Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold]

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Sujet: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Lun 21 Mai - 14:32
Le 1er décembre 2000, à 16h55,

A 15h00, j'avais eu rendez-vous avec ma guérisseuse. Charity m'avait rassuré sur la santé de mes bébés. Ils étaient en pleine forme et il fallait que je prenne encore un peu de poids. J'étais repassée chez moi pour me préparer pour mes retrouvailles avec Lyrold.

Il ignorait tout de ma vie personnelle et il m'était encore difficile d'en parler. Alors, je choisis un jean, un grand pull jaune citron, qui cachait les petites rondeurs de mon ventre et une paire de boots plates noires. Je coiffais ma chevelure en queue de licorne haute. J'attrapais ma cape en laine bien chaude, ma besace.

J'étais prête à revoir mon petit lion. J'étais si impatiente qu'il me raconte tous les détails de sa vie. Peut-être que sa grande nouvelle était qu'il allait se marier ? Qui sait ? D'une démarche dansante, je me rendis au café. Il y avait longtemps que je n'avais pas pris le temps de boire une boisson réconfortante en bonne compagnie.

Depuis la mort de mon Aimé, je m'étais enfermée chez moi. Je ne pouvais plus supporter les regards de pitié que me lançaient celles et ceux qui étaient au courant de sa mort. J'avais besoin que l'on me traite normalement ! Sinon jamais, je ne pourrais rebondir et être une bonne mère pour mes enfants.

Heureusement, j'avais fait la connaissance d'Emrys et même si il connaissait le drame que j'avais vécu, il ne me traitait pas comme une petite chose fragile. Au contraire, il m'avait demandé de l'aider et le fait de me consacrer à sa quête m'avait permis de ne plus broyer du noir. Me sentir utile était la clé !

Arrivée devant le salon de thé, je poussais la porte et la salle était presque vide. Je choisis une table pour quatre, non loin du juke-box. Je posais ma besace sur une des chaises puis je retirais ma cape et la posais sur son dossier.

Je m'installais confortablement avant de prendre la carte et de saliver sur les douceurs proposées. Je savais que je prendrais un chocolat viennois mais avec quoi, l'accompagner. J'hésitais ! La porte s'ouvrit et mon regard azur se posa sur le nouveau venu. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres quand je reconnus mon Petit Lion, il avait vieilli mais j'aurais reconnu ses yeux bleu lagon entre milles. Je lui fis un signe de la main pour qu'il vienne me rejoindre. Je me levais pour l'accueillir comme il se devait.



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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Sam 14 Juil - 9:09
Le 30 novembre 2000, à 23h55.

Ce jour était enfin arrivé…

J’allais revoir ma petite fée… Après toutes ses années loin de mes yeux.

En début de Novembre, j’étais nerveux rien qu’à l’idée de lui envoyer une lettre avec mon Hibou. Elle avait accepté de me répondre et d’accepter mon invitation (somme toute amicale). J’étais si pressé de la revoir. Mon cœur battait encore plus fort qu’à son habitude depuis sa réponse du 23 Novembre.

Je sentais qu’à ce moment-là, je me devais de lui avouer mes sentiments.

Je l’avais choisi elle… Et non Hannah... Il fallait que je le lui dise… Je ne voulais pas la perdre à nouveau sans lui ouvrir mon cœur.

La veille de notre rendez-vous, je ne parvenais à fermer l’œil de la nuit. Je me posais milles-et-unes questions. Je me demandais comment je devais m’habiller, comment elle me voyait depuis notre dernière rencontre. Me voyait-elle toujours comme le petit garçon apeuré de la forêt interdite? Mais surtout… Je me demandais si elle pensait toujours à Matt… Après tout, elle était devenue sa veuve…

J’avais appris la mort de feu mon ami par la chronique nécrologique de la Gazette du Sorcier. A cet instant, je m’en voulais d’avoir couper les ponts avec lui, de l’avoir jalousé d’être heureux et marié avec la femme que j’aime. J’avais alors décidé de faire le deuil de sa disparition avant de reprendre contact avec Emilia. Ne sachant pas où se trouvait sa sépulture, il me fallu quelques semaines pour faire le point avec moi-même.

Je jurais intérieurement, comme s’il pouvait entendre mes pensées là où il pouvait être.
"Je te promets de la rendre heureuse Matt… Je te le promets."

***

1er décembre 2000, 8h00

Je me levai tout en sueur.
Il me fallut prendre une longue douche pour calmer mon stress. Hélas, ce dernier ne s’évapora pas. Mes pensées pour elle revinrent très rapidement. Je décidai alors de me plonger dans la biographie du roi Henry VIII afin d’occuper mon esprit. Bien que ses choix politiques étaient quelques peu intéressant, sa vie personnelle était un désastre… Analyser ses choix m’aidèrent à faire disparaitre mon angoisse.

Les heures passèrent assez vite et mon horloge indiqua 16h. Je me devais de me presser.
Je fis un effort pour me coiffer et raser ma barbe de trois jours. Cependant je décidai de rester simple et moi-même dans mes vêtements. Je pris une écharpe en laine d’Écosse, une robe de mage simple qui recouvrait mes vêtements sobre : un jean ainsi qu’un pull blanc en maille.

Je me rendis ainsi habillé au Café. Comme tout bon gentleman, j’arrivais pile à l’heure à notre lieu de notre rendez-vous. Ne voyant pas mon amie, j’entrai directement dans l'échoppe.

Le Holiday’s Coffe, par sa devanture, semblait être un endroit traditionnel et chaleureux. L’intérieur était tout aussi charmant. Les murs étaient recouverts de boiseries, les nombreuses tables et chaises s'accordaient bien avec la décorations et les fauteuils de cuir marrons semblaient très confortables. Il ne manquait plus qu’une petite cheminée et on pourrait prétendre se trouver dans un chalet moderne en pleine montagne. L’odeur du café moulu y était prenant, j’espérais qu’ils seraient aussi spécialisés en café viennois.

A peine entré, je vis Emilia me faire un signe de sa main.

Elle avait quelque peu changé il est vrai. J’étais d’ailleurs étonné de la voir habillée avec des couleurs aussi vives, moi qui ne l’avait connu qu’avec des couleurs sombres. Ses vêtements semblaient même souligner toute sa féminité. Tout comme moi, elle avait pris de l’âge mais elle semblait davantage embellie. Ses yeux azur et son sourire semblaient sublimés par ses traits plus marqués.

Je ne pus m’empêcher de lui sourire.
“Emi ! Tu as l’air si… Radieuse !”

Je m’approchais d’elle afin de lui faire la bise. Son parfum n’avait pas changé. Je me rendis compte que j’avais beaucoup grandi ! En effet, je fus très étonné de devoir me baisser pour l’embrasser.  

Je m’assis à la table qu’elle avait réservé, non loin du juke-box.
Je lui lançais des regards attendris tant je me sentais apaisé en sa présence. Ma nervosité semblait avoir disparu. Aussi étrange que cela puisse paraître.

Je parcouru avec elle une des cartes. Bingo ! Ils font du chocolat viennois ! Je reposais à nouveau mes yeux sur elle.

" ça fait si longtemps ! Alors… Dit-moi... Comment vas-tu?"

Ma question était purement innocente, car en cet instant j’avais complétement oublié le décès de Matt. Quand-bien même, je m’étais décidé de ne pas l’évoquer, sauf si elle le souhaitait. Je ne voulais pas voir perdre son sourire.

Dès qu’une serveuse arriva, je commandai un chocolat viennois accompagné de quelques scones à la framboise.
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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Mar 31 Juil - 15:03
Je le suivais des yeux tandis qu'il me rejoignait. Le revoir après tout ce temps me fit prendre conscience à quel point, mon petit lion m'avait manqué. Je l'avais quitté adolescent et je retrouvais un homme de belle stature et agréable à regarder.

La sincérité de son compliment me fit plaisir. Me consacrer au bien-être de mes enfants à naître m'avait redonné bonne mine. Quand il me fit la bise, je fus déstabilisée par cette marque d'affection peu habituelle venant de lui. Il n'était plus mon enfant "perdu". C'était déroutant... Qui aurait cru qu'une amitié aurait été viable entre nous, surtout après notre première rencontre explosive ?

Je le laissais s'installer puis, je m'assis à mon tour impatiente qu'il me conte ses nombreuses aventures. Mon ventre criait famine et je rêvais d'une part de cheesecake, non pas qu'une seule part, le gâteau en entier.

A sa question, je fronçais les sourcils. Il n'était pas au courant. Pourtant, le décès de Matt avait été annoncé dans les journaux. Son assassinat avait fait les gros titres. Ils étaient pourtant amis à Poudlard. Peut-être qu'ils s'étaient perdus de vue ? En y réfléchissant, il n'était pas venu à son enterrement... j'avais vécu ce moment dans un brouillard, je ne pouvais pas croire que c'était mon aimé qui était étendu dans ce cercueil...

Gênée, je me mordillais la lèvre inférieure. Il devait ignorer notre mariage. Peut-être ne savait-il pas à quel point, nous étions liés l'un à l'autre ? A quel point, j'étais perdue depuis que Matt n'était plus là...

Ne sachant pas comment lui annoncer, je jouais nerveusement avec mon alliance, cherchant mes mots pour ne pas m'écrouler dans ses bras. Il ne méritait pas ça... Et verser de nouvelles larmes ferait du mal à mes bébés. Je devais rester forte pour eux.

Je répondis dans un souffle :


- Le temps file tellement vite.... "Et la vie pouvait se montrer si cruelle." Je choisis de ne pas répondre et de l'étourdir de questions pour qu'il me demande plus si j'allais bien - Parle-moi de toi. Tu as parcouru le monde à la recherche d'artefacts. Tu as du vivre des aventures dangereuses et exaltantes. Quels mystères as-tu résolu ? Quels trésors as-tu débusqué, dans tes pérégrinations ? Dis-moi tout, je veux tout savoir de toi, depuis que tu as quitté Poudlard, tes ASPICs en poche. Combien de temps, restes-tu à Atlantis ? Tu vas poser tes valises sur cette île ? Et quelle est cette grande nouvelle que tu tenais à m'annoncer de vive voix ? Laisse-moi deviner tu as trouvé ton âme sœur !

Savoir mes amis heureux me réchauffait le cœur. Et Lyrold méritait de connaître le bonheur. Surtout qu'à présent, il avait accepté cette dualité qui le tiraillait au collège. J'aimais l'homme qu'il était devenu et que j'avais découvert dans les nombreux articles que j'avais lus relatant ses exploits professionnels. Intègre, passionné, conscient des qualités que j'avais décelées en lui alors qu'il n'était encore qu'un gamin, effrayé par le monde de la sorcellerie.

La serveuse prit ma commande, un simple thé. J'avais l'estomac noué à présent et je ne pourrais plus rien avaler d'autre. Mon envie était partie...



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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Sam 11 Aoû - 10:35
A ma question, son sourire et son regard perdirent leur éclat telle une rose qui se fane. Elle, pourtant si pimpante et rayonnante,... Je m’en voulu intérieurement de voir son visage s’assombrir. Elle semblait déstabilisée et perdue, si bien qu’elle me posa des tas de questions. Je tachai de toutes les retenir mais ne me laissais pas submerger.

Avant de lui répondre, je posai délicatement ma grande main sur ses doigts graciles, recouvrant ainsi l’alliance qui la liait à Matt. Je commençai à les enserrer tout doucement, sans les écraser. J’appuyais mon regard bleu profond, comme pour lui indiquer tacitement «Je sais pour Matt», au lieu de cela, je pris quelques instants pour chercher les bons mots. Des mots réconfortants pour elle.
« Je sais… »

Je pausai, j’allais dire « pour vous deux », mais décidai de m’abstenir, la cicatrice dans son cœur était encore fraîche et je ne souhaitais pas raviver davantage sa souffrance. 
« La douleur que ça représente de….  Perdre une personne que l’on aime… J’ai… »

Je pris une grande inspiration, en ranimant ma propre douleur enfouie depuis quelques années.
« Perdu ma mère… Alors… Je ne te forcerai pas à en parler… Mais si tu le souhaites, je suis là pour t’épauler. »

Depuis toutes ces années, elle était la première à qui j’en parlais… Je ne me souvenais pas l’avoir évoqué à Hannah durant notre relation. Mon cœur se sentait si libre avec elle.

Je n’insistais pas plus. J’enserrais un peu plus mes mains dans les siennes avant de la libérer tout doucement.

J’enchaînais ainsi sur les réponses qu’elle voulait entendre. Je savais que c’était une manière de pour elle de détourner mon attention, alors je joua le jeu.

Je lui souris, mon timbre de voix changea, passant de doux à plus enjoué.
« J’ignorais que tu avais regardé des articles de presse sur mes découvertes… ça me touche… J’ai d’abord commencé quelques recherches dans un laboratoire de Londres, puis à Cambridge où j’ai découvert des salles secrètes et oubliées des sorciers… Nos ancêtres trouvaient des moyens incroyables pour se cacher! Puis avec une équipe d’historiens, j’ai trouvé beaucoup d’objets à travers le monde. D’abord des basiques… Je veux dire des versions archaïques de nos chaudrons, des fioles avec des produits périmés et malodorants. Ensuite, parmi mes découvertes les plus palpitantes, nous avons trouvé d’anciennes reliques dont les historiens sorciers se demandent encore à quoi elles servaient ! Mon voyage le plus impressionnant était en Égypte où… Cachées  dans les temples nous avons trouvé une vieille salle qui servait à faire des potions magiques! Nul doute là-dessus ! Des historiens moldus nous ont affirmé cela il y a peu ! »

J’étais si fier du travail que j’avais accompli par le passé. Les recherches et les fouilles archéologiques représentait un véritable voyage vers l’inconnu. Personne ne sait où cela nous mène, mais le voyage n’en reste pas moins incroyable et palpitant. Elle voulait ensuite savoir ce que j’ai fait après l’obtention de mes ASPICS.

« Tu es sûre que tu ne vas pas t’endormir? Mes parents voulaient que je reste dans le Manoir des Bekerley. Mais j’ai refusé et ai coupé complètement les ponts avec eux ! Alors… J’avais ainsi commencé à étudier l’histoire dans un cursus moldu.. Mais lors de ma deuxième année, ma mère commençait à souffrir une grave maladie… Impossible d’en guérir... Je ne pouvais pas me résigner à… L’abandonner… J’ai du faire un arrêt pour la revoir… Une dernière fois... Malgré tout.. Cette tragédie m’a rapproché de mon père. Suite à cet épisode douloureux, j’ai repris mes études d’Histoire et j’ai même obtenu mon premier stage à l’étranger grâce à un fervent historien! Il m’a aidé à lancer ma carrière d’explorateur en quelque sortes. La suite tu la connais… Enfin, en parallèle de mes études, j’ai aidé mon père en politique ! Il était encore fragile après la mort de ma mère, alors je ne voulais pas qu’il… Se fasse manipuler par des politiciens de bas étages. Et en même temps, je voulais qu’il transmette mes idées au Gouvernement britannique. Une flamme passionnelle s’inséra dans ma voix. Des idées de tolérance et d’égalité pour tous. Que l’on soit sorcier ou moldu, ou.. Comme nous, issus des deux mondes, chacun a le droit de vivre et d’être heureux ! »

En parlant de mes idéaux, je ne pouvais m’empêcher de me montrer plus passionné. Ce désir de construire un monde plus juste était aussi fort que mon amour des livres et de l’Histoire.

Cet envolée émotionnelle fut hélas de courte durée.

Je me sentis par la suite quelque peu gêné pour ses dernières question. Pourquoi l’âme-soeur? Comment avait-elle pu penser cela ?

« Heu… Non… Ce n’est pas mon âme-sœur… C’est… Compliqué à ce sujet… »
J'eus l'impression d'être si vulnérable d’un coup. Mon cœur allait exploser. Je voulais lui avouer mes sentiments bien sûr mais… Pas comme ça.. Je détournai alors son attention à mon tour.

« En tout cas. Oui je vais rester le plus longtemps possible à Atlantis ! J'aimais beaucoup mes escapades à travers le monde. Mais j’ai trouvé une situation plus stable loin de mes obligations familiales! Je suis devenu Professeur d’Histoire à l’Université d’Atlantis ! »

Nos commandes arrivèrent. Je fus quelque peu étonné de voir son simple thé. Je ne voulais pas mal la juger. Seulement, je voulais qu’elle reste elle-même. Qu’elle ne se prive pas par ma faute. Je songeai lui lançai une petite pique sur un ton moqueur en faisant une référence à sa lettre.
« Ah ? Finalement pas de tarte au noix ou de gâteau au chocolat ? »

J’attendis sa réaction en buvant doucement mon chocolat. Ma gorge s’était asséchée à force de parler autant.
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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Dim 12 Aoû - 5:18
Mon regard troublé, perdu se noya dans le sien. Sa présence me rassurait "étrangement" alors que nous nous n'étions pas vus depuis des années. Je compris que son absence m'avait pesé et je réalisais de l'importance qu'il avait dans ma vie. Son amitié m'était précieuse et il fallait que je lui fasse comprendre que je ne voulais pas le perdre à nouveau. Est-ce que j'avais le droit de lui demander d'abandonner sa vie pleine d'aventures et de quêtes exaltantes pour rester sur cette île ?

Sa main vint se poser sur la mienne, recouvrant le gage d'amour que la magie avait créé pour symboliser mon union avec Matt. Ce simple contact me bouleversa. Je retins mes larmes avec beaucoup de difficulté.  Il m'avoua qu'il savait l'épreuve que j'avais vécue. Alors, je ne comprenais pas pourquoi il n'était pas venu aux funérailles de mon aimé ? N'avait-il pas eu envie de lui faire ses adieux ? Peut-être n'était-il pas encore revenu au Royaume-Uni ?

Puis, il évoqua la mort de sa mère. Je l'ignorais. Pourquoi ne m'avait-il pas écrit ? Je serais venue pour le soutenir de mon mieux. La mort de mon père, mon héro a brisé une partie de mon cœur. Je n'aurais pas pu survivre si Matt et Léo n'avaient pas été là. Une dernière étreinte et ma main fut libre.

Je murmurais d'une voix douce :


-Oh Lyrold, mon petit Lion…

Je n'arrivais même pas à trouver des paroles réconfortantes. J'étais une si mauvaise amie. Face à la perte d'un être cher, j'étais démunie. Dire des banalités ne soulageait en rien alors je préférais les taire. Nul ne pouvait prétendre comprendre la douleur qu'engendrait une telle injustice. “Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.” Pourquoi cette citation de Shakespeare me revenait à cet instant ? Ma mère m'avait plus contaminé que je le pensais. Est-ce juste de penser que nous sommes le jouet du Destin ? Nous possédons le libre-arbitre mais qu'est-il face aux tourments que nous imposent la vie ? “Des mouches aux mains d'enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s'amuser.” Encore ce dramaturge qui vint me susurrer une vérité ?

Fidèle à lui même, il reprit la parole pour répondre à mes nombreuses questions, je l'écoutais avec attention. Savourant chacune de ses confidences, imaginant les passionnés qui l'entouraient pendant ses nombreuses fouilles et surtout sa joie quand il trouvait un artefact bien caché. Je lui demandais curieuse :


- Dis m'en plus… Est-ce que les philtres pouvaient être étudiés ? As-tu rapporté une de ses fioles ? J'aimerais tellement pouvoir l'expérimenter...Et dans cette salle égyptienne : quelles énigmes, quels pièges la protégeait des intrusions des pilleurs de tombe ? Puis j'ajoutais dans un murmure gênée :- Je n'aurais pas du me contenter de ces articles… C'est de ta bouche que j'aurais du apprendre tes aventures. Me pardonnes-tu ? De m'être montrée égoïste, de pas avoir pris soin de notre amitié, de m'être consacrée à mes études… tellement de sous-entendus dans ma supplique.

A sa remarque, je lui offris un doux sourire. Jamais, je ne pourrais m'ennuyer en sa compagnie. Nous avions tellement de temps à rattraper. Certains secrets ne pourraient être révélés dans un lieu public. Trop d'oreilles indiscrètes en ce lieu de festivités ! Tellement d'ennemis qui offraient des sourires, une oreille attentive...

Sa mère avait tellement souffert. Je ne pouvais pas imaginer à quel point la voir s'éteindre à petit feu avait du les faire souffrir : son père et lui. Se sentir impuissant face à la maladie, ne pas pouvoir trouver un remède était si horrible, si injuste. Même, la Magie n'avait pu la sauver.

Je me penchais vers lui pour poser ma main sur son avant-bras et l'étreindre. Essayant de lui montrer à quel point, j'étais toute prête à l'épauler, le consoler. Nous pourrions certainement nous apporter du réconfort si il décidait de rester.


- Cette île manque de tolérance alors si tu travailles main dans la main avec le gouvernement moldu par l'intermédiaire de ton père. Promet-moi d'être prudent ! Je ne supporterai pas qu'il t'arrive quelque chose… Pas encore...non…

Mon univers s'était écroulé. J'en avais marre de cette violence. Pourquoi ne pouvait-on pas accepter nos différences et se rendre compte qu'une association de nos compétences nous rendrait plus fort ?

Mon regard azur le détaillait et je pus lire sa gêne quand il m'avoua que l'amour était compliqué. Comment un sentiment si doux, si primordiale pouvait l'être ? Était-il tombé sous le charme d'une personne sans cœur ? Je fronçais les sourcils, toute prête à aller la voir pour lui dire ma façon de penser ! Je n'eus pas le temps d'approfondir ma réflexion, il changea de sujet comme je l'avais fait. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

Les larmes aux yeux, je m'exclamais à cette nouvelle inespérée :


- Lyrold, je suis tellement heureuse que tu restes. Je suis sure que tu es le professeur préféré de tes étudiants. Est-ce que tu en as déjà débusqué de talentueux ou de passionnés ? Tu as l'intention d'organiser des fouilles ? Car je ne peux oublier les leçons de Binns...

Une légère taquinerie ! Je savais pertinemment qu'il ne serait pas comme notre ancien professeur de Poudlard. Un fantôme qui n'avait jamais compris que sa place n'était plus ici.

Mes joues se colorèrent à sa remarque espiègle. Je posais simplement ma main sur mon ventre pour lui faire comprendre ce que je ne réussissais pas à lui dire. Mon regard se remplit d'amour à l'idée que bientôt, je donnerais la vie. Deux êtres qui étaient le fruit de notre amour avec Matt.



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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Jeu 6 Sep - 14:05
Le temps semblait s’arrêter en sa présence, tant j’étais absorbé par son regard et son attention.
Avec elle, tout me semblait si agréable. J’oubliais l’inconfort et l’instabilité de ma chaise. Plus nous échangions et plus j’avais le sentiment d’être seul avec elle. Les gérants de ce café dénué de papier peint auraient pu ou du ajouter un chandelier à notre table afin de parfaire notre moment de quasi solitude. Mais… Peut-être était-ce vrai? Nous étions peut-être réellement isolé dans cet établissement ? Mis à part le cliquetis des couverts venant des cuisines, j’entendais peu de brouhaha autour de nous. Plus troublant encore, à mon arrivée je n’avais croisé personne! Pas une âme qui vive ! Les rares personnes qui osaient affronter l’extérieur par ce froid se trouvaient à l'intérieur de leur voiture. A croire qu’ils s’étaient donné le mot afin d’effectuer un covoiturage .

Mais qu’importait ! Je me sentais si heureux en sa présence. La voir attentive à mes récits de voyage me comblait. Elle me demandait même davantage de précisions quant à notre découverte de la salle de potions égyptiennes et desdites potions en elle-même.

«  J’aurais bien aimé apporter un de ces objets mais malheureusement, il fallait tout confier au département de conservation. Justement afin qu’ils étudient le contenu des fioles. C’est d’ailleurs comme ça qu’on a su qu’il s’agissait bien de potions et non d’un autre type d’onguent.Je repris mon souffle avant de décrire.  Les salles étaient plutôt difficiles d’accès ! En termes de pièges, il y avait surtout des pièges mécaniques imaginés par les pharaons ou leurs serviteurs. Les archéologues et moi-même devions étudier chaque dalle avant de pouvoir y poser le pied ! Il y avait aussi un piège magique ! Il s’agissait en réalité de plantes ensorcelées, que l’on prenait pour des petites herbes inoffensives au coin des murs. Avec leur puissant parfum, elles pouvaient endormir ceux qui s'approchent de trop près des entrées des temples. Comme les herbes étaient toutes petites et toutes frêles, l’équipe de moldus avait du mal à imaginer qu’elles étaient dotées d’un maléfice ! »

Elle me confia avec une voix à peine audible, et de façon détournée, qu’elle s’en voulait de ne pas m’avoir demandé de mes nouvelles et qu’elle aurait “du” m’en demander directement plutôt que de les lires dans les journaux. Ses paroles me touchaient profondément. Elle voulait tant savoir de moi… Me connaître, comme moi je voulais la connaître… Afin d’être plus… Proche d’elle.

Je lui répondis de manière réconfortante.

« Tu n’as pas à me demander pardon Emi. Comment pourrais-je t’en vouloir ma petite fée? Tu devais sûrement travailler dur pour te faire ta place en tant que vétérinaire et vétérimage ! J’imagine que ce ne devait pas être évident au début… Et… Toi… Tu me pardonnes de ne plus t’avoir écrit? De ne pas t’avoir annoncé quand je suis arrivé ici? »

J’avais remarqué son sourire à l’une de mes piques. Même si ce n’était pas grand-chose, j’étais ravi à l’idée de marquer son visage. J’enchaînais ensuite mon récit sur ma relation avec mes parents ainsi que sur le destin funeste de ma mère.. Elle m’offrit une légère étreinte sur mon bras. Elle me montra son soutien à sa façon, comme je lui avais montré le mien au sujet de son défunt mari. Je fus étonné d’une telle proximité, bien que je n’en laissais rien paraître, et qu’elle me plaisait.. Elle se montrait si affectueuse avec moi, alors que dans mes souvenirs, elle n’était pas aussi tendre. Je lui répondis par un sourire qui se voulait doux et une nouvelle étreinte de ma main sur la sienne. Je la regardais dans ses yeux silencieusement comme pour lui dire tacitement “Merci.”

Plus que des mots, nous communiquions par nos gestes. A croire que nous étions réellement liés. Je me sentais de plus en plus à l’aise avec elle… Plus confiant aussi lorsqu’elle s’enquit au sujet de mes activités politiques. Le plus incroyable à mes yeux était son exclamation après lui avoir annoncé que j’emménageais définitivement sur cette île. Elle ne cacha pas à quel point elle tenait à moi. Je me demandai intérieurement nous ne partagions pas les mêmes sentiments?

« Je me montrerai prudent avec les politiciens ! Ma main serra à nouveau la sienne. Il ne m’arrivera rien... Je te le promets. »

Contrairement à moi-même, je me montrais prudent et ne voulait pas précipiter les choses.
Pensait-elle encore à Matt en cet instant? L’homme qu’elle a aimé et qui s’était fait emporté par des personnes opposées à ses idées? Le connaissant, il se serait battu jusqu’à la fin pour défendre ce qui lui tenait à coeur… Je lui devais énormément… Il a su m’inculquer de me défendre, de me battre moi aussi… Étais-je à sa hauteur? Pouvais-je vraiment être un bon parti pour Emilia après cet homme fantastique qu’elle a connu?

Mes joues rosirent à ses compliment, ce qui me fit ricaner nerveusement.

« Les cours de Binns sont en effet inoubliables! Et je te rassure, je ne me suis pas du tout inspiré de ses méthodes pédagogiques ! Pour le moment, j’ai une élève qui est très passionnée, elle participe activement en cours et pose beaucoup de questions. J’essaie de l’encourager à aller plus loin tout en étant plus raisonnée dans ses réflexions. Et pour les fouilles, tout dépend si la Direction accepte les sorties que je propose. D’ailleurs, souhaiterais-tu participer à l’un de mes cours en tant qu’auditrice libre? Mes cours sont accessibles à tous et … Cela me ferait plaisir de t’y voir ! »

Après être servis, elle rougit à ma nouvelle taquinerie avant de me montrer son ventre. Elle ne disait pas un mot, mais je compris le ventre de ma pauvre aimée la faisait souffrir.

«  Oh… Navré d’apprendre que tu ne te sens pas bien… Je suis tout de même content que tu sois venue malgré cela. Je lui fis un petit clin d’œil. Heureusement que je ne t’ai pas invitée à manger un plat d’hiver… Comme une raclette ou une tartiflette ! »

J’espérais que ma nouvelle blague puisse la faire rire. Je savais que je pouvais facilement dépasser les bornes lorsque j’étais lancé dans l’humour. Il m’était déjà arrivé de vexer une personne ainsi.

Je restai alors silencieux, profitant de sa présence douce et chaleureuse. Puis une idée me vint en tête.

«  Est-ce que… Tu as des choses de prévues ce soir? Je pensais que… Que l’on pourrait se balader en ville ou aller au cinéma… Tous les deux? »

Était-ce osé de demander cela d’un coup? On venait à peine de se retrouver ! Comprendrait-elle que je souhaitais passer un moment en presque intimité avec elle?

J’étais si impatient et concentré sur sa réponse qu’une moustache en mousse se formait sur ma lèvre supérieure sans m’en rendre compte.
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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Ven 7 Sep - 14:47
Il y avait si longtemps que je ne m'étais pas sentie rassurée et tout simplement à ma place. J'en avais marre d'avoir peur, de douter à chaque fois que je croisais une personne sur l'île. Comment pourrais-je avoir confiance alors que des monstres avaient pris la vie de mon Aimé ?

Grâce à Lyrold, à sa présence, à la douceur de son regard lagon, je me sentais protégée et enfin sereine. J'avais peu d'amis et ce depuis toujours. Faire confiance n'était pas mon fort et parler de mes émotions était encore pire. Mais avec lui, je sentais que je pouvais être moi-même, exprimer mes forces et mes faiblesses sans crainte d'être jugée.

Voir sa joie d'évoquer ses aventures me réchauffait le cœur. Je l'écoutais avec attention, ravie qu'il ait pu découvrir sa vocation loin des contraintes que voulaient lui imposer sa famille. La déception se peignit sur mon visage quand il m'avoua ne pas avoir pu conserver l'une de ces fioles. J'étais persuadée que ses trouvailles historiques auraient pu faire avancer la magie. La richesse des autres cultures devait être partagée et il était tellement dommage que la majorité ne puisse pas en profiter pour faire avancer les choses.

Je m'exclamais dépitée par cette tragique nouvelle :


- Oh ! Mais, non ! Pourquoi seulement quelques privilégiés avaient le droit d'étudier le contenu de ces fioles ? La suite de ses propos me donnèrent envie de tout quitter pour l'accompagner dans ses fouilles. Le danger semblait moindre qu'ici. Moins définitf, moins mortel. Je repris la parole d'une voix douce :

- Je suis tellement fière de ce que tu es devenu. Ne pense pas que je doutais de ta bravoure ? Bien au contraire, j'ai vu qui tu étais vraiment quand tu n'étais encore qu'un gamin. Oh, tu connais le nom de cette plante ? Elle pourrait m'être utile pour créer un anesthésiant naturel.

A mon aveu, il m'excusa d'une manière adorable. Quand il m'appela "Petite Fée", je fus étonnée qu'il se rappelle du petit surnom qu'il m'avait gratifié à Poudlard. Me voyait-il toujours ainsi ? Les fées étaient plébiscitées dans la littérature des non sorciers. Mystérieuses, magnifiques, enchanteresses et tant d'autres qualificatifs. Me voyait-il comme étant digne de faire partie de leur ethnie ? Mes pommettes se colorèrent et je me sentis troublée par l'image qu'il avait de moi. Je ne méritais pas tant d'égards.

Je rétorquais curieuse et émue :


- Pourquoi Petite Fée ? Mes études ne sont pas une excuse. Tu oublies que je suis une ancienne aigle. J'aurais du prendre le temps… Mais, je ne suis pas douée avec les êtres humains. Je te promets de me rattraper et ma parole vaut de l'or ! Tu m'as fait la plus belles des surprises en m'envoyant cette missive, tu n'as pas à t'en vouloir. Tu as fait le premier pas pour que nous nous revoyons et j'en suis heureuse.

Etant incapable de le réconforter avec des mots, ma main exprima tout ce que j'étais inapte à dire. "Pardonne-moi d'être si perdue, mon Ami". Avec lui, je sentais que je pouvais me montrer tactile sans qu'il pense que mon geste exprimait plus que de l'amitié.

Son sourire exprimant tellement de douceur symbolisait une complicité qui existait toujours malgré les années qui avaient passé. Sa main généreuse vint étreindre la mienne me confortant dans l'idée que notre amitié était toujours d'actualité.

Je ne répondis rien à ses paroles, j'avais confiance en lui et j'étreignis à mon tour sa main qui s'éternisait sur la mienne comme pour me prouver que rien n'avait changé depuis Poudlard. Non, c'était faux à présent, il était un homme sur qui je pouvais compter.

Mon compliment avait fait mouche. La rougeur de ses joues me le prouvait. Il m'exposa son projet pédagogique et je fus surprise qu'il souhaite que j'assiste à l'un de ses cours. Je répondis avec ma franchise habituelle :


- Oh, tes étudiants vont adorer. Si le directeur refuse et bien, tu n'auras qu'à contourner ses directives…  Je suis contente qu'une étudiante soit sortie du lot et que ses questions animent tes cours. Tu me tentes. Mais, tu sais, je risque d'être tentée de te déstabiliser ? Tu me connais assez pour savoir que j'en suis capable….

Le provoquer, le titiller était si naturel. Je revivais, je n'avais pas besoin de jouer un rôle et mon naturel revenait au galop. Je devrais peut-être me surveiller pour ne pas le faire fuir, vous ne pensez pas ?

Mes sourcils se froncèrent quand je compris qu'il n'avait pas compris mon allusion. Qu'est-ce que j'étais naïve ? Il n'avait pas dans son entourage de femmes enceintes. Je décidais de ne pas insister, ce n'était ni le lieu ni le moment pour que je me montre plus explicite. J'eus un petit rire à son trait d'humour avant de dire amusée :


- Finalement, c'est toi, l'ogre. Une tartiflette à cette heure, il faut avoir l'estomac bien accroché ou avoir sauté le déjeuner !

Lyrold s'était montré bavard depuis le début de nos retrouvailles, son silence était étonnant même si je décidais de ne pas le briser. Il semblait perdu dans ses pensées. Je me versais une tasse de cette boisson bienveillante avant de la sucrer avec une cuillère de miel. Mes mains enlacèrent ce mug et je soufflais tout doucement sur ce breuvage. Il finit par reprendre la parole et me proposer que nous nous voyions ce soir.

Un sourire se dessina sur mes lèvres gourmandes. Mon regard azur rencontra le sien et je lui proposais d'une voix mélodieuse :


- Que dirais-tu de rencontrer mon familier, le meilleur ami de l'homme, joueur et protecteur, un brin effronté et avec un manque de savoir-vivre certain, pour une promenade en fin de soirée ? Et après, je te propose de regarder un Star Wars et de partager un plateau repas ?

Ma proposition était bien casanière mais, elle me permettait de lui cacher mes angoisses, ma peur de me balader sur cette île à la tombée de la nuit. L'assassinat de mon mari m'avait rendu plus prudente, moins aventurière et j'avais peur qu'il soit déçu.

Un petit rire s'échappa de mes lèvres quand je remarquais sa petite moustache en mousse. Je lâchais mon mug pour attraper une serviette. Puis, je me penchais vers lui pour essuyer délicatement ce nuage de lait avant de dire taquine :


- Aurais-tu besoin d'un bavoir ?



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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | Dim 7 Oct - 12:37
Je me répète sûrement, mais je ne pourrais jamais décrire à quel point je me sentais sur un petit nuage avec elle... On semblait si bien s’entendre et se comprendre. Notre conversation était si naturelle, comme si nous nous étions quittés la veille et que le lendemain, je la reverrais à ce même endroit. Nos corps avaient vieillis, mais nos âmes et caractères étaient restés les mêmes.

Je voyais dans son regard et dans ses traits qu’elle semblait vivre  mon récit d’archéologie. A tel point qu’elle en était déçue de ne pas pouvoir approcher les fioles.

Je la rassurai

« Oh ne t’en fais pas Emi, elles seront remises au public dès que les chercheurs n’en auront plus d’utilité. Je pourrais les recontacter à ce sujet si tu le souhaites? »

Je souris presque de manière béate devant tant de compliments de sa part… Je n’avais pas le souvenirs qu’elle m’en avait tant donné à Poudlard. Comme euphorique, je la remerciai tendrement.

« Tu es si… Aimable Emi… Je te remercie… C’est un peu grâce à toi que… J’ai choisi cette voie. »

Je repris mes esprits pour répondre à sa question au sujet de la plante qui nous avait servi de piège dans le temple égyptien. Elle voulait faire des recherches afin d’en faire un anesthésiant.  

« Je t’avoue que je n’ai pas posé la question aux scientifiques... Si tu veux, je peux également recontacter mon équipe pour leur demander? »

Autant ma passion pour l’Histoire était démesurée, autant les plantes et les animaux n’étaient pas du tout mon domaine de prédilection. Du côté de l’élu de mon coeur, c’était l’exact opposé. J’étais admiratif de ses connaissances accrues sur la Nature au sens large. Ce n’était pas pour rien qu’elle était devenue Vétérinaire et Vétérimage! Elle traitait chaque être vivant avec le plus grand respect, peut-être, même davantage les animaux que les humains. Même si je ne serais jamais à son niveau, je comprenais et respectais sa manière d’être. C’est ce qui fait d’elle la meilleure de sa profession.

Elle continua dans les compliments en m’avouant être heureuse que j’avais osé faire le premier pas. Elle rougit d’entendre le surnom que je l’affublais depuis Pourdlard. Depuis toutes ces années, je la considérais comme une fée décrites par les légendes moldue. La vérité était que le soir de notre rencontre… Elle avait littéralement illuminé ma vie… Telle un être scintillant dans la pénombre de ma vie. C’était grâce à elle que je n’étais pas devenu un être froid et cruel, tel l’héritier de Salazard Serpentard. Elle était la femme qui m’avait changé, que dis-je transformé ! D’une chenille noire et vilaine, je suis devenu un beau papillon dont la bonté n’avait égale la beauté de ma petite fée. Elle me demanda pourquoi je continuai de l’appeler de la sorte. Seulement, encore intimité je lui répondis simplement et avec un sourire sincère.

« C’est tout simple… Comme je te faisais penser à un petit Lion, tu m’as fait penser à une petite fée la première fois que je t’ai vue… Rassure-toi, je parle bien d’une fée des légendes moldues !»

Alors qu’elle s’excusa platement, je soupirai lorsqu’elle me dit qu’elle était une “aigle”, une Serdaigle. Je détestais tellement cette manière de penser. A croire qu’être dans une maison définissait absolument le destin d’une personne. Je devais être le seul ancien élève de Poudlard à détester ce système de classification. Je cachais mon agacement par un sarcasme et un clin d’oeil.

« Et moi je suis un serpent, et que je sache je n’ai encore jamais mordu personne. Vraiment Emi, ne t’en fais pas… Même s’il nous aide à avancer dans l’avenir, le passé reste le passé. Et je te fais confiance, nous rattraperons toutes ces années de perdues. Ensemble.»

Nos mains se rejoignirent encore, comme attirées l’une vers l’autre. Nous restâmes ainsi jusqu’à ce que la serveuse revint avec nos commandes. Nous nous regardions dans les yeux et je sentais dans son regard qu’elle se sentait bien, elle aussi à mes côtés. J’espérais qu’elle me regarderait toutjours de cette façon plus tard. Tous ces compliments sur moi et mon travail me touchaient vraiment. Je n’avais pu m’empêcher de rougir, certains me trouveraient ridicules, mais j’étais si heureux en cet instant.

Elle était même heureuse de savoir que mes cours se passaient bien et elle m’encouragea à poursuivre mon projet pédagogique même si je devais contourner des directives. Je la reconnaissais bien là ! Ma Emilia !

« Hum, tu as raison, je pourrais trouver une solution.. Comme donner un rendez-vous à mes étudiants, quitte à leur avancer l’argent pour l’entrée d’un site de fouilles? Ha ha ! C’est bien ton genre Emilia ! Mais ne t’en fais pas pour moi. Tu as des rivaux plutôt coriaces dans ma classe ! Et je suis sûr que tu t’entendrais bien avec Matilda, l’élève dont je te parlais.»

Suite à ce moment de silence et à ma proposition, je fus quelque peu bouleversé d’entendre qu’elle acceptait de se balader avec moi.. Certes, elle souhaitait surtout une balade avec son animal, en l'occurrence son chien, mais je n’en étais pas moins aux anges. Même si la petite voix de ma raison m’indiquait de ne pas m’emballer trop vite. Elle me proposa également de regarder un film chez elle plutôt qu’au cinéma. Je me demandai intérieurement si elle souhaitait que l’on soit.. Intimes? J’avais tellement de mal à y croire que j’acceptai sans la moindre hésitation sa proposition.

« Je serai ravi de rencontrer ton petit animal.. Et de regarder un film dans ta demeure avec toi.»

Je ne comprenais pas de suite pourquoi elle ricanait jusqu’à ce qu’elle vint essuyer avec douceur ma moustache de lait. Elle ne pouvait s’empêcher de se moquer de moi ! Je ricanai à mon tour, mais restai quelque peu gêné.

Je me relevais doucement.

« Ha ha ! Je te remercie mais non… Pardon, je… Je vais nettoyer tout ça aux cabinets puis, on y va?»

J’attentai patiemment sa réponse avant d’exécuter mes dires.
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Sujet: Re: Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold] | 
Retrouvailles autour d'une boisson chaude [PV Lyrold]
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