Memorabilia. ft Draco Malfoy

Derek Knightavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t866-derek-knight-if-you-donMessages : 829 Points : 56
Pseudo : Flow
Avatar : Aidan Turner
Crédits : avatar : Honeymoon ; signature : XynPapple
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Les tours d'or blanc dans la Ville Haute
Patronus: Un raton-laveur
Informations supplémentaires:
Sujet: Memorabilia. ft Draco Malfoy | Jeu 14 Juin - 19:18


Memorabilia.

- Derek Knight — Draco Malfoy -


"Le passé tu le réinventes, ta honte tu ne la racontes pas, ton histoire, tu ne la connais pas. Tu es l'enfant de ta patrie, tu aimes salir ta dynastie, choisir un chemin déjà tracé, marcher loin des routes enneigées : mais sais-tu vraiment qui tu es ?" Pierre Lapointe
"Breakfast Chronicles ! Demandez le Breakfast Chronicles, le seul journal à donner les dernières nouvelles du mystérieux groupe Gloriam !"

"J’aime beaucoup le Holiday’s, mais depuis qu’ils ont installés un Starbucks sur le Chemin de Traverse, j’y vais tous les matins grâce au portail, pour me prendre un Chai Tea Latte. Tu devrais essayer."

"Tu crois que cette robe là, en vitrine, plairait à tante Augustine ?"

"Approchez, approchez ! Venez admirer les tours incroyables de ce Fléreur !"

Il y avait quelque chose d’absolument grandiose à marcher dans les rues d’une grande ville comme Atlantis. C’était un mélange constant de bruits, d’odeurs, d’agitation, et pourtant, tout semblait étrangement synchronisé, comme si chaque personne qui constituait ce tout qu’était le fourmillement de la cité, résonnait avec la place exacte qu’ils avaient dans l’univers. Certains pouvaient se sentir dépassé par ces stimuli permanents et cette foule constamment mouvante, constamment changeante : mais ce n’était pas le cas de Derek. Au contraire, l’américain, qui se nourrissait des expériences humaines comme un vampire pouvait se nourrir de plasma sanguin, se sentait comme un roi dans une basse cour, observant la bassesse de l’existence des simples. Le juge d’une vie banale, qu’il estimait si dérisoire, comparée à sa propre immensité, qu’il avait tendance à la considérer comme inutile, ou en tout cas, négligeable.

Sacramento regardait, pourtant. Il écoutait. Il ressentait. C’était son devoir de comprendre le monde environnement, s’il était destiné à le diriger, un jour. L’empereur du crime devait sans cesse avoir sa cour à ses pieds, même si elle n’avait pas conscience de sa condition d’esclave. Un jour, tout changerait, et, rien que d’imaginer la peur dans les yeux des enfants, alors qu’il les croiserait simplement en vaquant à ses occupations, ou encore, le frisson d’horreur qu’une femme de bonne famille pourrait ressentir en pensant simplement à ce qu’il pourrait lui faire subir… Oh, comme il avait hâte. Comme il pouvait sentir son corps tendre vers la volupté, en songeant simplement à son futur de cendre et de sang.

Ce matin là était un matin comme un autre, donc. Derek était aussi mégalomane que d’habitude, et la vie suivait son cours, paisible, sans vagues, à Atlantis. S’il avait eu quelques frayeurs, il y avait seulement quelques jours de cela, en ouvrant le journal et en découvrant que les corps qu’il avait enterré avec l’envoûtante Adrasteia et son Auror de mari, avaient été découverts par les autorités compétentes, tout semblait réglé. L’entrepôt avait été détruit, après avoir, bien sûr, mis les artefacts qu’il contenait en lieu sûr. Il aurait aimé être là pour voir les flammes lécher le bois grossier, la fumée âpre se répandre dans l’atmosphère, et la nature sauvage se trouver impuissante face à la volonté brûlante des hommes, mais il fallait qu’il fasse profil bas. Pas de cambriolages pour lui, ces derniers temps. Pas de meurtres. Rien d’amusant, sommes toutes, puisqu’il devait se contenter de jouer le rôle de ce bon vieux Derek Knight, de ce riche philanthrope bien trop sympathique pour n’être autre chose qu’un bon samaritain.  

La mort de Patrick l’avait plus touché qu’il ne voulait l’avouer. Il n’était pas triste, à proprement parler – est-ce qu’un monstre comme lui pouvait seulement éprouver ce genre de sentiments ? -, mais ça l’avait ébranlé dans l’une de ces certitudes : il n’était pas si intouchable qu’il le croyait. Certes, son protégé était un moldu, et il n’y avait aucun risque que Magic is Might le prenne pour cible, mais s’ils avaient pu pénétrer dans l’appartement de son bras droit et le tuer de sang froid, sans que lui ou l’un de ses hommes ne puisse rien faire pour les en empêcher, cela signifiait une chose seulement. Son plan n’était pas infaillible. A tout moment, quelque chose pourrait arriver, quelque chose de terrible, et tout serait fini. Enfin, pas lui, bien sûr, après tout, en tant qu’être élu, le Destin ne viendrait jamais le couper dans son ascension jusqu’à la gloire éternelle, mais son organisation. Sacramento pouvait mourir, si Derek était immortel. C’était ce qu’il croyait, en tout cas.

Ruminant ses pensées, tout en se frayant un chemin dans le miasme humain de la place du marché, il heurta, sans le vouloir, l’épaule d’un jeune homme qui passait par là. Le choc fut plus rude que ce qu’il aurait pu imaginer, et le médaillon qu’il portait autour du cou, un souvenir d’un de ses cambriolages, dans le Bureau des Aurors et notamment des scellés de procès magiques, fut éjecté de sous le col de sa chemise, où il reposait bien gentiment. D’un ton quelque peu paternaliste, particulièrement irritant dans ses sous-entendus, il interpella celui qui s’était mis sur son chemin :

« -Je vous prie de m’excuser pour ma maladresse, jeune homme, bien qu’il vous faut, vous aussi, apprendre à regarder où vous mettez les pieds. »

Ton ampoulé, poli à l’extrême : personne ne pourrait lui reprocher un manque de respect, bien qu’on pouvait deviner sans mal une bonne dose d’ironie dans ses propos, en même temps que son accent new-yorkais assez prononcé. Il n’y avait ni coupables, ni victimes, dans cette histoire, puisque la foule environnante et ses mouvements, presque vivants, étaient si imprévisibles que ni l’un ni l’autre n’aurait pu préméditer leur collision. Mais c’était Derek tout craché, ça. D’attiser les braises d’un feu qui n’avait pas besoin d’être allumé.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 901 WORDS.



WHO LIVES, WHO DIES
WHO TELLS YOUR STORY
Memorabilia. ft Draco Malfoy
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Drago Malefoy *
» Draco Malfoy (ralentissement indéterminé)
» (FAMILY) ENTOURAGE DE DRACO MALFOY 1/1
» ABANDON - ASTORIA GREENGRASS
» "it's you against me...Are you scared? " | Feat. Draco Malfoy
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: