UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE.

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Sujet: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Mar 3 Juil - 14:58


UN SOUVENIR DU PLACARD

« FAUTE ! FAUUUUTE ! ESPECE DE LIMACE, FAUX-CHAPEAU DE SORCIER ! LUI IL EST NE D’UN SORTILEGE DE RIDIKKULUS ! FAUTE ! ESPECE DE TROU DE- » un klaxon étouffa les derniers mots de Raimund. Pour le coup, il avait raison, il y avait eu faute, et Peter sentit un long frisson lui déchirer la colonne vertébrale tandis que tombait un des poursuiveurs. Il se raccrocha au dernier moment à son balai et ne toucha pas le sol, mais il semblait sonné et complètement déboussolé. C’est le moment que choisi le batteur de l’équipe adverse pour lui envoyer un cognard – et la bête, frénétique, le frappa de plein fouet et le mit définitivement hors-jeu. Raimund prit une immense inspiration : « FAUUUUUUUUUUTE ! IL RECUPERAIT ! C’EST PAS FAIRPLAY C’EST PAS FAIRPLAY ! » Peter aspira un peu de jus de citrouille glacé au travers de sa paille. Il en était sûr, il aurait dû mettre ses filtres à messages inutiles, pourquoi est-ce qu’il se challengeait ainsi sur des choses absurdes ? « MAGNIFIQUE ACTION DE SEBASTIAN O'CONNOR » hurla le commentateur. Peter regarda délibérément ailleurs, tandis que la foule, en délire, acclamait le poursuiveur d’Atlantis. Le gardien adverse fit un looping et arrêta phénoménalement le souafle. « Tu as vu ? » dit Peter à son collègue Raimund, qui s’était levé sur le banc et avait cessé de respirer pour mieux suivre l’action de Sebastian. « Olalalah oui, il est vraiment... beau ! » Des étoiles dans les yeux, le cinquantenaire soupira toute son admiration, puis il reprit son air combattif, jeta son poing en l’air et recommença à crier. Peter décrocha ses yeux du match et se perdit dans la contemplation de sa paille. C’était une très jolie paille. Il devrait la garder. « POUOOOOOOOOHHHHHHH !! » hurla Raimund, et, en bondissant sur le gradin, il donna malencontreusement un coup de pied dans le coude de Peter, qui laissa échapper son gobelet. La foule d’Atlantis se souleva toute entière pour saluer la victoire de son équipe – en effet, le vif d’or était attrapé – et Peter dû louper ce beau moment humain pour plonger parmi les paires de jambes, à quatre pattes, et récupérer le reste de sa boisson. Lorsqu’il se redressa, jouant avec les glaçons pour vérifier s’il lui restait le fond de jus de citrouille, Raimund, ivre de joie, se jeta dans ses bras, le serra contre lui à lui en briser les os, et le relâcha avec une telle force que Peter en resta assis, ni plus ni moins désemparé que le poursuiveur abattu un peu plus tôt...

« Quel match ! » dit Raimund tandis qu’ils quittaient les gradins, après qu’il ait longuement parlé avec ses voisins de qui avait la meilleure prise sur son nimbus, « amical, certes, mais que d’action et d’émotions ! Ahhh, j’ADORE le Quidditch ! » Peter sourit tout en tirant sur sa paille. Il avait enfin fini sa boisson. « Ils vont repasser le match au Gobelin Mignon, je veux absolument revoir l’action d’O’Connor ! Tu viens ? » Peter était en train de jeter son gobelet dans une poubelle, et Raimund le regarda, un peu interloqué, lorsqu’il glissa la paille dans la poche de son manteau. « Et bien, je… » Figé, il lança un regard circulaire, à la recherche d’une excuse pour justifier son indisponibilité, « Je –je –je ne peux pas, le Directeur m’a demandé de… d’aller vérifier… que t –tout va bien avec les nouveaux balais. » Raimund haussa un sourcil, qui se percha haut, très haut sur son front dégarni. « Mais depuis quand tu fais de l’entretien de balais ? » « Ce n’est pas de… C’est… » Pour arrondir les fins de mois ? Je voudrais investir dans un balais mais je ne sais pas lequel ? Non, en vérité j’ai un rencard ? « J’expérimente la psychomagie des balais. Tu n’en as jamais entendu parlé ? » « Psychoquoi ? » Raimund le regarda longtemps et intensément, comme s’il avait voulu sonder son âme, et soudain, il se frappa le front de la paume, éclata de rire, et donna une bonne tape dans le dos de son collègue. « Mais oui, c’est vrai ! C’est le thème de ta thèse ! » Peter affirma d’un signe dynamique de la tête, même si non, ce n’était absolument pas cela. « Fonce, champion ! A bientôt ! » et il le poussa vers le bâtiment principal.


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Mer 4 Juil - 14:19


► Stade de quidditch - Début décembre
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Peter & Ollie

Décembre et son froid polaire avaient frappé l’île de Manadh. Et pourtant, ni le vent, ni la pluie, ni le froid n’annulerait un match de quidditch : le monde pouvait éclater en morceaux autour d’eux sans que cela ne deviennent une incidence sur l’intérieur du stade. Le match du jour n’était pas le plus important de la saison, au contraire, c’était plus un petit match amical : de quoi sortir les joueurs, leur dégourdir les jambes et les préparer à la prochaine saison. Pour autant, Ollie ne prenait aucun match à la légère : contrairement à Sebastian ou d’autre membre de son équipe, elle n’avait elle, pas le droit à l’erreur. Elle avait encore tout à prouver au monde, et surtout qu’elle méritait sa place dans l’équipe.

Armée de sa batte, elle avait fendu les airs au coup de sifflet de l’arbitre, prenant de la hauteur pour aller cherches les cognards qui commençait à tourner dangereusement autour des joueurs. Elle devait faire compter chaque coup qu’elle leur portait, visant avec précision ses adversaires pour les déstabiliser au mieux et garantir à ses coéquipiers la prise du souafle, ou du vif d’or. La joueuse de quidditch changeait du tout au tout lors de match : elle passait le plus de temps seule, à écouter de la musique, se concentrant sur le match à venir. Sur le terrain, elle devenait une vraie bête enragée, le public ne comptait plus, complètement occulté. Elle se délectait des sensations procurée par le vol, de cette petite dose d’adrénaline avant qu’elle ne porte le coup sur la balle qui lui fonçait droit devant, de cette infime fraction de temps pendant laquelle elle devenait vulnérable. Ses yeux se posaient partout à la fois, concentré à la fois sur les cognards qui tournait et qui sifflait parfois près de ses oreilles, mais aussi sur ses coéquipiers et sur ses adversaires, elle ne laissait rien au hasard.

Au loin, son regard se posa sur l’un de ses coéquipiers en difficulté, suspendu à son balai. Elle entendit avant de voir, le cognard siffler droit vers lui. Ni une, ni deux, son corps s’étendit sur son balai, le laissant filer droit vers son collègue, espérant pouvoir dévier la trajectoire de la balle avant le moment fatidique. Malheureusement pour elle, traverser un terrain prenait du temps et elle arriva trop tard, son collègue se faisant percuter de plein fois sous son cri de rage. Le cognard quant à lui pris Ollie en nouvelle cible, se redressant brusquement, elle laissa la queue de son balai déraper avant de frapper avec force la balle, l’envoyant dans la brosse de l’un de leur adversaire en les traitant de tous les noms. Les mages urgentistes étaient arrivés assez vite : il allait s’en remettre sans problème, mais la faute était là : ils avaient tiré un cognard sur une personne en difficulté. Elle eut un rapide échange avec l’arbitre avant de s’élever à nouveau dans les airs.

Durant ce qui restait du match, elle fit son maximum pour leur renvoyer le maximum de cognards, aussi précisément que possible. Ollie était clairement passée en mode Berserk et avait décidé de ne pas laisser cette faute impunie - sauf que les règles étaient respectées de son côté, contrairement à l’autre équipe. Elle vit du coin de l’oeil son collègue se saisir du vif d’or, mettant fin au match sous l’acclamation du public. L’effervescence régnait sur le terrain et ils descendirent tous à une hauteur plus raisonnable, se félicitant les uns les autres. Les accolades et serrages de main fusaient – même si Ollie avait serré peut-être un peu plus fort que prévu la main du batteur adverse qui avait visé son collègue. Son visage s’était détendu, un sourire apparaissant sur ses lèvres. Ils passèrent quelques minutes en l’air, allant discuter avec les supporters qui restaient encore un peu, scandant leurs prénoms et leurs noms. Cependant, ses pieds ne tardèrent pas à fouler le plancher des vaches et c’est d’un pas énergique qu’elle se dirigeait vers les vestiaires, prenant une douche rapide.

Elle était ressortie une dizaine de minutes plus tard, fraîche et propre, emmitouflée dans un pull à capuche bien trop grand pour elle. Elle avait rentré les mains, mis la capuche sur sa tête, et marchait au travers des couloirs pour aller vers la bâtisse principale. Elle voulait toucher deux mots au coach avant de partir célébrer avec les autres -même si c’était un petit match, ça restait une victoire. La blondinette essayait de faire au plus vite, se faufilant en évitant de bousculer trop de personnes. Mais si son agilité était sans égale sur un balai, les pieds sur le sol, c’était une autre histoire. Elle bouscula quelqu’un, se retourna pour s’excuser. « Excusez moi ... » Et elle eut un flash. Cette personne dans laquelle elle venait de rentrer, elle la connaissait. Elle eut un petit mouvement de recul, surprise avant qu’un grand sourire n’apparaisse sur son visage. « Peter ? » Elle enlève sa capuche, elle a dû changer depuis : elle était rousse avant elle est passée blonde. Elle ne sait même pas s’il se souviendra d’elle : ça fait presque six ou sept ans qu’elle ne l’a pas vu ? Elle se souvenait de cette vilaine chute qu’elle avait faite de son balai, quand elle était encore à Poudlard, c’était sa cinquième année ou peut être sixième année… Elle avait fais une chute d’assez haut, elle s’était cassé le bras à son souvenir et la peur avait été présente. Si au final elle n’était pas si bonne que ça au quidditch, si elle ne retrouvait jamais toute sa force, si elle n’était finalement pas faite pour le monde dangereux du quidditch.

Et Peter avait été là à l’époque. Il l’avait écouté, l’avait épaulé et avait trouvé les mots qui fallait pour qu’elle se reprenne en main et re-vole dans les airs. Et c’était un petit peu grâce à lui si elle en était là aujourd’hui. « Je sais pas si tu te souviens de moi ? Ollie, à Poudlard. Tu m’as soigné après un match de quidditch, j’avais le bras cassé. » Son anxiété prenait un peu le pas à présent, et s’il ne se souvenait pas d’elle ? Si elle s’était trompée de personne ? Si elle l’embêtait là tout de suite maintenant et qu’il avait d’autre chose à faire que de se souvenir d’une adolescente paniquée ? C’était une petite vague d’émotions qui la prit et elle n’osa trop rien rajouter. Elle s’était reculé, lui laissant un peu d’espace et ses mains commencèrent à s’agiter dans ses manches bien trop grandes. Elles avaient sûrement trouvé un petit fil à tiré pour faire passer le stress.


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Jeu 5 Juil - 8:48

Bien, se dit Peter d’un ton posé. Il avait menti, mais c’était un petit mensonge, n’est-ce pas ? Rien qui ne devrait l’envoyer en enfer… Que y avait-il de mal à vouloir se reposer un peu, après tout ce bruit et ces émotions, et surtout, comment pouvait-on lui reprocher d’éviter un bar où on ne parlerait que de Sebastian O’Connor, cet espèce de pantin des médias, ce champion dont la lâcheté était méconnue, ce vieil ami qui l’avait tant déçu ? Il ne voulait pas entendre une seule fois de plus son nom, et il savait pertinemment que Raimund, qui vivait pour le Quidditch depuis son divorce, allait étaler couche après couche son admiration pour cet Idéal qu’il enviait. Plus d’O’Connor, plus de klaxons, plus de bousculades, plus de bruit, et plus de rediffusion au Gobelin Mignon, Peter en avait eu sa dose.

Un petit mensonge de rien du tout… ronchonna-t-il dans sa tête tout en avançant. Et si Raimund le suivait du regard ? Et s’il voulait vérifier qu’il n’avait pas menti ? Il pouvait être vraiment agaçant lorsqu’il s’agissait de Quidditch, et il ne pourrait vraiment, vraiment pas comprendre, aucune excuse ne pourrait justifier qu’on file à l’anglaise pour manquer la rediffusion du match, et surtout lorsqu’il y avait O’Connor, vraiment, il ne pourrait pas comprendre. Il pourrait mal le prendre, il pourrait même être déçu – ou pire, blessé. Les mètres qui séparaient Peter du bâtiment lui semblèrent être interminables, jonchés de clous et de braises, une horrible pénitence pour ce qu’il venait de faire. Il n’osait pas regarder derrière lui. Peut-être Raimund était-il juste là ?

Il se sentait tellement coupable qu’il envisagea sérieusement d’aller vérifier les balais, et, peut-être, d’entamer une psychothérapie, ouvrir un cabinet, et qui sait, très certainement qu’il ferait un carton, et que tous les sorciers d’Atlantis et d’ailleurs viendraient pour y faire soigner leurs balais, et alors, qui sait – vraiment, qui sait ? – peut-être se rendrait-on compte que les balais avaient quelque chose d’humain et qu’ils avaient été réduits tout ce temps en esclavage, et soudain ils réclameraient leurs droits, manifesteraient dans les airs, et certains se rebelleraient, deviendraient des criminels, et assassineraient sorciers et moldus à grands coups de manches, ou en précipitant des voyageurs dans une chute mortelle ? Peter s’arrêta, pétrifié, la bouche légèrement ouverte, et se mit à tordre la paille qu’il avait dans la poche. Il ne pouvait pas permettre un tel chaos, et tout serait alors de sa faute !

Tu as une montagne de travail, c’est aussi pour cela. Raimund peut attendre, pas les patients… ni Samy Lane. Samy Lane… Peter frissonna; était-ce le prénom ou le flocon qui venait de se glisser dans sa nuque ? Samy Lane, le journaliste un peu trop insistant auquel Peter avait sauvé la vie, Samy Lane qui frappait à sa porte quatre fois par semaine pour s’assurer que son livre avançait bien, Samy Lane et son regard fou, ses boîtes de chocolats et ses fleurs, Samy Lane… Brr !

Peter remonta le col de son manteau et réajusta son écharpe. Il faisait vraiment froid. Il se remit en route, nerveux et perturbé, bien décidé à pénétrer dans le bâtiment et ressortir par une sortie de secours – tout pour que son excuse soit crédible et qu’il puisse aller se terrer chez lui. Il marchait la tête baissée tout en triturant la paille dans sa poche, lorsqu’il rentra subitement dans quelqu’un. « Oh ! » s’écria-t-il sans relever les yeux, « Excusez-moi, je ne vous avais pas vu… » Il s’apprêta à reprendre son chemin après un sourire, lorsque la jeune femme malmenée par son épaule l’interpella. Il se retourna, la regarda, fronça les sourcils, et comme il n’était pas physionomiste, il resta ainsi, un peu idiot. Ollie, Poudlard, bras cassé… Peter sentit son cœur s’emballer. Qui pouvait-elle bien être ? Il avait l’impression de se trouver devant une examinatrice qui lui posait une colle. Ollie, Poudlard… mais quand ? Il l’aurait soigné après un match de Quidditch, mais était-ce lorsqu’il était élève ou étudiant ? Et… Il n’avait pas la mémoire des prénoms, non plus !

Il souriait bêtement, avant d’éclater d’un rire à moitié étouffé par sa nervosité, et il ne se rendit pas compte qu’il avait sortit la paille de sa poche, et qu’il tirait dessus devant la jeune femme. Ollie, Poudlard, bras cassé… et soudain, comme s’il avait fait éclaté le bouchon d’un champagne, tout lui revint. Ollie Debenham ! Il se souvint de cette jeune fille en pleurs à l’infirmerie. Peter y réalisait son stage pré-diplômant. « Ce n’est rien de grave, lui avait-il dit pour la calmer, une petite cassure de rien du tout, tu vas voir, je vais la réparer en moins de deux. » Mais, même une fois le choc et la douleur passée, Ollie avait toujours les yeux pleins de larmes. « Est-ce que tu as autre chose de cassé ? demanda-t-il, le moral, par exemple ? Je peux peut-être aussi le réparer... » Et alors, elle lui avait parlé de ses peurs et de ses doutes. Peter avait recueillit ces frayeurs, les avaient cajolé, et avait fait en sorte qu’Ollie se pardonne cet accident. Il fut très heureux de voir que, quelques jours plus tard, elle volait de nouveau, pleinement épanouie et elle-même.

Et il n’avait jamais fait le lien ! Tout y était pourtant : le nom, le visage, le sourire… Quelle mauvaise mémoire il avait pour les bonnes choses ! « Ollie ! » s’écria-t-il, son sourire balayant en un instant son air tourmenté, « Mais oui, je me souviens parfaitement de toi ! C’est juste, ici… » il se tapa la tête avec la paille, « C’est parfois long à la détente ! » Il se rendit brutalement compte qu’il se ridiculisait avec la paille multicolore dans les mains, et il s’éclaircit la gorge en la fourrant dans sa poche. « Alors, ce bras ? » demanda-t-il face au silence. Il était bien connu que Peter engageait mal les conversations…


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Ven 6 Juil - 14:43


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Par merlin, pourquoi Ollie avait-elle décidé de l’arrêter. Pourquoi ne pouvait-elle simplement pas faire comme tous les autres gens quand ils croisaient quelqu’un qu’ils connaissaient à peine et qu’ils n’avaient pas vu depuis longtemps ? Un simple regard en fuite, peut être un sourire, mais une fuite vers l’inévitable, une fuite du souvenir. Et pourtant elle ‘était là, à l’avoir arrêté, les plongeant tous les deux dans l’embarras. Elle, parce que sa mémoire avait enregistré son visage, lui, parce qu’il l’avait oublié. Elle ne pouvait vraiment pas le blâmer pour cela. Elle ne pouvait décemment pas blâmer un médecin d’oublier ses patients quand cela faisait plusieurs années. À l’époque, déjà, elle n’avait pas pris le temps de lui envoyer un hibou. Parce qu’à l'époque, elle s’était déjà dit qu’il l’avait oublié.

Qu’est-ce qui avait changé aujourd’hui ? Elle était probablement un peu plus stupide qu’avant. La confiance en sois ? C’était un véritable yo-yo dans sa vie. Elle pouvait se sentir incroyablement sûre d’elle pendant trente secondes, faire quelque chose et le regretter immédiatement. C’était le cas aujourd’hui. Elle allait partir d’ici quelques secondes, s’excuser. Et ressasser tout cela pendant des heures et des heures, peut être jusqu’à se ronger les ongles.

Elle tira sur le fil de son pull, sentant le tissu se tendre sous ses doigts. Les yeux baissés sur ses pieds, elle cherchait les mots pour fuir. Coincé dans sa gorge, aucune excuse valable ne semblait lui venir. Comme si son cerveau s’était brutalement mis en mode off et qu’elle n’était plus capable de penser correctement. Pourtant, à peine quelques instants après, elle vit du coin de l’œil son visage s’éclairer d’un sourire. Elle était incapable de savoir s’il simulait la surprise pour se débarrasser d’elle ou s’il était vraiment surpris de la voir ici. C’était une possibilité qu’elle ne pouvait omettre.

Quand il lui annonça qu’il se souvenait d’elle, son regard remonta vers lui. C’était vrai ? Il ne lui mentait pas pour lui faire plaisir, n’est ce pas ? Son sourire laisse échapper un petit rire, un peu moins intimidé qu’auparavant. Elle relaissa tomber ses manches en se balançant un chouia d’avant en arrière. Les deux se ressemblaient sur beaucoup de points : c’étaient tous les deux des personnes pas très à l’aise en société et en small talk. Elle s’humecta les lèvres rapidement avant de répondre, dans un petit sourire. « Oh ça va. Enfin. J’ai luxé l’épaule y’a quelques mois, mais rien de spécial pour une batteuse. » Outre le fait qu’elle s’était faite cette blessure hors match parce que son balai de tous les jours avait eut une baisse d’énergie et s’était crashé dans les plaines de manadh. Une chance à l’époque d’être tombé sur quelqu’un qui l’avait aidé. Elle redresse un peu les épaules : elle a beau de ne pas vraiment être petite du haut de ses 1m70, elle avait toujours eu l’impression de mesurer 1m50. Sûrement parce qu’elle avait plus souvent eu le nez tourné vers le sol que vers le ciel. « Et toi ? Tu es venu voir le match ? » Que tu es stupide, petite Debenham. Évidemment qu’il est venu voir le match, il est dans un stade de quidditch. Et encore une fois, elle se sentit un peu plus gauche. Mais elle se demandait réellement ce qu’il devenait, ce qu’il l’avait amené à Atlantis.

Pourquoi fallait toujours qu’elle soit dans un malaise constant avec 90 % des personnes qu’elle connaissait ? Il n’y avait qu’avec quelques personnes, comme Sebastian, ou sa famille proche, ou elle se sentait vraiment elle.


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Mar 10 Juil - 18:01

Elle avait changé. Vraiment beaucoup changé. De couleur de cheveux, de taille, de regard… l’expérience et la maturité avaient fait leur œuvre, et la petite fille effrayée n’était plus, bien que Peter la vit encore au creux de son sourire – toujours là, bien cachée et en sûreté. Tandis qu’elle parlait, Peter l’observait, le regard bienveillant mais scrutateur. A présent, elle était pleinement femme. Une très belle femme. Heureusement qu’il ne lui était rien arrivé, pensa Peter en baissant un instant les yeux.

« Ah oui ? Oui. » répondit-il avec un petit rire. Sans se rendre compte, il porta la main à sa propre épaule. « C’est un sport violent, en fait. J’espère que ton collègue va bien, il s’est prit un sacré coup sur la tête ! » il grimaça, et eut un frisson en repensant à son accident, lorsqu’il était attrapeur à Poudlard. Il avait été fauché sans pitié par un cognard fou, son balai s’était brisé en morceaux dans les airs et il avait chuté hors du terrain, dans la fosse… un imprévu qui lui avait presque coûté la vie. « J’ai de mauvais souvenirs avec les cognards. » dit-il en pinçant les lèvres, puis il balaya ses pensées d’un geste de la main.

Peter fut soulagé qu’Ollie entretienne la conversation. Il se rendit compte qu’elle était au moins aussi maladroite que lui, et cet aspect le détendit un peu. « Oui, répondit-il en se tournant vers le terrain de Quidditch, c’était un joli match. Vous avez tous bien joués. » Plus loin, des supporters se mirent à crier et à chanter. Peter sentit son cœur battre plus fort dans sa poitrine ; il espérait que Raimund n’était pas parmi eux. « Je… » il revint vers Ollie, « Je suis vraiment épaté de te voir… après tout ce temps… et après notre dernière discussion… » il s’empêtrait dans sa gêne, mais il avait un sourire rayonnant et était profondément ému. Il n’avait pas la prétention de penser qu’il avait sauvé les rêves d’Ollie, mais il se disait qu’il avait été là à un moment très important de sa vie. Leurs chemins s’étaient croisés à cet instant précis, quelques heures seulement, et il avait vu et consolé le doute. Peut-être avait-il été le seul témoin de la faiblesse d’Ollie Debenham, aujourd’hui brillante batteuse d‘Antlantis. Qui aurait pu le croire, elle, prendre peur suite à une chute ? Peter eut un petit rire pour meubler le silence, remonta encore une fois le col de sa veste, et fourra ses mains gelées dans les poches de son manteau. « Enfin, je trouve cela très touchant. Et je me revois te dire : tu te surprendras toi-même, et en tout cas, c’est moi que tu as surpris. Tu es brillante, Ollie. » Il souriait et continuait à malmener la paille dans sa poche.

« Oh, heu… je… Je travaille à Atlantis, enchaîna-t-il. Après la… après la guerre, je – j’ai servi pendant la guerre – je suis venu ici, et je suis psychomage. Je n’ai pas encore de cabinet, je travaille ci et là, enfin, rien de… tout va bien. » Son tout va bien sonna creux. Pas tout à fait comme un mensonge, mais plutôt comme une banalité qu’on répéterait chaque jour sans plus faire attention à son sens. C’était vrai, tout allait bien, aujourd’hui. Il ne pouvait se plaindre de son présent – le passé et son impact sur le moment, c’était autre chose. Peter avait réussi à avancer, mais souvent, lorsqu’il se retrouvait seul le soir, les souvenirs le rattrapaient, et il tombait dans une dépression brusque et sauvage, qui le tenait comme une crampe jusqu’au matin. Il voyait alors le monde en noir blanc, rien ne semblait plus avoir d’importance, la violence et l’injustice dominaient. A l’heure d’aujourd’hui, il avait accepté ces états comme faisant partie de lui-même, et quelque part, il ne voulait pas s’en libérer… Pouvait-il prétendre aller bien, alors ? Bien sûr. Dire que tout allait bien, ce n’était pas mentir en disant qu’on était heureux – et le bonheur, il était bien loin dans l’horizon de Peter.


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Mer 11 Juil - 11:23


► Stade de quidditch - Début décembre
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Il était vrai que son collègue n’avait pas été raté. Mais merci Merlin, les mages-urgentistes étaient très efficaces, ils avaient rapidement pris en charge le joueur, la baguette à l’affût des dégâts. Ils l’avaient tous vu fin du match, il semblait sur pied, encore un peu sonné du choc, mais les capacités physiques pleinement retrouvées. À la rigueur, il aurait quelques séances de kiné et d’ostéopathie et il reprendrait les entraînements dans quelques jours à peine. Elle fit un sourire à Peter. « Oui, ça va. Ils ont fait un bon boulot, il est déjà sur pied. » Elle a un petit soupire. « enfin … Juste… Que j’aurais préféré que l’arbitre leur donne une sanction plus… Juste ? » Elle hausse doucement les épaules, elle trouvait qu’ils avaient encore était bien souple sur leur décision, tirer sur un joueur en difficulté restait une faute au quidditch. Et même si tous les joueurs savaient que les règles étaient faites pour être transgressées, ce cognard « bien tiré » aurait pu faire bien plus de mal. Elle l’avait suffisamment vu au cours de ces dernières années. Elle hoche doucement la tête à sa remarque sur les cognards, remarquant légèrement son tic vers son épaule… Elle se doutait à présent qu’il avait eu un passif avec le quidditch, avant qu’il la rencontre peut-être ? Elle n’était pas vraiment sûre. Mais il y avait bien une raison à ce qu’elle soit devenue Batteuse. Ca aurait pu simplement être le fait que tirer dans des boulets de canon était salvateur, mais … C’était bien plus que ça : elle se retrouvait bien moins souvent sur leurs trajectoires que les poursuiveurs. « Je peux comprendre… C’est pour ça que j’ai décidé d’être derrière la batte. » Un petit rire pour détendre l’atmosphère, et les voilà qu’ils parlent.

Peter était bavard, Ollie n’était pas forcément la plus à l’aise socialement et lui non plus. « Oh merci ! » Ca lui fait vraiment chaud au cœur que le match lui ai plu, même si c’était un petit et qu’il était presque amical. « Je crois qu’on commence vraiment à avoir une cohésion dans l’équipe… Enfin… On devient une vraie équipe… Je suppose. » Elle rit un peu gênée, elle ne devrait probablement pas parler de ça avec quelqu’un étranger à la situation, même si les médias ne se trompaient pas : pendant un petit bout de temps, il y avait eu quelques tensions au sein de l’équipe. Quelques personnes jalouses de Sebastian surtout. Au final, tout était bien qui finissait bien : l’équipe avait pris un véritable tournant en cette fin d’année et elle commençait vraiment à se sentir à sa place.

C’était vrai que de l’eau avait coulé sous les ponts depuis. Elle était heureuse de ce qu’elle était devenue. Ca avait pris du temps, mais elle avait enfin un pied dans le milieu professionnel en tant que vraie joueuse. C’était une série de tous petits événements qui l’avait mené à quelque chose de bien plus grand. « Oui. Il y a eu du chemin ! » Fit elle avec un petit rire, les mains rentrées dans ses manches, souriante. « Merci beaucoup Peter. » Son sourire est vrai, elle se détend, ce qui lui dis la touche énormément. Elle avait toujours l’impression de ne pas être « légitime » dans ce monde-là. C’était difficile d’y faire son nid. « J’ai juste eu beaucoup de chance... » De rencontrer des gens comme Peter et comme Sebastian. Elle ne peut que le remercier d’un sourire : elle n’était pas réellement douée pour montrer ses sentiments, mais elle débordait de gratitude pour Peter. Ses doigts s’agitent un peu moins sur les manches de son pull à présent.

Elle hoche doucement la tête. À l’époque elle sortait tout juste de l’école, elle était embauchée dans une équipe de quidditch … Le meilleur cocon qui soit… Elle était restée en arrière-plan, priant Merlin… Le quidditch avait agit comme armure autour d’elle… Elle regrettait aujourd’hui de ne pas avoir été là pour les autres, pour ses amis qui avaient vécu la guerre au front. Elle se sent un peu honteuse, c’est vrai. « Je suis désolé. » Elle ne sait pas trop pourquoi elle s’excuse, peut être de ne pas avoir été là. Ou simplement parce qu’elle sent que cela lui pèse et que tout ne vas pas forcément bien. Elle lui fait un petit sourire. « Tu penses t’installer ? Enfin de façon plus … Sédentaire ? » Elle sourit doucement au jeune homme avant de voir l’afflux de gens qui recommence doucement à bouger autour d’eux. Elle gesticule un peu dans son grand pull. « On peux peut-être aller plus loin ? Si tu veux continuer de parler ? » Il y avait peut-être un endroit où ils pouvaient prendre un café, ou un thé, pour continuer de parler de ce bon vieux temps dans un lieu plus calme. C’était toujours mieux que de rester dans l’allée adjacente au stade.



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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Sam 14 Juil - 14:32
Peter fut très rassuré de savoir que le poursuiveur s’en était bien sorti, et il ne manqua pas de faire l’éloge des mages-urgentistes – qu’il connaissait, d’ailleurs – avant de se lancer dans une logorrhée interminable sur la dangerosité méconnue des traumatismes crâniens mal soignés. En effet, certains médicomages avaient tendance à banaliser ce type de blessure, les reléguant avec prétention à des « bobos de moldus » et les soignant hâtivement, ce qui pouvait installer des lésions chroniques et faire, d’après les mots de Peter, « de pauvres fous plus dangereux encore que les loup-garous ». Comme il se rendait compte qu’il se perdait dans ses anciens cours de médecine, certes passionnants pour lui mais sans doute incompréhensibles pour Ollie, il s’empourpra et balaya l’espace de ses mains, comme s’il avait voulu faire une boule avec les mots de son discours et la jeter à la poubelle. « Enfin, j’ai été quelques fois mage-urgentiste sur un terrain de Quidditch, ça se voit, non, dit-il en riant nerveusement, et, étudiant à Poudlard, j’ai aussi été une fois arbitre. J’ai été complètement dépassé par la situation et… j’ai exclu l’attrapeur en le confondant avec le poursuiveur… » Il se frappa le front avec la paume. C’était Peter tout craché. « Heureusement, ce n’était qu’un entraînement pour tout le monde. » Il ne mentionna pas que sous la pression, il avait éclaté en larmes en plein milieu du terrain, et que c’est à cause de cela qu’il avait confondu les deux joueurs de Serpentard. Cette fin d’année ne fut pas facile pour lui dans les couloirs…
« Oh, oui, l’équipe marche vraiment bien. » dit-il en souriant d’un air confiant, « Dans un sport où on est constamment exposé et où il faut se battre pour réussir, c’est normal que les personnalités fortes veuillent prendre de la place, mais il ne faut pas s’arrêter sur les petits jeux de l’égo. Il faut juste se recentrer, et là, on se rend compte que la victoire ne peut se faire que dans l’équilibre et dans l’unité. Enfin… enfin, je pense. » Peter se frotta les mains et souffla dedans – il aurait dû prendre ses gants, il mourait de froid, tout son corps commençait à trembler.

En voyant la fragilité dans le regard d’Ollie, Peter se sentit davantage ému. Elle était humble – il aimait les gens humble, même si lui-même, paradoxalement à sa personnalité, en manquait à certains égards. Il aurait voulu prendre Ollie dans ses bras pour consoler cette fissure qu’il voyait en elle, la prendre dans ses bras pour la remercier d’être encore si jeune et innocente, lui dire de ne jamais se laisser ternir par le succès… mais il ne pouvait pas faire cela, lui, Peter Wayne, dont un gouffre de pudeur et de réserve le séparait d’Ollie Debenham. Un peu éloigné d’elle, il posa sa main sur son bras en un geste amical, et, la tête légèrement inclinée devant elle, il lui dit simplement : « Nous sommes les forgerons de notre propre chance. »
Il accueillit les excuses d’Ollie avec un recul de vétéran. Ce « désolé » voulait tout dire, et quelque part, il trouva qu’il avait parfaitement sa place. Désolé pour ce qu’elle ne savait pas mais que Peter portait irrévocablement en lui. Désolé pour sa vie, pour son histoire, pour Laura… Peter hocha la tête en serrant les lèvres. Un court instant, on aurait pu croire qu’il allait pleurer. « Oh, heu… je ne sais pas, oui, sans doute. Je travaille en collaboration avec des médecins moldus, c’est… c’est intéressant, ici. Et j’ai quelques projets, enfin… pour l’instant, je n’ai rien de prévu à long terme. » Il n’y avait même jamais pensé. Il n’avait pas pensé au futur… Maintenant que cette réalité était mise devant ses yeux, il eut l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Il n’y avait pas pensé. L’avenir pouvait-il être pour lui aussi ?
« Oui, avec plaisir. » répondit Peter en oubliant tout ses projets du soir, « nous pourrions peut-être aller au chaud… » Ses joues étaient rosies par le froid et il ne sentait pratiquement plus ses doigts. « Nous pouvons aller où tu veux, ça m’est égal. » Puis il se rappela soudainement l’existence de Raimund. Une sueur froide l’enveloppa tout entier et il se mit à lorgner la foule nerveusement, avant de dire à Ollie : « Enfin non, suis-je bête… » On lui tapa soudainement sur l’épaule et il sursauta, pâlit et se sentit mal. C’était un des mages-urgentistes qui l’avait reconnu. « Tu es bien pâle, Peter, lui dit-il en fronçant les sourcils, tiens, prends ça, ça vaudra mieux. » Il lui tendit un bonbon qu’on réservait généralement aux enfants nerveux avant les consultations, puis regarda Ollie en souriant. « Oh, oh… Je vous laisse, pardon… Bonne soirée, vous deux ! » Et l’urgentiste lui donna une tape dans le dos, ce qui manqua de lui faire recracher le bonbon.
« Et bien, je disais… » reprit-il en gardant la friandise sur le côté de sa bouche, « je préférerais éviter le Gobelin Mignon, parce que… je… heu, voilà. » Un instant… qu’est-ce que le mage-urgentiste avait voulu dire par « oh, oh, je vous laisse, pardon » ?


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Mer 18 Juil - 12:07


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Il s’emballa dans ses propos et Ollie n’osa pas l’interrompre, un sourire sur les lèvres. Elle adorait voir les gens emportait dans leur passion. C’était certain : si elle se mettait à parler de quidditch, elle devenait elle aussi inarrêtable, elle ne pouvait clairement pas lui reprocher. Bon, comprendre tous ses termes, parfois trop techniques, était loin d’être facile, mais elle comprenait son point de vue de façon globale. Elle l’écoute parler de quidditch et de médicomage, lui racontant son histoire en tant qu’arbitre et Ollie ne put que rire face à cette anecdote. « Oh non… Les cognards ont du sifflé dans les airs ! » Ajouta t’elle avec un sourire. Il avait dû se prendre une vraie montagne d’emmerdes avec cette petite erreur malgré tout. Elle savait comment pouvait être certains joueurs, elle le voyait assez dans son équipe : avec la célébrité, venait la vantardise et la fierté et … Par merlin qu’elle espérait ne pas devenir comme certaines personnes un peu trop malveillante à ses yeux.

« C’est ça ! J’ai de la chance d’avoir de bons collègues et un capitaine qui a à peu près la tête sur les épaules ! » Elle souriait doucement. Sebastian était peut-être un capitaine un peu insouciant dans la vie de tous les jours, en match, il était bien différent. Il avait réussi à mener l’équipe où elle en était actuellement et … C’était un peu grâce à lui qu’ils avaient vraiment trouvé une cohésion. Et puis la célébrité ne lui montait pas non plus vraiment à la tête : Sebastian était un garçon simple, avec des plaisirs simples. C’était agréable de connaître une personne aussi douce dans son existence. Ca lui mettait un peu de baume au cœur sur ce qu’elle avait pu entendre dans les vestiaires quand elle était encore à Falmouth.

Ce que Peter lui dit est touchant, et elle ne peux s’empêcher de faire le pont entre ce qu’il lui a dis voilà des années et aujourd’hui. « Tu as toujours les mots justes Peter ! » Elle sourit doucement, secoue un peu les épaules, le froid commençant à se faire ressentir, même au travers de son gros pull. Elle n’avait pas prévu de rester aussi longtemps au-dehors et elle remarque assez vite que c’est aussi le cas du psychomage à ses côtés.

Elle hocha la tête, ne sachant trop quoi dire à part que l’idée semblait bonne. Ollie avait toujours été un peu conservatrice sur les bords : même si elle commençait sincèrement à réfléchir de plus en plus… Sûrement dû au fait que Jude, le copain de Sebastian, était lui-même moldu et sympa en plus. Elle hocha la tête, se mettant à réfléchir de la direction qu’ils pouvaient prendre. Elle connaissait bien un petit café pas très loin qui pouvait faire l’affaire. Elle n’eut cependant pas le temps d’y réfléchir plus, puis que Peter se fit arrêter par un de ses amis.

Le bonbon la fit doucement sourire, au plus, elle y pensait, au plus Peter lui paraissait comme étant un enfant emprisonné dans un corps de grand. Mais un enfant avec plus de jugeote qu’un autre, ça, c’était certain. Un rire lui échappa doucement tandis qu’elle jouait un peu avec ses mains. « C’est noté… Tu as eu des mauvaises expériences chez eux ?... Je crois pas y avoir déjà été. » Elle ne connaissait que quelques pubs dans la ville d’Atlantis et celui-ci … Elle n’était clairement pas sure de vouloir y aller, mais Peter avait sûrement ses raisons, qu’elle ignorait.

« Je connais un petit café sympa ! C’est à l’angle d’une petite rue près de la place… Ca fait une petite trotte à pied, mais … C’est calme. » Elle espérait de tout cœur ne croiser personne sur sa route, sûrement pas un paparazzi trop curieux. Elle faisait toujours planer cette couverture de relation avec Sebastian, mais le moindre ragot croustillant et elle les voyait s’emballer. Ne serais ce que passer du temps avec un autre membre de sexe masculin avait la fâcheuse tendance à les faire crier à la séparation. Elle commença à se mettre en route, Peter à ses côtés. Elle avait finalement glissé ses mains dans ces poches, protégées en plus par ses manches. Elle avait remis sa capuche à la sortie du stade, couvrant en partie son visage.

Son équipe ne lui en voudrait pas : ils savaient qu’elle avait du mal avec les célébrations et que même si elle aimait boire de temps en temps, l’alcool n’était pas sa chose favorite. Seb allait probablement fait de même. Il avait tendance à s’enfermer ses derniers temps…

« Du coup, tu écris une thèse en ce moment ? … Sur ton travail avec les moldus ? » Ollie n’était définitivement pas douée pour les small talks. Elle savait qu’elle ne comprendrait probablement pas grand chose s’il lui expliquait quelque chose d’aussi technique qu’une thèse mais … Au moins, ils ne marcheraient pas dans le silence le plus total à parler de la pluie et du beau temps.


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Mar 14 Aoû - 16:02

Peter resta un instant pensif après le départ de l’urgentiste. Ses dernières paroles lui avaient fait l’effet d’un choc électrique et il ne parvenait pas à les sortir de sa tête. Oh, oh, je vous laisse, pardon… C’était évidemment un sous-entendu, mais lequel, exactement ? Que s’était-il imaginé ? Peut-être, simplement, que Peter demandait un autographe à Mademoiselle Ollie Debenham, ce sont des moments qu’on n’interrompt pas après tout, des moments importants, limités dans le temps, et intenses. Peut-être avait-il vu plus dans leur échange, soupçonnant Peter de se ruer sur une occasion pour lui faire la cour… Ou peut-être avait-il pensé qu’il s’agissait d’un rendez-vous, et qu’enfin il y avait quelque chose entre eux, ou potentiellement entre eux – voilà ce qui torturait tellement Peter. Cette simple éventualité lui avait raidit le cœur. Il ne voulait pas qu’on pense cela. Aux yeux des autres, il restait l’amant solitaire du champ de bataille, et c'était mieux comme ça.

Le bonbon fondait lentement dans sa bouche. Sortant de ses pensées, Peter revint à lui et sourit à Ollie. « Il a très bon goût, ce bonbon, lui dit-il pour rattraper son absence, cela me rappelle des souvenirs, notamment de Poudlard. On en donne aux enfants avant ou après les visites médicales, car ils ont des vertus pour les nerfs. » Il se figea, fronça les sourcils et jeta un coup œil à l’endroit où était parti l’urgentiste, « Aucune idée de pourquoi il m’a donné ça ! » Avec un petit rire, il passa sa main dans ses cheveux, puis enchaîna : « Heum, non, pas de mauvaises expériences – enfin, je vais être honnête, je ne veux pas leur faire de mauvaise pub… en fait, je – j’ai… j’évite quelqu’un, un collègue, j’étais censé rentrer travailler. » Il eut un nouveau rire nerveux, pinça les lèvres, baissa les yeux, et se reprit subitement : « Enfin, je veux dire, je n’ai pas de travail en retard – cela, ça ne me ressemblerait pas – rien d’urgent, mais ce sont des gens qui ont beaucoup plus d’énergie que moi, et dans l’immédiat, j’aimerais juste être tranquille – enfin, dans un endroit tranquille, tranquillement. Alors… allons-y, avec plaisir. Si c’est calme, c’est parfait. » Il ne pouvait se mentir, il la trouvait jolie. Elle lui imposait un peu. Lorsqu’ils se mirent en route, il se sentit obligé de se tenir droit, le menton légèrement relevé, pour se donner un peu de tenue. Il avait l’impression que les passants les regardaient. Etrange…

Ils marchèrent un temps un silence – un silence agréable, sans tension ni malaise. Autour d’eux, il y avait beaucoup de bruit, dût à l’excitation du match. Les supporters d’Antlantis criaient et chantaient en brandissant leurs écharpes, puis disparaissaient dans les bars. Peter avait, comme à son habitude, enfouit les mains dans ses poches. Ses doigts avaient retrouvé le contact de la petite paille. « Oui, c’est cela, répondit-il en se sommant, cette fois-ci, de ne pas partir dans une nouvelle logorrhée, je travaille dans le domaine de la technomagie. Je réfléchis à des approches thérapeutiques pluridisciplinaires, c’est-à-dire : proposer la magie comme thérapie aux moldus, la médecine traditionnelle ou alternative moldue aux sorciers, et également les enjeux d’une fusion totale entre ces pratiques. Plus précisément, j’élabore une méthode pour favoriser nettement l’alliance thérapeutique – autrement dit, la relation de confiance entre le patient et le thérapeute – qui est trop souvent négligée, et pourtant indispensable. Ca, c’est le sujet de ma thèse, et au-delà, et bien… » il eut un petit rire, « j’expérimente. Je crois qu’il y a beaucoup à faire dans ces domaines de recherche. » Il n’était pas passionné pour rien, et il était persuadé de pouvoir apporter quelque chose à la science. Il croyait à un nouveau progrès, fruit d’une collaboration méticuleuse entre moldus et sorciers. Sa méthode d’alliance thérapeutique pouvait tout à fait s’appliquer à des groupes différents, et il avait eu des résultats encourageants entre mages et non-mages qui ne pouvaient se parler sans se cracher au visage. Il était confiant.

A mi-chemin environ, Peter et Ollie furent arrêtés par un petit groupe de jeunes. L’une des filles avait jeté un coup d’œil sous sa capuche et l’avait reconnue. Peter se retrouva donc à attendre, souriant à défaut d’autre chose, tandis qu’Ollie signait des autographes. On le regarda avec insistance, et une dénommée Mary, qui voulait une photo avec la joueuse de Quidditch, l’invita à venir les rejoindre. Il refusa d’abord poliment, puis céda, moyennant un sourire légèrement contrit et gêné. « Ollie, tu n’es pas avec Sebastian ? » demanda un adolescent, visiblement le plus audacieux d’entre tous. Les jeunes filles avaient l’air déçues, et l’une d’elle ajouta, avec des étoiles dans les yeux : « Il n’est pas jaloux comme garçon… »  Là, l’attention s’abattit entièrement sur Peter, dont le sourire se transforma en grimace. Le malaise était à son apogée et il ne savait plus où se mettre. Qu’est-ce que c’était que cette histoire, avec Sebastian ? Pourquoi est-ce qu’on devait toujours parler de lui en sa présence ? C'était une vraie malédiction !


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Sujet: Re: UN SOUVENIR DU PLACARD ᚋ OLLIE. | Aujourd'hui à 9:05


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Il avait l’art de broder à partir de rien et ça avait son côté amusant. Généralement, elle supportait mal les vides dans les conversations. Parce qu’elle pensait que les gens ne la trouvaient pas intéressante, qu’ils s’ennuyaient avec elle… Et c’était pour ça qu’elle essayait de meubler, de rendre intéressante la chose en question. Mais là encore, niveau meublage, Ollie était loin d’être vraiment douée. Et lui non plus et ça la faisait doucement sourire.

Être introverti, c’était pas juste être timide. Ou chercher la solitude. La majorité des introvertis étaient… Plus ou moins sociable. Mais être sociable, c’était une demande cruelle en énergie, Ollie ne le savait que trop bien. Elle évitait les foules, détestait être au centre de l’attention, curieux pour une jeune femme qui voulait devenir joueuse professionnelle. Mais c’était Ollie, une petite boule de paradoxe. « Oh … D’accord. » Elle lui sourit doucement. Elle ne connaît que trop bien l’effet de personne un peu trop énergique sur leurs types de personnalités : c’est désastreux et fatiguant. « Je comprends. »

Et ils avancent tranquillement. Ollie essaye de se dissimuler au mieux des personnes autour d’eux, mais évidemment, elle n’avait pas pris ses lunettes de soleil. Elle s’était faites à l’idée qu’elle transplanerait jusque chez elle, mais ce n’était pas le cas aujourd’hui. Elle gardait presque le nez rivé sur le sol pendant leur route, prêtant cependant une oreille attentive aux dires de son ami. « OH, c’est intéressant... » Elle sourit doucement, elle a du mal sûrement a comprendre tous les enjeux, mais il a l’air très pro-mixité à ce qu’elle en voit. Elle sourit doucement. « Tu me diras comment ça avance ? Je suis curieuse. » Elle était toujours curieuse de ce genre d’avancée, même si à ses yeux le mélange des deux pouvait se démontrer explosif. Elle n’était pas d’humeur à vraiment débattre sur le pourquoi du comment, surtout qu’il semblait enchanté d’en parler et d’y travailler. Elle cale ses mains plus profondément dans ses poches en continuant d’avancer.

Et pourtant, bientôt, ils se firent arrêter. « Vous êtes bien Ollie Debenham ? » Ollie hoche doucement la tête en souriant, enlevant sa capuche de sa chevelure rousse, loin de passée inaperçue. Elle discute avec les jeunes supporters. Ce n’était pas encore quelque chose dont elle avait forcément l’habitude : elle signe bien quelques autographes de temps en temps, mais c’est souvent plus intimidant pour elle qu’autre chose. Enfin, ça achève de la vider d’énergie. Mais le groupe se relève plutôt sympa et si elle était tombée sur une bande de cons, elle aurait probablement expédié cela le plus vite possible, quitte à paraître désagréable. Mais ils l’avaient interpellé gentiment et lui avait demandé poliment. Elle ne pouvait décemment se montrer mal poli avec eux.

L’une des filles voulait une photo, et même si Ollie n’était pas spécialement à l’aise, elle accepta en remettant une mèche de cheveux en place. Ils invitèrent Peter à se joindre et la rouquine ressentit une pointe de gêne à son encontre : elle ne voulait pas l’introduire dans ce monde terrible. Elle maintient un léger sourire qui menace de s’éclipser quand un adolescent lui demande où est Sebastian. Elle se mord discrètement l’intérieur de la joue, remet son sourire en place. « Oh, il était fatigué après le match, il a préféré rentrer directement. » L’une des jeunes filles en rajoute une couche. Ollie pourrait presque sentir une sueur froide lui courir le long du cou. Elle aurait dû y penser, bon dieu, elle aurait dû y penser. Ce qui s’apparentait à un gentil groupe d’ami se transforme en bureau des accusés. Elle sourit tranquillement. « Oh, il n’a pas besoin. » Elle se tourne vers Peter, posa sa main sur son épaule. « C’est un ami. » Les jeunes n’osent rien rajouter et après avoir pris une ou deux photos supplémentaires, décident de s’éloigner sans plus de questions.

Une fois, un peu plus loin, elle soupire et relâche la pression. Elle a rabattu la capuche sur sa tête dès qu’ils étaient partis, re dissimulant son visage et sa tignasse aux yeux du monde. « Désolé pour ça. » Elle joue avec ses doigts. « Je m’attendais pas à ce qu’ils posent ce genre de questions. » Elle soupire et peste un peu. « Je hais ça… C’est pas leurs affaires, bon sang. » Elle serre le poing, un peu en colère. C’est ce qui la fatigue le plus de garder cette couverture. Pour elle, pour Sebastian, pour leur vie privée. Mais c’est parfois si dur de ne pas les envoyer chier. Elle aurait aimé lui demander oser répéter cette question, lui dire d’aller se faire foutre parce que c’était pas ses oignons… Elle avait envie de crier parce qu’elle n’avait l’impression de n’être que la copine de Sebastian, pas la joueuse. Mais elle gardait tout pour elle, revêtait son sourire le plus joli et le plus commercial. Rester calme, répondre avec un sourire, bien peser des mots, désamorcer la situation et repartir. C’était l’essence de sa petite vie à présent.

Elle ne fut qu’heureuse que lorsqu’elle passa la porte du café. Le lieu était calme, le patron habitué. Il les guida vers une petite table loin des vitres et prit leur commandes. Et elle eut un vrai soupir de contentement en s’asseyant, enfin.



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