young enough not to know what to believe in | Lust

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Sujet: young enough not to know what to believe in | Lust | Ven 10 Aoû 2018 - 8:39


► Stade de quidditch - 7 septembre
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Lust & Ollie

Et le mois de Septembre était arrivé en trombe sur l’île de Manadh. La fraîcheur matinale ne venait même pas au bout de sa motivation, elle partait même plus tôt, profitant d’un jogging un peu plus long pour échauffer ses muscles engourdis par le froid environnant. Et ça n’allait probablement pas s’arrêter de si peu. C’était sûrement dans les airs que cela devenait moins supportable : sa peau était sèche, rougie par les bourrasques de vent gelées. Elle avait fini par acheter des gants dignes de ce nom à la boutique de Sebastian, sur le chemin de traverse. Le gérant, Milo, lui avait conseillé une paire de gants souples, mais qui avait la capacité de s’adapter à la fraîcheur extérieure : parfait pour le maniement de sa batte. Et parfait pour l’hiver qui approchait.

Ce matin-là, elle n’avait pas eu entraînement. L’après-midi était dédié aux moineaux d’Atlantis. Ollie en avait profité pour faire son jogging un peu plus tard que d’habitude, s’octroyant une petite grasse matinée bien méritée. Elle avait passé le restant de sa matinée à regarder les petits appartements du centre-ville : elle cherchait définitivement quelque part ou mettre sa grand-mère. Elle ne pouvait pas décemment rester près de Londres : c’était trop loin, Ollie n’avait pas le temps de faire les aller-retour… Elle habitait un petit village perdu, passer ses journées seules… Au moins à Atlantis, il y avait des groupes pour les personnes agées et des occupations … Puis comme sa mère ne déniait toujours pas l’aider financièrement… Autant faire son possible. Évidemment, financièrement, ça allait être coton : il fallait payer deux appartements, espérer vivre un peu de la pension que recevait sa grand-mère… Mais en soit rien de folichon. Peut-être allait-elle devoir prendre un petit travail à côté pour subvenir à leurs besoins à toutes les deux. Ou sinon il fallait changer de petite maison … Et Ollie n’était pas super joyeuse à l’idée de partager son espace de vie avec sa grand-mère : question d’intimité.

Elle était arrivée un peu avant 14h sur le terrain, s’échauffant tranquillement en attendant son… Élève. C’était si étrange de dire élève quand il avait le même âge qu’elle. Et pourtant… Elle en était rendue là. Elle était tutrice d’un étudiant. C’était à la fois terrifiant et excitant. Ils leur avaient annoncé la création d’une équipe étudiante il y a quelques jours à peine. Elle ne pensait pas être la plus amène d’apprendre quelque chose à quelqu’un : elle avait encore si peu d’expérience qu’elle avait eu du mal à comprendre pourquoi elle avait été gardée dans ce programme de tutrice. Pourtant, elle en était rendue là, à attendre que son élève se pointe sur le terrain en cet douce après midi de septembre.

Elle n’avait que peu d’informations sur son élève : elle connaissait son nom, un certain Luþðvík – elle avait tiqué sur le prénom quelques instants et elle ne savait toujours pas comment vraiment le prononcer. Il était poursuiveur – elle n’avait définitivement pas compris pourquoi il l’avait mis elle avec lui, elle qui était batteuse. Le coach avait laissé la plupart des gens choisir leur élève, sauf pour Ollie. Le coach lui avait confié le jeune homme. Et de ce qu’elle avait comprit, il lui avait essentiellement confié parce qu’ils avaient tous les deux un jeu violent. Et par Merlin qu’elle s’y connaissait, à avoir joué avec l’équipe de Falmouth.

Après un échauffement rapide, elle s’était installée sur le côté, finissant de s’étirer. Mulligan, son berger australien, s’était couché à ses côtés, attendant les ordres de sa maîtresse. Elle l’enverrait après sur le côté du terrain, à l’abri, comme d’habitude. Mais tant qu’elle s’échauffait, il pouvait bien rester à ses côtés, ça lui était égal. Elle regarda l’heure en caressant le dessus de sa tête. « J’espère qu’il n’a pas oublié ... » Il était passé un peu plus que 14 h maintenant…

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Sam 11 Aoû 2018 - 5:40

QUIDDITCH TIME
Feat. Ollie

« Mange un peu, pour changer. » Haussement d'épaules. Comme une envie sourde de ne pas écouter la voix de la raison – ce qui demeurait d'autant plus truculent que cette même voix s'échappait des lippes de ma cousine, ou la frivolité incarnée – et m'y plier tout de même. Exceptionnellement. Je n'avais jamais eu un grand appétit ; gamin déjà, des regards suspicieux se retournaient sur mes parents dans la rue, lorsque les badauds les soupçonnaient de maltraitance et de malnutrition. Je fis néanmoins un effort aujourd'hui, avalant à grand peine quelques féculents, déglutissant dans la souffrance. Ma mimique de déplaisir eut le don d'arracher un rire franc à Oksana, laquelle se contenta de rétorquer : « Y a pas à dire, on est de la même famille. » « Rien à voir. » Dégoisant ma réplique avec froideur, ma cousine encaissa le coup. Son visage lisse et blême se détournant du mien, courroucé. Car la jeune demoiselle, héritière de la beauté de sa mère travaillant dans le mannequinat, avait été élevée dans le dogme de l'extrême minceur. Anorexique et boulimique à ses heures, Oksana entretenait elle aussi une relation complexe à la nourriture. Mais nos troubles n'étaient pas les mêmes. « T'as raison. Il faut que je donne le maximum aujourd'hui. » Sourire de connivence. Effort monstre de renouer le contact. Les Whitaker ont cela d'irritant qu'ils peuvent vous occulter d'une facilité déconcertante, si vous n'êtes guère parvenus à vous justifier à temps. Oksana soupira lourdement, tentant de feindre une placidité maladroite. Je ne m'en offusquai guère cependant, préférant me concentrer sur l'après-midi qui m'attendait.

Car enfin, j'avais eu l'opportunité de me faire accompagner par un professionnel du Quidditch lors de mon infime parcours. J'avais hélas, tardé à m'immiscer dans le monde de ce sport populaire. Là où d'autres à mon âge se frayaient déjà un chemin vers les grandes équipes internationales, je demeurais encore un apprenti. Pour autant, je ne ressentais ni frustration ni jalousie. J'avais simplement tracé mon chemin, n'en demeurant pas peu fier, et bien déterminé à redoubler d'efforts pour me perfectionner encore. Je ne partais pourtant pas de si loin : mon ancien professeur de Quidditch m'avait fortement encouragé à suivre cette voie (que j'empruntais déjà pendant mes temps libres), au grand désespoir de mon intellectuel de père qui me poussait vers des activités qu'il jugeait plus cérébrales. Ainsi en étais-je venu à assumer un double-cursus à mon grand regret. Car si les Métiers de la Justice s'avéraient à la portée de mon potentiel, je ne nourrissais à l'égard de ce parcours qu'un ennui profond. Ma tête toute entière tournée vers le Quidditch. De fait, j'avais réglé cette journée comme une horloge suisse, prompt à bien me préparer et à arriver à l'heure, frais et dispos.

« Whitaker ! » « Merde. V'là la chieuse. » Sitôt sorti de la cafétéria, une voix féminine un peu trop familière heurta mes oreilles avec la lourdeur de l'inquisition. « J'ai pas le temps Jane. J'ai un entraînement de Quidditch. » « Oh et bien sûr, c'est tellement plus important que notre travail sur la notion de partialité absolue des procédures judiciaires. » « T'as tout compris. Maintenant fous-moi la paix. » Mais la demoiselle, insistante et agacée, n'abandonna guère son entreprise. Elle s'interposait face à moi, tentant de me couper dans mon élan en dépit de mes jurons et de mon attitude agressive. Ses sempiternels sermons se teintaient de phrases intarissables ; grands discours sur l'examen de fin d'année, son désir d'excellence et son dépit de se retrouver en binôme avec moi. Et lorsqu'elle eut poussé ma patience à bout, je me stoppai enfin, accrochant son regard avec véhémence. « Il n'y a aucune notion de partialité, bien que la justice magique garantisse les droits rudimentaires de l'accusé. Déjà, parce que le procès fonctionne selon un modèle accusatoire et oppresseur. Seul le président de la juridiction mène le débat, et il est celui qui est aussi en charge des services des enquêtes. Et pour un peu que ta gueule de première de la classe ne lui revienne pas, il peut te foutre à Azkaban en un claquement de doigts. Ensuite, les accusés n'ont pas droit à bénéficier de l'assistance obligatoire d'un individu tiers maîtrisant le fonctionnement des instances juridiques. Enfin, tu m'emmerdes, Atterberry. Alors fous-toi ta plume là où je pense, et fous-moi la paix. » La concernée resta coi à mon grand soulagement. Je n'eus pas à user d'autres grandes palabres ou véhémences pour qu'elle me laisse enfin tranquille, lisant sur son visage la stupéfaction de découvrir derrière ma réputation sulfureuse un jeune homme disposant d'un cerveau étonnamment instruit.

Cette emmerdeuse de première catégorie m'avait retardé ; je parcourus la distance qui me séparait du stade de Quidditch en courant, afin de gagner quelques précieuses minutes. Usuellement peu regardant sur la ponctualité, ce besoin viscéral d'arriver à l'heure et de faire bonne impression (assez rare pour être souligné) marquait mon désir d'implication et d'assiduité. C'est ainsi que je me présentai à ma tutrice, lui tendant une poignée de main : « Je m'excuse pour le retard.  Luþðvík  Whitaker, mais vous pouvez m'appeler Lust. On commence ? » Sourire d'impatience. Sourire affamé. Envieux d'entamer les entraînements, quitte à sacrifier sommeil et vie sociale.

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Sam 11 Aoû 2018 - 13:04


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Ses doigts se perdaient dans la fourrure du berger australien rouge merle. Il redressa bientôt la tête, regardant au loin , vers l’entrée du terrain, la silhouette qui se dirigeait vers eux à pas pressé. Ses mains frottèrent ses cuisses, sa tenue recouverte de trace d’herbe à présent. Si ce n’était pas l’élève qu’elle attendait, elle ne savait strictement pas qui cela pouvait être. Mulligan se tiens à ses pieds, assis, observant l’inconnu se dirigeait vers eux au pas de course. Elle s’apprête à prendre une grande respiration : les craintes de la rouquine sont nombreuses quand à cette paire. La peur de ne pas être à la hauteur, de ne rien lui apprendre, de se sentir inutile ou bien même de ne pas s’entendre avec lui la prenait aux tripes. Ollie n’avait jamais été douée pour sociabiliser avec les gens, elle éprouvait énormément d’anxiété à rencontrer de nouvelles personnes dans sa vie, si on ajoutait à cela le fait qu’elle était censé être sa tutrice, c’était trop pour son mental fragilisé par les relations.

L’homme en face d’elle n’était pas très grand, elle s’attendait sûrement encore à un géant. Elle faisait tout au plus quelques centimètres de moins que lui. En terme d’âge il était aussi jeune, peut être plus ? Elle saisit la main tendue avec un sourire timide aux lèvres, tiquant sur le surnom qu’il se donne. Lust ? Luxure ? Vraiment ? Est ce qu’elle avait en face d’elle un Finn Bowman Bis ? « C’est pas bien grave ... » C’était quoi en tout ? Quelques minutes ? Tant qu’il n’excédait pas les vingt minutes, Ollie n’avait pas à se plaindre. Et puis elle était souvent trop en avance.

« Ollie Debenham. Et … Heu… Je crois qu’on a le même âge… Ca te dérange, si on se tutoie ? » Etant souvent la plus jeune, elle n’avait jamais été vraiment confronté au vouvoiement… Et puis, ils avaient approximativement le même âge, ça allait vite devenir étrange dans tous les cas. Elle fait craquer ses doigts, se balançant doucement d’avant en arrière, elle hoche tout doucement la tête. Ollie est professionnelle pour dodeliner dans tous les sens. « Je te laisse t’échauffer ?… Je vais aller chercher le matériel. » Un souafle, un cognard, son balai et sa batte et ils seraient fin prêt à vraiment commencer le travail. Bien sûr, il lui fallait avant tout jauger le niveau du jeune homme avant de faire quoi ce que soit.

« Allez Mul ! Viens... Laisse le tranquille... » Le chien s’était rapproché de Lust, cherchant près de lui une caresse. Mais il pouvait bien être allergique, ou il pouvait ne pas aimer les animaux. Après un coup d’oeil au jeune homme, il était revenu près de sa propriétaire en trottinant. Il l’accompagna jusqu’au vestiaires, ou elle récupéra son balai et son équipement de quidditch, avant de passer sur le local du stade où se trouvait tout l’équipement nécessaire aux entraînements. D’un coup de baguette, elle souleva le sac qui se traîna derrière elle avec paresse. Elle indiqua à Mulligan de se mettre près de l’abri et il s’allongea dessous, regardant les deux jeunes gens.

Elle avait posé ses réjouissances au sol, rangeant sa baguette à l’intérieur de sa tenue. Elle avait glissé les lunettes de vol autour de son cou, enfilant ses gants dans le même mouvement. Fin prête à fendre les airs. Elle attends que Lust revienne après son échauffement pour lui expliquer un peu le travail de la séance. Elle frotta doucement ses mains, avant de balancer sa batte sur son épaule.

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Dim 12 Aoû 2018 - 9:32

QUIDDITCH TIME
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Ce fut sans grande offense que j'accueillis son invitation au tutoiement, et ainsi acceptais-je son invitation en opinant du chef. Je me sentais étonnamment à l'aise, en dépit d'un stress qui me paraissait sain. La volonté de faire mes preuves m'enjoignait à ne pas faire de faux pas, mais l'excitation et la détermination qui m'habitaient affaiblissaient considérablement ma nervosité. Je ne pouvais, par ailleurs, occulter deux autres faits : je connaissais mes forces comme mes faiblesses, ayant foi en mes compétences, et Ollie Debenham me semblait aux antipodes des stéréotypes que l'on se fait des grands joueurs de Quidditch. Humble, sereine, voire même quelque peu réservée. Un caractère qui, de toute évidence, contrastait fortement avec le mien. Qu'importait aujourd'hui, puisque mon besoin viscéral de commencer l'entraînement  aiguisait mon excitation ; j'eus quelques regards amusés envers le chien qui l'accompagnait, mais focalisais mon entière attention sur la séance d'aujourd'hui. Ce fut donc sans me faire prier que j'allais pour m'échauffer, appuyant l'exercice sur mes bras. Malgré ma posture de poursuiveur, j'engageais un jeu très agressif à grands renforts de coups d'épaules et de souaffles lancés avec véhémence, quitte à envoyer mes adversaires à l'infirmerie. De vous à moi, c'était ce que j'appréciais le plus dans le Quidditch.

L'entraînement fut pour moi vivifiant. J'avais de cela d'admirable (et nous pouvions le souligner, tant cet épithète ne m'était que rarement destiné) de m'investir considérablement dans ce sport. Jamais on ne put me surprendre dans un tel état de concentration ni de détermination ; je jouais au Quidditch à l'instar de ma vie. Et certes, certains axes d'améliorations avaient besoin d'être travaillés – comme certainement mon manque éhonté de patience et mon jeu parfois trop individualiste – mais je tirai de ma performance d'aujourd'hui une certaine satisfaction. C'est ainsi qu'une fois l'entraînement terminé, et en dépit d'un état de fatigue peu négligeable, je posais pied à terre avec cette idée dans la tête : en savoir d'avantage sur Ollie. Après tout, cette dernière était ma tutrice et, en sus de sa beauté flamboyante (l'occulter aurait été hypocrite), il était primordiale d'optimiser mes entraînements. A mon sens, une bonne connaissance de mon coach était donc indispensable. « Je prends ma douche, et je t'invite boire un verre. » Une injonction cordiale ne se prêtant à aucun refus plus qu'une invitation, laquelle pouvait par ailleurs se prêter au jeu du flirt. J'avais tant de questions à lui soumettre et tant de pans de sa personnalité à découvrir que je me hâtai de me débarrasser de toute cette crasse et cette sueur accumulés. Ce qui put passer pour une invitation banale ne l'était pas tant ; il était rare que je cherche à connaître d'autres personnes. Mes concertations autour d'un whisky pur feu ou d'une bierraubeurre se limitaient à mes amis proches et futures conquêtes. Ollie, sans le savoir, pouvait se targuer d'attiser ma curiosité.

Elle m'avait attendu, ce qui eut le don de me surprendre autant que de me soulager. Je ne pouvais qu'imaginer ce qu'elle eut entendu de ma réputation sulfureuse : sanguin, frondeur, séducteur... défoncé. Rien qui ne put me heurter néanmoins, mais j'espérais ne pas la faire fuir. « On a qu'à bouger dans le centre-ville, si cela te convient. » Enfin, j'eus la galanterie de lui laisser le choix. Et alors que nous nous mettions en marche, je ne pus résister à l'appel d'une cigarette alors placée en bord de lippes. Habitude crasse qui ne s'accordait que peu avec l'hygiène de vie exemplaire que se devait de suivre un sportif. « Ouais, je sais. Je devrais pas. » Avouais-je derrière un écran de fumée, sans pour autant m'en soucier d'avantage. Mais la quelconque idée de privation m'était pénible ; j'aimais profiter de la vie et de ses excès. Sans doute parce que je n'ignorais pas que mes habitudes m'entraîneraient vers une mort jeune. « William Blake disait : la vie se délecte de la vie. » Diable que j'affectais les émois poétiques. Et je me gardais bien d'en faire part. Dans le monde de la virilité insipide et clichée, il y a des vérités qu'on ne peut avouer. Cela fait mauvais genre. « Bref. Comment t'as su que tu ferais du Quidditch ton mode de vie ? » Nous n'avions pas même franchi les ruelles menant au centre de la ville, que déjà je m'immisçais avec curiosité dans l'intimité d'Ollie. Obscénités mises à part.

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Lun 13 Aoû 2018 - 17:04


► Stade de quidditch - 7 septembre
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L’ovni était lancé sur le terrain. Si Ollie avait la réputation d’être une jeune femme facilement intimidée et discrète, il n’en était rien dans les airs, une batte à la main. Elle le concentrait pour offrir le meilleur terrain d’entraînement possible à son disciple, essayant de déceler ici et là des lacunes qu’elle avait pu voir ou expérimentez elle-même. Elle était restée presque quatre années entière dans l’équipe de Falmouth, leur credo ? Si au moins on ne gagne pas, laissez nous au moins casser quelques gueules. Si au départ elle n’avait été qu’assistante et porteuse d’eau, elle était devenue au fil du temps joueuse, devenant vers la fin, la première remplaçante côté batteur. Et Merlin savait qu’ils avaient souvent eu besoin de remplacement : les autres équipes ne les ménageaient pas en connaissant leur credo.

Ollie avait développé un jeu violent, qui contrastait fortement avec sa personnalité. Elle avait vu les joueurs de Falmouth de près, elle connaissait leurs points forts et leurs points faibles. Elle savait ce qu’il fallait à Lust pour y arriver, elle connaissait les points faibles de ce genre de technique, elle en portait quasiment des séquelles physiques. Son exercice n’était pas de lui dire directement ce qui n’allait pas dans ses techniques : c’était de les démonter une à une par des cognards expéditifs et bien placés, ou des coups d’épaule qui n’avait rien à envier à des joueurs plus costauds. C’était un avantage du quidditch : il suffisait d’inertie et de stratégie pour déstabiliser le plus musclé des joueurs. Ollie comparait souvent le quidditch a un bras de fer : la force brute ne suffisait pas.

Et dieu merci, il était extrêmement motivé.

Elle avait retrouvé avec plaisir le plancher des vaches, batte à la main, un sourire encore accrochée aux lèvres : les sensations de vol étaient toujours aussi grisantes et elle avait souvent l’impression de flotter sur un nuage quand elle retournait sur ses deux pieds. Elle s’étira rapidement, avant de ranger tout le matériel, les cognards et souaffle retournant à leurs places.

Elle fut surprise de la proposition de Lust, pas certaine au début d’accepter, mais se laissant finalement tenté en hochant la tête. « Ca marche ! » Elle était ensuite retournée aux vestiaires, Mulligan trottinant vers elle et l’attendant près de la sortie tandis qu’elle prenait une douche bien méritée. Elle avait rapidement séché ses cheveux, avait enfilé un gros pull épais bien trop grand pour elle – probablement volé à Sebastian, comme à son habitude, mais au moins ça nourrissait les espoirs de la presse sur leurs idylles, et un jean. Son sac armé sur son épaule, elle était sortie sur le devant du stade, attendant l’étudiant qui devait l’accompagner. Elle n’était pas vraiment sûre de savoir pourquoi elle avait accepté, elle n’était pas du genre vraiment à se sortir. Mais … Lust semblait sympa, au moins sur le terrain, et apprendre à connaître son élève semblait indispensable pour savoir ou aller.

« Ca me va, le Holiday’s coffee ? » Elle connaissait bien le petit café, ils servaient un peu de tout, ça semblait tout indiqué. Et en plus, ils acceptaient les chiens, que demandait le peuple ? Puis Ollie avait ses petites habitudes. Elle glissa ses mains dans ses manches en haussant doucement les épaules. « C’est ta santé, tu fais ce que tu veux avec. » Elle sourit doucement, elle n’a jamais plongé, jamais vraiment goûtée non plus, mais la fumée la dégoûtait suffisamment pour qu’elle ne s’y tente pas à y brûler les lèvres. C'était peut être pour cela qu'elle évitait un peu les relents du jeune homme. Et puis elle tenait bien trop à l’essor de sa carrière sportive pour abîmer son outil de travail principal, son corps.

