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 Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.
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Matthew HamiltonÉtudiant・MolduavatarÉtudiant・Moldu
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MessageSujet: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Ven 13 Avr - 16:14

Petite virée londonienne. Je dois récupérer quelques papiers et quelques petites choses que j'ai laissé dans mon appartement. Oui, depuis juillet. Non pas que ma vie à Atlantis soit des plus mouvementé, mais avec les cours, la découverte des lieux, le temps passé avec Grace... Je ne trouve pas une seconde pour moi. Il ne faut mieux pas, soit dit en passant. Depuis quelques semaines, un plan machiavélique trotte dans ma tête... Et je mentirais si je n'avouais pas que je me rends à Londres principalement pour accomplir mon méfait. En effet, Grace a ce nouveau petit copain - un garçon très bien paraît-il. Mais... Je veux en avoir le coeur net, elle s'est coltinée de tels imbéciles que ça ne fait pas de mal de savoir à qui on fait affaire. Je n'ai pas encore rencontré le bonhomme mais j'ai trouvé un moyen d'en apprendre plus à son sujet...

Je pénètre dans le chemin de traverse, ce lieu splendide et enchanteur m'étonne à chacune des occasions qui me conduit là-bas. Ici, les sorciers grouillent dans les rues et se frayer un chemin entre eux avec une béquille qui se coince dans les pavés du sol n'est pas tellement aisé. Quelques mètres après mon entrée dans cette rue sorcière, je me retrouve face à une échoppe "Milo's magical sport supplies" : la cible est réparateur de balais magiques. Devant la porte, je scrute la boutique. Rien de suspect pour des standards sorciers, j'imagine. Les vitres sont un peu sales... Ils ont pas des sorts de nettoyage ces sorciers ? J'espère un instant que ma soeur ne sort pas avec un vieux fainéant... Cette pensée m'horrifie et je la chasse d'un revers de tête. Je reste planté devant le magasin en hésitant concernant la marche à suivre. D'après mes renseignements top-secret, la cible n'est pas sur le Chemin aujourd'hui : il faut que j'en profite. Après quelques secondes de réflexion, je décide que le mieux à faire finalement est aussi la méthode la plus simple.

Je pousse la porte et je rentre à pas de loups - un loup à trois pattes. Un flash lumineux apparaît. Je me fige, tendant l'oreille... Quelle est cette magie ? Je lève la tête et aperçois au dessus de la porte un détecteur de mouvements : de la technologie ? Soit. Il n'a rien contre la technologie moldue cet homme. Un point pour lui. Je décide finalement que je suis bel et bien seul - qui donc laisse son atelier ouvert sans foi ni vergogne ainsi ? Un dévergondé ce Milo... Un point de moins pour lui, on est encore à -1 en comptant les vitres...

Ma mission fouille clandestine suit son cours et je commence à fouiner furtivement dans tous les coins. Je me prends réellement au jeu et prends des notes mentales sur tout ce que je peux voir : il a des stylos sans bouchons sur son bureau. L'établi est recouvert d'un tas de bazar insondable ma première impression se confirme. Mais l'endroit est charmant, lumineux, enfin si on est attirés par le bois sous tous ses aspects et les artéfacts acadabrantesques... Finalement, je commence à ouvrir les tiroirs afin de tomber sur la preuve finale qui viendra corroborer ma thèse : ce Milo est un bandit de la pire espèce qui blanchit des mornilles - ou peu importe le nom de leur monnaie - avec cette entreprise grotesque. J'en suis persuadé : la preuve doit être là, quelque part. Evoluer dans ce fatras est complexe quand on est un tripède comme moi... Je pose donc ma béquille contre un meuble mais le pire se produit : elle s'écrase sur le sol et produit un bruit énorme. Mais bon, je suis seul alors peu importe, elle est sur le sol qu'elle y reste... La mission suit son cours.

Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Sam 14 Avr - 8:00

Décembre, déjà. L’automne a filé sans prévenir, et plusieurs échéances approchent à grands pas, dont la plus importante : l’arrivée du bébé. Plus le temps passe et plus je suis impatient de le voir naître, et plus je me demande si j’ai fait le bon choix en acceptant de m’en occuper. Torvi et moi avons décidé que je ne me contenterai pas de l’adopter, mais que je le reconnaîtrai comme mon propre enfant ; plus simple, plus rapide. D’après ma colocataire, le géniteur est loin ; elle ne l’a dit qu’à demi-mots et je n’ai pas trop voulu pousser la discussion sur ce sujet, mais je suis maintenant persuadé que nous ne risquons pas de le voir débarquer dans nos vies et contester la paternité. Et puis, je me souviens trop bien de ma propre adoption par Mom, il y a peu, juste après que la loi ait enfin autorisé mes mères à se marier, et surtout du dédale administratif et des innombrables papiers nécessaires pour que je sois enfin reconnu comme son fils aux yeux du droit sorcier. Si je devais adopter le bébé, nulle doute qu’il y aurait enquête, alors autant nous éviter cette peine – une signature sur son acte de naissance et aux yeux de la loi, ce bébé sera le mien. C’est mieux ainsi. Nous lui expliquerons plus tard, et alors iel sera libre de chercher ou non son géniteur. Pour ce que cela importe.

Cette décision n’a pas calmé mes inquiétudes, au contraire même. Alors je lis, je me renseigne, pose mille questions à mes mères autant qu’aux sage-femmes que Torvi et moi rencontrons à chacune des séances de préparation à l’accouchement (elle a insisté pour que j’assiste à la naissance, ce qui me terrifie au-delà du possible). Et pourtant, malgré tout cela, la nouvelle vie qui nous attend me paraît encore lointaine, comme si elle concernait un moi parallèle. Mummy dit que les hommes ne deviennent père que lorsqu’ils voient le bébé, alors que les femmes sont mères dès l’annonce de la grossesse (celles qui souhaitent le devenir en tout cas)... je devrais peut-être la croire (elle dit aussi que je regretterai ma décision quand j’aurais passé une journée à essuyer du vomi de bébé malade, mais que ça arrive à tous les parents. Ce passage me plaît moins.).

Mon planning de tâches accrochés au dessus de mon établi, dans l’atelier de Milo, est encore bien fourni. Entre mes cours, mon travail ici, et tout ce qui nous reste à faire avant la naissance, j’ai peu de temps pour moi. Les examens approchent et la boutique ne désemplit jamais, le Chemin de Traverse grouillant sans interruption de badauds affairés à leurs courses de Noël. Cela a l’avantage de me fatiguer assez pour ne pas trop penser à moi. Je vais mieux aussi, de ce point de vue. Ma psychomage a réduit la dose de mon antidépresseur, malgré ma crainte de ne plus pouvoir m’en sortir sans cette aide, et j’ai été soulagé de constater que j’en suis moins dépendant. La thérapie progresse, je progresse, selon elle. Je sens encore la présence de cette angoisse, sourde, tapie dans ma tête et mon ventre, mais elle s’est repliée. Comme une bête blessée et presque vaincue, elle recule et son emprise devient moins forte chaque jour. Bien sûr, je ne suis pas totalement sorti d’affaire, et surtout je suis terrifié par l’idée que la venue du bébé exige de moi tant d’énergie que je pourrai plus lutter. Je ne veux pas rechuter, plus jamais. Plus jamais revivre ce que j’ai vécu cet été.

Je secoue la tête. Arrête d’y penser. Je verrai au moment venu, non ? En attendant, du travail m’attend. C’est l’heure la plus calme de la journée, et je dois en profiter. Milo n’a pas encore engagé de nouveau vendeur, les commandes s’accumulent et il a dû s’absenter pour la tournée de routine de ses balais sous garantie. Je saisis l’occasion du magasin enfin vide pour prendre une petite pause et grignoter un sandwich, tout en fouillant la réserve à la recherche d’objets à transformer en jouets éducatifs pour le bébé. Mes mères nous ont largement fournis dans ce domaine, mais j’ai récemment découvert le travail très intéressant d’une pédagogue moldue très connue dans son domaine ; seul problème, les jouets inspirés de ses idées sont inaccessibles à Torvi et moi, qui peinons déjà à payer notre loyer, alors j’ai décidé de m’atteler à leur construction.

Un claquement venant de l’atelier m’interrompt, et je constate que l’ampoule qui me sert d’alarme visuelle a rendu l’âme. J’espère qu’aucun client n’attend en vain dans la boutique. Avec un soupir, je lance un Accio sur la lampe et pousse la porte de la réserve.

- Milo, je crois que la résistance a cla…

Je me fige. Soit Milo a perdu 20 bons centimètres de hauteur et gagné autant en cheveux, soit c’est un inconnu qui s’est introduit dans l’atelier. La deuxième option me semble plus probable. Mais par Merlin, il fouille ! Un tiroir ouvert bée dans le vide, et sa main est posée sur la poignée du suivant.

- Qui êtes-vous ?! Qu’est-ce que vous faites ?

Je me précipite vers l’inconnu pris en flagrant délit. Un voleur ? Ou pire, un espion envoyé par un fabricant de balais concurrent ? Foutue alarme ! Je suis hors de moi, et honteux à l’idée que le voleur aurait pu piller Milo sans même que je m’en rende compte. Quel partenaire pitoyable j’aurais fait. En m’approchant, je manque de trébucher sur une béquille moldue abandonnée sur le sol - d’où sort-elle bon sang ? - mais je me rattrape et me place entre l’intrus et la porte qui mène à la boutique.

- Qu’est-ce que vous voulez ? Dites le moi tout de suite ou j’appelle les aurors.

Quelque chose cloche, pourtant. Un voleur se serait enfui sur le champ dès la porte de la réserve poussée ; et puis un type en béquille (car elle lui appartient forcément, Milo n’en utilise plus depuis longtemps) ne me semble pas l’espion le plus rapide et furtif à envoyer dans une mission d’infiltration. Ma main serrée sur ma baguette, j’attends, le coeur un peu affolé, que l’inconnu réponde.

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Matthew HamiltonÉtudiant・MolduavatarÉtudiant・Moldu
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Dim 15 Avr - 17:46

Grace a connu beaucoup de garçons étranges, qui lui ont fait du mal et ne voulaient pas s'engager, je refuse qu'une telle chose se produise à nouveau... C'est pourquoi il me faut fouiller cette boutique. Le magasin de ce Milo est un véritable bric à brac d'objets insensés : on peut y trouver en grande quantité des balais, mais aussi des attirails ayant trait à d'autres sports. Le garçon semble s'intéresser à beaucoup de disciplines différentes... Cela montrerait-il un certain côté instable chez cette personne ?

Plus j'avance dans ma fouille méthodique de ses tiroirs, plus l'homme me laisse pantois. Ils recèlent de tas de papiers plus ou moins froissés et d'outils en tout genre dont je n'imagine même pas l'utilisation... Je ne suis absolument pas bricoleur. Quand on a vécu toute sa vie en ville et la plupart du temps dans l'univers protégé de la masure familiale, on ne développe guère de talents pour le rafistolage de quoi que ce soit. C'est à peine si je sais monter un meuble... En arrivant à Atlantis, j'ai d'ailleurs eu énormément de mal à construire ma pauvre étagère où reposent mes prix d'équitation. Mon coeur se serre toujours en pensant à Kenobi, dans son champ à l'extérieur d'Atlantis... Il aimerait tant sauter à nouveau, je le vois bien... Ce n'est pas une vie pour un animal habitué des concours de paître paisiblement dans une prairie. Non, mon cheval est comme moi : une pile électrique, un électron libre... Autant dire que cette opération espionnage m'offre la dose d'adrénaline qui manque à ma vie d'estropié.

Cette béquille est un poids de chaque instant sur mes désirs et mes envies. Je la supporte avec peine et devoir m'en servir me brise le coeur. Mais je fais, depuis mon arrivé sur l'île, des séances de kinésithérapie avec Grace. C'est une épreuve pour elle et moi : elle, je le sais, se sent impuissante face à ma maladie et elle a parfois ce regard si triste qui me broie de l'intérieur... Je hais me sentir incapable de faire tout ce que je veux, réduit à boitiller ou à m'appuyer sur une béquille. Je me vois dans ses yeux : son petit frère adoré, son meilleur ami, infirme. Elle ne me juge pas, elle, loin de là, mais elle souffre avec moi. Peut-être - très certainement - plus que moi. Alors, si je peux la protéger et m'occuper d'elle de quelque manière que ce soit, comme elle le fait pour moi, je saisis l'occasion. Je ne doute pas tant que cela de son nouveau petit ami, mais elle tarde à me le présenter et je préfère m'assurer comme je le peux qu'elle n'est pas tomber dans un traquenard.

La béquille tombe sur le sol, soit. Je poursuis ma fouille sans m'en préoccuper, chantonnant distraitement Lay all your love on me d'Abba, ne manquant pas de remettre tout ce que je sors des tiroirs à leur place originelle. Je suis en train d'ouvrir le troisième tiroir, quand une voix retentit dans la boutique. Je me tourne pour apercevoir un jeune homme. Les choses se corsent.

Qui est-il ? Certainement pas Milo, étant donné qu'il vient de s'adresser à ce dernier en vain, et qu'il ne correspond pas à la méticuleuse description que j'ai exigé de ma soeur. L'inconnu est furibond. Il y a de quoi ! Mon cerveau tourne à deux cent à l'heure, que puis-je inventer ? Je me redresse sur mes jambes, difficilement il faut l'avouer et me baisse pour me saisir de ma fichue béquille - elle me cherche des noises elle aussi, à me faire repérer ainsi - prêt à déguerpir s'il le faut. Je cherche des yeux la sortie quand le jeune homme me menace d'appeler les aurors. Alors ça, c'est très beaucoup pas bon pour moi.

Excusez mes manières... Vraiment il ne sert à rien de vous énerver, je vais tout vous expliquer.

Expliquer quoi ? Pas le temps de réfléchir, je saute tête la première dans le bobard énorme qui vient de me tomber dans le crâne.

Je m'appelle Wallace McGromit, je suis étudiant en journalisme sportif. Vous devez penser mes méthodes peu orthodoxes, je le conçois, mais je suis envoyé dans cette boutique par le Sportif Illustré, notre gazette étudiante, pour interviewer Milo Pierce.

Ok, Wallace McGromit, pas du tout improbable comme nom. Pourvu que ce gars-là ne soit pas né-moldu sinon ma couverture tombe en poussière. Je rajoute :

M. Pierce, je présume que ce n'est pas vous, m'a dit par lettre de venir quand je voulais à la boutique pour l'interview, me trouvant seul ici, j'ai commencé à chercher un papier afin de lui laisser une note pour lui signifier que je suis venu sans trouver personne. J'ai donc ouvert un tiroir, il est vrai, afin de trouver une simple feuille blanche pour lui laisser le message de mon passage...

Je reste droit comme un i, souriant à pleines dents de mon sourire le plus charmeur et innocent possible , attendant avec impatience de voir si la mayonnaise de mon coup monté prend.
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Mar 24 Avr - 13:54

J’attends, planté devant la porte, que l’inconnu s’explique. Il ne cherche pas à s’enfuir ni , comme je l’ai crains une seconde, à se battre pour se frayer un chemin au dehors ; au contraire, il semble réfléchir. La béquille lui appartient en tout cas, il se baisse pour la ramasser et s’appuyer dessus. Si je n’étais pas si furieux, je serais presque un peu triste de voir un homme si jeune et déjà si en difficulté. Mais le peu de compassion que je peux ressentir est très, très loin de mon esprit face à ce pilleur de tiroir. Mon cerveau aussi tourne à cent à l’heure pour résoudre ce mystère, mais je ne bouge pas d’un pouce, dressé de toute ma hauteur devant la porte. Je doute être vraiment impressionnant, mais je ne perds rien à tenter. Un fouineur amateur pourrait se laisser décourager par un peu de résistance.

