[Intrigue #2] Show must go on

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Sujet: [Intrigue #2] Show must go on | Sam 5 Mai - 13:18
Intrigue Atlantis - Chapitre 2
Show must go on

Il est 15h passées de plusieurs minutes. Les ateliers prévus dans le cadre de "Cirque d'un jour" sont tous lancés, certains depuis plus longtemps que d'autres. Les merveilles qu'abritent chacun des chapiteaux sont encore plus belles que dans les fantasmes des sorciers et moldus qui les observent. On y vole dans les airs, on y rêve, on s’y ébahit devant les créatures tantôt oniriques, tantôt dérangeantes, que la nature et la magie ont à nous offrir. Le temps passe sans même que quiconque ne s'en rende réellement compte.

Pourtant, il fait frais dehors, le vent s'est levé, doucement. Ce n'était pas le cas, tout à l'heure. Quelque chose à changé. Peut-être est-ce le climat qui semble appâter les quelques animaux qui sortent de leurs tentes respectives. Il y a d'abord une ribambelle de trois chiots qui, sans trotter ni courir, s'avancent jusqu'au centre d'un carrefour entre plusieurs lieux féériques du Wicked Bazaar. Ils sont rapidement rejoint par un Focifère et un Phénix dont les vols forment comme une danse délicate dans les airs, avant qu'ils ne se posent chacun au sol, en s'observant sous toutes les coutures.

Derrière, un immense Grapcorne avance d'un pas douteux, puis un Sombral le suit, enrobé de son mystère habituel. Aucune des autres créatures ne le voient, il est seul. Si seul... Tous, il se regardent et s'observent, le cheval de la mort faisant de même sans qu'on ne puisse l'espionner à son tour, ce qui semble commencer à l'inquiéter. Il se tortille, il court vers les autres bêtes qui l'entourent, passe devant elles, rue, hennit. Rien. Inconscient de son fardeau, le pauvre Sombral finit par ne plus bouger, tandis qu'autour de lui - involontairement - les autres commençant à former un cercle.

Un peu plus loin, du même endroit d'où venait le Grapcorne, on entend un grognement. Il ressemble à celui d'un fauve, mais petit à petit, commence à se transformer en un aboiement plaintif, proche de ceux des trois chiens qui ont recommencé leur chant. Ils aboient tous les trois en symbiose parfaite avant d'être rejoint par l'aboiement de cet animal qui pourtant ne devrait que miauler. Une lionne, qui restait en retrait près de la tente d'où elle est sortie. Elle aboie si fort, jusqu'à ce qu'un figuier venu du ciel soit jeté à ses pattes, entre elle et le regroupement du carnaval des animaux.

Le corbeau, qui avait le figuier entre ses serres, va se poser à côté du Focifère. Il est si minuscule près de lui. Il le regarde, bombe son torse noir de jais pour paraître imposant mais le Focifère reste de marbre, tout juste curieux de cette couleur sombre et de ce long bec. De ses crocs acérés, la lionne finit par attraper le figuier au sol, plante mourante, et l'apporte vers le cercle. De là, comme par magie, les racines du petit arbuste commencent à se planter dans le sol fait de poussière. Il reprendrait presque quelques couleurs, ce qui ne manque pas d'intriguer le Phénix et le Grapcorne qui commencent, chacun de leur côté, à essayer d'enterrer leurs pattes respectives dans le sol, sans succès.

Tout ce beau monde se regarde en chien de faïence - en dehors du figuier qui se contente d'osciller de ses feuilles tantôt vers la droite puis vers la gauche. Et au milieu, sans que personne parmi ses congénères ne le voie, le pauvre Sombral continue sa panique en se roulant au sol et hurlant aussi fort qu'il le peut pour exprimer sa présence. Ce n'est qu'en s'approchant de trop près d'un des carlins, le plus marron, et en le renversant d'un coup de patte involontaire que le Sombral réalise : il peut les toucher.

Alors une nouvelle danse commence et le cheval ailé fait le tour de l'assemblée en les effleurant tous de son museau pour indiquer sa présence. Pour la plupart étonnés - ou les quatre fers en l'air pour le pauvre chiot au regard ahuri -, une des créatures va avoir une réaction toute autre. Le Grapcorne, déjà quelque peut stressé par l'étrange situation, va soudainement se mettre à taper le sol de ses pattes imposantes. La terre tremble, le bruit est terrifiant, et cela finit par alerter un homme vêtu d'un costume rouge. Il s'occupe habituellement de la billetterie, il n'a aucune expérience avec les créatures magiques. Ainsi, après manquer de suffoquer devant l’attroupement inhabituel, le jeune homme se met à marcher à reculons. Son intention est à présent claire, il va chercher de l'aide. Il va en avoir besoin.


HRP


Bienvenue sur le sujet commun de l'intrigue 2 d'Atlantis ! Suite à vos aventures respectives dans vos chapiteaux, des choses étranges se sont produites et certaines bêtes ont quittées les lieux. Elles se sont toutes retrouvées dehors. Si vous participez à ce sujet, c'est donc que pour une raison ou une autre vous les avez suivies ou tomber dessus ! Ainsi, la participation à ce sujet commun n'est pas obligatoire pour ceux qui avaient participé aux chapiteaux, à vous de choisir si vous souhaitez poster. De même, pour ceux qui jouaient plusieurs personnages dans les chapiteaux, vous pouvez décider de ne continuer qu'avec un seul d'entre eux ! Cependant, ce sujet commun est ouvert à tous, votre personnage peut arriver seulement maintenant et découvrir l’attroupement !
Pour rappel, voici d'où proviennent chacune de ces créatures/choses plus ou moins vivantes :
- Chapiteau des acrobates : Sombral, Focifère
- Chapiteau des créatures : Phénix, Lionne, Grapcorne
- Chapiteau des arts divinatoire : Corbeau, Figuier
- Feak Show : 3 Carlins

Ce sujet restera ouvert 15 jours afin de clore rapidement l'intrigue. Vous pouvez répondre autant de fois que vous voulez, sans ordre précis.
Des interventions du Narrateur viendront ponctuer votre avancement les mercredis et samedis.
Vos missions sont à voir comme quelque chose d'annexe à l'intrigue, ainsi elles sont toujours valables si vous pensez pouvoir les réaliser ; cependant nous offrirons quelques récompenses à ceux qui ne les auront pas réussies mais auront tout de même essayé.

- Rappel du fonctionnement
- Quartier général des Joueurs

Pour toutes questions ou demande d'informations, contactez Keith R. Campbell ou Poppy Irvine !
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Sam 5 Mai - 14:35
Ethan Osório Griffin
Curieux et enjoué.
Nouvellement arrivé à Atlantis, pour suivre la formation d'artisanat de baguette magique et le parcours de botanique à l'Université, Ethan, ancien poufsouffle, est d'un naturel joyeux et sociable. Il est le fruit de l'union d'un sorcier anglais et d'une artiste moldue, d'origine portugaise. Agé de 18 ans, il est l'ainé d'une fratrie de cinq enfants. Sa mère lui a appris à travailler le bois et son père lui a donné le goût des études. Il aime faire du skateboard et du vélo, jouer au Quidditch, passer du temps avec sa famille, faire des soirées entre amis, jouer de la guitare, les films d'horreur et flirter. Rien de plus normal vu son jeune âge, non ?

Un sourire toujours sur les lèvres, des propos légers, le rire facile le font apparaître trop insouciant et même immature pour celles et ceux qui le croisent. Seul son regard sombre exprime, par moment, sa douleur d'avoir perdu un être cher. Il essaye de la cacher en se montrant trop exubérant mais, ses excès de joie peuvent sonner faux pour des personnes fines observatrices. Il espère sincèrement que sa participation au cirque, va lui permettre de lui changer les idées et de s'enfuir du train train déprimant dans lequel sa famille s'est enfermée depuis le drame.


Alors que j'essayais de rester concentré sur mes sauts et mes bonds, je vis les sombrals se rapprocher comme si ils étaient attirés par quelque chose. Ma main se porta sur ma griffure et je compris ! Le sang ! Même le léopard refit son apparition et je croisais son regard ambre. Me prenait-il pour une gazelle ou un zébu blessé qu'il pourrait achevé d'un coup de crocs ? Mes gestes devinrent de plus en plus maladroits surtout que les volatiles volaient non loin de moi.

Le vol de l'un des deux focifères devint chaotique, allait-il me tomber dessus ? Mais non, il réussit à atterrir lourdement sur le sol. L'un des sombrals s'arrêta et secoua violement sa tête comme si il essayait de chasser des insectes qui l'importunaient.

Et là, les deux créatures se remirent en marche, sous le regard médusé des artistes, et gagnèrent la sortie. Ce moment d'inattention perturba la magie de lévitation exercée par Eduardus et je chutais. Je me réceptionnais mal et ma cheville se tordit. Je poussais un cri de douleur et tombait face contre terre. Je me relevais péniblement et mon visage et mes mains étaient égratignés.

"Par le caleçon de Merlin !", ce satané monstre reptilien avait échappé à la surveillance de ses maîtres. Il fallait que je sorte pour protéger les visiteurs innocents. Clopin-clopant, je réussis à quitter le chapiteau.

La peur, l'inquiétude m'envahit et je restais figé en assistant au manège des animaux présents. Ils formaient un cercle. Mes yeux chocolats s'écarquillèrent de frayeur quand je vis le grapcorne ! Un monstre agressif avec une peau plus résistante que celle d'un dragon. Un aboiement retentit ! Un loup-garou ! Non, une lionne mais, elle devrait rugir ! Une plante tomba à ses pattes et le corbeau messager rejoignit les autres.

Le fauve transporta l'arbuste entre ses dents et le déposa délicatement au milieu d'eux. Ses racines ondulèrent pour se planter dans le sol et reprendre vie. Je me frottais les yeux, pensant que j'hallucinais que rien n'était vrai ! Est-ce que les artistes nous avaient drogué ou lancé un sort sous le chapiteau ?

Rien à faire, ils étaient toujours là ! Paso eut un comportement étrange, il effleura chacune des bestioles, de son museau, comme si il voulait leur signifier sa présence. J'ignorais que ces erreurs de la natures étaient aussi invisibles pour eux !

Les pattes du grapcorne affolé cognèrent le sol avec violence ! Un bruit assourdissant, des tremblements ! Ma cheville fragilisée ne fut pas capable de me retenir, je me retrouvais sur les fesses. Je n'eus même pas la présence d'esprit de sortir ma baguette. Mon regard épouvanté ne pouvait pas les quitter et mes jambes refusaient de bouger comme si elles étaient paralysées.



PROUD MEMBER OF ::
 
Poppy Irvineavatar
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Dim 6 Mai - 15:42
Cirque The Wicked Bazaar - 22 Septembre 2000.

Dehors, elle est profondément terrifiée. Elle avait suivi le Sombral des yeux, peureuse. Il semblait, d'ailleurs, qu'elle était seule à le voir - ou du moins elle s'en était persuadée. Ses pas, ses grognements, sa danse satanique. Poppy avait vu Ethan partir lui aussi ; ne sachant toujours pas s'il voyait ces chevaux. Ils avaient tous abandonné leur chapiteau. Doucement, elle se rapproche de la foule. La main sur sa baguette, avançant pas à pas... Cette journée avait pourtant bien commencé... Ce qu'elle voulait était apprendre à voler, mais jamais son rêve se réaliserait. Elle devrait attendre que l'ombre ne passe. Cette ombre qu'elle suit mais jamais ne dépasse. La blondinette pensait en être guérie, de cette malédiction qui la poursuit. Mais tel ce Sombral, le passé est toujours là, il galope, et il n'a pas prévu de périr.

Alors belle Poppy observe, s'interroge : « Il n'y a que moi qui trouve ça très étrange ? Depuis quand les créatures se synchronisent, on dirait qu'elles discutent, vous trouvez pas ? ». Et pendant un instant, elle en est rassurée. C'est même la scientifique qui prend place. Le doute ou bien la peur, tout ça s'est envolé, pour ne laisser que des réponses à trouver. C'est comme ça qu'elle fonctionne, Poppy. Elle aime résoudre des problèmes ardus, et trouver des résultat qu'aucun ne décroche. Y compris parfois à ses risques et périls... Inconsciente du danger, trop lunatique.

Mais bien vite, la réalité la rattrape. Et heureusement d'ailleurs, elle en a besoin ! Un figuier, une plante, un être inanimée, commence simplement à se mettre à danser. Il frétille, il se secoue, plante ces racines. Elles s'en vont jusque dans le sol, par magie. Maintenant c'en est sûr, certain, Poppy délire. Pour s'en assurer, elle lève sa baguette : « Revelio », murmure-t-elle, trop crispée, pointant en direction du petit figuier. Elle a l'espoir de découvrir la vérité ! Alors les yeux écarquillés, impatiente, l'ingénieure attend le miracle à venir. Elle en oublie même les autres créatures, les monstres, le danger, et la peur qui perdure.

Ce n'est pas du courage, mais de la folie, et en levant les yeux vers la lionne à droite, Poppy enfin, le réalise peu à peu. Son sang se glace, et doucement son souffle avec. Immobile, hormis les spasmes de ses mains, Poppy se retient de hurler, désespérée. Il est temps d'arrêter de se mettre en danger...

Spoiler:
 



KEEP YOUR TEMPER
Poppy glousse en #FF3333

 
Léandre Rosieravatar
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Lun 7 Mai - 14:30
Face à l’urgence, il n’avait pas prêté attention aux larmes de sa compagne. La priorité était ailleurs : ils devaient quitter cet endroit au plus vite. Tant il craignait- Quoi, déjà ? De quoi s’effrayait-il réellement ? D’un oiseau maladroit ? D’un arbuste dansant ? De la panique d’un centaure de plusieurs centaines de kilos ? Séparément, ces observations ne représentaient rien d’inquiétant. C’était juste que … La somme des convergences étranges qui s’étaient déroulées dans le chapiteau poussait Léandre à agir par instinct.

Justement. Léandre. Brièvement, il tourna son visage vers la Slave. Sans la regarder, toutefois, puisqu’il se concentrait prioritairement sur leur retraite nécessaire. Vous avez bien vu que je n’ai rien fait, n’est-ce pas ? La plainte, si caractéristique, montait lentement dans la gorge tremblante de la nymphe. C’est pas ma faute. Un pauvre sourire vint habiller les traits de l’Auror tandis qu’il s’obstinait à avancer pour se soustraire au poids des tentures environnantes. Vous avez bien vu que je n’avais pas fait de faux pas.

La terreur souffreteuse d’Adrasteia avait quelque chose d’agaçant et de tendre à la fois. Elle doutait. Toujours. En permanence. Lui laissant l’opportunité, presque à chaque fois, d’être son sauveur. Ce héros mythique qu’il aimait percevoir dans le regard de ses semblables à la mention de son nom et de ses prouesses. « Je sais. Calmez-vous. » En parallèle de cette tentative d’apaisement, le sorcier accentua la tension de ses doigts contre le bras de sa cadette. La peur encore au ventre. « Vous n’êtes pas responsable. » Il se passe quelque chose. D’incompréhensible. D’impalpable. « Restez près de moi. » De sa férule nerveuse, il ouvrit le chemin jusqu’à l’extérieur.

Ils tombèrent, alors, l’un et l’autre, face à un spectacle déconcertant. Inhabituel. Inquiétant. Oui. Encore cette histoire d’inquiétude. D’un mouvement violent, Léandre fit glisser Adrasteia dans son dos. Plus loin, un homme à terre lui apparait complètement déstabilisé. « Accrochez-vous et ne me lâchez surtout pas ! » Il aboya son ordre à la Slave avant de se diriger vers l’inconnu (Ethan). Et qu’est-ce qu’il pouvait bien faire ? Un bouclier était la meilleure solution tant qu’il ne savait pas de quel sortilège il était question sur ces animaux. Créatures ?

Et il devait se concentrer. En priorité. En espérant que sa compagne lui obéisse sans fléchir ni tergiverser car il n’aurait pas le temps de gérer deux démons à la fois.

Une fois proche du jeune homme (Ethan), l’Auror s’activa. « PREASIDUM FACERE ! » Et remarqua, trop tard, la présence de Poppy non loin. Et d'un lion.


Spoiler:
 


But the horror... The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you and maims you and twists you inside out. It is a monstrous love and it makes monsters of us all.
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Mar 8 Mai - 14:59
Erich se détourna rapidement des autres gagnants du concours. Ni le sort de l’enfant, ni même de la plupart des animaux, ne l’intéressait vraiment. Il était venu par curiosité, un attrait un peu puéril auquel il s’était adonné par ennui, sans doute, pour tuer la morosité qui régnait à Atlantis en ce début d’été. Plus d’étudiants à surveiller, plus de chantage à faire jouer, trop de touristes et trop peu d’affaires en cours pour qu’il ne vaille le coup de traîner en ville. Par chance, et elle semblait souvent le suivre depuis son arrivée en Écosse, le cirque lui avait offert une distraction de premier plan. Depuis qu’il avait posé les yeux sur lui, l’Allemand ne pouvait s’empêcher d’observer le Grapcorne.

Ainsi, il ne lui fallut que quelques secondes pour avoir l’attention attirée par l’étrange manège de l’imposante créature. D’abord perplexe – et vaguement inquiet, bien qu’il ne l’avouerait à personne – il était resté immobile alors qu’il défonçait calmement, et sans réaction encore de la part du personnel du cirque, la clôture de l’enclos qui le retenait prisonnier. Enfin, la bête avait été libre, et Erich n’avait pu résister à lui emboîter le pas, embrassant bientôt du regard l’étrange attroupement qui se formait à l’entrée du cirque, sous les yeux ébahis – il supposait – des participants à d’autres activités. Sa baguette toujours fermement en main, prêt à réagir à n’importe quelle situation, il prit d’abord le parti d’observer.

Il n’y connaissait rien en animaux, qu’ils soit magiques, féeriques, moldus ou légendaires. Pour le concierge, ils n’étaient qu’un tas de poils, de pattes et d’odeurs, tout juste intéressants selon leur valeur monétaire. Sur le marché du vivant, ou sur le marché des pièces détachées. Il n’était pas connu pour cette sorte d’empathie. Pourtant, toutes ces considérations trop terre-à-terre le délaissèrent pour quelques minutes, fasciné devant cette étrange spectacle, presque comme si cela avait été ce que son subconscient attendait ; un peu plus de magie, pour se reconnecter enfin à l’enfant qu’il avait du être un jour.

Un cri le fit sursauter. Seulement, alors qu’il était présent depuis plusieurs secondes – ou peut-être le temps se comptait-il déjà en minute – il réalisa la présence de plusieurs visages connus d’Atlantis. D’autres, comme lui baguettes brandies, avaient déjà retrouvé leurs esprits et les premiers sortilèges volèrent en direction du cercle de créatures. « Ca doit faire partie du spectacle. » Lança-t-il à une jeune femme blonde, une étudiante qu’il connaissait de visu, mais à laquelle il n’avait, malheureusement, jamais eu à faire (Poppy). Naïf ou indifférent, il était difficile de trancher, Erich s’approcha encore un peu plus du cercle, détournant un instant son attention du Grapcorne pour s’intéresser au phénix. « Je n’y connais rien en créatures, d’accord, mais j’ai tout de même un peu de mal à concevoir qu’elles décident soudainement de venir s’installer dehors de la sorte. Et pour faire quoi, après tout, boire le thé ? » Sa propre blague le fit rire. N’avait-il pas raison ?
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Mer 9 Mai - 7:44
Martha Brown
Aimante mais dépassée
Etre une mère de 6 enfants, ce n'est vraiment pas facile. Martha pensait pouvoir continuer son travail d'agent de voyage, mais après ses deux premières grossesses, lorsqu'elle avait mis au monde les triplés, elle s'était rendu compte que ce n'était définitivement pas possible. Son monde tourne autour de ses enfants, et elle les aime de tout son coeur, même si ils lui apportent bien des ennuis. Mais ce qui est bien quand on est mère, c'est qu'on oublie d'avoir honte, on oublie la bienséance, on oublie ce qui est bien ou mal, pour se concentrer sur ce qui est juste. Et les besoins des enfants viennent avant tout, toujours.



"Le Chapiteau des créatures"
Event
Après le traumatisme qu’ont probablement subis mes enfants, à cause de ces bêtes incontrôlables (bon, et il fallait bien l’avouer, du comportement quelque peu… agité de Caleb), je ne désirais qu’une chose : rassembler ma marmaille, la ramener bien sagement à la maison, et envoyer un courrier moralisateur à l’organisation de ce cirque, qui mettait en danger d’honnêtes travailleurs, ainsi que leurs fragiles petits chérubins. Ils attendront parler de mon mari, foi de Martha ! Je n’allais pas laisser passer une situation pareille, je ne me laisserai pas faire, non mais, c’était un véritable scandale, quelqu’un aurait pu être sérieusement blessé. Je prend mon démon de fils par la main, ainsi que ma petite Samantha de l’autre, tandis que j’encourage les autres à me suivre, toujours avec l’aide de ma plus grande, Sally (je me demande parfois ce que je ferai sans elle). Nous devons quitter cet endroit maudit, et il est difficile pour moi de masquer l’inquiétude dans ma voix.

Lorsque nous sortons du chapiteau, néanmoins, c’est un autre spectacle extraordinaire qui nous attend, mais tout aussi effrayant : est-ce que l’ensemble des animaux de ce cirque s’est échappé ? Décidemment, j’espérais que les autorités allaient mettre sous les barreaux les responsables de ce débâcle. Rassemblant mes cannetons, je les priais de former une chaine, qu’ils se tiennent tous par la main pour être sûre de n’en perdre aucun, et, longeant le mur en prenant garde à n’approcher aucune des bêtes sauvages, prête à m’interposer entre un sabot, des griffes ou des dents, et le visage de mes enfants. Ils auront suffisamment d’une cicatrice mentale, autant ne pas en ajouter une physique.

« -Allez mes amours, disais-je suffisamment fort pour qu’ils m’entendent tous, mais sans crier, par crainte d’effrayer une créature, qui aurait eu dans l’idée de nous charger. Ne vous inquiétez pas, on va rentrer à la maison, et je vous achèterai à tous des friandises, pour vous récompenser de votre courage ! »

J’essayais de mettre le plus d’enthousiasme possible dans ma voix, pour essayer de camoufler mon stress, qui était pourtant des plus visibles sur mon visage. Je pouvais voir, un peu plus loin, des sorciers qui lançaient des sorts, d’autres qui devisaient tranquillement en admirant la scène. N’avaient-ils pas conscience de la dangerosité de la situation ? Ne comprenaient-ils pas que des moldus se trouvaient dans le cirque, des enfants innocents, et qu’il fallait faire quelque chose pour stopper cette folie ?



    Les amoureux deviendront diamants
    Plus jamais je n'aurai peur de ces étranges lueurs qui apparaissent quelquefois quand je lui ouvre mon cœur. Quand les soleils s'éteignent entre deux corps amants, c'est le bonheur qui saigne, un lys entre les dents. + buckaroo.

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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Mer 9 Mai - 15:59
Intrigue Atlantis - Chapitre 2
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Dans tout le cirque, chapiteau par chapiteau, l’incrédulité avait régné. L’espace de quelques secondes, les maîtres artistes s’étaient regardés sans rien dire, fascinés et rendus perplexes par une situation que, toutes leurs longues carrières réunies, ils n’avaient jamais cru possible. Des animaux un peu rebelles, parfois, certes, mais plus souvent, l’incompréhension ou la fatigue de ceux qu’ils considéraient à tous égards comme de savants artistes. Jamais encore leurs partenaires ne les avaient niés de la sorte. Car, et c’était la l’essence même de la surprise qui les avaient tous cloués dans le sable de leurs chapiteaux respectifs, aucune des créatures ne s’était monté contre les humains qui les avaient dressés. Soudainement, sans crier gare et sans que nul n’en comprenne la raison, les artistes avaient été ignorés. Comme si de rien n’était, ou comme si elles avaient toutes eu l’inspiration d’une œuvre plus grande encore à réaliser, les créatures s’en étaient allées mener leur propre vie.

Pas toutes, cependant, et c’était là bien la raison pour laquelle la plupart des participants se trouvèrent sur les lieux de cet étrange spectacle avant que n’y parviennent les artistes. Sous toutes les tentes, il restait des créatures à surveiller et à ramener dans leurs enclos, ou des accessoires de spectacle si précieux et extraordinaires qu'il était hors de question de les laisser plus de quelques secondes sans surveillance. Les artistes, une fois revenus de leur stupeur, sans doute électrisés par les réactions les plus promptes de leurs jusqu’à-lors-apprentis, échangèrent quelques mots rapides, témoins de leur longue expérience de coopération, avant qu’ils ne se séparent, et pour certains d’entre eux de se ruer dehors sur les pas de leurs précieux partenaires.

Presque tous arrivèrent sur les lieux de l’étrange rassemblement de concert, comme si la connexion qui s’était établie entre les créatures faisaient écho aux liens qui nouaient entre eux les artistes. Du chapiteau des créatures, se furent Monkey et La Grande Evelyn qui surgirent en premier, freinant les suivants d’une main autoritaire, leurs yeux fixés sur la lionne et le grapcorne, conscient des risques que représentaient la présence de ces deux animaux en liberté. Jeeves, le sorcier dresseur à tête de chien, sur leurs talons, ne peut résister à réprimander sèchement la lionne, d’un aboiement sec, qui s’étouffe et s’éteint sous le tonitruant Wingardium Leviosa! presque rugit par l’acrobate Eduardus alors qu’il envoie sa partenaire Zoreh dans les airs, afin de lui donner la meilleure vue de la situation. Enfin,  Caterina Stojanovska, comme toujours digne et maîtresse d’elle-même paraît, le regard brûlant, comme si elle seule savait déjà comment tout ceci aller se terminer.

Les spectateurs, devenus complètement acteurs, sont cependant plus rapides qu’eux, après avoir eu quelques secondes pour se remettre de cette vue pour le moins incompréhensible. Presque simultanément, deux sortilèges fusent, l’un en direction du figuier (Revelio, par Poppy qui, avec acharnement, continue de soigneusement se replanter, l’autre autour d’un trio visiblement effrayé, à moins que ce ne soit prêts à en découdre ? Aucune des créatures ne semble cependant s’en émouvoir, pas même le figuier, malgré le sortilège qui fait rougir ses feuilles pendant un instant.

« En arrière ! Ceci ne tient pas du spectacle, n’essayez pas d’intervenir ! » La voix subitement amplifiée de la Grande Evelyn claque dans l’air estival, tandis que Monkey s’est élancé aux devants du Grapcorne, le regard plein de fougue, comme s’il espérait avoir une seconde occasion de démontrer ses talents. Au dessus du rassemblement, plusieurs sortilèges viennent faire écho au cri de la dresseuse ; invoquées par Zoreh, des plantes à l’aspect de lianes s’étirent hors de la terre poussiéreuse pour s’enrouler autour des pattes des créatures les plus dangereuses, laissant à Jeeves et la Grande Evelyn un peu de répit pour sortir leurs baguettes et aboyer des ordres de dressage aux carlins et au phénix. « Ne prêtez pas attention aux chants des oiseaux ! Surtout, ne les écoutez pas ! » S’évertue à répéter Eduardus, tentant de couvrir le brouahaha qui s’est élevé, étrangement apaisé cependant par le chant du Focifère.

Leurs interventions n’auraient pu être plus inutiles. Le nez plongé au milieu des carlins, la lionne continue d’aboyer en sourdine. Le sombral, prit d’un sursaut joueur, agite ses ailes autour du phénix, toujours soigneusement occupé à planter ses pattes, tandis que le corbeau, posé au milieu des désormais nombreuses racines du figuier, semble jalouser les fruits qui commencent à orner les branches maigrelettes de l’arbuste.

Seule Caterina Stojanovska ne cède pas à la panique et à la fougue, et contre toute attente, se glisse en direction de la mère effrayée et de ses rejetons qui ne savent plus s’ils doivent être fascinés ou terrorisés. « C’était écrit » Glisse-t-elle au garçonnet qui avait, plus tôt dans la journée, provoqué la colère des érruptifs. « Tu n’es pas responsable. Rien de tout cela n’aurait pu être évité, depuis que... » Ses mots disparaissent, noyés sous le cri de terreur que Monkey n’a pu retenir alors que le Grapcorne, doté d’une énergie qu’il n’avait pas déployé depuis des semaines, semble le charger avant de l’éviter au dernier moment et de, nul ne le croira sans doute, de se laisser choir sur son arrière train, le regard rivé sur le Focifère qui, fièrement perché sur une branche surplombant la scène, ne cesse désormais plus de chanter.

HRP


Bienvenue sur le sujet commun de l'intrigue 2 d'Atlantis ! Suite à vos aventures respectives dans vos chapiteaux, des choses étranges se sont produites et certaines bêtes ont quittées les lieux. Elles se sont toutes retrouvées dehors. Si vous participez à ce sujet, c'est donc que pour une raison ou une autre vous les avez suivies ! Pour rappel, voici d'où proviennent chacune de ces créatures/choses plus ou moins vivantes :
- Chapiteau des acrobates : Sombral, Focifère
- Chapiteau des créatures : Phénix, Lionne, Grapcorne
- Chapiteau des arts divinatoire : Corbeau, Figuier
- Feak Show : 3 Carlins

Ce sujet restera ouvert 15 jours afin de clore rapidement l'intrigue. Vous pouvez répondre autant de fois que vous voulez, sans ordre précis.
Des interventions du Narrateur viendront ponctuer votre avancement les mercredis et samedis.
Vos missions sont à voir comme quelque chose d'annexe à l'intrigue, ainsi elles sont toujours valables si vous pensez pouvoir les réaliser ; cependant nous offrirons quelques récompenses à ceux qui ne les auront pas réussies mais auront tout de même essayé.

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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Ven 11 Mai - 13:42
Ethan Osório Griffin
Curieux et enjoué.
Nouvellement arrivé à Atlantis, pour suivre la formation d'artisanat de baguette magique et le parcours de botanique à l'Université, Ethan, ancien poufsouffle, est d'un naturel joyeux et sociable. Il est le fruit de l'union d'un sorcier anglais et d'une artiste moldue, d'origine portugaise. Agé de 18 ans, il est l'ainé d'une fratrie de cinq enfants. Sa mère lui a appris à travailler le bois et son père lui a donné le goût des études. Il aime faire du skateboard et du vélo, jouer au Quidditch, passer du temps avec sa famille, faire des soirées entre amis, jouer de la guitare, les films d'horreur et flirter. Rien de plus normal vu son jeune âge, non ?

Un sourire toujours sur les lèvres, des propos légers, le rire facile le font apparaître trop insouciant et même immature pour celles et ceux qui le croisent. Seul son regard sombre exprime, par moment, sa douleur d'avoir perdu un être cher. Il essaye de la cacher en se montrant trop exubérant mais, ses excès de joie peuvent sonner faux pour des personnes fines observatrices. Il espère sincèrement que sa participation au cirque, va lui permettre de lui changer les idées et de s'enfuir du train train déprimant dans lequel sa famille s'est enfermée depuis le drame.


Terrorisé, je vis Poppy se diriger vers le cercle des créatures magiques. Elle ne me remarqua même pas comme si elle était ensorcelée et devait mener une quête connue d'elle seule. Je la vis lever sa baguette et lancer un sort sur l'arbuste. Ses feuilles se colorèrent en rouge pendant quelques instants.

Je fus rejoint par un couple et l'homme (Léandre) lança un sort pour nous protéger. Je soufflais longuement pour trouver la force de me relever mais, mes tentatives furent vaines. Il me fallait une aide. Mon regard la cherchait et il finit pas se poser sur un bout de bois assez long pour me servir de canne. J'attrapais ma baguette et je m'exclamais :

- Accio branche !

Elle fusa vers moi et je l'attrapais. Avec son aide, je pus me relever et je retins un cri de douleur quand mon pied blessé se posa sur le sol. Eduardus hurlait et je me concentrais pour entendre ce qu'il disait. Par le caleçon de Merlin, le focifère chantait ! Je criais à mon tour  :

- Bouchez vous les oreilles !  Poppy, réveille toi ! Met tes mains sur tes oreilles !

Que faire ? Le chant du volatile était puissant. Je sortis mon baladeur, je mis le casque sur mes oreilles avant de mettre à fond le volume. Grâce aux Red Hot Chili Peppers, je n'entendait plus l'oiseau. Ma condisciple était en danger mais je ne pouvais pas la rejoindre ignorant la taille du bouclier qu'avait créé mon sauveur. Je lui lançais un regard avant de parler ou plutôt d'hurler ne pouvant pas doser le volume de ma voix :

- Poppy est en danger et elle n'est pas la seule ! Il faut qu'ils nous rejoignent !

Des gouttes de sang coulaient toujours de mes égratignures. Le sombral battait des ailes montrant sa joie d'être réuni avec d'autres animaux fabuleux pour une fois décisionnaires de leur vie. Que nous réservaient-ils ? Est-ce qu'ils voulaient nous punir de les avoir privé de leur liberté et de les obliger à nous offrir des spectacles divertissants ?



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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Sam 12 Mai - 4:09
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D
e ce pauvre sourire, la Slave en avait retenu son souffle, mordant sa lèvre inférieure pour étouffer excès d’appréhensions qu’elle avait sustenté, toute sa vie, à n’en perdre le contrôle. Qu’il avait persécuté, dernièrement, de blâmes excessifs qui laissaient si peu d’espoirs quant à ce que qu’il songeait lorsqu’il évoquait le prénom de son fardeau. Et il avait beau dire qu’elle ne se résumait qu’à des complaintes insécures, il n’en n’était pas moins responsable alors qu’il s’écrasait démesurément sous ses peurs qu’il croyait pouvoir dominer de ses menaces. « Je sais. Calmez-vous. » … se calmer ? La Slave avait haussé ses sourcils, déconcertée, restant toutefois muette malgré les confusions qui se multipliaient encore une fois par le roi paradoxe. Et sans doute était-il autant bénéfique pour l’un comme pour l’autre, que les détresses de l’oiselle étouffaient aisément la moindre envie d’étaler ses talents loquaces. Sans quoi le Rosier n’aurait pas su se soustraire de lui expliquer, comment pouvait-elle se calmer alors que quelques heures plus tôt, il s’était clairement assuré d’avoir été compris sur la suite de cette union si elle osait faire le moindre faux pas. Parce qu’il ne semblait pas la croire, lui attribuant la responsabilité des résultats catastrophiques d’évènements similaires à celui-ci. Se calmer ? « Vous n’êtes pas responsable. »

Se calmer.

Et ses traits étaient peut-être un peu moins tirés d’inquiétudes, mais c’est d’un faible soupire qu’elle avait exprimé les prémices d’un soulagement naissant. « Restez près de moi. » Hochant finalement la tête alors qu’elle se contentait de concentrer ses espoirs par la poigne qui se faisait de plus en plus fortes autours de son bras, lénifiant étrangement cette panique qui lui prenait au ventre.

Se calmer.

Essouflée, la Nymphe tentait au mieux de suivre Léandre, s’accrochant à ses vêtements au point d’en blanchir ses jointures. Et il lui demandait tellement de concentration, pour arriver à tenir le rythme, qu’elle ne pu s’empêcher d’échapper une plainte lorsqu’il s’activa spontanément d’un nouveau plan. « Accrochez-vous et ne me lâchez surtout pas ! » – Ses ongles s’étaient plantés contre son épaule, contre cette chaire qu’elle pouvait deviner en pâtir sous ses vêtements. « En arrière ! Ceci ne tient pas du spectacle, n’essayez pas d’intervenir ! » Et elle avait baissé la tête, prenant appuis contre son dos, pour ne pas voir, pour ne plus regarder. Planter ses canines contre sa lèvre inférieure dans une vaine tentative de reprendre le contrôle sur ses émotions bien plus instables qu’avant sa grossesse. Bien moins misérables, avant de se condamner sous les tragédies qu’Atlantis lui avait incombée.

Et s’il croyait être le seul à désespérer de la voir aussi souvent en mauvaise posture, c’est parce qu’il n’avait pas encore réalisé combien il était affolant désormais, pour elle, de sortir sans en craindre le pire. « Ne prêtez pas attention aux chants des oiseaux ! Surtout, ne les écoutez pas ! »

- Bouchez vous les oreilles !  Poppy, réveille toi ! Met tes mains sur tes oreilles !

Ses paupières s’étaient closes avec tant d’obstination. Tant de perturbations. Il lui semblait, qu’il était presque impossible de nos jours, d’observer le monde sans en être percuté de ses horreurs. Et s’il n’en n’était pas de ces coups proférés à l’intérieur de son ventre galbé, venant se joindre à ces voix enfantines qui bouleversaient tout son monde, la Slave n’aurait sans doute pas bougé d’un millimètre.  - Poppy est en danger et elle n'est pas la seule ! Il faut qu'ils nous rejoignent !

Par réflexe, ses doigts avaient délaissés l’épaule du Rosier, pour se pourvoir de sa baguette qu’elle leva promptement. Ses yeux avaient finalement été attirés par le Focifer, qu’elle pointait derechef, d’une main tremblante et incertaine. Figée, par peur de ce terrible faux pas anticipés avant la venue à cette soirée qui l’avait tant fait rêver. Troublée par la terreur d’un abandon qu’elle en perdait les mots justes. « Léandre ? »

Elle n’osait plus, n’oserait pas … et pourtant l’urgence lui hurlait de faire quelque chose. Mais s’il ne voulait pas ? Et si elle causait plus de dégâts ? … « Léandre… les enfants … » avait-elle fini par souffler si timidement. Elle ne lâchait toutefois pas l’oiseau de ses iris, visiblement agîtée par désordre émotionnel. D’un soupire frustré, la Slave avait baissé sa baguette, avant de reposer ses mains là où il avait ordonné qu’elles soient, cherchant la blonde mentionnée par l’inconnu qui s’était pourvu d’un bâton. « POPPY … LE FOCIFER … IL FAUT LUI LANCER UN SILENCIO ! » avait-elle supplié l’étudiante de lancer le sort à sa place.

Parce que cette fois, elle ne pouvait pas se permettre de désobéir aux intentions d’un futur époux. Parce que cette fois, elle ne serait pas la cause fatale de la perte ou la détresse du petit être qui s’agitait sous son état de panique.




Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Sam 12 Mai - 6:46
Martha Brown
Aimante mais dépassée
Etre une mère de 6 enfants, ce n'est vraiment pas facile. Martha pensait pouvoir continuer son travail d'agent de voyage, mais après ses deux premières grossesses, lorsqu'elle avait mis au monde les triplés, elle s'était rendu compte que ce n'était définitivement pas possible. Son monde tourne autour de ses enfants, et elle les aime de tout son coeur, même si ils lui apportent bien des ennuis. Mais ce qui est bien quand on est mère, c'est qu'on oublie d'avoir honte, on oublie la bienséance, on oublie ce qui est bien ou mal, pour se concentrer sur ce qui est juste. Et les besoins des enfants viennent avant tout, toujours.



"Le Chapiteau des créatures"
Event
La situation devenait vraiment hors de contrôle : mon plan, qui semblait pourtant des plus simples, commençait à montrer ses failles. J’avais peut-être été un peu naïve de croire que je pourrais simplement partir avec mes enfants, réussir à éviter toutes les choses étranges et les créatures dangereuses qui peuplaient ce cirque afin de rentrer dans le confort de ma maison, alors que j’étais une simple mère de famille sans pouvoirs magiques. J’entendais le cri, au loin, de l’homme nous pressant à boucher nos oreilles. Pourquoi ? C’était un simple piaf, n’est-ce pas, pas de quoi faire toute une histoire ? Mais après tout, qu’est-ce que j’en savais. Rien du tout. J’étais perdu dans un maelström que je ne comprenais pas, et sur lequel je n’avais aucun pouvoir : tout ce que je voulais, c’était que mes enfants soient en sécurité et qu’il ne leur arrive rien. Une femme s’approcha de nous, visiblement une employée du cirque vu son accoutrement, et j’espérais qu’elle nous vienne en aide, qu’elle me dise ce qu’il fallait que je fasse pour pouvoir espérer sortir en un seul morceau de ce lieu si dangereux. Elle n’en fit rien, et ses mots pseudo mystérieux, pseudo prophétiques, me mirent en colère.

« -Ecartez-vous de mon fils ! Ce n’est pas le moment, vous ne voyez pas ce qu’il se passe ici ! Faites quelque chose, au lieu de rester les bras croisés !

Et alors que le giganteste animal cornu chargeait Monkey, le jeune homme étrange que nous avions rencontré précédemment, je mis mes mains sur les oreilles de ma plus grande, Sally, pour qu’elle soit protégée du chant de l’oiseau dont la mélodie était de plus en plus forte, et vu les réactions des sorciers autour de nous, cela n’était pas bon signe. De la voix la plus enjouée possible, essayant de masquer mon inquiétude, je pressais mes autres enfants de faire la même chose, en formant une ligne, saisissant les mains d'un de mes fils pour montrer l’exemple.

-Viens là, Pierce, met tes mains sur les oreilles de Samantha… Voilà, tu fais bien attention à ne pas la lâcher, d’accord ? C’est comme un jeu ! Evans, à ton tour de le faire sur ton frère…

Et je continuais, jusqu’à ce que nous formions une sorte de chenille, du plus petit au plus grand de mes enfants, inconscients du danger dans lequel nous nous trouvions (sauf Sally, probablement). Quant à moi, il n’y avait personne pour me protéger, mais que faire d’autre ? Je n’étais qu’une moldue, qu’une mère, qui ne voulait que le bien-être de ses enfants… Je lançais un regard désespéré à la jeune femme à mes côtés.

-Avez-vous prévenu les autorités ? Est-ce que quelqu’un peut nous venir en aide ? »

Et je croisais les doigts intérieurement, espérant que si les employés restaient les bras ballants, quelqu’un, parmi les gagnants du concours, aurait la bienveillance de porter assistance à la pauvre moldue que j’étais, et à mes six enfants.



    Les amoureux deviendront diamants
    Plus jamais je n'aurai peur de ces étranges lueurs qui apparaissent quelquefois quand je lui ouvre mon cœur. Quand les soleils s'éteignent entre deux corps amants, c'est le bonheur qui saigne, un lys entre les dents. + buckaroo.

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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Sam 12 Mai - 7:41
Les autorités du cirque réagissaient et il ne pouvait qu’obéir, pour le moment, à la supplique de ne pas envenimer les choses. A côté de lui, le jeune homme (Ethan) – blessé ? – s’était aidé de la magie pour se relever. Et, quelque part, cela rassura Léandre. Il n’agissait pas inutilement en faveur d’un ennemi de la cause sorcière. Bouchez-vous les oreilles ! Il fronça les sourcils mais ne s’occupa pas immédiatement de cette information. Il devait déjà s’assurer que le bouclier persiste contre les animaux et les créatures magiques autour d’eux.

Peut-être qu’il aurait dû prêter attention à cet avertissement, malgré tout. Car la mélodie persistante ne manqua pas de s’infiltrer dans sa toute conscience. Il y avait là quelque chose d’envoûtant dont il eu du mal à se distraire. Poppy est en danger et elle n’est pas la seule. Poppy.

L’Auror éprouva alors comme un flash au creux de son crâne. Douloureux. Déstabilisant. Très brièvement, il ressentit de nouveau cette force étrange qui le poussait vers- Vers qui ? Il ne se souvenait pas. Difficilement. C’était le chaos au cœur de ses pensées. Pourquoi ne se souvenait-il pas ? Sa main trembla mais il se refusa à lâcher le sortilège pour quelques troubles mentaux imprévus.

Tant pis pour la douleur qui l’obligea à esquisser une grimace certaine. Léandre ? Pour quelle raison son cerveau refusait-il de coopérer, lui qui se remémorait tout d’ordinaire ? Léandre. Il secoua la tête d’un mouvement violent, cherchant à se reprendre. Les enfants. « Quels enfants ? » Usant de force et de volonté, s’écorchant au passage d’une souffrance piquante, il adressa un regard à sa compagne. « Il y a un souci avec le bébé ? »

Et il avait tant de mal, finalement, à se concentrer. Cherchant, d’une part, à ne pas perdre la main sur le Preasidum Facere ; et de l’autre, à ne pas se faire engloutir par le souvenir venimeux d’une enchanteresse passagère. « Il y a des- » C’est là qu’il les vit, plus loin. Ces jeunes âmes en quête de silence pour se préserver du chant de l’oiseau. Leur mère s’épuisant d’efforts autour d’eux pour les protéger. « Merde. » Maintenant, le Rosier réfléchissait vite. Fort. Toujours dans la douleur compte tenu de ces souvenirs. « Prenez la relève du bouclier, Adrasteia. Je vais… Poursuivez le bouclier, comme je vous avais montré et chantez dans votre tête. Chantez cette berceuse que j'ai entendu une fois. Chantez. »

Il n’avait pas le choix, exact ? De demander du renfort. Mais il n’avait pas le temps de puiser en lui pour s’appuyer sur son Patronus. Il lui faudrait une méthode plus conventionnelle. Plus rapide. Il soupira, frustré et décontenancé, la pointe de sa baguette hésitant entre la position de Poppy et celle de la petite famille agitée (Martha Brown).

Et en plus il lui fallait choisir. Il grogna, le prunellier s’immobilisant finalement vers les enfants et leur parente (Martha Brown). « PROTEGO TOTALLUM ! » Étant donné sa position, il ne pouvait qu’espérer que le dôme fonctionne autour de ces protégés. Car la survie d’Adrasteia importait de toute façon plus que le reste.

Il ne pouvait pas s'en éloigner, de peur de la perdre véritablement.


Spoiler:
 


But the horror... The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you and maims you and twists you inside out. It is a monstrous love and it makes monsters of us all.
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Dim 13 Mai - 6:17
Cirque The Wicked Bazaar - 22 Septembre 2000.

Prise au piège face à la lionne - et devant le petit arbre qui continuait de se secouer - l'étudiante ne savait pas quoi faire. C'était incompréhensible... Comment un figuier pouvait-il se dandiner de cette façon sans qu'un sort de métamorphose n'en soit la cause ? Elle commence à vouloir se reculer prise de panique, en essayant de faire doucement, alors qu'elle était accroupie. Tout se bouscule, elle entend des remarques derrière elle, des affolements. Puis il y a cet homme, qui s'était rapproché (Erich). Elle jurait l'avoir déjà vu. Il lui parle des animaux, comme si de rien n'était, comme s'ils n'étaient pas juste à côté d'une lionne et d'autres bêtes qui pouvaient se rendre on ne peut plus féroce. Il fait même des blagues. « Mais qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous racontez ?! Partez ! Vous voyez bien que ce n'est pas normal ! ». Ces mots, appuyés par ceux de la Grande Evelyn, s'envolent en même temps qu'elle commence à se relever, toujours aussi doucement. Pas à pas, elle se recule, jusqu'à entendre le chant de l'oiseau qui la fige quelque peu sur place.

Ses muscles se détendent, elle lève sa tête vers le Focifère. Il est si beau, après tout. Mais elle est tirée de ses rêveries, tant par Ethan que par Adrasteia. De sa main gauche, mal maîtrisée, elle repousse alors Erich, pour l'éloigner lui aussi de la scène dangereuse qui se prépare, et suit les conseils d'Adra. Silencio. Le sort fuse sur l'oiseau qui continue d'ouvrir grand son gosier sans que plus aucun bruit n'en sortent. « Vous allez bien ? », elle attrape le bras d'Erich, lui qui avait l'air dans un autre monde, puis elle continue de se décaler vers le reste de la foule, et notamment aux pieds d'Eduardo qu'elle avait rencontré dans son propre chapiteau.

Le reste ce qui se passe autour d'eux, elle ne l'a pas vu, pas perçu. Mais finalement, tout semble commencer à se calmer. Le Grapcorne est au sol - même si l'arrêt du chant du Focifère causerait peut-être de nouveau du grabuge ?... - et les spectateurs ont l'air un peu plus... en sécurité. Elle s'approche alors d'Eduardo et murmure au creux de son oreille « Dites à votre amie d'aller attraper le Focifère ! Je vais l'immobiliser. ». Puis en plus du Silencio réussi, elle lança un Immobulus sur l'oiseau, avant que celui-ci ne s'envole.

Spoiler:
 



KEEP YOUR TEMPER
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Dim 13 Mai - 8:46
Intrigue Atlantis - Chapitre 2
Show must go on

Le calme qui régnait au sein du cercle animal commence petit à petit à se briser. La Grande Evelyn, stressée par la mère de famille désabusée - et qui en a tous les droits - redoute fortement que toute cette ébullition ne vienne déranger et exciter ces créatures qu'elle connait habituellement si bien. Et pourtant... Contrairement à ce qu'elle craint, c'est plutôt une tendance à la curiosité, voire au jeu, qui anime les bêtes, sous les yeux ébahit de la cheffe du chapiteau des créatures.

Dans un pas lent et presque inaudible, la lionne commence à s'approcher d'Adrasteia. On pourrait croire qu'elle chasse, rasant le sol, mais les mouvements de son petit museau indiquent bien pourtant qu'elle renifle, elle sent. Puis une fois arrivée au pied de la femme enceinte, sans se faire remarquer, la voilà qui commence à agir comme un gros chat. Elle ronronne, se frotte aux jambes de la slave, et arbore ce que l'on pourrait jurer être un sourire semblable à celui qu'elle voit sur les visages des enfants qui viennent assister aux représentations de son chapiteau habituel.
A côté d'elle, le petit figuier qui s'est trouvé délaissé de toute attention subitement, commence à bouger de nouveau. Cette fois-ci, racines toujours sous terre, ce sont ses branches et feuilles qui commencent à s'allonger. Elles s'étirent en direction de Poppy et Erich, qui l'ont abandonné. Il voudrait les attraper, les retenir, puis l'une d'entre elle, doucement, commence à s'entortiller autour du pied d'Erich resté le plus proche, en prenant soin de ne pas trop serrer.

De l'autre côté, seul animal toujours problématique : le Grapcorne. Calmé par son ami le Focifère, le voilà à présent de retour à sa furie. Monkey a cependant réussi à s’approcher de lui fièrement, faisant preuve d'un certain courage. Il lui a passé une sorte de laisse magique autour du cou, tire du mieux qu'il peut sans le heurter, et essaye de l’apaiser entre grands gestes lents et mots doux susurrés aux oreilles. A l'inverse de ses camarades, le Grapcorne lui n'est pas curieux, il a peur. Il se secoue, fortement, il souffle de ses nasaux, faisant lever les poussières au sol jusque dans les airs. Et Monkey a du mal, beaucoup de mal, à rester maître de la situation.

Au même moment, Eduardus après avoir hésité se décide d'écouter les conseils de Poppy et envoie sa compagne Zoreh sur la branche où se trouve, immobile, le Focifère. Dans sa légèreté habituelle, Zoreh rejoint la branche et s’assoit à côté de l'oiseau. Sous l'arbre, derrière Eduardus, le corbeau et le Phénix se sont rejoints et s'observent. Puis, au même moment, l'un commence à lever ses ailes en hauteur à la façon dont Eduardus lève sa baguette, et le deuxième rejoint la danseuse des airs sur sa branche. Ils les miment, vous en jurerez, un spectacle aussi incroyable qu'étonnant, surtout lorsque l'on sait que les deux animaux ne se côtoie jamais au sein du cirque. Et pourtant, le corbeau est là, proche du Focifère, et tend le bec vers Zoreh, bloquant le passage à cette dernière pour récupérer l'oiseau chanteur.
Non loin, alors qu'un Protego se lève, les trois carlins se précipitent aux pieds de l’attroupement d'enfant. Depuis tout à l'heure, ils observaient tous les trois discrètement la mère terrifiée et ses différentes réactions. Et lorsque le bouclier est lancé par Léandre, les chiots accourent et viennent à leur tour protéger les nombreux bambins. Quelques léchouilles, quelques aboiements plaintifs, mais surtout des grognements étonnement terrifiants au vu de la taille minuscules des trois chiens à l'encontre de Caterina qui, de son côté, se recule pour ne pas heurter ces animaux. « Leurs réactions... Elles sont presque humaines. » murmure-t-elle en direction de la Grande Evelyn.

Mais Evelyn, malheureusement, ne l'entend que d'une oreille. Cela fait une bonne dizaine de secondes qu'elle est pliée en arrière, les bras en l'air. Une drôle de position pour la plupart de l'assemblée qui sont bien incapables de voir ce qu'elle voit, le Sombral qui lui a grimpé dessus et bat des ailes autour d'elle. Comme la Lionne, il renifle Evelyn. Le dessus de la tête, sous ses bras, son ventre. Elle arrive tout juste à le retenir. Il suffirait qu'il cabre et Evelyn se retrouverait au sol, incapable d'aider comme elle le voudrait.

Ne reste alors que Jeeves, immobile. La panique l'a pris, de même qu'une forte dose de tristesse en voyant ses 3 petits protégés le fuir et préférer les jambes des nombreux enfants. Il ne sait pas comment agir. Il voudrait suivre l'exemple commencé avec le Focifère, les immobiliser tous, mais le chien qui se trouve en lui se demande s'il ne s'agit pas d'un peu de maltraitance, en un sens... Le même questionnement qui avait saisi Eduardus quand Poppy avait immobilisé l'oiseau. Ainsi, il finit par se mettre à crier. « Nous avons besoin d'aide ! Ici ! », il court en arrière du cercle et revient quelques rapides secondes plus tard avec une petite troupe, pas plus de 5 nouvelles personnes. Ensemble, ils savent maintenant qu'ils doivent reprendre les choses en main. Ainsi, parfaitement organisé, les voilà qui commencent à encercler les animaux et préparer leurs baguettes. Presque menaçants, ils attendent de se mettre d'accord pour agir.

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Chapiteau des Arts Divinatoires

P
ar des gestes désordonnés, le Rosier abordait de plus en plus les traits de l’homme nébuleux que l’Auror stoïque. « Quels enfants ? » Interloquée, la brune avait levé son menton pour l’observer sans trop arriver à comprendre la courte question. Ses doigts s’étaient crispé, le dévisageant d’une pupille bouleversée tandis qu’il abordait une souffrance interdite. « Il y a un souci avec le bébé ? » Ses lèvres s’étaient entrouvertes par réflexe, avec l’intention de lui répondre, et pourtant… Silence. Elle secoua faiblement la tête, piquée au vif d’être aussi désemparée par ces traits qu’elle avait observé, une fois, dernièrement… « Prenez la relève du bouclier, Adrasteia. Je vais… Poursuivez le bouclier, comme je vous avais montré et chantez dans votre tête. Chantez cette berceuse que j'ai entendu une fois. Chantez. »

« Chanter ? Avez-vous mal ? »

Et peut-être qu’elle n’avait pas été attentive. Et sans doute qu’elle avait bien trop prier les cieux pour se montrer suffisamment obéissante à ses yeux, pour qu’il lui offre l’ébauche d’un pardon. Autrement, la Nymphe avait semblé perplexe quant aux indications du Rosier, immobile et pétrifiée quant à l’idée de lancer le moindre sort. « PROTEGO TOTALLUM !» – Et elle avait haleté, ses doigts se resserrant contre sa baguette avant de la lever pour exécuter la demande de Léandre, vacillante quant à anticiper la suite. « Preasi- .. L-Léandre … la … la… »

La Slave s’était d’abord mise à pointer sa baguette en direction d’une nouvelle arrivante, bien trop sauvage à son goût pour prétendre autrement qu’à une attaque imminente. Puis elle avait finalement levé ses deux mains vers le ciel, sa baguette s’échappant d’entre ses doigts pour retomber sur ce sol piétiné par les pattes d’une lionne cajoleuse. « Je… elle ronronne je .. qu’est-ce que je dois … » La sorcière s’était coupé d’elle-même, pétrifiée par la simple idée dont elle ne rêvait pas, abasourdie par ce ronronnement qui venait accentuer les airs enfantins d’un félin qu’elle n’imaginait pas. « Qu’est-ce que se passe ? » - La voix est tremblante, un faible murmure alors qu’elle n’ose même plus respirer par crainte de provoquer la bête. Et malgré la chamade qui anime les battements de son cœur, il semble pourtant se gonfler d’une étrange sensation maternelle, haussant ses sourcils avec ahurissement. Parce qu’il s’agite aussi, beaucoup plus bas dans son ventre qu’à l’ordinaire. Parce qu’il frappe fort, assez pour qu’elle grimace d’inconforts, mais pas de douleurs, là où la lionne fait son charme contre la galbe de son ventre. Le trouble est prenant, parce qu’elle connaît ces mouvements, comme quand il s’amuse quand elle joue du piano, comme quand Léandre l’excite en lui parlant. Et elle ronronne maintenant si fort, cette lionne, comme si elle se réjouit des réactions positives à ses enjôlements. « Nous avons besoin d'aide ! Ici ! »

Mais l’effervescence est plutôt courte, laissant place à nouveau à l’incertitude et l’angoisse qui lui mordent la peau d’un frisson encore plus effrayant que la lionne elle-même. Les sorciers parés de baguettes tendues vers eux ne font qu’empirer sa détresse. « Qu’est-ce qui se passe… que font-ils ? Ils ne vont pas nous … » La voix est maintenant bien plus forte, irascible. Parce que personne ne semble vouloir leur expliquer ce qui arrive, ni ce qu’ils comptent faire pour reprendre la situation sous contrôle. Les baguettes la rendent nerveuse, l’impression écrasante d’être autant en danger par l’homme que par la bête. Et s’ils rataient et frappaient son ventre ? Et s’ils rataient et que la lionne prenait panique en l’attaquant ? Et s’ils abattaient ces animaux devant eux ? Ses mains s’agrippent au bras du Rosier avec bien plus de force qu’elle n’aurait cru, se faufilant malhabilement derrière son dos pour y enfouir son visage alors qu’elle tente visiblement d’en calmer sa respiration frénétique. Elle cède à la panique, l’horrible sensation – à son tour – de revivre la même tragédie par la pointe de sa propre férule tandis que la lionne ne cesse d’en manifester son affection.




Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
Léandre Rosieravatar
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Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Enclave Résidentielle Sorcière.
Patronus: Un Lion. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | Lun 14 Mai - 7:24
Avez-vous mal ? Pourquoi est-ce qu’il ne se souvenait pas ? La baguette douloureusement tendue vers le bouclier précédemment formulé, dressé autour des enfants et de leur mère, ne semblait pas lui apporter une réponse adéquate. Pas plus que sa mémoire. Sa foutue mémoire normalement infaillible. Il expira d’un souffle inhabituellement angoissé, cherchant en parallèle un moyen de congédier ou au moins de modérer cette frayeur qui supplantait toutes les autres.

Parce que ce n’était pas normal. Pas plus que tout ce qui arrivait ici-bas, n’est-ce pas ? Les animaux soudainement ensorcelés. Éventuellement dangereux. Il inspira, le regard toujours rivé vers les jeunes âmes qui bénéficiaient de sa protection. Mais l’esprit ailleurs. Inquiet. Fébrile. Il n’y avait que du flou et de l’opaque dans ce qu’il égrenait furieusement au creux de son crâne. Il ne se souvenait pas.

Pourtant il en ressentait bien quelque chose. Une sorte de venin déstabilisant courir dans ses veines et l’attirer ailleurs. Bien au-delà des limites de leur environnement. Et son corps s’en offusquait violemment, comme pour le mettre en garde de ce qu’il avait oublié. C’était probablement mieux ainsi, peut-être. Le sorcier siffla son agacement du bout des lèvres. La langue nerveusement claquée contre le palais en une frustration au demeurant légitime. En quoi la dénommée Poppy était-elle liée à ce- Flash. Encore. Brièvement. Sa propre férule menaça de faiblir. L-Léandre.

Il luttait tellement, en vérité, pour contenir sa concentration sur le protego. C’en était sincèrement désagréable. Elle ronronne. « Qui ronronne ? » C’en était même difficile. Il ne pouvait faire que ça. Maintenir le sortilège. Le regard rivé dans la direction de cette protection dressée. Au détriment du reste : car il ne voyait pas la détresse d’Adrasteia et encore moins la lionne. Le moindre effort lui coûtant bien trop pour oser se perdre sur des détails. Des détails qui changeaient tout, néanmoins, s’il avait été apte à tout percevoir – comme à son habitude. Qu’est-ce qui se passe ?

Et que pouvait-il lui répondre ? « Je… » Si épuisant, finalement, de pourvoir à la protection d’autrui alors que ses pensées se désagrégeaient lentement. Et plus il s’échinait à comprendre ce qu’il manquait à ses souvenirs, plus il s’éreintait et peinait à réagir. Que font-ils ? Bon Dieu. Léandre lâcha un grognement, soudainement touché par la crainte qui saisissait la gorge de sa compagne. « Mais de quoi-»

C’est là qu’il la vit, la lionne. « Put- INCARCEREM ! » Il avait sans doute hurlé. Décontenancé et paniqué par cette proximité immédiate avec le fauve. Puis, d’un geste violent, Léandre avait poussé Adrasteia plus loin. Plus fort. Hors de portée de l’animal. Hors de sa propre étreinte. « Restez LOIN d’eux. C’est UN ORDRE BORDEL ! » Et il s’énervait, inévitablement. Car il avait peur. Car il ne maîtrisait rien. Que son propre esprit vacillait et qu’il ne pouvait que se dresser entre la lionne théoriquement entravée et sa fiancée.

Les phalanges désormais blanches sous la pression exercée par ses doigts sur le prunellier tendu à s’en craqueler face à la menace. Tant pis pour les enfants. Seule comptait Adrasteia.

Spoiler:
 


But the horror... The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you and maims you and twists you inside out. It is a monstrous love and it makes monsters of us all.
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Sujet: Re: [Intrigue #2] Show must go on | 
[Intrigue #2] Show must go on
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