Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.

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Sujet: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Dim 12 Aoû - 12:55
Ca avait été une catastrophe. Les retrouvailles avec Lust s’étaient soldées par un échec cuisant, malgré toutes nos tentatives pour nous retrouver. Mon départ spontané et mon manque de réponse lui avaient déplu, tandis que moi-même je pataugeais dans l’incertitude et la volonté quasi vitale de sortir la tête de l’eau. Car je me noyais. Je me noyais sous cette vague d’émotions, de sentiments contradictoires, sous cette grossesse qui soudainement ne me paraissait pas être une bonne idée, sous les lettres de ma mère qui me sommaient de lui rendre visite – pourquoi faire ? Sans doute me dire que j’avais gonflé, et que vraiment, mes cheveux, ça n’allait plus du tout. J’avais passé la semaine qui avait suivi à me morfondre et je détestais ça. Je haïssais mon immobilisme, mon incapacité à agir et à trouver des solutions. Je me maudissais d’être aussi stoïque, pourtant rien ne venait frôler mon esprit, ne serait-ce que le début d’une idée.

Et puis un matin, je me levais avec l’énergie du désespoir. Une énergie nouvelle qui m’insuffla la force de sortir de mon lit, de me diriger vers ma coiffeuse et de décider qu’il était temps que je change et que je me remette à vivre. Pas à survivre. A vivre. Je me décidai plus rapidement que je ne l’avais prévu. Sans plus y réfléchir, je sortis un morceau de parchemin d’un tiroir, un stylo et commençai à rédiger ma missive. « Si tu ne crains pas l’inconnu et les sensations nouvelles, rejoins-moi à l’Atlantease Club, 23h. Je porterai une robe rouge et un loup d’or. » Dans l’heure qui suivit, j’envoyais un hibou emprunté à la poste, afin d’être certaine qu’il ne reconnaisse pas le mien. J’avais pris soin d’écrire en capitales, d’une écriture plus italique que ne l’était la mienne, car je savais que son sens de l’observation trahirait mon anonymat. Je sortis de la poste avec appréhension mais aussi plus de confiance en moi que je n’en avais eu tout le long de ces derniers mois. Du moins, c’était sans compter ma mère, sur qui je tombai par hasard au détour d’une ruelle. « Cassandra ! » s’exclama-t-elle l’air tout aussi surpris que moi. « Ca fait des jours que j’attends ton hibou. Je me faisais du soucis. » « Toi et moi on sait que c’est faux, maman, mais c’est gentil d’essayer d’avoir un semblant d’inquiétude maternelle. » Hélène leva les yeux au ciel, tandis que je lui adressai un petit sourire moqueur. Ses yeux aussi bleus que les miens se posèrent immédiatement sur mon ventre, avant qu’elle ne se mette à scruter mon apparence. « Tu es… radieuse. Qu’est-ce qui a changé ? » Son compliment s’accompagna immédiatement d’un interrogatoire, qui se termina sur la terrasse d’un petit restaurant où elle m’invita à grands renforts de remarques culpabilisatrices. Je ne pus lui en vouloir cependant, car la journée passa bien plus vite que je ne l’aurai espéré, si bien que je rentrai chez moi bien plus tard que prévu, ayant juste assez de temps pour me changer et transplanner jusqu’au club dans lequel j’avais donné rendez-vous à Lust, et qui animait ce soir-là, une soirée masquée.

Pour la première fois depuis des mois, j’avais tout misé sur mon apparence. A dieu les tee-shirts ornés de petites licornes et les culottes en coton, j’avais troqué mes habits de confort contre une robe bordeaux, longue mais dont le côté était assez fendu pour faire apparaître le haut de ma cuisse. Du reste, je n’avais pas été trop audacieuse, faisant en sorte d’être confortable, surtout au niveau de mon ventre. Le décolleté se dévoilait plus dans le dos que sur ma poitrine trop douloureuse pour être compressée, tandis que mes cheveux blonds tombaient en une cascade de boucles sur mes épaules. J’y avais attaché à l’aide d’épingles un loup brodé d’or que j’avais ramené de Venise des années auparavant. C’était tout. Le but n’était pas de cacher mon identité à Lust, il me connaissait par cœur et me reconnaitrait dès la première seconde. Non, je voulais juste qu’il comprenne l’effort, et que je sois assez méconnaissable pour le reste du monde. J’entrai dans la boîte déjà bondée d’un pas leste, et me dirigeai immédiatement vers le bar, où je commandais un cocktail – sans alcool à mon plus grand regret. Car un peu de champagne n’aurait pas été de trop pour me faire prendre confiance. J’étais prête à beaucoup de choses ce soir, encore fallait-il que j’en ai l’audace. Et que Lust fasse son apparition. J’étais presque certaine de le voir arriver en retard… En réalité, je n’étais même pas sûre qu’il se pointe. Lust avait tant de filles à ses pieds, qu’il pouvait juger cette invitation peu intéressante, et l’avoir jetée dans une corbeille sans même se poser la question de l’honorer ou non.

Quel fut mon soulagement cependant, quand je l’aperçus du coin de l’œil pénétrer dans le club. Il était masqué aussi, et il portait l’élégance en étendard. Entrant dans le rôle pour lequel je m’étais conditionnée, je me détournai de lui et le laissai me chercher du regard.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Dim 12 Aoû - 15:09

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« Si tu ne crains pas l’inconnu et les sensations nouvelles, rejoins-moi à l’Atlantease Club, 23h. Je porterai une robe rouge et un loup d’or. »  Intrigante invitation, dont la calligraphie laissait suggérer un anonymat volontaire. Je n'eus de cesse de toiser cette missive durant toute la journée, m'interrogeant sur l'identité de la personne me troublant de la sorte : était-elle une ancienne amante ou une admiratrice mystérieuse ? Joueuse, de toute évidence, elle m'invectivait de telle sorte qu'elle faisait naître en moi autant de fantasmes que d'attentes. J'espérais, dans toute ma goujaterie, que l'intrigante n'incarnait pas les traits de Quinn Baker, cette prude trop timorée qui ne cessait de me dévorer du regard dès lors qu'elle prenait place dans les gradins du stade de Quidditch. Elle avait cette mâchoire proéminente lui prêtant toutes les caractéristiques d'une jument, et cette manie de se tresser les cheveux telle une adepte du scoutisme m'arrachait des frissons d'horreur. Certes, j'avais de cela de désespérant de donner priorité aux apparences, mais je l'assumais avec l'outrecuidance du connard endurci. Ainsi passais-je la journée à songer à ma fascinante valentine de ce soir ; adepte du jeu, il me fallait bien admettre que peu de demoiselles possédaient ce don émoustillant de joncher ici et là quelques mystères. Avouons au passage  que ces entreprises suintaient bon l'érotisme léger et la sensualité feutrée. J'appréciais ces badinages grivois, ce qui justifiait – semblait-il – mes amours pour les accessoires licencieux lorsque venait le temps des ébats voluptueux. J'eus préférer ne piper mot quant à cette invitation fort plaisante ; l'on m'aurait assommé de questions et l'on m'aurait abruti pour quelques débriefings à l'appui. Avide de conserver pour ma seule personne cette nouvelle aventure, mes lèvres demeurèrent closes à ce sujet, même lorsque ma chère cousine tenta d'extirper ce qui semblait me tarauder l'esprit.

De toute évidence, mon échec cuisant auprès de Cassandra ne m'avait guère embourbé dans une dépression entraînant le choix de l'abstinence. Ce besoin de plaire et de séduire, d'oublier dans les bras d'une autre (il était préférable d'anesthésier sa peine entre les cuisses d'une conquête que sous la seringue crasse de sédatifs), ne s'étaient pas imposés à moi par désespoir. Ce fut sans culpabilité aucune que j'endossai ce soir un costume d'un bleu sombre, accommodé d'un loup argenté dont la fine manufacture rappela à ma condition de jeune homme aisé. Prompt à me rendre au rendez-vous, spéculant tout le long du trajet en voiture sur l'identité de la mystérieuse.

Une musique assourdissante perça mes oreilles, sans que je n'y trouve offense. Probablement trop habitué aux environnements tintamarresques, mon cerveau s'acclimata sitôt que j'eus posé le pied à l'Atlantease. Le vigile, taillé dans une armoire et doté d'un vocabulaire rudimentaire, m'avait laissé passer d'un naturel déconcertant ; ayant reconnu l'habitué que j'étais, il me salua d'un ton chaleureux et c'est ainsi que je doublai tous les pauvres badauds attendant depuis trop longtemps sous le froid mordant de cette nuit de février. Loin de me formaliser de mon impolitesse, je cherchais déjà mon rendez-vous du regard. N'hésitant guère à toiser avec insistance, pousser les badauds trop encombrants, embrasser la salle sombre du regard. Il me fallut de bien longues minutes avant de trouver celle que je cherchais, un soupir soulagé passant la barrière de mes lèvres lorsque je la vis enfin. Elle m'offrit de loin son visage gracile (ce n'était donc pas Quinn Baker, j'étais sauf pour ce soir) cerné de magnifiques cheveux blonds. Et plus je m'approchais d'elle avec impatience, plus je devinais sa silhouette : robe sensuelle couleur vermeil, une peau délicate... Un corps somptueux révélant un ventre bombé. Je ne pus réprimer un sourire dès lors que je compris l'identité de ma belle valentine : Cassandra avait toujours été la seule à me surprendre de la sorte. Unique et charmeuse, elle avait cela de mirifique qu'elle savait me dérouter.

Je me penchais alors et, bien qu'elle ne pouvait que savoir que son identité m'était aisée à deviner, je m'appropriais volontiers le rôle du bellâtre faisant la cour à une inconnue. Lui déposant un baise-main et l'abordant de la sorte, m'approchant bien volontiers de son oreille : « Je m'en excuse mais si tout à l'heure il faudra nous déshabiller, je vous demanderai de garder votre loup. Vos yeux sont des aimants. Enchanté. » La luxure au creux des mots. Prémices sans ambages de mes pensées fuyant sous la langue.

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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Lun 13 Aoû - 8:58
La musique battait au même rythme de mon cœur, tandis que je faisais tourner un doigt distrait sur le haut de mon verre, dans l’attente impatiente que mon partenaire du soir me découvre enfin. Sans doute lui fallut-il quelques secondes, pour laisser à son œil le temps de s’acclimater à la pénombre, mais j’étais certaine qu’il ne tarderait pas à faire son entrée dans mon champ de vision. Portant une dernière fois le verre à mes lèvres, je le reposai à l’instant même où Lust faisait son apparition. Il était beau à s’en damner bien sûr, dans son costume sombre aux couleurs de la nuit, et sous son masque aux reflets d’argent. C’était dans ces instants précis que je comprenais pourquoi les filles se pavanaient devant lui, sans conserver la moindre dignité, elles étaient prêtes à se mettre à quatre pates s’il le leur avait ordonné. Une aura d’extrême confiance et de séduction émanait de lui, tandis que son regard impérial brillait d’une lueur presqu’inquiétante tant elle était envoutante. A l’instant même où il s’emparait de ma main pour y déposer un baiser, je fus parcourue d’une vague électrisante de frissons, balayant mon échine avec délice. Ce seul contact suffit à me faire comprendre que les masques étaient tombés, et qu’il n’avait pas tardé à découvrir mon identité.

Il se pencha en avant, ses lèvres effleurant le lobe de mon oreille avec langueur pour y murmurer quelques mots qui sans doute en aurait fait tomber plus d’une dans ses bras – moi la première d’ailleurs. Il fallait cependant que je résiste à l’appelle licencieux de tout son corps, car ce soir, nous devions nous redécouvrir avant de sombrer dans des ébats maintes fois exécutés au cours de l’année précédente. « Je m'en excuse mais si tout à l'heure il faudra nous déshabiller, je vous demanderai de garder votre loup. Vos yeux sont des aimants. Enchanté. » Un rire clair et sincère s’échappa d’entre mes lèvres, tandis que je lui adressai un regard faussement outré. « Alors ne vous y plongez point trop, Monsieur, vous risqueriez d’y rester aimanté. » J’eus un sourire en coin, tandis que je me détournai à nouveau de lui pour mieux terminer mon verre. Le barman avait quant à lui entreprit de servir Lust, qui ne serait sans doute pas aussi sage que moi concernant le côté sans-alcool de son verre. Quand il fut servi, je me tournai vers lui, rayonnante, et murmurai d’une voix douce : « Cassie », me présentai-je, consciente que plus que quiconque dans ce club, c’était bien Lust qui me connaissait le mieux. J’avais cependant le choix d’entrer dans ce rôle, et je voulais m’y tenir autant que possible. Je souhaitais plus que tout que cette soirée se déroule merveilleusement bien, et pour cela j’avais revêtu l’habit de la belle inconnue. Je connaissais assez bien Lust pour savoir qu’il entrerait dans mon jeu. Il avait toujours aimé joué.

J’avais choisi mon surnom pour me présenter, car il était bien le seul à pouvoir l’utiliser, et j’avouais aussi volontiers la dimension sensuelle et érotique d’un tel surnom, tant il me l’avait murmuré à l’oreille lors de nos trop nombreuses nuits passionnées. Derrière mon loup, mes yeux se posèrent presqu’instinctivement sur ses lèvres qui appelaient aux baisers, tandis qu’un sourire se dessinaient sur les miennes et que je m’approchai lentement mais surement de lui, jusqu’à ce que ma jambe ne vienne frôler la sienne. Battant des cils à la manière d’une adolescente, je demandai dans un souffle « Vous êtes bien téméraire pour accepter l’invitation d’une parfaite inconnue. » Après tout, quand la missive état passée entre ses mains, il ignorait encore tout de l’instigatrice de ce petit manège. Peut-être aurais-je du m’offusquer de le voir ainsi répondre présent, alors que ç’aurait pu être n’importe qu’elle autre fille de l’université – ou d’ailleurs. Mais je n’étais que trop heureuse qu’il soit là, près de moi, et qu’il accepte d’entrer dans le rôle que j’avais taillé pour lui – du moins pour la soirée. « Ou peut-être un peu fou » ajoutai-je tandis que mon pied, coincé dans mon escarpin, se glissait inexorablement vers la jambe de Lust pour le frôler d’un air candide.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Lun 13 Aoû - 12:43

FUIS MOI JE TE SUIS
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Cassandra s'était jetée, en cette antre obscure, dans un dessein audacieux ; celui de raviver nos amours par une redécouverte de nos sens et de notre vue. Car je la toisais autrement ; sous les traits d'une belle inconnue dont le jeu se prêtait à quelque érotisme parfumé. En dépit de son ventre rond, elle laissait voir la taille la plus belle du monde, le visage le plus gracile, la voix la plus agréable ; en somme tous les appas les plus en droit de plaire, décuplés par cette tendre hardiesse de nous réunir sous les faux-semblants de l'anonymat. Et peu m'importait si ce soir, elle se voulait délibérément innocente, jusqu'à me refuser la soie de ses draps : je persécuterai sa vertu jusqu'à ce qu'elle abdique. Néanmoins, je n'eus pas tant à échafauder de desseins peu scrupuleux en ce but, puisque Cassandra m'ébranla déjà par le jeu de la séduction ; elle se présenta d'une voix lascive, par frôlements et caresses. Et je ne pus véritablement l'expliquer, mais ce pied glissant le long de ma jambe attisa en moi en embrasement des sens ; je portais deux doigts à ses lèvres, en dessinait subtilement le contour et la pulpe et, comme j'entrepris de voiler ma voix d'autant de sensualité que ma caresse impudique, murmurai d'un timbre chaud en guise de présentation : « Lust. » On la toise, on l'envie, on l'admire. La belle créature sait si bien s'y prendre, qu'en moins de quelques minutes, elle détourne les regards et excite les hommes ainsi présents. « Croyez-bien que j'aime à vivifier la témérité ainsi que la folie. Leur existence n'est pas un crime, d'autant plus lorsqu'elles me mènent à vous. » Inutile de dépeindre l'effet que me fit l'intrigante, vous le comprendrez sans peine. Car je l'observais déjà de mon regard de feu, la menaçant d'une manière moins impur que lubrique de l'immoler. Je tus cette obscénité par un peu de pudeur, en l'invitant à danser : « Une danse, pour un pauvre diable ? » Ah que cette remarque ne fut que trop véridique. Car l'excitation qui m'habitait n'avait nul autre autel que le vice annexant ma cornée, sitôt que je la regardais. Par ailleurs mes yeux fauves ne se délogeaient pas d'elle, ni même lorsque je la menais vers la piste de danse fort heureusement pas encore comblée.

Un beau faciès, beaucoup d'inconduite. Je n'ignorais pas me consumer de luxure, et je n'ignorais pas non plus que ce vice ne la ferait pas fuir. Continuant avec beaucoup d'espièglerie ce jeu qu'elle nous avait forgé, je faisais fi de la musique un peu trop survoltée et préférai me jouer un air inaudible ; lent et sensuel, d'une cadence rappelant le jazz des années 30. Dream a little dream of me, Doris Day. Et je chantonnais doucement à son oreille, autant pour la faire rire que la séduire : « Say "nighty night" and kiss me. Just hold me tight and tell me you'll miss me. While I'm alone and blue as can be, dream a little dream of me. » Un sourire, un regard qui pétille, et je retombe amoureux.  


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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Lun 13 Aoû - 13:22
Je n’avais pas conscience d’attirer les regards, ou d’attiser la curiosité du monde qui nous entourait. Je n’avais d’yeux que pour Lust et le reste m’importait peu, pour ne pas dire qu’il ne m’importait pas le moins du monde. Je sentais peu à peu mon corps s’embraser, au fur et à mesure que mon pied glissait le long de sa jambe et qu’il n’en éprouvait aucune gêne. Point de pudeur ni de honte entre nous, il y avait des élans qu’on ne pouvait empêcher, pourvus qu’ils soient passionnés. « Croyez-bien que j'aime à vivifier la témérité ainsi que la folie. Leur existence n'est pas un crime, d'autant plus lorsqu'elles me mènent à vous. » Un sourire taquin au bout des lèvres, tandis que Lust se faisait poète. Si j’étais bien certaine d’une chose, c’était que Lust n’était pas fou, juste assez intrépide pour ne reculer devant aucune folie. Je l’observai de mes grands yeux bleus, parfaitement éveillée, grisée par ce petit jeu que nous menions l’un et l’autre. « Quand bien même ce fût un crime, j’ose espérer que vous vous seriez laissé tenter malgré tout. » Quand il s’agissait d’amour et de passion, Lust trouvait toujours un moyen pour être de la partie. Je savais que l’illégalité ne lui faisait pas peur, en témoignaient les trop nombreuses pilules qui ne gisaient sans doute aucun dans le fond d’un tiroir de sa chambre.

« Une danse, pour un pauvre diable ? » « Je craignais que vous ne me le demandiez jamais » répliquai-je avec un rire dans la voix, tandis que je prenais la main qu’il me tendait pour mieux m’emmener sur la piste de danse. Ses doigts entrecroisés aux miens étaient un support, un pilier solide au milieu de la foule, et je me laissai entraîner sans opposer la moindre résistance. Le temps d’un instant, je me demandai de quoi nous avions l’air. Je n’avais pas ignoré, lors de notre arrivé sur la piste, les regards curieux lancés dans notre direction. Les femmes enceintes n’avaient très certainement pas leur place dans un club tel que l’Atlantease, mais comme toujours quand j’étais avec Lust, je me fichais bien des regards pudibonds que les hypocrites camés pouvaient parfois me lancer.

Bientôt, Lust nous trouva une place de choix sur la piste, et ses mains glissèrent mes hanches tandis qu’il commençait à bouger au rythme d’une musique que je n’entendais pas, et bien loin de celle qui résonnait dans mes oreilles. Il était en train de nous créer notre propre bulle, notre propre musique, notre propre pas de danse. Et c’en était plus grisant encore, que de ne partager cet instant qu’avec lui, loin des regards indiscrets que l’on pouvait nous jeter.  « Say "nighty night" and kiss me. Just hold me tight and tell me you'll miss me. While I'm alone and blue as can be, dream a little dream of me. » Il chantait. Et merveilleusement bien, en plus. La musique avait toujours fait partie de la vie de Lust, mais rares étaient les fois où il m’avait permis d’entendre sa voix, basse et envoutante. L’entendre me fredonner à l’oreille une musique d’un autre temps sembla me faire entrer dans une dimension parallèle. J’eus un petit rire clair avant de poser ma joue sur son épaule et de me laisser bercer par sa voix, qui était désormais la seule que j’entendais, faisant fi des voix alentours. Quand sa voix commença à décroitre, je me redressai légèrement et plongeai mes yeux dans les siens, autant que nos deux masques purent me le permettre. « J’ignorais qu’il existait encore des chanteurs de jazz. Je me félicite d’avoir fait de l’un d’entre eux mon cavalier. » Sourire taquin, tandis que je hissais mes bras autour de son cou et que je caressai de la pulpe de mes doigts sa nuque nue et frissonnante. Malgré mes taquineries, mes yeux brillaient de délice, et mon corps tout entier lui criait de recommencer à chanter, tant il m’envoutait de sa voix. Mes lèvres silencieuses articulèrent un « Encore » exigeant.

J’avais l’impression d’avoir oublié ce que c’était que de séduire et d’être séduite. Mais comme beaucoup de choses dans la vie, il semblait que ça ne s’oubliait pas, car ni lui ni moi ne paraissions gauche dans nos gestes et nos paroles. Me serrant un peu plus contre lui pour être certaine de diffuser en lui la chaleur qui m’animait – malgré mon ventre rebondi – je le poussai doucement vers un coin plus reculé du club, plus à l’abri des regards indiscrets. Sans doute comprit-il mon manège car il me laissa faire, jusqu’à ce que son dos ne vienne heurter doucement un mur baigné dans la pénombre. Mes mains toujours solidement suspendues à son cou, je levai juste assez la tête pour que mes lèvres ne viennent toucher la peau fine et blanche de son cou, y déposant un monceau de baisers légers et chastes, juste assez longtemps pour m’enivrer de son odeur musquée. J’aimais être entreprenante ce soir, ne serait-ce que pour lui prouver que je n’avais jamais cessé de penser à lui. « Ne vous méprenez pas, Lust, je ne ferais rien sans votre consentement. » Petit rire cristallin, tandis que d’une main j’effleurai sa joue légèrement piquante, et le dévorai du regard.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Lun 13 Aoû - 15:10

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Cet instant privilégié, personne ne pouvait nous le dérober. Notre bulle immersive ne laissait s'engouffrer rien ni personne, pas même les quelques regards curieux des badauds qui se voulaient pénétrants. Nous partagions une intemporalité qui nous était propre, plongés dans une intimité bâtie sur les fondations de notre audace. Et tandis que nous nous bercions dans les bras de l'autre, je continuais volontiers ma ballade amoureuse tout contre son oreille, d'un timbre chaud et éraillé à l'instar d'un tourne-disque claironnant une chanson feutrée. « You gotta make me a promise, promise to me you'll dream, dream a little of me... » Complicité recouvrée dans le creux d'un romantisme latent, d'un érotisme sous-jacent, d'une promesse sensuelle teintée de non-dit. J'espérais pouvoir la serrer dans mes bras plus encore et m'enivrer de son parfum. Sans doute étions-nous restés bien plus de longues minutes à danser égoïstement dans notre microcosme, puisque le temps avait suspendu son envol et que tout prêtait à se figer. Tout, excepté nos sentiments. Je sentais notre idylle s'embraser avec véhémence sous les cendres de notre passé, quand je me revoyais déjà toquer à sa porte cette première nuit. Diable qu'elle m'avait manqué. Que ces premiers émois, ces moments d'inconstance et d'hésitation dans les premiers gestes, les premiers mots, les premiers frissons, m'avaient manqués également. Sous mes doigts affamés sa peau, qui me sembla nouvelle. Je la redécouvris avec délectation, dessinant les moindres contours, devinant les plus petits frissons.  Puis, comme nous comprenions que ces instants fugaces nourrissaient un peu plus notre frustration tout en aiguisant notre faim, Cassandra m'invectiva à nous éloigner de ces lumières froides jusqu'à me pousser dans la pénombre. Un rictus mordant, pour ne pas dire lubrique, étirait ma lippe sans que je ne puisse déloger mon regard du sien.

Elle avait toujours eu ce don de souffler le chaud et le froid. Une prédisposition que je jugeais tantôt plus que profitable, tantôt néfaste. Ce soir, je me délectais de ses avances sans pour autant me rendre inerte ; j'y répondais avec facilité et avec envie, me laissant néanmoins surprendre par ses entreprises peu farouches. Au regard de nos retrouvailles polaires je ne pouvais m'imaginer Cassandra si propice à la séduction, aussi j'accueillis très agréablement ce jeu allumant en moi bien des fantasmes. Ses baisers vertueux (et je la soupçonnais d'être sage pour mieux m'embraser par la suite) accélérèrent le battement de mon cœur d'une pulse indécente ; mon souffle saccadé trahissait une excitation que je ne pouvais plus déguiser. J'eus pour toute réponse resserré mon étreinte ; mains baladeuses épousant ses courbes, agrippant sa jolie croupe, réfrénant toute autre tentative plus impudique. D'un regard alentours je jaugeais la perspective que purent avoir cette houle d'inconnus envers nous, et après observation rapide je me fis ce constat : il m'était aisé de glisser mes doigts flâneurs sous la robe sans que d'aucuns ne s'en aperçoivent, puisque le tissu fendu à sa jambe gauche m'en facilitait l'entreprise. Mais Cassandra stoppa malgré elle mon dessein impudique, soufflant dès lors à mon oreille : «  Ne vous méprenez pas, Lust, je ne ferais rien sans votre consentement. » Un rire en écho du sien, et je rétorquai en retour sur ce même timbre amusé : « Sachez, Mademoiselle Cassie – dans la langue de Molière, voyez-vous. En dépit de mon fort accent – que je ne suis pas un homme facile. »  Cette simple réponse avait au moins l'audace de pouvoir nous faire rire durant de longs mois encore, si toutefois mon regard ne s'était guère fait si sérieux quelques secondes plus tard. Je soutenais ses iris d'une intensité rare, peignant dans ma mémoire chacune de leurs nuances de bleu. De peur, sans doute, de la voir s'échapper et d'oublier encore. Et quand enfin la tension fut trop présente pour être ignorée, je brisai cette envie qui me tenait aux tripes depuis que je l'eus revue ; je me penchai alors, d'un alanguissement engourdi, quand enfin je volai à ses lèvres des parcelles de baisers. Ni grivois, ni salaces. Des baisers soupirants, déposant sur le galbe de ses lèvres carmin tout mon amour vorace décuplé depuis près de six mois.

Cet instant privilégié, personne ne pouvait nous le dérober. Et alors que je me redressais dans un souffle, savourant ce silence voluptueux de l'après, je lui confiais alors : « En vérité mon cœur est à une autre : mon professeur. Mais sachez que vous embrassez aussi bien qu'elle, aussi me voilà séduit. » Sourire de connivence. Frissons furtifs arrachés de ces émois nouveaux.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Mar 14 Aoû - 7:42
Son rire faisant écho au mien m’enhardissait plus encore. Alors que je le sentais réceptif à mon jeu, et que mes baisers l’avaient poussé à s’aventurer plus encore sur mes formes ondulantes, je me sentais l’âme téméraire de celle qui prend les devants, et qui marque la cadence au rythme d’œillades suggestives et de caresses câlines. « Sachez, Mademoiselle Cassie – il avait prononcé ce mot dans ma langue maternelle, avec tant de sensualité que je me sentis frissonner davantage encore, si c’était possible que je ne suis pas un homme facile. »  Je ne pus m’en empêcher. J’éclatais d’un rire teinté de taquinerie et de nostalgie. Malgré tout mon amour pour lui, malgré tout le respect que j’avais à son égard, je ne pouvais nier une chose : Lust était un homme facile. Il ne résistait pas à l’appel de la chaire, ne pouvait restreindre ses doigts à effleurer d’un toucher expert les formes féminines qui glissaient sous ses mains, ne se privait jamais de répondre à l’appel érotique par des paroles plus lubriques encore et des gestes si indécents qu’ils en auraient fait rougir une catin. Mais je ne l’en blâmais pas. Car outre sa réputation d’homme lubrique, il y avait un tout autre pan de sa personnalité que j’avais connu autrefois : sa fidélité. « Je n’en attendais pas moins de vous » soufflai-je en un sourire, tandis que mes lèvres recommençaient à chercher la douceur de son cou.

Mais il en avait décidé autrement, et tandis que dans ses yeux brillaient une lueur nouvelle, pleine de passion et de sentiments, je sentis bientôt ses lèvres déposer un baiser aussi doux que chaste sur la pulpe de ma bouche. Je ne m’y attendais pas, pourtant, tout mon corps réagit tandis que mon esprit s’effaçait pour laisser place à mon palpitant tambourinant. Sans m’en rendre vraiment compte, je glissai mes mains dans ses cheveux, et maintins aussi fermement que possible son visage contre le mien, pour mieux me repaître de ces baisers délicieux. Un instant je me demandai comment j’avais pu vivre de si longs mois sans ceux-ci, réalisant avec angoisse que jamais ses baisers ne m’avaient paru aussi indispensables qu’à cet instant précis. Le moment sembla durer une éternité, et pourtant, quand il s’acheva, j’esquissai une moue boudeuse et frustrée, tandis qu’il affichait un petit sourire en coin. « En vérité mon cœur est à une autre : mon professeur. Mais sachez que vous embrassez aussi bien qu'elle, aussi me voilà séduit. » Un petit sourire en coin, timide et pudique, tandis que j’écoutais cette déclaration camouflée et la gardais précieusement dans un petit coin de ma tête. Une petite voix me criait que j’avais encore toutes mes chances, mais que pour cela, il faudrait s’y prendre correctement, ne pas brûler les étapes. Une nuit ensemble oui, mais ne rien lui réclamer, lui laisser le temps de retomber amoureux, de me faire confiance, et de reprendre sa place dans ma vie. « Elle doit être vraiment spéciale pour avoir hérité vos faveurs. »

J’avais le souffle encore court de nos embrassades, aussi sages furent-elles. Le goût de ses lèvres avait déjà déserté les miennes, et moi qui avais toujours eu un penchant pour l’addiction, je me retrouvais déjà en manque de ces baisers et autres caresses concupiscentes. « Si en un baiser, vous êtes déjà séduit, soyez sûr que la nuit à venir vous fera l’oublier. » Et sans doute avais-je vraiment envie qu’il oublie. Qu’il oublie mes crises d’hystéries, mes rires ironiques, mes œillades furieuses. Ce soir, je n’aspirais qu’à lui présenter la Cassandra qu’il avait connue à ses débuts, celle qui savait jouer, rire et aimer sans aucune limite. Lust n’était pas au bout de ses peines, car j’avais prévu d’autres surprises à venir pour m’assurer que jamais, il n’oublierait cette nuit. Je savais que j’avais de la concurrence, après tout, nombreuses étaient celles qui ne reculaient devant rien pour lui plaire, mais j’avais quelque chose que les autres n’avaient pas : sa tendresse, son affection, son amour. Ce ne pouvait être que l’ingrédient mystère d’une nuit plus que réussie. M’emparant de sa main, je le tirai doucement pour l’inviter à me suivre, tandis nous quittions notre pénombre adorée pour regagner la piste de danse que je traversai sans même y prêter un regard. Quelques minutes plus tard, nous sortions de l’Atlantease, le froid mordant de l’hiver venant brûler nos peaux déjà incandescentes. Je me retournai vers Lust et lui lançai un regard mystérieux. « J’ai pour unique souhait que vous n’oubliiez jamais cette nuit, Monsieur. » Parcourant quelques ruelles, nous arrivâmes bientôt devant une porte en piteux état, seuil d’une demeure insalubre qui donnait l’impression de ne pas être habitée depuis des décennies. Je frappai quelques coups bien placés contre le bois dur et la porte s’ouvrit presqu’instantanément sur un couloir à la lumière tamisée. Le lieu était bien plus calme et silencieux que celui que nous avions quitté, mais l’on entendait la rumeur de conversations feutrées dans les pièces voisines. Nous fûmes accueillis par une charmante jeune femme au sourire ravageur, qui nous guida vers un immense salon aux canapés accueillants, sur lesquelles de nombreux couples s’étaient formés et se cajolaient tendrement. Point de vulgarité ici, je n’avais pas choisi n’importe quel club pour nos retrouvailles.

Si j’avais toujours été peu farouche en amour, acceptant de relever bien des défis, il en était un que nous nous étions toujours refusés avec Lust : l’échangisme. Ni lui ni moi ne partagions l’idée du polyamour, et ne supportions le principe même de voir l’être chéri avec quelqu’un d’autre. Cependant, j’avais réservé dans ce club une suite à mon nom, dans laquelle nous pourrions nous retrouver. L’idée était d’émoustiller ses sens. Je le poussai en riant sur un canapé un peu reculé des autres, tandis que je m’installais sur ses genoux. « Retrouvez moi dans cette chambre dans dix minutes » lui murmurai-je à l’oreille en lui tendant une clé sur laquelle un ruban bleu annonçait le numéro de la chambre 666 – la chambre du diable et de tous les vices à n’en pas douter. « Inutile de ramener qui que ce soit d’autre, je ne vous partagerai pas. » Un moyen subtile de lui faire comprendre que l’échangisme ne serait pas de mise, et je savais qu’il ne s’en offusquerait pas. Quelques secondes plus tard, je quittai ses genoux pour rejoindre la chambre qui serait le témoin de nos retrouvailles.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Mar 14 Aoû - 16:34

FUIS MOI JE TE SUIS
Feat. Cassandra
Ce constat m'effleurait, d'un millième de seconde qui ne put prétendre à l'assimilation totale au sein de ma boite crânienne : et si nous avions eu peur ? Entre la soif et l'effroi du bonheur, cette peur des entraves, des compromis et des chamboulements. Et si cet épouvante sentimentale avait précipité Cassandra dans sa fuite, et moi dans l'aveuglement ? Questionnement légitime au vu de ce qui nous arrivait ce soir ; certes je ne pouvais prétendre oublier le supplice de son départ – au même titre que, je l'avoue seulement, il fut fort possible que je la fis souffrir d'autres manières volontaires ou non – mais je me projetais dans la nostalgie de nos amours passées. Tout me semblait facile, nos échanges aériens, nos rires plus volubiles que les mots. Et ces regards, ah ces regards brûlants, dépourvus de tout blâme usuellement proféré après quelques échanges langoureux. Car plus notre relation mûrissait, plus nous sentions une tension nous accabler puis nourrir autant de disputes que de reproches. Ce soir, je retrouvais la Cassandra de nos débuts : guillerette, insouciante, sans une once de sarcasme au coin des lèvres. Je la découvrais au contraire entreprenante (ce qui fut loin de me déplaire), bien que je la connaissais fort peu farouche. Mais elle avait ce soir une faim insatiable qui la tenaillait et qui ne se délogeait pas de sa cible : moi. Je dus admettre qu'il fut fort agréable d'être, pour une fois, le gibier favori de celle qui put attirer tous mes regards. Cette pratique de chasseresse ne m'empêcha pas néanmoins de la courtiser par la beauté des mots ni l'impudicité de mes gestes. Las, comme j'aurais aimé glisser une main grivoise sous sa robe, et comme je m'en retrouvais frustré ! Fort heureusement, le baiser échangé apaisa mes démons et m'insuffla même ce soulagement inespéré. Combien de nuit avais-je rêvé d'elle, de son ombre, de son regard, de ses baisers qu'elle me refusait toujours. Ce soir je buvais à la coupe de ses lèvres, trahissant par un soupir apaisé cette absolue nécessité de me nourrir d'elle. « Elle doit être vraiment spéciale pour avoir hérité vos faveurs. » Sans doute lisait-elle dans mes pensées – et si ce fut le cas, j'osais espéré qu'elle n'occultait pas mes fantasmes lubriques la concernant. Cassandra avait beau arborer un ventre rond, ce 'menu' détail n'éteignait pas le feu de mes envies (contrairement, paraît-il, à nombre d'hommes peu résolus à se prêter à l'expérience)

Les murmures de Cassandra s'enveloppaient d'une chaude lascivité, promesses d'une nuit mémorable et dores et déjà sensuelle. Je dus la maudire de provoquer en moi tant d'excitation sans pour autant pouvoir faire preuve d'ardeur et de lubricité dans l'instant, cependant j'avais appris bien avant l'heure – et sans doute un peu trop tôt – que l'attente put faire augmenter le plaisir et la volupté parfois autant que quelques préliminaires.  Aussi lorsqu'elle m'invita à quitter les lieux, je fus partagé entre la volonté de rester et de tenter quelques ébats en vase-clos, et l'envie de succomber à ma curiosité. J'optai pour ce dernier choix, bien que je ne pus qu'écrire les traits du scepticisme sur mon visage dès lors qu'elle toqua à la porte d'une maison insalubre (fort heureusement, mon loup dissimulait ma confusion qui n'était pas la bienvenue dans un monde de sorcellerie où tout n'était que faux-semblant). Certes l'hôtesse des lieux parut fort charmante et accueillante, mais je ne pus m'empêcher d'imposer une menue résistance, tirant quelque peu sur le bras de Cassandra. Je devinais les pratiques échangistes et, si cet usage ne m'aurait guère contrarié – bien au contraire – avec l'une de mes conquêtes, je me découvrais réfractaire à l'idée lorsqu'il put s'agir de l'intrigante française. Car je ne supportais guère l'idée de la savoir auprès d'un autre, quand bien même il m'était possible de demeurer dans la même pièce. « Non attends... » Soufflais-je sans grand succès, tentant d'anticiper une potentielle idée de polyamour fornicateur. J'eus probablement l'air d'un jeune premier impressionné par tant de débauche mais qu'importait : ma libido ne goûtait que fort peu la perspective de la voir prendre du plaisir avec un autre que moi. L'intéressée ne m'écouta pas cependant, continua son chemin, et me mena à une salle pourvue d'une décoration raffinée où s'illustraient déjà nombre de couples affairés. Contestant cette possible proposition d'échangisme, ce fut tendu que je me laissai tomber sur le canapé, en dépit de l'entreprise sensuelle de Cassandra remontant le long de mes cuisses. « Retrouvez moi dans cette chambre dans dix minutes »  Un murmure alangui, et quelques doutes. Heureusement sitôt atténués par les dires qu'elle souffla ci-après : « Inutile de ramener qui que ce soit d’autre, je ne vous partagerai pas. » Soulagement à peine déguisé. Je la toisai partir de sa démarche chaloupée, chaque mouvement de ses hanches appelant à mon regard vorace. Tournant entre les doigts la clef de la chambre 666, laquelle faisait dores et déjà danser dans mon esprit tant de fantasmes à honorer cette nuit.

Je ne pus dire quel fut mon état d'esprit alors que je montais l'escalier de colimaçon dans le seul but de la retrouver. Entre l'ardeur née de son absence, de la privation de nos ébats, et le trouble délicieux de sentir à nouveau sa peau contre la mienne. Vulgairement parlant, entre le désir de baiser (pratique sauvage et fiévreuse) et le besoin de lui faire l'amour (accomplissement sentimental, plein de tendresse et de vénération). Entre l'amante et la putain, vous saisissez ? Soit. Je toquai à la porte avant de m'y immiscer, un loup d'argent cernant toujours mon visage et, comme je la dévorais du regard et la déshabillais de ma pupille, m'avançais sans ciller : « Avez-vous déjà fait l'amour avec un inconnu ? » Ah, comme j'aimais ce jeu. Qu'il était vivifiant, délicieusement excitant. Mes lèvres ne purent résister à l'appel de sa peau, déposant sur son épaule des infimes baisers chauds dont la course remontait sur les courbes graciles de son cou. La douceur de ces caresses contrastaient avec la véhémence de mes gestes ; j'attrapai ses hanches avec fougue, d'une intensité marquant ma possessivité incurable. Un peu de violence comme pour la châtier de ces six mois d'attente.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Jeu 16 Aoû - 8:52
Quand j’entrai dans la chambre estampillée au numéro du diable, j’esquissai un bref sourire tandis que mes yeux balayaient les lieux en quelques secondes. C’était parfait. Tout ce que je pouvais rêver pour nos retrouvailles. Un lit immense, une parure d’un bleu nuit et de trop nombreux coussins pour être comptés. Un ciel magique qui reproduisait les constellations et parmi lesquelles scintillaient parfois quelques étoiles filantes. Dans un coin, une baignoire aux dimensions gigantesques, quelques bougies par-ci par-là. Je fis le tour de la chambre d’un pas lent, tandis que mes yeux attentifs s’arrêtaient sur les détails, et que mon cœur s’emballait à l’idée de la nuit qui allait suivre. J’ouvris quelques tiroirs, et tombai sur quelques objets érotiques qui me firent sourire. Un livre aux illustrations explicites, un flacon d’une substance transparentes, plusieurs rubans, et autres jouets tous plus osés les uns que les autres. Il fallait s’y attendre, songeai-je, je n’avais pas traîné Lust dans un couvent.

J’arrivai bientôt devant un haut miroir sur pieds qui me renvoya une image que je n’avais plus l’habitude de voir. Je me tenais là, droite, rayonnante, les joues encore rosies des baisers échangés avec Lust quelques instants plus tôt, les cheveux légèrement en bataille. Je ressemblais à celle que j’étais quand il m’avait rencontrée, à la différence près de mon ventre bien plus rond, dans lequel dormait profondément un petit être né de notre amour. Je posai deux mains sur mon nombril et affichai un petit sourire attendri. Ce serait une première pour Lust et moi, car mon corps avait bien changé, et j’espérai que cela ne réfrènerait pas ses ardeurs.

J’avais encore une fois tout prévu pour qu’il ne soit pas déçu, et pour lui faire oublier ces six mois d’absence. Si j’étais bien consciente que cela ne suffirait pas à le convaincre, je savais qu’il ne résisterait guère à mes appels séducteurs, et qu’au moins le temps d’une nuit, nous redeviendrons le couple que nous formions autrefois. C’était pour l’instant tout ce dont j’avais réellement besoin. Ça, et une coupe de glace à la noisette – mais il faudrait attendre pour cela. Consciente qu’il ne me restait que très peu de temps avant son arrivée, je me hâtai de quitter ma robe pour me retrouver très proche de la nudité impudique. J’avais choisi consciencieusement mes sous-vêtements de jour-là. Ils étaient de manufacture française, d’un noir presqu’austère, s’ils n’avaient pas été brodés au fil doré, comme l’était le loup que je portais toujours. Des jarretières pour retenir mes bas, de la dentelle pour la séduction, mais jamais de vulgarité dans l’échancrure des vêtements. Je n’oubliais pas être une femme enceinte, et il fallait malgré tout que je m’accommode aux changements que mon corps subissait.

Enfin, après trois coups galamment frappés à la porte, celle-ci s’ouvrit sur Lust dont l’attitude bien que sereine trahissait l’excitation du moment, faisant écho à mon propre état d’esprit. Je sentis son regard m’allumer, tandis qu’il regardait attentivement chacune de mes courbes. Il les connaissait par cœur, de la courbe de mes reines, aux grains beautés sous mes seins, en passant par les trop nombreuses cicatrices de brûlures qui mouchetaient ma peau diaphane. Point de secret pour lui, si ce ne fut peut-être cette protubérance au niveau du nombril, qui lui paraitrait nouvelle car jusqu’alors inexistante. Il s’approcha lentement mais sûrement, et me demanda d’une voix si sensuelle qu’elle m’en fit frissonner.  « Avez-vous déjà fait l'amour avec un inconnu ? » J’eu une sourire faussement timide, avant de murmurer « Jamais ». Ce n’était que la moitié d’un mensonge, car Lust et moi étions bien conscients de nos passés respectifs et ni l’un ni l’autre n’avions jamais reculé devant ce genre de chose. Cependant, pouvais-je dire avoir fait l’amour ? Non, sans doute m’étais-je contentée de sexe un peu trop bestial et de baise dans le recoin de toilettes insalubres d’une boite de nuit tout aussi glauque. Je ne m’attardai guère sur les explications cependant, car déjà, Lust avait entrepris de s’attaquer à mon cou à l’aide de baisers tous plus délicieux les uns que les autres. J’étais sur le point de lui rendre la pareille, quand ses mains agrippèrent brusquement mes hanches pour mieux me plaquer contre lui, dans un geste si brutal et vital à la fois, que je ne pus réprimer un petit cri qui s’échappait déjà d’entre mes lèvres. Point de douleur cependant, plutôt la surprise et l’excitation du moment à venir.

« Plus fort » murmurai-je à son oreille tandis que mes lèvres descendaient à leur tour dans son cou, mordillant au passage sa chair frissonnante. Mes ongles s’enfonçaient déjà dans la peau de sa nuque, tandis que je pressai encore un peu plus son corps au sien. Je n’avais jamais été grande amatrice de l’amour violent et douloureux. Je m’y étais essayée dans ma folle jeunesse pour ne pas mourir bête. Si j’acceptais volontiers l’amour un peu brusque et les morsures brûlantes, je m’étais toujours refusée aux fouets et autres conneries de ce genre. Lust et moi n’avions besoin de rien d’autre pour nous aimer, mais malgré moi ce soir, j’avais ce besoin irrépressible d’imprimer sa marque sur moi. Pour m’excuser de mon absence, et pour me sentir revivre enfin. Je détestai l’idée de me sentir vivre par son biais, c’était cependant ce que je ressentais à cet instant précis. Cette pensée m’interrogea, tandis que je donnais un coup de dent un peu trop enthousiaste dans l’arrête de sa mâchoire.

Je m’excusai d’un regard, avant de glisser deux mains sous sa veste et de la faire glisser le long de ses épaules. Je déboutonnai les premiers boutons de sa chemise, et m’arrêtai un instant pour mieux le regarder – que dis-je, le dévorer. Mes doigts, soudainement timide, glissèrent sur le haut de son torse, descendant toujours un peu plus bas, défaisant à chaque fois un bouton supplémentaire. Enfin, quand elle fut entièrement déboutonnée, je cessai de respirer quelques secondes. « Tu es beau, amour » Adieu le vouvoiement, les « Monsieur » et autres banalités, je redevenais Cassandra et il redevenait Lust.
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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Sam 25 Aoû - 11:57

FUIS MOI JE TE SUIS
Feat. Cassandra

Les baisers qu'elle déploie dès lors dans mon cou font éclore contre le galbe de me lèvres masculines de nombreux soupirs tus, étouffés par des morsures que je cueille au hasard de ses épaules. Notre alanguissement  est presque sépulcral, tapi là dans un silence de sacerdoce qui éclate sous sa langue. « Tu es beau, amour » Cette lueur dans la pupille, monceaux de passion greffés à l'iris, accrocha l'appétence singulière brillant dans mon regard. Je la toisais avec la force de l'indigent nourri de véhémence, mon regard fauve la dévorant toute entière à mesure que mon myocarde battait la pulse de l'inconnu recouvré. Le besoin primaire de consumer ses lèvres à l'instar de son corps, sentir sous mon poids ces courbes frêles et laiteuses, le désir de la posséder puis au contact de sa bouche un baiser, l'épanouissant comme une fleur. Du haut de ma carrure impérieuse (certes marquée par  de sombres déboires poudrés mais une lueur sans cesse affamée dans l'arceau de ma pupille) je l'observais à la dérobée et, à bien y voir, m'accordai à penser qu'il n'y eut pas plus transcendante beauté que la sienne. Je buvais à la coupe de sa lippe, attendant qu'elle ne déverse l'hydromel de ses mots dont la vérité se faisait miel. Envahi par la chaleur, l'envie d'une possession de l'autre par la chair et les morsures couplé à ce désir de la faire mienne, mes mains s'affairaient à dénouer le loup d'or de ma chère et tendre. Puisque ce fut elle que j'eus si longuement désiré, pratiquant l'abstinence forcée longue (oh, si longue) de plusieurs mois, puisque son visage ne cessa jamais de hanter mes pensées, j'approuvai ce postulat : si nous devions faire l'amour ce soir, je souhaitais me donner tout entier à Cassandra. Elle seule, et non notre mascarade. Tomba par la suite mon propre loup, comme l'on put faire tomber les masques pour cette nuitée.

Elle est belle dans son regard, délicieusement délectable. Je l'adore, me fais animal lorsque redressant mon cou, tendu par mille frustrations (puisque ma jolie blonde n'a pas encore vu la virilité triomphante se gonfler par saccades. Encore embaumés de pudeur, enroulés dans ces vêtements qui sont de trop. Mais qu'importe, car j'ai la langueur de celui qui désire avec véhémence) je l'embrasse ardemment avec la ferveur de l'indigent. La dépossède de sa robe vermeil,  dévore ses hanches, croque ses épaules, désire sa laiteuse poitrine, découvre ce ventre plein dont le bel arrondi ne m'effraie pas. Alors que mes mains dessinent ce corps si longtemps fantasmé, les souffles s'entremêlent mais jamais ne se tissent en un baiser. C'est que la frustration nous anime et nous maintient en vie. Je la guide alors galamment jusqu'à la couche, un baiser contre le front pour la douceur, une main agrippant les rubans laissés innocemment sur la table de nuit. Je la rejoins alors, glissant ma chemise au sol et tout autre vêtement en mesure de m'indisposer. Nous sommes la bête à deux dos. Un entrelacs de cuisses qui s'ouvrent mais s'indisposent, puisque le vêtement s'y oppose : sa culotte de dentelle ne le laissera pas l'envahir.  Lorsque soudain je m'embrase d'avantage et, n'y tenant plus, roule sur elle jusqu'à la dominer. Pèse mon poids rassurant contre son corps de jeune louve, glisse mes mains puissantes jusqu'aux poignets de Cassandra que je dispose près de sa tête. « Je prends les mesures. » murmure amusé entre deux baisers, d'une clameur aussi flatteuse que taquine, puis les rubans se tissent sur sa peau et contre la tête de lit (qui fort heureusement disposa de barreaux propices à telle pratique lubrique)

Puis je descends encore les lèvres. Parcourant audacieux les vallées féminines, baise son ventre rond, un long hurlement déchirant tout mon être comme je la désire si fort. L'envie de la posséder s'instille en mes muscles anguleux, se muent en tremblements, tandis que la tête brune s'arrête entre les deux cuisses. D'un baiser cueilli sur le triangle de dentelle protégeant l'intime, je remonte finalement mon cheminement lascif. Continue jusqu'à son ventre que je couve de baisers. « J'aime ton ventre. »  Elle se cambre, déroule ses jambes, tremble un peu. Je remonte encore, jusqu'à la source, se repaît de ses seins laiteux. Puis je palpite, amoureux. « J'aime tes seins. » J'aimante mon bassin contre le sien, m'appuie là sur sa peau si chaude puis continue ma course languide. Là tout contre son oreille, je lui concède encore quelques murmures essoufflés. « Je t'aime. » Plongeant mon regard dans le sien, avec la gravité de la tendresse, j'étouffe tout contre elle des tremblements langoureux. Et le reste n'appartiendra qu'à nous.

***

Lové tout contre elle, j'observe le plafond à la dérobée. Pourvu qu'il ne m'inspire quelques réponses quant à mes réflexions, lesquelles se greffent tout autour d'un état de « nous ». Encore transpirants de nos ébats, les corps chauds et tremblants, je remonte la couverture sur le corps diaphane de Cassandra. Perdu dans un silence étrangement rassurant, puisqu'une sérénité nouvelle plane au-dessus de nos têtes. Je réfléchis à l'après, sans pour autant m'épancher en questions. Car j'ai encore en tête la volonté de Cassandra de ne pas éluder ce mystère et de laisser courir le temps. Son mutisme à ce sujet me torture, mais j'accepte néanmoins son indécision. « Tu sais, je peux aussi quitter l'université. » Ton de connivence, timbre de légèreté dans la voix. Ma proposition n'est peut-être pas réfléchie, mais elle s'émancipe de tout remords futurs. « Je peux très bien retourner travailler au Ministère. En fait, je peux très bien ne pas travailler tout court. » Bref rire amusé. Mes paroles sont véridiques mais ne sont pas cohérentes avec ce que je suis. Je me vois mal rentier. Parce que l'inactivité m'effraie, et que l'effroi aimante tous mes démons addictifs.

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Sujet: Re: Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.  | Lun 27 Aoû - 11:47
Avant même que nous ne nous entrelacions sur le lit, je savais que la nuit à venir serait à notre image. C’aurait été mentir que de dire que j’ignorais comment cette soirée se finirait, car cela faisait bien longtemps que Lust et moi avions renoncé à résister à l’appel sensuel et sans équivoque qui émanait de nos deux corps. Alors qu’il avait demandé que je conserve le loup, Lust sembla changer d’avis et bientôt, le masque tomba sur le sol, tandis que nos regards se croisaient une fois de plus. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, je me retrouvai allongée sur le lit soyeux et moelleux qui trônait au fond de la pièce, Lust appuyant son corps tout entier contre le mien qui ne demandait que cela.

Je ne faisais plus attention au monde qui m’entourait, il n’y avait déjà plus que Lust dans mon champ de vision, Lust et ses yeux brillants d’envie, Lust et ses cheveux en bataille, Lust et ses mains expertes qui m’attachaient déjà aux barreaux de notre lit à l’aide de rubans trouvés là. J’avais chaud, mon corps entier cherchait le contact toujours plus proche, toujours plus brûlant contre celui de Lust, tandis que ce dernier me déshabillait enfin, et que ses lèvres me parcouraient de la manière la plus indécente qui soit. Combien de temps depuis notre dernière nuit ? Trop, sans doute. Et tandis que sa bouche me découvrait, me redécouvrait plutôt, je sentis sa chaleur caractéristique du plaisir m’envahir, je tirai sur mes liens qu’il avait trop savamment noués pour que je puisse m’en défaire, et me mis à gémir avec véhémence, soulevant autant que possible mon corps pour mieux sentir ses lèvres sur mon épiderme brûlant. Mais Lust n’était pas aussi décidé que moi, ses lèvres glissèrent d’un endroit à un autre, et alors que je n’aspirai plus qu’à le sentir entre mes cuisses, il se releva pour mieux venir chatouiller mon ventre de la pointe de sa langue. Ce fut une drôle de sensation, douce et rassurante, mais jusqu’alors inconnue. « J'aime ton ventre. » Je me redressai doucement, autant que me le permit mes liens, et le regardai d’un air tendre. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire quand je le sentis remonter et abandonner mon ventre pour mieux cajoler mes seins. « J'aime tes seins. » Sans doute étaient-ils bien différents à présent, gorgés d’hormones et de lait mais je ne pus qu’être ravie de l’entendre dire combien il les aimait. Alors que je pensais que nous en avions terminé des déclarations enflammées, Lust remonta le long de ma gorge pour mieux se loger contre mon oreille et y murmurer des mots que je ne pensais plus entendre, ou tout du moins pas ce soir. « Je t'aime. » Et telle est prise qui croyait prendre, car si j’avais espéré surprendre Lust, cette nuit-là, c’était encore lui qui m’étonnait le plus. Peut-être était-ce déraisonnable, peut-être que j’aurai du attendre, prendre mon temps, pourtant, je ne pus m’empêcher de murmurer un « Moi aussi » pleins de tendresse et de passion avant de m’abandonner entièrement à lui, pour les heures à venir.

***

J’étais dans cette phase exquise qui consistait à ne plus savoir qui j’étais, ni où je me trouvais. Dans l’entre deux, ce moment délicat où l’on se sent sur un petit nuage et où le sommeil n’est jamais très loin. J’étais épuisée. Depuis le début de ma grossesse, je passais de trop nombreuses heures à dormir, et la nuit que venait de me faire passer Lust dépassait tout le sport que j’avais pu effectuer ces six derniers mois. La joue collée contre son épaule, une main posée sur son ventre, je le sentis remonter doucement la couverture sur mon dos, et j’esquissai un sourire avant de sombrer définitivement dans les bras de Morph… « Tu sais, je peux aussi quitter l'université. » J’ouvris les yeux et me redressai prestement, appuyée sur un coude pour plonger mes yeux dans ceux de Lust. Son ton était léger et désinvolte, mais je savais qu’il ne plaisantait qu’à moitié. « Je peux très bien retourner travailler au Ministère. En fait, je peux très bien ne pas travailler tout court. » Son rire acheva de me détendre, tandis que je levais les yeux au ciel. S’il y avait bien quelque chose dont Lust ne manquait pas – mis à part son esprit vif et séducteur – c’était bien d’argent. Nous étions à l’opposés l’un de l’autre en ce qui concernait nos revenus. Adolescente, je couchais à droite à gauche pour me payer ma dose de cam tandis que Lust n’avait qu’à sortir l’un des milliers de gallions qui dormaient dans son coffre à Gringotts. « Excellente idée. Et tu pourrais rester dans notre manoir de luxe pour élever notre bébé. Tu serais père au foyer. » J’essayai de garder mon sérieux aussi longtemps que possible avant d’éclater de rire. Je secouai doucement la tête, et me glissai lentement sur lui, m’asseyant nonchalamment sur son ventre (inutile d’espérer m’allonger sur lui, mon ventre rond m’en empêchait très clairement). « Sérieusement Lust, je ne t’imagine pas une seule seconde être à la maison pendant que…. Je travaille pour la gloire ? » Puisque de toute évidence, je ne travaillerai pas pour subvenir aux besoins de mon foyer, Lust en étant capable sans même lever le petit doigt. « Et puis tu as le Quidditch. Etant donné tous les sauts périlleux que fait ce petit monstre dans mon ventre, tu auras bientôt quelqu’un à entraîner. »
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Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.
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