Mais ce n’est pas son cas. Peut-être est-ce un fouineur expérimenté, et ma thèse d’espionnage professionnel se trouverait confirmée. Il ne se démonte pas, m’explique avec le plus grand calme et un sourire qui se veut confiant la raison de sa venue, et son discours est presque crédible. Presque. Quel journaliste amateur fouillerait le bureau de la personne qu’il va interviewer ? Et Milo ne donnerait pas un rendez-vous aussi vague, certainement pas un jour où il a prévu de s’absenter, et puis ce nom étrange…

- Vous savez, nous avons un petit objet très utile, qui s’appelle une sonnette, sur le comptoir. Très simple à utiliser aussi : vous sonnez et j’arrive. Vous avez dû la manquer, je suppose ?

Mon ton est plus sarcastique que je le voudrais, mais son culot et son grand sourire imperturbable m’énervent. Un peu risqué aussi : l’alarme de la réserve ayant lâché, il pourrait tout à fait avoir sonné sans que je m’en rende compte. Cependant, j’ai quitté l’atelier pendant à peine cinq minutes. Qui irait fouiller une arrière-boutique après seulement cinq minutes d’attente ? Incroyable.

Je remercie Emilia, à ce moment, elle et ses talents. Les coques taillées dans le bois magique ramené de ses voyages fonctionnent à merveille, et me sont d’une grande aide. Immense, même. J’avais laissé tomber mes recherches d’amélioration pendant l’été : désespéré, je m’étais résolu à vivre toute ma vie au gré des perturbations magiques déréglant mes implants. Cette instabilité constante m'angoissait, me freinait, m'obligeait à planifier mes sortie, à limiter mes déplacements et mes travaux aux zones où je pouvais entendre à minima, et l'énergie mentale que je devais déployer pour ça rajoutait à mon épuisement, je m'en rends compte désormais que j'en suis libéré. Son idée m'a apporté un soulagement indescriptible. Je n'entendrai plus comme avant, plus jamais - y penser me serre toujours le coeur, mais je dois m'y faire - cependant, grâce à ces coques bloquant l'effet de la magie, je peux profiter de toute la capacité de mes implants, enfin. J'entends mieux que jamais depuis un an et, même si je peine encore à suivre les discussions entre plusieurs personnes, même si les voix et les sons ne se départissent pas de cet aspect artificiel, je peux vivre quasiment comme un anglais lambda. Peut-être même réussirai-je à entendre les gazouillis du bébé, et ses premiers mots. Ce serait une chance inespérée.

Dans cette situation précise, avoir des oreilles libérées du brouhaha magique du Chemin de Traverse est un atout indéniable, car je perdrais toute crédibilité à faire répéter le voleur inconnu. Et je dois saisir tout ce qu'il me dit pour pouvoir vérifier le moindre de ses mots douteux.

- Quelle université ?

Dire que je connais tous les magazines sportifs serait mentir, surtout s'il s'agit d'un journal étudiant. Est-il au moins sorcier ou moldu ? Je ne vois aucune trace de baguette, ou rien sur son apparence qui fasse pencher mon opinion d'un côté ou de l'autre. Le savoir me guiderait beaucoup, bien que, s'il se révélait être Moldu, je sois encore plus ignorant de l'existence ou non de son prétendu journal.

- Monsieur Pierce ne m'avait pas prévenu de ce rendez-vous, je vais vérifier.

Sans quitter des yeux l'inconnu, je glisse une main dans mon dos pour ouvrir la porte et avance d'un pas alors que je tire le panneau de bois derrière moi. Lui tourner le dos est trop risqué, béquille ou pas, alors je passe mon bras droit dans l'ouverture et lance un accio dans la direction du bureau, là où est rangé l'agenda du magasin. L'objet fonce dans mes mains et je manque de le rater ; heureusement (surtout pour ma crédibilité), je le rattrape de justesse et m'adosse à la porte pour la refermer d'un coup sec. Ma baguette toujours en main, je feuillette le cahier. Rien à la date du jour, évidemment, et aucune note correspondant au nom donné par le type.

- Je ne vois aucun rendez-vous à ce nom.