Elle marche a ses côtés, un peu rêveuse, regardant autour d’elle. De temps en temps, elle rappelle Mulligan qui s’éloigne un peu trop : il a suffisamment de rappel pour qu’elle ne le prenne pas en laisse. Elle sourit doucement à la citation qu’il lui sort. Il est donc autre chose que juste un athlète, c’était bon à savoir. Elle s’était habituée à voir des tas de muscles sans vraiment d’autre intérêt que le quidditch, il semblait avoir un peu de culture. Bien sûr, elle n’était pas Shakespeare, mais … Elle avait toujours apprécié la lecture.

Elle réfléchit un instant. La question n’est pas bien compliquée, mais … Elle a du mal à expliquer ce qui la lie vraiment au quidditch. Ça avait toujours semblé être une évidence à ses yeux. « Hmm … J’ai commencé poursuiveuse puis on m’a mis une batte entre les mains parce qu’il manquait un batteur chez les poufsouffles. » Elle sourit doucement. « J’ai pris goût à taper dans des trucs. » Puis elle soulève doucement ses épaules. « Je me voyais juste pas faire autre chose. »

« Je te retourne la question… J’ai cru comprendre que tu faisais un double cursus ? » Elle enchaine rapidement. Elle n'aime pas vraiment parler d'elle même, la rouquine : elle préfère écouter les gens parler. Elle avait cru comprendre qu'il était lancé dans des études en parallèle, enfin, on lui avait dit de voir pour les heures d’entraînement le concernant, histoire que tout coïncide dans son emploi du temps, mais elle n’avait aucune idée de la direction qu’il prenait.

Et puis elle avait bien le droit d’être un peu curieuse aussi non ?

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Mar 14 Aoû 2018 - 14:12

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« C’est ta santé, tu fais ce que tu veux avec. »  Sa réplique m'étonna autant qu'elle put me soulager. J'accueillis ainsi son constat non sans arquer les sourcils d'étonnement : je n'avais guère l'habitude de m'excuser sur mes mauvaises manies (loin de là. Sans quoi il eut fallu que je ne me répande en justifications de mon réveil à mon coucher, tant mes habitus étaient discutables), mais j'en avais éprouvé le besoin pour celle qui à présent incarnait ma tutrice. Il me semblait qu'elle avait pour mission de me suivre sur le terrain comme dans mon hygiène de vie, aussi je fus surpris qu'elle ne m'abreuve pas d'un sermon quant aux méfaits de la cigarette et autres substances nocives, ainsi que leurs impacts sur mes performances sportives. Je n'avais nullement besoin d'un chaperon, mais seulement quelque peu dérouté par son attitude désinvolte, j'en fus étrangement ravi : Ollie ne viendrait pas me tanner à longueur de journée, quand bien même un peu de recadrage aurait été le bienvenu. J'avais de cela de paradoxal que mes attentes demeuraient toujours aux antipodes : j'avais espéré un tuteur suffisamment laxiste pour ne pas empiéter sur ma si précieuse autonomie, mais relativement inflexible pour corriger mes défauts les plus coupables. Qu'importait cependant. Je ne me voyais guère lui tenir un laïus sur le rôle qu'elle pouvait avoir, surtout lorsque sa personnalité si permissive m'était favorable. Approuvant finalement d'un haussement d'épaules, je l'écoutais parler alors que nous empruntions le chemin vers le Holiday's coffe, son fidèle compagnon canin dans notre sillage. « Hmm … J’ai commencé poursuiveuse puis on m’a mis une batte entre les mains parce qu’il manquait un batteur chez les poufsouffles.  J’ai pris goût à taper dans des trucs. » Rire amusé. Trop rare pour ne pas être souligné. Je ne pouvais que comprendre son besoin d'exorciser toute agressivité patentée et d'en retirer une certaine satisfaction. Plus encore, j'appréciais les femmes combatives : je les trouvais non pas touchantes – cela ne les aurait rabaissées injustement qu'au statut infondé de sexe faible – mais au contraire modernes et incisives. Avec le recul et à l'écoute de ses argumentaires, je me rendis compte par ailleurs que les demoiselles comptant le plus à mes yeux partageaient toutes un trait de caractère : la pugnacité. « Je me voyais juste pas faire autre chose. »  « T'as raison. Rien de mieux que de taper dans des 'trucs' pour aller mieux. Ou des pauvres types. Ca marche aussi. » Je dévoilai un pan de ma personnalité revêche et sauvage dont la subite révélation, à mon sens, aurait mieux fait d'être nuancée. Mais à présent que ma spontanéité avait fait son œuvre, je n'avais plus qu'à accepter ma bévue sans grand malaise. « Je te retourne la question… J’ai cru comprendre que tu faisais un double cursus ? » « Ah. Oui. » Pris au dépourvu, je cherchais un instant mes mots quand mon regard d'ambre fixait un point invisible à l'horizon. Il ne s'agissait pourtant ni d'un réquisitoire et moins encore d'un entretien professionnel, néanmoins le sujet m'apparaissait délicat. « C'est juste que je n'ai pas la chance d'être entouré de personnes qui pensent que le Quidditch peut être un métier d'avenir. Alors j'ai plongé tête la première dans un double-cursus. C'est un bon compromis, il paraît. » Peu convaincu par ce que j'avançais, je ne pus m'empêcher d'avoir une pensée envers mon paternel. Si j'avais nourri envers Ollie un tant soit peu d'amitié, je lui aurais probablement confié que je ne pouvais pas néanmoins en vouloir à mon géniteur : lui, croyait en mon potentiel intellectuel là où d'autres me rabaissaient à ma réputation stéréotypée – mais savamment construite – de coureur de jupons adepte de Quidditch.  Cet état de fait ne m'arracha cependant aucun émoi, et ce fut sans aucun changement dans l'humeur que je clamais enfin, voyant se dessiner les ombres des immeubles du centre-ville d'Atlantis : « On approche. »

Dès lors que nous passâmes le seuil du Holiday's coffe, un parfum chaud et âcre de caféine embauma nos narines. Et tandis que nous prenions place à une table branlante – ce qui en fit aussi son charme – le fidèle Mulligan allongé aux pieds de sa maîtresse, j'eus pour elle un regard observateur. Ollie ne me paraissait guère si inconnue ; ses cheveux flamboyants, son petit nez retroussé, ses yeux en amande et son faciès timoré... Elle qui s'était livrée plus tôt sur son appartenance à la maison Poufsouffle, voilà que quelques souvenirs éclatèrent en ma mémoire : « Je pense qu'on se connaît déjà, en tous cas de vue. » Pause volontaire. Nous avions le même âge et, bien que nous n'avions certainement pas le même cercle d'amis à Poudlard, voilà que je me remémorais cette silhouette familière. « Je me souviens de toi, tu étais sans doute la fille la plus timide de l'école. Steven Baker était absolument persuadé que tu étais aphone. » Conscient que cette remarque put être blessante, j'eus alors pour elle un mot véridique : « Mais ne te méprends pas, il avait complètement craqué sur toi. » Ce qui lui avait valu bien des moqueries chez ses comparses Serpentard, tant notre maison regorgeait d'être superficiels qui ne pouvaient décemment s'amouracher d'être aussi candides que les Poufsouffles (selon leurs dires). Dogme que je ne partageais guère puisque j'appréciais à goûter les demoiselles de chacune des maisons, sans distinction de sang ni de classe sociale. En cela, je pouvais sans doute rappeler à Ollie quel jeune homme indiscipliné, rebelle voire cruel j'avais été du temps de Poudlard.  

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Mer 15 Aoû 2018 - 14:53


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Ollie partait d’un principe simple : il savait ce qu’il faisait. À son sens, elle n’était pas là pour lui dire quoi faire, s’il savait des choses, il pouvait les mettre en applications tout seul. Elle voulait simplement lui ouvrir un peu plus les yeux sur ce qui l’entourait. Elle n’était pas à là pour lui donner des leçons à proprement parler, de toute façon elle était bien trop jeune pour lui en donner. C’était en ça qu’elle avait peut-être le plus de mal à aborder son travail en tant que tutrice : trop jeune, trop inexpérimenté pour prodiguer de véritables conseils comme Sebastian ou un autre membre de son équipe. Elle était un peu le bébé du lot dans cette histoire.

Ollie secoue doucement la tête de droite à gauche. Peut-être qu’elle s’est mal exprimée. Ce n’était pas son point. Chacun de ses coups de batte n’est pas simplement gratuit. Chacun de ses coups est calculé pour être le plus efficace possible. Elle n’envoyait pas un cognard sans raison, elle ne faisait pas tomber quelqu’un de son balai juste par plaisir et encore moins parce que la personne lui faisait pitié. « Non, ce n’est pas le … But ?… Aucun de tes coups portés à l’adversaire ne doit être simplement gratuit… C’est pas parce que le mec en face est ton adversaire qu’il mérite de s’en prendre plein la gueule. » Elle réfléchit à ses mots, essayant de les choisir avec soin. « Parfois bluffer, c’est plus efficace que frapper. » Ses épaules se lèvent doucement dans un petit sourire à sa personne. Elle n’est pas sûre de savoir comment aborder le sujet. Elle avait vu ce que la violence gratuite avait fait à Falmouth et elle voulait lui faire comprendre que leur violence ne les avait jamais vraiment desservi correctement.

La discussion, pourtant, ne tarda pas à se diriger vers le double cursus du jeune homme. Elle l’écouta sans dire un mot, le regard tourné vers lui. Elle était curieuse de savoir ce qui l’avait conduis vers le quidditch. Ollie hoche doucement la tête, elle comprenait parfaitement. Sa mère ne soutenait pas forcément non plus son choix de carrière. Elle comprenait pourquoi, en partie… Mais elle avait le joker « le quidditch c’est pas un sport féminin. » Qui jouait en plus, et c’était lui qui l’emmerdait le plus. « Oui, c’est plutôt pas mal … Enfin, tu auras quelque chose sur quoi rebondir. Une carrière sportive ça dure pas toute une vie. » Elle eut un léger soupir. Leur corps finirait pas se détériorer, une grosse blessure durant un match et tout était fini. « Enfin, je comprends. » Elle n’avait pas la chance de pouvoir se financer des études, parce que beaucoup de son argent était placé dans son équipement, mais aussi dans son loyer et surtout dans sa pension qu’elle versait à sa grand-mère. Bref, elle n’avait pas grand-chose à mettre de côté et sûrement pas le temps de gérer un cursus à côté. Et puis le comble de tout : elle ne savait vraiment pas quoi faire. Lui avait de la chance.

Ils s’installèrent tranquillement dans le petit café. Ollie commanda un thé vert, donna le sucre à son compagnon qui s’allongea proche de ses pieds. Il était parti pour faire des yeux de chien battus à absolument tous les serveurs pour obtenir une caresse, ou mieux : un biscuit. Le lieu était tout ce qu’il y a avait de plus cosy : l’ambiance de ce café l’avait toujours charmé, pour une raison ou une autre.

Elle releva doucement la tête. Il la reconnaissait ? Ollie avait une mémoire assez visuelle : son anxieté avait fait des ravages, la forçant à retenir les visages des gens pour ne pas paraître stupide. Elle s’empourpra légèrement : elle n’était pas le genre de personnes à se faire remarquer à Poudlard. Elle avait passé plus de temps chez les Poufsouffles, à s’emmêler dans ses propres pieds. Pour les autres maisons, elle était la weirdo timide, la petite rouquine qu’on n'entendait pas très fort en court, la petite intello qui bafouillait quand on lui posait une question, la fille fermée qui n’intéressait pas vraiment les garçons et qui passait plus de temps seule qu’accompagnée. Et pourtant aujourd’hui, elle se trouvait sur la scène -presque- internationale, propulsé par des gens comme Sebastian. Elle, qui avait prit l’habitude d’être dans l’ombre des gens, derrière les rideaux… Ça lui allait très bien.

Ce fut probablement pour cela que la remarque de Lust la fit rougir jusqu’en haut des oreilles et qu’elle jeta des gros yeux sur sa tasse de thé. Elle bredouilla sa réponse. Décemment, il devait lui mentir. « Oh bah … heu… » Elle passe une main dans ses cheveux. Elle se souvenait vaguement de ce garçon dont il parlait, surement pour des remarques qu’il lui avait fait. Elle avait essayé d’effacer pas mal de souvenirs de Poudlard de sa mémoire, c’était mieux ainsi. « Désolé, je passais plus de temps à … Regarder mes pieds… Du coup hm. Je me souviens pas vraiment t’avoir croisé. » Elle n’avait jamais apporté vraiment grande attention aux rumeurs de Poudlard, ne voulant pas en être la cible. Elle perdit son nez dans son thé vert, tentant d’y dissimuler sa gêne.


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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Sam 25 Aoû 2018 - 11:58

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« Désolé, je passais plus de temps à … Regarder mes pieds… Du coup hm. Je me souviens pas vraiment t’avoir croisé. »  « T'étais donc super perchée. » Spontanéité maladroite, corroborée par un sourire amusé, presque gentiment railleur. Ce ne fut que lorsque j'entrevis sa gêne autant que mon irrévérence (certes usuelle, mais que je ne pouvais me permettre d'appliquer auprès de ma tutrice de Quidditch. Preuve en fût que cette activité était pour moi considérée comme sacrée) que je me repris alors, tentant une ultime pirouette. « Enfin je veux dire que c'est pas plus mal. » Hochement de tête, gorge râpeuse. Il eut été mensonger de lui affirmer que je lui aurais rendu la vie facile si nous nous étions véritablement croisés. Néanmoins et avec le recul, il était vrai que nous ne nous étions jamais adressé la parole en dépit de quelques cours en commun. Sans doute était-elle trop transparente pour que je ne lui accorde mon attention, peut-être était-elle trop discrète pour m'en accorder également. Je n'accusais cependant aucune susceptibilité à sa réponse, ayant conscience qu'un monde nous avait séparé – et nous séparait peut-être encore. « Tu as fait de sacrés progrès n'empêche. Ca se sent que tu t'es battue pour tout ça. » La silhouette d'une serveuse apparut dans mon champ de vision, sans pour autant m'interrompre dans mes confessions. « Mais je comprends. C'est également le Quidditch qui m'a sauvé. » Mon statut de non-joueur de Quidditch professionnel et de seul « apprenti » pouvait prêter à quelques regards méprisants de grands joueurs à mon encontre. Pour autant j'avais foi en mes compétences autant qu'en mon appétence envers cette passion. Le Quidditch m'avait permis de me sortir des affres de la drogue – quand bien même je flirtais encore avec les substances hallucinogènes, en témoignaient l'état de mes avant-bras marqués et de ma silhouette famélique – et l'on m'avait fortement encouragé à suivre cette voie. Cependant mon chemin fut tracé tout autrement : « Après la bataille de Poudlard, j'ai un peu déconné. » Un peu. Quel euphémisme. « Le Quidditch m'a sorti de là, et c'est alors que j'ai commencé les études à Atlantis. Avant cela, j'étais apprenti langue de plomb. » Parcours décousu mais révélateur d'un pan de ma personnalité. Je n'étais ni un couard ni un branleur paresseux, nonobstant ma réputation de Cassanova peu travailleur. « Et le café. » argua la jeune serveuse comme elle posa la boisson chaude face à moi. Regard de connivence envers Ollie, lui offrant un sourire amusé : « Je fume, mais je ne bois pas. » J'espérais que cette boutade aurait comme conséquence d'éclater la bulle anxiogène semblant planer au-dessus de sa tête. Bien sûr que j'aimais à m'enfiler des whisky pur feu, bien sûr que les boissons alcoolisées n'avaient jamais été prescrites de mon régime alimentaire. Et bien sûr que, comme je pus le constater tout à l'heure, Ollie me congratulerait d'un « Tu fais ce que tu veux » ou même d'un rire complice. « Bref habituellement, j'suis pas du genre à me livrer. Mais je me dis qu'il serait préférable que je le fasse avant que tu n'entendes d'horribles rumeurs me concernant. » Probablement véridiques, mais qu'importait. En réalité je n'y accordais aucune importance, et la nonchalance portée à mon laïus vint étayer mon attitude indifférente. J'essayais surtout, à grand renfort de présentation polie, de gratter un peu plus nos confiances mutuelles. 

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Sujet: Re: young enough not to know what to believe in | Lust | Jeu 30 Aoû 2018 - 18:10


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Le rouge lui monte aux joues avec une vitesse effarante. Elle sent son cœur s’accélérer brutalement, la crise de panique presque aux portes de son esprit. Elle savait qu’elle devait la refréner, mais elle était trop gênée pour dire quoi que ce soit qui fasse du sens. Tout cela faisait remonter des souvenirs douloureux de Poudlard, et elle avait fait son maximum ses dernières années pour se détacher de cette image qu’elle avait auprès des autres. Son regard est perdu au milieu de son thé, sa cuillère tournoyant sans jamais s’arrêter, ses pupilles ne désirant que se perdre dans les volutes du liquide. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir d’être aussi direct : il avait raison, c’était comme cela qu’elle avait été vue toute sa scolarité. Elle était la fille ailleurs, qui semblait toujours absente, dont la seule lumière de vie prenait sur les abords du stade de quidditch. Pour autant, cela n’empêcha pas de ressentir une certaine pointe de douleur au creux de son estomac…

Et il se rattrape, comme il peut, elle hoche la tête, évitant son regard en prenant quelques gorgées de son thé. C’était une image qu’elle avait réussi à peu près à se détacher de la peau. Bien sûr, hors terrain, elle restait toujours la Ollie timide, qui parlait peu, qui avait du mal à se lier à l’équipe. Celle qui n’osait pas parler, qui restait en retrait sur les autres. Mais sur le terrain, elle était la joueuse. L’autre Ollie, comme elle l’appelait. Les deux personnalités s’étaient détachées. La joueuse était tout ce que l’autre rouquine aurait voulu être dans la vie de tous les jours : confiante, sûre d’elle… Sans peur. Et pourtant elle en était rendu là, pas capable de soutenir un regard ; pas capable de maintenir une présence en compagnie de ce qui était son élève. Stupide Ollie.

La bataille de Poudlard… Bon dieu, une génération entière était traumatisés… Elle avait été préservée dans un cocon à l’époque, le cocon du quidditch, écartée de tout. Elle déglutit péniblement, elle mentirait si elle expliquait qu’elle comprends ce qu’il a traversé : elle n’était pas à sa place. Ne rien répondre lui semble être la meilleure des solutions. Elle l’écoute en hochant doucement de la tête. Langue de plomb donc ? Partir vers le quidditch c’était … Presque du suicide, non ? Enfin en terme de déboucher de carrière surtout. « C’est drastique comme changement. » Elle essaye de remettre au second plan sa carapace concernant Poudlard : c’est mieux ainsi. Elle sourit doucement. Pourtant, elle le comprenait. Elle n’aurait échangé pour rien au monde une possibilité de se faire une place dans le monde du quidditch. Parce que c’était sa passion et qu’elle pouvait la vivre, entièrement. Elle avait les capacités, et même si elle savait qu’il lui fallait encore du chemin pour parvenir à un niveau digne de ce nom, elle croyait dur comme fer à la lumière au bout du tunnel.

Elle sourit doucement par rapport à l’alcool. Le métabolisme de sportif ne leur permet pas de toute façon : trop rapidement bourré. Elle en avait déjà elle-même fait les frais avec Sebastian et le reste de l’équipe. Une fois lui avait suffi – croyait-elle. « T ‘essayes de limite les dégâts ? » Elle sourit doucement, amusée. Il fallait crever un peu l’abcès qui s’était mis entre eux deux. Elle l’écoute déblatérer sur les rumeurs. Oh, s’il savait. Elle n’en avait rien à cirer. « Oh, tu sais les rumeurs... » Elle soupire doucement en regardant l’extérieur du café, son regard se perdant, essayant de déceler une présence dérangeante. « J’en ai vraiment rien à cirer. » Elle boit quelques gorgées de son thé avant de se tourner vers lui. « Elles vont te coller à la peau parce que c’est ce qu’aime les gens. » Le croustillant, le sensationnel : la folie. Elle en faisait les frais avec Sebastian, maintenant une fausse relation devant les paparazzis, simplement pour protéger son ami d’un coming out trop tôt… « Et puis… Au moins pendant qu’ils s’emmerdent sur tes rumeurs, ils s’occupent pas du reste. T'as une vie privée à côté. » Elle sourit doucement. Elle ne lui en tient pas rigueur. De toute façon, il pouvait bien faire ce qu’il voulait, ce n’était même pas ses affaires.

Ses mains englobent son thé chaud. « C’est pour ça que tu voulais boire un verre ? » Elle demande doucement. « Juste parce que t’as peur de te retrouver sans tuteur parce que des gens crachent sur ton dos ? » La rouquine n’était pas vraiment dupe : elle se doutait que le garçon ne lui avait pas demandé cela sur un coup de tête, et s’il venait à parler de ça, c’était qu’il y avait quelque chose derrière. Sois une part de vérité – dans ce cas-là, elle s’en foutait ( sauf s’il avait tué quelqu’un), sois il avait beaucoup plus de peurs qu’il ne le laissait paraître.

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