Country roads, take me home | Sinéad

Merilyn K. Milburnavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1893-merilyn-k-la-chance-c-est-quoMessages : 21 Points : 0
Pseudo : Marinc
Avatar : Felicia Day
Crédits : Shiya
• Plus d'informations •
Sujet: Country roads, take me home | Sinéad | Sam 4 Aoû - 14:48


► La cache secrète de Sinéad :pervy: - Février
Country roads, take me home
Sinéad & Merilyn

Quelques semaines étaient passées depuis mon arrivée sur l’île écossaise. Est ce que je me faisais à leur temps de merde ? Non, toujours pas. Mais aujourd’hui, pour une fois, il y avait un rayon de soleil. Un joli rayon de soleil, qui réchauffait doucement le bitume de l’île. Par Merlin, c’était un temps à sortir ma bécane ! Elle n’avait pas roulé depuis quelque temps, un petit décrassage ne lui ferait pas de mal. Puis explorer l’île, se poser quelque part et dessiner, ça me semblait être, sur le coup, une putain d’excellente idée. De toute façon, j’avais ma journée : Rafe était en repos aujourd’hui, il n’avait pas besoin de moi et au pire, j’avais mon téléphone portable sur moi, il connaissait mon numéro.

L’avantage de notre charmante petite résidence, c’était ce super parking bien protégé. C’était l’une des choses que j’avais exigée, lorsqu’avec mon patron nous avions décidé d’un appartement : il me fallait une place de parking protégée, hors de question de laisser mon bébé dans le froid et l’humidité de l’écosse. Puis quoi encore ?

Il était aux alentours de 13h quand j’étais descendue au sous-sol de la résidence, casque sous le bras, veste et sac sur l’épaule. Ah que je l’aime. Elle n’a pas souffert d’une égratignure pendant le voyage, sa carrosserie est toujours aussi rutilante, propre. Nickel. J’enfourche la bête, glissant dans la veste en cuir et le sac sur le dos. La sellerie dégage une légère odeur de cuir qui m’embaume l’esprit, dieu que cette odeur m’avait manqué, couplée à l’huile du moteur. Un coup de pied suffit à basculer la béquille en arrière, puis la clef tourne et le moteur ronronne sous moi.

Je sors enfin du parking, baisse d’une main mes lunettes sur mes yeux avant de m’élancer dans Atlantis. Elle réagit au quart de tour, comme avant. Il y a encore peu de circulation : pas sûre qu’il y en ai vraiment beaucoup dans cette île de toute façon. Au final, on est peu nombreux : avec une seule grande ville, voir quelques hameaux qui se sont séparés de la ville, il n’y a pas vraiment la nécessité d’avoir une voiture. Beaucoup de gens se contentaient du tram, ou des portails. Quelques-uns avaient des motos ou des voitures « trafiquée » aussi. Sortir de la ville fut relativement tranquille : je suivais les petites routes, me laissant porter par le ronron continuel du moteur sous moi. La sensation m’avait manqué, ça faisait plusieurs semaines que je n’étais pas partie : avec le déménagement et l’installation à Atlantis, le temps m’avait clairement manqué.

J’avais ralenti un peu l’allure, profitant des décors qu’offrait l’île. On pouvait dire ce qu’on voulait : c’était vraiment magnifique. Les petits chemins se multipliaient : des petites routes étroites, mais bien entretenues. Je roulais pendant au moins une petite heure, m’arrêtant de temps en temps pour croquer un morceau de paysage que j’aimais bien dans mon petit carnet.

Je m’enfonçais toujours un peu plus dans la nature sauvage de l’ile, et si au début, j’avais croisé pas mal de badaud, ils étaient de moins en moins nombreux, je n’allais pas me plaindre. Le pied au sol, je poussais doucement la moto, espérant trouver un petit chemin un peu plus praticable plus loin, histoire de faire une boucle dans mon aventure sur l’île. Et aussi, loin de la ville, je m’attendais à tout sauf trouver quelqu’un d’autre.

Et encore moins quelqu’un d’autre avec une aussi jolie bécane.

