Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension

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Sujet: Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension | Mer 23 Mai - 18:09
Je ne sais pourquoi je traîne encore en ces lieux, je ne peux expliquer pourquoi les livres exercent cet attrait sur moi. Le fait est que la lecture, la connaissance et les mots ont toujours été une source de liberté, d'évasion pour moi. Pendant très longtemps, j'ai entretenu un journal, dans un carnet qui contenait également toutes mes trouvailles concernant les reliques. J'ai perdu cette habitude depuis la Bataille de Poudlard, la vie est trop morne, bien trop monotone et triste pour que j'ai quoi que ce soit à consigner dans un journal ou pour que cela vaille la peine que je souille du papier pour écrire le deuil et la culpabilité.

Mais depuis que j'ai décidé de partir à la recherche d'Aleyn, depuis que j'ai rencontré la douce Emilia aussi, je sens une vie plus colorée renaître en moi. Liza est là, toujours, dans un coin de mon esprit. Mais ce problème nouveau n'en fait plus le centre unique de mon monde psychique. Alors je reviens à la bibliothèque. La dernière fois, j'y ai fondu en larmes et ait eu une altercation douloureuse avec mon ennemie de toujours : Pansy Parkinson. Y repenser me remplit de haine et de dégoût pour sa personne, je ne veux pas y réfléchir à nouveau.

Alors, je vagabonde, les rayons sont mixtes entre monde magique et monde moldu, tout s'intrique parfaitement, dans un ordre des choses que la ville envierait presque à ces rayonnages. Au confins de la section histoire - histoire magique, je m'attarde sur des ouvrages semblant relater l'histoire de la conquête de l'Angleterre par Guillaume Le Conquérant. Les conquérants ne m'intéressent guère, mais la Bataille de Hastings a sonné une ère nouvelle pour l'Angleterre au XIème siècle, et le personnage de Guillaume, né Guillaume Le Bâtard, devenu conquérant ensuite, la tapisserie de Bayeux, tout cela me fascine.

Alors que je suis absorbé dans la contemplation de la scène du serment d'Harlod, je finis par remarquer la présence d'un autre homme au bruit de ses pas étouffés en partie par la moquette. Je ne sais pas depuis combien de temps il est ici, et ne m'y intéresse pas pour commencer. Au bout d'un moment, je lève la tête de mon bouquin et remarque alors ses traits. Des traits connus, aperçus en photographie sur la Gazette du Sorcier, quand ce ramassis d'ordure voulait bien relater des informations intellectuelles ou au moins culturelles, bien plus agréables à lire que les ragots impromptus de Rita Skeeter...

Je ne peux résister à interrompre celui avec qui j'ai entretenu une relation épistolaire tournant autour de notre intérêt commun pour l'histoire !

- Monsieur de Berkeley ? Je l'interromps dans son observation méticuleuse de l'offre bibliographique d'Atlantis et m'approche de lui.

- Je suis très heureux de vous rencontrer, je suis Emrys Bowen !


Voyons si ce nom lui dira quelque chose, j'associe un sourire franc et radieux et une main tendue, à ma présentation.

Pendant quelques temps, Lyrold de Bekerley et moi avons eu des échanges de courriers qui ont été insufflés, bien entendu, par mon besoin de comprendre les faits historiques pour mieux les associer aux mythes des Reliques et les faire ainsi vérités. Nos échanges étaient courtois même si nous nous laissions souvent emporter dans nos échanges passionnés concernant des hauts faits historiques. J'ai, malheureusement, coupé court à tout échange au lendemain de la Bataille de Poudlard, car... Je n'y avais plus goût, comme à rien, et j'espère que mon interlocuteur ne m'en avait pas tenu rigueur alors...



