Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy

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Sujet: Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy | Jeu 14 Juin - 11:31
La musique, le corps qui vibre, le corps qui se tord, le corps qui frissonne. Sa chevelure rose d’une nuit, virvole sur sa tête presque transpirante. La musique, encore, encore, dans les os et dans les artères, quand ça vibre de partout, les talons qui ne touchent plus vraiment le sol. Elle ondule, serpent, qui se colle un peu plus à chaque mouvement. Trop près, toujours trop près, ses lèvres qui viennent chercher la peau de l’autre. Trop près, toujours trop près, ses lèvres qui viennent chercher la peau de l’autre, l’envie d’y planter ses dents, d’y mordre, déchirer sa carotide de moldu, pour se repaitre de sa vie dévastée. Encore, elle le sent palpiter contre elle, ce foutu coeur collé contre son dos, avec la poitrine et les vêtements comme barrière. Elle voit flou, l’envie de tomber, elle se raccroche à lui, ses ongles noirs qui se plantent dans le textile, s’agrippant aux mailles.

Depuis combien de temps ?

Elle ne sait plus. Elle oubli tout, trop vite, trop fort, les pilules dans la bouche, coupe faim, coupe tristesse et coupe joie.

Agonie.

Combien de temps avant que son corps ne se brise vraiment, combien de temps avant que son coeur ne lâche ? Elle ne le sait pas. Elle s’en contre fou de toute façon.

Les néons dansent sur son visage, sur les ruines d’un corps ravagé par l’alcool et le manque de sommeil. Depuis plusieurs jours, elle repère, elle recrute, des moldus, détruits, brisés, influençables, des bons petits chiens, qui ne poseront aucune désobéissance. La pression est forte, le Gloriam a besoin de volontaires, de chasseurs, de chiens fous, parce que depuis le 22 octobre, le jour où ils ont perdus beaucoup des leurs, d’autres ont disparus, ce sont enfuis, les faibles.

Alors elle scrute les environs, les rues, les magasins, les bras, boîte de nuit, comme celle-ci. Même-ci ce soir elle est aussi là, pour décompresser un peu. Parce que les jours se ressemblent et sont tous sans saveurs, sans odeurs, aussi futiles que ses corps qui dansent et qui hurlent sur les paroles d’une chanson un peu trop commerciale. Elle venait régulièrement ici, pour pallier aux insomnies, pour dompter la rage, trop souvent seule. Pour continuer lorsque les bars s’éteignaient, pour se perdre jusqu’à l’aube, dans les bras d’un (e) inconnu(e). Les heures n’avaient plus d’importance, seule, la nuit défilait silencieusement dans les excès.

Comme toujours elle était venue seule, elle avait des « amis » au sein du cercle, mais l’idée de se dévoiler ainsi face à personnes qu’elle côtoie n’est pas envisageable pour elle, la réputation qu’elle a mit si longtemps à ériger ne peut être détruite en un seul verre. Et puis, elle ne venait sous l’identité de Darcy Lancaster. Non des clients de sa librairie pourraient la reconnaître, alors arbore une chevelure rosâtre et un patronyme bien différent du sien, Héra. C’est court, facile à retenir et puis ça laisse très souvent planer le doute, le mystère et attise la curiosité. Déesse des femmes.

Ses pieds lui rebellent la mortalité de son corps, que ses poumons la pressent de l’urgence, de l’air, pur, à contaminer rapidement, dans le cercle vicieux de la destruction qu’elle représentait entièrement.

Besoin d’une pause et la torpeur s’effrite quelques instants - sans jamais s’estomper réellement. La fraicheur de la nuit vint envelopper ses épaules d’une caresses lointaines étrangères, comme si la nuit ne pouvait pas vraiment l'atteindre, son corps sur le bitume et l’âme égarée quelque part dans l’enceinte de débauche bourdonnant dans son dos. Le crépitement de la flamme valsa dans se prunelles tendis que la nicotine s’immisçait doucement dans ses poumons pour y reprendre son territoire. Dans une conquête perpétuelle, renouvelée, insatiable. Dans une lutte contre la mort de son âme, à se demander si elle viendra le reprendre en échange des cendres des assassins sorciers. La belle endiablée tangua un peu sur ses jambes lorsqu’elle rejeta la tête en arrière pour relâcher la fumée, telle une offrande au ciel étoilé. Elle s’appuya contre le mur de l’ Atlantisease club, le béton froid dans le dos. La musique étouffée dansait dans ses veines enfiévrées où s’agitait le fourmillement de l’enivrement, alors qu’elle continuait d’observer la lune en consumant sa cigarette. Puis la porte s’ouvrit à grand fracas de paroles gueulées trop fortes, de rire trop puissants, de tapes dans les épaules, et un petit groupe émergea dans l’espace des fumeurs à l’extérieur. Troupeaux de bêtes primitives. L’étincelle se ralluma instantanément, au fond de son regard, au fond de ses entrailles. Darcy guetta les corps agités, ça s’insultait, ça se partageait des clopes – puis elle le trouva au milieu d’eux, d’une aura familière, le regard déviant. Ce garçon était là, le 22 octobre, elle se rappelle de lui, la semelle de sa botte s'en rappelle encore. Et la peur dans ses yeux, elle ne l'oubliera jamais, parce qu'elle avait ressentie un tel plaisir de domination, que cette jouissance était encore bien encrée dans sa tête.

Passée inaperçue, Darcy se redressa et se dirigea vers eux, sa démarche toujours aussi fière et gracieuse. Dans l’absence de crainte, surtout, parce qu’elle n’avait peur de rien, la casse-cou, et certainement pas d’une bande de prépubères. Ils étaient sur son chemin pour atteindre la porte, de toute façon. Excuse de merde. Elle en bouscula un sans qu’il n’en soit vraiment ébranlé, mais c’est surtout l’épaule du jeune homme qu’elle percuta de plein fouet pour se frayer un passage. À mi-chemin entre la porte et le groupe, sans s’arrêter, elle tourna la tête pour leur jeter un regard désinvolte, indifférente aux vociférations. Surtout pour capturer celui du principal concerné, avant de disparaître dans le dernier nuage de fumée qu’elle relâcha de sa clope consumée.

Une défiance dans le regard, la fièvre dans les doigts – de l’envie, de la rage. Et la Lancaster disparut à nouveau dans le bâtiment. Dans le tumulte des corps suants emmêlés et déchaînés dans la boîte de nuit, la folie revint à la charge, démultipliée par une trop grande consommation d’alcool. Folie meurtrière, folie sanguinaire – Darcy sentait la colère, les tourments d’excitation, le doute et l’oubli, embraser son sang dans un bûcher de destruction. Parce qu’elle n’était que le désordre, la Darcy, l’envie irrésistible, le besoin urgent, de mettre en ruines son existence, de détruire le monde et les espoirs, d’annihiler les anomalies et les incohérences. De faire disparaître ce qu’elle représentait, et ce qu’il était lui. Fabio.

Aguicheuse d’infortune, mal en puissance, le jeune homme avait pourtant cédé à l’appel de la sauvage, de la flamme, alors qu’il pénétrait à son tour dans la boîte de nuit, seul cette fois-ci. Tant mieux, plus facile. Elle l’observait, Darcy, tapie dans l’ombre comme on chasse une proie en silence, pour mieux se délecter de l’attente, de l’embrasement. Ça pulsait dans ses veines, dans ses muscles, dans son cerveau anesthésié par le souffle de la décadence d’une nuit. Au-delà d’une raison oubliée des semaines auparavant, plus fort que l’instinct – elle ressentait ce besoin pressant de lui faire mal. De l’atteindre, de le bousculer, de le déchirer dans sa propre hargne. Alors elle se glissa parmi les silhouettes dansantes, parmi les corps enfiévrés, alors que le sien-même n’était plus que le feu ravageur, jusqu’à l’atteindre lui, l’anomalie de ses convictions, de ses idéaux égarés dans la pierre. Sorcier. Il n’y avait plus de barrières réfléchies, plus de limites, seul comptait son corps entre ses mains, son corps s'inclinant sous la tempête.

S’approchant dans son dos, pour mieux l’atteindre par surprise, elle lui enserra la taille des deux mains – d’une étreinte brûlante, instable, dans le besoin de lui arracher la peau, de lui marteler les os. De le défaire de sa raison. Poitrine contre dos, ses mouvements se faisaient instincts, oubliés, inopportuns. Se hissant légèrement sur ses pieds, sa main libre vint bloquer le crâne légèrement en arrière, afin d’avoir accès plus facilement à la peau. Son souffle saccadé glissa dans sa nuque et ses lèvres vinrent s’apposer dans son cou, s’encrant profondément dans la chair d’une morsure brutale, déloyale. Et Darcy trahit sa présence, alors que la cascade de ses cheveux rose bascula de l’autre côté du corps, que la chaleur de pièce dansait sur la peau de ses bras, sous les yeux du garçon.
Dans la gueule de l’Enfer.

L’étreinte d’une colère tourmentée ne dura que quelques secondes, alors que la proie devint prédateur à son tour, se défaisant de l’emprise nuisible. Le sorcier se dégagea brutalement de la morsure et se retourna pour bloquer les poignets de la chasseuse à bout de bras. Quelques secondes seulement, mais suffisantes pour que Darcy y ait laissé sa marque, alors qu’une marque doloris dans le cou du garçon apparaissait. Sa langue glissa sur ses lèvres carmins. « Pauvre créature, sans tes congénères, tu n’es plus rien.  » souffla Darcy, comme si le regard de sa proie recelait tout ce qu’elle exécrait en lui. Mouvements entravés d’une poigne de fer, ses poings se serrèrent néanmoins alors qu’il lui tenait toujours les poignets – probablement dans le doute qu’en ne la lâchant, elle déferle sur lui dans toute la haine qu’il lui inspirait. Elle releva le menton, Darcy, par défiance. Fière dans sa colère, certaine dans son conflit. Un sourire trop grand sur les lèvres, dans toute sa rage, dans toute sa guerre.

Ils se toisèrent salement, les deux révoltés. La musique, trop forte, pulsait toujours aussi vivement. Les corps, déshumanisés, continuaient de se mouvoir autour d’eux. Personne encore n’avait remarqué l’échange, mais personne ne manquerait le dérapage qui menaçait, qui s’impatientait.
L’air ambiant vibrait d’une décharge ravagée, saturée dans l’embrasement, dans la folie.

Son regard menaçant lui cracha mille choses au visage, l’envie de le frapper, de le faire ployer, de voir apparaître le sang sur sa peau pâle. Plus que ça, aussi. Plus que les muscles tendus et la tempête frémissante dans l’océan de son regard. Au milieu duquel, incertains, flamboyaient l’appel de la destruction, la supplication de la violence.

Temps suspendu dans l’infiniment immense, dans les ombres, dans le chaos.


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Sujet: Re: Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy | Jeu 5 Juil - 4:18
Je ne me bats plus. Les affres sombres du désespoir ne me possèdent plus tant, plus tellement. Et le regard bleuté de Liza, perdu dans les catacombes de ma pauvre âme ne m'obsèdent plus. Elle est là, comme en chair et en os parfois, tellement que je crois en perdre la raison, mais, j'ai accepté. Et depuis, je suis comme anesthésié : le froid qui m'habite me donne l'air moribond, encore plus qu'il y a quelques semaines... Mais je ne souffre plus tant, la douleur a cessé et je me contente de me lever, de vivre un peu. Survivre beaucoup. J'accuse le coup de ma douloureuse altercation avec le jeune homme de la bibliothèque, pansant mes blessures, sans m'apitoyer sur mon sort.
Et si je l'avais réellement cherché ?

Mes journées sans saveurs débutent toujours de la même manière : se lever, nourrir le chat, rentrer la chouette, croquer dans un toast, siroter un café et transplaner. Faire paître les moutons, aider avec les dragons et réfléchir. Réfléchir à tout, comme à rien, se dire que l'espoir est mort mais avec lui s'en est allé la torpeur, avec lui s'en est allée la souffrance, alors, tout va pour le mieux. Autant que possible. Ensuite, je rentre et là ça devient plus compliqué : parfois je sors, parfois je m'en vais faire des recherches à la bibliothèque sur les différentes réserves animalières où pourrait loger Aleyn, et puis je mange un peu et je dors.

Cet oncle reste un mystère... Oh j'ai bien une piste, découverte avec Emilia... L'Asie, l'Asie c'est vaste. Et loin. Je n'aurais jamais la force de m'y rendre, pas maintenant, j'ai perdu mes ailes, j'ai tout perdu presque dans mon combat intérieur. La magie, elle me quitte presque, même si elle est toujours tapie ici, quelque part dans mon ventre, dans mes entrailles. Elle n'afflue plus dans mes doigts, ne me transperce plus de toute part ; moi qui était le meilleur sorcier de Poudlard... Une vie prise, une autre gâchée et combien d'autres encore ?

Ce soir, j'ai décidé de sortir, d'aller oublier encore un peu mon existence et essayer de me rappeler de la réalité de mon être : je ne suis pas un fantôme si je peux encore serrer une femme dans mes bras, si je peux encore mélanger mon souffle au sien. Je vis le corps de l'autre comme une nécessité, un besoin. Mais finalement, tout cela ne rime à rien, je n'imagine même plus Liza. Je suis seulement seul mais entouré de bras alien, déversant le peu de vie que je possède encore dans ces étreintes ridicules, cette pantomime grotesque.

Je bois le liquide ambré, blanc ou coloré, je le bois jusqu'à ce qu'il m'absorbe lui. Et je m'en vais danser, mon pauvre corps frêle, dont les articulations semblent devoir plier à tout moment. Mais les néons colorent ma peau cadavérique et mes cheveux, relevés en chignon font voir mon visage dont les cernes ont disparu quand le sommeil est revenu. L'on me remarque donc, une brune, fine, souriante. Elle a des yeux sombres et un regard mutin, elle s'approche. Nous dansons face à face et de temps à autre nos regards s'accrochent, nos corps se frôlent. Je vois dans ses yeux ce désir, piètre désir, mais je me serre plus contre elle, passant une main dans son dos pour jauger sa réaction. Elle m'attrape plus fort et la permission est donnée. Perdu dans les flots ondulants de ses cheveux senteur vanille et sueur, je fais courir mes doigts sur son corps, épousant ses formes de mes mains alors que les siennes viennent agripper ma nuque, que son souffle se fait court tandis que son autre main parcourt mon torse.

- Viens...

Elle me tire par la main et j'obtempère, le regard flou, le sang bouillonnant. A l'extérieur de la piste de danse, dans un coin reculé de l'Atlantease, elle s'adosse au mur et s'accroche encore à moi. Nos lèvres ne se perdent pas une seconde, puis nous renversons la donne. Je suis contre le mur et elle est face à moi, sa main descend toujours plus bas sur mon ventre alors que son souffle est de plus en plus saccadé. J'ouvre les yeux un instant, l'impatience au creux du ventre. Un instant qui me permet d'entrevoir des cheveux roses. Un visage aussi. Ce visage. J'arrête net mes explorations cutanées de la belle brune en face de moi, interloqué. Alors qu'elle s'échine à jouer avec nerfs de plus en plus délicieusement, je scrute la foule et j'aperçois à nouveau la silhouette mystérieuse face à moi. Un jeune homme lui tient les poignets. Que se passe-t'il ?

Toute l'envie, toute l'excitation a quitté mon être au vu de cette scène glaçante et la brune me regarde d'un air déçu. Je prétexte une excuse, elle me donne son numéro, je promets de rappeler et je me dirige vers les deux protagonistes qui ont retenu mon regard. Elle surtout je l'a vue un million de fois, qui est-elle ?

- Eh toi, tu vas la laisser tranquille !

Ma voix est forte alors que je viens m'imiscer dans ce qui ressemble à une agression. Par quelle magie réussis-je à trouver le courage de m'imposer dans cette situation ? Je l'ignore. Un certain sens de l'honneur, j'imagine.


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Sujet: Re: Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy | Mer 11 Juil - 10:11
Névrose en osmose, consumant avec abondance chacun de ses sens. À la conquête de la moindre parcelle de raison, suppliant la déraison, à faire trembler les murs dans la perversion. Succube en tentation, de ses doigts imprégnées de sang - et la frénésie dans les silences assourdissants, et la folie se dissimulant sous la peau. La lumière des stroboscopes se trahissant sur leurs épidermes dans des ombres dansantes en toutes couleurs.

Elle avait la démence étendue sur les lèvres, créature dans la nuit à répandre son insanité dans les consciences déséquilibrées. Elle se complaisait dans ses sévices, oppressant l’âme impunie à tenailler de la désolation du monde.

De son monde, de la calamité de son existence comme à damner le mal ancré dans l’enveloppe charnelle de l’incube. L’interdit amarré dans un autre océan ravagé que le sien, deux âmes encastrées dans un quotidien trop terne. Et elle se délectait dans les larmes, observant la pauvre bête. S’abandonnant à la férocité de sa proie, bousculants les quelques clients tombées.

La satisfaction dessinée à la rosée de ses lippes, quand le sorcier assimila la basse traîtrise. L’enivrement dans sa conscience calcinée, quand il lui maintint les poignées avec fermeté. Et la dépendance dans le regard, à lui quémander de l’éteindre avec plus de force, de la sceller dans l’aliénation de leurs esprits égarés. Allégresse de la pénitence en suspension, alors que le garçon la ramena contre lui d’une brutalité enfiévrant ses vaisseaux sanguins. Râle de complaisance étouffé dans ses entrailles, prunelles céruléennes et d’un mal plus profond, insatiable, embusqué dans ses tripes, ainsi prisonnière de l’étau du sorcier.

« Sais-tu te défendre sans ta baguette ? » Souffle court dans la ferveur ambiante des corps s’entrechoquant et s’emmêlant, la nécessité d’abattre les limites de la décence au bout des doigts. Elle s’imprégnait de la fureur dans les gestes de son interdit, Darcy, s’exaltant de l’urgence dans leurs cœurs en bataille. Elle ressentait si bien la défiance dans les prunelles bleuâtres de son chaos, le besoin ravagé partagé de concert entre leurs myocardes égarés, à travers leurs vêtements, au-delà de leur peau enfiévrée. Son sourire ne se fit que plus grand encore lorsque de son emprise ferme, il s’égara dans sa crinière pour mieux la maintenir. Pour parer à tout autre geste brutal.

Elle bascula légèrement la tête en arrière pour suivre le mouvement, alors que des lèvres étrangères frôlèrent à leur tour contre sa nuque, jusqu’à son oreille, lui soufflant la permission de se perdre avec le Diable, de s’annihiler dans le reste de la nuit avant qu’il ne reste que de la poussière à consommer. « Tu vas très vite regretter ton geste, tu ne sais pas qui je suis. » Etreinte mortelle.
Pas de bienveillance pour les mauvais héros, pas de courtoisie pour les rapaces de mauvaise augure. Anarchie désorganisée dans la pression sanguine entre ces deux silhouettes naufragées dans les griffes de cette boîte de nuit bondée.

« Eh toi, tu vas la laisser tranquille ! »  

La violence de cette voix, défragmenta la violence de leur étreinte malsaine, fiévreuse. Telle la tempête déchaînée, les âmes déviantes autour d’eux cessèrent de se mouvoir sur la piste de danse, désormais alpaguées par ce déplacement d’électricité. Elle étouffa soudainement, Darcy, sous la chaleur de ses envies sanglantes, partagées entre la délectation de l’expression la plus simple de sa colère virulente et inarrêtable. Dans son dos, un homme la dépasse rapidement, il ne la regarde pas tout de suite, Darcy non plus ne regarde pas cet homme qui venait de mettre un terme à son petit jeu. L’homme était assez grand, quasiment de la même taille qu’elle, si la jeune femme n’était pas perchée sur des talons. Il cracha quelques paroles dissoutes dans le grondement de la musique qui maintenait la moldue et le sorcier. Mais une seule poignée d’insultes sortit de la bouche de sa proie, le sorcier, le sang coulant sur son visage, trace de ses ongles sur le corps, comme marqué.

« De quoi tu te mêles connard ? » Vomit le sorcier vers l’homme qui s’était interposé entre lui et Darcy, il venait d’empêché l’apocalypse de faire son oeuvre.  Mouvements enfiévrés, nécessité de ressentir une nouvelle fois les excès de violence sous ses phalanges. Darcy s’avance sous le néon, touche presque le dos de cet inconnu, du moins l’effleure de son souffle saccadé.

La chaleur à même sa peau moite, la fièvre logée dans la poitrine, elle brûlait de tout son être dans l’incandescence de ses veines. Ses prunelles dissimulée sous le voile de la rage s’égarèrent dans la foule, avant de s’échouer à nouveau sur lui, se prélassant de son œuvre sur le visage de sorcier. Qu’il était mauvaisement beau, le chaos de son existence.

Qu’elle était séduisante, la destruction de la conscience à fleur de peau. Provocation incontrôlable et désir puissant, celui de se perdre dans l’oubli, dans la violence, dans la nuit. Nécessité vitale de sentir son corps se tendre dans les excès, de voir l’adversaire ployer sous son appétit vorace pour le sang. Appel de la faim, de l’abondance, de la déviance. Un ricanement,  s’échappa de ses entrailles dans une ferveur particulière au creux du silence de la nuit, malgré le vrombissement sourd entre les murs de l’enceinte. Tempête éclatée, insatisfaite. Toujours cette même défiance dans le regard, à en agacer plus d’un sur les ruines chaotiques de sa vie. L’insoumission dans les veines, la provocation dans les yeux.


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Sujet: Re: Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy | Lun 30 Juil - 3:23
Son visage me hante, des visages me hantent. Liza souriant d’un air macabre apparaissant dans un souffle démoniaque alors que je me fais battre, presque tuer par l’autre dans un assaut physique et réel ; ou mettre à terre par ma culpabilité. L’inconnue, l’inconnue, elle, me hante aussi. Des sourires mystérieux dans diverses situations, un bar, une promenade nocturne, ici encore, à l’Atlantease, j’ai déjà rencontré ces yeux.
Je dois devenir fou, enfin, la raison me quitte. Et pourtant…

Pourtant je ne peux rester de marbre face à l’objet de mon obsession, guidé par un instinct plus fort que moi. Je sens courir dans mes veines le sang à une vitesse folle, battre au creux des tempes et des jugulaires. La même sensation que lors de cette agression… Je nie cette évidence, mon besoin d’auto-destruction, et je fais craquer mes phalanges, le regard noir. Un courage qui vient des tripes, un pauvre courage décharné mais qui m’habite. Tant et si bien que je ressens en mon sein ma magie qui bouillonne. Son flot est éteint depuis trop longtemps, je ne peux parfois plus la maîtriser et ses explosions sont douloureuses pour moi et ce qui m’entoure. A l’accoutumée, je m’efforce de respirer calmement pour qu’elle ne ressorte pas, ou alors je m’acharne sur ma peau, faisant couler le sang, mon sang. La souffrance physique est mon remède contre les maux de l’âme et de la magie. Aujourd’hui, cette force occulte indomptable deviendra mon alliée dans le combat et les coupures rouges et à vif de ma peau ne couleront pas sur mon corps, elles saliront la carcasse de l’autre.

L’autre d’ailleurs, se sépare de sa victime, la femme aux cheveux roses et au visage connu. Je n’ai pas un regard pour elle, pas encore… L’autre est vexé que je vienne faire cesser l’agression. La haine me possède et je ne comprends pas le sang qui entache ses vêtements, je ne comprends rien. Il n’y a rien à comprendre, de toute façon. Il y a juste à frapper, frapper fort.

A son insulte, je ne réponds rien, pas de mots en tout cas. Je sens un souffle chaud dans mon cou, une force malsaine qui me pousse à commettre l’irréparable devant les yeux des curieux qui hurlent pour de la chair dans une fascination morbide pour la mort et la violence. Les Hommes sont de telles sangsues, des vautours abjectes qui rôdent autour de leurs proies pour en extraire la moelle, pour en vider l’essence dans de gigantesques flaques de honte, de mépris, de haine. Sale espèce que l’humanité. Mais je joue son jeu et vient frapper l’inconnu de toutes mes forces, mon poing écrasant son beau visage et le faisant reculer de quelques pas. Alors qu’il s’approche de moi pour me rendre les coups je sors ma baguette. Douce amie… Douce alliée, objet de ma destruction et de celle de l’autre ce soir.

La foule entière retient son souffle, le duel prend une nouvelle mesure. Quant à moi, l’électricité au bout des doigts ne peut plus se contenir et je pousse un cri, lançant mon meilleur sort. Sectumsempra est décuplé par la concentration de ma puissance magique, contenue en moi depuis des semaines que je n’ai pas sorti ma baguette. Le sort touche sa cible qui n’a même pas pu réagir, le laissant gémissant sur le sol, son sang coulant en continu des multiples plaies magiques.

Sans un regard pour ma victime, le regard flou, la marche ébrieuse, ivre de la violence de l’instant, je sors de l’établissement, prenant garde à ce que l’on ne me rattrape pas, alors que des sirènes commencent à retentir au loin. Je prends la fuite jusque dans une ruelle assez éloignée de l’Atlantease pour que l’on ne me retrouve pas, je m’effondre en cherchant à m’asseoir. J’espère intérieurement que personne ne m’a suivi alors que, la tête entre les genoux, j’attends de reprendre des forces, assez de forces pour pouvoir transplaner dans mon lit.


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Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy
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