Je sifflais d’admiration, de tel bijou, on en voyait peu dans sa vie. Une belle harley. « Belle bécane. » Je me penchais doucement, tournant autour sans la toucher, je détestais qu’on touche à la mienne, j’allais sûrement pas toucher à celle d’un inconnu. « He beh, jolie chose, ou est ton propriétaire ? » Est ce qu’elle allait me répondre ? Probablement pas. Et vous savez quoi ? J’en avais rien à foutre.

#496fab

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





BAD LUCK's PIECES
ANAPHORE
Sinéad Kingavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1861-sinead-king-ubi-libertas-ibi-Messages : 36 Points : 17
Pseudo : Lau
Avatar : Eleanor Tomlinson
Crédits : angel dust
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Country roads, take me home | Sinéad | Lun 20 Aoû - 5:03
Tapie dans l’ombre, je fais en sorte de taire autant que possible ma respiration. Je fais de tous petits pas précautionneux, toujours à l’abri derrière un grand buisson, gardant un œil sur l’objet de ma méfiance. Dans l’ombre, je peux l’observer se contorsionner et s’ébrouer alors qu’une pauvre petite pie vient à peine de se poser sur sa branche. Mon saule cogneur n’a jamais été aussi vigoureux qu’aujourd’hui. Ce qui est bien dommage quand on pense que c’est justement aujourd’hui que j’ai décidé de lui administrer un traitement pour favoriser sa tranquillité en repoussant efficacement tous les oiseaux, écureuils ou ne sais-je quel animal souhaiterait s’en approcher.

Mis au point par mes soins, je me suis inspirée d’une des recettes apprises auprès de ma mère lors de mon enfance. Un grand saule cogneur centenaire vivait non loin de chez nous, et de temps à autres, les druidesses s’en allait le voir, lui faire la conversation car bien qu’agressif en cas de désagrément il était habitué à notre présence et ses coups de branches sur le sol étaient très évocateurs de son avis sur tel ou tel question. Cet arbre était un conseiller pour certaines d’entre nous, mais j’ai toujours été convaincue qu’il n’avait que faire de nos histoires de cœurs ou nos problèmes de cueillette et de culture… Je préférais pour ma part, lui raconter des histoires, chose qu’il semblait apprécier car il n’eut jamais un geste brusque envers moi et aussi parce que j’étais une des seules à pouvoir m’asseoir contre son tronc solide. Siobhan et Niamh me trouvèrent plus d’une fois endormie contre le splendide saule. La relation que nous entretenions avec cet arbre était dû à ce traitement que nous apposions tout autour de son tronc afin de le protéger de visiteurs innoportuns. Il nous remerciait donc en nous tolérant.

C’est cette relation que j’essaie tant bien que mal de reproduire avec mon propre saule cogneur dans mon petit jardin. La potion élaborée deux nuits avant ou après la pleine lune doit être administrée en cercle à environ 50 cm du tronc de l’arbre s’il ne pleut pas, sur le tronc s’il pleut. Autant dire que je préfère faire cela tant qu’il ne pleut pas… Je souffle une dernière fois calmement derrière mon buisson et surgit avec ma fiole et m’approche doucement de l’effrayant saule.

- Bonjour !


Le saule se contorsionne dans ma direction.

- N’aies pas peur… Je… vais juste répandre ce produit autour de ton tronc, c’est pour que tu sois tranquille. Après, je ne t’embêterai plus, promis !

Je passe précautionneusement sous ses branches, au-dessus de ces racines, répandant le contenu de ma fiole sur le sol. Une fois la tâche finie, je soupire de soulagement et de contentement. Il est temps de prendre la route pour m’en revenir à ma petite grotte. J’ai des emplettes à faire en ville cet après-midi, il ne s’agirait pas de les faire traîner ! Je ferme donc magiquement l’entrée à mon éden personnel et je m’en vais sur le chemin de terre qui me ramènera à ma belle moto.

Alors que je chantonne distraitement, les yeux perdus dans le bleu-gris du ciel et sur la campagne environnante, mon regard embrasse une silhouette, un casque à la main, ainsi qu’une autre moto à côté de ma Harley. Ma tendre Electra glide, achetée il y a des années, lors de mon voyage sur la route 66 avec la bande de B-Blue. Sûrement une curieuse connaisseuse, à en juger par sa longue chevelure rousse qui s’est arrêtée pour observer mon engin magiquement modifié.

Je m’approche plus de l’inconnue et lance :

- La propriétaire est juste là ! La votre est pas mal non plus, une Virago c’est ça ?

Très beau modèle, quoique je n’ai jamais trop aimé les japonaises. Je pense que cela vient de la genèse de ma passion pour la moto… Je l’ai connue en Amérique, là où Harley-Davidson fait loi et dans ma bande de bikers, nous roulions tous en Harley, l’esprit de communauté était si fort que me défaire de la marque légendaire m’eut trop coûté. Je regarde à mon tour la Yamaha, qui possède toutefois un certain charme. Je vois que le compteur d’essence est à zéro. Indice s’il en est de panne. Ou de moto modifiée.

- Vous êtes aussi adepte de la modification magique ?

Pour moi, c’est un geste écologique, pour d’autres c’est la garantie de gagner en vitesse et en efficacité ou alors la possibilité de pouvoir ajouter des options, parfois. Posant cette question, je me tourne vers la jeune femme dont le visage ne m’est pas inconnu. Un sourire se forme sur mes lèvres quand je parviens enfin à nommer ces traits.

- Merilyn ! Incroyable, toi ici !

Se rappellera-t-elle de moi ? Nos correspondances remontent à loin et la dernière fois que nous nous sommes vues aussi, elle était encore une jeune adolescente à cette époque ! Comme elle a bien changé !
Merilyn K. Milburnavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1893-merilyn-k-la-chance-c-est-quoMessages : 21 Points : 0
Pseudo : Marinc
Avatar : Felicia Day
Crédits : Shiya
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Country roads, take me home | Sinéad | Mer 5 Sep - 7:56


► La cache secrète de Sinéad :pervy: - Février
Country roads, take me home
Sinéad & Merilyn

Sacré bécane. Une sacrée belle bête. Bien évidemment, je ne pouvais qu’aimer les Harley. J’aimais ma moto, bien sûr, mais … Les Harley avaient ce petit coté spéciale que les autres n’avaient pas. Le côté country road, biker, bien américain. Qui ne fantasmait pas dessus, vraiment ? Après, je n’allais pas me plaindre, j’aimais beaucoup ma petite Yamaha, en partie parce que c’était ma première et que mon cher ami (et ex-patron) Fred y avait apporté un bon nombre de modifications indispensables : je pouvais même traverser les airs avec elle -même si je ne le faisais qu’assez rarement en fin de compte.

Une voix résonna derrière mon dos et je me retournais vers la propriétaire de cette super Harley, un sourire aux lèvres. Et par Merlin, ce monde était infoutrement croyable. Et minuscule. Et un peu sadique aussi, n’est ce pas ? Parce que la personne que j’avais en face de moi, je la connaissais. Mais elle allait me reconnaître ou pas ? Après tout ça faisait quoi ? Plus de dix ans non ? C’était long dix ans. Les gens changeaient. J’avais changé. Elle aussi. « C’est ça ! » Je me tournais vers ma moto avec un sourire. Clairement pas le même type de bécane, mais pas le même charme non plus.

Pour l’instant, Sinead n’avait pas l’air de m’avoir vraiment reconnue. Elle avait engagé la conversation sur les modifications magique. « C’est mon petit péché mignon et c’est bien plus pra... » Elle m’avait coupé avant même que je puisse terminer ma phrase. Mon sourire s’était agrandi et j’avais ri de bon cœur. « Je commençais à me demander si je ne m’étais pas trompé de personne ou si tu m’avais oublié ! » C’était quand même un sacré étrange monde : je n’aurais jamais pensé la revoir ici, à Atlantis, si loin de mon Canada natal. « Ca fait combien de temps ? Plus de dix ans non ? Qu’est-ce qui t’amène ici ? » C’est qu’on avait pas mal de temps à rattraper n’est ce pas ?

Ma rencontre avec la rousse était probablement l’une des raisons de pourquoi, j’avais fini par me mettre à la moto. Des souvenirs nostalgiques me revenaient de l’époque où je n’étais encore qu’une jeune étudiante, émerveillée par la bécane de la jeune femme croisée en soirée mondaine. S'il y avait une source à ma passion pour les moteurs rutilants et le cambouis, elle en faisait probablement partie. Mais c’était un vrai plaisir de la retrouver, elle et sa moto.

#496fab

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





BAD LUCK's PIECES
ANAPHORE
Sinéad Kingavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1861-sinead-king-ubi-libertas-ibi-Messages : 36 Points : 17
Pseudo : Lau
Avatar : Eleanor Tomlinson
Crédits : angel dust
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Country roads, take me home | Sinéad | Dim 30 Sep - 15:36
Ce que j’aime passer du temps sur la route, sur le dos de mon infernal engin ! Il est vrai que cela ne colle pas tout à fait à l’image de la druidesse vivant dans les forêts, éloignée du monde ! Mais ce moyen de transport a très vite signifié pour moi la liberté. Après des années d’apprentissage et de compagnonnage auprès des miens à Slieve Aughty, à Poudlard, puis auprès des druides du Lac Junteliskä en Finlande. Rouler à toute vitesse sur l’immense Route 66 : voici ce qui signa mon émancipation et la pleine prise en main de ma destinée. Une indépendance nécessaire qui m’a également empêchée de me fixer trop longtemps à un endroit ou après de certaines personnes. Seul Derek aurait pu être l’exception à la règle, s’il n’avait pas disparu du jour au lendemain. Et pourtant, je n’avais passé que quelques mois avec lui, mais c’était curieusement bien assez pour que je ressente au plus profond de moi qu’il était la personne avec laquelle je me sentirais toujours chez moi, peu importe où nous pouvions vivre. Mais cela n’avait pas dû être réciproque apparemment.

Au gré de mes voyages, j’ai souvent fait l’acquisition de motos différentes, adaptées au terrain que je parcourais alors. Mais en revenant en Europe après tant de temps, j’avais pu trouver chez un revendeur de motos modifiées cette magnifique Electra Glide, en tous points semblable à ma première bécane. Comment l’ignorer ? D’autant plus que son état était très bon, les modifications un peu rudimentaires, il faut le dire mais le strict minimum était présent. Anti-vol inclus, fonctionnant à l’énergie magique et avec un équilibre amélioré, l’Electra passait de grosse moto de route à un véhicule bien maniable même dans les virages les plus serrés !

Mon attention avait été bien vite détournée des modifications apparentes de la Virago qui trônait devant mes yeux, insolemment moderne comparé à ma vieille machine des années 70 ! En effet, la motarde qui se tenait face à moi ressemblait à s’y méprendre à la jeune adolescente que j’avais rencontrée lors de mon année de fille au pair au Canada : Merilyn Milburn ! Et à sa réponse à mon exclamation, je comprends qu’elle a bien fait le rapprochement elle aussi !

- Non, je ne t’ai pas oublié, mais qu’est-ce que tu as grandi !

C’est un peu ridicule de dire ça, j’en suis consciente mais les lieux communs sont parfois trop puissants pour être ignorés. Quant au temps qui s’est écoulé depuis notre dernière entrevue, je ne saurais dire avec précision de combien il s’agit. Une dizaine d’année au moins, oui.

- Alors là, ça doit bien dater de 86 quelque chose du genre !

Voilà qui ne me rajeunit pas, ni Merilyn d’ailleurs !

- Eh bien, j’enseigne à l’UPA, la botanique ! Plus précisément : la botanique à l’usage de l’apothicaire !

Je suis plutôt fière de l’intitulé précis de ma matière car il contient deux de mes passions : la botanique et la guérison. J’ai souvent travaillé dans des herboristeries et celle que je possédais à Cuzco me manque souvent. Mais quand je pense à Renàn, mon successeur guérisseur mais aussi élémentariste, je ne peux que me réjouir. D’autant plus qu’il semble toujours autant amoureux et aux petits soins pour ma chère sœur ! Je devrais les inviter à me rendre visite un jour !

- Et toi alors, que fais-tu ici ?

Elle est un peu trop vieille pour étudier, elle doit donc avoir un métier à Atlantis ! Quel genre d’emploi peut exercer l’intrépide Merilyn ?

Contenu sponsorisé
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Country roads, take me home | Sinéad | 
Country roads, take me home | Sinéad
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» This is how you develop a country by research and development.
» Fan club Chi sweet home ! SWEEEEEET ! =D
» Go big or go Home ~ ! [Terminer]
» and we don't wanna go home - le 26/01 à 20h15
» OFFROAD DAY EXC - Honville Cross Country 18 /19 octobre ...
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: