The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith

Poppy Irvineavatar
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Sujet: The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith | Mer 30 Mai - 14:30
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Il fallait qu’elle lui montre.

La théorie de Poppy, au sujet de cet étrange phénomène, est qu’il aurait dû se produire un jour où l’autre. C’était évident, “tout vient à point à qui sait attendre”, et ce genre de bêtises que disent les renards dans les fables. Mais ce qui la surprenait, et qui faisait qu’elle était là, à courir sous la pluie, c’était le timing. C’est rare dans la vie que tout se passe comme on le prévoit. Il y a toujours ce facteur auquel on n’a pas pensé, cette personne qu’on ne peut pas contrôler, ou simplement une mauvaise prévision météo qui vient tout gâcher. Et bien que parfois, l’imprévisible ajoute un petit quelque chose en plus (comme une course effrénée au ralenti dans les rues d’Atlantis, comme dans les jolis films), souvent il nous fait perdre les pédales.

C’est ce qui c’était passé le jour où Poppy avait ré-entendu pour la première fois depuis 2 ans la voix de Tomás. La panique. L’incompréhension. Et une peur si grande que l’étudiante avait l’impression qu’elle aurait pu s’arracher le coeur à mains nues. La peur de réaliser qu’elle avait oublié Tomás comme s’il n’avait jamais existé, avant tout ; puis par la suite, cette étrange peur qu’elle ne soupçonnait pas, celle de ne plus rien ressentir pour Keith, de l’oublier avant même d’avoir eu la chance de le découvrir. Comme si un été séparé par quelques centaines de kilomètres avait balayé les moments partagés. Que le peu de contacts qu’ils avaient eu depuis la rentrée, mêlant angoisse et maladresse, n’avaient pas su entretenir cette flamme si précieuse.

Et pourtant, au son de la voix de Tomás, elle l’avait vu, le visage de Keith. C’est lui, qui était là. Alors il fallait qu’elle lui montre.

Jusqu’aux salines, le dénivelé était fort, et la pluie battante l’avait quelque peu dissuadée de prendre son vélo ou son hoverboard. C’était donc en courrant que Poppy avait quitté précipitamment sa résidence où elle était en plein travail. Elle avait tout laissé en plan. Les feuilles froissées de ses croquis, l’assemblage de bois en cours, mal vissé… Et une vingtaine de minutes avaient suffi. La voilà, devant la porte de Keith, qui commence à tambouriner.

Quand la porte s’ouvre finalement, il n’y a pas que la pluie qui ruisselle sur les joues de Poppy. De grosses larmes chaudes viennent accompagner les gouttes d’eau presque glacées que l’hiver a amené avec lui. Et doucement, en regardant son professeur dans les yeux, la jeune fille lève sa baguette en l’air. «  Expecto patronum ». La lumière bleutée vient illuminer les cheveux blonds de Poppy, dans une danse saccadée par quelques bons et sautillements, propre à l’écureuil roux qui se dessine. Quant à l’étudiante, le bras droit toujours quelque peu levé, elle vient frotter ses yeux et éponger ses narines d’un revers de main avant de prendre la parole d’une voix basse.

«  Regarde, c’est un écureuil, Keith… L’écureuil est revenu. Tu… Tu l’as sauvé. Tu m’as libérée de Tomás. » puis dans un mouvement tendre, à la fois triste et heureuse, Poppy s’avance vers son professeur. Elle passe une main autour de sa tête, frôlant son oreille, et la seconde vers sa taille. La baguette magique, elle, a bien vite quitté ses doigts pour venir s’échouer sur le sol, où le petit écureuil court encore pour quelques secondes. Puis Poppy s’avance vers Keith et le serre, le serre si fort, avant de se reculer progressivement jusqu’au moment où, enfin, guidé par le besoin de l’instant, elle embrasse délicatement ces lèvres dont elle rêve depuis bien trop longtemps.



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Sujet: Re: The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith | Sam 2 Juin - 9:18
Pour une fois, Keith ne travaillait pas. La journée à l’université l’avait épuisé plus qu’à l’accoutumée, sans doute en raison de l’automate qu’il venait de terminer, après deux mois et demi de labeur acharné. Il n’en était que partiellement satisfait – comme souvent – et l’avait délaissé dans un coin de son appartement en attendant que son nouveau propriétaire ne vienne en prendre possession, ou lui fasse parvenir des instructions. La vérité était que pour la première fois de sa vie, depuis qu’il avait découvert que l’artisanat magique était sa voie, son essence, sa raison d’être, il s’en était lassé. Quelque chose manquait, sur lequel il ne parvenait pas à mettre le doigt, ce grain de superbe et d’éloquence tue dans chacune de ses créations, cette étincelle qui s’éveillait à force de nuits d’effort sans sommeil, née de l’obsession de réaliser enfin l’automate parfait. Ce soir-là, Keith avait laissé de côté une autre commande, à peine commencée, déjà en retard, et s’était effondré dans le canapé, un vieux livre sur l’histoire magique d’Ecosse posé sur les genoux.

Il lisait sans vraiment voir les mots qui s’enchaînaient sous ses yeux, perdu dans des pensées dépourvues de sens, faites de couleurs et de symboles, de souvenirs qui s’emmêlaient, et des flashs presque monochromes de ses quelques jours passés à Detroit durant l’été. Malgré la chaleur étouffante, la ville ne lui avait pas paru ni plus saine, ni plus en vie que lors de son dernier séjour. Pourtant, la fascination était la même, intacte, comme si la découverte datait seulement d’hier. Quelque part à l’arrière de ses réflexions incontrôlées, Keith se demandait si s’installer à Atlantis avait véritablement été une bonne idée ou s’il n’aurait du céder à l’appel lancinant de la ville américaine et y rester pour de bon.

Pourtant, il était revenu. Il n’en avait jamais douté, n’y avait même pas pensé. Revenir à Atlantis avait été une évidence.

Il se passa quelques secondes avant qu’il ne réalise que c’était là, dans la réalité, qu’on tambourinait à sa porte et non pas quelque part au fond de sa tête. Comme rendu groggy par la présence d’autres êtres dans ce monde qu’il avait soigneusement oublié durant les dernières heures, il tituba légèrement jusqu’à la porte, qu’il ouvrit sans même se demander qui pouvait bien se cacher derrière. Étrangement, il vit l’écureuil avant de voir Poppy, celle qu’il avait observé du coin de l’œil sans oser lui offrir à nouveau toute son attention, depuis le début de la nouvelle année scolaire. Leurs échanges n’avaient été que furtifs pendant l’été ; il avait décidé de son départ sur un coup de tête, à peine pris le temps de la prévenir. Il avait aussi entendu qu’elle avait été liée à l’attentat qui avait frappé la ville lors de la Coupe d’Europe de quidditch. Il n’avait cependant jamais osé aborder le sujet, préférant nier les évidences.

« Un écureuil ? Sauvé ? » Keith tenta de se détacher un peu de l’étudiante, de suivre le patronus du regard, de comprendre la portée de cette découverte et l’importance qu’elle avait pour Poppy. Il leva la tête, interrogateur, pensa à son propre patronus dans une logique qui ne l’aida pas à analyser la situation présente. « Je... » Ses lèvres auraient pu être scellées par le baiser, mais elles le furent déjà par la main qui glissa le long de sa nuque et le fit frissonner. Les lèvres qui se pressèrent alors sur les siennes ne firent qu’ajouter à sa tétanie.

Jusqu’à ce qu’il lève une main, comme si elle se contrôlait elle-même et ne faisait plus partie du reste de son corps, ou du moins, n’était plus contrôlée par un esprit déjà bien dépassé. Il glissa ses doigts entre les mèches blondes tandis qu’il rendait le baiser qu’il avait été donné sans même avoir à demander.

Tout cela ne dure qu’une seconde avant que Keith ne fasse un pas en arrière et attire l’étudiante dans son appartement, fermant promptement la porte derrière elle, agissant comme un de ses automates soigneusement programmé pour répéter des actions maintes fois scriptées. Jusqu’à ce que son esprit ne refasse surface avec la force d’un noyé paniqué qui, désespérément, tente de s’arracher à la prise des vagues qui le ballottent dans tous les sens, lui tirant la tête sous l’eau, remplissant ses poumons de liquide plutôt que d’air. « Il va falloir que tu m’expliques. Je vais faire du thé. » Et déjà le professeur avait disparu dans la cuisine, ne laissant pour trace de sa présence que le tintement de la faïence, provoqué par ses mains tremblantes.


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Sujet: Re: The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith | Mer 20 Juin - 8:13
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Elle pourrait passer des heures à divaguer sur la douceur du geste qu'elle avait attendu depuis des mois. Sur ses lèvres et leur mouvement, le temps qui s'était arrêtée comme les femmes du temps passé l'expliquaient déjà dans les vieux livres, sur son cœur qui avait cessé de battre pour mieux profiter de l'instant et qui reprendrait de plus belle sous peu... Mais ce qui la tuait presque intérieurement, la faisait choir sur ses jambes qui tremblaient, c'était cette main qui se baladait dans ses mèches blondes. Il lui avait rendu son baiser, il ne s'était pas contenté de se bloquer et de reculer, comme il le faisait à présent - quoiqu'en prenant soin de fermer la porte plutôt que de mettre dehors la pauvre Poppy, sa hantise. Non, Keith l'avait embrassée de lui-même également, dans un geste tendre, même s'il était évident qu'il n'arrivait pas vraiment à se l'expliquer.

Et déjà quand il se recule, l'étudiante porte ses doigts à sa bouche, touchant cette lippe sur laquelle il a déposé la sienne, en le regardant fuir dans sa cuisine. Le sourire qui suit fut très bref, instantané, et suivi d'une ultime larme de joie que Poppy balaye de sa main. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle avait attendu comme réaction à son arrivée intrusive, mais elle savait pertinemment que maintenant Keith aurait besoin d'explications rationnelles et claires. Alors le sérieux revient pour un instant, laissant les sentiments de côté, aussi difficile que ça puisse être pour la boule d'affection qui commence à prendre place chez Poppy. Elle ramasse sa baguette tombée au sol, réalisant d'ailleurs que l'écureuil de court plus sur les murs, puis elle s'avance vers le canapé. Elle ôte ses chaussures pour déposer un pied sur le divan, sur lequel elle s’assoit, et se tourne de façon à pouvoir avoir une vue sur la cuisine et un morceau de dos de Keith, tremblant au-dessus de sa porcelaine.

Doucement, Poppy murmure une nouvelle fois le sort qui fait apparaître ce petit écureuil roux, et cette fois-ci, elle envoie ce dernier en direction de la pièce où est son professeur. Le rongeur, toujours aussi sautillant, va se heurter à l'un des meubles, rebondir sur l'évier, courir entre les assiettes pour finir sa danse aux pieds de Keith puis revenir dans le salon. « Depuis deux ans, mon patronus était un petit singe... C'était le patronus de Tomás, le garçon que je fréquentais, à Poudlard. Je l'ai... en quelques sortes volé... quand il a été tué à la bataille de Poudlard. C'était une façon de me souvenir de lui, de ce qu'on avait partagé. ». Tandis que Poppy parle en regardant le petit écureuil se balader dans la cuisine, elle dépose sa tête sur le dossier du sofa. C'est en voyant le rongeur revenir vers elle qu'elle sort un bras pour le faire dépasser lui aussi du canapé, et le tendre vers l'animal bleuté qui revient vers elle.

« Et ça fait deux ans que je n'avais pas vu "mon" patronus, le mien... Cet écureuil. ». Elle prend une grande inspiration. « Je peux dire ce que je veux, je sais que c'est grâce à toi. Tu m'as rendu cet écureuil... D'une façon ou d'une autre. J'avais peur que ça arrive, que je n'ai plus ce souvenir de Tomás avec moi mais finalement je... Je suis si soulagée... ». Dans le sofa, Poppy s'enfonce quelque peu, comme un marshmallow au soleil, jusqu'à ce qu'elle se relève totalement et ne finisse sur ses genoux, à regarder derrière le canapé pour mieux voit Keith. « Ecoute je suis désolée si je t'ai pris par surprise, j'avais juste besoin de te voir. De te le dire...Je- ». Mais le reste ne sort pas, ne sortira pas. Elle n'est peut-être pas encore prête à le dire, et lui encore moins à l'entendre.

Elle se contente de rester là, trempée sur le canapé, levée sur ses genoux à le regarder. Puis Poppy ajoute, plus doucement, « Tu aurais une serviette, pour me sécher ?... Je suis frigorifiée », avant de se mettre à rire innocemment car une fois encore, elle n'a définitivement pas pensé à tout dans ce scénario impulsif.



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Sujet: Re: The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith | Sam 30 Juin - 16:58
Je ne suis pas certain de savoir ce que je suis en train de faire. Mécaniquement, sans doute parce que rodées à l’exercice, mes mains s’emparent de deux tasses, de deux cuillères. D’un coup de baguette, je fais chauffer de l’eau et je farfouille dans la boîte à thé, agacé de ne trouver que du thé noir alors que, pour une raison inexpliquée, j’ai décidé que c’était de thé blanc dont nous avions besoin. Je me cogne au coin d’une armoire, et m’interrompt quelques seconds le temps de la foudroyer du regard, pas assez déboussolé pour me mettre à jurer, quelque part rendu furieux tout de même par cette intervention impromptue.

Je ne sursaute même pas quand la voix de Poppy vient couvrir la bouilloire qui commence doucement à siffler. Ses mots coulent sur moi sans vraiment réussir à m’atteindre. Délicatement, j’ajoute le thé blanc dans le filtre, cuillère par cuillère, préparant une quantité de thé qui laisserait presque entendre que j’allais recevoir. Ou que je m’apprêtais à entretenir une très longue conversation. Pourtant, l’histoire qu’elle me raconte se contente de flotter autour de moi, se mêlant aux images que mon imagination y lie, fantasmes irréels de personnes que je n’ai pas connus, et d’événements que je n’ai pas vécu. Je réalise seulement que le patronus courrait entre mes mains maintenant qu’il est reparti vers le salon. Tout semble lent autour de moi.

Mon cerveau le premier, particulièrement lorsque je manque d’attraper la bouilloire brûlante à main nue, et ne parvient à sauver l’intégrité de ma main droite qu’après une brûlure superficielle sur l’index, qui avait tout juste eu le temps d’effleurer le métal. Avec un profond soupir, je parviens à me concentrer suffisamment pour maîtriser un sortilège de lévitation informulé, et reviens vers le salon, accompagné de la théière et des tasses qui, malgré le sortilège, ne manquent pas de se cogner les unes aux autres. Avec un tintement sonore, toutes finissent par s’échouer sur la table, sans qu’une goutte de thé ne soit renversée. Comme par enchantement. Le temps d’une seconde, je me demande très sérieusement si je n’ai pas en effet enchanté mes tasses et ma théière pour m’éviter ce problème.

Pour la première fois depuis plus de cinq minutes maintenant, depuis que je m’étais éclipsé dans la cuisine, mon regard se pose à nouveau sur Poppy. Là, à moitié étendue dans mon canapé, comme si de rien n’était, comme si elle ne faisait que me raconter l’une de ses expériences, comme elle l’avait si souvent fait au cours de l’année scolaire précédente, elle me paraît si normale que la confidence continue de voleter autour de moi sans parvenir à prendre plus de substance. J’avais entendu parler de la Bataille, évidemment. De ses conséquences, des traumatismes qui en avaient découlé. J’avais vécu l’Année des Ténèbres au plus proche, vu le Ministère d’avant, du pendant, et de l’après. Pourtant, je n’avais jamais songé à quel point cette réalité puisse être pesante pour ceux qui étaient désormais mes étudiants. Tous avaient du la vivre, perdre des proches, être impactés d’une manière ou d’une autre. Pour la première fois, je réalise que Poppy porte sans doute autant de démons que moi.

Muré dans mon silence, je ne trouve même pas l’idée de hocher la tête, de lui montrer que j’ai entendu ce qu’elle m’a dit, que je suis là dans cette pièce, avec elle. Le nom de Tomas est prudemment tenu à distance, comme si je n’étais pas prêt à accepter que celle à qui je venais de rendre un baiser puisse s’être trouvée dans une situation semblable, il y a longtemps, avec un autre. Quelque chose se tordait et se plaignait au fond de moi, rejetait toujours autant ce moment qu’il ne tentait de le digérer.

Moriarty vient se frotter contre mes jambes, il ronronne bruyamment, et ne me lâche pas d’une semelle alors que je m’éloigne vers ma chambre pour revenir, quelques instants plus tard, avec une serviette blanche et duveteuse que je pose délicatement sur les épaules de l’étudiante. Je regrette de ne pas avoir de feu ouvert, alors, complètement oublieux de l’existence du chauffage central dans mon appartement, je me saisis d’un contenant en verre sur le coin de mon établi, le vide de son contenu – un assemblage hétéroclite de rouages en cuivre – et y invoque des flammes bleues, avant de soigneusement le refermer, et de le poser sur la table, juste devant Poppy.

A présent, mon regard ne la lâche plus, comme s’il refusait de s’en détacher, comme si détourner le regard briserait le moment, ou la ferait disparaître. Les mots qui s’entrechoquent derrière mes lèvres, eux en revanche, ne parviennent pas à dépasser la muraille de mes dents, et c’est ainsi, toujours muet, que je finis par m’asseoir en face d’elle, m’étant saisi d’une tasse de thé au passage, dont je ne sais en vérité pas vraiment quoi faire.


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Sujet: Re: The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith | Dim 5 Aoû - 7:01
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Son rire est le dernier son humainement produit. Le tintement des tasses, et le soupir de Keith après sa brûlure, mis à part, c'est le silence qui plane dans l'appartement vide. Lorsque le professeur apporte tout l'attirail du thé, Poppy se détourne rapidement du dos du sofa pour s'y asseoir de nouveau normalement. Elle réalise que son intrusion désagréable est sûrement amplifiée par son habitude à toujours trop faire comme chez elle. Mettre les pieds sur le canapé, se servir dans les pots sur la table, allumer la télévision sans rien demander. Toutes ces petites touches familières qui la rendent si bien dans un endroit, avaient le don de pouvoir énerver. Et le mutisme de Keith, soudain, la laisse croire qu'il regrette son geste, ses lèvres sur les siennes. Qui ne dit rien quand on lui ouvre sa vie passé, quand on partage ses squelettes cachés au fond du placard, hormis un homme passablement énervé ?

L'étudiante voudrait faire quelque chose pour sa brûlure sur le doigt, ainsi en même temps que Keith va lui chercher une serviette, Poppy se lève et court dans la cuisine pour y prendre de la glace. Elle en met quelques morceaux dans un petit bol et revient bien vite au salon, au même moment que Keith. Elle a juste le temps de s'asseoir avant qu'il ne soit vraiment là, lui permettant de déposer délicatement cette serviette sur ces épaules. Un geste une fois encore particulièrement tendre, surtout pour quelqu'un qu'elle croit remonté contre elle. Il faudrait qu'elle sache, une fois pour toute. Mais elle repousse juste le petit bol glacé dans sa direction, sans oser dénaturer le silence qui s'est installé. Elle hésite, cependant, à reprendre la parole. Elle voudrait. Repliant ses jambes jusque dans ses bras, pour ainsi s'envelopper toute entière dans la serviette si douce, Poppy finit par être hypnotisée par le petit contenant qui se remplit de flammes bleues.

Perdue dans ses pensées, elle pèse le pour, mais surtout le contre. Si Keith lui en voulait réellement, pourquoi serait-il si intentionné ? Ça ne fait pas sens. Mais s'il ne lui en voulait pas, pourquoi se taire et se terrer dans un mélange de silence et gestes délicats à son égard ? Puis il y a ces yeux, qui ne la lâchent pas, et Poppy est incapable de lire ce qui s'y cache. Elle est comme dans un pays étranger, confrontée à l'inconnu et au doute. Et tandis qu'habituellement elle relancerait de plus belle la discussion pour briser la glace, cette fois, elle suit la danse du silence. C'est sûrement le fait d'avoir soudainement lâché son passé au visage de quelqu'un qui, même si elle se sent en harmonie avec ce dernier, tend à la rendre un peu groggy. Lente. En y repensant, elle n'avait jamais fait ça. Pas vraiment. Elle avait partagé quelques éléments, quelques détails avec les uns ou les autres, choisis consciencieusement parmi des personnes de confiance. Mais jamais elle n'avait dit, d'une traite "Tomás, le garçon que je fréquentais [...] a été tué à la bataille de Poudlard". Jamais de façon aussi crue, aussi simple, sans aucun détours.

La tasse de thé, attrapée par la hanse, est bien chaude dans sa main, et les flammes bleues commencent déjà à chatouiller ses pieds nus et frigorifiés. En relâchant tous ses muscles, Poppy finit par se reposer totalement sur le canapé où elle était auparavant quelque peu crispée. Pourtant elle n'est pas plus détendue intérieurement, elle ne sait toujours pas ce que Keith pense, ce qu'il ressent. Et si pendant des mois ça lui avait suffit, être juste là à ses côtés, cette fois ce n'était plus assez. Tandis qu'il la fixait depuis plusieurs secondes, elle, n'arrivait pas à le regarder. Elle avait les yeux fuyants, terrifiée à l'idée d'y avoir été trop fort et de le faire fuir avant même de l'avoir eu suffisamment longtemps auprès d'elle. La jeune fille avait l'habitude de pousser les gens loin d'elle, de leur faire peur par son exubérance. Peu la connaissait délicate et patiente.

Elle avale une grande gorgée de thé, trop chaude, dessinant une rapide grimace sur son visage, mais la chaleur est agréable et lui fait du bien après sa course sous la pluie. Ses mains se baladent sur la tasse, cherchant le meilleur endroit pour y établir leur camp, ou peut-être simplement à tuer le temps pour qu'il passe plus vite. Mais l'impatience habituelle de Poppy vient cogner à la porte. Ce n'est plus possible, de jouer au roi du silence tandis que son cœur tambourine, que le doute commence à se faire bien trop grand. Alors elle enfonce sa tête dans ses genoux, n'osant pas regarder Keith pour lui demander ce qui suit, et tenant la tasse juste par la anse, menaçant de s'effondrer si la réponse ne lui conviendrait pas. « Dis-moi... Tu m'en veux ? ». En regardant bien, on pouvait voir ses doigts se resserrer sur la tasse pour bien l'attraper, juste au cas où.



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Sujet: Re: The adventures first, explanations take such a dreadful time | Keith | Jeu 6 Sep - 13:45
Les petites attentions à son égard m’ont parues plus naturelles, plus spontanées. Comme si à force de la côtoyer, elle parvenait à me rendre, peu à peu, plus humain. Une partie de moi rit doucement, si bien cachée à l’intérieur qu’aucune hilarité ne vient étirer mes lèvres cependant. Je réalise que c’est sans doute la première fois qu’il me vient à l’esprit de déposer une serviette sur les épaules de quelqu’un surprit par la pluie. Ce genre de détails terre-à-terre ne m’avaient auparavant jamais effleuré. Après tout, l’humain n’étant pas fait de sucre, et la plupart de mes connaissances dotées de pouvoirs magiques, pourquoi devrait-on se préoccuper de quelqu’un de détrempé ? Le contact de Poppy m’avait peu à peu appris que l’important n’étant pas tant l’état de départ et l’état d’arrivée, mais surtout le chemin que l’on choisissait d’emprunter entre ces deux points.

Ainsi, c’est avec la même idée que je contemple le petit pot de glace qu’elle a poussé devant moi, bien incapable de comprendre la délicatesse cachée dans le geste. Je sens les battements de mon cœur se répercuter dans les fines veines de mon index brûlé, le picotement sur la peau, les nerfs qui protestent d’être encore confrontés à la chaleur de la tasse. Pourtant, de pure éducation sorcière sans doute, ou peut-être parce que je suis encore trop préoccupé par un autre type de chaleur qui m’envahit toujours ailleurs, je ne saisis pas. Pas plus que les mots murmurés entre ses genoux.

Je me redresse légèrement, visiblement étonné, sans doute soudainement plus aux aguets que je ne l’ai été depuis qu’elle est entrée. Je pose la tasse sur la table, avant de la reprendre – sans réaliser que c’est en réalité le pot de glace que j’ai cette fois saisi – et tente vainement d’accrocher son regard. « Mais... » Je m’interromps, car je ne sais pas quoi dire. Les mots s’entrechoquent encore, sans que je sache comment les organiser pour créer une justification sensée. Si de nombreuses interactions sociales me restent encore mystérieuses, Poppy a néanmoins su faire preuve d’assez de patience envers moi pour que je m’habitue à ses réactions, à leurs raisons, et à ce qu’il me fallait dire pour que quand je devine cette souffrance, je parvienne à ne plus complètement empirer la situation. Ou du moins, pour essayer.

« Non, je ne t’en veux pas. Je n’ai aucune raison de te reprocher quoi que ce soit. » Simple et clair, première étape. Adresser la question par une réponse évidente. « Je suis désolé si je te donne cette impression, je... » C’était sincère, bien que ma voix vacille un peu, sans que je ne puisse vraiment raffermir la façon dont je les prononce. « Je me sens certes souvent dépassé, mais nous savons tous les deux que ce n’est certainement pas toi qui en es la première responsable. Après tout, des salutations un peu trop cordiales en rue peuvent me déboussoler pendant plus d’une journée. » J’ose un demi-sourire, presque comme pour demander pardon, espérant qu’elle lèverait les yeux pour le voir.

Je tente de boire une gorgée de thé et contemple mon erreur avec une exclamation de surprise. Sagement, je repose le petit pot et m’abstiens de me saisir de la tasse, comme si mon inconscient craignait que s’y trouve caché un autre piège. « Tu sais que je suis là si tu as besoin de parler. » Ou pour quoi que ce soit d’autre. Mais ces mots là ne trouvent pas à franchir la barrière de mes lèvres. Doucement, je tends simplement la main par dessus la table, effleure du bout des doigts sa main recroquevillée contre sa tasse. Regarde moi. Je te promets que je suis là.


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