Roomate is an overrated word

Ella Kvelgenavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1655-i-dare-you-i-double-dare-you-Messages : 322 Points : 57
Pseudo : M
Avatar : Léa Seydoux
Crédits : Bazzart - Astra
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Tour d'Or Blanc, colocation avec Charlotte Moore, Atlantis
Patronus: Diable de Tasmanie
Informations supplémentaires:
Sujet: Roomate is an overrated word | Sam 12 Mai - 11:44
Il pleuvait. C’était le premier truc qu’elle avait remarqué en revenant en territoire anglais. Ancienne déserteuse, elle avait pas pu s’empêcher de faire des comparaisons. C’était pas pour pointer du doigt les différences, ni pour distribuer des bons et mauvais points, non. Ça, elle avait passé déjà trois ans à le faire. C’était juste… Chelou d’être rentrée. C’était comme si tout avait été en suspens, que le Royaume-Uni avait arrêté de tourner depuis son départ. Mais non ; conneries, tout ça. Et la preuve se tenait devant elle, culminant à 300 mètres de hauteur à vue de pif. Enfin, l’immense structure d’un blanc ivoirien se perdait dans les nuages, donc c’était approximatif. Voilà, Ella Kvelgen était sur le point d’emménager ici. Elle était revenue au point de départ, comme un boomerang. Soupir. L’Australie était si près, et si loin.

Le quartier de la Ville-Haute était foutrement impressionnant, et d’une rare beauté. On se croyait dans un ces films fantastiques de moldus, où les somptueuses cités étaient le refuge d’un peuple entier. Ouais, elle se sentait en sécurité ici, loin du mouvement perpétuel du centre-ville. Atlantis était une ville étonnante, comme elle en avait jamais vue. Enfin, au pays des koalas, la sorcière avait eu l’occasion de fréquenter des moldus, mais c’était différent. Cette ville, elle avait été construite sur la base d’une volonté mutuelle d’harmonisation. C’était l’aboutissement même de ses valeurs ; la concrète représentation d’un avenir possible tous ensemble. Et pourtant, elle se sentait pas tout à fait à sa place. Pas encore.

Ah putain, ça y est, elle y était. Dire qu’elle s’était tapé tous ces foutus escaliers avec ses bagages à traîner derrière. Les moldus avaient pas un truc pour ça ? Un assensseure ? Quelque chose du genre. En vrai elle avait transporté ses valises en lévitation, grâce à la magie. Vous y avez cru hein ? Même si la technologie moldue était géniale, elle échangerait sa condition pour rien au monde. Ses cheveux blonds goûtaient sur ses épaules quand elle toqua à la porte de l’appartement. Croisons fort les doigts pour pas tomber sur une coloc’ trop chiante. De toute façon, c’était un peu tard pour reculer, ma poule. Prendre un appart' toute seule, c'était la solution, me direz-vous. Mais sérieux, elle était encore trop paumée dans Atlantis pour ça. Ajoutons à ça la galère des déplacements avec sa prothèse. L'idée de partager son quotidien avec une inconnue l'enchantait pas, mais pas le choix. C’est une jeune femme toute pimpante qui lui ouvrit, un sourire si étiré qu’on aurait cru qu’elle posait pour une pub de dentifrice.

« - Salut, j’suis Ella… La coloc ! » reprit-elle en voyant qu’aucune réaction ne se pointait. Bon, sois pas trop dure, essaye de faire bonne impression. Alors elle décocha un petit sourire, histoire de montrer à Miss Dents-Blanches qu’elle était de son côté.


warden
When the night comes, I pity those who are afraid to blow the candle, stare into the black abyss, offer a drop of their soul to the darkest forces of earth and beyond, for I am not afraid and I know the abyss will stare right back at me
Charlotte Mooreavatar
• Étudiant Moldu •
Messages : 34 Points : 19
Pseudo : Cha
Avatar : Adelaide Kane
Crédits : bella ciao (bazzart)
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus:
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Roomate is an overrated word | Lun 9 Juil - 17:36
Franchement, si ça continuait ainsi, elle allait finir par avoir une irritation des yeux, une conjonctivite, un mal de crâne... Bref, il fallait impérativement qu'elle cesse d'écarquiller les yeux en permanence. Ecarquiller. Drôle de mot. Il lui semblait être un poisson rouge dont on écartait les écailles pour qu'elle puisse davantage ressentir son environnement. Un procédé tout à fait brutal et dénué de toute intelligence. C'était d'ailleurs ce qui devait la qualifier, au regard des rares passants qui levaient les yeux vers elle – la majorité évitait les gouttes ou se focalisaient sur les parapluies de leurs voisins pour limiter les potentiels de carambolage. Ceux qui se trouvaient dans cette situation étaient surtout ces sorciers qui tenaient leur baguette en l'air, l'eau ruisselant sur la paroi invisible de leur enchantement protecteur. Encore une abrutie, une sale moldue mal dégrossie, qui découvre le monde – voilà un résumé ce que leur moue ennuyée lui signifiait.

Trop fascinée par le moindre détail de son environnement, au point d'en avoir le tournis, elle ne remarquait pas l'image qu'elle donnait d'elle. Si elle pouvait s'en rendre compte, elle saurait également que rien ne dénotait de l'ordinaire. Les gens qui voulaient bien s'intéresser cinq minutes à elle passaient bien vite de la curiosité malsaine au mépris.
Charlotte s'en fichait – son rêve était devenu réalité. Elle se trouvait là, à Atlantis, au milieu des sorcières et des sorciers, dans un monde fantasmé qui lui annonçait l'accueillir les bras ouverts. Merveilleux.

C'était la première étape de son rêve - les premiers pas. Elle s'y ferait sa place. Pas comme on se construisait un petit nid, douillet, tranquille ; oh non ! Sa place y serait mouvante, toujours en avant, multipliant les rencontres et les connaissances. On la saluerait avec sympathie, avec joie et avec respect car elle aurait prouvé ses compétences. Par le mérite, elle appartiendrait à ce monde et montrerait à tous que les frontières sont bien artificielles à qui est en quête de progrès. Elle serait partout chez elle.

Mais alors, justement. Concentrons-nous. Chez elle. Fallait-il encore qu'elle trouve le chemin de son nouvel appartement avant la nuit tombée, à force de divagations dans les rues restant à découvrir. Tu as tout ton temps, Charlotte. D'abord, rentre au chaud et dépose tes affaires. Avec un peu de chance, ta nouvelle colocataire sera présente. Elle savait que c'était une sorcière.
A cette pensée, son enthousiasme redoubla – et à ce stade, c'est tout à fait impressionnant.

Le quartier dans lequel elle pénétrait était incroyable. Au point qu'il était tout à fait vraisemblable que même les sorciers en tombent des nues. C'était un peu comme cela qu'elle s'imaginait Minas Tirith : des tours élancées étincelantes de cristaux. Que ce devait être beau au soleil ! Aux premiers rayons, pour sûr elle irait se prendre pour Pippin découvrant les lieux à l'aurore. Oh bien sûr, la structure de la ville était bien plus moderne que celle qui pouvait être née de l'imagination de Tolkien, mais il était plus facile pour Charlotte de puiser dans des références de fantasy que de science fiction. La ville dépeinte dans Blade Runner ou d'autres livres du genre ne lui inspiraient pas le même désir que le paysage qui lui faisait se tordre le cou. La façon dont les bâtiments s'élevaient pour chatouiller les nuages devaient être un symbole de l'espoir, de l'avenir radieux qu'annonçait la cité d'Atlantis – l'harmonie retrouvée entre communautés diverses, la solution aux maladies, à l'usage d'énergies obsolètes et destructrices. La paix et le progrès.

Cette impression ne la quittait pas alors qu'elle progressait vers l'étage de son nouvel appartement. Aussi, c'était l'air complètement niais, un sourire Colgate peint sur le visage, qu'elle se présenta à la jeune femme qui déposait ses bagages. Un peu paralysée, Charlotte se réveilla à l'interpellation d'Ella, donc.
« Salut ! Ravie de te rencontrer ! J'suis Charlotte. Tu es arrivée juste avant moi, on dirait ! » Extatique, elle se dirigeait vers la fenêtre et observait les landes de pierre qui flottaient. Tout ceci était irréel. Ce n'était pas possible. Et si ce n'était pas un rêve, et bien, elle en découvrirait tous les mystères pour comprendre comment ce pouvait être possible.
« Désolée, je suis trempée et je traverse la pièce sans réfléchir ! Promis je ferai attention les prochaines fois. Fin on parlera peut-être du ménage plus tard. » lâcha-t-elle alors que ses vêtements gouttaient encore. « C'est vraiment dingue, ici ! Je crois que je vais passer des nuits entières à regarder par la fenêtre. »
Prête à reprendre sa rêverie, elle se rappela certaines règles de politesse – le fait que son bavardage pouvait être agaçant, elle ne l'avait pas encore calculé, par contre. « Et tu viens faire quoi, toi, dans cette merveilleuse contrée ? » Le sourire était légèrement plus doux, légèrement moins maniaque.
Ella Kvelgenavatar
• Sorcier •
http://www.catharsis-rpg.com/t1655-i-dare-you-i-double-dare-you-Messages : 322 Points : 57
Pseudo : M
Avatar : Léa Seydoux
Crédits : Bazzart - Astra
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Tour d'Or Blanc, colocation avec Charlotte Moore, Atlantis
Patronus: Diable de Tasmanie
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: Roomate is an overrated word | Ven 27 Juil - 9:30
D’un pas léger, elle entra dans la pièce principale, suivie de son bagage flottant. Et son seul souhait était de prendre une putain de bonne douche. D’ailleurs, elle écoutait que d’une oreille sa coloc’ déblatérer sur elle ne savait trop quoi, mais ça sonnait comme de l’émerveillement. Arrivée devant sa porte, elle constata qu’elle était fermée à clef. Ah bah merde. Ella tâta ses poches pendant un moment. Pleines de toutes sortes de trucs ; un paquet de cigarettes écrasé, des factures chiffonnées et autres trésors. Mais désespérément vides de ces clefs dont elle avait besoin pour entrer dans sa nouvelle chambre. Odin et tous les autres ! Elle les avait oubliées dans les serres. Évidemment.

Pourtant, elle allait pas rester plantée là comme un cèpe. Et l’idée de faire l’aller-retour lui soutirait déjà quelques soupirs emplis de flemme. Trempée et pas motivée, c’était pas envisageable. Fallait bien faire quelque chose, et la blonde savait précisément ce qui pourrait lui éviter deux situations, au choix, aussi chiantes l’une que l’autre. Parce qu’on fait quoi, quand on peut pas accéder à sa chambre ? On galère dehors, on attend impatiemment. Ou alors on passe la nuit sur le canapé. Mais pas besoin de tout ça quand y a la magie. D’un mouvement rapide, elle pointa sa baguette sur la poignée, puis incanta :

« - Alohomora ! »

Un cliquetis métallique lui servit de bienvenue, indiquant que la porte était ouverte. Bon, une bonne chose de faite. La Kvelgen déposa sa valise et sa canne et y pris une serviette, au moins pour enrouler ses cheveux dedans. Parce que la miss… C’était quoi son prénom déjà ? Charlotte, ouais. Elle avait l’air de vouloir discutailler. Comment vous dire que c’était pas son cas. Mais elle décida de prendre un peu sur elle, d’aller répondre à cette demande de présence. Sa bonté la perdrait, c’était sûr. Mais bon eh, elle allait vivre avec cette nana pendant une durée indéterminée, potentiellement longue. Donc valait mieux s’en faire une amie, non ? Du moins une agréable accointance.

« - Ah ! On est mieux là, quand même, lâcha-t-elle en se laissant tomber dans le canapé. T’inquiète, on a toutes les deux pris la flotte, puis ça se nettoie vite fait, c’est que d’l’eau. Elle lui adressa un sourire qui se voulait rassurant, quoiqu’un peu forcé. Ah ouais, ça c’est sûr que c’est sympa ici, elle jeta un œil par la fenêtre qui laissait une vue dégagée sur le centre-ville et les terres vertes autour, Bwoh tu sais, j’suis là pour guérir, en quelque sorte. Rester évasive, c’était son premier réflexe. Et toi alors ? T’es inscrite à l’université ou tu bosses ? »

Ca sentait la soirée discussion, tout ça. Et même si la nordique rêvait d’une douche et de tester le moelleux de son matelas, elle attendrait. Finalement, Charlotte avait pas l’air bien méchante. Quoiqu’un peu barrée, à sa manière. Disons qu’elle dégageait un enthousiasme enfantin qui la mettait en compétition avec celui un jeune labrador. Mais c’était toujours mieux que de tomber sur une folle hystérique, ou un tueur en série, ou encore sur quelqu’un qui se permet de manger tes céréales préférées en laissant un post-it avec une vague excuse. Sans en racheter. A cette pensée, Ella croisa mentalement les doigts pour que la brune soit aucun des trois.


warden
When the night comes, I pity those who are afraid to blow the candle, stare into the black abyss, offer a drop of their soul to the darkest forces of earth and beyond, for I am not afraid and I know the abyss will stare right back at me
Contenu sponsorisé
• Plus d'informations •
Sujet: Re: Roomate is an overrated word | 
Roomate is an overrated word
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Gabriel ∂ A word before, is worth two behind.
» Istwa lang kreyol lakay ak devlopman gramè a
» Perfect World
» Les pire moments de fluff
» Débriefing Mesnil en 3000
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: