I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander

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Sujet: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Mer 25 Juil - 17:03

I can’t help but be wrong in the dark

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


"Come to me in the night hours, I will wait for you and I can’t sleep 'cause thoughts devour, thoughts of you consume." War of hearts - Ruelle
 
Il essayait de paraître au moins cinq ans de plus que son âge, même si dix était son objectif de départ : il s'était bien vite rendu compte que c'était tout bonnement irréalisable. Il avait encore, dans ses yeux, dans sa posture, dans la façon que son corps avait de se mouvoir, l'attrait discret et presque indicible que fournissait la jeunesse. La société, pourtant, ne prenait pas au sérieux les jeunes éphèbes comme lui, leur réservant le rôle d'étudiants délurés, de nantis insolents ou d’âmes délinquantes dans cette grande scène qu'était la vie, certainement pas celui d'entrepreneur attentif.

C’était pourtant ce à quoi aspirait Finn. Depuis qu'il avait arraché son émancipation, dans la plus grande des trahisons, le Bowman avait réussi à former un plan clair, qu'il jugeait judicieux. L'argent volé à son père ne durerait pas éternellement, et il fallait trouver un moyen d'en gagner. Sans diplômes ni garanties, il ne pouvait prétendre à un métier susceptible de payer son appartement aux Salines et son train de vie habituel, il s'était donc aventuré sur le chemin lucratif, mais dangereux, de l’entrepreneuriat. L'Atlantease semblait être l'établissement parfait pour lui : il en avait passé, des soirées, dans le carré VIP embrumé ou les salles arrières, décadentes de luxure. Il y avait tout un monde, bien sûr, entre la vie d'un client régulier et d'un patron zélé, mais Finn pensait être de taille à relever le défi. Aujourd’hui serait une des premières épreuves de sa nouvelle condition.

Les fournisseurs en alcool de la boîte de nuit étaient messieurs Henry Jacobson et Rhys Zellman, des commerçants écossais qui étaient dans ce business depuis bien avant la naissance de Finn. Certes, ils n'avaient pas la réputation de requins de la finance, et il y avait peu de chance qu'ils cessent leur activité auprès de l'Atlantease avec le changement de propriétaire, mais le jeune sorcier voulait quand même les impressionner. Il les avait donc convié à un rendez-vous d'affaire dans un restaurant de la ville, situé dans la Ville Haute, où le panorama ne manquerait pas d’époustoufler ses nouveaux collaborateurs, et avait soigné sa tenue. Comme à son habitude, les vêtements de luxe qui cintraient son corps si tentateur avaient été choisi avec attention, mais un œil observateur aurait remarqué que ses cheveux avaient été coupés, sa barbe rasée de près, ses chaussures, d'une marque moldue affreusement chère, soigneusement cirées. Tout avait été pensé pour démontrer une opulence et une assurance innée : Finn avait lu de nombreuses interviews du célèbre entrepreneur américain, Donald Trump, pour se préparer au maximum, et il avait bien vite compris que l'apparence était une des clés de la réussite, dans ce monde capitaliste sans pitié. Il fallait manger avec style, ou être mangé dans la fange et le purin.

Et le jour avait fini par arriver. Il n’était pas nerveux, à proprement parler, puisque Finn n'était pas de ceux qui laissaient leurs émotions prendre le dessus sur leur façon d'être. Il était excité, assurément, puisque ce repas était le symbole, quelque part, de sa prise de pouvoir sur le monde. Une revanche sur la vie, qui lui avait bien plus pris que donné, et il comptait bien dévorer sa part de gâteau avant que quiconque n'ait le temps de prendre une bouchée. Il avait transplanté directement jusqu'à la Ville Haute, pour finir les quelques mètres qui le séparait du restaurant à pied, dégustant chaque seconde de ce moment qui resterait gravé dans sa mémoire et inspirant l'air frais de ce soir écossais avec la détermination d'un lion affamé. Il devait réussir, il réussirait. Plus qu'un mantra : une certitude.

« -J'ai une réservation au nom de Bowman, dit-il en arrivant. Mes convives ne devraient pas tarder à arriver. »

Lorsque la jeune femme à l'accueil le conduisit à sa table, et qu'il remarqua, par la force de l'habitude, ses œillades appuyées, il plaqua sur son visage un sourire de contentement. Il se sentait coq dans la basse-cour, lui le jeune fou qui, il y avait quelques mois à peine, contemplait l’idée d'essayer, encore une fois, d'en finir avec une existence bien trop pénible. Tout lui souriait, le futur n'attendait qu’un geste de sa part pour être saisi, et une charmante petite blonde finirait probablement dans son lit le soir même. Que demander de plus ?

Les fournisseurs finirent par arriver, gentlemans joviaux à l'embonpoint sympathique. Finn serra leurs mains, complimenta tout ce qui pouvait être complimenté sans passer pour quelqu'un d'obséquieux, et les invita à passer à table. Il offrait, bien sûr, si si, il insistait. Et les deux hommes d'hocher de la tête et d'enchérir, dans un ballet millénaire tacite, la danse du professionnalisme, l’adagio des convenances. Cela aurait pu sembler amical et léger, si tout n'était pas si rigoureusement pensé pour rentrer dans une étiquette rigoureusement travaillée.

Le repas se passa aussi bien que Finn aurait pu l'espérer. Sans accrocs, sans bosses sur la route, simplement des échanges cordiaux. Mieux, Rhys semblait s'être pris d'affection pour lui et lui avait accordé 10% de ristourne sur sa prochaine commande, qui serait pourtant importante. Pari réussi pour le jeune Finn, qui ne forçait pas le sourire qu'il avait sur les lèvres. Le repas, de plus, avait été excellent, même pour quelqu'un comme lui qui avait plus l'habitude de consommer un demi-litre de vodka plutôt qu'un plat complet et équilibré, et Henry insista pour complimenter le chef, appelant le serveur pour pouvoir féliciter en personne le cuisinier.

Après quelques instants d'attente, il émergea des cuisines. Un géant, qui faisait pratiquement la taille de la porte. Lorsqu'il se dirigea vers eux, sans qu'il ne puisse rien faire pour l'en empêcher, le cœur de Finn rata un battement. C'était lui. Merlin, il ne connaissait même pas son nom, mais c'était lui. Son sourire, d’allègre, devint chasseur. Son corps se délia, comme ces serpents qui se préparent à avaler leurs proies, et son souffle s’accéléra de manière infime, comme si sa température corporelle venait de monter d'un cran (et c'était peut-être bien le cas). Car il ne pouvait oublier ces traits d'apollon, ces yeux si bleus qu'il aurait pu s'y noyer, cette barbe qui délimitait parfaitement une mâchoire volontaire. Et même s'il le pouvait, il ne le voudrait pas, car rien qu'en l’admirant il pouvait sentir sur sa bouche la chaleur du baiser brûlant qu'ils avaient échangé.
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Kiss me on the mouth and set me free
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Jeu 26 Juil - 2:15


I can't help but be wrong in the dark
Finn & Caleb

« Thanks for the memories even though they weren't so great »
Caleb était arrivé tôt ce jour-là, comme à son habitude. Il n’était qu’un employé dans ce restaurant de la ville haute d’Atlantis, mais il prenait son rôle très à cœur. On aurait pu arguer que ce n’était là qu’une façon de soigner son image et de perfectionner son art dans le but de pouvoir ensuite ouvrir son propre établissement en y collant son nom sans que ça fasse tiquer personne : c’était plus compliqué que ça. La cuisine, c’était du sérieux, et on ne pouvait pas se contenter de suivre les vieilles recettes sans rien changer en espérant que les clients suivent. Une chose que son patron avait un peu de mal à saisir, mais qui n’empêchait pas Caleb de se pointer à neuf heures du matin, les bras chargés d’ingrédients pour ses plats-test. Il avait jusqu’à environ onze heures avant qu’on ne lance le service du déjeuner. L’horloge tournait.

La carte du restaurant était plutôt restreinte, ce qui était souvent une bonne chose : on ne pouvait nier qu’ils s’efforçaient encore de travailler avec des produits frais. C’était juste le minimum pour un Caleb exigeant, qui ne voyait pas l’intérêt d’aller au restau si c’était pour manger du pré-formaté. Cela dit, son employeur avait tendance, selon lui, à se reposer sur ses lauriers. Il avait assez peu de marge de manœuvre pour sa créativité et son originalité, d’autant plus que la plupart des plats proposés étaient d’un ennui… Toujours les mêmes produits pour riches sans aucun goût, aucune fantaisie, et si peu de modernisme.

C’est pourquoi ce matin-là, Caleb expérimenta un peu. Il avait mis la main sur du poisson, matière première qui lui rappelait ce Japon qui lui manquait déjà. Son restaurant n’était pas stylé asiatique, mais rien ne l’empêchait de tenter un pseudo-sashimi de lotte et sa vinaigrette fruitée. Les habitudes lui revinrent immédiatement, la pointe du couteau glissant sur la chair sans effort. Si sa technique de découpe n’avait pas changé et était toujours satisfaisante, Caleb trouva sa sauce un peu trop acide à son goût. Il faudrait retoucher ce détail qui n’en était pas un : il fit plusieurs tentatives, jusqu’à trouver quelque chose de concluant quelques minutes avant le début du service.

Sa brigade était déjà sur place, se préparant aux premières commandes qui ne tardèrent pas à affluer. Encore une journée à se plier aux recettes poussiéreuses de son patron, à tenter de ne pas lever les yeux au ciel à chaque tournedos Rossini. Caleb n’avait pas toujours suivi les ordres à la lettre, surtout quand ils venaient de quelqu’un qui n’y connaissait rien : cet esprit rebelle qui ne l’avait jamais vraiment quitté se manifesta aujourd’hui sur un simple changement de dosage, et le remplacement de quelques épices pour faire d’un plat de linguine certes bon mais classique en quelque chose de grandiose. Les risques encourus étaient énormes : il avait sa matinée pour tester des trucs, et il était hors de question de le faire pendant le service… en temps normal. Quelque chose lui disait qu’il allait réussir son coup.

Ça ne manqua pas. Quand le chef de salle vint en cuisines pour l’appeler car un des clients souhaitait le féliciter en personne, Caleb écarquilla les yeux sous la surprise. Il était pas prêt, clairement, même si ça faisait plaisir. Le sourire du serveur acheva de l’extraire à ses montagnes de cuivre et d’inox, tout comme les réactions amusées et fières de sa brigade. Bon, il  y avait toujours des jaloux qui faisaient la gueule dans un coin, mais en même temps, t’as beau bouder Rick ça va pas changer le fait que tu sais pas faire une sauce hollandaise digne de ce nom.

Loin d’être discret en dehors de sa cuisine, Caleb attira les regards simplement en passant dans la salle. Pas qu’il était particulièrement beau ou charismatique, mais il était si grand… Si seulement il avait pu avoir quelques centimètres en moins, ça l’aurait aidé à se fondre dans la masse. Conscient qu’il était désormais le centre de l’attention, le clou du spectacle, Caleb accepta ce fait et se calma presque aussitôt : il l’avait mérité, se disait-il. Juste, prends le compliment, souris, tais-toi et surtout, continue à t’améliorer.

Une fois arrivé à la table concernée, tous ses beaux conseils s’évaporèrent. Bien qu’il ne fut pas le client qui l’eût appelé, Caleb reconnaissait ce visage entre tous. Ces sourcils hauts, ce nez en trompette et cette bouche goguenarde tordue dans un sourire prédateur… Impossible de se tromper, c’était bien le salopard qui avait brisé le cœur de sa petite sœur Alicia et qui n’avait trouvé comme réaction appropriée que de venir le draguer à son tour. Caleb aurait trouvé ça pitoyable si seulement ça n’avait pas si bien marché. Hanté par leur baiser, ce dernier pensait pouvoir l’oublier rapidement. Quelques mois peut-être… ? Mais si le démon venait le narguer sur son lieu de travail, que pouvait-il faire ? Décidément, le monde magique était vraiment trop petit.

Échappant à ce regard qu’il ne voulait pas soutenir, Caleb se tourna vers la personne qui avait vraiment demandé à le voir, et sourit en entendant tout le bien que l’homme d’affaires pensait de sa cuisine. La satisfaction d’avoir pu tordre le cou aux idées reçues sur les recettes classiques qu’il ne faut surtout pas changer fut sévèrement gâchée par la présence, juste à côté, d’un gars qu’il avait envie de baffer très fort. Un magnifique gars aux cheveux parfaits et aux vêtements si seyants qu’il aurait fallu les lui arracher…

— Merci…

Qu’il était difficile de garder le cap d’une conversation quand on avait l’équivalent humain d’un grand requin blanc affamé juste à côté. Caleb se cherchait mentalement une sortie, sans trop y croire. C’est même plutôt l’inverse qui se passa, puisque l’homme d’affaires avec qui il parlait lui demanda son nom pour être sûr de suivre sa carrière. La pression.

— Caleb Ollivander… Oui, comme le marchand de baguettes à Londres, c’est mon père.

Putain, on y revenait toujours. Un jour, Caleb se ferait un nom à lui, c’était décidé. Il adorait son papa, mais là, ça commençait à devenir gênant… Et ce n’était pas comme si ça faisait de lui quelqu’un d’avantagé sur le plan commercial : il était loin de rouler sur l’or, pas comme eux.
(c) DΛNDELION


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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Dim 29 Juil - 7:23


I can’t help but be wrong in the dark

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


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Au début, Finn laissa les bienfaits du silence dessiner ses subtils aspects sur la situation. Il n’avait pas besoin de parler, de toute façon, pour laisser exprimer son corps, et faire passer le très clair message qu’il désirait le cuisinier, tout autant que le jour de leur rencontre. Son regard suffisait, brumeux, enfiévré. Et que dire, de toute façon, lorsqu’il avait en face de lui des clients qu’il fallait impressionner ? Il n’allait pas jeter aux ordures tout le travail effectué pour préparer ce repas, simplement pour la belle gueule de cet homme, quelle qu’ait été l’intensité du baiser échangé. L’écho passé des lèvres sur les siennes devrait rester un mirage, en tout cas, tant que les fournisseurs en alcool étaient à même de pouvoir juger de ses actes. Il se contenta donc de saisir son verre, ne pouvant pas quitter une seule seconde du regard la silhouette de celui qu’il avait rencontré au Japon, laissant peut-être un peu plus longtemps que nécessaire sa bouche sur le cristal fin, comme s’il recherchait à retrouver une sensation, peu importe laquelle, pour remplacer celle qui tournait en boucle dans sa tête.

Ce fut donc Mr Rhys Zellman qui monopolisa la conversation, Henry Jacobson préférant, et de loin, mater depuis le dossier de sa siège la sommelière, qui passait entre les différentes tables, appréciant ses courbes moulées dans une petite robe noire, l’air de rien. Rhys ne semblait pas se rendre compte des œillades de séductions autour de lui, et continuait inlassablement d'asséner des questions au chef, vantant les subtilités de la sauce et la fraicheur du poisson. Pour tout avouer, Finn n’avait même pas remarqué la moitié des subtilités concernant la nourriture qu’il énonçait, lui qui était tout sauf un expert en gastronomie, et se contentait d’hocher la tête lorsqu’il lui demandait de confirmer ses dires. Distrait, après tout, par la gueule d’ange trop près de lui (ou pas assez).

Lorsqu’il apprit son nom, il ne put s’empêcher de dire quelque chose, cependant. Caleb. Le mot roulait sous sa langue comme une friandise, et il se le répéta intérieurement, comme un mantra. Oui, ça sonnerait parfaitement bien, lorsqu’il le criera, dans l’effluve de leur passion. Lorsqu’il le gémira, quand le plaisir sera si fort qu’il lui sera impossible de le contenir. Son sourire s’étira.

« -Mais dites-moi, Mr Ollivander, qu’est-ce qu’un cuisinier de talent comme vous peut faire dans une ville comme Atlantis ? On vous imagine travailler dans les plus grandes villes de ce monde, à Londres, New-York, Tokyo…

Bien sûr, il mit l’emphase sur le dernier mot de sa phrase, vil tentateur qui essayait, par tous les moyens possibles, de lui rappeler cet échange intense qu’ils avaient partagé. Non pas qu’il doutait de l’impression qu’il avait laissé : s’il n’était sûr de pas grand chose, dans ce bas monde, il était totalement confiant dans ses baisers, ses étreintes, et tout ce qui pouvait se dérouler entre les draps d’un lit (ou contre le mur d’une boite de nuit miteuse, d’ailleurs).  Mais il fallait toujours qu’il en fasse des tonnes. Toujours qu’il expose, avec une insolence calculée, les désirs camouflés de ceux qui l’entourait.

-D’ailleurs, j’aurai un conseil culinaire à vous demander, je pense que vous serez l’homme le plus apte à m’aider. C’est une question que je me pose toujours, et pour une fois que j’ai devant moi un spécialiste, ce serait bête de ne pas en profiter, continua-t-il, avec un ton si innocent dans la voix, qu’on aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession. Pour donner plus de saveur à la courgette, vaut mieux-t-il mieux la farcir, ou la sauter ?

Que c’était facile. La nourriture regorgeait d’expressions plus ou moins tendancieuses, et il n’avait qu’à choisir celle qu’il voulait pour être tentateur, sans devenir vulgaire. Car personne, à part Caleb, n’aurait pu saisir le sous-entendu à peine caché dans sa phrase anodine : il avait l’air si sincère, si naïvement intéressé. Même Rhys, à côté, semblait vouloir connaître l’avis du cuisinier sur le sujet. Finn, lui, s’en fichait comme de sa première chemise, bien sûr, tout ce qu’il voulait, c’était déclencher une réaction chez le jeune homme, que ce soit de l’embarras, ou un désir frustré. Il trouvait ça si amusant, de voir se colorer de rose les joues de son interlocuteur, lorsqu’il était un peu trop osé, un peu trop cru, et il était passé maitre dans ce genre de phrases volontairement déplacées, sous couvert d’une ambiance bonne enfant.

Henry, lui, s’intéressa finalement à ce qu’il se passait autour de sa table, quittant à regret de ses yeux les vallées appétissantes que pouvait présenter l’échancrure de la robe de la sommelière. Il finit d’un trait son verre, bien moins démonstratif que son camarade quant à l’excellent repas qu’il avait passé.

-C’était très bon, oui. Bravo à vous, Mr Ollivander, je ne doute pas que nous aurons l’occasion, que ce soit Mr Bowman ou nous-même, de venir déguster votre cuisine, n’est-ce pas ?

-Bien sûr, renchérit Finn. Lorsqu’on tombe sur un bijou pareil, on ne le lâche pas. »

Et prononçant cette ultime phrase remplie de sous-entendus, son regard quitta les yeux de Caleb, descendant le long de son corps, passant par son large torse, évitant volontairement son entrejambe, caressant ses cuisses avant de remonter tout aussi lentement que ce qu’il s’était abaissé. Il pouvait imaginer que c’était sa langue qui prenait ce chemin, et qui laissait une trace brulante et charnelle sur le corps entier de sa victime consentante.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Dim 29 Juil - 10:44


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Finn & Caleb

« Thanks for the memories even though they weren't so great »
La situation de Caleb était inconfortable au possible. Déjà qu’il n’aimait pas spécialement s’entretenir directement avec les clients, il savait désormais qu’il détestait le faire en présence d’un prédateur comme l’homme qui le dévisageait… et qu’il dévisageait en retour, même quand il essayait de ne pas le faire. Caleb cherchait tellement à se focaliser sur la conversation qu’il avait l’un des deux autres clients qu’il finissait par échouer lamentablement et capter un mot sur deux. Heureusement que le hochement de tête poli était là pour le sauver. D’ailleurs, Finn aurait-il été absent que Caleb aurait rechigné à dévoiler ses secrets de cuisine : plus il était évasif, et mieux ce serait. Restait qu’il était toujours agréable d’avoir ses plats complimentés par un connaisseur.

Sans même qu’il s’en rende compte, Caleb arborait un sourire satisfait, content de lui-même et heureux de voir qu’il y avait encore des gens pour apprécier l’originalité de sa cuisine. C’est pourquoi la question de Finn le frappa de plein fouet et qu’il ne put camoufler sa réaction : son sourire s’effaça, et il se sentit rougir. De honte ou de colère, ça restait à voir. Le besoin urgent de partir de la salle en courant pour aller se réfugier dans sa cuisine était présent. Surtout quand l’homme en face de lui faisait ce genre de sous-entendus : il savait très bien qu’il avait travaillé à Tokyo… Ce qu’il ignorait, c’est qu’il y avait abandonné une partie de son rêve pour revenir s’occuper de son père et de sa sœur. Le sujet était plus sensible qu’il n’y paraissait. Caleb avait bien envie de lui dire de but en blanc qu’il n’avait aucune envie de rester à Atlantis, surtout s’il y vivait lui aussi ; qu’il supportait difficilement de travailler dans un restaurant tel que celui-ci, avec un patron si borné ; qu’il préférait mille fois repartir à l’autre bout du monde plutôt que d’être là à répondre à des questions stupides.

Ravalant sa fierté et sa colère, Caleb força un sourire à s’afficher sur son visage avant de lui répondre le plus calmement et poliment possible :

— Vous sous-estimez Atlantis autant que vous surestimez mes talents.

Il avait bien envie de renvoyer la remarque à son destinataire, mais ne trouva aucune répartie qui vaille la peine d’être prononcée en public, sur son lieu de travail. Il avait besoin de ce job, malgré tous ses inconvénients. On le laissait cuisiner, c’était déjà ça.

Ugh, l’autre continuait à parler. Caleb masqua le mieux possible son agacement, mais ne put s’empêcher d’afficher un air à la fois perplexe et vexé quand on lui posa des questions sur la cuisson des courgettes. En temps normal, et avec ses amis, Caleb adorait les blagues de cul. Là, c’était bien différent et clairement, il n’avait aucune envie d’aller sur ce terrain bien trop glissant. Poisseux, même. Gardons donc tout notre professionnalisme, n’est-ce pas, et tentons de répondre le plus prosaïquement à la question posée.

— Tout dépend de ce que vous préférez et de ce qui l’accompagne. C’est pas tant la technique employée que la maîtrise du geste qui est importante.

Caleb avait tenté de s’en sortir en louvoyant au maximum, et ne s’était même pas rendu compte immédiatement de la teneur en sous-entendus que ses propres paroles pouvaient contenir. En même temps, c’est vrai que c’était facile avec le vocabulaire de la cuisine : si Caleb avait eu un autre métier, ça aurait pu être plus compliqué. Quoique. Qu’on soit vendeur de baguette, de balai ou apothicaire, on arrivait toujours à parler de cul. Tous les chemins mènent au slip, apparemment.

La conversation commençait à ennuyer tout le monde : Caleb avait envie de repartir travailler en paix, quant aux autres clients, ils manifestaient de façon plus ou moins évidentes leur ennui. Il fallu que l’un d’entre eux parlent d’une prochaine fois pour que le chef cuisinier sente le soulagement de la fin de cet échange tendu arriver. Il ne s’attendait simplement pas à ce que Finn veuille avoir le dernier mot. Ah, donc il était de ce genre là… Comment sa sœur avait-elle pu croire un seul instant qu’il était de bonne foi ? Et comment osait-il affirmer qu’il ne l’avait pas manipulée volontairement ? D’un ton grinçant mais toujours poli et en souriant, Caleb répondit très simplement :

— Merci du compliment, mais je ne suis qu’employé ici, ce n’est pas moi qui décide.

Caleb espérait que le sous-entendu à propos d’un éventuel départ (ou licenciement, même si bon) était bien clair pour Finn. Puis, souhaitant une bonne journée à tout le monde, il réussit enfin à prendre congé.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Jeu 2 Aoû - 12:48
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Il y avait des mots qui restaient gravés dans la mémoire, peu importe le temps passé. À Poudlard, Finn était connu pour son insolence, envers ses professeurs et ses camarades sans distinction, et il lui arrivait assez souvent de finir dans le bureau du directeur, Albus Dumbledore, qui avait le chic pour trouver des formules qui restaient imprimées au fer rouge dans la tête des gens. Un matin d’avril, lors de sa sixième année, il lui avait confié ce conseil : "tu sais, Finn. La manière dont tu traites les personnes qui t'entourent est un miroir de la façon dont tu te sens envers toi-même". Le ton calme, philosophe, l’avait heurté autant que le sens de ce qu'il disait. Car ce n'était pas une opinion, c'était un simple fait, et il s'avérait toujours véridique aujourd’hui, des années après. Finn provoquait Caleb, et n'aurait aimé rien d'autre que de lui murmurer bien pire, encore, à l'oreille. Car il ne méritait rien de plus, pas vrai ? Que des moments intenses de passion et de luxure, certainement pas une relation construite sur des bases saines pour se construire un futur heureux. Alors il restait l’irrévérencieux qu'on avait appris à connaître, se dissimulant derrière ses bons mots et ses allusions sexuelles, par habitude, se protégeant inconsciemment de la douleur qu’entraînerait le fait de baisser sa garde, pour se faire transpercer le cœur.

Son sourire s'agrandit, lorsque le cuisinier répondit à ses insinuations par une phrase qui aurait pu être détournée de mille façons, toutes plus libidineuses les unes que les autres, et chaque mots étaient entrecoupés de son souffle chaud, qui lui rappelait presque cruellement leur baiser échangé par une nuit de fièvre à l’autre bout du monde. Il aurait pu lui dire tellement pire, colorer ses joues d'une teinte cramoisie, en racontant simplement ce qu'il aurait aimé faire à son corps alangui. Mais il était en rendez-vous d'affaire, et probablement que Mr Jacobson et Zellman préféraient ne pas avoir à imaginer ce que faisait leur collaborateur lors des heures les plus sombres de la nuit. Il se contenta donc d’un regard suffisamment brûlant, son menton se relevant dans une pose qui aurait pu être celle du prince des enfers lui-même. Icône du pêché et de l'interdit.

Alors que Caleb tournait les talons, après d'énièmes compliments des fournisseurs d'alcool et des œillades à peine dissimulées de Finn, ce dernier ne put s’empêcher de lancer une dernière provocation. Il abaissait le rideau du jeu qu'il avait lui-même instillé, comme un salut final de l'artiste du flirt qu'il clamait être. Il prenait peut-être quelques risques auprès des deux hommes qui l’accompagnait, mais ils avaient repris leur conversation et il était pratiquement sûr qu'ils ne lui prêteraient pas attention, d'autant que sa phrase, bien sûr, pouvait être interprétée de manière totalement innocente.

« -C'est noté, Mr Ollivander, dit-il dans sa direction, se tournant vers le dossier de sa chaise. Merci pour ce repas… et pour la vue, en ce moment.

Parlait-il des tours d'or blanc qu'on pouvait voir par les fenêtres du restaurant, merveilles d'architecture, ou du postérieur de Caleb qui s'éloignait à grand pas ? Il était facile de comprendre que Finn n'était pas du genre à commenter le paysage, et il ne stoppa sa minutieuse observation que lorsque la silhouette de l'homme pénétra dans la cuisine (à défaut d'autre chose). Mais il ne pouvait pas en rester là. Un Bowman n'abandonne pas une proie aussi facilement.

***

Cela faisait bien longtemps qu'il attendait. À côté de lui, des mégots de cigarettes écrasés étaient les seuls témoins de son impatience, si on exceptait son pied qui s'agitait sur le pavé. Il était nerveux, ces derniers temps : il limitait la quantité de drogues qu'il consommait, au grand damne de son fournisseur de cocaïne, et compensait le manque par le tabac et le sport, bien qu'il craque de temps en temps. Cela expliquait peut-être son obsession pour Caleb Ollivander, le manque. Certes, il était beau gosse et leur baiser aurait mérité d'être inscris dans l’histoire, mais est-ce qu'il valait vraiment la peine d'attendre plusieurs heures, dans une ruelle derrière un restaurant huppé ? À voir.

La porte finit par s'ouvrir dans un grincement presque cinématographique. Finn s'attendait à ce qu'un autre commis de cuisine ne sorte, pressé de rentrer chez lui, mais non, cette fois fut enfin la bonne, et il pu voir la haute stature de sa cible sortir du restaurant. Il écrasa sa cigarette à moitié fumée sous son pieds, mais ne s'approcha pas. Pas tout de suite.

-Hey, Mr Ollivander. Enfin, je pense qu'on est suffisamment intime pour que je t’appelle Caleb, tu ne penses pas ? Il resta adossé au mur, mais se tourna vers son interlocuteur, sa tête posée nonchalamment contre la paroi, quelques cheveux effleurant sa tempe. Comment on dit déjà, au Japon ? Konnichiwa ? »

Fini les faux semblants, l'heure était venue de la chasse. C'était presque étrange de draguer dehors, et non dans les toilettes bondés d'une boîte de nuit bruyante : encore plus de le faire relativement sobre. Finn avait l'impression d’être plus fragile, quelque part, plus ridicule. Ça ne l'arrêterait pas, car le souvenir des lèvres sur les siennes était suffisamment brûlant pour le pousser à toutes les extrémités. Et de toute façon : qui disait non à Finn Bowman ?
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Kiss me on the mouth and set me free
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Jeu 2 Aoû - 15:39


I can't help but be wrong in the dark
Finn & Caleb

« Thanks for the memories even though they weren't so great »
Caleb était reparti dans ses cuisines comme une proie cherchant à se soustraire au regard de son prédateur. Il détestait cette sensation de fuite, cette lâcheté qui était sienne et qu’il refusait d’admettre. Il n’y avait pas de honte à se protéger, à se préserver, et à vouloir oublier quelqu’un de toxique. Caleb n’avait pas de temps à perdre avec ce démon.

Reste que la fin de son service, dans les rares moments où il avait quelques secondes pour penser, c’est vers l’inconnu rencontré à Tokyo que ses pensées se tournaient. Pour son plus grand (dé)plaisir, d’ailleurs, car il était hors de question qu’il se laisse attirer par cet homme comme un papillon volant vers une flamme. C’était une histoire à finir brûlé. Le service se passa aussi bien que possible dans ces conditions, avec un chef la tête un peu ailleurs, sûrement la fatigue. Non Rick j’vais pas te laisser la main pour autant.

L’avantage de travailler pour quelqu’un d’autre était qu’il pouvait se payer le luxe de ne faire partie que d’un service : certains serveurs et commis restaient le soir, mais lui raccrochait le tablier à 15h, parfois un peu plus tard, le temps que tout en soit en ordre pour le chef de l’équipe du soir. C’est donc à presque 16h que sa silhouette impossiblement élancée émergea de la porte de service, cherchant à rentrer chez lui le plus vite possible. C’est oublier la ténacité de celui qui le pourchassait.

Entendant sa voix, Caleb sursauta et se tourna vers lui en prenant bien soin de garder ses distances. Il était hors de question de le laisser trop s’approcher. Il y avait des choses précieuses en ce monde, et son espace personnel en faisait partie.

— Je ne connais pas ton prénom, alors tu n’as pas le droit d’utiliser le mien.

Remettre les barrières, oui c’était bien. Ç’aurait été mieux s’il l’avait vouvoyé, mais il n’y avait même pas pensé… Caleb n’était pas non plus un modèle d’intelligence, notez-le bien. Il avait été à Gryffondor, hein.

— Ouais, ou sayonara.

Il n’avait pas envie de lui parler, mais d’un autre côté, il voulait savoir ce qu’on lui voulait exactement. Il avait bien un doute, mais ce serait quand même assez énorme de la part d’un salopard comme lui. Il devait sûrement coucher avec qui il voulait et quand il voulait : pourquoi venir l’emmerder lui ? Caleb n’avait pas grand-chose de spécial, vraiment.

— Qu’est-ce que tu veux ? T’as rien d’autre à faire que de me pister ?

Non, Caleb ne se sentait pas flatté. Plutôt considéré comme un bout de viande sur lequel l’autre aurait jeté son dévolu sans jamais vouloir lâcher prise. Il pouvait toujours espérer car il était hors de question que Caleb s’abaisse à faire quoi que ce soit avec lui. Pas après ce qu’il avait fait à sa petite sœur.

— Alicia n’est pas là, au cas où tu n’aurais pas remarqué. Tu n’intéresses personne ici, sauf peut-être le caniveau.

Le cuisinier se rendait à peine compte de ce qu’il pouvait dire sous l’effet de la nervosité. C’est comme s’il se trouvait soudainement le courage d’affronter l’homme qui semblait le poursuivre jusque dans sa nouvelle vie à Atlantis. Vraiment, quand on n’avait pas de bol… Restait que l’adrénaline le faisait trembler, tout comme la fatigue, et qu’il avait du mal à réprimer certains mots malheureux que même un non-japonophone pourrait comprendre.

K’sokurae…
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Dim 5 Aoû - 3:51

I can’t help but be wrong in the dark

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


"Come to me in the night hours, I will wait for you and I can’t sleep 'cause thoughts devour, thoughts of you consume." War of hearts - Ruelle
 
La voix de Caleb avait réellement quelque chose d’envoûtant, même lorsqu’il lui envoyait à la figure des paroles aussi peu agréables. Il avait une manière d’attaquer les mots toute particulière, d’une voix un peu rauque et éraillée, et Finn aimait à imaginer que, dans l’intimité, ses gémissements devenaient encore plus graves et sourds, comme s’ils sortaient d’un endroit, au plus profond de lui, où naissent les secrets bien trop opaques pour ce bas monde. Et puis, sur la fin, son ton devenait plus chantant, plus léger. Bien sûr, quand il s’adressait au jeune homme, il ne masquait pas ses intonations exaspérées, mais ça ne l’empêchait pas de se sentir comme s’il l’embrassait, encore et encore, à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, tant il avait des sonorités sensuelles innées et inconscientes. Et il avait l’impression de poser ses lèvres sur le soleil, tellement il était lumineux et candide, et le soleil aurait pu l’absorber dans sa chaleur et son aura, et il aurait été heureux de se faire consumer par un tel éclat, et il serait mort comblé d’avoir pu graviter autour d’un astre aussi étincelant.  

Son petit sourire satisfait ne pouvait plus le quitter, car, certes, l’homme devant lui ne cachait pas son ostentatoire négativité, mais parce que ce scénario lui rappelait ce moment fugace, qu’ils avaient passés à Tokyo. Là aussi il était en colère, et seules leurs paupières closes pouvaient se souvenir de comment ça s’était fini, avec leurs langues engagées dans un ballet bien connu par tous les amants du monde. Il avait comme l’impression que leurs deux corps s’appelaient, alors même que Caleb aurait pu lui cracher au visage, et que la différence avec son comportement, présentement, n’aurait pas été flagrante.

« -Suis-je bête, tu te demandes probablement quel nom tu vas gémir, plus tard, lorsque je serais entre tes jambes ? Finn. Finn Bowman, dit-elle avec son irrévérence habituelle. Maintenant c’est bon, j’ai le droit de t’appeler Caleb ?

Question rhétorique, bien sûr. Depuis aussi longtemps qu’il pouvait se rappeler, la seule personne qu’il avait jamais accepté d’appeler "Monsieur" n’était autre que son père. Et il avait été tellement conditionné à trembler lorsque son géniteur pénétrait dans une pièce, que c’était probablement un réflexe de son cerveau d’enfant, que de refuser catégoriquement de nommer quelqu’un d’autre par ce titre pourtant élémentaire, comme une protection pour oublier les sévices qu’il avait subit. De toute façon, sentir l’ourlet de ses lèvres s’ouvrir, pour prononcer le prénom du cuisinier en face de lui, était si plaisant qu’il se serait refusé à l’appeler autrement, même si ça le rendait fou. Ce n’était probablement pas le premier Caleb qu’il rencontrait, mais c’était la première fois qu’il l’associait avec un moment comme celui qu’ils avaient vécu, tous les deux. Ce baiser qui hantait encore son esprit.

Un petit ricanement, face à son trait d’esprit. Il n’était pas bête, le cuistot, et c’était tant mieux. Finn était lassé de se taper d’énièmes mannequins à l’esprit plus réduit qu’une huitre tétraplégique, et si, pour faire ce qu’il avait à faire, il n’y avait pas forcément besoin d’avoir une conversation de trois heures sur la condition humaine, il était foutrement plus excitant de se taper quelqu’un qui avait du répondant. Pervertir une âme malléable était facile, pour quelqu’un comme Finn, mais tracer de sa langue les méandres d’un esprit égal au sien relevait d’un défi qui lui envoyait des étincelles de désir dans tout le corps.

-J’ai probablement d’autres choses à faire, il paraît, en tout cas. Mais je suis là parce que je le veux. Peut-être que c’est parce que je trouve cette allée particulièrement sympa en terme de décorum, entre les déchets répandus sur le sol et les odeurs bizarres qui remontent du caniveau, ou alors c’est à cause d’un certain cuisinier qui a des yeux à se faire damner un saint. A toi de choisir entre les deux explications possibles.

Et si on pouvait sentir une bonne dose d’ironie dans son propos, il n’y avait, dans son regard, qu’une franche détermination. Il n’avait pas attendu des heures dans cette allée pour rien, même s’il ne pouvait avouer, même à lui-même, toutes les raisons qui le poussaient à vouloir complimenter chaque pore de la peau du jeune homme qui se tenait devant lui. Il y avait ce lien entre eux, indéfinissable, et une petite voix dans sa tête le poussait à le suivre, car si un simple échange buccal l’avait envouté à ce point, l’union de leur deux corps enfiévrés serait une icône même du péché de luxure.

Il soupira, lorsque Caleb évoqua sa sœur. Parce que c’était bien d’elle dont il parlait, pas vrai ? Il ne se rappelait plus vraiment de son prénom, mais il était certain qu’il se finissait, en effet, par un A. Ça n’avait été ni la première, ni la dernière, à le harceler après qu’il lui ait fait découvrir les plaisirs de la chair. Le problème, avec ces gamines de 18 ans, c’était qu’elles trouvaient toujours des sens cachés à ses propos. Les "on se voit plus tard" se transformaient en "je ne peux plus me passer de toi", les "je ne fais pas dans les relations" sonnaient à leurs oreilles comme étant "tu peux réussir à me faire changer". Et elles se construisaient des petites histoires imaginaires dans leurs têtes, que ce mec qu’elles avaient rencontré en boite et qu’elles avaient accepté qu’il ravisse leurs corps, pourrait devenir leur prince charmant, si seulement elles réussissaient à trouver la clé de son cœur. Non, les filles, avait-il envie de leur répondre. Je suis juste un connard qui va vous faire jouir, et qui ne se rappellera plus de vous le lendemain matin. Et je pourrais dire que ce n’est pas vous, c’est moi, le problème, mais si vous êtes suffisamment naïves pour vous laisser prendre au piège, alors, tant pis pour vous. Il n’avait pas honte d’avouer que c’était un vrai salaud, avec ces filles, mais après tout, ce n’était pas un monstre. Certes, il couchait avec elles sans jamais les rappeler, mais il n’était pas cruel au point de jouer avec leurs sentiments. Il ne s’était jamais prétendu être ce qu’il n’était pas.

-Ecoute, je n’ai rien promis à ta sœur. C’est elle qui s’est fait un trip toute seule, et peut-être qu’au bout de son cinquième orgasme consécutif, elle s’est dit que j’étais l’homme de sa vie, mais ce n’est pas ma faute. Il y avait de la lassitude, dans sa voix. Il n’aimait pas qu’on l’accuse de crimes qu’il n’avait pas commis, il avait assez fauté dans sa vie pour qu’on ne lui ajoute pas des charges. Peut-être que tu ne me croiras pas, parce que c’est ta sœur, mais je dis la vérité, et je ne vois pas pourquoi je mentirai.

Il s’écarta enfin du mur, pour pouvoir s’approcher de Caleb. Son mètre 83 semblait minuscule face à la haute stature de l’homme, mais ça ne l’empêchait pas de le regarder droit dans les yeux, ne s’arrêtant pas un seul instant pour regarder où il pouvait bien mettre les pieds. Sa prochaine phrase le surprit, presque, tant il n’avait pas conscience d’à quel point il l’avait obsédé, depuis le moment où il l’avait quitté.

-Je ne suis pas là pour elle, et j’espère sincèrement qu’elle va bien, parce que, malgré tout, on a passé de bons moments tous les deux. Je suis là à cause de toi et de tes putains de lèvres, en fait. »

Son regard se posa sur elles, si lointaines et pourtant si proches, si tentatrices, aussi. Comme un fix de drogue qu’il n’aurait pas le droit de toucher, mais dont il pouvait encore sentir les effets destructeurs dans ses veines.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Dim 5 Aoû - 6:32


I can't help but be wrong in the dark
Finn & Caleb

« Thanks for the memories even though they weren't so great »
Ce qu’il avait en face de lui le dégoûtait. Cet homme sûr de lui, avec son petit sourire en coin et son air suffisant… Il était tout ce que Caleb détestait et qui lui rappelait le monde autocentré des Sang-Pur : ça ne l’aurait même pas étonné qu’il en soit un, même si c’était peu probable, puisqu’il ne le connaissait pas. L’avantage d’être consanguins, hein, tout le monde connaissait tout le monde. C’était peut-être pour ça aussi qu’il s’était si bien senti au Japon, où personne ne venait à ce point vous faire du rentre-dedans ou envahir votre espace vital… Personne, sauf bien sûr un étranger.

La remarque de Finn, puisque c’était son prénom, le fit rouler des yeux de manière vertigineuse. Il avait envie de lui répondre qu’il ne gémissait jamais aucun prénom, qu’il essayait de rester le plus silencieux possible, en vain. Mais ça aurait trop fait plaisir à Finn de le savoir : c’était exactement pour cela qu’il avait fait cette remarque, après tout. Il valait mieux, comme souvent, ne pas relever.

— T’as surtout le droit de pas m’appeler.

Ce serait bien mieux pour tout le monde : Caleb n’avait pas de temps à perdre avec un gars comme Finn, qui jouait les grands requins blancs. Il avait beau se sentir proie, il se refusait à finir comme l’une d’entre elles. Comme sa sœur, songea-t-il, avant d’essuyer toute trace de mépris ou pitié qu’il pouvait ressentir envers Alicia. Elle était jeune, naïve, comme toutes les filles de son âge… Il n’y avait qu’un coupable dans l’affaire : Finn, qui avait allègrement profité de la situation en n’étant pas clair sur ses intentions.

Maintenant la question c’était : comment se débarrasser de ce petit con ? Caleb aurait pu juste tourner les talons et rentrer chez lui, mais clairement, Finn l’aurait suivit et il n’avait vraiment pas envie que ce dernier sache où il habitait. Ce roquet n’allait pas lâcher prise, pas tant qu’il n’aurait pas compris qu’il n’y avait absolument pas moyen. Absolument pas. Alors le cuisinier tenta de lui faire comprendre qu’il perdait son temps en même temps que le sien, en vain. Tout ce que Caleb récolta, ce fut un compliment étrange, sortit de nulle part et donc dénué de toute substance.

Restant un instant coi devant l’outrecuidance de son vis-à-vis, Caleb se refusa à accepter une telle éloge. Il n’avait pas le droit de trouver ses yeux beaux, tout simplement parce qu’ils ne regarderaient jamais l’ordure qu’il était comme il le voudrait. Ce regard ne lui appartenait pas.

— Hé bien, je trouve que tes goûts en matière de décoration sont plutôt originaux. J’ai vraiment pas envie de foutre un pied chez toi.

Et merde, pourquoi il avait évoqué le domicile de Finn comme s’il devait s’y rendre ? Ne pas se projeter, première règle, et surtout, ne pas ajouter de l’eau au moulin de ce serpent. Il n’attendait que ça, de faire dire à Caleb ce qu’il n’avait pas dit. De l’attirer dans ses filets jusqu’à ce qu’il ne puisse plus s’en défaire. De le voir se jeter dans ses bras & ses draps jusqu’à s’y noyer tout à fait. De le consumer tout entier. Il n’y avait rien chez Finn que Caleb devait envier, rien de bon pour lui. Le cuisinier savait exactement quel genre d’homme il cherchait, ou du moins, quel genre d’homme il était prêt à accepter dans sa vie, et ce gamin pourrait faire tout ce qu’il voudrait, il ne correspondrait jamais à cette description.

Déjà, parce que Alicia. C’était encore bien trop récent pour être oublié, encore moins pardonné. Ce qu’avait fait Finn avait été abject et il n’était pas dit qu’Alicia s’en remette tout à fait. Il savait ce que faisaient les chagrins d’amour, surtout à cet âge… Certaines blessures ne guérissent jamais tout à fait, et quand bien même, il reste souvent une cicatrice. La présence de Finn était seulement destructrice. Il suffisait de voir l’état des neurones de Caleb à ce moment précis.

Car il y avait bien quelque chose de vertigineux chez lui, quelque chose qui vous attirait en même temps qu’il vous collait une frousse impossible, comme le vide dans lequel on plonge les yeux avant d’y plonger tout entier. Caleb n’avait ni élastique ni filet pour ce saut-là, il savait qu’il était bien trop dangereux de s’y jeter corps & âme. Pour ce saut-là, non, il n’avait pas la foi.

Finn sembla se calmer un peu à la mention de sa sœur, ce qui surpris Caleb assez longtemps pour qu’il baisse presque sa garde. Malheureusement pour lui, ce que lui dit l’autre le fit rougir jusqu’aux oreilles, et pas seulement de colère.

— C’est facile de se dédouaner. Me dit pas que t’avais pas vu qu’elle tenait à toi, parce que c’était putain d’évident. T’as profité de la situation, comme tu profites de celle-ci. Je connais les gars comme toi, j’en ai croisé plein. Ils arrivent, prennent ce qu’ils veulent, et laissent les ruines derrière eux.

En s’approchant de Caleb, Finn accentua leur différence de taille. Il n’était pas petit, mais le cuisinier était un géant et il le savait. À la différence de son habitude, il se grandit encore pour tenter de prendre l’ascendant physique sur Finn, à défaut d’avoir l’avantage dans leur conversation. Et voilà que Finn tentait de se faire passer pour le gentil de service, tout inquiet et tout. Mon œil.

— Elle va bien depuis que tu es sorti de sa vie, oui.

Il valait mieux se focaliser sur cette partie-là de sa réplique, parce que la phrase d’après, franchement, elle était trop perturbante. Caleb n’avait généralement pas de problèmes pour accepter les compliments, mais là ça n’en était pas vraiment un.

— Et qu’est-ce que tu comptes faire ? Un sitting ? Tu les auras pas. J’ai aimé tous les hommes qui m’ont embrassés, tous, sauf toi.

Ce qui était le plus perturbant avec le souvenir du baiser qu’ils avaient échangé à Tokyo, c’était que Caleb mentirait s’il disait qu’il n’avait pas apprécié. Au moins un peu. Il y avait ce quelque chose en plus, cette passion sauvage et cette attirance quasi-animale… Caleb refusait de céder à ce genre de sirènes : ce n’était pas son genre, il n’était qu’un homosexuel très ordinaire, vraiment. Plus planplan, tu meurs. C’était peut-être le moment de le rappeler à Finn, d’ailleurs. Sur un ton moins agressif, ferme mais presque compatissant, le cuisinier reprit la parole, espérant sans trop y croire avoir le dernier mot.

— Tu perds ton temps, Finn. Je donne pas dans les plans cul. Trouve-toi d’autres lèvres et d’autres yeux, c’est pas ce qui doit te manquer, de toute façon.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Mar 7 Aoû - 17:52

I can’t help but be wrong in the dark

- Finn W. Bowman — Caleb Ollivander -


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Ce n’était pas que Finn ne ressentait pas chaque insulte proférée à son encontre comme une balle qui traversait sa peau, laissant un trou fumant dans la chair sensible, ou qu’il se fichait bien de ce qu'on pouvait penser de lui. C'était ce que son attitude laissait paraître, pourtant : mais elle avait été forgée dans une douloureuse habitude, un quotidien qui lui avait toujours bien plus pris, que donné. On l'avait traité de tous les noms, même les pires, et il avait appris que le plus violemment il réagissait, plus la sentence devenait implacable. Le petit Bowman était un fauteur de troubles, un garnement insolent qui aimait tirer les couettes des filles, alors c’était normal s’il restait sans cesse tout seul, pas vrai ? On ne se posait pas des questions sur le pourquoi de ce comportement, qui lui valait réprimandes sur réprimandes, et, pire que tout, une solitude écrasante. Son père avait toujours fait attention de masquer les cicatrices et les bleus, il n’était pas stupide. Et il avait grandi, le petit Finn, et il avait assimilé l’autre avec le danger et le rejet, et il avait construit autour de son cœur une forteresse tout sauf imprenable. Les murs de ce château fort étaient des vitres teintés, qui se brisaient sans arrêt mais dont on ne pouvait pas constater les dégâts.

Son regard resta imperturbable, seul un œil vraiment attentif aurait pu, peut-être, discerner un léger tremblement dans sa main, celle où sa montre cachait un secret bien gardé, mais si bref qu’il aurait difficilement pu être interprété d’une quelconque manière. De toute façon, il méritait ces injures, cette négativité. N’importe quel être sensé aurait compris qu’il était de ceux qui ne seraient jamais réellement heureux, c’était en tout cas ce qu’il pensait sincèrement, sans jamais l’exprimer à voix haute. Son attitude hautaine et sarcastique était un mensonge. Un leurre pour masquer une sensibilité à fleur de peau, qu’on n’avait cessé de lui répéter de réprimer. Les hommes, ça ne pleure pas, Wallace. Les mots de son père avaient autant marqués que son ceinturon.

« -Mais j’ai le droit à beaucoup de choses, Caleb, dit-il en souriant, peut-être un peu moins largement qu’auparavant, mais toujours avec le même air carnassier. J’ai aussi le droit de te déshabiller du regard et d’imaginer ce que cachent tes vêtements, et crois-moi, je ne vais pas me gêner.

Et c’était aussi vrai, que ses raisons étaient faussées. Le cuisinier lui plaisait, c’était évident. Ce n’était pas la chasse, cependant, qui le faisait se comporter ainsi. Même pas son envie de le mettre dans son lit. C’était une peur irrationnelle, que l’image qu’il s’était méthodiquement créée de ce bad boy irrévérencieux, de cet être dont les intérêts ne tournaient qu’autour du sexe, ne vole en éclat, et révèle au monde à quel point il était vide et désemparé. Tout ceci était inconscient, bien sûr, mais cela n’empêchait en rien cette implacable vérité de prendre place, dans cette ruelle, avec comme victime ce pauvre Caleb qui n’avait rien demandé à personne.

-Ecoute, de toute manière, c’est pas vraiment mon truc, les pieds. Après, je juge pas, chacun ses fantasmes, et si c’est le tien, on pourra toujours s’arranger. Un clin d’œil. Il n’y avait qu’un sarcasme éhonté, teinté de flirt, dans sa voix. Il était aussi badin que le sang-pur était froid.

Le nez de Finn se retroussa, pensant à la jeune femme qu’il avait si aisément berné, à Tokyo. Bien sûr qu’il savait que cela finirait en désastre.  Bien sûr qu’il était au courant de son attachement, des larmes qui allaient couler, des cris qui allaient retentir : mais ça ne l’avait pas empêché de continuer. Sans être un enfoiré dénué de sentiments, Finn Bowman n’était pas lui-même, et cette pensée était bien plus effrayante que de se prendre un crochet du droit en pleine gueule par un grand frère un peu trop protecteur. Il haussa les épaules. Est-ce que Caleb pouvait comprendre ? Probablement pas. Il n’essayerait pas de s’expliquer, de toute façon. Seulement de faire saisir au cuisinier que tout n’était pas tout noir, que cette histoire avec Alicia pouvait aussi lui servir de leçon.

-Je n’ai pas dis ça. Il leva les épaules, comme désintéressé. Ouais, j’en ai profité. Ouais, je suis peut-être un connard de l’avoir fait, mais, mec… Elle est majeure et vaccinée. Si elle décide de se taper un gars comme moi, c’est son problème. Je n’ai rien forcé, aucune chance que je l’ai mise enceinte ou d’avoir transmis quoi que ce soit. Peut-être que maintenant qu’elle a pleuré un bon coup, elle arrêtera d’enlever son string pour le premier mec venu et qu’elle réfléchira un peu plus, parce qu’elle aurait pu tomber sur bien moins gentil que moi.

Il n’avait pas de filtre. Il parlait tel qu’il le pensait, sans penser à l’impact que ça pourrait potentiellement avoir sur les autres. Il avait peut-être raison, ou peut-être tort, ou peut-être un peu des deux, mais ça n’empêchait pas son attitude d’être clairement déplacée. Il était comme un roquet, mis face à un doberman immense, mais qui ne cessait d’aboyer (et la métaphore était des plus judicieuses, lorsqu’on comparait, de base, leurs tailles respectives) en montrant les dents. Il était de plus en plus irrité, le Finn. Pourquoi était-il venu, déjà ? Ah oui, le baiser. Ce putain de baiser qui n’aurait jamais du compter autant.

-Attention messieurs dames, nous avons un putain de saint dans la salle, s’écria-t-il, en prenant la voix d’un présentateur de télévision moldu. Enfin… avions, du coup. Maintenant que je t’ai damné, de toute façon, autant aller jusqu’au bout, mec. Je te promets pas de l’amour, mais par contre, orgasme garanti, c’est satisfait ou remboursé.

Et puis Caleb donna l’estocade. Ce n’était pas qu’il était plus violent que plus tôt, ce n’était pas qu’il l’avait plus blessé qu’auparavant, ce n’était pas qu’il était lassé de ce jeu qui s’était instillé entre eux (une plume qui essayait de faire des chatouilles à un bloc de granit). Mais il sentait une finalité dans sa voix qui, il ne savait pas pourquoi, lui retournait l’estomac. Ça ne devrait pas compter. Il l’a dit lui-même : je n’ai pas besoin de ça, je tire mon coup quand je veux, et puis, okay, c’est un beau mec, mais ce n’est pas le seul à Atlantis, loin de là. Et pourtant.
Finn ne répondit pas tout de suite, lui, le roi de la répartie à deux balles, des phrases de provocation en parfaite adéquation avec la situation. Il se sentait fatigué, tout à coup. La cicatrice à son poignet le démangeait, et il aurait rêvé de s’envoyer une ligne dans le nez, pour pouvoir décompresser.

-Ouais, t’as peut-être raison, finit-il par dire, la lassitude le prenant comme par surprise. J’ai pas besoin de ça, j’ai besoin de personne. » Et ces derniers mots étaient à moitié parlés, à moitié grognés dans sa barbe, s’adressant à lui-même plutôt qu’à l’homme qui le dévisageait.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Mer 8 Aoû - 1:57


I can't help but be wrong in the dark
Finn & Caleb

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Plus il rentrait dans le jeu de Finn, plus Caleb constatait à quel point il était un connard sans principes ni moralité. Non, le cuisinier ne lui devait rien, et n’était pas à sa putain de disposition pour ses fantasmes débiles. Outré, il fut si estomaqué que l’autre lui dise clairement qu’il était en train de le dénuder du regard qu’il trouva bien peu à répondre. Seule une mine de dégoût pu faire office de réplique, portée par des yeux où pointait la plus condescendante des pitiés.

Il en alla quasiment de même pour cette histoire de pieds : hors de question de répondre à cet homme en ce qui concernait ses fantasmes, qui, de toute façon, n’étaient pas aussi fleuris que ça. Caleb ne cherchait pas vraiment à se caser, et si ça avait été le cas, il n’aurait sûrement pensé qu’à une vie de famille tout ce qu’il y a de plus classique, avec les deux enfants, le chien, le chat et le poisson rouge. Rien que le fétichisme des pieds, c’était déjà trop hardcore pour lui.

Par contre, Caleb eut bien du mal à ne pas répondre à Finn quand il s’agissait d’Alicia. Parce que non, son comportement n’était ni compréhensible ni excusable et… Plus le playboy parlait, plus Caleb avait envie de lui coller son poing dans le nez.

— Ouais bien sûr, c’est de sa faute, c’est pas du tout toi qui la manipulais, comme tu me harcèles moi… Tu sais très bien que c’est pas parce qu’elles sont majeures et vaccinées que les filles peuvent pas être fragiles, ou juste se faire avoir. Tu le savais, t’en as profité, donc t’es un connard, ouais. Assume au moins ça, à défaut du reste. Parce que bon, continuer à faire ce que tu veux en sachant que tu feras souffrir l’autre parce qu’elle est trop naïve ou juste, je sais pas, gentille, tu m’excuses mais c’est pas un truc dont on devrait se vanter. Si tu t’attaques à des proies aussi faibles et fragiles, c’est bien parce que t’en mènes pas beaucoup plus large.

La pitié que pouvait ressentir Caleb pour Finn n’était plus vraiment discrète cette fois : elle résonnait à travers chaque mot qu’il lui crachait à la face, espérant une fois pour toutes qu’il comprendrait à quel point il était un homme à l’âme petite et mesquine. Alors ouais, il pouvait le traiter de saint, parce que Caleb ne considérait déjà pas ce mot comme une insulte, et parce qu’il n’y avait aucune honte à avoir.

— Tu m’as damné que dalle, oui. Comme si un baiser pouvait changer quoi que ce soit. J’suis pas en manque à ce point-là, merci.

Là, Caleb était clairement en train de s’auto-persuader que tout ce qui s’était passé à Tokyo lui était totalement indifférent, ce qui était bien loin de la réalité. Cependant, il ne pouvait pas laisser Finn gagner du terrain, pas maintenant qu’il avait trouvé une brèche dans sa posture de petit con sûr de lui. Parce que la suite était assez limpide : il avouait que Caleb avait peut-être raison (non, il avait raison, point barre) et semblait déstabilisé. Ça attendait toute l’après-midi dans une ruelle dégueulasse et ça n’était même pas capable d’assumer.

Car le fait que Finn ait besoin de quelqu’un était très clair pour Caleb. Lui se sentait bien dans sa solitude (le seul souci étant qu’il n’était plus à Tokyo), alors il n’allait pas attendre comme un bon chien que son crush du moment sorte du boulot. S’il le croisait, il était content, il tenterait peut-être de discuter avec, de le connaître un peu mieux mais… Jamais il n’aurait cette attitude prédatrice et envahissante. Et puisqu’apparemment, Finn avait du sexe où et quand il le voulait, il devait s’agir d’autre chose. Enfin, peu importait.

— Aller, rentre chez toi. J’ai de toute façon pas les moyens de te payer.

Caleb détourna le regard, prêt à quitter la scène en laissant derrière lui résonner cette bombe en forme de mots.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Sam 11 Aoû - 13:54


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Il était difficile de constater les fissures dans la carapace de Finn. Pourtant, elles étaient nombreuses, et profondes : mais il faisait de constantes diversions pour qu’on évite d’y regarder de trop près. Comment est-ce que quelqu’un d’aussi irrévérencieux aurait pu être brisé ? S’il était véritablement blessé, il n’aurait pas la force, assurément, de tenir sa tête haute et d’aboyer aussi fort, pas vrai ? Tout n’était que mécanismes de défense, chez lui. Il était aussi audacieux qu’il était terrifié ; il était aussi détestable qu’on avait été horrible avec lui. Cela ne l’empêchait pas d’être touché en plein cœur, lorsqu’on lui crachait en plein visage, et c’était clairement ce que faisait Caleb, présentement. Le pire, c’était qu’il avait raison, de le traiter aussi durement. Finn aurait fait bien pire, si les rôles étaient inversés. Il relevait le menton, pourtant. Il avait toujours aussi fière allure, pourtant. Sa mâchoire était certes plus serrée, ses membres, bien plus raidis, mais ça ne l’empêchait pas d’être superbement lui.

« -Est-ce que j’ai dis une seule seconde que je n’étais pas un connard ? Je le suis. Ouais, et j’assume d’avoir utilisé ta sœur, j’assume de lui avoir fait tellement prendre son pied qu’elle a tout de suite voulu acheter les bagues. Je ne suis pas un gars sympa, qu’est-ce que tu veux que je te dise, que je suis une sous merde ? D’accord, pas de soucis, ce sera loin d’être le pire adjectif dont on m’a appelé, crois-moi.

Un œil attentif aurait pu voir l’éclat de colère qui s’était mêlé à la lassitude dans le ton de Finn. La rage montait en lui, pas à l’encontre du cuisinier, mais envers lui-même. Certes, il avait eu une vie tout sauf facile, certes, il avait enduré des épreuves que bien peu de personnes pouvaient prétendre seulement comprendre, mais est-ce que tous ceux qui avaient vécu des moments traumatiques devenaient de telles loques sans véritable code moral ? Il devait être sacrément détraqué pour utiliser les gens, de cette manière. Et il s’en voulait, et il n’arrivait pas à changer, et c’était la rengaine sans fin de sa pathétique existence. Mais il ne fallait pas montrer qu’il était réellement touché. Il fallait garder ces accents vaguement ennuyés, comme s’il parlait d’un vague désagrément, un oubli dans une liste de courses, par exemple. Seul son corps échappait à son contrôle, et, s’il s’écoutait, il se précipiterait chez lui pour se défoncer la tronche, et retrouver au moins l’impression d’être lui-même.

-Et puis je ne te harcèle pas. C’est toi qui est venu me voir, ce soir là. C’est toi qui a gémi sous ma langue, alors ne me fait pas des leçons de morale, s’il te plait. T’as dis à ta sœur, pour notre petit… échange ? Ou alors monsieur le grand frère bien sous tout rapport s’est dégonflé ?

Il se rapprocha encore un peu. Le sang de Finn bouillonnait dans ses veines, et, s’il s’était écouté, il l’aurait plaqué contre le mur pour qu’il cesse de parler, soit en le frappant de toute ses forces, soit en le faisant taire de manière beaucoup plus agréable, en pressant son corps brûlant contre le sien, en lui faisant admettre qu’il avait adoré ce baiser, autant que lui, sinon plus. Mais il ne fit ni l’un, ni l’autre. Il se contenta de regarder Caleb avec un regard de molosse méchant.

Et puis survint le coup de grâce, sans que le cuisinier ne se rende compte de la portée de ses paroles. Des mots peuvent sembler anodins pour certains, lorsqu’en réalité, ils font bien plus mal que n’importe quel coup de couteau : et c’était le cas, alors que chaque syllabe résonnait dans la tête du jeune homme. Ça lui rappelait toutes ces soirées de misère, où de vieux hommes libidineux et bedonnants lui avaient lâché quelques billets dans une allée semblable à celle-ci. Tous ces moments où on avait avili jusqu’à son essence même, car il vendait ses charmes moins chers qu’une bouteille d’alcool, car la vie l’avait lâché en lui collant entre les pattes un père, qui avait préféré le voir à la rue plutôt que libre de choisir sa propre destinée. C’était la seule solution qu’il avait trouvé, de se prostituer. Encore un échec de sa part. Encore le signe de sa propre insignifiance : pire, de sa nuisance.

Il se recula autant qu’il s’était presque collé contre le géant. Abasourdi, choqué, presque, par ses propres sentiments, par ce maelström d’autodépréciation qui tombait sur lui avec la violence d’une tornade, emportant tout sur son passage. Il était hagard, presque. Caleb était tombé si juste, et son cœur saignait que de se montrer si vulnérable, tout à coup. Il ne devait pas montrer qu’il était humain.

-Je…

Le voilà qu’il bafouillait. Finn Bowman avait toujours quelques choses à dire, d’habitude. Il avait toujours un trait d’esprit, un bon mot, pour le sortir d’impasses bien plus sinueuses. Pas cette fois. Il ferma les yeux quelques instants, passa ses mains sur l’arête de son nez, pria ses mains d’arrêter de trembler. Fais pas le con, mec. Me lâche pas maintenant. Il releva son regard pour le planter dans celui de Caleb, pour la première fois qu’il l’avait vu, peut-être un peu fragile, peut-être avec une garde un peu abaissée.

