Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT)

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Léandre Rosieravatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t25-leandre-rosier-la-haine-Messages : 2295 Points : 68
Pseudo : Bruleciel
Avatar : Gaspard Freak Ulliel
Crédits : Bruleciel (avatar), Ariane (signature)
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Entre le manoir Rosier en Ecosse et la Roseraie en Angleterre.
Patronus: Un Lion. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
Informations supplémentaires:
Sujet: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mar 19 Juin - 17:07
Le 25 décembre 2000, à la demeure familiale des Rosier
(Domaine de la Roseraie, Angleterre),

Il y avait pensé pendant des jours. Des semaines. Des mois. Depuis qu’il avait su que leurs étreintes enfiévrées avaient été suffisantes pour engendrer la descendance tant attendue. Depuis qu’il avait compris qu’il serait lui-même père. Les mots prophétiques de la Cassandre familiale revenant sans cesse cogner contre son crâne pour lui rappeler l’urgence de la situation. Il serait père : et ce ne serait que le début d’un long changement.

D’un bouleversement progressif de son quotidien. De sa vie.

D’un geste vif, quoi qu’étrangement patient, il serra le nœud de sa cravate. Tout allait changer. Le mariage avec Raventhrone n’en était qu’une étape. Logique. Implacable. Une assurance que son plan était parfait. Du moins, rondement mené. Autant que la courbe de ce ventre qui ne cessait pas de croître chez elle. Tout était ordonné comme il l’avait souhaité. Comme il l’avait prévu. Et ça avait toujours été le but, n’est-ce pas ?

De corrompre l’indomptable Raventhrone entre ses draps. De l’étouffer sous son joug pour être certain qu’il serait le seul ; car Léandre ne partageait pas, jamais, ce qu’il s’appropriait par la puissance féline qui le caractérisait. Il l’avait faite sienne, comme Dieu l’avait souhaité. Sans l’ombre d’un doute. Sans l’ombre d’un jugement. Et, quelque part, ce dernier crime contre la liberté de la Slave avait sonné la stabilisation de son état.

Petit à petit, le plan fomenté initialement avec Honoria portait ses fruits. Certes, sa sœur fustigeait continuellement son choix tant elle aurait préféré Mazikeen, mais au moins ils sauveraient leur lignage de la perdition. Un mal pour bien. Un mal teinté de tendresse. D’attachement qu’il aurait préféré éviter. Parce qu’il cédait un peu de sa toute puissance dans l’équation. Parce qu’il s’était laissé prendre, le lion, par le charme sibyllin de l’impitoyable Adrasteia.

Il pensait pouvoir maîtriser l’attaque du début et à la fin, comme il le ferait pour un duel tout ce qu’il y avait de plus routinier. N’était-il pas Auror, après tout ? Ça devait être une mission si aisée, au départ. Séduire Raventhrone. L’enfermer dans sa toile. L’obliger à l’épouser. Puis l’empoisonner, goutte à goutte, avec ce filtre de fertilité qui siégeait au creux de ce petit tiroir. Fermement verrouillé. Toujours soigneusement dissimulé dans ce bureau oublié et secret, au cœur des catacombes de la Roseraie. L’intoxiquer de la meilleure des façons pour qu’elle tombe enceinte.

Finalement, la bête en lui s’était révélée moins patiente. Il avait lésé la bienséance et l’ordre des choses. Un égarement de plus que le mariage venait – enfin ! – pardonner. La grâce de Dieu était immense. Infinie. Toute puissante. Et après trois jours à méditer, dans le jeun et le silence le plus total, il comprenait à quel point c’était une chose vraie. Son union consacrée avec Raventhrone laverait le reste. Beaucoup du reste à défaut de tout. Ses doigts ajustèrent les pans de son veston en un calme presque inhabituel. Tout allait changer, maintenant. Tout avait même commencé à changer.

Il devenait époux. Il deviendrait père. Il lui faudrait songer à adapter ses ambitions. Être Auror devenait un métier dangereux et incertain pour fonder une famille. Il ne doutait pas, par ailleurs, que sa femme – parce qu’elle le serait, sienne, définitivement devant les Saints et le Seigneur – plaiderait en faveur d’une position plus confortable. Il allait devoir y réfléchir. Sérieusement. Douloureusement. Car il vivait pour être ce héros honoré, Rosier fils. Il vivait pour la liesse et les acclamations. N’avait-il pas déjà versé son propre sang pour sauver les sorciers ?

Il le ferait encore. Il le savait. Il ferait son possible pour que les sorciers perdurent et triomphent de l’oppressante Humanité qui pesait sur eux.

Léandre tourna son regard vers Alban. « La broche, s’il te plaît. » Un premier sourire éclaira le visage de son cousin tandis qu’il lui donnait l’emblème familial rutilant. « Merci. » Un instant, le sorcier examina d’une mine songeuse l’artefact Rosier. Camille l’avait porté à son mariage. Gaspard aussi, avant lui. D’autres encore, au fur et à mesure que l’arbre généalogique était remonté … Sur une centaine d’année ? Plus ? Un petit objet précieux. Aussi rare et unique que cet enfant qui grandissait en Adrasteia.

Cette fois-ci, c’est lui qui laissa ses lèvres s’ourler d’une satisfaction visible. Puis, il vint la glisser sur son veston, au-dessus du cœur. « Nous pouvons y aller. » Alban avait hoché la tête avant d’ouvrir la marche. Léandre le suivait, le visage reprenant son sérieux habituel.

Tout ne s’était pas toujours déroulé comme prévu, mais le plan initial subsistait. Il donnait l’impression que tout suivait son cours normalement. Logiquement. Après avoir marié Raventhrone devant la loi, il ne lui restait plus qu’à l’épouser devant Dieu. Un vingt-cinq décembre. Amusant. Il était gagnant, dans l’affaire, finalement : car il se faisait compagne d’une amante.

D’un pas décidé, définitivement impérial, il finit par gagner la réception et le dernier chemin qu’il lui restait à franchir. Au passage, l’Auror serra quelques mains d’une poigne assurée. Il avait hâte, bien entendu. Qui ne l’avait pas, hâte ? Probablement Sibylle. Mais qu’importe. Léandre fila à travers les salutations. Aujourd’hui, plus que tous les autres jours, il était maître en son territoire. Il ne lui restait qu’à attendre Adrasteia.

C’était bien ça, exact ? Devoir attendre.



Dad's job

Spoiler:
 
Siobhan Kvelgenavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t145-siobhan-kvelgen-soyez-lMessages : 874 Points : 750
Pseudo : Kvelgen
Avatar : Katheryn Winnick
Crédits : Astra pour la signa
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: L'Enclave Résidentielle sorcière, à l'Est - Second manoir
Patronus: Un loup arctique
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mer 20 Juin - 11:28


Say amen

Q
u'il était beau dans son costume. Siobhan lissa son dos et ses épaules plus par principe que par réelle nécessité, le scrutant de long en large, des pieds à la tête, pour que tout soit absolument parfait. Tout impérial qu'il était, et malgré l'immense fierté qu'elle ressentait à le voir ainsi, la blonde ne pouvait s'empêcher de ressasser quelque souvenir d'un lointain passé où Léandre n'était qu'un ado, une époque où le mariage était une notion bien vague pour eux et où son lion et elle-même étaient encore insouciants. "On verra bien un jour" qu'ils se disaient, et ce jour était venu. Derrière lui, elle le regardait tandis qu'il remontait sa cravate, pleine d'une joie indescriptible et d'une hâte toute aussi féroce que son envie de le serrer fort dans ses bras. « Tu es resplendissant Léo. »

Il accrocha bientôt sa broche et elle ne put retenir un petit sourire en coin lorsque ses yeux caressèrent cet artefact plus que centenaire, frissonnant à tout ce qu'il lui inspirait. Frissonnant pour tout ce qu'il représentait. Puis tous sortirent de la pièce et se dirigèrent vers le lieu de la cérémonie, Alban ouvrant la marche, elle la fermant, juste avant d'aller se placer un peu derrière Léandre sur sa droite.

La louve trépignait d'impatience, et son visage était une toile sur laquelle était peinte une joie presque enfantine toute en nuance de limpidité et de clarté ; car c'était un évènement rare et, surtout, très important pour tous ceux qui partageaient la vie de Léandre et de la famille. Car c'était un évènement qui tenait à cœur à la scandinave. Son cousin, son frère, son plus vieil et loyal ami allait lier sa vie à une femme qui n'était autre que l'une des protégées de la blonde - une jeune femme a qui elle avait offert son aide dans le but de contrôler ses pouvoirs naissants de pyromancie, et une jeune femme qu'elle avait appris à connaître et donc les fastes sybillines l'avait tout de suite charmé. Adrasteia était un mystère vivant. Un prisme taillé par un maître ; un comble pour l'héritière d'un des plus grand empire de la pierre précieuse, et une personne qu'il était plaisant de sonder et d'apprendre à connaître.

Autant dire qu'elle avait rapidement approuvé son choix.

Léandre n'était pas homme à se satisfaire de la facilité, de tous temps il avait toujours cherché à relever des défis, à se mettre en danger, à mériter ce qu'il obtenait. Et c'est pour toute ces raisons que le mariage avec Raventhrone lui avait semblé évident dès qu'elle avait su. Car avec elle il ne s'ennuierait pas. Car avec elle, il aurait tout ce dont il a besoin. De l'amour, immanquablement, mais aussi quelqu'un avec qui il pourrait avoir de la conversation et qui saurait attiser toute la fougue de ce lion de Némée ; son lion de Némée, qui dans quelques minutes à peine ne serait plus totalement à elle. Et, quelque part, ça lui faisait quelque chose d'avoir cette impression de le perdre un peu au profit d'une autre femme. Et à la peine diaphane se superposait la peur que tout ne soit plus comme avant. Mais tout ça n'était que des songes d'un cœur sensible, n'est-ce pas ? Et il serait toujours le même.

Il serait d'ailleurs même un peu plus sage, maintenant.

La seiðkona patientait et ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d’œil en direction de l'allée pour guetter l'arrivée d'Adrasteia, toujours aussi souriante et gaie, rayonnante de vie dans sa robe qui comme ses boucles d'oreille avaient été confectionnées par l'entreprise de sa future belle-sœur. Tout était absolument parfait, car tout autours d'elle patientaient nombre de personnes qu'elle aimait et qui lui étaient proches. C'était un moment unique donc elle se souviendrait toute sa vie dans les moindres détails. Pour une fois, Léandre ne serait pas le seul à avoir une mémoire eidétique. Elle en gageait.
 
code by bat'phanie




Seiðkona
Kvervandi Liv av kvar ein død, død av kvart eit liv. Hjulet syng om ringar, ikkje linjar | Life from every death, death from every life. The wheel sings of rings, not lines.

Emilia Clickerlyavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t140-emilia-les-animaux-sontMessages : 2903 Points : 182
Pseudo : Ama
Avatar : Emily Blunt
Crédits : Ama
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis
Patronus: Un appaloosa léopard
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mer 20 Juin - 14:01
Je n'en revenais toujours pas que mon ancien camarade d'aventures allait se marier et en plus, le jour de mes 30 ans. Il paraîtrait que cette date porte bonheur pour une naissance et bien, j'en doutais fortement !

Léo était si fougueux que j'avais peur qu'il refuse de se poser. N'ayant pas pu assister à la soirée de fiançailles, je n'avais pas eu la chance de rencontrer sa fiancée. Elle devait être exceptionnelle pour avoir réussi à le séduire et à se faire aimer de lui. Rien que son prénom était magnifique : Adrasteia. Il me faisait voyager.

En prévision de ces noces, j'avais commandé une robe fushia chez une couturière sorcière que m'avait recommandée Amaranthe. Le regard et l'opinion du gratin sorcier m’indifféraient. Mais, j'avais peur que parmi les invités, il y ait des extrémistes. Peut-être même que les assassins de mon mari seraient présents ? Mais, comment les reconnaître ? Ils cacheraient leur noirceur derrière un visage impassible et un petit sourire de circonstance.

Alors, j'avais demandé à la talentueuse styliste de me créer une tenue qui cacherait ma grossesse. Je ne voulais pas que l'on me pense fragile. Je contemplais mon reflet dans ma psyché et c'était incroyable, mon ventre avait disparu ! Nul ne pourrait deviner que j'attendais deux heureux événements.

Sûre de moi, je me rendis à la célébration. Il y avait déjà beaucoup de monde. J'aperçus Léo braver la foule et serrer quelques mains puis, il rejoignit l'autel, attendant de s'unir avec son âme sœur. Je lui offris un large sourire quand nos regards se croisèrent.

D'une démarche dansante, j'allais m'installer à une place libre. Mon regard azur se posa sur Siobhan, je lui fis un petit signe de la tête pour la saluer. Etant la cousine du marié, elle était placée au premier rang. Son visage exprimait une telle joie qu'elle en était touchante. Prévoyante, j'avais apporté un mouchoir car je savais que j'allais verser des larmes quand les deux promis échangeraient leurs vœux. Et je n'avais pas oublié mon appareil photo. J'avais bien l'intention d'immortaliser cette union. 



PROUD MEMBER OF ::
 
Adrasteia N. Rosieravatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t283-adrasteia-n-raventhroneMessages : 1360 Points : 42
Pseudo : Mie
Avatar : Zhenya Katava
Crédits : Mie
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus: Euplecte à longue queue.
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Ven 22 Juin - 1:56
My church offers no absolutes.
I'll worship like a dog at the shrine of your lies. I'll tell you my sins and you can sharpen your knife
Offer me that deathless death, let me give you my life.
1 548 mots
say amen

E
lle était febrile, pour tout dire. Impatiente et agitée, sans équivoque. Et ce n’était pas tant par les potentiels imprévus qui rôdaient comme des charognards attirés par l’air anxieux qui lui dépeignait les traits, qui l’inquiétaient. Tout comme il lui semblait, qu’aussi épuisants et irritants étaient-elles, les agitations d’un être indubitablement à l’étroit en son ventre, n’arrivaient pas à faire compétition avec la nervosité qui lui retournait le ventre. Et elle avait soufflé, si lentement, si péniblement. Assise au bout du lit alors qu’elle tentait maladroitement d’en calmer ses craintes.

Et elle avait été si calme, pourtant, tout au long des deux dernières semaines. Si posée, lorsqu’il était parti. Lorsqu’il l’avait quitté pour un exil volontaire. Parce qu’il reviendrait, forcément, et qu’il l’attendrait, fièrement aux pieds de l’autel. N’est-ce pas ? Ne lui auraient-ils pas déjà confessé, s’il n’y s’y trouvait pas déjà ? Ou peut-être pas … ? La pièce lui avait semblée soudainement si vide, si grande, seule à se reposer du mieux qu’il lui était possible alors que tous s’activaient pour préparer les derniers détails pour enfin débuter la cérémonie. Seule avec ses songes, seule avec cette petite pousse, seule à douter malgré elle, malgré lui.

Parce qu’elle avait beau s’enflammer chaque fois qu’il s’octroyait les droits de délimiter les interdits de ses actions, les frontières de ses déplacements. Ou qu’elle n’avait jamais eu peur de lui pester au visage le moindre de ses faux pas, à son encontre, à le haïr pour toutes ces fois où elle croyait qu’il ne l’aimait plus, qu’il ne l’aimait pas. Raventhrone ne plierait pas l’échine devant un roi qui ne voulait pas reine. Raventhrone ne se soumettrait pas à un roi, qui ne la considérerait pas, ni elle, ni ses démons.

Et pourtant. Raventhrone avait peur, avait ces quatre lettres maudites au bout des lèvres, qu’ils n’arrivaient pas à se départir malgré leur bonne foi. Et si-

Et s’il n’y était pas. En bas. Là-bas.

Et s’il n’avait que constaté, au bout de son exil, à la durée d’un hommage à la trinité, qu’il ne voulait pas, ne voulait plus. Et s’il s’était enfin décidé. Et s’il avait finalement réalisé l’erreur à venir.

Et si elle avait fauté, sans même le savoir.

Et s’il se trouvait, qu’aujourd’hui était le prix d’une sanction à payer. Et s’il n’y était pas, En bas. Là-bas ? Les autres lui auraient déjà fait la confession, n’est-ce pas ?

Ses doigts avaient doucement soulevé le pendentif qui siégeait sur ses genoux depuis un moment maintenant, un faible sourire étirant ses lèvres. Quelque chose de nouveau, quelque chose de vieux. Un présent d’une amie aux cheveux d’or, un coffre-fort délicat pour y conserver ses premiers souvenirs. À commencer par quelque chose de vieux, pour le passé que l’on n’oublie pas au détriment du futur. Une griffe de dragon, le premier dragon qu’avait possédé Laurentius. Quelque chose de nouveau pour protéger ce qui était vieux. Ce qui manquait. Pour mieux affronter ce qui viendrait, ce qu’ils traverseraient. À deux, pour ce trois qu’ils étaient pourtant déjà.

Parce qu’ils tentaient depuis quelque temps, de se montrer patient pour ce futur qu’ils avaient composé par le passé.

Et s’il y était ? Bien évidemment qu’il l’attendait. Il les attendait tous les deux, bien fièrement au détriment de menaces précaires qu’elle s’inquiétait malgré eux. Parce qu’elle avait beau hurler à qui voulait bien l’entendre qu’elle n’avait pas peur du Rosier vénéré de ses honorables combats. Raventhrone avait peur, d’avoir mal, d’avoir si mal de ne pas devenir Rosier. N’étaient-ils pas longs ? Avant de venir la chercher ?



Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
Jonathan Rowleavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1251-jonathan-rowle-la-guerre-c-esMessages : 762 Points : 143
Pseudo : Flow
Avatar : David Tennant
Crédits : signature : Schyzophrenia (bazzart) avatar : white rabbit
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Résidences du centre-ville
Patronus: Un python royal
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Ven 22 Juin - 5:43

Say Amen

- Mariage de Léandre Rosier & Adrasteia Raventhrone -


"They are the chosen ones who have surrendered. Once they were particles of light, now they are the radiant sun. They have left behind the world of deceitful games. They are the privileged lovers who create a new world with their eyes of fiery passion." Rumi
« -Pourquoi ils se marient, Léandre et Adrastela, tonton ?

-C’est Adrasteia, crevette, si tu n’arrives pas à le dire, appelle-la Adra, je suis sûre qu’elle sera d’accord. Et ils se marient… et bien, parce qu’ils s’aiment.

-Ça veut dire que si j’aime un garçon je vais me marier avec lui ?

Je rigolais doucement. Les enfants étaient vraiment des êtres extraordinaires. Elle était si jolie, Annie, dans sa robe de bouquetière, et elle prenait son rôle très à cœur : cela faisait des semaines, depuis qu’elle avait appris qu’elle aurait ce rôle lors du mariage des deux Sang-Purs, qu’elle s’entrainait consciencieusement à répandre des pétales sur le sol, au grand damne des jardinières du quartier.

-Pas forcément, non. Si tu aimes un garçon, ou une fille, d’ailleurs, tu peux l’épouser, si tu veux, mais tu n’es pas obligée, c’est un choix. Un moyen de montrer au monde entier votre amour, de prêter serment que vous serez toujours là l’un pour l’autre, quoi qu’il arrive.

-Oh. D’accord. Bon, tu as fini de te préparer, tonton ? On y va, allez !

Je remis une dernière fois en place ma cravate. L’Ukra avait eu la gentillesse de nous fournir costume et robe, et j’avais prévenu Annie : les tenues que nous portions coûtaient plus cher, probablement, que tout ce que contenait notre appartement, et elle devait y faire bien attention. Elle s’impatientait, ma nièce, mais j’avais mis, tout au plus, une dizaine de minutes à me préparer alors que j’avais dû, pendant presque une heure, m’occuper de tresser et nouer ses cheveux dans un motif compliqué (mais du plus bel effet, je devais bien l’avouer), compétence que j’avais appris au cours des dernières semaines, à l’aide de livres, d’entrainement, et de litres de sueur déversées. Sans perdre plus de temps, je pris ma nièce par la main, avant de me diriger, d’un pas décidé, vers l’antichambre où devait m’attendre Adrasteia, comme le voulait la tradition.

Lorsqu’elle m’avait demandé de la conduire jusqu’à l’autel, dire que j’avais été ému était un doux euphémisme. La jeune femme avait perdu ses deux parents, et elle me faisait confiance, à moi, un Auror déchu, pour confier son bras à mon ancien élève ? Je ne savais pas ce que j’avais fais pour mériter cet honneur, surtout quand on savait à quel point la Raventhrone et le Rosier étaient des personnes exceptionnelles, et que des dizaines de personnes se seraient damnées pour simplement les côtoyer, mais j’étais bien décidé à être à la hauteur de la tâche qu’on m’avait confié. Des larmes avaient coulé, et d’autres couleraient encore, probablement, car la joie et l’émotion qui serrait ma poitrine, alors que je pensais à ce jeune couple, à cet être qui grandissait dans le ventre d’Adra et qui, bientôt, naitrait dans une demeure remplie de tant d’amour et de tant de tendresse, me laissaient à penser que, finalement, tout espoir n’était pas perdu. Si la guerre avait détruit bien des esprits et des corps, le mien en premier, l’espèce humaine, dans toutes ses extraordinaires contradictions, avait encore de beaux jours devant elle, pour peu qu’elle prenne exemple, au moins en partie, sur ces deux amoureux qui s’apprêtaient à se lier devant le Tout Puissant.

La porte s’ouvrit dans un petit grincement, et la vision enchanteresse de la slave, magnifiquement apprêtée dans sa robe si blanche, qui ne cachait pas son ventre porteur de la vie, mais au contraire, le sublimait, me coupa le souffle. Rien que d’imaginer l’expression sur le visage de Léandre, lorsqu’il la verrait marcher vers lui… Nous vivons des jours bien heureux, me surprenais-je à penser. Où était passé l’homme si sévère, si morose, qui dominait habituellement mon esprit ? Endormi, probablement. Les pleurs de détresse n’avaient pas leur place, dans un mariage aussi pur et magnifique que celui-ci.
Il était difficile de rater l’expression de nervosité, sur le visage d’Adrasteia, néanmoins. Probablement avait-elle peur d’un raté dans l’organisation, ou bien, de devoir faire face à tant de personnes, tant d’individus qui n’étaient pas forcément en faveur de cette union. Car il y en avait, je le savais bien. Je n’étais pas dupe, étant moi-même l’un de ces aristocrates qu’on appelait "traitre à son sang" : si je voyais l’enfant qui allait bientôt naître comme une bénédiction, certains voyaient d’un mauvais œil sa confection, bien trop rapide, avant même la célébration de leurs noces. Je me baissais, doucement, pour que mon visage soit à la hauteur de ma petite protégée, captant son regard.

-Adrasteia. Vous êtes une vision angélique, la complimentais-je, totalement honnête.

Je lui souris, essayant de la réconforter, de lui faire comprendre que tout allait bien se passer, que c’était son moment, à elle et à personne d’autre, et que personne ne pourrait lui enlever ce fait indéniable. Lorsque ses yeux et ceux de Léandre finiront par se trouver, alors qu’elle marcherait vers lui, elle comprendrait probablement que toutes les épreuves qu’elle avait traversé, le chemin qu’elle avait parcouru, n’avaient pour seul objectif que cet instant si précieux. Annie, visiblement, était d’accord avec mon compliment, puisqu’elle s’approcha de la mariée, un peu intimidée, les yeux écarquillés devant sa beauté et son apparat, et lui dit d’une petite voix fluette :

-Tu ressembles à une princesse, madame Adra.

Un autre petit rire de ma part. Mon cœur était tellement rempli d’allégresse, qu’il menaçait d’exploser à tout instant. Tout était prêt. Je savais que les invités étaient là, à l’attendre, que Léandre devait être bien nerveux, près du prêtre et de ses témoins, et que les musiciens commenceraient à jouer au moment même où ils apercevraient un voile, au bout de l’allée. Annie savait parfaitement ce qu’elle devait faire, et elle serrait très fort, dans ses petites mains, son panier qui contenait des pétales de fleurs – pas de roses, bien sûr, même si nous nous trouvions dans la Roseraie. Je tendis la main à celle qui serait ma fille, pour la journée, et, je l’espérais, pour les années à venir.

-Si vous êtes prête, ma chère… Tout est prêt pour vous. »

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1009 WORDS.



there's no peace in quiet
Just footsteps on the stairs, Whispers in the silence Remind me you're not there.
Ella Kvelgenavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1655-i-dare-you-i-double-dare-you-Messages : 313 Points : 465
Pseudo : M
Avatar : Léa Seydoux
Crédits : Bazzart
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Tour d'Or Blanc, colocation avec Charlotte Moore, Atlantis
Patronus: Diable de Tasmanie
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Sam 30 Juin - 6:10
Flap flap flap flap. Ouais, c’était le son qu’Ella faisait à chacun de ses pas. Des tongs ; c’était le plan. Fallait économiser la plante de son pied gauche, qui souffrirait sans doute un peu plus tard de devoir porter des talons. En plus, elle en avait jamais porté. Disons que son entraînement avait commencé y a vaguement deux semaines, toujours entourée de mains compatissantes pour s’appuyer avant de se rétamer lamentablement. Pas tout le temps, juste les dix premières fois – et encore, elle était gentille ! Ce qu’elle faisait pas pour ce foutu mariage, sérieux. Mais au fond, tout au fond, ça lui plaisait.

La princesse refoulée en elle s’était trouvée magnifique lorsqu’elle avait passé sa robe sanguine, rehaussant la pâleur délicate de sa peau. Le drapé léger qui partait de ses épaules jusqu’à ses pieds rappelait une cape ; ça faisait très sorcier, en fait. A ses oreilles, deux fines larmes d’or, simple, basique. Le rouge qui dessinait sa bouche venait rappeler la teinte de sa robe, contrastant avec le bleu presque pur de ses yeux à peine maquillés. Fashion rule ; c’est soit les yeux, soit la bouche, mais pas les deux ! Le but était pas de ressembler à une timp qui fait les sorties de pubs. Mais les filles l’avaient bien aidée pour assembler tout ça, pour accorder sa tenue du jour. Heureusement ; c’était pas vraiment dans ses habitudes vestimentaires. On était loin du look pseudo punk habituel. Ça en choquerait plus d’un, c’était sûr.

Bon, maintenant que la description est faite, revenons à nos flap flap. Une coupe de champagne pétillant à la main, la jeune femme entra dans la pièce où Adrasteia patientait. Un sourire s’esquissa naturellement sur son visage ; elle avait quelque chose de rayonnant, d’intouchable et d’inaltérable, malgré son air pensif et ses pensées à demi-claires. Ça se sentait ; la préoccupation de la future mariée, paraissait que c’était normal comme phénomène. Mais justement, elle avait de quoi lui redonner du cœur au ventre.

« - Tiens, regarde ce que j’ai trouvé ! Ca va t’faire du bien. Quelque chose clochait. Les regards perplexes des deux individus présents le lui indiquaient, en tout cas. Et puis ça a fait tilt. Oh putain… Pardon Adra, j’suis pas habituée. » déclara-t-elle en jetant un regard navré au ventre de son amie, tendu par la grossesse. « - Bon bah hein, faut pas gâcher ! & elle engloutit d’un trait le liquide mordoré. Finalement, qui avait le plus besoin de courage ? Tout est prêt en bas ? » interrogea-t-elle en se tournant vers John. Elle ne le connaissait pas, mais ils avaient été présentés pendant les préparatifs. Nul doute que s’il était là, c’est qu’il devait compter pour la Russe. Ils comptaient tous et seraient tous présents jusqu’au bout pour qu’elle passe une journée mémorable. Voire grandiose, sans se vanter.


The soft and cold embrace of death comin' for ya

by Wiise
Ariane D. Rosieravatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t167-ariane-rosier-toujours-Messages : 172 Points : 0
Pseudo : Oror
Avatar : Eva Green
Crédits : Nemesis
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Enclave sorcière
Patronus: Faucon Pelerin
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Sam 30 Juin - 10:49
C'est avec un sourire teinté d'une certaine tristesse que la Rosier balaya la salle du regard. Réfugié en hauteur, encore à l'abri des regards, elle regardait le fourmillement s'étalant à ses pieds, écoutant le léger brouhaha qui montait de la foule rassemblée. Toute la famille, à son grand complet, était là, rassemblée pour cet événement unique, exceptionnel. Nombre des invités étaient aussi des amis de la famille, et bien sûr, la famille et les amis de cette chère Adrasteia. Tout ce monde... Toute cette foule... Face au sentiment d’oppression qui la gagnait, la Rosier prit une profonde inspiration, obligeant ses épaules à se relâcher et ses mains à se décrisper. C'était un beau jour. Un jour heureux. Comment pouvait-il en être autrement ? Six mois après son retour chez les vivants -c'est ainsi qu'elle l'appelait désormais- elle ne pouvait pas participer à événement plus heureux... Et pourtant... Pourtant...

Une bruit dans son dos la fit se détourner vivement de son observation de la foule, à la limite du sursaut. Mais très vite, un large sourire s'afficha sur ses lèvres quand elle vit Alban sortir de la pièce, très vite suivi de Léandre. En croisant son regard céruléen, un sentiment de fierté envahit tout l'être de la jeune femme, en même temps qu'un violent pincement au cœur. Il était sur le point de se marier. Et dans quelques temps, il ne tarderait pas non plus à être père... Deux changements importants dans une vie... Deux changements à l'aspect si... définitif pour l'aînée des cousins Rosier. Allait-elle perdre son âme-sœur ? Son cousin tant adoré ? Tant adulé ? C'était une perspective qui l'effrayait tant. Il avait été d'un si grand -d'un immense- soutien pour elle ces derniers mois. Et elle craignait de voir ce qu'elle allait devenir, sans cet indéfectible soutien. Sans sa présence quotidienne dans leurs bureaux, dans leur maison atlante...

Mais elle se força à sourire, à ne rien laisser paraître de cette peur qui la rongeait tant. Elle fit un pas léger, aérien, empli de cette grâce féline commune aux membres de la famille, pour s'approcher de son cousin et poser des mains délicates sur ses bras, le détaillant un instant. « Tu es superbe Léandre... Je suis certaine qu'Adrasteia va faire de nombreuses jalouses aujourd'hui... » A nouveau, une grande inspiration, calmant son faible tremblement, avant d'enlacer Léandre, l'espace de quelques instants. Une courte étreinte, hors du temps, avant de le libéré pour qu'il reprenne sa route, vers un destin tout tracé. Elle suivit des yeux leur petite procession, tout en restant perché dans son observatoire. Elle veillait. Elle veillait sur eux, sur la foule, tout en se perdant dans ses pensées, partagée entre la fierté, la joie, et une forme d'anxiété légère qu'elle s'efforçait de faire taire. Pour le bien de Léandre. Pour leur bien à tous...


Now it's time
to vengeance
These violent delights have violent ends


Spoiler:
 
Tatiana L. Voronkovaavatar
• Moldu •
• Moldu •
http://www.catharsis-rpg.com/t1678-tatiana-l-voronkova-y-know-soMessages : 204 Points : 140
Pseudo : Alda/Sha
Avatar : Amelia Zadro
Crédits : Elenwë Galerie
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Appart’ d’Adra qu’elle squatte, tmtc wsh
Patronus: I wish
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mar 3 Juil - 13:00


Say Amen
Ft. Tout le monde!
Il n’y avait plus de temps à perdre. Le temps filait entre ses doigts encore plus sournoisement que le fil qu’elle utilisait pour corriger à la dernière minute l’ourlet rebelle qui ne faisait qu’à sa tête. Elle avait un horaire chargé, précis, à suivre de très près pour la journée entière. En nouant le fil contre le tissu bordeau de sa jupe, elle révisa tout ce qu’elle avait à faire avant le début de la cérémonie. D’abord, aller vérifier que les musiciens étaient bien installés. Ensuite, aller rencontrer le responsable du centre, et s’assurer qu’elle serait bien assise. Puis, retourner auprès d’Adrasteia et lui chuchoter quelques douces paroles pour lui calmer ses nerfs à vif.

Anya cassa le fil entre ses dents, rangea son aiguille à la hâte et s’extirpa de la pièce en silence. John venait d’arriver auprès de la mariée, ce qui lui donnait quelques minutes de libre pour s’assurer que tout était dans l’ordre. Elle devait se hâter, cependant; la cérémonie allait commencer d’un instant à l’autre ! Alors, avec tant bien que mal, elle se dirigea vers la salle d’un pas rapide et mal assuré, comme elle manquait sérieusement d'entraînement à ce sport extrême qu’était la marche en escarpins. Sur sa tête, son chignon serré ne semblait nullement se préoccuper de ses pas rapides, bien ancré sur son crâne.

Elle arriva enfin face la salle de cérémonie et la vit enfin : Valerya. Elle était foutrement bien vêtue pour une démente internée, mais son regard inquiet trahissait son état de santé. À son bras, un jeune homme vêtu de blanc semblait lui parler doucement, discrètement, comme un parent qui souhaite rassurer son enfant. Anya releva ses manches de dentelle et s’approcha du couple. « Mr Dawson, hein? Bonjour. Et, heu, merci. Pour Valerya. S’il-vous-plaît, me suivre. Vos places. » Elle leur assigna un siège à l’avant, et rappela au responsable qu’ils devaient quitter avant la réception. Tout l’énervement d’une telle fête risquait de troubler la malheureuse déjà confuse. Il acquiesça, lui souhaita bonne chance et installa Valerya avec précautions. Anya les observa quelques instants, avant de se souvenir de sa prochaine tâche. Pas de temps à perdre.

Elle chercha du regard l’orchestre, ses amis,, et les trouva en un rien de temps. Ils étaient prêts, là où elle leur avait indiqué la veille, et étaient tous extrêmement concentré à accorder leur instrument. Elle les rejoignit discrètement. « Tout va bien ? » Ils relevèrent la tête à l’unisson et tous se mirent à sourire. Ils étaient six ; Maurice et Michelle au violon, Lauren à l’alto, Danny au violoncelle, Alena à la harpe, et Duncan… debout. Anya le dévisagea du regard, et Maurice s’empressa d’expliquer : « Le piano était de trop. Mais il va nous rejoindre pour la réception, ne t’en fait pas. Même que l’instrument est déjà sur place. » Rassurée, Anya hocha la tête. Elle leur souhaita à tous bonne chance, et elle leur promit de les rejoindre durant la réception pour jouer à leur côté. Michelle s'esclaffa, en lui disant qu’il serait plus adapté d’une demoiselle de faire la fête plutôt que de jouer comme une bonne. Anya rit jaune, avant de leur dire au revoir et de s’éloigner. Elle était fière de pouvoir offrir ce service à Adrasteia ; elle serait la première mariée à se rendre à l’autel sous le son angélique des instruments de bois et de verre. En effet, Michelle, Danny et Alena jouaient d’instruments magiques, conçus entièrement de verre, et leur son doux et rare saurait à coups sûrs émerveiller les invités.

Elle quitta enfin la salle pour rejoindre Adrasteia. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle remarqua qu’Ella les avait rejoint, et elle semblait se confondre en excuses. Elle déposa le verre qu’elle avait à la main, et Anya crut comprendre la scène qui s’était produite en son absence. Elle s’avança à son tour, s’agenouillant auprès de sa soeur, en prenant bien soin de ne pas découdre son foutu ourlet par mégarde. « Il te faut quelque chose? Tu es ok? » Elle observa la pièce machinalement, avant de réaliser qu’il manquait un morceau au puzzle. « Pansy est où? »
code by bat'phanie




I will never be satisfied
Charlie L. Weissavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1366-charlie-weiss-l-esprit-domineMessages : 102 Points : 0
Pseudo : Kvelgen
Avatar : Ben Robson
Crédits : /
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mer 11 Juil - 11:49

   
Say amen
Mariage de Léandre & Adrasteia

   
« My sun and stars ; Moon of my life »

Qu'il était plaisant de se sentir observé par une horde au sang supposé tellement plus pur que le sien. Et qu'il était agréable, à l'entente d'un rire, de penser que des railleries avaient été proférées à son encontre. Parce qu'après tout il était si différent d'eux, ils devaient bien se douter de son rang, de son sang, et ils devaient si bien cerner ses défauts au vu de leur joie tandis qu'ils semblaient les souligner avec toute l'acidité propre à l'aristocratie sorcière.

La main de Charlie se resserra autours de celle d'Alda pour se rassurer, et il chercha son regard pour y trouver de cette confiance qu'elle avait en elle-même, comme pour en accaparer une partie. Sa confiance en elle, oui, mais, surtout, la confiance qu'elle avait en lui. Il cherchait cette étincelle, cette flamme qui brillait dans son regard lorsque elle le voyait et qui lui renvoyait une image de lui bien plus juste que celle qu'il avait. Dans son regard il n'était pas un né-moldu, ni même un animateur radio, et il était encore moins quelqu'un de laid ou d'inintéressant. Il était un homme qui avait sa place dans le monde, il était magnifique, il avait de la valeur. Il était aimé.

Une seule plongée au fond des yeux si profonds d'Aldabella avaient suffit à lui donner comme un second souffle. Il lui sourit tendrement, inspirant à pleins poumons tandis que les songes délétères se faisaient déjà bien lointains et qu'il s'extirpait de l'abîme de tendresse aux contours noisette ; il n'entendait plus les rires, il ne pensait plus à son rang.

Rapidement le marié s'était présenté sous les regards tous plus joyeux les uns que les autres des invités ; le sien y compris. Il ne connaissait pas bien le jeune homme, pas encore tout du moins, mais il était incapable de ne pas ressentir la joie ambiante et du bonheur pour celui qui allait bientôt lier son destin à celui d'une femme qu'il aime. Le suisse se pencha vers Aldabella, parlant à semi voix basse

« Si la mariée est aussi belle que ce qu'il est beau ce sera le meilleur mariage auquel j'ai assisté. Ils ont fait les choses bien, c'est impressionnant. »

Et distraitement, naturellement, et aussi doucement qu'il était possible de le faire il avait caressé du pouce les doigts de Bella, son regard volant de tête en tête avant de finalement se fixer sur le marié.
(c) D?NDELION
Poppy Irvineavatar
• Étudiant Sorcier •
• Étudiant Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t356-poppy-who-in-the-world-Messages : 2194 Points : 184
Pseudo : Callipyge
Avatar : Lily-Rose Depp
Crédits : Avatar : Morphine | Signature : EXORDIUM.
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Résidence Universitaire des Faubourgs, Bat. 3
Patronus: Un écureuil roux ; elle a longtemps eu un petit singe Capucin, qui était le patronus de Tomás qu'elle avait accaparé, mais elle a enfin retrouvé le sien.
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mer 11 Juil - 15:38
Mariage d'Adrasteia et Léandre Rosier - 25 Décembre 2000.

Les délicats reflets dorés de sa robe brillaient devant le miroir. Olive, juste à côté, avait presque les larmes aux yeux.  « T'es sûre que j'peux pas venir avec toi ?... J'aimerai bien faire un mariage moi aussi ! ». En réponse, Poppy avait simplement rigolé en secouant négativement la tête. Au départ, elle redoutait de se rendre seule à ce mariage, surtout pour un lendemain de Noël. Mais finalement, au vu des péripéties en ce moment, un peu de temps avec elle-même, des gens qu'elle ne connait pas, des boissons et mets sûrement délicieux, le tout passé à contempler le bonheur d'une jeune femme avec qui elle avait beaucoup partagé : elle ne pouvait pas rêver mieux. Le fait que l'époux était ce Léandre ne serait qu'un minuscule point noir auquel elle ne prêterai pas attention.

Pour fêter l'occasion, Poppy avait pris son courage à deux mains, le serrant bien fort contre son cœur, pour oser aller contre sa phobie et transplaner jusqu'au manoir. Ça n'avait pas été si dramatique, quelque peu nauséeuse et les cheveux ébouriffés, elle s’essaya tout juste une paire de secondes sur un petit muret pour respirer un grand coup et passer sa main dans ses cheveux pour en refaire la coiffure. Isla y avait passé du temps, il serait donc hors de question que tout ne soit pas parfait !
En poussant les portes du manoir, la petite Poppy habituellement si exubérante se sentit soudainement minuscule. Toute petite, au sein de la bâtisse et parmi cette foule d'inconnu. Au loin, elle remarqua Siobhan qu'elle reconnaissait, à qui elle lança un grand sourire avant de prendre place du côté où on l'avait assigné. Elle salua sa voisine, poliment. Poppy avait beau ne pas apprécier le Rosier, elle reconnaissait tout de même que son costume lui allait à merveilles et que toutes les personnes ici rayonnaient.

Se sentant à la fois de trop et à la fois honorée d'avoir été invitée, l'étudiante se replia dans une sorte de mutisme inespéré. Ceux qui la connaissaient auraient même pu croire qu'elle était malade. La vérité pourtant, était que voir tous ces invités souriants lui faisait songer à mille et uns souvenirs de belles choses. Ce Noël serait plus doux que les précédents dont la nostalgie avait toujours un goût néfaste et désagréable. Bien assise sur sa chaise, Poppy souriait béatement, faisant claquer ses ongles entre eux de façon mécanique, en attendant que les lourdes portes ne soient poussées pour dévoiler la princesse que devait être Adrasteia dans sa superbe robe.



KEEP YOUR TEMPER
Poppy glousse en #FF3333

 
Léandre Rosieravatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t25-leandre-rosier-la-haine-Messages : 2295 Points : 68
Pseudo : Bruleciel
Avatar : Gaspard Freak Ulliel
Crédits : Bruleciel (avatar), Ariane (signature)
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Entre le manoir Rosier en Ecosse et la Roseraie en Angleterre.
Patronus: Un Lion. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Lun 16 Juil - 10:41
Il avait beau se maîtriser, ne rien laisser paraître, les mouvements erratiques de ses doigts trahissaient une certaine nervosité. Tu es resplendissant. Il avait esquissé l’ombre d’un sourire, pourtant, alors qu’ils n’étaient encore qu’entre eux. Dissimulés au regard des invités et des autres membres du clan. Il avait adressé un regard tendre à la Völva de son enfance dans le même temps qu’ils devaient déjà quitter ces contreforts. Ils s’étaient ensuite mêlés brièvement à la foule. En parallèle de ce long mouvement, il s’était senti malmené par un double sentiment : l’impression de n’avoir jamais été autant entouré – par la présence d’Alban, Siobhan et Jackson arrivé en cours de route – tout en devinant l’immense solitude qui l’attendait.

La silhouette d’Ariane lui tira, brièvement, une expression espiègle. Tu es superbe. Ils avaient tous un bon mot, aujourd’hui. Ils pensaient tous à la fête. A ce triomphe du lion tant attendu et finalement si prévisible. Va faire de nombreuses jalouses. Il souffla un rire léger, pour garder cet échange trop court loin des autres. Pour ne pas en dévoiler le sujet. « Pas trop visibles, les jalouses, j’espère. » Brièvement, ses mains serrèrent le dos de sa sœur d’âme. « Adrasteia serait capable de les assommer avec un cierge … Malgré la robe et le bébé ! » Visiblement à contrecœur, ils se séparèrent.

L’obligeant à reprendre son chemin jusqu’à sa place toute désignée. L’obligeant à affronter le fil sinueux de ses pensées.

L’immense solitude – où était-ce de l’appréhension ? De l’inquiétude ? – qu’il ressentait, maintenant. Debout. Face à la foule mêlée de proches, d’alliés et de grands noms de l’aristocratie. Tout ça n’était qu’un jeu, dans le fond, finalement. Une bagatelle dont il avait habilement raflé la mise. Seulement, il avait beau se remémorer la chose. Se dire que tout cette histoire avait été rondement menée pour parvenir à ses ambitions … Il lui restait ce goût âcre au creux de la bouche. Celui de l’impatience.

Parce qu’il lui faudrait s’apaiser, désormais, pour contrer l’attente que pareille cérémonie engendrait. Lui qui était si peu calme, d’ordinaire. Si peu résigné. Alors il se dressait, impassible et impérial, devant l’immensité des regards et des murmures. Pourquoi s’imaginer souffrir quelques minutes supplémentaires ? Elle pouvait bien grappiller encore quelques poussières de temps, le Slave. Elle viendrait.

Il ne pouvait pas en être autrement. Pas après tout ce qu’ils avaient soigneusement élaborés pour leurs plans : et c’était amusement de songer à ces perspectives entremêlées. De considérer l’enfant à venir – et les autres. Il y en aurait forcément. Bien assez vite. Bien assez nombreux. Pour assurer l’avenir, en effet. Pour se jouer de la prophétie familiale tant de fois crainte. Honoria était bien calme, par ailleurs. Bien songeuse ?

Malgré son envie première d’être le centre de l’attention. Malgré une robe somptueuse et clinquante portée au corps avec un ravissement presque flamboyant. Elle brillait au premier rang : on ne pouvait absolument pas le nier. Seulement … Son expression ouvertement hautaine en dissuadait plus d’un de lui adresser un seul regard. Alors qu’à ses côtés, la sobriété d’Ombeline étincelait d’une pureté avenante et mille fois plus agréable. D’une réussite qui déjouait tous les pronostics autrefois tracés.

Au regard de ses sœurs et de ses cousines, Adrasteia avait définitivement une place toute méritée dans leur clan.

D’un geste assuré, Rosier fils se tourna dans la direction de Siobhan et de Jackson. Ses témoins. D’une voix basse et amusée, il leur fit remarquer : « Remerciez-moi d’épouser notre délicate petite nymphe en hiver. En été, nous serions probablement tous en train de suffoquer sous la chaleur. » La boutade était facile et même vaine. Sûrement à cause de l’anxiété dument contenue ?



Dad's job

Spoiler:
 
Adrasteia N. Rosieravatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t283-adrasteia-n-raventhroneMessages : 1360 Points : 42
Pseudo : Mie
Avatar : Zhenya Katava
Crédits : Mie
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus: Euplecte à longue queue.
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Sam 4 Aoû - 3:48
Traduction:
 

My church offers no absolutes.
I'll worship like a dog at the shrine of your lies. I'll tell you my sins and you can sharpen your knife
Offer me that deathless death, let me give you my life.
1 548 mots
say amen

E
t du plus négligeable des grincements, la Slave avait sursauté. De ses muscles tendus jusqu’à ses lèvres entrouvertes dont s’échappait un halètement, elle posa systématiquement ses prunelles vers la porte de la pièce qui s’ouvrait pour laisser entrer celui qui faisait office d’un père substitut. Et comme si elle semblait s'accrocher désespérément à ses lèvres, la Slave s’était légèrement penchée vers l’avant en quête d’une mauvaise nouvelle qu’elle se résignait d’entendre d’ici quelques secondes. « Adrasteia. Vous êtes une vision angélique »

Et l’homme avait souri, l'apaisant légèrement dans un réconfort qui venait lui prouver qu’encore une fois elle se trompait. Parce qu’elle se trompait si souvent. Parce qu’elle lui attribuait des fautes avant même qu’il n’ait fait quoi que ce soit, anticipant un abandon perpétué par d’autres. Et elle soupira, lentement, baissant les yeux pour regarder la galbe de son ventre qu’elle caressa une nouvelle fois. « Tu ressembles à une princesse, madame Adra » - Cette fois ses lèvres s’étaient étirées pour accentuer ce rire roulant au creux de sa gorge. Et d’une douceur teintée par cette chaleur qu’avait animée la fillette, la brune avait tendu une main vers elle pour en dessiner les traits d’un faciès juvénile. « Évidemment ma chère amie, je ne peux décidément pas me promener à vos côtés et vous faire honte en portant ma robe de nuit, même si elle est beaucoup plus confortable, pour être honnête… » avait-elle finalement murmuré à sa discrétion. « Si vous êtes prête, ma chère… Tout est prêt pour vous. » Distraite, l’espace d’une imperceptible seconde, la Slave avait reporté son attention sur la petite, recoiffant précieusement quelques mèches rebelles propres aux enfants lors d’évènements. « Tu te souviens bien de ce que tu dois faire, Annie ? Tu n’es pas trop effrayée, j’espère ? Tu seras si magnifique, j’ai peur que l’assemblée rate toute la cérémonie en t’admirant. » Avait-elle soufflé d’une voix mutine. Et alors que la fillette hochait la tête pour confirmer qu’elle se souvenait bien, la Slave avait reporté ses iris aux teintes spectrales en direction de l’ancien Auror, hochant la tête à son tour. « Deux cent neuf jours que je suis prête mon cher ami. J’ai l’impression que c’était hier et il y a mille ans à la fois. »

Et si la porte restée ouverte n’avait pu se manifester pour annoncer l’entrée de la blonde, ce fut l’énergie renversante qu’elle chamboulait sous son passage qui incita la Slave à dissimuler ses lèvres de sa main pour en couvrir un couinement. « Tiens, regarde ce que j’ai trouvé ! Ca va t’faire du bien. » - Raventhrone se coupa, soudainement, retroussant les lèvres d’un air mitigé entre l’envie et cette frustration qu’elle s’insupportait maintenant lorsqu’il était question des interdits. « Oh putain… Pardon Adra, j’suis pas habituée. » Et puis un nouveau rire, secouant ses épaules qui s’affaissaient par dépit alors qu’elle abdiquait silencieusement. « Bon bah hein, faut pas gâcher ! » Avait finalement conclu la Kvelgen, l’incitant curieusement à hausser d’un sourcil en réaction à l’empressement que la blonde s’animait pour avaler la flûte. « Dis-moi, est-ce que c’est toi qui se maries aujourd’hui ou bien, tu crains d’enchaîner la cérémonie par ton exécution publique ? Tu crois que je vais laisser quiconque gâcher mon mariage en déversant tout ton sang sur ma traîne ? Le premier qui osera, c’est de mes mains nues que je ferai de sa tête l’ornement principal au-dessus de mon foyer ! » avait-elle juré en levant bien haut le bout de son nez. Parce qu’il était évident que la réunion était tout aussi contraignante qu’elle ne l’était pour elle que pour Ella. Par les sept enfers, elle s’était jurée que si l’un membre de sa nouvelle famille avait l’intention de ruiner sa journée par des commentaires ou des réactions désobligeantes, qu’elle ne se gênerait pas pour leur pointer la porte dans leur propre domaine. Pauvres fous, ceux qui croyaient qu’ils pourraient se compenser en direction de ses invités d’honneur. Et ils rêvaient bien en couleur, ceux qui pensaient pouvoir écorcher le bonheur de l’une ou l’autre de ses demoiselles d’honneur. Parce que le sien passait par elles, ou par Jonathan évidemment.

Puis s’en suivirent des petits pas de souris qu’elle aurait pû discerner d’entre milles, haussant ses sourcils alors que la Russkie s’agenouillait à ses côtés, manifestement agitée par les lourdes responsabilités qu’elle traînait sur ses frêles épaules. « Il te faut quelque chose? Tu es ok? » - La Nymphe aborda un doux sourire, ses traits empruntant des airs sereins avec l’espoir de lénifier les inquiétudes de la plus jeune.  « Только мой муж - единственное, чего я пропустил.И вы, все идет хорошо? » qu’elle avait murmuré, finalement, comme si la voir ainsi effarée, inclinait naturellement l’oiselle aux plumes d’ébènes à se pourvoir d’une accalmie soulageante. « Pansy est où? » - Jusqu’à cette seconde. Jusqu’à cette question. Définitivement jusqu’à cette interrogation. « Что ты имеешь в виду? Ее не было с тобой? Она не в часовне? »

Son souffle s’était coupé, soudainement, assumant un chaos qui n’existait pas et pourtant qu’elle avait attendu patiemment toute la journée. Ses lunes s’étaient posées sur l’horloge qui trônait à sa gauche, quinze heures moins le quart. Et cette fois, ce fut son sang qui se coupa, hoquetant alors qu’elle constatait ce qui lui semblait être le pire. Et tandis qu’elle faisait signe à la Russe de se redresser, la Slave tendit ses mains vers elle dans une demande silencieuse de l’aider à faire de même. « Бардак! Моя маленькая мышь… помогите мне. Quelqu’un sait où est passée Pansy ? Nous n’avons que quinze minutes avant l’entrée dans la chapelle … Trouvez-moi Pansy … Non ! Draco ! Trouvez Draco … Oh … Non Poppy, trouvez Poppy … Attendez… Ouhh … Ради бога! »

Son souffle s’était coupé, à nouveau. Tout comme son corps s’était penché vers l’avant alors que ses bras avaient recouvert son ventre par réflexe. Et sur ses traits, pouvait-on déceler un indéfinissable ombrage ternir son tableau, immobile, pétrifiée, dans l’attente d’une confirmation qui ne venait pas.  Je crois que j’ai perdu mes eaux … oh seigneur. Je vais accoucher avant d’être mariée. Oh doux seigneur .. Trouvez Poppy-P-P-Pansy ! Par les sept enfers, Ella ! Tu m’as fait si peur ! C’est ta coupe qui se renverse sur mes pieds…   » avait-elle finalement conclu, son soulagement venant aussitôt teinter sa voix encore tremblante d’appréhension.

Et puis doucement elle avait relâchée sa griffe sur la Russe à laquelle elle s’était accrochée pour se relever sur ses deux pieds - mouillés, qu’elle ne voyait plus soit dit en passant - avant de se fondre en excuses plus ou moins - moins surtout que plus - compréhensibles tant elle bafouillait ses mots. Et puis brusquement elle s’était tue, ouvrant grand les yeux, lippes ourlées d’une grande tristesse qu’elle n’arrivait pas à faire taire.  « Моя маленькая мышь... Je ne me marierai jamais... »  





Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
Jonathan Rowleavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1251-jonathan-rowle-la-guerre-c-esMessages : 762 Points : 143
Pseudo : Flow
Avatar : David Tennant
Crédits : signature : Schyzophrenia (bazzart) avatar : white rabbit
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Résidences du centre-ville
Patronus: Un python royal
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Lun 6 Aoû - 15:59
Say Amen

- Mariage de Léandre Rosier & Adrasteia Raventhrone -


"They are the chosen ones who have surrendered. Once they were particles of light, now they are the radiant sun. They have left behind the world of deceitful games. They are the privileged lovers who create a new world with their eyes of fiery passion." Rumi
Les entrées s’étaient succédées dans l’antichambre. Une première demoiselle d’honneur, puis une deuxième, étaient arrivées dans la petite pièce : je les connaissais de vue simplement, puisque les présentations avaient été faites rapidement, lors de la répétition de la cérémonie, mais leurs attitudes pour le moins… éclectiques me surprenaient un peu. Elles étaient bien différentes des Sang-Purs avec lesquels j’avais grandi. Peut-être que la nouvelle génération était moins rigide, plus ouverte que ces vieilles corneilles qui avaient l’habitude de se rassembler lors des grands repas de l’aristocratie sorcière, et qui prenaient un malin plaisir, derrière des sourires de convenance, à médiser en sirotant leurs verres de xérès. Je ne doutais pas en croiser lors du repas, et il serait facile de les reconnaître, puisqu’ils porteraient, pour les hommes, quelques bijoux extravagants avec le blason de leurs familles (ma propre chevalière, dernière relique de la grandeur passée de Rowle, que je portais en pendentif, toujours, sous mes vêtements, se rappelait douloureusement à moi), et pour les femmes, un chapeau qui aurait l’air de défier la gravité. Il fallait suivre l’étiquette, après tout.

J’observai avec un œil attendri les différentes scènes, sans toutefois m’interposer. C’était la journée d’Adrasteia, après tout, pas la mienne – surtout pas la mienne. Me marier, à mon âge, avec le lourd passé que je trimballais partout derrière moi, comme un boulet accroché à ma cheville, était une idée risible. Cela m’allait parfaitement comme ça : c’était ce dont j’essayais de me convaincre, en tout cas. Le bonheur dans lequel nageaient mes deux protégés me remémorait ma propre condition, pitoyable, seul, comme un mécanisme d’horloge qui s’était brisé, enrayant le précieux mécanisme. Mais je ne soupirais pas. Je ne me morfondais pas. Je n’en avais pas le droit : il me fallait penser au couple qui allait s’unir, et qui ne méritait certainement pas de se voir gâcher le plus beau jour de sa vie par un vieux fou comme moi.

Je répondais seulement, bien sûr, à la question posé par Ella, la sœur, à ce que j’avais compris, de ma collègue de l’UPA, Siobhan, qui était elle-même la cousine de ce cher Léandre. J’avais oublié à quel point il était parfois difficile de s’y retrouver, avec les arbres généalogiques qui se croisaient et se recroisaient. Mais que dire d’autre à part opiner doucement de la tête ? Je n’étais pas un grand bavard, de toute façon, et sa question n’emmenait pas à un grand débat. En effet, tout était prêt : en tout cas, c’était ce que j’avais cru comprendre. Il était vrai qu’il manquait l’une des demoiselles d’honneur, d’ailleurs, la seule que je connaissais parmi tout ce beau monde, mais je ne doutais pas qu’elle finirait par réapparaitre, et jouer son rôle à la perfection. Car tout devait bien se passer, n’est-ce pas ? Les mariages aussi nobles que celui-ci étaient toujours dignes des contes de fées.

Sauf qu’Adrasteia, visiblement, n’était pas du même avis que moi. Je comprenais un mot sur deux de ce qu’elle disait, vu qu’elle avait décidé de réveiller ses racines slaves et vociférait dans un russe incompréhensible, mais le ton était suffisamment clair pour me faire comprendre qu’elle paniquait. Cela ne m’étonnait qu’à moitié, connaissant son tempérament : et en tant que père de substitution de la mariée, je ferais de mon mieux pour l’apaiser. Je m’approchai d’elle, essayant d’adopter une attitude posée et sereine.

« -Tout ira bien, Adrasteia. Je vous le promets, tout se passera exactement comme vous l’avez toujours rêvé. La mention de la possibilité qu’elle perde les eaux me fit lever un sourcil. Mais non, voyons. Tout se passera bien pour l’enfant, pour vous, pour Léandre, pour tous les invités de ce mariage. Ne m’entendez-vous pas ?

Visiblement non, puisqu’elle continuait de crier de manière erratique, s’accrochant à Tatiana comme une moule à son rocher. Je savais bien que ses angoisses n’avaient pas une source bien concrète, mais je ne savais pas quoi faire d’autre que de la raccrocher à la logique de la situation, moi qui étais, par essence, un homme qui ne laissait pas ses émotions dicter sa conduite. Que dire de plus, que d’essayer de la rassurer en lui disant simplement ce que je savais être la vérité ?

-Je suis sûr d’avoir aperçu Mlle Irvine, dans la salle. Je peux aller la chercher, si vous le désirez ? Quant à Pansy, elle sera là, même si je dois la tirer des Septs Enfers pour qu’elle soit à sa place.

Volontairement, je laissais Draco de côté, puisque je ne le connaissais pas personnellement, et si je ne doutais pas de pouvoir le reconnaître, s’il ressemblait autant à son père qu’on le disait, je n’avais pas la moindre idée d’où il se trouvait. Je me contentais donc de passer ma main dans le dos de la future Rosier, dans un grand geste circulaire, pour l’intimer de calmer sa respiration. Annie regardait la scène d’un œil circonspect. Lorsqu’Adrasteia eut fini sa diatribe paniquée, la petite fille s’approcha d’elle, si mignonne dans sa petite robe d’apparat, si innocente :

-Madame Adra, pourquoi tu dis que tu vas pas te marier ? Tu as ta robe et tout, et moi j’ai les fleurs, et puis Monsieur Léandre il est très beau. Ça ne fait pas de sens. »

Et la petite blondinette leva les yeux vers elle, si certaine de ce qu’elle disait qu’il aurait été impossible de la faire changer d’avis, même avec la toute la bonne volonté du monde.  
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 912 WORDS.



there's no peace in quiet
Just footsteps on the stairs, Whispers in the silence Remind me you're not there.
Tatiana L. Voronkovaavatar
• Moldu •
• Moldu •
http://www.catharsis-rpg.com/t1678-tatiana-l-voronkova-y-know-soMessages : 204 Points : 140
Pseudo : Alda/Sha
Avatar : Amelia Zadro
Crédits : Elenwë Galerie
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Appart’ d’Adra qu’elle squatte, tmtc wsh
Patronus: I wish
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Jeu 9 Aoû - 13:10


Say Amen
25.12.00 § ft. Tous
Les aiguilles effrénés de l’horloge avançaient à toutes allure. Bientôt, le décompte passa d’une heure à trente minutes, puis à quinze. Et dans la salle, il manquait toujours Pansy. Elle avait bien choisi son moment, tiens, pour disparaître de la sorte. Et dire que c’est elle qu’on avait fait demoiselle d’honneur! Tss. On l’avait mise en charge, on lui avait fait confiance pour l’organisation, pour atténuer la charge de travail et d’angoisse qui reposait sur les épaules d’Adrasteia, et voilà le résultat.

Il fallait réfléchir. Malgré les cris de la Slave qui venaient embrouiller ses pensées. Il fallait réfléchir. Trouver une solution rapide, qui éviterait le scandal général chez l’aristocratie qui n’aimait que trop les faux pas. Il fallait réfléchir… Eurêka!

La mention de Poppy vint de suite illuminer une idée dans la tête de Anya. Et tandis qu’Adrasteia continuait de gesticuler, la cadette posa son regard sur la robe de Pansy accrochée près de la fenêtre. Si les deux jeunes femmes étaient de mensurations semblables, c’était possible… Oui, c’était possible.

« Успокойтесь, пропустите. Мы принесим Поппи, и все будет хорошо, fit-elle doucement. Mr John? Allez chercher Poppy, s’vous-plaît. Et vite. Reste quinze minutes. »

Et alors qu’il s'exécutait, elle baissa la tête vers Annie, qu’elle n’avait pas vraiment remarqué avant ce moment. « Chut, Кнопка. Elle va se marier. Et tu veux aider? Pourquoi pas dessiner pour mademoiselle Raventhrone? » Elle se releva difficilement, tâchant de ne pas découdre son ourlet fragile, et guida Annie vers une petite table où se trouvait un calepin et un stylo. « T’es forte en portraits? chuchota-t-elle doucement, avec un sourire complice. Elle est belle, Adra. Faut la faire bien belle, d’accord? »

Et à nouveau, elle soupira. Rapidement, elle s’approcha d’Ella en l’appelant à voix basse, et lui fit signe de s’approcher. « Tu connais Léandre, hein? Cousin à toi, je pense. Tu peux aller voir en bas si ça semble prêt? Et si oui… nous gagner du temps? J’ai peur… On traîne trop. »

Puis, c’est à Adrasteia qu’elle légua le reste de son énergie. Elle s’agenouilla à ses côtés une nouvelle fois, et lui prit doucement la main. « Не волнуйся, сестра. Это плохо для ребенка. Мы должны сохранять спокойствие и уверенность. » Au sol, leurs drapés bourgogne et blanc se mêlaient harmonieusement, créant une véritable mosaïque de dentelles. « И если я наложу на тебя твою завесу? »

Et voilà qu’elle surgissait, la Tatiana sensible qui se cachait quelque part dans son coeur. La Tatiana qui aurait pu exister au quotidien si on ne l’avait pas séquestrée. La Tatiana agréable, généreuse, qui ne se manifestait que sous de rares occasions. Cette Tatiana qui, lors de ce jour supposément heureux, avait le coeur brisé de voir sa soeur d’âme et de sang souffrir de toute son angoisse et de ses appréhensions.
code by bat'phanie




I will never be satisfied
Ella Kvelgenavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1655-i-dare-you-i-double-dare-you-Messages : 313 Points : 465
Pseudo : M
Avatar : Léa Seydoux
Crédits : Bazzart
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Tour d'Or Blanc, colocation avec Charlotte Moore, Atlantis
Patronus: Diable de Tasmanie
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | Mer 15 Aoû - 17:18
Un sourire large comme une gueule d’animal avait étiré ses lèvres en entendant son amie parler ainsi. Elle avait jamais retenu sa langue ni mâché ses mots, les distribuant comme ils venaient à ceux qui les méritaient. C’était sans doute ça, qui avait incrusté leur amitié d’une profonde reconnaissance mutuelle dans l’art de vomir son honnêteté à la face du monde. Parce qu’elles faisaient ce qu’elles voulaient, nah. Cela dit, la Kvelgen s’en amusait pour l’instant, mais le poids de son patronyme tarderait pas à peser sur ses épaules. A peser lourd, dès qu’elle poserait un pied dans la grande pièce en bas, décorée, apprêtée, où tous attendaient. Parlant d’attente… Ca commençait à devenir foutrement long, même pour une jeune femme aussi chill qu’elle.

Et son soupçon d’inquiétude était bien senti. Rapidement, l’ambiance s’était alourdie, voire carrément cassé la gueule. Parkinson manquait à l’appel – sérieusement, c’était bien le moment. Et cette nouvelle, du moins cette absence, avait dangereusement contrarié la future mariée. Oh c’était presque prophétique comme signe ; Adra allait arracher tous les cheveux de la tête des invités un par un si on trouvait pas vite une solution. Avec toute cette agitation dont elle se sentait curieusement détachée, Ella avait posé ses mains sur ses hanches. Ca aidait à la réflexion paraît-il. Mais le cri strident de la brune lui fit réaliser qu’elle avait, dans son mouvement, incliné feu la coupe de champagne qu’elle avait descendue. Apparemment, la descente avait pas été assez régulière ; le fond du verre se trouvait maintenant sur les pieds d’une femme enceinte jusqu’aux dents. Et stressée. Et sorcière.

« - Putain de… Sa langue se retint d’en dire plus, alors qu’elle posait brusquement le verre. J’suis désolée Adra, j’sais plus ce que je fais. D’un coup de baguette, le liquide doré sécha sur sa peau. Pourtant, ça aurait pu ajouter à son irradiante toilette. Ouais, j’ai dit irradiante. Voilà ! J’suis pardonnée hein ? Sourire. Ca va aller, faut que tu respires, pose-toi, on s’occupe de tout. Bon, il faut qu’on... »

A peine avait-elle ouvert la bouche pour penser à voix haute qu’elle fut entraînée de côté. Par Tatiana, la jeune Russe drapée d’un calme tout à fait propre à ses origines. Bon c’était peut-être un peu raciste de sa part, mais eh, la vie sans préjugés ça existe pas. Oreille attentive, elle écoutait la suggestion. Cerveau alerté, il aurait préféré rejeter directement la motion. Mais putain, avait-elle vraiment le choix ? Soupir. Fallait réfléchir à quelque chose d’assez voyant, mais sans gâcher la cérémonie à venir. Allez, t’as retourné Poudlard pendant des années, tu vas bien nous trouver un truc, Kvelgen. Et justement, ce truc, elle l’avait trouvé.

Avec autant de discrétion qu’un Niffleur rôdant chez Gringott’s, elle s’infiltra dans la salle de réception. L’endroit étincelait d’une perfection presque irréelle ; la magie dans ce qu’on faisait de plus stylé. Son cher cousin en ligne de mire d’abord, et puis tous les autres invités, patientant éternellement, guettant l’arrivée de celle qu’on attendait tous. Et puis sa cible, bien en face ; le prêtre, qui officierait pour les unir pour le meilleur et pour le pire. Là, tout de suite, ce serait plus le pire. Camouflée derrière une grande plante garnie de décorations, la blonde murmura :

« - Limacius Eructo... »

A la première nausée, elle fila comme une ombre rejoindre l’équipe de la future mariée à l’étage. Pas peu fière, Ella prit le temps de s’imaginer le bordel monstrueux qu’elle avait déclenché en bas. Ah, les limaces visqueuses devaient joncher les pieds du prêtre maintenant ; sauf si quelqu’un avait eu la bonne idée d’aller chercher un seau, un baquet, un bol… Bref, un récipient. Une fois elle avait entendu dire qu’un bocal à anchois avait une grande contenance. S’ils ont pas été trop cons, ils ont choisi un bocal à anchois. Quelque part, elle se repentait envers le vieux, qui était victime de ce petit coup monté. Mais eh, ce qu’on fait pas par amitié ! D’un ton léger, elle annonça :

« - Mission accomplie. »

Y avait plus qu’à.

Résumé:
 


The soft and cold embrace of death comin' for ya

by Wiise
Contenu sponsorisé
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT) | 
Say amen | Mariage de Léandre et Adrasteia (OUVERT)
Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» APRES LE PASSAGE D'ANDRE APAID
» Demande de baptême, mariage , funérailles, confession etc
» Demande de mariage de Paquerette et Philipaurus
» Demande de baptême, mariage , funérailles, confession etc
» souper andre fraikin
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: