There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie

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Sujet: There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie | Sam 23 Juin - 13:44


► A la sortie des amphithéatre - Mi novembre
There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you
Isaac, Sebastian & Ollie

La blondinette adorait novembre. L’automne, ses feuilles qui tombent, ses couleurs chatoyantes. C’était sa saison favorite. Bien évidemment, l’automne d’Atlantis était plutôt humide, mais Ollie avait à présent toutes les excuses du monde pour se cacher dans des pulls beaucoup trop grands pour elle. Elle avait commencé à en faire une récolte chez Seb : il avait tellement de sponsors qui lui en envoyait que c’était un véritable marché pour Ollie. C’était à peine s’il les mettait, elle, elle les adorait. Avec sa différence de carrure par rapport à Sebastian, elle flottait dedans : elle pouvait rentrer ses mains dans les manches, se cacher dans la capuche, être confortable et au chaud. C’était tout ce qu’elle attendait de la part de vêtements.

Et les médias en été tellement friands. Nombreuses étaient les photos où ils mettaient en corrélation le jour ou Seb portait ses pulls-là et les jours où Ollie les remettaient : c’était une preuve irréfutable. Grâce à ça, ils étaient à 100 % sûr qu’entre les deux joueurs de quidditch, c’était du sérieux. Ça la faisait doucement rire, mais elle avait finit par s’y faire. Elle était la couverture de Sebastian, sa protection. Il protégeait le reste de sa vie privée – comme le fait qu’elle avait eu des amants et elle était son alibi face à son homosexualité. Chacun y trouvait son compte au final. Même les journaux.

Ils avaient passé l’après-midi à l’UPA, l’université avait mis en place un programme d’échange entre les joueurs des phoenix… Et les moineaux d’Atlantis. Ils étaient dans une espèce de programme de parrainage. L’idée était de permettre aux jeunes futurs joueurs de mettre un pied dans le milieu et d’être épaulé par des joueurs qui commençaient à avoir du galon. Sebastian et Ollie avaient été appelés pour une intervention cet après-midi. C’était purement théorique, ils devaient parler de stratégie et de plans d’attaque. C’était plutôt sympa, Ollie avait passé un assez bon moment, malgré sa timidité. Elle s’était sentie à l’aise parmi les étudiants (même si c’était assez drôle de remarquer que certain avait son âge.) et avait réussit aussi à leur expliquer deux trois petites choses en tant que batteuse.

Ils étaient finalement sortis de l’amphi, la jeune femme un grand sourire aux lèvres. Elle taquinait un peu Seb, marchant à ses côtés. Ils savaient très bien qu’entouré d’autant de public, ils étaient obligés de jouer le jeu du petit couple amoureux transit. Ollie avait appris à jouer avec ce masque, après tout, un moindre geste et tout était sur-interpréter par absolument tout le monde. Ne serais ce que si elle se penchait pour lui dire quelque chose à l’oreille, les médias s’emballaient complètement. Elle lui envoyait quelques pics sur ce qu’il avait pu dire, rigolant sagement avec lui.

Puis son regard accrocha une silhouette bien trop familière à ses yeux. Elle eut un léger mouvement de recul avant de se secouer un peu et de reprendre la marche, essayant de paraître le moins ébranlé possible. Isaac. Elle aurait du se douter qu’elle allait le croiser sur le campus de l’université. Elle ne l’avait pas revu depuis qu’il était passé chez elle pour venir voir son colocataire Aaron. Évidemment, Sebastian avait eu le droit à une analyse détaillé des faits : elle lui avait tout expliqué, dans les moindres détails. C’était la seule personne à laquelle elle pouvait se confier et elle était contente de l’avoir fait. Elle avait fini par commencer à comprendre qu’elle avait toujours une espèce de béguin pour lui – elle en était arrivée à la conclusion qu’elle était masochiste ; mais ça c’était une information qu’elle n’avait dit qu’a demi mot à Sebastian. Elle lui avait cependant expliqué leur histoire, ce qui s’était passé et… le fait qu’elle l’avait évincé malgré avoir ressentit des sentiments pour lui. Ça avait suffit à alimenter la curiosité de Sebastian, elle supposait.

Elle tira doucement sur la manche de Seb, se mettant sur la pointe des pieds pour lui parler directement dans le creux de l’oreille. « C’est Isaac. » Elle espérait qu’il ne les avait pas vus. Elle se souvenait encore de ses mots durs qu’il lui avait dressés quelques semaines auparavant, et même si elle n’était pas du genre rancunière, elle était blessée par ses propos. Son ton était un peu hésitant et son seul espoir résidait dans le fait que Sebastian ne fasse rien de folichon avec cette information. Elle voulait vraiment se cacher derrière le joueur de quidditch maintenant : elle ne voulait pas croiser ses prunelles noires de colère et de reproches : pas aujourd’hui.

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Sujet: Re: There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie | Sam 30 Juin - 16:06



There’s nothing more cruel than to be loved by everybody but you

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S’occuper, toujours, sans cesse. Enchainer les entrainements, les interventions auprès des Moineaux, les apparitions dans des publicités, les interviews. Ne jamais rester trop longtemps seul. Parce que s’arrêter quelques instants, c’était se confronter avec l’absence de Jude, ce manque qui ne faisait que grandir depuis son départ pour les Etats-Unis, et qui menaçait de l’engloutir. Cette détresse avait un effet positif pour sa carrière : il n’avait jamais aussi bien joué, en tout cas, selon leur entraineur. Il dirigeait sa frustration dans son jeu, le rendant parfois à la limite de l’agressivité lorsqu’il faisait des passes ou interceptait le Souaffle, lui qui était connu pour son fairplay exemplaire. Ce n’était pas vraiment gênant, pour un sport aussi violent que le Quidditch, bien au contraire : cependant, ses coéquipiers se posaient des questions, et la seule personne qui pouvait le comprendre (et le supporter, ces derniers temps) était Ollie, puisqu’elle seule savait pourquoi il était aussi irritable. La batteuse essayait du mieux qu’elle pouvait d’être là pour lui, et de faire revenir sur son visage le sourire pour lequel il était si célèbre, et bien souvent, elle y arrivait. Parfois, il faisait semblant, pour ne pas trop l’inquiéter.

Sebastian n’avait jamais ressenti quelque chose d’aussi fort envers quelqu’un. Il pensait avoir été amoureux, avant Jude, il savait maintenant qu’il n’en était rien, que tout ce qu’il avait ressenti n’étaient que de vagues attractions qui n’avaient rien à voir avec de l’amour. Et si ce sentiment était pur, noble, et magnifique, il était aussi terriblement douloureux, lorsque la personne qui hantait ses nuits se trouvait à l’autre bout du monde.

Ce jour-là, les deux joueurs de Quidditch se trouvaient à l’UPA. Les élèves avaient cessés de lui sauter dessus à la minute où il passait la porte de l’université, habitués à le voir venir dispenser son savoir aux Moineaux, et, maintenant, il n’avait plus à s’arrêter tous les trois pas pour prendre une photo ou faire un autographe, se contentant de grands sourires et de highfives lorsqu’il croisait un fan du sport des sorciers. A l’extérieur, cependant, ils devaient jouer au parfait petit couple. Non pas qu’il allait se mettre à rouler un patin à sa meilleure amie à chaque fois qu’il croisait un étudiant (rien que cette idée lui donnait une légère nausée), mais, s’ils se mettaient à discuter ouvertement des traits fort appréciables d’un élève passant par là, cela mettrait vraisemblablement à mal sa couverture d’hétéro accompli. Alors, il se contentait d’être lui-même, tactile, blagueur, totalement Sebastian O’Connor, passant son bras au dessus de son épaule, lui prêtant volontiers ses pulls qu’il avait par milliers, et d’autres petites choses qui, d’un point de vue extérieur, pouvait sembler, définitivement, louche. Pas assez pour confirmer des soupçons, mais suffisamment pour penser qu’il y avait baleine sous gravillon.

Alors qu’ils marchaient, côte à côte, jusqu’à la sortie, Ollie attira l’attention de l’irlandais en tirant sur sa manche, avant de lui souffler trois petits mots à l’oreille. Trois petits mots qui pouvaient sembler innocents, mais, Sebastian le savait, qui étaient lourds de conséquence. Ses yeux s’écarquillèrent, et il ne put s’empêcher de détailler de la tête aux pieds, sans être vraiment très discret, la silhouette de ce jeune homme qui comptait tant pour sa meilleure amie. Il comprenait son attrait : il était indéniablement beau gosse, son sac jeté négligemment sur son épaule et ses cheveux sombres et épais donnant envie de passer ses doigts dedans. Son cerveau commença à faire mille calculs, ne sachant que faire, mais certainement pas, juste, poursuivre leur chemin sans rien faire (ce que prévoyait probablement la joueuse de Quidditch). Enfin, il prit sa décision, et, la saisissant par la manche à son tour, d’une poigne ferme, il se dirigea vers l’étudiant, un sourire plaqué sur son visage. Il eut même l’audace de lui faire un signe de la main, comme s’ils étaient de vieux amis perdus de vue depuis des années.

« -Hey, Isaac ! Par ici ! Isaac ! »

Et s’il ne les avait pas vu, maintenant, il les avait au moins entendu, à part s’il était sourd, bien sûr. Sebastian ne savait pas vraiment ce qu’il voulait lui dire, mais il ne pouvait pas le laisser partir sans rien faire. Il s’imaginait déjà, tel Cupidon, réunir ces deux cœurs pour qu’ils ne fassent plus qu’un.
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Sujet: Re: There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie | Mar 17 Juil - 6:14
C’est l’une de ces nuits moribondes, où les rumeurs de la fête cèdent laborieusement aux prémices du jour. Isaac remâche sa fatigue, lourdée sur ses épaules, piquante sous les paupières. C’est la fin du weekend - dimanche (ou plutôt lundi matin), pour les travailleurs de la nuit. Dans quelques heures, les gens ordinaires retourneront au boulot, en cours, tout comme lui malgré sa fatigue et un effluve d’alcool qui parfume encore son t-shirt. Une bonne tranche de sommeil ne figure pas encore au menu pour aujourd’hui, surtout qu’il doit aller en cours dans à peine cinq heures. Alors il a pris l'habitude de venir tôt, très tôt au lycée histoire de dormir un peu à la bibliothèque avant d’aller à son premier cours de la journée et de prendre un café. C’est en quelque sorte son after work.

Quand Isaac y songe avec sincérité, ça ne ressemble guère à la vie étudiante qu’il se voulait. Heureusement, il y a quelques points positifs à son statut d’étudiant actif, notamment le faite de pouvoir manquer un cours de temps en temps, le corps enseignant se montrant moins dur à son égard que les autres.

Lorsqu’il finit de trainer une jeune femme totalement ivre sur la banquette arrière d’un chauffeur privé et qu’il enferme la porte sur son minois hagard et pourtant curieusement enthousiaste, quelques injures affleurent à sa bouche. Il gratte à la vitre du conducteur. Le bougre a cet air désabusé des employés dociles mais coutumiers. La princesse cuve les infidélités de ses parents, le milliard de chances supplémentaires qu’elle a sur la moitié du monde et autant de privilèges qu’elle n’a guère appris à reconnaître. Les deux hommes échangent quelques mots, se souhaitent la bonne nuit, et le garçon reflue d’un pas tranquille vers l’entrée de la boîte. Ordinairement, Isaac ne s’occupent pas les clients trop bourrés pour conduire, mais cette nuit les videurs sont surchargés de boulot, beaucoup de monde, il y a une bagarre entre deux hommes.

Ça allonge considérablement les heures de son service ce genre d’événements, il aurait dû finir il y a deux heures et pourtant il est encore là, il n’a pas le choix. Les lieux se vident subitement, les videurs dirigent les derniers clients vers la sortie. Isaac souffle un bon coup, armée d’une serpillière, il nettoie minutieusement les lieux, l’odeur de l’alcool est omniprésente, presque étouffante, il s’arrête presque de respirer tant l’odeur est forte. Cicéron est déjà parti, l’avantage d’être un barman et non pas un simple serveur.

Il est seul à présent du moins il en a l’impression, la boîte est incroyablement silencieuse, il savoure cet instant au combien rare et plaisant. Des bruits venant de la réserve brisent ce moment, c’est Eva, la fille du vestiaire. Elle sort maladroitement de la réserve, son sac et sa veste en cuir à la main, elle paraît autant épuisée que lui et pourtant elle lui adresse un sourire amusait. « Toujours là ? » Elle s’avance vers lui, les talons qui claquent jusqu’à un tabouret où elle y prend place.Il continue de récurer le sol, un sourire sur les lippes, il lui jette un rapide regard avant de reporter son attention sur la serpillière.

« Comme tu vois, je ne suis pas uniquement serveur mais également femme de ménage. » Elle rit, de toutes ses dents, ses lèvres sont d’un rouge éclatant, attirant. Elle a cette attitude qui ne laisserait aucun homme indifférent, elle n’a peur de rien, elle est provocante cette fille, elle croise les jambes, s’appuie contre le bar. Elle est dangereuse cette Eva, trop dangereuse pour Isaac qui se ferait rapidement dévorait s’il manquait de jugement et d’éducation. « Tu viens chez moi ? » Tentatrice, sa voix est mielleuse, alléchante, elle sait s’y prendre.

« Pas ce soir. » Il aurait aimé au fond de lui, mais il ne veut pas tomber dans cette spirale infernale d’avoir une « relation » avec une collègue, ça deviendrait trop compliqué à la longue et il a déjà pas mal de bazar dans sa vie pour en rajouter une couche. Elle fait la moue, à croire qu’elle n’a pas l’habitude de se prendre une veste. Elle se lève, réajuste sa jupe un peu courte pour elle et ses grandes jambes, ses cheveux descendent le long de son dos, son parfum vient jusqu’au nez du garçon. Elle est à côté de lui, avec un sourire qui en dit long. Elle prend en main la serpillière, l’autre glisse sur l’épaule du Montgomery, lui se redresse doucement mais surement. « Tu es quelqu’un de bien Isaac, dommage que tu sois aussi coincé. » Elle murmure comme un secret prononcé entre deux enfants. « Je ne suis pas coincé et tu le sais très bien. »

Sa main parcourt la nuque de son collègue, glisse dans ses cheveux déjà bien en bataille. « Je sais, je voulais juste voir comment tu allais réagir. Je n’aime pas qu’on me dise non, tu le sais.. » Il aurait voulu lui dire qu’il n’était pas un jouet, un objet qu’on jette et qu’on reprend comme on le souhaite, mais Isaac et sa galanterie l’oblige à rester muet, il bouge d’un pas, quittant l’emprise pesante et trop alléchante de sa collègue. Elle lâche un dernier rire, certes discret mais sonore. Elle contourne le garçon, enfile sa veste et se dirige doucement vers la sortie. « Si jamais tu sais où j’habite.. » Il ne dit toujours rien, il jette un oeil derrière lui, elle et sa démarche aguicheuse. Retourne à sa tâche, comme-ci de rien n’était.

Une heure plus tard, le garçon est chez lui, il n’y reste guère longtemps, il prend une douche (froide) et enfile rapidement un t-shirt et jeans prit au hasard, sa tête en dit long sur le fait qu’il n’est pas dormi de la nuit et qu’importe. L’aube est là, pointe vers l’appartement du sorcier, ça lui brûle presque les yeux, en ce moment il vit plus la nuit que le jour. Il enfile une paire de lunettes de soleil et prend la direction de l’université. 
Les révisions sont extrêmes pénibles pour lui en ce moment, les examens arrivent dans deux mois et il n’est absolument pas prêt, il a donné le sujet de sa thèse à ses professeurs il y a un moment et il n’y a toujours pas eu le temps de la commencer. Le temps est un luxe dont il ne peut pas profiter. Entre les cours, le boulot et ses heures de sommeil devenant de plus en plus rares, il a l’impression de perdre le fils de son année, de sa vie.

 Il est perdu dans ses pensées, l’université est quasi déserte, la matinée fut assez difficile, il a suivi comme il pouvait les cours, il a pu dormir quelques minutes à la bibliothèque entre midi et deux et pourtant la fatigue est toujours là, éreintante. Elle est omniprésente, dévorante. Il marchait vers son premier cours de l’après-midi, avec bien trente minutes d’avance, histoire de pouvoir dormir encore un peu et relire son cours. Mais son coeur venait de défoncer littéralement sa poitrine, ça le prit alors aux tripes.  
« -Hey, Isaac ! Par ici ! Isaac ! » C’était eux, lui, elle. Ensemble. Putain, la malchance le poursuit.