-Tu me juges… Tu crois être mieux que moi, tu penses que je suis un moins que rien qui ne vaut même pas ton attention, mais juste parce que tu me dis ces mots, parce que tu as l’impudence de croire une seule seconde que tu peux, en 5 minutes, comprendre qui je suis… Il ne finit pas sa phrase, ne s’embarrassant pas une seule seconde de la grammaire tandis qu’il disait, peut-être pour la première fois, exactement ce qu’il pensait à Caleb, mais le message était clair. Et il continua sur sa lancée. Regarde toi dans le miroir, mec. Parce que d’avouer que je te laisse pas indifférent, ça te fout la trouille à ce point ? T’es quoi, dans le placard ? Ou un gosse ? Si j’ai la décence, comme tu le dis si bien, d’avouer que je suis un connard, alors dis-le, que t’es une sainte nitouche qui a peur qu’on la sorte de son petit confort. Tu dis que ta sœur est naïve, mais t’es bien pire. »

S’il s’était écouté, il aurait déjà tourné les talons. Mais pour une fois, il avait la force de se défendre, de se mettre les deux jambes bien écartées, et de dire ce qu’il avait sur le cœur. Le seul qui pouvait le faire réagir ainsi, d’habitude, c’était Aedan. Mais il n’était pas là pour panser ses plaies, et de toute façon, il ne voulait plus s’autodétruire avec lui, il avait dépassé ce stade. Il essayait de se reconstruire, et si ce Caleb n’était pas assez décent pour comprendre qu’un peu de flirt était bien moins dramatique que d’insulter à visage découvert un quasi-inconnu, il n’aurait pas non plus conscience des dégâts qu’il pouvait potentiellement causer.

Et bordel, que sa cicatrice le grattait.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Sam 11 Aoû - 16:20


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Plus Caleb échangeait avec cet homme, moins il le comprenait, et surtout, moins il avait envie de le comprendre. C’était bien beau de venir le draguer à la fin de son shift, mais si c’était pour faire comme s’il n’avait pas manipulé sa petite sœur, comme il l’avouait… À quoi bon ? Ça n’avait été qu’un baiser, pas de quoi se mettre martel en tête. Surtout quand le gars en face admettait être un fumier. Caleb haussa les épaules :

— T’es un connard, tu t’en vantes, et tu t’étonnes que veuille pas de toi ? Sois cohérent, un peu.

Il n’y avait plus rien à sauver, alors autant en finir maintenant, non ? Tout le monde gagnerait du temps, d’autant plus qu’autant d’énervement c’était vraiment pas bon pour le cœur. Caleb comptait vivre vieux, tout de même, et Finn n’était clairement pas le genre de personne qu’on garde près de soi quand on ne rêve que d’une vie calme et routinière. Tout hurlait chez lui qu’il était du genre aventureux, intrépide, et qu’on ne s’ennuierait jamais avec lui. Ça aurait pu être bien si seulement il ne se comportait pas aussi égoïstement avec les autres, comme s’il n’y avait que lui qui comptait. S’il y a bien une chose que Caleb détestait, c’était les types dans son genre.

Alors oui, il lui crachait tout son mépris, quitte à devoir affronter certaines vérités lui aussi. Finn avait visé juste, et à défaut d’avoir mis dans le mille, il n’en était pas loin. Il n’avait pu avouer à Alicia ce qu’il s’était passé entre eux deux, déjà pour ne pas la blesser : comment aurait-elle pris qu’il se mette à rouler une pelle à l’homme qu’elle aimait ? Ça se rangeait dans quelle catégorie, ce genre de trahisons ? Caleb avait préféré ne pas trop y penser, tout comme il ne pensait pas au baiser en lui-même.

Oui, ça avait été agréable. L’espace d’un instant, l’esprit de Caleb s’était mis en pilote automatique, laissant le corps faire. Il s’était rapproché de Finn, en avait demandé davantage et aurait été sûrement plus loin si le système de secours ne s’était pas déclenché là-haut. « Caleb, t’es pas comme ça. Tu couches pas le premier soir, t’écartes pas les jambes comme une catin au rabais… Réveille-toi, tu vaux mieux que ça. » Et Caleb ‘se respectait’ assez pour faire l’autruche quant à ses propres désirs.

Outré, il n’avait pas répondu à Finn à ce propos. Il ne lui devait rien, pas même un rapport sur la situation actuelle avec Alicia. Il rougit légèrement de colère, ferma le poing, prêt à découdre physiquement s’ils en arrivaient là. Par contre, il ne manqua pas de faire une allusion à d’éventuelles prestations tarifées, sans imaginer une seconde la vérité dans toute sa laideur. Quand on voyait Finn aujourd’hui, on ne pensait pas à ce qu’il avait pu traverser : Caleb ne faisait pas exception. Lui ne voyait qu’un dragueur bien lourd dont il avait bien du mal à se débarrasser. Alors il sortait l’artillerie lourde, quitte à creuser des sillons plus profonds que prévu.

Caleb n’était pas encore assez stupide pour ne pas se rendre compte qu’il avait fait mouche sur ce coup-là. La phrase en suspens de Finn, ce qui suivit, tout cela mit la puce à l’oreille du cuisinier. Cependant, et heureusement pour lui, Finn tapa encore à côté. Chacun avait ses biais de perception, ses insultes qui n’en étaient pas pour l’autre. Caleb inspira un grand coup face à ce qui ressemblait à un coup final manqué de la part de son vis-à-vis.

— Si « naïf » est la pire insulte que tu me réserves, je prends ça comme un compliment. Tout le monde n’est pas cynique et vil que toi, et tant mieux.

Le cuisinier admettait qu’il ne connaissait pas Finn plus que ça, mais pour sa défense, il ne donnait pas envie de le connaître. Si c’était pour creuser et tomber à chaque fois sur une nouvelle horreur, Caleb n’avait pas besoin de ça, merci.

— Alors ouais, je suis un homme qui accorde encore un peu de valeur aux sentiments et qui n’apprécie pas qu’un gars se vantant de s’être tapé sa sœur vienne le pister jusqu’à la sortie de son boulot pour le draguer comme la dernière des chaudasses, pardon d’être si décevant pour toi. Tu pensais sûrement tomber sur quelqu’un de plus ouvert. Des cuisses, hein, pas d’esprit.

Sur ces bons mots, Caleb tourna les talons puisque l’autre n’avait pas le courage de le faire à sa place. Il avait assez gaspillé sa salive et son énergie avec cet énergumène, il avait clairement d’autres choses à faire dans sa vie.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Dim 12 Aoû - 13:23
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Il avait l’impression d’entendre les battements de son cœur à travers ses tempes. Ils semblaient irréguliers : peut-être que sa prise de drogue bien trop importante avait sonné son heure prématurément, et qu’il mourrait d’un problème cardiaque avant son 25ème anniversaire. Il ne s’était jamais imaginé vieux, de toute façon. Il avait toujours été maitre des lieux, partout où il allait, jeune éphèbe dont on se retournait sur le passage, et une peau ridée était incompatible avec son essence même. Celui qui avait voulu mourir tellement de fois, qui en portait d’ailleurs la marque sur la peau tendre de son poignet, pourtant, ne s’imaginait pas sur un lit d’hôpital, à crever longuement d’une maladie incurable induite par une trop grande prise de psychotropes. En fait, il s’imaginait vivre éternellement, ne pouvant trouver le repos, pour toujours jeune et beau et triste. Un martyr, quelque part.
Ou alors, peut-être que ce rythme cardiaque élevé ne voulait dire qu’une seule chose : que Caleb avait touché une corde sensible, sans le vouloir. Il voulait lui faire du mal, c’était évident, mais avait-il seulement conscience du poids que ses mots pouvaient infliger à quelqu’un comme Finn ? Probablement que non. Finn ne voulait pas juger Caleb, pas comme il le faisait à son sujet, mais il était si prompt à le ranger dans une catégorie, que le jeune homme avait tendance à penser qu’il avait toujours été plus ou moins protégé. Il pensait que le monde était noir, ou blanc, et non un camaïeu de gris, et c’était si immature, comme manière de penser, que Finn se demandait sérieusement s’il n’était pas un enfant coincé dans un corps d’adulte, ou alors un être qui avait vécu dans une bulle toute sa vie, à l’abri des turpitudes de ce monde.

« -Tu dis que je suis cynique et vil, mais tu es la seule personne qui insulte quelqu’un, là. Peut-être que j’ai dis que tu étais naïf parce que, contrairement à toi, j’ai suffisamment de décence pour ne pas sauter à la gorge du premier mec qui ose poser les yeux sur moi en me voyant comme un être sexué. Mec, tu devrais tirer ton coup, peut-être que ça te détendra et que ça t’empêcheras de traiter de pute quelqu’un dont tu ne connaissais pas le prénom il y avait seulement quelques heures.

Ses mains ne tremblaient plus, à présent. Il avait accusé le coup. Ses mots étaient tombés juste, mais ils avaient été dis sans arrière-pensée, car Caleb ne savait pas la vérité, il ne connaissait pas son passé, et ses insultes auraient eu bien plus de poids si elles avaient été dites en connaissance de cause. Elles faisaient incroyablement mal, mais il pouvait s’en relever : et le petit prince était loin d’avoir perdu sa couronne.

En fait, plus il réfléchissait, plus il se demandait pourquoi il prenait la peine, encore, de lui répondre. Clairement, le cuisinier voulait que leur baiser ne reste que l’expérience d’une nuit, un moment de passion qui en resterait là. Et si ce n’était ce qu’il avait entre les jambes, quel pouvait être le but de son échange avec Caleb ? Une histoire d’égo, peut-être. Depuis décembre, Finn redécouvrait ce que c’était d’en avoir, et cette simple pensée lui donna un boost d’adrénaline dans les veines.

Alors que l’homme avec qui il commençait une joute verbale tournait les talons, l’héritier Bowman ne songea pas une seule seconde à le laisser partir. Il avait l’impression d’être en vie, à se battre avec lui, et si c’était aussi excitant de seulement l’affronter verbalement, il n’avait pas de doute que lorsqu’il le prendrait contre un mur, il prendrait son pied. Instinctivement, presque, il transplana, pour se retrouver à peine quelques mètres devant Caleb. Il lui jeta ensuite au visage sa vérité, sans se soucier une seule seconde de sa possible réaction.

-Tu es le seul qui a mis ta sœur sur le tapis, je n’ai fais que répondre à ce que tu me disais. Je ne me vante pas. Je ne fais qu’évoquer de simples faits, qui sont les suivants : ouais, j’ai baisé ta sœur, c’est vrai. Et maintenant, ce n’est plus le cas. Il leva un sourcil, en même temps que son menton. Il retrouvait peu à peu de sa superbe. Parce que tu crois vraiment être si important que ça dans ma vie ? Faut te calmer mon vieux, arrête de jouer la vierge effarouchée. On dirait que t’as jamais vu le loup, et que t’as peur que je te bouffe. Promis, je ne mords que si on me le demande.

Il se rapprocha, une énième fois, du géant, prêt à transplaner encore une fois si jamais il essayait de lui échapper. S’il lui avait dit non, il s’en serait allé. Mais là, depuis le départ, Caleb se cherchait des excuses : tantôt il disait qu’il ne faisait pas dans les hommes de petite vertue, tantôt il lui disait qu’il faisait dans le sentiment. Il y avait une chose dont Finn était toujours aussi sûr, c’était que ce frisson qu’il avait ressenti lorsque leurs langues s’étaient trouvées, n’avait pas été à sens unique. Il n’était pas idiot, et suffisamment expérimenté pour savoir que Caleb avait apprécié tout autant que lui, de se perdre dans son étreinte brûlante. Finn voulait simplement qu’il l’avoue.

-A moins que tu n’ais peur de craquer, si jamais je m’approchais un peu trop ? Que si tu ne dises à voix haute ce qu’un certain organe pense tout bas, tu ne te laisses aller à de trop vilaines actions avec le bien trop méchant Finn ? »

Il était moqueur, peut-être autant que Caleb, auparavant, avait été mordant. La différence fondamentale, c’était que si le cuisinier était le froid vif, cassant, Finn était le feu brûlant, et il pouvait tout décimer sur son passage.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Dim 12 Aoû - 14:07


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L’adrénaline faisait bouillir ses veines, chantant un hymne qu’il ne voulait pas entendre. Caleb n’était pas quelqu’un de violent, il ne cognait pas sur le premier venu, ne se laissait pas aisément séduire par les sirènes de sa colère. Pourtant là, il y pensait de plus en plus. C’était ça que Finn cherchait ? Le pousser à bout jusqu’à ce que le géant de guimauve qu’il était ne craque totalement ?

Plus la joute verbale avançait, plus les choses devenaient… réelles. Caleb n’était pas assez aveugle sur lui-même pour ne pas admettre que Finn marquait un point : c’était lui qui montrait les dents, se sentant menacé par… Par quoi ? La sexualité flamboyante de Finn ? Si seulement l’autre avait compris qu’il n’y avait pas moyen, ils n’en seraient pas là, à débattre à la hache de qui était le plus salopard de l’histoire. Caleb cherchait juste à se défendre et à repousser Finn. Ça marchait moyennement.

Il n’y avait plus grand-chose à répondre désormais. Personne ne changerait d’avis, et Caleb n’avait tellement pas envie de continuer à s’égosiller dans le vent : il garda un visage fermé, les lèvres serrées et les yeux plantés dans ceux de Finn. Se murer dans le silence était une défense comme une autre, et aurait l’avantage de ne pas donner davantage de munitions au camp opposé. Parce que Finn était monstrueusement doué dans cet art : le poing tremblant, Caleb cherchait à rester calme, tout en sachant qu’il n’avait pas de réserves illimitées.

Il décida de quitter la ruelle, laisser Finn derrière lui, mais ce dernier l’en empêcha. Transplanant devant lui, il s’imposa à nouveau à lui, continuant à lui cracher tout ce qu’il pensait de lui. Oh, il n’avait pas totalement tort, mais il rester diablement envahissant à ne pas vouloir lâcher le morceau. Caleb lui aurait sûrement fait la réflexion, si seulement il n’avait pas décoché autant de flèches, et qu’elles n’avaient pas touché leur cible.

Oui, c’était lui qui avait parlé d’Alicia, parce qu’elle était centrale dans toute cette affaire. Oui, il plaidait coupable pour la vierge effarouchée également, si Finn regroupait sous cette appellation tous les gens qui ne s’offraient pas à lui directement. Oui, il avait peur d’être bouffé. Qu’y avait-il de mal à vouloir quelqu’un de gentil et d’attentionné ? Quelqu’un qui ne mettrait pas le sexe au premier plan comme s’il n’y avait que ça d’important dans une relation ? Caleb savait que sa façon de penser n’était pas très à la mode, qu’il paraissait ringard et vieux jeu, mais il en tirait une certaine fierté.

— Est-ce qu’il y a seulement autre chose que le sexe dans ta vie ?

Parce que si c’était le cas, Caleb n’était clairement pas intéressé, et c’était assez évident. Qu’il le laisse se chercher des excuses, conserver cette image d’homme sensible qui valorisait et chérissait chaque personne qu’il mettait dans son lit, même si ce n’était qu’un tissu de mensonges. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire, de toute façon, les illusions que tissait Caleb pour se sentir bien dans son cocon ?

Il s’approchait encore, montrant les crocs, repartant dans son laïus sur ce baiser qu’ils avaient échangé et qui ne signifiait rien pour Caleb. Ce dernier détourna le regard avec un sourire agacé, franchement impressionné par la capacité de Finn à ne pas lui lâcher la grappe.

— Je pense avec mon cerveau, et il déteste tout ce que tu représentes. Pas intéressé. Maintenant… Fous. Moi. La. Paix.

À nouveau, Caleb tourna les talons, cherchant à rentrer chez lui et évacuer toute sa nervosité en jouant du couteau. C’était le meilleur moyen de se défouler pour lui : se concentrer sur un hachage fin et précis, jusqu’à ce que ce qu’on ne puisse plus deviner ce qui avait été coupé. Et se féliciter d’avoir réussi à garder un calme relatif face à cette créature irritante.
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Sujet: Re: I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander | Hier à 7:32
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"Come to me in the night hours, I will wait for you and I can’t sleep 'cause thoughts devour, thoughts of you consume." War of hearts - Ruelle
 
Il aurait pu jubiler, Finn. Après tout, il avait retrouvé sa superbe, son assurance du Serpentard qui, toujours, aura l’ascendance verbale sur quiconque essaierait de le pousser de son piédestal. Certes, il avait été ébranlé par ce que lui avait dit Caleb. Il avait visé bien trop juste, de manière bien trop douloureuse : et le fait que ce soit les même lèvres qui lui avait procuré une extase si puissante, un désir dont il pouvait encore sentir l’écho entre ses reins, ne faisait qu’augmenter la douleur qu’il avait pu ressentir dans sa poitrine. Finn ne parlait pas de son passé, à personne. Il en portait déjà bien trop les marques à son goût, entre son dos constellé de cicatrices, souvenirs d’une enfance où son père s’était servi de sa peau comme d’un punching-ball personnel, y faisant claquer son ceinturon bien plus que ce que la raison pourrait jamais justifier, et celle ornant son poignet, bien plus personnelle, au final, bien plus honteuse. Et si son corps était si magnifiquement sculpté, si ses allures si masculines auraient assoiffé quiconque aurait aimé son eau, c’était pour faire oublier ces immondes stigmas qu’il portait comme une couronne d’épines.

Mais ce n’était pas le cas, car au final, il n’y avait ni vainqueur, ni perdant, dans cette histoire. Juste deux hommes qui s’étaient criés des fausses vérités au visage, sans parvenir à obtenir un consensus. Ils étaient restés campés sur des positions qui n’avaient aucun autre fondement que leurs propres expériences de la vie, si différentes, si distinctes, et rien d’autre n’était sorti que de la hargne, et de la confusion.

Finalement, à l’énième question de Caleb, l’ancien étudiant en droit n’avait pas répondu. Car admettre le contraire aurait été un mensonge, et Finn n’était pas un menteur. Il avait si peu, en dehors du sexe. Mais ce n’était pas un choix délibéré de sa part : il était tombé dans un abîme sans fond, et n’avait jamais réussi à en sortir. Aujourd’hui, s’il essayait de sortir de cette existence qu’il s’était créé, s’il essayait de casser cette image sordide qui lui appartenait, il avait terriblement peur que, comme toutes les fois durant lesquelles il avait essayé de progresser dans sa vie, il ne fasse une chute vertigineuse. L’échec, c’était pire que la mort, alors, il préférait crever à petit feu.

Il n’avait rajouté qu’une énième chose, lorsque Caleb, enfin, avait fini par le rejeter entièrement. Ce n’était plus un non à côté, un entrechat pour éviter de répondre aux réelles questions : il n’aurait pas pu être plus clair, même s’il l’avait voulu. Le message était passé. Et Finn… il n’était pas triste, non. Ni en colère. Il était vide. Son esprit se dissociait de la situation, flottant dans le vide au dessus de lui. Qu’est-ce qu’il avait espéré, de toute façon ? Caleb était un gars bien, et il ne voulait pas s’associer avec quelqu’un comme lui, c’était normal, presque évident. Pourquoi avait-il essayé de souiller son innocence ? Pourquoi voulait-il toujours briser ce qui passait à sa portée, comme un enfant à qui l’on offre un nouveau jouet pour qu’il le casse quelques secondes plus tard ?

-D’accord, dit-il d’une voix blanche, sans sentiments. Le chasseur était parti, pour faire place au petit garçon a qui ont avait toujours tout refusé, et qu’on punissait sans vergogne lorsqu’il avait le malheur de pleurer. Si c’est ce que tu veux, tu ne me verras plus. »

Et il le regarda tourner les talons, sans faire un seul geste pour l’arrêter. La vie continuerait, de toute façon. Au moins pour Caleb, puisque malgré sa rébellion, Finn n’avait toujours pas compris la leçon, et retomberait fatalement dans ses travers. Il se leurrait lui-même, à croire que tout pourrait magiquement changer, par sa simple volonté. Il pensait s’être sevré ? Il reprendrait sa prochaine ligne de coke quelques heures plus tard. Il pensait avoir gagné la partie face à son père ? Le Sacre se vengerait probablement pour lui. Il croyait que sa solitude s’effacerait en enlaçant des corps et en jouissant avec eux ? Chaque soir, il irait se coucher seul et personne n’entendrait les sanglots étouffés provoqués par ses multiples cauchemars.

Car s’il ne tendait pas la main, personne ne viendrait l’aider, et si personne ne venait l’aider, il ne tendrait jamais la main. C’était un cercle vicieux infernal, l’évangile selon Finn Bowman. Il n’avait pas cru une seule seconde que Caleb serait sa rédemption, puisqu’il la croyait inatteignable, de toute façon. Et les pas du cuisinier, réguliers, pressés, qui s’éloignait peu à peu de sa fragile silhouette, ne faisaient que rythmer les battements de son cœur. Il vivait, et c’était ce qui le faisait crever à petit feu.
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Kiss me on the mouth and set me free
Sing me like a choir. I can be the subject of your dreams, your sickening desire. Don't you wanna see a man up close ? A phoenix in the fire. You can coax the cold right out of me, drape me in your warmth. The rapture in the dark puts me at ease, the blind eye of the storm.

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I can’t help but be wrong in the dark ft. Caleb Ollivander
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