Katleen + Emrys - Friendship never ends

Emrys Bowenavatar
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Sujet: Katleen + Emrys - Friendship never ends | Mar 31 Juil - 16:15
Je crois que j'ai enfin mis un mot sur mon mal. Dépression. Depuis la mort de ma chère Liza, depuis la Bataille... Il ne se passe pas un jour sans que je revive la scène de la découverte de son corps sans vie, pas un instant sans que je ne sente sa présence macabre qui tourne autour de moi dans un manège incessant, un sourire pervers aux lèvres : trop heureuse de me torturer après mon lâche abandon.

Elle n'est que vue de l'esprit. Mon esprit. Plus facile à croire le matin, en se réveillant, alors que la tristesse et l'annihilation de tout bonheur ne me quitte jusque dans les heures les plus sombres de mes nuits sans sommeil. Mais bien vite elle est là, et bien vite, mes forces me laissent à nouveau, décharné et transi sur le sol de ma maison que je peine à quitter pour me rendre à Rùm, m'occuper des dragons.

Néanmoins, depuis l'épisode de l'Atlantease... Plus rien n'est comme avant, de ma faiblesse, je sens pointer une force, dans mon intense malheur, ma détresse bruyante aurait donc un bénéfice ? Car quand je relâche mes efforts pour contenir ma magie en interne, elle éclate et plus puissante que jamais ! Mais je n'arrive pas encore à contenir assez de puissance, elle m'enivre presque. Ce phénomène... Je ne le connaissais que dans les contes sur les obscurus, ces enfants qui répriment leur magie dans des familles moldues ou dans des conditions trop restrictives. Il semblerait... qu'un sorcier qui renonce à la magie pour une durée assez longue, la même chose dans des proportions bien moins importantes se produise.

Je vais donc sur l'île en bateau dorénavant, pour laisser la frustration de mes pouvoirs croître en moi. C'est donc ainsi qu'hier matin, en ouvrant la porte de ma maison, Havoc a filé entre mes jambes. Je lui ai couru après mais le vieux chartreux est bigrement rapide pour un matou de plus de douze ans... Craignant pour sa vie, je l'ai cherché dans mon quartier et ne le trouvant pas, je me suis résigné à aller au travail, la peur au ventre, la mort dans l'âme. Et s'il me quittait lui aussi ? Il avait seulement voulu chasser un oiseau dans la rue, il est vrai qu'il me suivait dans tous mes déplacements ce matin-là, en quête d'une gratouille avant mon départ... Il lui a à peine fallu deux secondes pour voir le volatile, décider qu'il s'agissait d'un ennemi potentiel et partir à sa suite dans les rues d'Atlantis...

Finalement, sur les conseils de Rain, j'ai parcouru les panneaux d'affichage partout dans la ville, cherchant mon matou adoré parmi les photographies de chats trouvés et disparus. Et une photo, ainsi que la description "chat chartreux vraisemblablement âgé" correspondait à mon animal et je résolu de me rendre à l'adresse indiquée le lendemain matin étant donné l'heure tardive.

Me voilà donc à la porte de la chambre 307 du bâtiment 2 de la Résidence Universitaire d'Atlantis signalant mon entrée grâce à la sonnette prévue à cet effet. La porte s'ouvre et je me présente :

- Bonjour, Emrys Bowen, je viens récupérer mon chat, Havoc !

Je reste sans voix devant le visage de la sauveuse d'Havoc, tant il m'est connu, tant il ramène à ma mémoire des souvenirs douloureux.

- Katleen ?


All that I have is a river
The water sustains me without even trying, the water can't drown me, I'm done with my dying.


Kathleen A. Kearneyavatar
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Sujet: Re: Katleen + Emrys - Friendship never ends | Hier à 16:56
Lost then Found

Il est des maux qu’il ne suffit pas de dire pour qu’ils disparaissent enfin


La pluie se fait de plus en plus froide, de plus en plus drue, mais je continue de courir. Le visage trempé mais les joues en feu, un début de crampe au mollet droit mais le souffle régulier, un pied devant l’autre, encore plus vite, toujours plus vite. C’est mon jeu personnel, un défi que je me lance chaque jour : les cent derniers mètres qui mènent à la Résidence Universitaire, je les sprinte, toujours plus vite. Sans chronomètre, sans instrument de mesure quelconque. Juste les parcourir le plus rapidement possible. Pour battre qui, si ce n’est moi-même ? Peu importe : ce geste simple me vide l’esprit, m’empêchant de penser à quoi que ce soit d’autre qu’à ma course. Lorsque j’atteins la porte, une autre sorte d’occupation prend le relais : les muscles commencent à se faire entendre, et je m’étire en prenant les escaliers de service. Pas l’ascenseur, pas si je peux l’éviter. On a beaucoup trop de temps pour penser, dans un ascenseur. Après vient la douche, chaude au début, froide à la fin. Ne penser à rien d’autre qu’aux sensations physiques, le chaud, le froid, le mélange des deux, des orteils au sommet du crâne, l’eau qui chasse le savon, les cheveux formant une masse lourde que je démêle avec les doigts, l’eau encore, qui s’enroule autour de mon corps, chaud et froid, froid et chaud, surtout ne penser à rien.

A la sortie de la douche, encore enroulée dans une serviette chaude, sécher et dompter ma tignasse rebelle à l’aide de sortilèges. Je me concentre pour ne pas oublier une mèche, pas une seule. Ne penser à rien d’autre. Enfin habillée, je nourris les chats avant de me mettre à table pour enfourner mon propre petit-déjeuner. Oui, les chats. En plus de Sparkle, mon norvégien adoré, je m’occupe depuis quelques jours d’un vieux matou de race : ce dernier errait, trempé suite à un autre épisode des pluies torrentielles écossaises, non loin des bâtiments de la Résidence Universitaire, et je ne pouvais pas le laisser ainsi dehors, n’attendant que de se faire saucer à nouveau. Je l’ai donc accueilli dans ma chambre, tâchant de lui offrir un environnement aussi rassurant et confortable que possible. Sans puce ni collier permettant d’identifier son propriétaire, j’avais été contrainte de poster des affiches dans toute la ville, des cafés du centre aux allées des quartiers résidentiels. Le nombre de sorts d’imperméabilité que j’ai lancé ce jour-là, afin de protéger mes petites feuilles de papier collées aux lampadaires des averses si courantes sur cette île… Comme c’est la règle générale lorsqu’on passe un jour pourri, ce jour était un jeudi. J’ai toujours détesté les jeudis, et celui-là n’a fait que confirmer ma théorie selon laquelle chaque jeudi est pire que le précédent.

On est aujourd’hui samedi, et toujours pas de signe du propriétaire. J’observe les félins avaler leur repas, chacun dans son coin, s’observant mutuellement. Sparkle n’est pas farouche, mais il n’aime pas pour autant partager ce qu’il considère comme son territoire (et surtout, sa nourriture). Cependant, dans l’ensemble, il a bien accueilli le nouveau venu. Presque comme s’il le connaissait déjà, ce qui n’aurait après tout rien d’étonnant. Les norvégiens ont besoin d’exercice, et Sparkle est dehors plus souvent qu’à son tour. Il connaît chaque recoin du campus, même s’il ne s’est jamais aventuré en ville. Peut-être le propriétaire est-il (ou elle, en fait, je n’en ai pas la moindre idée) un étudiant ? Demain, j’irai poster de nouvelles affiches dans les bâtiments administratifs. A peine ma décision prise, j’entends résonner la sonnette qui annonce un visiteur. Neuf heures, un samedi… Jules, peut-être ? A moins que ce ne soit le mystérieux propriétaire ?

Non. Non. Non. NONONONONONONONONONON, je crie intérieurement lorsque la porte s’ouvre et me révèle un visage que je pensais – que j’espérais ? – ne jamais revoir. J’ai essayé, je promets même si je ne sais pas à qui. J’ai essayé de ne pas penser à elle, promis juré craché, tout ce que vous voudrez. J’ai fait tout ce que je pouvais, je me suis concentrée sur l’instant présent, j’ai même fait des projets pour l’avenir, tout ce que je pouvais faire pour échapper au passé, je l’ai fait ! Pas de photos d’elle, ni de Poudlard, pas de livre annoté de sa main, j’ai même laissé l’écharpe qu’elle m’avait offerte pour mes 16 ans, mon écharpe favorite, à la maison, loin de cette chambre, loin de moi… Je cours tous les matins, jusqu’à en avoir mal aux poumons, je prends soin de moi, je vais même voir un psychomage depuis le début de cette année… Alors pourquoi ? Pourquoi continue-t-elle à me hanter ainsi, à revenir se glisser au détour d’un café ou d’une rencontre anodine ?

Je ne peux pas. Pas le laisser entrer. Souiller de sa présence le havre de paix que je me suis construit. J’ai recueilli son chat. Son chat. Voilà pourquoi Sparkle était si détendu… Parce qu’il le connaissait déjà. Pas d’Atlantis, non. De Poudlard. Je ne peux pas, je ne veux pas, même si c’est irrationnel, je ne veux pas, ne veux pas, veux pas, veux pas… Au fond de moi, je me recroqueville, je me roule en boule dans un recoin, et si je pouvais, je le ferais vraiment. Je lui claquerais la porte au nez. Je jetterais même son chat dehors. Pas lui. Pas ici. Pas maintenant, jamais. Mais je ne fais rien de tout ça. Non, au contraire, j’ouvre la porte et je le laisse entrer. Approche chirurgicale, je me dis. Il entre, il récupère sa bestiole, il sort. C’est aussi simple que ça.

D’une voix que j’essaie de garder aussi neutre que possible, je lâche un Emrys. Ça faisait longtemps. Voilà ton chat, je continue en prenant dans mes bras l’animal vieillissant puis en le tendant à son maître.

Puis le silence retombe. Je ne sais pas quoi dire. Il n’y a rien à dire de plus, si ? Voilà ton chat, au revoir et bon retour chez toi. Va-t’en, je pense de toutes mes forces. Maintenant, avant que ma respiration ne s’accélère et que les larmes ne coulent, avant que ma gorge ne se serre au point où j’ai l’impression d’étouffer. Avant que les souvenirs ne reviennent me frapper là où ça fait mal. En plein dans le visage, dans l’estomac, sans relâche ni répit. J’ai réussi à les tenir éloignés, mais j’aurais dû savoir que ça n’allait pas durer. Je reste debout, les bras croisés, Sparkle contre mes jambes, comme s’il pouvait sentir mon besoin de protection.


funambule
J'avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l'air dans ma bulle
L'équilibre est une attitude ▽ northern lights

Absente à partir du 21 juillet
Kathleen étale sa culture G en cc0066
Katleen + Emrys - Friendship never ends
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