Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy

Darcy F. Lancasteravatar
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Sujet: Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy | Jeu 14 Juin - 11:31
La musique, le corps qui vibre, le corps qui se tord, le corps qui frissonne. Sa chevelure rose d’une nuit, virvole sur sa tête presque transpirante. La musique, encore, encore, dans les os et dans les artères, quand ça vibre de partout, les talons qui ne touchent plus vraiment le sol. Elle ondule, serpent, qui se colle un peu plus à chaque mouvement. Trop près, toujours trop près, ses lèvres qui viennent chercher la peau de l’autre. Trop près, toujours trop près, ses lèvres qui viennent chercher la peau de l’autre, l’envie d’y planter ses dents, d’y mordre, déchirer sa carotide de moldu, pour se repaitre de sa vie dévastée. Encore, elle le sent palpiter contre elle, ce foutu coeur collé contre son dos, avec la poitrine et les vêtements comme barrière. Elle voit flou, l’envie de tomber, elle se raccroche à lui, ses ongles noirs qui se plantent dans le textile, s’agrippant aux mailles.

Depuis combien de temps ?

Elle ne sait plus. Elle oubli tout, trop vite, trop fort, les pilules dans la bouche, coupe faim, coupe tristesse et coupe joie.

Agonie.

Combien de temps avant que son corps ne se brise vraiment, combien de temps avant que son coeur ne lâche ? Elle ne le sait pas. Elle s’en contre fou de toute façon.

Les néons dansent sur son visage, sur les ruines d’un corps ravagé par l’alcool et le manque de sommeil. Depuis plusieurs jours, elle repère, elle recrute, des moldus, détruits, brisés, influençables, des bons petits chiens, qui ne poseront aucune désobéissance. La pression est forte, le Gloriam a besoin de volontaires, de chasseurs, de chiens fous, parce que depuis le 22 octobre, le jour où ils ont perdus beaucoup des leurs, d’autres ont disparus, ce sont enfuis, les faibles.

Alors elle scrute les environs, les rues, les magasins, les bras, boîte de nuit, comme celle-ci. Même-ci ce soir elle est aussi là, pour décompresser un peu. Parce que les jours se ressemblent et sont tous sans saveurs, sans odeurs, aussi futiles que ses corps qui dansent et qui hurlent sur les paroles d’une chanson un peu trop commerciale. Elle venait régulièrement ici, pour pallier aux insomnies, pour dompter la rage, trop souvent seule. Pour continuer lorsque les bars s’éteignaient, pour se perdre jusqu’à l’aube, dans les bras d’un (e) inconnu(e). Les heures n’avaient plus d’importance, seule, la nuit défilait silencieusement dans les excès.

Comme toujours elle était venue seule, elle avait des « amis » au sein du cercle, mais l’idée de se dévoiler ainsi face à personnes qu’elle côtoie n’est pas envisageable pour elle, la réputation qu’elle a mit si longtemps à ériger ne peut être détruite en un seul verre. Et puis, elle ne venait sous l’identité de Darcy Lancaster. Non des clients de sa librairie pourraient la reconnaître, alors arbore une chevelure rosâtre et un patronyme bien différent du sien, Héra. C’est court, facile à retenir et puis ça laisse très souvent planer le doute, le mystère et attise la curiosité. Déesse des femmes.

Ses pieds lui rebellent la mortalité de son corps, que ses poumons la pressent de l’urgence, de l’air, pur, à contaminer rapidement, dans le cercle vicieux de la destruction qu’elle représentait entièrement.

Besoin d’une pause et la torpeur s’effrite quelques instants - sans jamais s’estomper réellement. La fraicheur de la nuit vint envelopper ses épaules d’une caresses lointaines étrangères, comme si la nuit ne pouvait pas vraiment l'atteindre, son corps sur le bitume et l’âme égarée quelque part dans l’enceinte de débauche bourdonnant dans son dos. Le crépitement de la flamme valsa dans se prunelles tendis que la nicotine s’immisçait doucement dans ses poumons pour y reprendre son territoire. Dans une conquête perpétuelle, renouvelée, insatiable. Dans une lutte contre la mort de son âme, à se demander si elle viendra le reprendre en échange des cendres des assassins sorciers. La belle endiablée tangua un peu sur ses jambes lorsqu’elle rejeta la tête en arrière pour relâcher la fumée, telle une offrande au ciel étoilé. Elle s’appuya contre le mur de l’ Atlantisease club, le béton froid dans le dos. La musique étouffée dansait dans ses veines enfiévrées où s’agitait le fourmillement de l’enivrement, alors qu’elle continuait d’observer la lune en consumant sa cigarette. Puis la porte s’ouvrit à grand fracas de paroles gueulées trop fortes, de rire trop puissants, de tapes dans les épaules, et un petit groupe émergea dans l’espace des fumeurs à l’extérieur. Troupeaux de bêtes primitives. L’étincelle se ralluma instantanément, au fond de son regard, au fond de ses entrailles. Darcy guetta les corps agités, ça s’insultait, ça se partageait des clopes – puis elle le trouva au milieu d’eux, d’une aura familière, le regard déviant. Ce garçon était là, le 22 octobre, elle se rappelle de lui, la semelle de sa botte s'en rappelle encore. Et la peur dans ses yeux, elle ne l'oubliera jamais, parce qu'elle avait ressentie un tel plaisir de domination, que cette jouissance était encore bien encrée dans sa tête.

Passée inaperçue, Darcy se redressa et se dirigea vers eux, sa démarche toujours aussi fière et gracieuse. Dans l’absence de crainte, surtout, parce qu’elle n’avait peur de rien, la casse-cou, et certainement pas d’une bande de prépubères. Ils étaient sur son chemin pour atteindre la porte, de toute façon. Excuse de merde. Elle en bouscula un sans qu’il n’en soit vraiment ébranlé, mais c’est surtout l’épaule du jeune homme qu’elle percuta de plein fouet pour se frayer un passage. À mi-chemin entre la porte et le groupe, sans s’arrêter, elle tourna la tête pour leur jeter un regard désinvolte, indifférente aux vociférations. Surtout pour capturer celui du principal concerné, avant de disparaître dans le dernier nuage de fumée qu’elle relâcha de sa clope consumée.

Une défiance dans le regard, la fièvre dans les doigts – de l’envie, de la rage. Et la Lancaster disparut à nouveau dans le bâtiment. Dans le tumulte des corps suants emmêlés et déchaînés dans la boîte de nuit, la folie revint à la charge, démultipliée par une trop grande consommation d’alcool. Folie meurtrière, folie sanguinaire – Darcy sentait la colère, les tourments d’excitation, le doute et l’oubli, embraser son sang dans un bûcher de destruction. Parce qu’elle n’était que le désordre, la Darcy, l’envie irrésistible, le besoin urgent, de mettre en ruines son existence, de détruire le monde et les espoirs, d’annihiler les anomalies et les incohérences. De faire disparaître ce qu’elle représentait, et ce qu’il était lui. Fabio.

Aguicheuse d’infortune, mal en puissance, le jeune homme avait pourtant cédé à l’appel de la sauvage, de la flamme, alors qu’il pénétrait à son tour dans la boîte de nuit, seul cette fois-ci. Tant mieux, plus facile. Elle l’observait, Darcy, tapie dans l’ombre comme on chasse une proie en silence, pour mieux se délecter de l’attente, de l’embrasement. Ça pulsait dans ses veines, dans ses muscles, dans son cerveau anesthésié par le souffle de la décadence d’une nuit. Au-delà d’une raison oubliée des semaines auparavant, plus fort que l’instinct – elle ressentait ce besoin pressant de lui faire mal. De l’atteindre, de le bousculer, de le déchirer dans sa propre hargne. Alors elle se glissa parmi les silhouettes dansantes, parmi les corps enfiévrés, alors que le sien-même n’était plus que le feu ravageur, jusqu’à l’atteindre lui, l’anomalie de ses convictions, de ses idéaux égarés dans la pierre. Sorcier. Il n’y avait plus de barrières réfléchies, plus de limites, seul comptait son corps entre ses mains, son corps s'inclinant sous la tempête.

S’approchant dans son dos, pour mieux l’atteindre par surprise, elle lui enserra la taille des deux mains – d’une étreinte brûlante, instable, dans le besoin de lui arracher la peau, de lui marteler les os. De le défaire de sa raison. Poitrine contre dos, ses mouvements se faisaient instincts, oubliés, inopportuns. Se hissant légèrement sur ses pieds, sa main libre vint bloquer le crâne légèrement en arrière, afin d’avoir accès plus facilement à la peau. Son souffle saccadé glissa dans sa nuque et ses lèvres vinrent s’apposer dans son cou, s’encrant profondément dans la chair d’une morsure brutale, déloyale. Et Darcy trahit sa présence, alors que la cascade de ses cheveux rose bascula de l’autre côté du corps, que la chaleur de pièce dansait sur la peau de ses bras, sous les yeux du garçon.
Dans la gueule de l’Enfer.

L’étreinte d’une colère tourmentée ne dura que quelques secondes, alors que la proie devint prédateur à son tour, se défaisant de l’emprise nuisible. Le sorcier se dégagea brutalement de la morsure et se retourna pour bloquer les poignets de la chasseuse à bout de bras. Quelques secondes seulement, mais suffisantes pour que Darcy y ait laissé sa marque, alors qu’une marque doloris dans le cou du garçon apparaissait. Sa langue glissa sur ses lèvres carmins. « Pauvre créature, sans tes congénères, tu n’es plus rien.  » souffla Darcy, comme si le regard de sa proie recelait tout ce qu’elle exécrait en lui. Mouvements entravés d’une poigne de fer, ses poings se serrèrent néanmoins alors qu’il lui tenait toujours les poignets – probablement dans le doute qu’en ne la lâchant, elle déferle sur lui dans toute la haine qu’il lui inspirait. Elle releva le menton, Darcy, par défiance. Fière dans sa colère, certaine dans son conflit. Un sourire trop grand sur les lèvres, dans toute sa rage, dans toute sa guerre.

Ils se toisèrent salement, les deux révoltés. La musique, trop forte, pulsait toujours aussi vivement. Les corps, déshumanisés, continuaient de se mouvoir autour d’eux. Personne encore n’avait remarqué l’échange, mais personne ne manquerait le dérapage qui menaçait, qui s’impatientait.
L’air ambiant vibrait d’une décharge ravagée, saturée dans l’embrasement, dans la folie.

Son regard menaçant lui cracha mille choses au visage, l’envie de le frapper, de le faire ployer, de voir apparaître le sang sur sa peau pâle. Plus que ça, aussi. Plus que les muscles tendus et la tempête frémissante dans l’océan de son regard. Au milieu duquel, incertains, flamboyaient l’appel de la destruction, la supplication de la violence.

Temps suspendu dans l’infiniment immense, dans les ombres, dans le chaos.


informations sur le 22 octobre:
 
Associé avec une femme, le démon lui-même perd la partie - Emrys/Darcy
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