Il s’avance d’un pas, son copain adore un sourire amical, sourire qu’il rend mais qui paraît affreusement faux. Il tient de ses deux mains son sac à dos, une boule reste au fin fond de sa gorge et qui le fait souffrir, comme s’il venait d’avaler un produit ménager hautement corrosif. Il ne dit rien, ne trouve pas les mots face à cette situation qu’il se prend en pleine face. Il le regarde lui et uniquement lui, Ollie est légèrement en retrait. Il n’arriverait pas à supporter de la regarder elle, dans les yeux. Il avait l’impression qu’elle revenait inlassablement vers lui, inconsciemment. Comme deux aimants qui s’attirent naturellement, comme-si le destin s’amusait à les faire souffrir.
Pour qui il se prenait ce mec ? Il était très certainement au courant du passé entre Ollie et lui. Il venait afficher sa relation avec Ollie devant Isaac, sans aucun scrupule, aucune gêne, non de toute façon il n'y aurait aucune gêne de sortir avec une fille comme elle. Il cligne les paupières derrière ses lunettes de soleil, lui donnant cet air désinvolte (et ténébreux sur les bords), il tentait derrière cette muraille foncée de se contrôler, du mieux qu'il pouvait. Mais il sentait malgré lui cette rage dont il apprenait encore à faire abstraction. Jalousie quand tu nous tiens.
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Sujet: Re: There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie | Mar 17 Juil - 13:01


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Sebastian… Si Ollie ne l’appréciait pas autant, elle le détesterait probablement à cet instant précis. Elle aurait pourtant dû savoir qu’il allait foncer tête baissée. Après tout, le golden retriever ne pensait pas au bordel qu’il mettait en agitant sa queue dans un magasin de porcelaine. Et Ollie était cette dite porcelaine qui menaçait de se briser au moindre coup de vent. Elle ne pouvait pourtant pas lui en tenir rigueur. C’était elle, toute seule, qui s’était mise les deux pieds dans cette relation – si on pouvait appeler ça une relation – avec Isaac. C’était elle seule qui avait rendu leurs échanges là où ils en étaient aujourd’hui. Elle seule qui avait attiré à elle cette haine qu’il lui dédiait spécialement. Et tant pis si Sebastian avait compris de travers sa demande silencieuse, elle devrait faire avec, serrer les dents, affronter la situation pour une fois.

Sebastian s’était arrêté un instant, observant Isaac. Par Merlin en plus, il le jugeait ? Que pouvait-il bien penser de lui ? Elle était certaine qu’il lui dirait une fois sorti de l’université. Elle était même certaine qu’il ne lâcherait pas le morceau les concernant tous les deux… Elle espérait qu’il comprendrait ceci dit, que c’était une cause perdue : trop de mal avait été fait pour être réparé. Peut-être que cette espèce d’entrevue lui ouvrirait véritablement les yeux. Les joues d’Ollie s’étaient enflammées et elle avait tenté de retenir Sebastian avant qu’il ne marche vers lui. « Seb non… S’il te plait ... » Elle ne put rien faire d’autre que se laissait traîner par le joueur de quidditch. Ses pieds se prirent dans ses propres pieds et elle se rattrapa de justesse avant d’essayer de sa cacher derrière Sebastian à l’abord du garçon qu’elle… Convoitait, était ce vraiment le terme ?

Et il le héla. Ollie essaya de l’arrêter une seconde fois et lui murmurant. « S’il te plaît Seb. » C’était embarrassant. En quelque enjambés, ils s’étaient rapproché d’Isaac et Ollie baissa les yeux. L’envie de trouver un trou et de s’y planquer pour le restant de ses jours était forte. Mais il fallait se rendre à l’évidence qu’il n’y avait aucun échappatoire pour la jeune fille à cet instant-là. Il fallait juste qu’elle serre les dents et qu’elle affronte son regard sombre et toute la violence qui s’y rattachait. Ça n’allait pas être un moment agréable, mais peut être qu’après ça elle pourrait se permettre de l’oublier, de fuir à nouveau, de trouver une autre occupation, comme élever des alpagas dans une contrée lointaine… Elle releva doucement ses yeux vers Isaac.

Le pire était, que même dans sa violence la plus crue, même dans ses regards les plus noirs, elle le trouvait attirant. Il dégageait quelque chose de sexy et dangereux en même temps.. Ollie était une enfant, une adolescente tout au plus, les bad boy l’attirait. Elle, qui n’aimait pas les ennuis, faisait le contraire exact de tout ce que lui dictait son cerveau. Fantastique. Ceci dit, elle n’était pas dupe. Porter des lunettes de soleil en février trahissait clairement d’une tentative de dissimulation de fatigue. Sauf pour Seb et elle, mais c’était clairement une autre histoire. Aussi sexy, pouvait-il paraître à cet instant-là, son corps ne semblait lui demandait qu’une seule et unique chose : un bon lit. Elle conserva la remarque pour elle-même, rebaissant doucement les yeux.

Ce sourire ne la dupait pas : elle l’avait vu avec des vrais sourires et jusqu’ici, elle n’en avait jamais vu un seul qui ressemblait de près ou de loin au traitement qu’elle avait eu à Poudlard. Encore une fois, ce n’était clairement pas une surprise. Devant son absence de réaction, elle tourna son regard vers Seb, le priant de ne rien faire de stupide avant de s’éclaircir doucement la voix pour saluer le jeune homme. « Bonjour Isaac. » Sa voix semblait se perdre un peu dans l’ombre de celle de son meilleur ami, mais elle n’en avait que faire. Elle ne sentait pas à sa place ici. « Hmm... C’est Sebastian…» Elle lui avait déjà parlé de Sebastian, n’est ce pas ? Bien sûr qu’elle l’avait fait. Elle l’avait fait ? Mince, elle était certaine trente secondes auparavant et maintenant ses certitudes s’écroulait. Il n’y avait pas beaucoup de personnes au courant de cette fausse relation avec Sebastian. Surtout dans son entourage. Quelques amis très proches dont elle savait qui conserverait le secret, sa grand-mère ( pas sa mère, elle ne lui faisait définitivement pas confiance) … Et Isaac ? N’est ce pas ? Est ce qu’elle pouvait changer de sujet ?

« Tu vas bien ? » Bien sûr que non, Ollie. Tu l’importunes… Encore. Il ne voulait sûrement pas le voir, sûrement pas lui parler. Et il avait raison. Alors pourquoi diable, elle s’évertuait à essayer d’entretenir la discussion à ses côtés ? Pourquoi fallait-elle qu’elle le force ? Elle baissa les yeux, toute hésitante et terrifiée à la fois, serrant le pull de Sebastian dans sa petite main. Peut être qu’elle attrapa un peu son bras au passage, mais elle avait juste l’envie de fuir maintenant et elle faisait appel à tout son self-control pour ne pas partir en courant.

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Sujet: Re: There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie | Dim 22 Juil - 3:07
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- Sebastian M. O'Connor — Ollie V. Debenham — Isaac N. Montgomery -


"I remember mama said, "you can't hurry love, no, you'll just have to wait". She said, "love don't come easy, it's a game of give and take."  Phil Collins
Sebastian voulait toujours bien faire. C’était à la fois une bénédiction, puisque n’avoir pas un seul os de méchanceté dans son corps était forcément quelque chose de positif, mais c’était aussi une malédiction. Parce que parfois, il n’était pas assez malin pour comprendre qu’il valait mieux se taire, et laisser les choses suivre leur cours. Parfois, il fallait laisser les gens se débrouiller tout seuls. Parfois, il devait juste laisser du temps au temps, et ne pas se mêler de ce qui ne le regardait pas. Ce jour là rentrait dans le cadre du "parfois". N’importe qui aurait pu remarquer la gêne d’Ollie, mais il mettait ça sur le compte de sa timidité légendaire, et de sa propension à s’enterrer dans le sable lorsqu’elle se trouvait dans une situation où elle n’était pas à l’aise. Quant à Isaac, est-ce qu’il avait réellement noté les lunettes de soleil, les cernes de trois pans de long, le visage fermé, voire carrément hostile ? Peut-être bien que oui, mais ça ne l’arrêtait pas. Trainant sa meilleure amie comme un boulet attaché à son pied, son sourire si lumineux, si contagieux, ornant son célèbre visage, il se planta devant le jeune homme comme si c’était un vieil ami, perdu de vue depuis des années, et commença à parler, de ces longs flots de parole dont il avait le secret.

« -Salut Isaac ! Enchanté de te rencontrer, je suis Sebastian. Et tu connais Ollie, bien sûr ! Elle m’a beaucoup parlé de toi. C’est fou de tomber sur toi ici, d’ailleurs, bon, je sais que tu es étudiant ici, mais avec le nombre d’élèves qui passent par là, quelle était la probabilité de te croiser ici et maintenant ? Je ne vais pas calculer, déjà parce que j’en serais incapable, mais je suis sûr qu’elle n’est pas de beaucoup, pas vrai ! En plus, c’est un temps parfait pour discuter, aujourd’hui, il fait beau, le fond de l’air est frais, la pelouse est bien verte… Oh mais j’y pense, on ne t’a même pas dit ce qu’on pouvait bien faire ici, loin de notre stade adoré ! Tu dois t’en douter, je sais bien qu’un étudiant en médicomagie est de toute façon carrément plus intelligent que moi, mais bon, on ne sait jamais, je ne voudrais pas te laisser dans le flou, aha ! On avait une intervention auprès des Moineaux, d’ailleurs, ça a été très intéressant, pas vrai, Ollie ? Bien sûr, il enchaina sans laisser le temps à la batteuse de répondre, tant il était lancé pour parler le plus possible, le plus vite possible, sans réellement se rendre compte d’à quel point ça pouvait être épuisant, et quelque peu irritant. Oui, ils font beaucoup de progrès, les jeunes. Parfois, ils foncent un peu trop tête baissée sur les différentes balles, mais après tout, je les comprends, j’étais pareil à leur âge, et j’ai quand même fini Balai d’Or à 17 ans malgré tout. Mais ça ne me rajeunit pas, tout ça ! En plus je vais avoir 30 ans cette année, je te raconte pas l’angoisse… Ollie a tendance à me le rappeler un peu trop souvent à mon goût, mais bon, je ne lui en veux pas, ce ne sont que des boutades. Comme lorsqu’elle dit que je ressemble à un golden retriever. D’accord, je suis blond, mais je ne vois pas trop le rapport, à part ça. Mais bon, je ne le prends pas mal, après tout, j’aime les chiens. Tu aimes les chiens Isaac ? Moi j’aime beaucoup Mulligan, le berger australien d’Ollie, il est si gentil et mignon, avec sa queue touffue !

Il fit enfin une pause de quelques secondes, pour reprendre son souffle. Lorsqu’il voulait, il pouvait parler pendant des heures et des heures sans s’arrêter, ce qui démontrait une aptitude à l’apnée assez impressionnante (ça devait être Jude, qui était content). Souvent, ça lui arrivait lorsqu’il était nerveux : mais là, ce n’était pas le cas. Il voulait tellement bien faire. Que ces deux là se réconcilient, il le désirait de tout son cœur, comme ça, en plus, ils pourraient faire des doubles rendez-vous, Jude et lui, Isaac et Ollie, et ça, ça rentrait parfaitement dans la petite vie rêvée parfaite qu’il avait dans sa tête. Bruncher le samedi matin avec les gens qu’il aimait.

Mais on était bien loin de tout ça. Pour l’instant, il n’avait en face de lui qu’un garçon qu’il rencontrait pour la première fois, et qu’il assommait de paroles sans qu’il ne s’en rende réellement compte, et Ollie, à côté de lui, tirait de plus en plus sur sa manche, comme si elle essayait de lui faire comprendre qu’elle voulait partir (et c’était vraisemblablement le cas). Mais il ne pouvait pas saisir pourquoi son amie n’essayerait pas, par tous les moyens possibles et imaginables, d’essayer de conquérir le cœur de son aimé, après tout, lui le Gryffondor, le romantique, le fonceur dans l’âme, était prêt à soulever des montagnes pour ne serait-ce qu’un sourire de son écrivain de petit ami. L’irlandais voyait les choses en noir et blanc, et pas en nuance de gris. Il ne semblait pas comprendre que, parfois, les choses sont plus compliquées qu’elles n’en ont l’air.

-Mais je parle, je parle, je ne t’ai même pas demandé si tu allais bien ! Tu as cours aujourd’hui ? Tout se passe bien pour toi, à l’UPA ? Tu finis quand exactement ton cursus, que je sache quel médicomage demander lorsque je finirai aux urgences ? »

Et toujours ce sourire, presque insolent de bonne humeur et de jovialité. Il voulait qu’Isaac lui parle, il s’attendait, presque, à ce qu’il lui tombe dans les bras et qu’ils deviennent instantanément les meilleurs potes du monde, puisqu’il croyait fermement à l’adage "les amis de mes amis sont mes amis". Il sera probablement déçu, si on se référait au regard du jeune homme…
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    Les amoureux deviendront diamants
    Plus jamais je n'aurai peur de ces étranges lueurs qui apparaissent quelquefois quand je lui ouvre mon cœur. Quand les soleils s'éteignent entre deux corps amants, c'est le bonheur qui saigne, un lys entre les dents. + buckaroo.

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There's nothing more cruel than to be loved by everybody but you | Isaac, Seb & Ollie
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