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 Being sister and brother means being there for each other ft. Matthew Hamilton
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Grace HamiltonMolduavatarMoldu
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MessageSujet: Being sister and brother means being there for each other ft. Matthew Hamilton   Dim 15 Avr - 13:35


Being sister and brother means being there for each other
Grace & Matthew
Grace sortit de la bibliothèque les bras ballants et le visage fermé, frustrée de l’avancée (ou plutôt, de l’absence d’avancée) de ses recherches sur la sclérose en plaques. Malgré ses efforts, et ceux d’Isaac, qui l’accompagnait dans sa quête en bon camarade, elle en était toujours au point mort. La française se doutait, bien sûr, qu’elle ne trouverait jamais un remède en seulement quelques mois, et que seuls des efforts conséquents et plusieurs années de travail viendraient à bout de la maladie, mais elle espérait au moins, au bout de plus de trois mois d'efforts, avoir trouvé ne serait-ce qu'une piste. Quelque chose auquel se raccrocher, n’importe quoi, même le plus petit indice, le plus infime espoir qu’elle ne s’était pas trompée, et qu’elle pourrait trouver un traitement pour aider son petit frère. Ce n’était pas le cas, et elle ne pouvait pas s’empêcher de se sentir extrêmement découragée.

Matthew, bien sûr, ne savait rien de tout cela. Elle lui avait soigneusement caché sa quête, qui semblait vaine, sachant pertinemment qu’il détestait au plus haut point qu’on le considère comme un malade, comme quelqu’un qu’il fallait aider. Et si la moldue faisait de son mieux pour ne pas paraître trop inquiète, afin de le protéger et de le soutenir du mieux qu’elle le pouvait, elle ne pouvait pas s’empêcher de vouloir se mêler de sa vie, de vouloir panser des plaies invisibles. C’était un réflexe pour elle, un instinct de grande sœur, presque maternel. Après tout, lorsqu’il était enfant, c’était vers elle qu’il se tournait lorsqu’il s’était écorché le genou dans la cour de récréation. C’était elle qui s’était occupée de lui du mieux qu’elle le pouvait, en faisant parfois des erreurs, bien sûr, mais toujours en lui donnant le plus d’amour possible, s’oubliant parfois un peu elle-même au passage, mettant de côté son adolescence pour combler l’absence d’une mère froide et distante envers ses enfants, seulement prompte au jugement et à la critique. Elle ne se plaignait pas. Elle aimait Matthew du plus profond de son cœur, et n’aurait échangé sa place pour rien au monde : mais ce passé expliquait parfois son comportement un peu trop protecteur, un peu trop étouffant, qu’elle pouvait avoir avec son petit frère, qui n’était plus un enfant, maintenant.

La maladie, bien sûr, n’avait pas aidé à ce que Grace cesse de s’inquiéter sans cesse. Elle voyait toujours en Matthew ce petit garçon turbulent qui croquait la vie à pleine dent, un peu trop immature mais si attachant, et de voir son visage se fermer, lorsque le docteur lui avait annoncé le diagnostique de sa sclérose en plaques, avait été une vision déchirante pour la jeune femme. D’un battement de cil, elle aurait donné sa bonne santé à son frère, si elle avait pu le faire, et il lui arrivait, parfois, lorsqu’elle fermait les yeux pour s’endormir le soir, de prier à qui voudrait bien l’entendre, d’échanger de place avec lui.

La jeune femme s’étira doucement, en remettant son sac à bandoulière sur son épaule, qui contenait un nombre assez impressionnant de livres sur la médicomagie, ainsi que son ordinateur, qui pesait un poids assez conséquent. J’aurai bien besoin d’un massage, se dit-elle intérieurement, souriant de l’ironie de cette pensée. Les cordonniers étaient toujours les moins bien chaussés, après tout. Grace n’avait qu’une seule hâte, rentrer chez elle, se couler un bon bain chaud, et continuer de lire, pour la énième fois, son tome écorné du Silmarillion en compagnie de Camembert et d’une bonne tasse de thé. Peut-être qu’ensuite irait-elle toquer à la porte de Milo, un simple imperméable recouvrant son nouvel ensemble de lingerie qu’elle s’était achetée il y avait peu de temps ? Elle rougit à cette pensée, avant d’imaginer la tête de Mia si c’était elle qui lui ouvrait. Mauvaise idée, définitivement.

Perdue dans ses pensées, la petite moldue traversait l’un des couloirs de l’université, quand un mouvement attira son regard, un peu par hasard. Son visage devint blanc comme un linge. Matthew. Il était là. Qu’est-ce qu’il faisait là ? IL N’EST PAS CENSÉ ÊTRE LÀ, pensa-t-elle, paniquée. Bien sûr, le français étudiait à l’UPA, mais elle avait fait attention à ce que les cours auxquels elle assistait n’aient pas lieu en même temps que les siens, pour être sûr de ne pas tomber sur lui par hasard, et qu’elle n’ait pas à trouver une excuse quant à sa présence au sein de l’université, elle qui avait fini ses études depuis presque 3 ans maintenant. Son métier de kinésithérapeute lui prenait déjà beaucoup de temps, en plus de son implication au sein de The Pacifist Confederacy, son bénévolat au refuge animalier, sa relation avec Milo… Elle aurait du mal à expliquer pourquoi, en plus de tout cela, elle avait décidé de devenir auditrice libre à l’UPA sans lui révéler la vérité. Et puis de toute façon, Grace ne savait pas mentir. Pas à des inconnus, pas à des connaissances, pas à des amis, et encore moins à Matthew, qui était probablement l’être qui la connaissait le mieux sur cette bonne vieille Terre.

Prise de panique, elle ne savait pas quoi faire, et son corps agit tout seul, malgré la stupidité flagrante de son plan : se cacher derrière une des plantes vertes magiques, qui décoraient les couloirs un peu anxiogènes de l’université, jusqu’à ce que son frère se décide à s’éloigner du chemin. Une plante en pot n’est vraiment pas la meilleure des cachettes. Pourtant, c’était tout ce qu’elle avait sous la main.

« -Faites qu’il ne m’ait pas vu, s’il vous plait, faites qu’il ne m’ait pas vu… » murmura-t-elle pour elle même, essayant de ne faire qu’un avec les feuilles vertes émeraudes.

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MessageSujet: Re: Being sister and brother means being there for each other ft. Matthew Hamilton   Dim 15 Avr - 18:27

Je rumine dans mon cours de biologie. Je pense à mon bébé cheval, dehors, seul. A moi, assis sur ce banc inconfortable de l'UPA alors que je pourrais être sur son dos en train de découvrir les richesses de l'île où nous vivons tous les deux. Tant de déchéance me répugne : me voilà réduit à claudiquer dans les couloirs de l'université avec ma troisième patte en métal. Je griffonne sur ma feuille sans vraiment écouter les déblatérations du professeur à propos de l'appareil photosynthétique des végétaux. Il me manque mon soleil, je suis en mal de photosynthèse moi aussi. Partir au galop dans les highlands : voilà ce dont je rêve... Mais je ne peux que panser mes plaies en le promenant à la longe gentiment dans les chemins de terre de Manadh. Et encore, ce n'est pas chose aisée avec une béquille, il faut l'avouer !

Mes séances de kiné avec Grace n'apportent que peu de résultats actuellement, elle y met beaucoup d'énergie. Encore plus que moi il me semble. Même si je n'accepte pas de passer ma vie estropié, je ne peux me résoudre à croire que cela peut encore changer. La sclérose est une maladie lourde. J'ai peur chaque jour de rechuter, de me retrouver pendu à ma potence à perfusion et à rester amorphe sur mon canapé, anéanti par le poids des médications. A quoi bon alors que tout est déjà joué ? Alors qu'elle a déjà l'avantage sur moi et qu'elle m'écrase à chaque poussées ? Qui sait ce qui va advenir de moi, quel handicap va m'affecter ? Troubles visuels, troubles moteurs ou sensitifs... La liste des réjouissances est longue. Je n'ose même pas imaginer un monde où je suis aveugle, encore moins -étrangement- un monde où je serais cloué sur 4 roues. Ralenti à 3 pattes c'est déjà bien assez.

L'université est certes une aventure enrichissante, j'y rencontre plein de monde et l'effet français se fait encore ressentir. Mais comme dans tout nouvel environnement où je m'introduis, je reste méfiant et donne à voir un Matthew très superficiel, caché derrière des blagues et des apparences. Je déteste jouer un rôle, mais c'est parfois rassurant, même si je me mens à moi-même comme à eux en répondant à leurs questions sur ma béquille : "Une petite blessure à cheval, rien de bien méchant : un peu de rééducation et hop !" Et hop, oui bien sûr.

La fin du cours arrive finalement et je remballe mon carnet et mon stylo dans mon sac. Le temps est gris, mais pas pluvieux pour autant. Après ma visite à Grace, j'irai voir Kenobi. Cette pensée me réjouie un peu et lorsque la salle s'est un peu désemplie, je prends la direction de la porte. Oui, il faut s'adapter avec ce genre d'outil : on ne peut pas se ruer vers la sortie comme n'importe quel étudiant lambda, non, il faut attendre afin d'avoir le champ libre. Tout le monde sait à quel point la patience est ma plus grande qualité ! Je déambule dans les couloirs, me rendant vers la bibliothèque de l'aile administrative, j'ai un livre à rendre à propos des coléoptères. Passionnant ? Oui, je trouve aussi. Je prend un virage et j'aperçois un visage bien trop familier. Au sens premier du terme. Grace ?

L'instant que je cligne des yeux et ma soeur disparaît derrière une pauvre plante magique. Ridicule. Mais que peut-elle faire ici ? Mes sourcils se froncent, je ne comprends pas. Elle me surveille, ma soeur/maman-poule ? Je suis persuadé qu'elle me suit pour vérifier que tout va bien... Insensé, elle n'a pas d'autres choses à faire avec son travail, ses engagements multiples et son mec ? A croire que non... Je soupire un peu et m'approche d'elle.

Grace je ne suis pas un enfant, je peux aller suivre des cours tout seul, tu n'as pas besoin de m'espionner !

Tel frère telle soeur comme on dit, l'espionnage on a ça dans le sang, certainement.

Franchement, tu n'es quand même pas là pour me surveiller, si ?

Je suis désabusé, c'est tout à fait le style de Grace : se mettre en quatre pour moi...
Grace HamiltonMolduavatarMoldu
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MessageSujet: Re: Being sister and brother means being there for each other ft. Matthew Hamilton   Mar 17 Avr - 5:30


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Grace & Matthew
Prise la main dans le sac. C’était l’expression la plus proche de la réalité, puisque Grace pouvait parfaitement entendre son petit frère l’interpeller, derrière sa plante en pot, sa cachette n’ayant pas été des plus efficace. Nature, pourquoi me fais-tu défaut ? ne put s’empêcher de penser la française en fixant, désappointée, une des feuilles proche de son visage, qui semblait presque la narguer. Elle soupira, et maudit ses ancêtres dépourvus de pouvoirs magiques. Est-ce que les sorciers pouvaient se rendre invisibles à volonté ? Est-ce qu’il y en avait en ce moment autour d’elle, qui la regardait d’un œil moqueur, se gaussant de la voir dans une si mauvaise posture ? Elle jeta un regard un peu paniqué à gauche puis à droite, avant de se raisonner : de toute façon, ce n’était pas le moment de penser à ça. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire ? C’était une piètre menteuse, et même si elle avait été experte en la matière, elle n’aurait jamais voulu fabuler avec Matthew, la personne qu’elle connaissait le mieux au monde, qui avait fait de la moldue ce qu’elle était aujourd’hui, en grande partie. Elle était bien trop honnête pour ça, en particulier auprès des gens qu’elle aimait, et le tiroir marqué "Matthew Hamilton", dans la grande armoire qu’était son cœur, était le plus rempli de tous.

Elle s’extirpa de sa cachette de fortune, en essayant de paraître la plus innocente possible. Matthew croyait qu’elle était là pour le… surveiller ? Il pensait réellement qu’elle serait capable d’une chose pareille ? D’accord, elle avait bel et bien trainé une ou deux fois dans la cour de son école primaire, quand elle était elle-même au lycée, afin de bien signaler aux petits malins qui auraient cherchés des crasses à son frère qu’ils auraient affaire à elle s’ils tentaient quoi que ce soit, mais de l’eau avait coulé sous les ponts. Elle savait qu’il était capable de se débrouiller tout seul, même si les petites voix dans sa tête la poussaient sans cesse à vouloir lui prêter assistance, alors qu’il n’en avait absolument pas besoin. Mais en même temps, nier cet état de fait, ça serait devoir avouer la vérité quant à la véritable raison de sa présence ici. La moldue entremêla ses doigts, terriblement honteuse des mots qui sortirent de sa bouche pour répondre à l’injonction de son frère.

« -Ahahah, oui, tu as tout à fait compris, c’est pour ça que je suis là… Tu m’as percé à jour, je suis beaucoup trop protectrice…

Son rire était aussi faux qu’un sac de luxe vendu sur la place d’un marché, et son sourire était crispé. Elle voulait passer pour quelqu’un de détaché, d’un peu désolée d’avoir été découverte, mais qui partait d’une bonne intention : la kinésithérapeute ressemblait surtout à une allumée fraichement sortie d’une unité d’isolement et qui avait oublié comment c’était, d’interagir avec un autre être humain.

-Mais je vois que tu n’as aucun soucis, donc je vais partir maintenant ! Tu me connais hein, je m’inquiète un peu trop parfois, ahah.

Elle commença à reculer, parfaitement consciente qu’elle était tout sauf crédible, et que Matthew allait sans mal comprendre qu’elle lui cachait quelque chose, mais, comme à son habitude, sa légendaire maladresse fit des siennes, et elle trébucha sur ses propres pieds, manquant de tomber et se rattrapant de justesse au mur à côté d’elle. Son sac, par contre, glissa de son épaule et s’écrasa sur le sol dans un grand bruit sourd. Un drôle de borborygme sortit de la gorge de Grace, quand elle imagina l’écran de son ordinateur totalement détruit, simplement parce qu’elle ne savait pas aligner deux pas sans se vautrer par terre. C’était paradoxal, quelque part, que ce soit Matthew qui ait des béquilles et pas elle, quand on connaissait les deux frères et sœurs, l’un gracieux cavalier, l’autre catastrophe ambulante.

La moldue se précipita sur ses affaires et les ramassa, avant de s’asseoir à même le sol pour vérifier que son Ibook marchait encore. Ouf. Plus de peur que de mal, les épais livres de médicomagie semblaient avoir absorbé le choc, et l’ordinateur était encore en parfait état : Grace soupira de soulagement, avant de glisser l’appareil dans son sac ainsi que ses manuels, et de se relever, sous l’œil encore circonspect de Matthew. Un sourire. Peut-être qu’il fallait qu’elle change de sujet, comme ça, il ne poserait pas trop de questions ? Elle doutait que ce stratagème fonctionnerait, mais c’était sa seule solution.

-Au fait Matt’, faut que tu viennes manger à la maison bientôt, Papa m’a envoyé un colis de fromage et je compte faire une raclette. On va se régaler. »

Peut-être que l’appel du ventre serait plus fort que la curiosité dévorante de Matthew ? Peu probable…

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Matthew HamiltonÉtudiant・MolduavatarÉtudiant・Moldu
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MessageSujet: Re: Being sister and brother means being there for each other ft. Matthew Hamilton   Hier à 4:51

Grace a toujours été une soeur sans égale : parfaite à mes yeux et certainement aux yeux du monde. Une soeur attentive, compréhensive, prête à rattraper mes espiègleries si besoin était. Je l'aime, plus fort que tout ici-bas. Notre proximité est inversement proportionnelle à l'éloignement de nos âges : bien trop grande pour que nous soyons ces jumeaux qu'il me semble parfois que nous sommes. Complémentaires, elle est la raison et moi la naïveté enfantine, écouter ses conseils judicieux est parfois un calvaire pour moi. Comme ce jour où...

Tu devrais ralentir Matthew... Et l'enfant n'en fit qu'à sa tête, tomba au sol et en ressorti estropié, fin de l'histoire, merci à tous. Morale de tout ça : écoute ta grande soeur, tête de pioche.

Alors, j'ai joué au grand garçon, j'ai remonté la pente, pris des décisions et suis venu ici. Sage décision, m'enfermer tout seul, comme un grand, dans une université. Alors oui, j'aime la biologie, j'aime les plantes, les animaux, les insectes : mais à quoi bon ? Ces études me permettent tout au plus de m'offrir un autre lieu où me traîner, sans que ma mère ne me regarde d'un mauvais oeil... Après ma chute, j'étais seulement un fantôme, Grace me visitait souvent, mais Mme Hamilton aussi. Elle venait me seriner des remontrances, critiquait mon apathie et me faisait couler tout au fond du gouffre, encore plus profond que ma position initiale. Si j'avais mieux travailler, tout cela ne serait jamais arrivé, et puis, je n'avais qu'à venir en France, à Rennes, pour faire des études de droit ou de médecine ou peu importe. Il fallait que je me cherche une situation qui convienne à mes capacités gâchées par l'équitation. Là au moins, je ne risquais plus de les gâcher, mes capacités.

Choisir les sciences de la vie dans une université de sorciers immondes - dixit la charmante dame - était un pied de nez de plus à sa sensibilité bourgeoise. Mais, ici il y a Grace. Je pense qu'elle s'inquiète moins pour moi depuis que nous sommes tous deux à Atlantis. Et cela m'offre beaucoup de réconfort : une raison de plus de garder la face. Si je devais tenir le coup pour moi et moi seul, je n'y arriverais pas, mais pour elle, je le peux.

Je suis déçu et exaspéré de la trouver à m'espionner, tout d'abord : je suis un grand garçon, je me débrouille seul. Mais finalement, la tristesse m'envahit, je comprends ce qu'elle vit, ce que c'est pour elle de me voir me débattre dans tout ça... Je ne m'imagine que trop à sa place...

Cela dit... A l'écouter parler, à la voir si mal à l'aise... Je sens qu'elle me cache quelque chose. Je la connais, ma chère soeur : elle ne sait pas mentir. Pas à moi en tout cas. Et elle se tortille et se débat dans un mensonge bien gluant actuellement. S'en serait presque risible si je ne percevais pas aussi une certaine tension. Grace n'a absolument rien à faire à l'UPA. Rien, ses études sont terminées depuis quelques temps maintenant, alors que fait-elle ici ?

Oui tu vois, tout va bien maman poule !

Je rentre un peu dans son jeu, histoire de jauger encore un peu ses réactions. Mais elle change d'avis et me parle de.... RACLETTE ? Oui, certes c'est un plat purement français qui me manque. Beaucoup. beaucoup plus que je ne pourrais l'avouer. Mais c'est un peu trop gros, un peu trop évident comme changement de sujet. Je suis droit comme un i - autant que l'on puisse l'être en s'appuyant sur une béquille - alors qu'elle se dandine encore plus, prise au piège de sa cachotterie...

Ohhhhhh une raclette, ça fait des mois...

Je marque encore un temps de pause, essayant de voir comment elle va se sortir de cela. J'aimerais qu'elle m'avoue d'elle-même la vraie raison de sa visite universitaire, sans avoir à lui tirer la vérité... Qu'y a t'il de si important à me cacher ?

Grace... Tu n'es pas venue ici pour me suivre, ni me parler de raclette, je me trompe ?

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Tu seras viril mon kid. Je ne veux voir aucune larme glisser sur cette gueule héroïque et ce corps tout sculpté pour atteindre des sommets fantastiques, que seule une rêverie pourrait surpasser.
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