I Think We're Alone Now | Vassili

Maggie S. Thompsonavatar
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Sujet: I Think We're Alone Now | Vassili | Dim 12 Aoû - 18:24
Pun– hopopop Maggie : qu'est-ce qu'on a dit déjà ? on essaie de surveiller son langage, même en pensée. T'imagines c'que doit penser l'Auror qui t'épie toutes les nuits ? Maggie lève le nez de l'essai qu'elle consulte et se frotte les yeux. La jeune femme se laisse aller dans son fauteuil – une chaise avec un coussin dans le dos – et fixe sans le voir le plafond. Elle pousse un long soupir. Punaise, tu commences vraiment à déconner, ma vieille. Croire aux thèses complotistes d'un mage anti-communiste, américain qui plus est, ça va plus du tout, toi. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Tu m'étonnes qu'personne ait jugé bon d'rééditer ce machin. Comment ça s'fait qu'l'UPA en ait un exemplaire d'ailleurs ? ... 'Fin, c'est pas 'vec ça que j'vais finir mon exposé. J'espère qu'Parvati a trouvé plus de trucs. J'la vois quand déjà ? ... Ouais, j'ai encore une semaine, quoi. D'ici-là, 'y a moyen quand même que j'tombe sur aut' chose que des critiques politiques à peine déguisées en arguments pseudo-scientifiques... Allez, j'arrête pour c'soir ! Maggie glisse un crayon comme un marque-page dans l'essai, rassemble ses feuilles notes et les empile sur le livre. Elle repousse ensuite sa chaise, se lève et s'étire en baillant. On entend son ventre gargouiller.
Punaise ! J'avais oublié ça, tiens ! J'ai rien mangé c'soir ! La sorcière saute sur son lit pour attraper son réveil. Ah ouais, minuit quand même. 'Doit plus y avoir grand-monde à la cuisine à c'te heure-là, j'vais pouvoir faire ma tambouille sans qu'personne s'sente obligé d'me parler. Au sol après s'être laissé tomber du lit, Maggie se relève et tend la main pour ouvrir son placard à nourriture. Eh beh, l'est temps qu'j'aille faire des courses. Il ne reste dans le placard qu'un seul paquet de pâtes, déjà ouvert. 'Doit m'rester du beurre et du fromage dans l'frigo, ça f'ra l'affaire pour c'soir. D'main par cont', 'faut absolument qu'j'aille faire le plein, c'est pas possib' sinon. Punaise, Maggie, 'y a du laisser-aller là...!
Son paquet de farfalles à la main, la jeune femme sort de sa chambre.
— Get off the phone / There's noboooody ho-o-ome... elle fredonne. Get off the phone / 'Cause I don't want you ! / 'Cause I don't want you !
Arrivée à la cuisine, Maggie sort sa baguette et, d'un mouvement du poignet, lance comme une luciole bleue la lumière qui perlait à son bout. Celle-ci s'en va se loger tout au fond de la pièce, juste au-dessus des plaques de cuisson. Avant de se diriger vers elles cependant, la sorcière tout de noir vêtue fait un crochet par l'évier. Elle pousse un long soupir.
— Punaise...
... les gens, vous pouvez pas faire un effort genre, juste une fois ? Non, c'est trop d'demander d'faire ta vaisselle quand t'as fini d'bouffer ? Punaise, 'fait chier quoi, les casseroles, c'est pour tout l'monde ! J'parie qu'en plus t'as des Sang-pur qui connaissent les sorts pour récurer les poêles sans s'brûler les mains ni fout' du détergent dans les égouts...! Maggie saisit une casserole par le manche et l'inspecte du mieux qu'elle peut dans la pénombre. Bon, ça va, c'est pas trop sale encore, j'devrais pouvoir m'en contenter. Mais quand même punaise...
Maggie remplit d'eau la casserole puis se dirige vers les plaques de cuisson. Ainsi qu'elle a toujours vu ses parents faire – et plus souvent sa mère que son père à vrai dire –, elle tourne la molette jusqu'à ce que des flammèches bleues apparaissent au niveau d'une des deux plaques moyennes. Là, elle pose ensuite sa casserole et s'éloigne à la recherche du sel. Pestant encore contre les étudiants incapables de ranger les choses à leur place, Maggie s'immobilise soudain.
C'était quoi ça ? ... Un... Deux... Trois... Ouais, rien sans doute. Minuit ma vieille, t'as toujours pas bouffé : normal qu'ton cerveau commence à déconner, t'es juste fatiguée. Allez, on s'reprend, le sel. Où c'est-y qu'ils l'ont foutu, ces connards ? Elle s'arrête à nouveau. Là, j'ai pas rêvé, 'y a eu que'qu' chose, 'y a eu un bruit. Dégainant sa baguette qu'elle avait glissée dans la poche arrière de son jean, Maggie avance d'un pas mal assuré vers la porte.
— Eh ! 'y a quelqu'un ?
Punaise punaise punaise, faites que personne répond' punaise. Ça s'trouve c'est des Aurors, pire, le MACUSA. Punaise, mais qu'est-ce que j'raconte ? Qu'est-ce qu'ils en ont à fout' d'une meuf comme toi, Maggie ? 'Y a pas d'fantômes sur cette île, 'y avait qu'des Moldus avant nous, et les chât'lains sont tous morts dans leur lit. 'Puis merde, j'le saurais quand même si la résidence était hantée, j'y suis d'puis un an et d'mi. Punaise, on dirait des pas punaise. Qui c'est qui traîne dans l'couloir à minuit ? On est mardi, merde ! Tout l'monde dort à c'te heure-ci !
Vassili A. Sterenkoavatar
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Sujet: Re: I Think We're Alone Now | Vassili | Lun 24 Sep - 15:15
Le livre traînait par terre. Ses pages écrasées contre le sol, les feuillets repliés sur eux-mêmes, écornés. Une fine plissure d’usure courait le long de la tranche. Elle zigzaguait sous le titre de l’ouvrage, barrait le nom des auteurs à la façon d’une cicatrice encore récente, son relief déchirant les noirs caractères. Pas de visage, pas d’image, rien, rien d’autre que des mots, lancés sur la couverture, jetés sur son quatrième. Un pavé rébarbatif de plusieurs centaines de pages, sobre, imposant, n’ayant d’autre promesse que des paragraphes infinis de définitions, de rappels, de mise en contexte, d’études de cas, interminables préliminaires à une prise de position rapidement étouffée par l’absence d’audace.

Tout autour, les feuilles de notes s’éparpillaient en une vague auréole, parsemées de flèches, de traits, de paragraphes séparés par de vastes intervalles blancs, de précisions inscrites en marge, et encore quelques mots lancés entre deux lignes, comme un oubli rapidement corrigé. L’écriture était brouillonne, resserrée, vague ondulation noire entre les carreaux bleus du papier. De temps en temps, une lettre était corrigée à la hâte, vague tâche sombre qui brisait la ligne des mots. Parfois, entre ces paragraphes rédigés en anglais, une remarque plus personnelle se faufilait, en russe. L’écriture alors se resserrait, plus rapide, une hachure de vagues fines, colériques, qui de temps en temps se brisaient sur la courbe élégante d’un B flottant au vent. On distinguait la paresseuse prise de notes du commentaire acerbe, l’ennui de la lecture interrompu de temps en temps par quelques mots aigres, plus vivants, plus féroces que le ton docte de l’ouvrage.

Le stylo, lui, gisait en travers. Négligemment jeté avec le reste.

Il y avait deux chaussettes sales, aussi, sur le sol. Le livre, une vingtaine de feuilles éparpillées, et ces deux chaussettes noires, éclaircies de poussière, qui encadraient le tout. Ces ceux chaussettes qui, amorphes, encadraient toutes ces questions d’institutions internationales, de coopération magique et de justice d’arbitrage, sans trop y penser. Les guerres de doctrines et les exemples juridiques se mêlaient à l’odeur de pieds.

Vassili n’y prêtait pas attention.

Sa dissertation était presque finie de toute façon, abandonnée sur son lit, à côté de ses pieds nus. Il ne manquait qu’une conclusion, rien qu’une brève conclusion pour finir le tout, et il pourrait enfin se coucher, dormir, oublier tout ça avant une nouvelle journée de cours, une nouvelle journée d’ennui et de leçons insipides. Il lui fallait épiloguer sur ces arbitrages internationaux, épiloguer sur ces différents degrés de reconnaissance de la magie selon les pays, leurs conséquences sur le droit international, sur ces quelques cas de litiges à peine résolus. Sociétés mixtes et sociétés du secret, institutions intégrées ou institutions ségréguées, qu’est-ce qu’il en avait à foutre ? Il faut toujours plus d’institutions, encore, toujours plus, et tout résoudre par une stricte application d’un droit bien équilibré, expliquaient doctement les chercheurs. Mais dans quel monde vivaient-ils, bordel ? Ils ne voyaient la réalité qu’à travers leur paperasse et leur doctrine, qu’à travers la fine fente des articles de loi et des différents règlements. Un monde froid, glacé, un monde mort.

Au lieu du feu il n’y a que de la fumée.

Au lieu de la chaleur, seulement le froid.

Le cracmol avait glissé ses écouteurs dans ses oreilles, son baladeur CD posé sur ses jambes repliées.

Il avait besoin de respirer un peu. D’oublier toutes ces problématiques, de s’oublier un peu. Tout bourdonnait autour de lui. Il avait l’esprit trop pris par toutes ces conneries de droit, pollué par toutes ces problématiques, par tous les développements de sa dissertation, il voulait souffler maintenant. Ne pas penser aux différentes structures supranationales, ne pas penser à la journée qui s’annonçait déjà, dans quelques heures, après un petit déjeuner insipide et un café dégueulasse. Les tons monocordes des professeurs et les regards vicieux que se lançaient les étudiants, entre sangs-purs et moldus. L’atmosphère se faisait de plus en plus étouffante dans l’université, et lui le digérait de moins en moins. La moindre baguette tirée, et il se sentait menacé.

Il avait ses raisons.

Un autre jour de barré sur le calendrier.

Le soleil rougeoyant s’est entièrement consumé.

Le dos calé contre le mur, il balançait la tête, au rythme de la musique, les yeux fermés. Sa musique l’arrachait de l’île, le renvoyait loin du Royaume-Uni, loin de la haine qui pourrissait Manadh. Elle le ramenait chez lui. A la maison. A Piter. Comme si rien ne s’était passé, et que la vie continuait son cours, sur les bords de la Neva.

Et cette journée s’achève avec ça,

Et au-dessus de la ville étincelante, l’ombre va s’abattre.

Ce bon vieux rock soviétique. Des chansons d’un autre âge, d’une autre ère. Avant que tout ne s’effondre, autour d’eux. En Allemagne, le mur venait de tomber. Mais lui, lui était encore un sorcier alors. Il n’était pas encore un paria, un proscrit. On manifestait dans les rues, on parlait ouvertement d’histoire, et du goulag. On se ruait sur les débats de la Komsomolskaya Pravda, qui n’était pas encore un tabloïd. Les samzidats et tamizdats circulaient librement. Le drapeau rouge flottait toujours sur le Kremlin, et lui irait à Durmstrang à la prochaine rentrée. Il en était sûr. Les quais du métro étaient encore propres, à cette époque. Les vétérans d’Afghanistan ne mendiaient pas encore. De la fumée s’élevait des usines voisines. Le vieux monde se fissurait, mais personne ne le voyait encore, tous ne voulaient que respirer davantage la liberté naissante. Et Victor Tsoï, lui chantait cette soif de changement.

Nous voulons du changement.

Recroquevillé dans son lit, le son poussé au maximum, Vassili reprenait le refrain.

C’est la demande de nos cœurs,

Nous voulons du changement,

C’est la demande de nos yeux.

En chantant dans sa langue maternelle, il se sentait chez lui. Dans son monde. En paix. Ce n’était pas pour rien que les siens n’avaient qu’un seul mot pour ces deux termes.

Nous voulons du changement,

Et le changement va arriver.

Le Russe jeta un coup d’œil à sa montre. Bordel. Déjà minuit passé. ‘Chier. Avec cette dissertation, il n’avait pas encore bouffé. Et il se rendait compte à présent qu’il crevait de faim. Forcément, en pleine nuit. Il soupira, se redressa de son lit, son baladeur à la main.

Les cuisines communes de la résidence étudiante devait être désertes à cette heure-là. C’était là la seule chose positive. Il enfila ses chaussettes sales, piétinant ses feuilles de notes. Attrapa un paquet de pelmeni, un pot de crème fraiche. Il n’allait pas se casser la tête à cuisiner maintenant. De toute façon, il n’aimait guère s’attarder au-dessus d’une poêle, et encore moins rester dans les espaces communs. Moins il passait de temps avec les étudiants de la résidence, mieux il se portait. Et puis, habituellement, on le lui rendait bien. C’est à peine si on le saluait dans les couloirs de l’immeuble de briques flambant neuf.

Inondés de lumière, les couloirs de la résidence étaient vide, entièrement vides. Il n’y avait que lui, marchant sur le côté comme s’il craignait d’occuper trop d’espace, sa casserole à la main, avec toute sa nourriture dedans, les pointes de ses couverts qui en sortaient, tintaient doucement. A travers l’encadrement des portes, il pouvait voir quelles chambres étaient allumées, lesquelles étaient éteintes. Il passait devant sans ralentir, sans chercher à écouter le moindre signe de vie. Tsoï chantait toujours en creux de ses oreilles. Il balançait la tête au rythme des accords de guitare électrique, allongeait le pas presque en rythme, marmonnant les paroles quand il les connaissait. Au moins, personne ne pourrait le surprendre, là. Il était libre. Perdu quelque part entre ce couloir de cité universitaire, et sa patrie.

Cigarette à la main, du thé sur la table,

C’est comme ça que le cercle se referme,

Et soudain, nous sommes devenus effrayés de changer quoi que ce soit.

Il y avait quelqu’un dans la cuisine. A travers la porte entrebâillée se dessinait un long rai de lumière jaune. Le cracmol fronça les sourcils. C’était foutu pour pouvoir bouffer tranquille cette nuit-là. Alors que Kino entamait l’intro de la prochaine chanson – Voïna, sa rappelait-il – il retira ses écouteurs d’une main, s’approcha de la porte.

— Eh ! 'y a quelqu'un ?

On l’avait entendu, visiblement. Il haussa les sourcils. Ouais, personne n’a envie d’être dérangé à cette heure-là, il savait bien. Promis, il ne prendrait pas de place. Il n’y tenait pas franchement. Avec un soupir, il poussa la porte, sans prendre la peine de répondre.

Tout éclatait, la rue et le ciel, le mur et la rumeur, le corps et l’esprit. Tout se brisait en une multitude d’infimes éclats, et le moindre de ces morceaux était tordu, brûlé, percé, déchiré, broyé, écorché, une souffrance infinie, démultipliée et répétée jusque dans chaque atome de son être.

Par réflexe, Vassili s’était rejeté en arrière.

On le menaçait.

Il voyait cette pointe sombre tendue vers lui. La baguette pointée sur lui. Prête à frapper. Prête à lui lancer un sortilège, directement braquée sur sa poitrine.

On le menaçait.

Aveuglé par la lumière de la cuisine, il avait cru y voir l’éclat du sort qu’on lui jetait.

Et derrière la baguette, il avait cru le voir. Ses traits fins, ses cheveux longs. Sa mine arrogante. Un éclat de douleur passa à travers son esprit.

Tout qui éclatait brusquement, toute cette souffrance démultipliée, cette douleur, la Douleur.

Non, non, il ne se passait rien, rien du tout, mais déjà il s’imaginait son corps tordu, ses sens qui se dérobent sous le sortilège, mais non, rien de tout cela, Vassili, il n’y a rien… Rien que cette étudiante, là, devant toi, la vois-tu ? Tu la vois, Vassili ?

Non, je ne la vois pas.

Il n’y a que cette ruelle, les poubelles renversées, la haine, et le sortilège impardonnable. Il n’y a que lui, et la Douleur, Vassili. Et il y a cette baguette tendue vers moi. Cette baguette qui peut me briser, Vassili, cette baguette qui, d’un seul coup, peut tout briser, en une infinité d’éclats tranchants. Il n’y a que ça, Vassili, il n’y a plus de cuisine ni de couloir, il n’y a pas ce visage qui me scrute, la mine rebelle, ni l’eau qui boue, ni la lumière bleue du gaz. Il n’y a rien de tout ça. Rien d’autre que l’odeur des poubelles.

Et soudain, nous sommes devenus effrayés de changer quoi que ce soit.

Le cracmol avait rapidement repris ses esprits.

« Bordel. »

Cela n’avait duré que quelques fractions de seconde, rien de plus qu’un geste de recul, un air paniqué face à la baguette qui le menaçait. Sa mine restait défaite, comme si tout s’était effondré en lui. Mais non, il revenait à lui. Il ne s’était rien passé. Rien. Rien. Le sang-pur n’était pas là, il n’était pas dans cette maudite ruelle, affalé parmi les sacs poubelles, il était à l’abri, il était dans sa résidence, loin, bien loin d’Emrys.

« Bordel, mais range ta putain de baguette, crétine ! »

Il avait presque crié, sous le coup de la colère. Enfoirés de sorciers, enfoirés de sorciers. Tous ces idiots irresponsables qui n’hésitaient pas à braquer une arme sous le nez du premier venu, comme si ce n’était qu’un simple jouet. Comme si ce n’était qu’un simple morceau de bois, une simple brindille. Eux, si fiers de leurs pouvoirs, en oubliaient toute leur magie. Crétins irresponsables. Crétins irresponsables. D’un air peu amène, il fusilla du regard l’étudiante.

« Et laisse-moi passer que je puisse me faire à bouffer. »
I Think We're Alone Now | Vassili
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