Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler

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Sujet: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Dim 22 Juil 2018 - 17:00
Nouvelle maison pour petit chaton

- Grace Hamilton — Irvin Fowler -


"Il suffit de croiser son regard avec celui d’un chat pour mesurer la profondeur des énigmes que chaque paillette de ses yeux pose aux braves humains que nous sommes." Jacques Laurent
« -Les gens sont des monstres. Clairement. Je perds foi en l’espèce humaine, lorsque je vois un spectacle de ce genre. Comment est-ce qu’on peut se regarder dans un miroir après avoir fait une chose pareille ? Je ne comprends pas.

Il était difficile de croire que de tels mots pouvaient sortir de la bouche de Grace, elle d’habitude si douce, si positive, si désireuse de voir le meilleur dans chacune des personnes qu’elle croisait. Mais il y avait une chose que la française ne tolérait pas, dans n’importe quelle circonstance. L’abandon d’animaux. Le refuge dans lequel elle était bénévole avait été contacté car un petit chat, qui devait avoir deux mois environ, peut-être un peu moins, peut-être un peu plus, avait été retrouvé sur le Chemin de Traverse, bien trop maigre, bien trop rongé par les puces et les tiques. Un minuscule matou des rues, avec pourtant une bouille si adorable qu’il aurait fait craquer le plus fort de tous les hommes. Les refuges londoniens étaient bien trop complets pour le prendre en charge, alors, Grace s’était rendue sur place pour l’emmener sur l’île écossaise.

Une fois le pelage brossé, et nourrit correctement, le chaton était devenu plus doux qu’un agneau. Effrayé, au départ, par tous ceux qu’ils l’approchaient, il avait fini par succomber aux caresses et aux attentions des bénévoles, et il était même allé jusqu’à s’endormir dans les bras de Grace, alors qu’elle était supposé le mettre dans sa petite cage de transport pour l’emporter jusqu’à Manadh. Ça ne la dérangeait pas, de toute façon. Il était plus léger qu’une plume, et si doux qu’elle ne pouvait s’empêcher de doucement flatter ses poils, alors qu’elle remontait vers le Chemin de Traverse pour se rendre jusqu’à la zone des Portoloins, un peu plus loin.

Elle était en avance. Tellement en avance, qu’elle prenait son temps pour regarder les devantures des boutiques, sachant pertinemment qu’elle devrait attendre l’heure dites pour pouvoir être magiquement transportée jusqu’à Atlantis, parlant doucement au petit chat, qui n’avait pas encore de nom.

-Tu as vu comme cette robe est belle ? Oh, mais elle est bien trop chère, tant pis.

L’animal, bien sûr, ne répondit pas, bien trop occupé à rêvasser dans ses bras douillets, niché contre sa poitrine, mais ça n’empêcha pas la kinésithérapeute de continuer sa petite promenade en s’adressant à lui, comme s’il s’agissait d’un enfant en bas âge. Enfin, elle arriva devant un magasin qu’elle connaissait bien. Milo’s Magical Sports Supplies. Un nom familier, puisqu’il s’agissait de la boutique de son petit ami, avec qui elle sortait depuis plusieurs mois maintenant, et dont elle était follement amoureuse : elle ne savait pas s’il était présent, cependant. Elle avait collé sur son frigo ses horaires de boulot, qu’il jonglait avec Irvin, mais elle était incapable de se rappeler s’il était censé être là aujourd’hui ou pas. Mais après tout, ça ne faisait rien. Elle s’entendait très bien avec le meilleur ami de Milo, et aurait été enchanté de passer quelques minutes avec lui à discuter, si jamais il était présent dans le magasin d’articles de sports. Sans hésiter, elle passa donc la porte, faisant tinter la petite clochette dans un son familier et réconfortant.

-Bonjouuuur, lança-t-elle à la cantonade, espérant voir, derrière le comptoir, la silhouette gigantesque de son italien préféré.

Mais raté, ce fut Irvin qu’elle aperçut au milieu des balais. Un sourire illumina son visage, car, malgré tout, elle était très contente de le voir, et trottina jusqu’à lui pour pouvoir lui faire la bise. Elle avait peu d’occasions de croiser le nouveau papa ces derniers temps, bien occupé avec sa petite Rosie, et leurs discussions animées, qu’ils avaient pris l’habitude d’avoir autour d’une bonne tasse de thé lui manquaient quelque peu.

-Salut Irvin, je te serrerai bien contre moi, mais j’ai une terrible bête féroce qui m’en empêche », dit-elle d’une voix faussement effrayée.

Elle désigna le chaton, plaqué contre ses seins, qui les avait transformé en coussin. Il était si mignon, sa petite queue s’était enroulée autour de son ventre et il ronronnait doucement, envoyant dans son corps des ondes de pure tendresse.
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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Mer 25 Juil 2018 - 3:56
Je bâille sans retenue. Je suis épuisé, mais de bonne fatigue, cette fois - pas l’épuisement que j’ai subi cet été, celui de ma dépression, qui m’empêchait même de penser, mais celui dû aux soins portés à ma petite Hobbite (Milo et moi avons décidé de ce surnom officiel. Tout le monde est petit pour Milo, de toute façon) qui vient de fêter son premier mois de vie. Petite Hobbite qui dort tranquillement dans l’atelier, dans le lit que Milo et moi avons installé pour elle, pour les jours où je suis obligée de l’amener sur mon lieu de travail à défaut de trouver un autre moyen de garde. Elle est encore trop petite pour la crèche de l’UPA, et mes mères ou ma soeur ne sont pas toujours disponibles. Grace nous a déjà rendus service aussi, mais je n’ai pas pu la prévenir assez tôt cette fois pour lui demander. Tant pis, et puis j’aime aussi avoir Rosie ici, avec nous.

Je bâille encore ; heureusement que le nouveau vendeur est en train de chercher une facture dans l’atelier, je me préserve de lui montrer cette attitude tout sauf professionnelle. Je m’étire rapidement et reprend ma tâche en cours, l’accrochage d’un balai flambant neuf que je viens de retester. L’alarme visuelle éclaire soudain la boutique et je me retourne. En reconnaissant Grace, je souris autant qu’elle. Elle s’approche et se hisse sur la pointe des pieds pour m’embrasser la joue - cette manière bizarre de dire bonjour à la française, mais je m’y suis habitué. Je lui réponds par un pressement de main sur son épaule : c’est devenu notre petit rituel de salutation.

- Salut Grace, tu vas bien ?

Elle rayonne, je comprends pourquoi Milo l’aime autant. Elle brille toujours, mais pas de l’enthousiasme superficiel et naïf des gens pour qui tout va bien dans le monde. Elle est profondément gentille et sincère, mais plus forte et volontaire qu’elle ne le laisserait penser au premier abord. Même pour moi qui met d’habitude beaucoup de temps à me lier avec les gens, cette amitié a été évidente, et puis nous nous sommes découvert un gros point commun qui a beaucoup contribué à nous rapprocher : un frère et une soeur cadets et… un peu immatures. Parfois, lors de nos discussions, j’ai l’impression d’avoir deux enfants, Matilda et Rosie, tout comme Grace parle de Matthew comme de son fils. Entre aînés responsables, on se soutient. Nous nous sommes moins souvent croisés ces dernières semaines, depuis la naissance de Rosie, alors je suis très content de la voir arriver ici.

La raison de sa joie de la journée est, à n’en pas douter, la présence du minuscule chaton blotti contre sa poitrine.

- Par Merlin, éloigne-le de moi alors, je suis trop jeune pour être dévoré.

Le petit félin ronronne de toutes ses forces et je me penche pour l’observer. J’avance prudemment ma main devant son petit museau pour lui laisser le temps de me renifler, ce qu’il fait avant de frotter sa joue contre ma peau et de ronronner de plus belle.

- Il a l’air très jeune... C’est ton nouvel animal de compagnie ? Comment il ou elle s’appelle ?

Je grattouille la tête du chaton tout en parlant. J’aime beaucoup les chats, même si j’ai plus souvent été entouré de chiens. Ils sont calmes, indépendants, ce qui qui convient plutôt bien à mon caractère. Je me sens déjà attendri par la petite tête du félin - est-ce qu’avoir Rosie me rend plus sensible aux bébés en général ? Ce serait une idée intéressante.

- Tu voulais voir Milo ? Il est parti chez un fournisseur, il sera pas de retour tout de suite.



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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Ven 27 Juil 2018 - 13:50
Nouvelle maison pour petit chaton

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"Il suffit de croiser son regard avec celui d’un chat pour mesurer la profondeur des énigmes que chaque paillette de ses yeux pose aux braves humains que nous sommes." Jacques Laurent
Lorsqu'elle avait une dizaine d'années, Grace avait eu son premier animal de compagnie : un cochon d’Inde qu'elle avait nommé Bouchon. Aucun petit rongeur au monde ne fut plus aimé et choyé. Bouchon avait deux cages, une pour l'hiver, gigantesque, avec des petits jeux d'éveil pour qu'il ne s’ennuie pas, et un clapier pour l'été, en extérieur, décoré de petites fleurs de toutes les couleurs. Elle avait choisie une litière en lin, chère, mais parfaite pour ces petites bêtes, et le nourrissait chaque jours de légumes différents, des fanes de carottes, des épinards, du céleri, vérifiant les niveaux de nitrate et d'eau de chaque élément pour qu'il soit dans la meilleure forme possible.

L'amour des animaux, en général, ne la quitta jamais. À l’université, à Birmingham, la française prit l'habitude de recueillir dans sa petite chambre étudiante les portées de chats qui étaient abandonnées sur le parking non loin de chez elle, essayant de leur trouver des familles douces et aimantes, et elle ne manquait pas de venir caresser le cheval de son frère, et de lui donner des pommes lorsqu'elle allait lui rendre visite. Son bénévolat au refuge d'Atlantis fut donc une évidence. Cela lui prenait énormément de temps, en plus de son cabinet et de son implication auprès de The Pacifist Confederacy, mais ça n’avait pas d'importance. Rien que de penser à ces pauvres petites âmes abandonnés par des maîtres inattentifs, son cœur se serrait, et elle oubliait la fatigue, souriant comme à son habitude de manière douce et volontaire, remontant ses manches et se mettant au travail.

Ce petit chaton qu'elle tenait contre sa poitrine était un exemple parfait des raisons pour lesquelles elle s’impliquait autant. Il était tellement mignon et adorable, tellement innocent, aussi : le symbole d'un monde certes complexe et difficile, dans lequel il était difficile de se faire une place, mais aussi magnifique et rempli de belles choses. Et il ronronnait dans ses bras, sans faiblir, simplement heureux d'exister et de se reposer dans des bras aimants. Paisible.

Irvin semblait, tout comme elle, tomber sous le charme de la petite boule de poil, puisqu’il commença à la gratouiller derrière les oreilles en le regardant avec adoration. Grace croyait fermement en l’adage "Qui aime les bêtes, aime les gens", et elle avait suffisamment côtoyé le jeune homme pour connaître son caractère généreux et désintéressé. En rencontrant Milo, elle avait également eu la chance de trouver un nouvel ami qu'elle garderait, elle en était sûre, durant de nombreuses années.

« -Oh non, tu sais que je suis bénévole au refuge d'Atlantis ? Ce petit gars a été abandonné, et les associations ici sont tellement remplies qu'elles nous ont demandé de le prendre en charge. Il n'a pas encore de nom, et il est à peine sevré. Elle porta la tête du chaton près de sa bouche, lui parlant doucement. Mais t'inquiète pas mon bonhomme, je suis sûre qu'on va te trouver une super famille ! Maman Grace est sur le coup !

Et elle ponctua son serment par une énième caresse, avant de rediriger son attention vers l'étudiant en ingénierie magique. Elle était quelque peu déçue de ne pas pouvoir voler un baiser à Milo, mais elle était fière de lui, du travail qu'il effectuait dans sa boutique et du succès qu’il rencontrait.

-Ça ne fait rien, je passais aussi voir le nouveau papa, pour voir comment il allait ! Et demander quelques nouvelles de ma jolie petite Rosie, aussi. Toujours aussi… vocale, la nuit ? »

La kinésithérapeute pouvait voir les cernes sous ses yeux, qui devenaient de plus en plus noires, de plus en plus profondes. Elle essayait de garder celle qu’elle considérait comme sa petite nièce le plus possible, pour soulager Torvi et Irvin, mais bien sûr, elle ne pouvait pas faire de miracles, d’autant plus qu’elle avait un emploi du temps très chargé. Elle avait toujours l’impression de ne pas en faire assez, qu’elle avait sur ses épaules des responsabilités imaginaires : probablement un effet secondaire de son rôle de grande sœur. En plus du babysitting, de temps en temps, elle essayait de préparer de bons petits plats aux deux nouveaux parents, qu’elle mettait dans des tupperwares soigneusement étiquetés et qu’elle confiait à Milo, pour qu’il puisse leur apporter en transplanant, ou les donner directement à Irvin lorsqu’il le voyait au travail : une tâche qu’elle effectuait avec plaisir, simplement pour décharger un peu de stress des épaules de ses amis. Non pas qu’elle pensait qu’ils n’étaient pas capable de se débrouiller sans elle, mais si elle trouvait un moyen de leur faire gagner du temps de sommeil, si précieux durant les premiers mois du bébé, elle le savait bien, alors, elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour pouvoir les soulager.
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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Sam 28 Juil 2018 - 9:48
Je suis toujours content de voir Grace. Je ne me rappelle pas m’être aussi bien entendu avec les autres petites amies de Milo, car Grace et moi sommes finalement plus semblables que ce que les gens pourraient croire. Evidemment, elle est aussi extravertie et débordante d’enthousiasme que je suis introverti et en apparence parfois taciturne, mais cette surface cache bien des similitudes. A force de m’observer, depuis le début de mon suivi psychomagique, j’ai appris par extension à mieux analyser les gens. Grace et moi partageons notamment un gros, gros défaut, cette exigence d’irréprochabilité qui malmène parfois nos égos un peu sensibles. Exigence qui se manifeste différemment : à moi, elle donne l’air froid et exigeant, voire intransigeant ; à Grace, cette énergie débordante et chaleureuse qui la rend si joviale et appréciée dans les associations où elle donne son temps. Elle a toujours du temps à donner pour les autres, je me souviens qu’elle m’a déjà parlé de son refuge animalier. J’ai hésité à y adopter un petit compagnon à poils, mais l’arrivée du bébé m’a découragé. J’aime Monsieur Spock mais je le vois rarement, je ne peux pas lui imposer fréquemment le voyage Flagley-Atlantis, et sa présence me manque. Alors à la vue du petit chaton roulé en boule contre Grace et ronronnant comme si sa vie en dépendait, j’avoue être tenté de l’adopter. L’histoire du petit bonhomme me touche.

- Le pauvre… Il est si petit pour avoir été abandonné, c’est incroyable ! Il a de la chance d’être tombé sur toi. J’approche mon visage du chaton et le gratouille encore. J’espère qu’il ne restera pas longtemps au refuge.

J’en suis sûr maintenant, Rosie me rend plus sensible. La vue du petit chat me remplit à la fois de tendresse et d’un sentiment d’injustice plein de colère ; j’imagine Rosie à sa place et cette pensée me tord le coeur.

- Il veut boire peut-être ?

Milo sera déçu d’avoir raté sa douce Française, même s’ils se verront le soir même. Je souris à la phrase de Grace, sans cacher ma lassitude ; autre point qui me plaît beaucoup dans mon amitié avec la jeune femme : étonnamment, jamais je n’ai senti le besoin de cacher ma fatigue, ou ma tristesse, devant elle. Je suis avec elle quasiment aussi spontané qu’avec Milo, et parfois plus qu’avec Torvi. C’est une des rares personnes avec qui je n’ai pas ce réflexe automatique de refouler ce que je ressens pour laisser paraître seulement ce que je voudrais qu’elle voie. C’est si reposant.

- Elle ne se laisse pas oublier, tu peux le dire. Je suis fatigué, dis-je en passant une main sur mon visage, tout le monde m’avait prévenu mais j’avais sous-estimé ce que ça impliquait vraiment. Le point positif, c’est que j’ai appris à profiter de la moindre minute de calme : je peux m’endormir n’importe où et n’importe quand maintenant. Mais elle commence à dormir 3 heures d’affilée, c’est un progrès ! Elle fera peut-être rapidement ses nuits.

En vérité, j’ai rarement ressenti autant d’épuisement. Je fonctionne en mode automatique, allant toujours à l’essentiel et exploitant le maximum de mon temps libre, avant de dormir comme une brique dès que l’occasion se présente. J’avais si peur de ce changement radical, peur que ma dépression en profite pour revenir, peur que mon traitement ne soit plus assez efficace, peur de rechuter et d’en faire pâtir mon bébé, mais finalement je m’en sors plutôt bien. Ma psychomage a préféré différer la diminution de dosage de mon traitement, pour ne pas m’imposer un changement de plus dans cette période difficile, mais dès que Rosie fera ses nuits, je l’envisagerai.

Comme en réponse à Grace, le babyphone de poche que je garde accroché à ma ceinture se met à vibrer et clignoter. J’entends un lointain cri venir de l’atelier, qui doit être tout à fait sonore aux oreilles de la Française.

- Ma bête féroce à moi m’appelle. Tu as un peu de temps pour la voir et boire un thé ?



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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Sam 4 Aoû 2018 - 3:29

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Grace avait appris, à ses dépends, qu’il y avait une différence fondamentale entre ces copains de passage, que l’on apprécie pendant quelques mois et qu’on oublie aussi vite qu’ils sont arrivés dans nos vies, et les véritables amis. La française, qui avait tendance à placer sa confiance entre les mains de n’importe qui, avait eu les ailes brulées de bien trop nombreuses fois, par des gens qui ne méritaient pas le temps et l’effort qu’elle mettait dans chacune de ses relations amicales. Alors, maintenant, ce n’était pas qu’elle était moins naïve, après tout, c’était l’essence même de son grand cœur, de ce qui faisait qu’elle était elle et pas une autre, mais elle avait appris à distribuer ses attentions à des gens qui le méritaient. Si elle donnait son sourire et sa bonne humeur à qui les voulait bien, son amour restait dans une armoire fermée à clef, tant qu’on n’avait pas montré patte blanche.
Avec Irvin, ça s’était fait de manière naturelle. Alors qu’elle tournait encore autour de Milo, et qu’elle ne voulait pas encore s’avouer à elle-même qu’elle était tombée irrémédiablement sous le charme de son voisin, l’étudiant en ingénierie magique s’était révélé être une personne de confiance, à qui elle pouvait confier ses secrets sans crainte qu’ils ne soient utilisés contre elle. Et de le voir maintenant, nouveau papa, certes fatigué, mais comblé, elle se sentait devenir émotive. Elle ne pouvait être véritablement heureuse, si les personnes qui l’entouraient ne l’étaient pas elles aussi, et d’entrapercevoir cette étincelle de bonheur dans les yeux de son ami suffisait à la remplir d’allégresse.

Le chaton bailla en gardant ses petits yeux fermés, couinant dans un bruit absolument adorable, avant de reprendre de plus belle ses ronronnements. Il n’avait pas conscience des regards pleins d’adoration de la jeune femme et de son ami, lui, tout ce qui lui importait, c’était les douces caresses qu’il recevait et le bien-être qui se diffusait sous ses poils soyeux. L’innocence même.

« -On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé pour lui. Le scénario type, c’est une chatte non stérilisée, qui met bas dans une rue et qui s’occupe de ses petits jusqu’à ce qu’ils soient sevrés. Ensuite, ils doivent se débrouiller tout seuls… J’espère que ce n’est pas le dernier de sa portée, et que ses frères et sœurs vont bien. Une énième gratouille. Malheureusement, le refuge est surchargé de boules de poils comme lui, malgré nos efforts. Elle soupira. Que pouvait-elle faire de plus, pour ces animaux si adorables, qui n’avaient commis aucun autre crime que d’être nés dans une société qui n’en avait rien à faire de leur bien-être ? Parfois, la française se sentait dépassée. Elle secoua la tête : non, il ne fallait pas perdre espoir. Je me dis que personne ne pourra résister à sa gueule d’ange, heureusement ! C’est un animal parfait pour une petite famille.

Elle opina de la tête lorsque Irvin proposa de faire boire le petit chaton. A cet âge là, il était important qu’ils s’hydratent régulièrement. Après avoir déposé la mini panthère sur le comptoir, où elle se roula en boule sans sourciller, la kinésithérapeute reprit sa conversation avec Irvin, se plongeant dans son regard avec un petit sourire bienveillant.

-Ça ne m’étonne pas, ça, oui. Enfin, je ne suis pas maman mais je me rappelle parfaitement les nuits où Matthew braillait à s’en décrocher les poumons… C’était intense, c’est le moins qu’on puisse dire, dit-elle en rigolant doucement, se rappelant de ces lointains souvenirs avec une nostalgie non dissimulée. En tout cas, n’oublie pas de prendre soin de toi, d’accord ? Sinon, crois-moi, tu me verras débarquer chez toi en un éclair, et je te botterai les fesses pour te le rappeler !

Le babyphone fit réveiller en sursaut le chat sur le comptoir, qui se précipita, apeuré, contre la poitrine de la jeune femme, qui entreprit alors de lui gratter son petit menton en lui murmurant des mots d’apaisement. Lorsqu’il eut compris que l’objet n’était pas dangereux, il lécha de sa petite joue râpeuse les doigts de Grace.

-Oui, j’ai un portoloin de prévu, mais pas avant quelques heures, donc tu me sauves de mon possible ennui, en fait ! Quant à la tasse de thé, ce n’est pas de refus, mais seulement si je peux faire plein de bisous à Rosie. Je sais que je suis dure en affaire, mais ce n’est pas négociable.»

Vive et joyeuse, comme à son habitude. Elle suivit de ses petits pas le meilleur ami de Milo, le chaton toujours accroché à elle, en se promettant de prendre quelques photos de lui près du bébé. Des images aussi mignonnes se devaient d’exister dans ce bas monde, et puis, peut-être qu’elles pourraient convaincre d’éventuelles familles à l’adopter ?  
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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Lun 20 Aoû 2018 - 13:15
Le bâillement absolument adorable du chaton m’arrache un nouveau sourire et je gratouille sa petite tête en écoutant Grace.

- Je vois oui, dis-je en hochant la tête. C’est comme ça qu'on avait trouvé notre chat. Une collègue de Mom l’avait dénichée dans un creux du mur de l’école, toute seule après que la mère soit partie. Elle était faible mais elle s’est vite remise, et elle a vécu 15 ans chez nous, cette chère Uhura…

Son décès remonte à 3 ans seulement et l’évocation de ce cher matou disparu m’est encore pénible. Des trois animaux ayant vécu sous notre toit, c’est celle avec laquelle j’avais le plus longtemps vécu.

- Je suis sûre que tu lui trouveras vite un foyer, tu saurais convaincre n’importe qui. Si je n’avais pas Rosie, je l’aurais bien adopté moi-même. Mais je pense que ce ne serait pas raisonnable.

Dommage, tout de même ; j’imagine déjà la petite boule de poils roulée en boule sur le comptoir en train de gambader dans mon jardin. Il pourrait être un copain pour Rosie, un chat du même âge qu'elle avec qui grandir. Mais ce serait trop de travail à ajouter dans nos quotidiens débordés.

Et en parlant d’être débordé…

- Intense, c’est le mot. Je me souviens aussi de Matilda, maintenant que tu mentionnes ça. Je me souviens que je me demandais pourquoi elle pleurait autant, alors qu'elle avait une vie de reine en étant bébé : dormir la moitié de la journée, manger pendant l’autre moitié, et tous les adultes émerveillés par ses sourires et ses bruits. Je crois que j'avais souvent peur qu’elle soit malade, je l’observais beaucoup et je posais sans cesse des questions à mes mères.

Je devais être un enfant un peu fatiguant, avec le recul. Mais j’aimais m’occuper d’elle, alors Mom et Mummy m’avaient vite appris à le faire selon mes moyens de petit garçon de 5 ans.

Je vois la nostalgie dans les yeux de Grace, répondant à la mienne.

- Matilda et Matthew n’ont jamais vraiment été calmes, hein ? Heureusement qu'on est chacun responsable pour deux.

La franchise de la française me fait sourire. Prendre soin de moi… cette idée ravive trop de souvenirs douloureux mais je tâche de ne rien montrer.

- Je préférerais éviter un tel sort à mes fesses, si ça ne te fait rien.

Le nouveau vendeur sort de l’atelier à ce moment et m’indique l’origine des cris à l’intérieur avant de filer au comptoir poser les bons de commande qu'il était en train de traiter. Je le remercie d’un signe de tête et me tourne vers Grace.

- Merci pour tous ces plats dans le frigo, et les habits pour Rosie. Je ne pourrai jamais te remercier assez pour ton aide. Vraiment, je… merci énormément.

Je me sens redevable à vie de la bienveillance de la française - moi qui déteste demander de l’aide. Sans rien demander en échange et sans s’en vanter, elle fournit habits et petits plats maison avec un dévouement à toute épreuve. Peu de gens sont capables de donner autant, et je crains parfois qu'elle ne s’épuise elle-même.

Je pousse la porte de l’atelier et attire aussitôt à moi un petit bol que je remplis d’eau d'un second coup de baguette, avant de le poser sur l'étagère en face de Grace.

- Pour le chat, dis-je simplement en me dirigeant vers Rosie.

Elle est là, dans son berceau, son petit corps agité de pleurs, le visage rouge gonflé de larmes et les poings crispés. La voir ainsi et l’entendre pleurer me serrent toujours le cœur, même si je sais que c’est simplement le signe que l’heure du biberon a sonné. Il paraît que je m’inquiète trop.

-Coucou Rosie !

J’accompagne mes mots des signes correspondants. Je ne compte pas lui apprendre la WBSL, j’en serai incapable de toute façon au vu de mon faible niveau, mais je voudrais l’entraîner à retenir quelques signes le plus tôt possible. Des mots courants, du vocabulaire que l’on utilisera ensemble dans des situations où je ne porterai pas mes implants. Ce sera notre langue à nous.

- Ton ventre te fait encore mal ?

Je masse doucement son ventre d’une main en lui parlant, puis je la soulève en plaçant une main derrière sa tête et l’embrasse sur une joue avant de la caler contre mon torse pour me mettre en quête de biberon.

- Tu dois avoir faim aussi, petite Hobbite.

Il faut parler à un bébé, beaucoup, en toute situation, c’est ce que la pédiatre et mes mères m’ont répété à n’en plus finir. C’était loin, très loin d’être habituel et confortable pour moi, mais je me force et l’habitude vient. C’est agréable même, souvent drôle et adorable, d’observer les mimiques de son petit visage, sérieux ou rieur, selon ce que je lui raconte.

J’ai gardé ma baguette en main alors que je portais Rose et en un instant, un biberon surgit de mon sac et atterrit sur la table. Je le réchauffe d'un autre mouvement de baguette (je suis devenu expert dans les sorts de mise à température des biberons maintenant, ma petite fierté) tout en caressant la tête de Rosie pour la calmer.

- Elle a passé la nuit à pleurer parce que son ventre la faisait souffrir, alors je l’ai amenée avec moi pour que Torvi se repose cette après-midi et que je dorme cette nuit. Ça s’appelle le travail à la chaîne, dis-je en regardant mon bébé.

Elle commence à se coller volontairement à la personne qui la tient et ce contact nouveau est tellement attendrissant ; elle fait chaque jour quelque chose de plus attendrissant que la veille.

-Tu peux me la tenir une minute ?

Je pose précautionneusement ma petite Hobbite dans les bras accueillants de Grace et sort de mon sac une fiole, la potion pour le ventre de Rosie, dont je verse 3 gouttes dans le biberon avant de l’apporter à la française.

-Tu veux le lui donner ?



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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Mer 22 Aoû 2018 - 12:39
Nouvelle maison pour petit chaton

- Grace Hamilton — Irvin Fowler -


"Il suffit de croiser son regard avec celui d’un chat pour mesurer la profondeur des énigmes que chaque paillette de ses yeux pose aux braves humains que nous sommes." Jacques Laurent
La jeune française leva les sourcils, soupirant doucement. Elle ne voulait pas se décourager et, comme a son habitude, préférait voir le bon côté des choses : mais il était difficile d'envisager un bel avenir pour le petit chat qui ronronnait toujours autant. Les refuges étaient tellement plein, les éventuels propriétaires tellement rares… Les bénévoles feraient de leur mieux, pour s'occuper de lui et de le placer, mais Grace savait, par expérience, qu'il valait mieux ne pas trop se gonfler d'espoir. Elle haussa les épaules, l'air philosophe, tout en caressant distraitement le petit ventre du chaton.

« -Ouais, je ne sais pas. C'est difficile de trouver des bonnes familles… Mais bon, on verra bien. Elle fit une pause, soudainement, regardant Irvin droit dans les yeux. Tu es sûr ? Parce que… enfin, je ne veux pas essayer de t'influencer ou quoi que ce soit, mais je me rappellerai toujours du chat de ma famille, lorsque j'étais enfant. Il s'appelait Napoléon, et c’était mon meilleur ami au monde. Il serait tellement mignon avec Rosie, tu imagines…

Il n'y avait pas vraiment d'arrière-pensée dans ses propos. Elle comprenait les réticences du jeune homme, et ne voulait réellement pas le forcer à adopter un animal alors qu'il semblait déjà extrêmement épuisé : une petite voix dans sa tête, cependant, ne cessait de lui chuchoter que le tableau serait parfait. Torvi, Grace, Rosie, et leur boule de poil. Un clan soudé contre le reste du monde. Si ce n'était pas ce chat, de toute façon, il allait sans dire que, dès que la petite fille serait suffisamment grande pour former des mots, elle réclamerait à grands cris un animal de compagnie, comme tous les enfants.

La kinésithérapeute rigola doucement en écoutant son ami évoquer des souvenirs. Cela éveillait en elle tant de mémoires enfouies, des longues nuits où elle avait apaisé Matthew qui avait fait un cauchemar, où elle l'avait serré contre elle après qu'il se soit écorché le genou. C'était fatiguant, de s'occuper d'un enfant. Mais elle n'échangerait ces précieux moments contre rien au monde. C'était ces instants partagés, ces petits fragments de bonheur, qui avaient forgé la complicité que son frère et elle partageaient, aujourd’hui. La fratrie Hamilton, soudée jusqu'au bout, sachant parfaitement que, quoi qu'il pouvait arriver, ils seraient toujours là l'un pour l'autre… c’était quelque chose qui ne s'achetait pas, et qui ne pouvait se créer que dans la candeur la plus totale.

-Je ne m'étonne pas de savoir que Matilda était déjà un boucan, en effet. Tes mille questions non plus, d'ailleurs… dit-elle avec la plus grande des affections. Je n'ai pas de mal à t’imaginer, petit garçon, en train de protéger ta petite sœur des monstres sous le lit, en brandissant tous les faits scientifiques possibles et imaginables démontrant qu'ils n'existent pas.

Un éclat de tristesse, cependant, vint se mélanger à la douce nostalgie qui se formait dans sa tête. La responsabilité... Matthew avait dû apprendre à l'avoir, un peu trop vite a son goût, ces dernières années. Sa maladie, l'impossibilité, ou presque, de pouvoir monter à cheval, se confronter avec l'idée que son corps ne serait jamais capable de suivre la vitesse de ses idées… il avait muri, le petit frère. Et lorsqu'elle captait ses regards songeurs, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir un pincement au cœur, en pensant qu'avant son diagnostic, il ne restait jamais en place suffisamment longtemps pour réfléchir, ne serait-ce que quelques minutes.

Mais bien vite, Irvin réussit, comme à son habitude, à lui changer les idées, et ils continuèrent de discuter joyeusement, comme de vieilles connaissances, alors qu'au final, leur amitié était plutôt récente. Et si Grace était tombé sous le charme de Milo presque instantanément, elle avait également eu un réel coup de foudre amical pour Irvin : ils s’étaient tout de suite entendus comme larrons en foire. Quelle chance elle avait eu, décidément…

-Tu n'as pas à me remercier voyons, c’est parfaitement normal et avec grand plaisir. Je sais que tu ferais la même chose pour moi, si les rôles étaient inversés… Bon, même si tu mettrais probablement moins de fromage et de beurre dans tes tupperwares.

Ils se dirigèrent dans l’atelier et aussitôt, l'odeur de cuir, de bois et de cire, vint lui chatouiller les narines, ces senteurs qu'elle aimait inspirer lorsqu'elle était blottit entre les bras de son italien. Elle associait automatiquement ces arômes, maintenant, à la chaleur, la sécurité, la tendresse. Comme des émanations invisibles de l'affection qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Son cœur, inconsciemment, se mit à battre un peu plus fort dans sa poitrine, et alors qu'ils s'étaient vu il y avait de cela quelques heures seulement, elle se surprit à sentir un manque, comme un vide indicible au plus profond d'elle-même, regrettant l'absence de Milo. Les cris de Rosie, heureusement, la ramenèrent à la réalité.

Irvin était un jeune papa si doux, si prévenant. Il était difficile de passer à côté de l'amour qu'il ressentait pour sa fille, sans se préoccuper qu'elle soit de son sang. Qu'est-ce que ça voulait bien dire, de toute façon ? Grace était sortie du ventre de sa mère, et pourtant, elle savait que le jeune homme aurait toujours plus d'amour envers Rosie que Catherine n'en aurait jamais envers elle. Elle avait compris que la notion de sang était importante chez les sorciers, peut-être autant que ces soi-disant races que les moldus aimaient à hiérarchiser. C'était tellement ridicule, d’un côté, comme de l'autre.

-Bonjour jolie Rosie, dit-elle en lui faisant un petit signe de la main. Alors on a un gros chagrin ? Ça va aller, ma chérie. Et, alors qu'Irvin lui mit le bébé entre les bras, elle ne put s’empêcher de gazouiller joyeusement, pour apaiser la petite fille. Elle prit ensuite, sans hésiter une seule seconde, le biberon que lui tendait l'étudiant en ingénierie, pour lui proposer délicatement à sa bouche. Affamée, la petite se mit à téter comme une forcenée. Et bien, j'en connais une qui avait faim ! Elle a encore grandi, j'ai l'impression… C'est fou comme ça pousse vite, ces petites bêtes ! plaisanta-t-elle gaiement. Elle ressemble de plus en plus à Torvi, elle va en briser des cœurs, plus tard ! »

Un sourire tendre sur les lèvres, elle regardait, avec la quiétude la plus totale, le bébé déguster son biberon. Le chaton, non loin, fixait la scène des yeux, lui aussi, comme si, tout comme la jeune française, il était tombé sous le charme du petit bébé.
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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Mar 4 Sep 2018 - 8:10
Je comprends l’inquiétude de Grace concernant le chaton. J’ai trop vu les refuges de Leeds et des environs bondés chaque fois que nous allions y chercher un animal. Voir toutes ces pauvres bêtes attendant dans leurs cages doit briser le coeur si empathique de la Française. Et un chaton si petit doit avoir besoin de s’attacher à quelqu’un. Je me rappelle encore de la petite Uhura, à son arrivée chez nous, de toutes les nuits où je la faisais entrer en cachette dans ma chambre pour qu’elle dorme dans mon lit, et de Kirk, le chien que mes mères avaient adopté avant ma naissance.

- J’ai grandi avec un chien, c’était mon meilleur ami aussi. Il était très intelligent et j’étais convaincu qu’il voulait parler avec nous, mais qu’il n’arrivait pas à prononcer des mots, alors j’essayais de trouver un moyen de communiquer avec lui. J’ai voulu lui apprendre à utiliser des imagiers, et même à taper le morse avec sa patte ou à l’aboyer...

Je doute soudain que ce genre d’anecdote joue en ma faveur.

- Ce serait bien pour Rosie… Mais on aura du mal à lui payer des croquettes, ou le vétérinaire...

Je déteste avouer mes soucis d’argent, mais ils sont bien réels. Le chaton et ses grands yeux humides sont attendrissants mais Torvi et moi ne pouvons pas subvenir aux besoins d’un quatrième petit colocataire. Emi le soignerait gratuitement, mais j’aurais l’impression d’abuser. Ma main gratouille encore la tête du petit félin alors que je tente de me convaincre de refuser. Il faut être raisonnable, quand on a un enfant, non ?

Grace chasse ma culpabilité d’un rire. Sa déduction me fait sourire comme un grand enfant : si elle savait à quelle point elle est proche de la réalité.

- J’avais un rôle de grand frère à tenir. Elle avait même une armure anti-monstre, si tu veux tout savoir, en carton indestructible. Je ne compte plus le nombre de fois où on a fait des patrouilles dans la maison, en pleine nuit, une lampe à la main, pour vérifier qu’aucun monstre ne se cachait nulle part. Et on avait appris au chat à miauler en cas d’intrus ; comme il dormait toutes les nuits sans jamais nous alerter, elle a fini par se convaincre que la maison était sûre. La paresse de ce chat a été plus efficace que mes explications scientifiques. dis-je, un peu déçu tout de même. Mais on était soudé, oui. Quand on a deux mères, on se sent parfois seul contre le monde… D’où l’armure indestructible.

Un éclair de tristesse passe dans les yeux de Grace, et je m’interromps. Pour la distraire, je la remercie de son - indispensable - aide. Si mes mères et mon médicomage me félicitent pour ma reprise de poids, c’est bien grâce à la cuisine de la Française. Je souris à nouveau en pensant à la quantité de fromage et de beurre avec laquelle Grace remplit notre frigo, fromage que Torvi et moi reniflons parfois d’un nez suspect. Les Français ont quelque chose avec les fromages qui sentent… bizarrement, pour rester poli. Je suis même certain d’avoir vu Rosie plisser du nez, une fois. On dira que ça participe à la stimuler, olfactivement parlant.

- Je te rendrai la pareille, mais laisse moi le temps de m’améliorer avant d’avoir un mini-humain à ton tour - en cuisine au moins, mais je ne garantis pas d’atteindre un jour tes talents au tricot. Par contre, j’ai acquis une certaine expertise en mobiles et en anneaux de dentition. Je pourrais presque ouvrir un magasin.

Ma mini-humaine à moi est bien vivante, on pourrait rarement l’oublier. Peut-être s’est-t-elle déjà rendue compte que je suis sourd et a-t-elle décidé de montrer toute l’étendue de sa puissance vocale pour que je puisse en profiter aussi. Rien d’autre que le biberon tant désiré ne la calme, et j’essuie ses petites joues alors qu’elle tète de toutes ses forces. J’attire à nous deux tabourets et en glisse un derrière Grace pour qu’elle s’y asseye, avant de me poser en face sur le mien.

Grace est si à l’aise avec Rosie qu’on jurerait presque qu’elle est déjà maman. Elle la dorlotte comme sa fille, plus enjouée et expressive que moi, je l’observe et prend note. Rosie, elle, a planté son regard dans celui de la Française et scrute avec un intérêt immense cette nouvelle figure nourricière.

- Elle doit mourir de faim, elle n’a quasiment pas mangé de la nuit.

Un nouvel interminable bâillement trahit que si elle n’a pas mangé, je n’ai pas plus dormi. Je tire mon tabouret pour me retrouver à côté de Grace.

- Elle grandit bien oui, elle prend du poids aussi. La pédiatre est contente, elle dit qu’elle est en parfaite santé et sourit beaucoup pour un bébé de son âge. Et en plus, elle a mes yeux, dis-je, très fier de ma blague.

Je caresse le fin duvet noir de jais qui recouvre son crâne ; elle le tient de Torvi, sans aucun doute. Torvi ne parle jamais de son géniteur, et j’avais abandonné l’idée de la questionner un peu plus à son sujet. Maintenant, je suis curieux de savoir à qui Rosie ressemblera, quelle visage elle aura en grandissant. J’imagine que je vais devoir être patient : je doute que Torvi ait une photo de lui.

Ces yeux bleus, justement, sautent du visage de Grace au mien et je souris, avant de saisir un de ses petits pieds pour le masser. J’attire doucement la main de Grace soutenant Rosie vers le poing serré du bébé.

- Tu peux lui donner ton doigt, elle aime tenir le doigt de la personne qui la nourrit. Ca l’entraîne à agripper des choses.

Alors que je relève la tête, un deuxième regard bleu croise le mien. Le chaton s’est approché aussi, jusqu’au bord de la table d’où il observe le nouveau-né en reniflant. Je ne l’entends pas miauler mais à voir sa bouche s’ouvrir et se fermer, je devine qu’il est bien perdu. Je lâche le pied de Rosie et me lève pour l’attraper ; il ne faudrait pas qu’il se blesse en tombant. J’attrape une grande boîte vide sur laquelle je jette un sort d’impassibilité pour l’empêcher de sortir et y jette une petite balle usée. Le chaton se met aussitôt à courir comme un fou derrière le jouet qui rebondit sans arrêt contre les parois ensorcelées. Satisfait, je retourne m’asseoir auprès de Grace.



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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Ven 7 Sep 2018 - 3:23

Nouvelle maison pour petit chaton

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Enfant, Irvin avait sûrement été un enfant adorable, qui emplissait de fierté ses parents : Grace n’avait pas de mal à l’imaginer, surtout quand elle avait juste devant elle le modèle adulte. Le jeune homme avait gardé ce qu’il fallait de son âme de gosse pour être rigoureusement attendrissant, tout en ayant la tête sur les épaules et une maturité à toute épreuve. Elle n’en avait pas conscience, mais ils étaient le miroir l’un de l’autre, quelque part. Vivant chaque journée sur cette Terre de manière bien distincte, bien sûr, et ayant une philosophie de vie relativement différente, mais suffisamment semblable pour que, quelque part au milieu de cette gigantesque ruche qu’était l’humanité, ils se soient trouvés et deviennent amis.

La jeune femme n’ajouta rien de plus concernant le petit chat, qui baillait tout en se complaisant dans les caresses des deux compères. Si elle n’était pas riche, loin de là, ses parents avaient toujours été présents pour la soutenir financièrement parlant, quand elle en avait besoin, et elle savait pertinemment que c’était une chance. Certes, sa mère n’hésitait pas à lui en faire la remarque chaque fois qu’elle l’avait au téléphone, mais c’était quand même grâce à eux qu’elle avait pu ouvrir son cabinet : et il marchait très bien, donc elle n’avait pas de soucis à se faire de ce côté là, non plus. Grace se contenta donc de serrer l’épaule d’Irvin, dans un geste de soutien. Son regard en disait long. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là pour toi, pour vous. Mais bien sûr, elle ne prononcerait jamais ces mots à voix haute, car elle ne voulait pas sembler condescendante, ou quoi que ce soit du genre, la dernière de ses intentions était de mettre mal à l’aise son ami.

L’évocation d’un éventuel enfant la fit sourire. Elle avait toujours voulu être mère, depuis aussi longtemps qu’elle s’en rappelait : c’était le genre de petite fille, quand elle s'amusait avec ses camarades dans la cours de récréation, à vouloir sans cesse jouer à la Maman, et bien sûr, elle incarnait toujours le rôle principal de ces petits éclats d’imagination. Bien sûr, il était trop tôt pour penser à ce genre de choses, que ce soit dans sa relation avec Milo, ou dans sa vie en général (il fallait vraiment que sa mère se rappelle qu’elle n’avait que 25 ans, et de nombreuses et belles années en réserve avant qu’il ne soit trop tard pour que Catherine ne soit grand-mère), mais la kinésithérapeute ne pouvait s’empêcher de s’imaginer à la place d’Irvin, un bébé entre ses bras, à pouvoir choyer, protéger, aimer. C’était tout ce qu’elle espérait, dans la vie (ça, et une horde de chiens).

« -Je pense que tu auras le temps de t’entrainer, ne t’en fais pas : et puis, je pourrais toujours te donner des cours ! dit-elle en blaguant légèrement. Promis, avec mon influence, tu te laisseras pousser la moustache, tu prendras un accent pincé et tu te promèneras chaque matin avec une baguette de pain sous le coude.

Grace regardait avec tendresse la petite fille, tirer de toutes ses forces sur le biberon pour en boire le plus de lait possible. Si innocente, si angélique : mais les deux adjectifs auraient pu être utilisés pour définir l’enfant, comme l’adulte. Car elle lui parlait tout doucement, au bébé, en retroussant son nez et en agitant ses longs cheveux, n’hésitant pas à la bercer lentement pour l’encourager à manger autant qu’elle le pouvait. Son regard était fixé sur le visage de Rosie, et rien n’aurait pu l’en décoller, elle répondit donc au père sans vraiment le regarder.

-Elle est si jolie, oui, si douce… Tu sais petite Rosie, tes parents ont beaucoup de chance de t’avoir. L’inverse est vrai, également, tu as tellement de chance, ma chérie, tu es tellement aimée, même si tu ne t’en rends pas compte, encore…  

Elle parlait plus pour elle que pour la petite fille, bien sûr, qui ne pouvait absolument pas comprendre ce qu’elle disait, mais ça ne faisait rien. Ecoutant les conseils d’Irvin, elle tendit son doigt, et Rosie le saisit sans hésiter, avec détermination. Grace laissa échapper un petit rire cristallin, ravie des réactions de la petite chose dans le creux de ses bras.  

Mais alors qu’elle commençait à raconter de fantastiques histoires à celle qu’elle considérait comme sa petite nièce, l’attention de la française fut attiré par l’horloge qui ornait le mur de l’atelier encombré. Si elle tardait trop, elle raterait son Portoloin. Se levant, en faisant attention à ne pas déranger Rosie, elle la redonna à son père avec regret.

-Enfin, je suis contente de voir que tu vas bien, et que ta fille aussi. Je vais devoir ramener ce chenapan au refuge , dit-elle en désignant du menton le petit chat.

Cependant, lorsqu’elle reprit le chaton entre ses bras, il commença à miauler désespérément, alors qu’il avait été un modèle de sagesse, précédemment. Il essayait de s’échapper des bras de la jeune femme, regardant Irvin de ses petits yeux si innocents, comme s’il tentait de lui dire quelque chose, sans y parvenir. Pour tenter de le calmer, Grace s’adressa à lui, un peu de la manière dont elle parlait à Rosie quelques instants auparavant, seulement.

-Hey, hey, ça va aller, petit père. Irvin et Rosie reviendront te voir, au refuge, d’accord ? Promis, on va bien s’occuper de toi ! »

Elle adressa un petit regard contrit à l’étudiant en ingémagie, essayant de garder le petit chat tout contre sa poitrine, sans vraiment savoir comment faire. Elle détesterait devoir sortir la cage de transport pour l’emmener vers la zone de Portoloin…
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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Sam 6 Oct 2018 - 9:41


Grace doit me trouver un peu cinglé avec mes histoires de morse pour chien, mais elle a la politesse de ne pas le montrer. Peut-être même trouve-t-elle l’idée ingénieuse - elle serait bien la première à partager ce génie, ce qui la ferait monter encore plus dans mon estime.

Elle reste tout autant silencieuse concernant mon manque d’argent, mais son sourire et sa brève étreinte me transmettent toute sa sollicitude. Un lointain spectre de culpabilité flotte au dessus de ma tête à chaque mention de ce sujet, qui referme ma bourse à chaque tentation de dépense superflue. Mes mères ont puisé si profondément dans leurs économies pour m’aider à payer mes implants cochléaires que je me sens encore redevable de chaque noise dépensée. L’arrivée de Rosie n’a rien arrangé, Torvi et moi devons compter avec son seul salaire fixe et l’argent de mes quelques heures par semaine chez Milo, cela pour les 4 prochaines années au moins, le temps de finir mes études. Heureusement que ma petite Hobbite est trop jeune pour s’en rendre compte, et j’espère compenser un peu cette situation précaire par toutes les petites attentions que Torvi et moi lui portons.

Je souris en l’entendant évoquer le temps qui lui reste avant de devenir mère : j’aurais dit la même chose à cellui qui m’aurait parlé d’enfant un an auparavant. La description qui suit m’ôte tout sourire tant elle est terrifiante.

- Tu sais Grace, je t’apprécie beaucoup, mais si je me laisse pousser la moustache, je suis sûr de rester célibataire à vie, même le plus beau des bérets français ne pourra pas me sauver. Alors je vais m’en tenir au tricot. Par contre, si tu réussis à persuader Milo de porter la moustache, je t’apprécierais encore plus.

Mon esprit s’emplit pendant quelques secondes d’une vision glorieuse de l’Italien arborant une splendide moustache et mimant un horrible accent français. Je devrais suggérer à Matilda de le mettre au défi de le faire : en une semaine, il aurait la plus belle moustache d’Atlantis, à faire pâlir tous les compatriotes de sa bien-aimée.

Pendant que j’élabore mon plan, Grace et Rosie s’adonnent à la tendresse toujours intacte des repas de la petite. J’aime lui donner le biberon et plonger mon regard dans ses yeux bleus si profonds, plein de curiosité et de la même confiance inébranlable que celle qui m’avait saisie lorsque je l’avais prise dans mes bras pour la première fois, à la maternité. Grace lui murmure des paroles douces, que j’entends avec peine, des mots plein d’amour pour cette petite vie encore frêle, des mots presque envieux. Peut-être la française n’a-t-elle jamais reçu l’amour qui irradie de ma petite Hobbite, ou ne l’a-t-elle pas ressenti. J’ai un peu de peine pour elle ; au moins, de cela je n’ai jamais manqué. Et c’est drôle de voir comment l’amour peut se construire là où il n’était pas prévu. Je ne sais pas dire moi-même comment je suis venu à me considérer comme le père de Rosie, moi qui était incapable d’utiliser ce mot un mois auparavant ; cela doit sembler étonnant aux yeux des autres, un peu incompréhensible même. Parfois la logique s’incline.

Alors que Grace repose le biberon vide, je dégrafe le body de Rosie et dégage son ventre. Puis j’attire à nous une petite fiole d’onguent pour les maux d’estomac dont je verse le contenu dans mes mains avant de masser doucement le ventre de la petite. Rassasiée, son visage se détend, et ses bras et jambes battent l’air.

- Tu as vu, elle commence à faire ça maintenant ! J’ai lu que ça veut dire qu’elle se sent bien.

Le regard joyeux de Rosie saute sans arrêt de mon visage à celui de Grace. La kiné a tant raison, si elle savait comme les petits sourires de ma fille, ses mimiques et tous les petites marques d’affection qu’elle renvoie me font du bien, me soulagent, me redonnent du courage. Plongé dans son visage, je remarque à peine la précipitation sur celui de Grace lorsqu’elle repose Rosie dans mes bras avant de saisir le chaton.

- Tu pars déjà ? Tu ne me gênes pas, si tu veux rester encore…

Un bruit étrange sonne soudain à mes oreilles, que je mets quelques secondes à reconnaître. Se débattant dans les bras de la Française, le petit chat a l’air décidé à faire de l’atelier sa maison. La vision du petit félin me tord le coeur - je suis définitivement plus sensible - et je caresse sa tête paniquée. Grace tente de l’apaiser mais rien n’y fait, et même le vendeur passe la tête dans la pièce, intrigué par les miaulements de détresse.

- Le pauvre… tu crois qu’il comprend ce qu’il va lui arriver ?

Ma tête se remplit d’images du petit chaton, seul dans une cage, miaulant désespérément loin de ses congénères. Quel triste début de vie pour un si petit être, de se retrouver si seul… Je commence à craquer. J’imagine très bien Rosie grandir avec lui, son meilleur copain à 4 pattes - j’ai lu un livre sur les bienfaits de grandir auprès des animaux. Et c’est vrai qu’il est adorable, avec sa tâche grise sur le nez qui lui donne un air un peu sauvage. Mais ce n’est pas raisonnable, pas du tout raisonnable. Pourtant, ma main se refuse à délaisser la tête du petit félin, qui s’apaise à nouveau.

- Peut-être que… Oh, Torvi va me détester. Mais après tout, moi aussi j’ai le droit d’apporter un bébé imprévu, non ?

Je suis certain que ma colocataire ne résistera pas à cet argumentaire implacable.

- Allez, je t’emmène, dis-je en gratouillant de plus belle le crâne du chaton. Mais un autre problème s’impose. Tu pourrais le garder pour moi jusqu’à ce soir ? Je passerai le chercher après mes cours, je ne peux pas le garder maintenant, ou je n’arriverai jamais à travailler.

Mon cerveau turbine déjà à la recherche de solutions, car si je veux avoir toutes les chances que Torvi accepte le chat, il faut que l’argent ne soit plus un problème. Je peux sûrement demander de la nourriture et de la litière aux étudiants vétérimages, qui soignent parfois sans frais les animaux des étudiants. Cela demandera un peu d’efforts, encore un peu plus d’organisation dans nos quotidiens déjà surchargés. Mais en sentant sous ma main les ronronnements apaisés du chaton, je me dis que j’ai fait le bon choix.



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Sujet: Re: Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler | Jeu 11 Oct 2018 - 3:23

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Grace avait toujours eu un esprit cartésien, malgré les apparences. Le fait d’apprendre, très jeune, que les histoires de magiciens que son père lui lisait près de la cheminée étaient réelles n’avait aucunement changé ce trait de son caractère : elle pensait que la science était la base même de l’existence, que tout ce qu’elle voyait et expérimentait pouvait être expliqué, et avait toujours été passionné par la recherche et la découverte. Ça ne l’avait jamais rendue suffisamment pragmatique pour qu’elle en devienne aigrie, au contraire, puisqu’elle en avait tiré une soif de connaissance infinie, et une ouverture d’esprit assez grande pour être bienveillante à la myriade de croyances que l’humanité pouvait porter. Si elle n’avait jamais adhéré au concept de karma, ou de destin, la française comprenait sans mal l’appétence de la chose.

Car alors qu’elle rigolait avec son ami Irvin, qu’elle le voyait interagir avec sa fille, elle pouvait sans mal voir les maillons d’une chaîne, inexorable et inébranlable, qui avait fait qu’un jour, le jeune homme devait rencontrer Torvi, dans des circonstances pourtant improbables, pour qu’un jour, il puisse tenir entre ses bras la petite Rosie. C’était ridicule, bien sûr, Grace savait parfaitement que la monde était régit par le hasard, et par des décisions qui ne relevaient de rien d’autre que de l’humain, mais… le chaton, quelque part, était la cerise sur le gâteau. Ne venait-il pas compléter un tableau si parfaitement imparfait, qu’il en devenait extraordinaire ? N’était-il pas incroyable qu’un chaton comme il y en avait tant d’autre, se retrouve entre ses bras alors qu’elle était loin d’être la seule bénévole disponible, qu’elle fasse un crochet jusqu’à la boutique de Milo, pour qu’il fasse la connaissance de son meilleur ami ?

La nature faisait bien les choses, tout simplement. Si rien n’était ancré dans la pierre, peut-être qu’une justice cosmique récompensait les justes, même si la pensée pouvait être naïve. Et si le cours de l’existence n’était qu’un ensemble de petits hasards, il avait la fâcheuse habitude de créer de grandes choses.

« -Oui, je dois vraiment y aller, malheureusement, répondit-elle, d’une voix douce, à l’étudiant. Mais je pense que tu ne regretteras pas ta décision, Irvin. Avoir un chaton, c’est une responsabilité, certes, mais c’est avant tout un grand bonheur pour tous ceux qui viendront à le chérir, et qu’il aimera en retour.

Elle passa sa main sur le ventre de l’animal tandis que son interlocuteur lui gratouillait la tête, appréciant la douceur de son poil et la chaleur de son petit bidon. Grace avait toujours su qu’Irvin serait un père exceptionnel, et il lui prouvait chaque jour, à chaque fois qu’elle le voyait avec Rosie. Il ferait aussi un maître aimant et attentionné.

-Bien sûr, de toute façon, tu devras signer quelques papiers vis-à-vis du refuge, je les emmènerai chez moi comme ça tu n’auras pas besoin de t’y déplacer. Normalement, je devrais faire une visite de ton domicile pour un contrôle, mais premièrement, je sais que ta maison est parfaite pour un chat, et deuxièmement… que veux-tu, ça aide de connaître une bénévole, ajouta-t-elle en plaisantant. A cause de toi, me voilà à faire du népotisme.

Elle prendrait en charge le coût de l’adoption, mais ça, elle le tairait à Irvin, bien sûr. Ça lui faisait plaisir de lui faire ce cadeau, et si le montant n’était pas extrêmement élevé, il était quand même suffisamment cher pour que ce soit handicapant pour une petite famille comme la sienne. Sans se démonter, la jeune femme reprit le chaton entre ses bras, lui adressant la parole :

-Et bien mon tout beau, te voilà avec une nouvelle famille, je suis sûre que tu vas être le plus heureux des petits chats. Se tournant vers Irvin, et avant de lui dire au revoir, elle ajouta : il ne lui manque plus qu’un nom, maintenant, je te laisse y réfléchir ! »

Faisant un signe de la main à l’employé du Milo’s Magical Sport Supplies, elle repassa derrière le comptoir, avant de sortir de la boutique d’un pas léger, contente de savoir, qu’encore une fois, et bien que de manière totalement fortuite et non-arbitraire, les étoiles s’étaient encore une fois alignées dans l’ordre le plus propice qu’elle aurait pu imaginer.
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Nouvelle maison pour petit chaton ft. Irvin Fowler
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