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Sujet: Re: Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension | Mer 6 Juin - 14:52
Ce jour-là devait être un samedi… Ou bien un dimanche? Dans tous les cas, j’étais en plein jour de repos. Seulement, il me fallait préparer mes cours pour la semaine. Je ne souhaitais pas devenir un professeur avec des cours ennuyeux et incompréhensibles. C’est pourquoi, je devais m’appliquer, me mettre à la place de mes étudiants afin de trier ce qui leur pouvait être nécessaire du superflu.
Ce « tri » était un exercice plutôt exigeant car, en tant que grand passionné d’histoire, je pouvais me perdre assez aisément dans mes explications. Néanmoins, imaginer leurs visages attentifs, si ce n’est émerveillés et visualiser à leurs éventuelles questions et pouvoir y répondre me motivaient à cette tâche.

Je passais ainsi toute la matinée à m'écrire des notes, à classer des photos de mes expéditions archéologiques, et à préparer quelques sorts de métamorphose pour effectuer des démonstrations en plein cours. Évidemment, ces sorts n'atteindraient pas à la vie de mes élèves ! A mon époque, je trouvais que mes cours moldus manquaient de sortilèges qui auraient pu m’émerveiller. Je voulais ainsi offrir aux prochaines générations ce que je n’avais jamais reçu dans ma jeunesse… Bien qu’à 27 ans, on ne peut être considéré comme une personne âgée !

A la fin de ma préparation, je m’étirais doucement, fier du travail accompli.

Je me relevai de mon fauteuil puis constatai l’état déplorable de mon bureau en chêne. Des piles de livres barraient les côtés et coins tandis que des tas de papiers et de notes recouvraient la surface. En tournant la tête, je remarquai l’état tout aussi déplorable de ma salle de travail : des vêtements sales traînaient ça et là au sol; les étagères recouvrant mes murs, habituellement bien ordonnées, semblaient encore plus débraillés que mes cheveux. Je soupirai intérieurement… Il me fallait donc exécuter une tâche très désagréable: ranger mon bazar.

Je soupirai. Dans ces moments-là, je me rappelais des invectives de ma gouvernante. Elle me rouspétait très souvent en voyant ma chambre, qu’elle appelait mon débarras,  tant elle me trouvait, à juste titre, très désordonné... Et c’était un euphémisme. Ayant emménagé depuis peu, je n’avais pas encore engagé de femme de ménage. Je ne pouvais donc pas me défiler de cela. Je pris la direction du placard à balais situé non loin de l’entrée dans le but d’y trouver un panier à linge.

En regardant la grande porte, je sentis un profond besoin de me promener un peu. Je cédais à la tentation de m’échapper de mon ménage.

Ne me jugez pas, nous avons tous nos faiblesses.

Ainsi, je pris ma robe de sorcier accrochée sur un porte-manteau. Elle recouvra mon pull en cachemire et mon simple jeans noir. Je sortis de mon appartement, et me dirigeai vers les Faubourgs. En marchant, je me vidais mon esprit… L’air glacé me paru vivifiant.

Seulement, ma conscience me rappela ma lâcheté face à mon défaut. Je me rappelais des nombreuses relations épistolaires pour lesquelles j’avais mis fin involontairement.. Irvin Fowler, Matt Clickerly avant sa mort, Léandre Rosier aussi… Puis je songeais à Emrys Bowen… Un jeune homme avec qui j'échangeais de nombreuses missives. Il me posait beaucoup de questions sur des faits et objets historiques et j’étais ravi de répondre à sa soif de curiosité. Parfois, il m’apprenait aussi de nouvelles choses. Nous étions tous les deux passionnés d’Histoire. Quel sentiment agréable de partager une passion avec quelqu’un d’autre !

En ressassant nos échanges, je regrettais d’avoir perdu sa dernière lettre dans ton mon fatras. J’aurais pu lui proposer de nous rencontrer en face à face?

Je continuais ma promenade dans la bibliothèque. Je n’y avais plus mis les pieds depuis la fin de mon emménagement à Atlantis, si bien que je me perdis parmi tous les rayons. A ma grande surprise, les rayons de l’histoire étaient très bien fournis. En plus des livres aux reliures de cuir, je pouvais voir des livres plus modernes. Certains parlaient de l’histoire de la magie, d’autres de l’histoire moldue “classique”. Je rêvais qu’un jour il puisse exister un livre reliant les deux histoires…

Une voix m’extirpa de mes rêveries. Un jeune homme, d’environ vingt ans, au boucles brunes s’approcha de moi avec un sourire radieux. Il se présenta sous le nom… D’Emrys Bowen !

La joie transcendait mon visage. Je lui serrai sa main et y effectua une poignée ferme mais chaleureuse. Je lui répondis très fortement.

« Emrys ! Moi aussi je suis très heureux de te rencontrer ! Cela fait si longtemps ! »

Une personne me somma de baisser d’un ton. Nous étions dans une bibliothèque après tout et le silence était de mise. Alors que je desserrais ma main, je me sentis gêné du bruit occasionné et coupable, du fait de mon sentiment vis-à-vis de mon jeune correspondant.

«  On devrait peut-être discuter dehors je pense? Connais-tu un endroit dans Atlantis où l’on puisse parler librement?  »

Je le laissa me guider. En le suivant, ma culpabilité me pinça à nouveau le cœur.

« Au fait… Je m’excuse de ne pas avoir répondu à ta dernière lettre… M’en as-tu tenu rigueur durant ce temps?  »
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Sujet: Re: Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension | Jeu 7 Juin - 15:08
INTRIGUE
FIRE

Ils avancent, et une femme rit un peu trop fort à leur gauche, avant de plaquer la main sur sa bouche. Elle et son ami, tous deux tentant de contrôler leur hilarité, finissent par quitter les lieux.
C'est à ce moment là qu'elle apparaît dans le champ de vision de Lyrold et Emrys, sur le mur devant lequel l'homme et la femme se tenaient - la gravure d'une salamandre.

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Sujet: Re: Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension | Lun 2 Juil - 18:56
Il y a de ces instants incroyables qui font mentir les lois de l'infini de l'Univers. Rencontrer un historien apprécié, un partenaire de correspondances enrichissantes en fait partie. J'ai toujours admiré Lyrold, Liza aussi l'aimait beaucoup, bien qu'elle aimait moins l'histoire que moi. Mais pouvoir échanger sur un sujet si vaste et intéressant était une bouffée d'air vers l'après Poudlard, l'après traque des Reliques même. Ou une seconde possibilité ? Je regrette trop amèrement de ne pas avoir suivi ce sentier plus tôt pour pouvoir envisager une seule minute de bâtir une carrière d'historien.

Quelle joie de voir que Lyrold ne m'a pas oublié ! Je lui souris en retour et lui sers également la main, peut-être un brin trop enjoué. Nous avons malheureusement dérangé la quiétude de la bibliothèque culturelle et décidément cela semble être invariant dans mes visites en ce lieu. J'adresse donc un regard désolé à la jeune étudiante dont nous venons de troubler la concentration et j'accepte volontiers l'invitation de Lyrold à nous rendre ailleurs.

- C'est une bonne idée en effet, nous pouvons nous rendre dans ce café, au coin de la rue... Venez, je vais vous montrer.

Nous sortons donc dans la rue. Un vent du diable souffle dans la petite rue et les maisons alentours font comme un goulot d'étranglement dans lequel le souffle glacé d'Ecosse nous prend au dépourvu. Je ressers ma sempiternelle veste en cuir autour de moi et lance à l'historien :

- Je suis très heureux de vous rencontrer en chair et en ose, essayons de ne pas geler avant d'avoir pu échanger deux mots !

Nous avançons encore un peu lorsqu'un rire retentit dans la rue peu fréquentée, quoique tout de même animée. Je tourne la tête en direction du ricanement et aperçoit une femme avec une main sur la bouche et un homme qui s'éloignent en pouffant. Derrière eux apparaît une gravure. Un lézard certainement, une salamandre. En tout cas elle n'était pas là lorsque je suis passé tout à l'heure en arrivant dans la rue. Je me fige sur place et murmure :

- Qu'est-ce que...

Je pointe le doigt vers le mur et m'adresse à Lyrold :

- Je peux vous assurer que cette salamandre n'était pas là il y a de ça dix minutes. Je suis passé par ici en arrivant à la bibliothèque.

J'avance, interloqué plus que jamais par l'étrange gravure. Traversant la chaussée, je me rend compte qu'il s'agit bien d'une salamandre. Je touche sur le mur les contours du dessin.

- Ca vient juste d'être fait, mais... je ne comprends pas. Et cette femme qui riait, avec l'homme, si c'était eux ?

Je ne sais pas pourquoi, mais l'atmosphère de la rue s'est comme alourdie alors que quelques badauds nous entourent et chuchotent autour de Lyrold et moi.


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Sujet: Re: Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension | Lun 13 Aoû - 6:20
Le jeune homme semblait vraiment heureux de me rencontrer. Cela me faisait tout drôle. Habituellement, seuls des moldus qui connaissait mon rang me regardaient de la même manière. D’autres, au contraire, ne me montraient que du dégoût. Seulement… Ces deux groupes de personnes ne me voyaient que comme un Bekerley. Ils ignoraient tout de ma vie, de mon histoire, de mes déboires ou de mes fiertés. J’étais au mieux une admiration, au pire une abomination. Pour une fois, quelqu’un semblait être reconnaissant pour mon travail et non pour mon simple nom de famille. J’étais fier de tout ce que j’avais accompli, mais cette notoriété était vraiment nouvelle pour moi. J'espérais à cet instant que mes futurs élèves auraient le même regard que lui.

Je lui rendis mon plus sincère sourire avant de me préparer à affronter de nouveau le vent glacial de l’hiver. Je trouvais dommage de ne pas pouvoir échanger davantage avec lui, au risque de gêner d’autres usagers. En me remémorant nos nombreux échanges, je me rappelais avoir de nombreux livres à lui conseiller.

«  D’accord Emrys, je te suis. »

Il me guida jusqu’au parvis de la bibliothèque où l’air se refroidissait de plus en plus. Le jeune homme me montra à nouveau son enthousiasme à mon égard. Visiblement, il était un grand fan et j’en fus touché. Je ricanai doucement avant de lui répondre avec une mine enjouée.

«  Moi aussi je suis très content de te rencontrer, Emrys. Je peux enfin mettre un visage sur ton nom. J’ai beaucoup aimé nos échanges. D’ailleurs… Prochainement, je vais donner des cours d’Histoire à l’Université. Si tu le souhaites, tu peux y participer en tant qu’auditeur libre? »

Alors que nous marchions sous la bise, au détour d’un carrefour j’eus l’impression que quelque chose clochait.

L’air semblait se réchauffer tout à coup. Se réchauffer. Non. Se charger en magie, oui. Je la sentais dans l’air. Deux personnes semblaient s’éloigner d’un mur tels deux enfants qui venaient de commettre une bêtise. J’essayais de me concentrer sur celles-ci. Seulement, je n’arrivais pas à retenir leur visage, ils s’échappaient trop rapidement de mon champ de vision. Emrys me sortit de ma pensée en montrant quelque chose. Le mur devant  nous était gravé d’une salamandre. D’après lui, elle n’y était pas à son arrivée.

Je déduisis que si elle n’y était pas auparavant, c’est que quelqu’un l’y avait gravé… Et en dix minutes? Ce ne pouvait être que par magie.

Mais pourquoi cet animal?

Je réfléchis.  La Salamandre est un symbole de puissance, il s’agit même du symbole d’un Roi de France, François 1er si je ne me trompe pas…Alors, qu’est-ce que cela pourrait représenter en ces temps-ci? Pourquoi laisser une telle marque? Et pourquoi en un endroit si prêt d’un haut lieu de connaissance?

C’était un véritable mystère. Je songeais que mon collègue Jonathan Rowles, ou peut-être mon ami Léandre Rosier pourraient m’aider à le résoudre. Tous deux étaient des Aurors et ils avaient peut-être déjà entendu parler d’un groupe représenté par ce symbole?

Je vis Emrys s’approcher doucement de la gravure. En cet instant, je remontai quelques années en arrière et revis Matilda Rees s’approcher de l’artefact de Cambridge. L’artefact qui faillit coûter à sa vie. Je couru pour le rattraper.

«  Emrys ! NE T’APPROCHE PAS !  »

Je tirai assez brusquement le jeune homme par son bras. Je m’enquis en lui posant plusieurs questions.

«  Tu n’as rien? Tu es sûr? »

Je le laissai me répondre avant d’ajouter.

«  Emrys, ne refait jamais ça ! Qui sait si un maléfice ou un sort de confusion était gravé dans ce dessin ? J’ai failli perdre une amie comme ça ! »

Je soupirai pour me calmer, voyant que le jeune homme était sain et sauf. En même temps, je vis plusieurs personnes s’approcher de nous.

«  Pardon… Je ne voulais pas être brusque… Tu disais avoir vu les deux personnes avant nous? As-tu vu leur visage? »

Les personnes s’approchaient de plus en plus dangereusement.

«  Écoute, éloigne les passants le plus possible. Il ne faut pas qu’ils approchent du mur. Je vais analyser moi-même la gravure et je reviens vers toi. »

Je le relâchai doucement et espérait qu’il obéirait.

Je sorti ma baguette de ma poche intérieure et lançai immédiatement un sort de protection autour du dessin ainsi qu’un sort de détection afin de déterminer s’il y avait une trace d’un maléfice. Le dernier sortilège prit immédiatement effet. Il n’y eut pas de réaction, signifiant ainsi qu’il n’y avait pas de malédiction.  Mais alors que signifiait cette gravure? Quel message voulaient faire passer ces deux personnes? Si c’étaient bien elles? Je songeais à nouveau à Jonathan. Je devais lui expliquer ce que j’avais vu. Je me demandais comment lui apporter une preuve, au cas où les autorités magiques souhaitaient restaurer ce mur… Je ne pouvais pas transporter un pan de bâtiment.

Soudain, la réponse me vint littéralement sous les yeux. En ma direction, je vis une personne, un grand blondinet qui semblait être un touriste, arriver. Un appareil photo polaroid pendait autour de son cou. Mais oui ! Une photo ! Les moldus avaient des inventions si pratiques! Je fis signe à Emrys de surveiller davantage les environs tandis que j’allais voir l’inconnu. Je lui demandai poliment si je pouvais lui emprunter son polaroid. Ce dernier, visiblement un Nordique venu passer des vacances en Angleterre, accepta volontiers.

Je me dirigea à nouveau vers le symbole amphibien, m'exécutai puis une fois l’instantané sorti de son appareil, rendis l’outil à son propriétaire. Je secouai la photo pour faire apparaître l’image. Celle-ci était bien nette. Je la rangeai alors dans la poche intérieure de mon manteau avec ma baguette.

Je rejoignis à nouveau Emrys.

«  J’ai lancé un sort de détection. Celui-ci n’a rien donné… Mais j’ai pris une photo, je vais la donner à un ami Auror, il saura sûrement de quoi il s’agit… Je me demande ce que symbole signifie… Une chose est sûre. Il a été gravé par magie. »

Je pausai.

«  Excuse moi encore de m’être montré brusque tout à l’heure. Pour la peine, c’est moi qui vais t’inviter au café ! »
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Sujet: Re: Lyrold + Emrys - Passer d'une rencontre papier à une rencontre en chair et en os, c'est changer de dimension | Sam 15 Sep - 13:40
J’acquiesce doucement à la proposition de Lyrold. La simple idée d’aller suivre des cours à la fac me terrifie. Depuis mon arrivée à Atlantis, je cherche à tout prix à éviter ce lieu de connaissance, j’imagine de manière bien trop réaliste Liza arpentant ces couloirs, essayant de suivre le plus de cours possibles, s’inscrivant dans des clubs, des options diverses… C’aurait été son monde. Mais pas le mien, moi, j’appartiens à l’ombre et la lumière du savoir même ne m’éclaire pas.

Un instant après que nous ayons mis un pied dehors, l’atmosphère s’était modifiée. Un courant presque électrique avait envahi l’espace et nos regards avaient convergés vers ce mur, recouvert d’un étrange ornement. L’historien et moi sommes les premiers à nous approcher de la gravure magique d’une salamandre. J’étudie méticuleusement les traits épais, ce qui nécessite que je m’approche du mur. Lyrold me rattrape brutalement.

- Je n’allais pas toucher le mur vous savez. Je réponds d'un ton un peu trop agressif certainement.

Je n’aime guère qu’on me protège, s’il y a une chose à laquelle je tiens justement, c’est cette indépendance. Ma mère a toujours été très protectrice avec moi mais a su me laisser partir quand j’en ai exprimé le besoin, me poussant même à quitter la maison familiale en me parlant d’Atlantis. Je me rappelle de ce matin, j’étais emmitouflé dans ma brume interne et le bras encore tout sanguinolant et douloureux de mes sévices de la veille au soir. Livide et maladif, les yeux gorgés de sang, je devais faire peine à voir : trop rabougri pour un gamin de vingt ans. Maman n’en pouvait plus elle non plus, elle avait tout tenté pour me faire avancer, mais chaque matin elle voyait arriver son fils, qui n’avait dormi qu’une heure ou deux et ce matin-là fut celui de trop. Elle m’avait expliqué, le fonctionnement de cette cité nouvelle, et que mon père et elle, pensaient que c’était le mieux pour moi : partir, recommencer ailleurs.

Je ne suis pas revenu depuis. Je vais un peu moins mal, j’imagine que ces choses prennent du temps. J’ai cessé de m’en prendre à moi-même physiquement, mais je subis encore les assauts répétés de mon esprit tortueux et malfaisant qui ne sait que m’attaquer périodiquement, me montrant tour à tour le corps sans vie de ma bien-aimée ou créant de ces illusions bien trop réalistes et douloureuses. La culpabilité aussi, elle me rattrape toujours, ne me laissant aucun répit : je ne mérite pas de vivre, voilà ce qu’elle me murmure.

Mais malgré tout cela, je n’ai besoin de personne, je ne guérirai que par moi-même ou alors, mon existence torpide persistera ainsi.

- Je n’ai rien, ne vous en faites pas.

Je dégage mon bras, pas trop brusquement tout de même, je ne veux pas qu’il se sente mal pour sa sollicitude. Ses explications m’en disent plus sur sa réaction démesurée, je ne réponds rien, trop occupé à réfléchir à la signification d’une telle gravure…

- Non malheureusement, je n’ai pas vu leurs visages. Un homme et une femme, seulement… Elle était un peu plus petite que lui, mais je ne les ai vus que de dos…

Nous ne les retrouverons pas avec de telles descriptions, mais les suspects ont été bien trop rapides… Je m’exécute finalement et éloigne les passants, me faisant violence pour tenter d’être aimable avec eux et de ne pas simplement les dégager avec un « Circulez, y a rien à voir ! » un peu trop formel et agressif. Certains me posent des questions, je ne sais que répondre et leur explique que la gravure est magique et peut-être dangereuse. La plupart s’éloigne et continuent à contempler, inquiets, le graffiti magique qui s’offre à leurs yeux curieux.

Lyrold revient vers moi, finalement, m’annonçant qu’il a tenté de lancer un sortilège qui n’a rien donné, et qu’en revanche, il a pris une photo. Il fait référence à un auror de ses amis à qui il montrera le cliché.

- Pourrez-vous me tenir au courant des nouvelles, si vous en avez ?

J’accepte volontiers le café et nous rejoignons, pensifs, le café que je lui avais indiqué. Après nous être installés en silence dans la salle confortable, je sors finalement de mes pensées et lui dis.

- Désolé d’avoir été brusque, tout à l’heure. Je… Cette peinture me préoccupe. Mais j’imagine que ce n’est plus de notre ressort, non ?


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