Perdus cette nuit – Ft. Sebastian O'Connor

Iris O. Shackleboltavatar
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Sujet: Perdus cette nuit – Ft. Sebastian O'Connor | Dim 17 Juin - 17:46
Perdus cette nuitSebastian & Iris
Iris se pelait les miches.
Laborieusement, ses pieds las gravissaient lentement, mais sûrement, Sgùrr Oigh. En soufflant, elle se maudissait de ne pas avoir pensé à rentrer chez elle pour se couvrir un peu plus. Directement après le cours de pharma - qui n’était pas le plus passionnant du monde -, elle s’était mise en route sans même récupérer Gemma ou son écharpe la plus chaude. Elle n’avait alors qu’une idée en tête, et même la petite voix dans sa tête qui lui disait que c’était imprudent de partir si tard dans la journée n’avait pu venir à bout de la tête d’hippogriffe qu’elle était. Alors elle avait commencé son ascension avec pour seule compagnie l’odeur de la pluie sur la terre. Au bout d’une heure, le soleil avait commencé à décliner doucement, assombrissant les épais nuages au-dessus de sa tête. Malgré tout, elle avait continué sa marche, s’arrêtant de temps en temps pour admirer tel arbre ou telle plante, ou bien pour ramasser des excréments de Noir des Hébrides - tout en évitant leurs nids. Sans oublier les nombreux détours qu’elle avait effectué, avant de voir sur sa boussole qu’elle faisait demi-tour sans s’en rendre compte. En bref : trois heures épuisantes pour n’importe qui n’étant pas Iris -qui, elle, avait l'habitude.
Mais le spectacle qu’elle avait actuellement devant les yeux en valait la peine. Son bonnet vissé sur son crâne, ses bottes en caoutchouc maculées de boue et son ciré gonflé par le vent, elle observait – transie de froid - avec bonheur l’arbre qui se trouvait devant elle. Un alihosty, en feuille et en sève !
D’après sa professeure de potion cet arbre était un des plus fournis de la région. À première vue, il n’avait rien d’exceptionnel : très bas, il ressemblait juste à un buisson d’orties particulièrement coriace. Mais en regardant de plus près, l’arbre à hyènes avait de grosses feuilles d’une couleur très profonde, et des poils urticants violets vifs. Malgré la fatigue, et les trois heures de marche dans les bottes, Iris fit le tour de l’arbre en sautillant - manquant plusieurs fois de se casser la margoulette. Elle ne savait pas encore à quoi lui servirait cet arbre exactement, mais les idées étaient nombreuses : potions, agrandir sa collection de boutures, expériences d’hybridation, usage récréatif des feuilles ou bien tout ça à la fois.
Sans se préoccuper de la nuit qui tombait, elle posa dans l’herbe - non loin de son trésor - son sac à dos, cherchant dans ses entrailles son matériel. Ses sécateurs, ses bocaux spéciaux incassables en terre cuite remplis de sable, de terre et de bouses de dragons, ses gants, et sa lampe frontale sortis, elle s’approcha de l’arbuste et avec un geste expert, sélectionna une branche et la sectionna proprement à l’aide de son sécateur. Elle fit de même avec deux autres branches, au cas où la première ne prendrait pas, puis plaça chacune d’entre elles dans des bocaux mêlant des terreaux spéciaux et du sable. Refermant avec douceur ses précieux échantillons, elle s’attarda plus longtemps pour prélever une dizaine de feuilles, faisant attention à ce que sa peau nue ne touche pas les piquants irritants.
Cette fois la nuit était belle et bien tombée, et la cracmolle pesta avant de ranger définitivement son matériel. Sa montre indiquait vingt-heure et son ventre lui confirmait l’heure du dîner. Dans un grognement, la jeune femme se dirigea vers l’ouest, éclairant de sa lampe frontale le « chemin » de la maison.
Son sac à dos cliquetant derrière elle, elle avançait précautionneusement, pas après pas, évitant de glisser sur des étrons de dragons, ou sur de la boue. Son regard posé sur sa boussole, la jeune Shacklebolt évitait de penser à toutes ses choses affreuses qui pourrait lui arriver, perdue en pleine nature à la nuit tombée. Se casser le cou en trébuchant : mort stupide mais possible. Tomber d’une falaise : peu probable, le chemin qu’elle avait prit à l’allée n’était pas trop escarpé. Mais mort douloureuse quand même. Se faire bouffer par un dragon en colère :Ouch, mort rapide, utile pour les dragonnets à venir, mais pas tip top moumoute.
Et si elle se faisait bouffer, retrouverait-on ses ossements ? Quelqu’un la rechercherait ? Qui ? Sa sœur ? Son père ? Son oncle ?
« Maaaais naaan. »
À trop vouloir ne pas penser à des morts atroces, elle y avait pensé. Pour se changer les idées, elle commença à chantonner un air en improvisant des paroles.
Je ne vais pas mourir. Une fine pluie commença à tomber, humidifiant son bonnet, puis son crâne. Sous les dents furieuses d’un dragon noir. Sa lampe commença à faiblir, n’éclairant plus que ses pieds. Je ne vais pas mourir. Les lumières de la ville étaient encore loin, mais l’auréole de pollution lumineuse indiquait à la cracmolle le chemin. Entre ses épaisses griffes en hachoir. Sa voix tremblait, la lampe aussi. Maudissant la marque de pile soi-disant surpuissante, elle continua sa marche. Je ne vais pas mourir. Bah nan, ça serait trop con. Sans, à mes amis, dire au revoir. La piste s’amenuisait, recouverte de racines noueuses qui semblaient vouloir la faire tomber. Je ne vais pas mourir. Iris regarda de nouveau sa montre, tentant de discerner la place des aiguilles. Ça faisait une heure et demie qu’elle était partie. Car il me reste des choses à voir. La bruine continuait de s’insinuer à travers son bonnet, mais ruisselait contre son imperméable. Ses bottes frappaient le sol en rythme. Je ne vais pas mourir. Cette chanson n’était vraiment pas top, mais l’air était entrainant. À son retour, elle l’écrirait sur son carnet. Faut qu’je garde espoir. Et puis elle prendrait une douche bien chaude, et longue. Elle utiliserait même du savon s'il le fallait. Je ne vais pas mourir. Ensuite elle commandera une pizza maxi-size. Aux quatre fromages ! Avec pleins d’olives. Pas finir à l’abattoir. Si seulement Gemma était là pour lui tenir compagnie, elle ne se serait pas perdue… Je ne vais pas mourir. D’ailleurs, n’était-elle pas perdue là ? Elle regarda sa boussole une fois de plus, sans ne voir rien que l’aspect rond et lisse du cadran. La lampe s'était éteinte.Ce n'est pas l’heure de choir. Elle était encore paumée, c’était sûr ! Je ne vais pas mourir. Les rochers faisaient place aux racines. Iris ne se souvenait pas de rochers si gros lors de son voyage d’aller. C’est plutôt d’aller au comptoir. La gorge sèche, elle songea à une bonne tisane bien chaude, au romarin. Et de crier en chœur au patron : à boire ! Sa voix se brisa. La lampe toujours sur son front émit de nouveau une lueur. Sans s’arrêter, la jeune femme la décrocha et la frappa sur le tronc d’un arbre. Le faisceau lumineux s’intensifia, éclairant le ciel et les fines gouttes qui s’en échappait.

©️ 2981 12289 0
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Sujet: Re: Perdus cette nuit – Ft. Sebastian O'Connor | Mar 19 Juin - 8:04



Perdus cette nuit

- Sebastian M. O'Connor — Iris O. Shacklebolt -


"Il y a une différence entre connaître le chemin, et arpenter le chemin." Lilly & Lana Wachowski - Matrix
L’île de Manadh avait toujours rappelé à Sebastian son Irlande natale : la nature sauvage, dont la verdure éclatante contrastait avec le ciel bleu et les lignes épurées de la ville d’Atlantis, qu’on pouvait voir au loin, possédait la même teinte un peu mystérieuse, un peu mystique qu’apportait l’empreinte de la culture celtique, très présente elle aussi en Ecosse. Si le joueur de Quidditch, avec son emploi du temps chargé, ses entrainements innombrables et ses rendez-vous infernaux concoctés par sa publiciste, n’avait pas forcément le temps d’y venir prendre un bol d’air frais, avec pour seule compagnie le vent et les arbres, il aurait aimé pouvoir y passer plus souvent, pour se ressourcer. Et Merlin seul savait qu’en ce moment, il en avait besoin.

Son coming-out avait eu du… remous, dans la sphère journalistique. Si certains quotidiens sportifs avaient fait quelques remarques homophobes, pas forcément haineuses, mais certainement ignorantes, les reporters spécialisés dans le Quidditch s’étaient accordés sur le fait que la sexualité de Sebastian n’impactait aucunement son jeu, et qu’ils n’en avaient, par conséquent, pas grand chose à faire. Certains sponsors l’avaient lâchés, mais il en avait gagné d’autre, et de toute façon, il n’avait pas envie de rapporter de l’argent à des marques qui prônaient la haine et l’ignorance, même s’il en gagnait lui aussi au passage : il n’en avait pas besoin, et puis, ses convictions et son intégrité étaient plus importantes que tous les Gallions du monde. Ceux qui s’agitaient le plus, comme il fallait s’y attendre, étaient les paparazzis, et la presse à scandale. Il avait fait toutes les couvertures, tous les gros titres.  "Sebastian O’Connor : le secret dévoilé" ; "Le joueur de Quidditch qui aimait les hommes" ; ou, encore mieux et plus recherché (ironie, quand tu nous tiens) "Il aime plus qu’une seule sorte de manches !", avaient été certaines phrases qu’il avait pu retrouver placardé chez tous les marchands de journaux, des photos volées de Jude et lui, illustrant les propos intrusifs, et, bien souvent, méprisants de la presse à scandale. L’irlandais recevait, chaque jour, des centaines de demandes d’interview, et, où qu’il allait, il était poursuivi par des envoyés spéciaux zélés qui ne rêvaient que d’une seule chose, d’avoir un commentaire exclusif de celui qui défrayait tant les chroniques, en ce moment. Ses proches s’en retrouvaient impactés, et il avait d’ailleurs reçu une Beuglante de son père, l’informant que la ferme familiale avait été assiégée par des journalistes et qu’il fallait que cette mascarade cesse. Pas de commentaires sur son orientation sexuelle, cependant, mais il avait pu comprendre, dissimulé entre les lignes, qu’il avait beaucoup à dire à ce sujet, et rien de bien agréable envers son fils qui, de toute façon, l’avait toujours déçu, comme à toute la famille, d’ailleurs. L’équipe de sécurité engagée par Sebastian s’était occupée de faire fuir les perturbateurs, et il n’avait pas eu de nouvelles depuis.

Le capitaine des Phénix était fatigué. Fatigué de devoir constamment se justifier sur ses choix de vie, sur ce qu’il était, sur qui il aimait. Il n’allait pas nier que la célébrité avait ses attraits, et ce serait une injure que de dire que sa vie était plus difficile que celle d’un autre, mais elle était loin d’être aussi rose que ce qu’on pourrait croire. Devoir peser le moindre de ses mots, faire constamment attention à son image, était aussi épuisant mentalement que physiquement, et parfois, il se rêvait à imaginer d’une existence plus paisible, reculée dans de verts pâturages en compagnie de son mari, d’animaux, et, pourquoi pas, de quelques têtes blondes. Un jour, peut-être. Pour l’instant, il devait simplement essayer de calmer la tempête qu’était sa vie.

Ce matin là, après l’entrainement, et alors qu’il se faisait poursuivre dans les rues d’Atlantis par d’énièmes reporters, il décida de prendre une pause. Une seule : il avait bien le droit de souffler un peu, non ? Il n’était qu’un être humain, après tout. Alors, au nez et à la barbe des journalistes, il tapa son pied contre le sol, et s’éleva dans les airs, avec son Ecu de Sobieski hors de prix. Il défiait quiconque d’essayer de le pourchasser, car personne ne pouvait le rattraper, dans le ciel, à part, bien sûr, quelques attrapeurs et autres joueurs particulièrement doués, mais il restait l’un des meilleurs au monde. Le célèbre Sebastian O’Connor, plus jeune Balai d’Or de l’histoire, capitaine de l’équipe nationale d’Irlande, poursuiveur star des Phénix. Il dominait les cieux et se sentait plus à l’aise parmi les nuages que dans le maelström constant de la foule, sur la terre ferme.

Il se posa dans un coin reculé de l’île, loin de tout, et se perdit dans la contemplation d’une rivière, qui coulait un peu plus loin. Il ne pensait à rien, se laissant bercer par le silence environnant et le crissement des insectes autour de lui. De temps en temps, il saisissait une pierre pour faire des ricochets, d’autres fois, il préférait répondre aux petits oisillons en sifflotant. Il se reposait, enfin. Le temps n’était pas forcément au beau fixe, et, il devait bien l’avouer, il ne faisait pas chaud, mais il était habitué à supporter de rudes climats, et de plus, il portait toujours sa tenue d’entrainement, destinée à endurer les températures les plus fraiches lorsqu’il montait haut dans le ciel. Plongé dans sa quiétude, dans la propre chaleur de son corps, c’était comme si les éléments eux-mêmes ne pouvaient l’atteindre.

La nuit le prit par surprise. Combien d’heures avait-il passé dans ce coin reculé, sans se soucier de rien, à part du calme environnant ? Sebastian saisit son téléphone, dans sa poche. 20h. Et pas de réception, bien sûr, son manager avait dû l’appeler une centaine de fois, sans succès, et peut-être qu’une chasse à l’homme se déroulait en ce moment-même à Atlantis. Il n’en savait rien, et au final, il s’en fichait. L’irlandais avait passé une sacré bonne journée, et, maintenant, il ne voulait rien d’autre que de manger un morceau (son ventre criait famine), avant d’aller se coucher. Demain, il retournerait à la réalité.

Une pluie fine commença à tomber, et, son balai sur ses épaules, il repartit vers le rocher plat qu’il avait choisi pour atterrir, un peu plus loin, un endroit parfaitement dégagé, pour pouvoir décoller et repartir vers la ville. Alors qu’il marchait tranquillement, sa baguette illuminée d’un Lumos, appréciant simplement la sensation de l’eau qui tombait sur ses cheveux blonds (il aurait pu lancer un sort pour se protéger, mais il n’en ressentait pas l’envie), il crut entendre du bruit. Une sorte de chant étouffé, mais c’était probablement un effet de son imagination. Qui donc viendrait s’enfoncer dans ces environs, à cette heure ? Il secoua la tête, avant de continuer son chemin. "… crier en …œur .. patron …oire !"

Non, il en était sûr, maintenant, il avait bel et bien entendu quelque chose. Une voix féminine, un peu plus loin, suivi d’un bruit sourd, comme un choc : et si quelqu’un était en détresse ? Il devait en avoir le cœur net, et se dirigea vers la source des sons, un peu plus loin, sur sa gauche. Une lueur, une silhouette. Il y avait bien quelqu’un.

« -Madame ? demanda-t-il d’une voix hésitante, mais suffisamment forte pour qu’on l’entende, malgré le vent. Ou mademoiselle, euh… vous allez bien ? » Son accent irlandais prononcé roulait sous sa langue, donnant à la demande une intonation presque cocasse.

Parce qu’il s’en serait terriblement voulu de s’en aller, et potentiellement abandonner quelqu’un à son triste sort.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1265 WORDS.




    Les amoureux deviendront diamants
    Plus jamais je n'aurai peur de ces étranges lueurs qui apparaissent quelquefois quand je lui ouvre mon cœur. Quand les soleils s'éteignent entre deux corps amants, c'est le bonheur qui saigne, un lys entre les dents. + buckaroo.

Perdus cette nuit – Ft. Sebastian O'Connor
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