant l'oreille, la plaquant, même, contre le mur pour essayer de capter encore plus de sons. Dans son pyjama grenouille, bleu clair et vert, ses bras enserrant sa peluche de singe, elle était l'image même de l'innocence et de la candeur : seule l'heure avancée de la nuit était une anomalie dans ce tableau quasi-angélique.

Elle était fébrile, lorsqu'elle entendit la première réponse. C… A… L… E…B. Caleb. Elle n'avait jamais connu personne qui s'appelait ainsi, et cela renforçait son idée enfantine que celui qui lui parlait n'était pas vraiment un homme au sens premier du terme, qu'il était un héros des temps anciens venu la délivrer de son effroi, répondant à son appel désespéré. Si le patronyme avait des échos bibliques à mes oreilles, Annie était bien loin de toutes ces considérations et partait simplement du principe, que l'exotisme qui émanait de ce nom était la personnification de la légende qu'elle imaginait dans sa tête. Elle décida que, le lendemain, lorsqu'elle serait en classe, elle dessinerait le Caleb qu'elle visualisait dans son esprit : grand, avec les cheveux longs et blonds foncés, les yeux perçants, la mâchoire carré. En fait, elle le voyait comme John Smith, dans le dessin animé Pocahontas, et le fait que sa housse de couette soit orné de l'imagerie de ce Disney avait probablement quelque chose à y voir.

La suite, par contre, cassa quelque peu cette image : on n'avait jamais vu un chevalier cuisinier. Ce ne serait pas très pratique de faire des tartes avec une armure, et puis, quel était l'intérêt ? Alors, toujours dans sa tête, l'épée de Caleb, qu'il portait à ses côtés, se changea en rouleau à pâtisserie, et son heaume, en toque de chef. Il avait toujours autant fière allure, mais au lieu de l'imaginer allant affronter quelques dragons ou bandits de grand chemin, il se rendait maintenant à l'assaut de pommes de terre et de vol-au-vents. Pour peu, elle croyait qu'il ferait apparaître par magie une tasse de chocolat chaud devant elle.

Son esprit fourmillait toujours de questions qui brûlaient sur ses lèvres. Quel genre de cuisinier es-tu ? Pourquoi travailles-tu si tard alors que l'heure du souper était passé depuis bien longtemps ? Comment est-ce qu'un cuistot comme toi connait le morse ? Il lui fallait choisir l'un de ces questionnements, car elle ne pouvait décemment pas lui faire subir un interrogatoire, d'autant plus à travers de simples coups dans le mur, mais de toute façon, le code continua avant qu'elle n'ait le temps de réagir. Il parlait de son cauchemar.

Comme j'aurai voulu pouvoir effacer les souvenirs d'Annie. Comme j'aurai aimé pouvoir l'apaiser, lui offrir une enfance bien moins sombre, bien moins difficile que ce qu'elle avait vécu. C’était malheureusement impossible, d'autant que, dans mon état, j'aurai été incapable d’aider qui que ce soit à aller mieux. Les cauchemars, je les connaissais bien, et ma nièce n’était pas en reste. Elle n'avait qu'à piocher dans sa mémoire, certes jeune, mais d'autant plus impressionnable, pour se remémorer des souvenirs qui auraient donné froid dans le dos au plus courageux des hommes. Ces réunions qui avaient lieu au manoir Rowle, durant lesquelles on discutait de choses qu'elle ne comprenait pas : mais les airs sombres, le liquide ambré contenu dans les verres en cristal, et les quelques mots qui s'échappaient parfois de leurs bouches, "moldus", "nuisance", "extermination", "impurs", étaient prononcés avec suffisamment de haine pour faire comprendre à la blondinette qu'ils ne parlaient pas d'arc-en-ciel ou de licornes. Cette altercation que sa mère avait eu avec une famille de moldus qui habitaient non loin de chez eux, où le père avait fini par terre, se tordant de douleur sous la torture de l'Endoloris, et sous les yeux de ses enfants apeurés. Et bien sûr, ce matin funeste où j'étais venu la chercher, pour lui annoncer que tout ce qu'elle avait jamais connu lui était arraché par la fin de la guerre. Tant de moments tragiques, de souvenirs bien trop lourds pour une si petite fille…

Et pourtant, les larmes ne coulèrent pas sur ses joues. Elle était forte, Annie. Si elle avait peur des monstres sous son lit, elle gardait la tête haute pour affronter les épreuves que la vie lui jetait à la figure, et je l’admirais pour ça. Son poing s'abattit sur le mur, sans hésiter.

« Ma maman voulait me jeter dans un puit. Mais je sais que c'est bête, c’est pas possible vu qu'elle est à Asscaban. » Elle n’avait aucune idée de l'orthographe que pouvait avoir le nom de la prison des sorciers, et elle n’avait pas vraiment conscience, non plus, de l'implication de ce qu'elle pouvait expliquer, bien que ce fut l'élémentaire vérité. Elle se permit, ensuite, d'assouvir sa curiosité en posant une question, à son tour, à Caleb. « C'est bien, comme métier, cuisinier ? Moi, je voudrais être astronaute. »

Elle se fichait de la longueur de ses messages, ne se rendant absolument pas compte des minutes qui filaient et de son temps de sommeil qui se raccourcissait. Dormir, c'était bien moins intéressant que de discuter avec son nouvel ami.
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Lun 27 Aoû - 11:55


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« Yeah, I read morse code for dummies »
Le cuisinier avait bien moins d’imagination que sa voisine, car il ne la voyait pas telle une princesse enfermée dans sa tour, ou comme une prisonnière cherchant désespérément un contact avec l’extérieur. La seule héroïne qu’elle pouvait lui évoquer était Alice : perplexe, perdue et tendant la main pour ne pas être totalement seule dans son cauchemar.

C’était d’ailleurs la première chose qu’il lui demanda : sa curiosité était la plus forte, et si la voisine lui avait précisé qu’elle avait fait un cauchemar, c’était qu’elle était, d’une certaine manière, prête à en parler. Caleb surestimait de loin l’âge d’Annie, pensant avoir affaire à une adolescente au moins : la réponse de cette dernière n’en fut que plus perturbante pour lui.

Déjà, cette Annie était bien plus jeune qu’il ne l’aurait cru. Le choix de ses mots en témoignait, plus que sa mauvaise orthographe d’Azkaban, qui était une prison avec un nom à coucher dehors. Paradoxal, pour un lieu de détention. Caleb eut surtout l’impression de s’adresser à une fillette quand elle lui dit qu’elle voulait devenir astronaute, après avoir demandé son avis sur son propre métier.

Il lui fallut un temps de réflexion, sur ce coup. Cette question n’était pas facile, loin d’être aussi simple qu’elle n’y paraissait. Est-ce que c’était objectivement bien d’être cuisinier ? Caleb n’en était pas sûr. C’était un boulot prenant, exigeant et beaucoup n’avaient pas les nerfs pour le supporter. Il avait aussi vu des gens se faire broyer par leurs supérieurs, écrasés par la critique et la rigueur que cela demandait. Mais il aimait tellement ce qu’il faisait que tout cela passait au second plan. Il aimait créer, et qu’il lui faille recommencer encore et encore le même plat pour le réussir à la perfection ne le dérangeait pas le moins du monde. Des choses sûrement impossibles à concevoir pour quelqu’un qui n’était pas aussi passionné que lui.

« J’aime cuisiner, alors c’est bien. Si tu aimes l’espace et la science, astronaute aussi c’est bien. Comme cuisinier, c’est difficile, mais ça vaut le coup. »

Il hésita un moment à revenir à ce qu’elle avait dit à propos de sa mère, enfermée à Azkaban. Ça n’aurait pas été bien délicat d’aborder un tel sujet, mais sa curiosité était forte, alors Caleb trouva quand même un moyen un peu détourné.

« Les cauchemars n’ont rien de logique, et ont l’air réels quand on est dedans. Tout le monde en fait. »

Il minimisait peut-être, mais Annie n’avait pas à se sentir mal parce qu’elle avait un sommeil plus perturbé que la moyenne. Surtout en ayant une mère à Azkaban… Lui qui avait eu son père entre les griffes de Voldemort, alors qu’il ne pouvait rien faire, bloqué à l’autre bout du monde, il en connaissait un petit rayon sur les cauchemars.
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Jeu 30 Aoû - 7:51

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"You'll be okay, the sun will rise to better days. 'Cause you're never alone, and I will always be there. You just carry on, you will understand." A great big world
J'avais essayé d'envoyer Annie chez un psychomage, lorsqu'elle était passée sous ma garde. S'en était ensuivi une séance, dans un cabinet non loin de mon appartement londonien, et une bonne crise de larmes à la fin, pour qu'elle n’ait plus jamais à y retourner. Pourtant, la petite fille s'y était rendu dans une bonne optique : je lui avais dis qu'elle n'aurait qu'à discuter avec la gentille dame, et que tout se passerait bien. Et si je n'étais pas dans le bureau du médecin tandis qu'elle parlait avec ma nièce, durant une vingtaine de minutes, je pouvais fort bien imaginer, avec du recul, ce qu'Annie avait bien pu ressentir. À peu près la même chose que ce que j'avais éprouvé lors de ma première séance, pourtant mandatée par un juge sans mauvaises intentions : de l'incompréhension, de la peur, de cette impression probablement irrationnelle que quelqu'un voulait pénétrer son intimité en posant des questions qui ramenaient sous la lumière des sentiments bien trop douloureux. Je me doute que le docteur voulait bien faire. Mais Annie était jeune, une petite fille brillante, pleine de joie. Peut-être avais-je fais une erreur en ne persistant pas dans cette voie et en ne l'emmenant pas à d'autres séances, surtout lorsque je savais pertinemment qu'elle faisait, parfois, ce genre de cauchemars, mais je n'avais pas pu supporter ses pleurs, sa petite voix qui me suppliait de ne plus remettre les pieds dans le cabinet. Et elle était heureuse, je le savais : n'était-ce pas le plus important ? Peut-être valait-il mieux attendre quelques années avant de s'occuper des traumatismes inhérents à son statut de fille de Mangemorts.

Et si elle peinait à oublier le poids écrasant qu'elle avait senti enserrer sa poitrine, lorsqu'elle avait rêvé de cette mère qui l'avait, certes, fait grandir dans sa matrice, mais aussi teinté à jamais d'une part de noirceur, Caleb la distrayait suffisamment pour qu'elle en soit apaisé. Parlant de l'espace, de cuisine, de choses en apparence sans importance, mais qui tenaient à cœur à la petite fille. Elle aurait voulu que l'homme soit à ses côtés, qu'elle puisse le serrer dans ses bras pour le remercier de chasser la solitude de la nuit. Tant pis si elle ne le connaissait pas, tant pis, même, s'il n'était pas ce cavalier blanc qu'elle imaginait.

« Moi j'aime l'espace. Tonton m'a offert un télescope et je peux regarder les étoiles par la fenêtre. Il paraît qu'à Poudlard, il y a une tour où on peut voir toutes les constellations du ciel, c'est vrai ? » Elle fit une pause de quelques secondes, réfléchissant à la manière de formuler sa prochaine question. Si au départ, elle était un peu hésitante dans ses coups, elle y allait maintenant franchement, et avec de plus en plus d'assurance. Elle qui avait su parfaitement lire à l'âge de 4 ans, et écrire l'année suivante, la voilà maintenant qui devenait presque bilingue en morse. « Tu as appris la cuisine à Poudlard où tu es allé à l’école des grands ? »

C'était ainsi qu'elle avait pris l'habitude de parler de l'UPA. Elle se rendait parfois sur mon lieu de travail, pour me rejoindre, ou bien Poppy, sa babysitter, et elle faisait toujours beaucoup d'effet aux étudiants qui ne cessaient de vouloir lui offrir des friandises ou tresser ses cheveux. Si parfois tant d'attention l'agaçait, elle qui perdait facilement patience lorsqu'on la traitait comme une petite poupée, elle ne manquait pas de poser une myriade de questions aux élèves sur leurs études, sur les livres qu'ils portaient, sur les recherches qu'ils conduisaient. Je ne doutais pas que, plus tard, elle rejoindrait, tout comme moi, la maison des bleus et bronze, et j'en étais fier quelque part, comme si j'avais eu une quelconque incidence sur sa vive intelligence.

« Oui », finit-elle par répondre. « C’est le cerveau qui essaie de s'exprimer, je l'ai lu dans un livre. Mais ça fait peur, quand même. Et ça m'empêche de dormir. »

Plus le temps passait, en effet, plus la lune commençait à s'estomper dans le ciel. Lorsque je me réveillerais, j'aurai probablement sur les bras une fillette bien épuisée.
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Mer 5 Sep - 3:29


The night is dark and full of terrors
Annie & Caleb

« Yeah, I read morse code for dummies »
Le rythme de la jeune fille s’emballait un peu, et Caleb avait du mal à suivre. Lui n’avait pas de capacités intellectuelles hors du commun, et son cerveau était déjà en surchauffe : il comprenait avec un temps de retard, notait mentalement les mots d’Annie pour ensuite répondre au mieux. Il n’était quand même pas sûr d’avoir tout saisi, et se sentait un peu stupide pour ça.

— Tape moins vite s'il-te-plaît, je suis vieux.

Il rit doucement de sa bêtise, se demandant soudainement si la princesse de l’autre côté du mur pouvait l’entendre. Sa voix grave et généreuse n’était pas bien discrète, alors ça ne l’aurait étonné qu’à moitié. Non mais, c’est vrai, il avait une voix qui portait si bien que ses beuglantes devaient être particulièrement impressionnantes. Ou du moins l’espérait-il. C’était toujours classe d’avoir un petit truc à soi dans ce genre-là.

— Oui, il y a une tour à Poudlard, pour l’astronomie. Et j’ai appris à cuisiner en voyageant : il n’y a pas de cours de cuisine dans les écoles de magie.

Damned ce que ça pouvait être long et fatigant le morse, en fait, comment cette petite faisait-elle pour le parler de manière aussi fluide ? Caleb était sincèrement épaté par autant de talent, même s’il galérait à la suivre. Et pas que sur la forme, d’ailleurs, car elle avait de la conversation et Caleb sentait que ça allait vite être trop profond pour lui. Il réalisait qu’elle lisait bien plus que lui, et qu’elle lui apprenait mêmes des trucs, alors que lui se contentait de lister des lieux communs.

Mais qu’importe à quoi servaient les rêves ou d’où ils venaient, le résultat était le même : une nuit agitée accompagnée d’une bonne insomnie ne faisait plaisir à personne. Caleb compatissait à ce niveau-là, même si généralement il dormait du sommeil du juste. Enfin, à force de discuter, ni l’un ni l’autre n’était près de dormir : en y songeant, Caleb bâilla.

— Je n’arrange pas les choses, en plus. Tu devrais essayer de te rendormir, peut-être ?

Il espérait ne pas avoir été trop abrupt, car son intention n’était pas de congédier sèchement Annie. Il s’inquiétait seulement pour sa santé, puisqu’elle avouait ne pas pouvoir dormir. En même temps, vu les cauchemars qu’elle faisait (et l’aperçu que Caleb avait eu de sa vie personnelle)…
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Ven 7 Sep - 13:49

The night is dark and full of terrors

- Annie Rowle — Caleb Ollivander -


"You'll be okay, the sun will rise to better days. 'Cause you're never alone, and I will always be there. You just carry on, you will understand." A great big world
Elle baillait, ma petite nièce : mais était-ce si étonnant ? La lune brillait, haute dans le ciel, et emmenait avec elle son aura de mystère et de secret. L’échange entre Annie et Caleb n’aurait pas eu autant d’effet, un après-midi, même un matin : car pour la blondinette, toutes ces histoires de code secret, de coups dans le mur, et d’énigmatique inconnu avait des allures d’aventure trépidante, et c’était peut-être ça qui la tenait éveillé, maintenant, plus que son cauchemar qui n’était qu’un lointain souvenir. Et rien que de savoir le cuisinier de l’autre côté du mur, prêt à lui porter assistance si jamais de terribles songes venaient la hanter la rassurait, car elle ne se disait pas, même un seul instant, que Caleb avait probablement d’autres choses à faire que de blablater avec un enfant de 8 ans, à travers son mur.

Etait-ce un effet de son imagination, ou avait-elle cru entendre un vague éclat de rire, lointain, comme étouffé par une épaisse couche de plâtre. Peut-être bien, mais elle s’en fichait, et d’entendre cette émanation de bonheur la fit rigoler, elle aussi : la joie est une émotion contagieuse. Et elle l’était, bien joyeuse, Annie, en pensant à son nouvel ami, très différent de tous ses camarades de classe, qui ne la comprenaient pas vraiment de toute façon. Elle était trop vive, trop intelligente, et trainait bien plus souvent avec des élèves plus âgés (notamment son ami Quinlan, âgé de 10 ans) : de savoir qu’un adulte s’intéressait ainsi à ses histoires, la valorisait.

L’évocation de voyages, de cuisine, acheva le tableau enchanteur que lui dépeignait Caleb de sa propre vie, sans vraiment qu’il ne s’en rende compte. Est-ce que c’était possible de devenir astronaute-cuisinière ? Elle sillonnerait planète après planète pour explorer des mondes nouveaux et étranges, découvrir de nouvelles formes de vie et des nouvelles civilisations et s’aventurer dans les recoins les plus éloignés de la galaxie, tout en dégustant de délicieux petits plats. Voilà, grâce à son voisin, elle avait trouvé sa vocation : elle avait très hâte de pouvoir m’en parler, dès que je me serais levé.

«Ça à l’air chouette », dit-elle exagérément lentement, doublant son temps de réponse précédent, comme un pied de nez au pauvre Caleb. « J’ai hâte d’aller à Poudlard, en tout cas. »

Dormir ? Est-ce que c’était encore une possibilité ? De manière inconsciente, pourtant, elle se frottait les yeux et s’enfonçait de plus en plus dans ses couvertures, serrant tout contre elle son Tipee adoré. Les histoires du plus vieux l’avaient bercé, sans qu’elle ne s’en aperçoive. Elle luttait de toutes ses forces contre le sommeil, maintenant, et ses yeux papillonnaient, s’alourdissant sans qu’elle ne parvienne à les en empêcher.

Mais elle ne voulait pas quitter Caleb. Elle avait peur que, si elle s’abandonnait à la fatigue, il ne disparaisse aussi soudainement qu’il était apparu dans sa vie, comme un mirage qu’elle aurait voulu approcher d’un peu trop près. La détermination de ma nièce était grande : mais lorsque le marchand de sable doit passer, il est bien difficile de lui résister. Avant de rendre les armes, cependant, il fallait qu’elle soit sûre de ne pas le perdre à tout jamais.

« Oui, je suis fatiguée… Mais tu ne pars pas, hein ? Tu ne vas pas m’abandonner ? »

Le mot était fort, mais il était candide. J’avais tendance à oublier le fait que, si j’avais perdu mon frère et ma belle-sœur, Annie, elle, s’était vu séparée de ses parents. Ils n’étaient pas les meilleurs géniteurs que le monde ait pu porter, mais ils avaient le mérite d’être là : maintenant, j’étais le seul à s’occuper d’elle, et connaissant ma propension aux actes sociétaux, ce n’était pas prêt de changer.

« Bonne nuit, Caleb. » finit-elle, juste avant que ses paupières ne se referment. Son souffle s’était apaisé, son corps détendu : elle se soumettait enfin aux affres nébuleux du sommeil.
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Sujet: Re: The night is dark and full of terrors ft. Caleb Ollivander | Ven 14 Sep - 13:59


The night is dark and full of terrors
Annie & Caleb

« Yeah, I read morse code for dummies »
C’était bien la première fois que Caleb usait autant de ses talents en cryptographie, mais ça avait valu le coup de garder ça sous le coude tant d’années. Sa jeune voisine était fort intéressante, et deviendrait à n’en pas douter une femme de premier plan, si elle continuait sur cette lancée. Peut-être ne deviendrait-elle pas astronaute, mais Caleb était convaincue que si elle restait aussi déterminée, elle irait loin. Le cuisinier n’avait jamais été avare d’admiration, mais il s’étonnait tout de même d’en ressentir autant pour une petite fille qu’il ne connaissait pas.

Poudlard… Les souvenirs qu’en avait Caleb étaient mitigés. Avant de venir s’installer à Atlantis, il aurait sûrement dit que ses années à Poudlard avaient été parfaites, pleines de joies et de rires. Désormais qu’il avait été confronté à quelques uns de ses anciens amis, il n’en était pas si sûr. Il ne savait pas où se positionner, ni quoi penser du Caleb qu’il avait été… Qu’il était peut-être encore. Vivre enfermés dans un château pendant sept ne rendait pas tous les enfants meilleurs, pas avec les règles qu’on leur imposait. Lui s’en était plutôt bien tiré, mais il se souvenait de ceux qui avaient été moqués, harcelés, simplement parce qu’ils avaient une tête qui ne plaisait pas ou faisait partie de la mauvaise maison. Il se souvenait du regard, allant de la curiosité au dégoût, que certains sorciers (nés moldus pour la plupart) posaient sur ses jeunes amours. Une chance que ça ne l’ait pas marqué plus que ça, et qu’il ne s’en rappelle que parce qu’il est en pleine réflexion sur son passé.

Avait-il était du mauvais côté de la barrière des brutes et des souffre-douleurs ? Il s’était toujours pensé neutre dans cette histoire, mais le fait est qu’il avait jusque là plutôt bien vécu. Il ne s’était jamais posé de question : c’était peut-être là son erreur.

Annie le rappela au moment présent en lui annonçant qu’elle était effectivement fatiguée : quelle petite fille ne l’aurait pas été, compte tenu de l’heure avancée ? Caleb sourit, avant de s’attendrir tout à fait quand elle lui fit part de son insécurité. L’abandonner ? Pourquoi ferait-il une chose pareille ?

— Je ne pars pas, je vais dormir moi aussi.

Il vivait littéralement de l’autre côté du mur, où voulait-elle qu’il aille ? Il lui glisserait peut-être une lettre, à l’occasion. Ce serait plus simple pour communiquer que jouer des percussions sur le plâtre. Plus… normal, aussi, quoi que cela veuille dire.

— Bonne nuit.

Il mit sûrement plus de temps qu’elle pour trouver le sommeil, tant ses souvenirs d’ados se bousculaient dans son esprit. Il se prit à imaginer le Poudlard que vivrait Annie, avec ses nouveaux professeurs et ses nouveaux élèves… Peut-être sera-t-elle épargnée par le jugement de ses pairs, mais il en doutait. Il n’y avait pas d’animal plus cruel qu’un pré-ado.
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