Je pose l'agenda sur le meuble le plus proche. Qu'est-ce qu'il cherche, débarquant ici avec un nom aussi stupide que son prétexte ? Car je sais maintenant pourquoi ce Wallace McGromit me semblait absurde ; pas de chance pour lui, Mom apprécie particulièrement les courts-métrages de Nick Park et j'en ai vu un ou deux moi aussi. Je croise les bras sur ma poitrine et pose un pied sur la porte. Pas un voleur, non, mais je dois savoir ce qu'il manigançait dans l'atelier. Et pour cela, je dois le faire parler et le garder à l'oeil. Au moins jusqu'au retour de Milo, pour que l'un d'entre nous puisse le surveiller pendant que l'autre appelle la police. J'espère seulement qu'aucun client n'arrivera avant qu'il ne m'ait donné son vrai nom et la raison de sa présence ici.

- Mais je m'en voudrais de vous faire repartir sans une ligne, si vous espériez un article. Vous pouvez m'en dire plus sur votre journal, monsieur McGromit ? Si c'est votre vrai nom bien sûr.

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Sam 28 Avr - 8:50

L'adrénaline. Voilà ce qui manque le plus à ma vie actuelle. Depuis mon arrivée sur l'île, mon inscription à l'Université, les occasions de sortir et de me sentir vivre, réellement vivre m'ont manquées.Je me complais totalement dans les soirées télé avec Grace et autres moments où mon corps prend plus la forme d'une larve que celui d'un étudiant ancien sport de haut niveau. Non pas que je me sois empâté, loin de là, marcher à l'aide d'une béquille c'est assez sportif d'ailleurs. Mais l'éternel hyperactif que je suis ne peu supporter l'être pantouflard que je suis en train de devenir.

Farfouiller dans les affaires d'autrui en prenant le risque d'être découvert : voilà quelque chose qui me donne la furieuse impression de vivre libre de toute contrainte. Parce que, pendant ce temps, je ne pense pas un seul instant à ma sclérose, à ma béquille, à l'inquiétude de Grace ou aux remontrances de ma mère. Parce que là tout de suite maintenant je suis Wallace McGromit, étudiant en sport, reporter pour le Sportif Illustré. Il faut que je tienne bien mon rôle du sportif suffisant, sûr de lui, légèrement goguenard mais gentil et surtout, surtout : innocent.

Oh, la sonnette ? Je ne l'avais même pas vu. Je suis une vraie tête de linotte quand je suis nerveux.

J'esquisse un petit sourire, comme pour dissiper une gêne quelconque.

Rencontrer Milo Pierce, dans un environnement sorcier qui m'est globalement inconnu... Je dois avouer que ça me rend nerveux. Cela doit vous paraître ridicule...

L'air faussement penaud, je sens le sang battre à ma tempe. Que n'ai-je pris des cours de théâtre : j'ai un talent inné pour le mensonge et pour rentrer dans la peau de personnages !
Ou peut-être me lance-je des fleurs.

Je suis étudiant à.... l'Academy of Sport de Londres. Mais même si notre université accueille surtout des moldus, nous voulons éduquer les étudiants aux sports sorciers tels que le quidditch !

Voilà, bonne réponse. Petit remerciement mental à mon premier petit ami qui est étudiant là-bas...

L'inconnu utilise la magie pour faire venir à lui un carnet. Plutôt classe comme manière de procéder. Je prends le temps de le dévisager discrètement, pendant qu'il consulte l'agenda. Il a un visage très mignon, très doux.

Nous n'avions pas de rendez-vous, M. Pierce m'a dit de passer quand bon me semblait. Comprenez que mes études comportent beaucoup d'imprévus, notamment avec le journal : beaucoup de désistements de reporters... Oui le fonctionnement interne est.... complexe.

Plus le mensonge est étoffé plus il semble vrai.

Notre gazette, le Sportif Illustré est un mensuel qui a trait au sport en règle générale. Nous couvrons bien entendu les compétitions universitaires, mais aussi les grands événements sportifs de la région. Et nous interviewons des sportifs, des membres du monde du sport en règle générale.
Vous voudriez bien répondre à mes questions ?


Le jeu commence à fonctionner j'ai l'impression.

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Tu seras viril mon kid. Je ne veux voir aucune larme glisser sur cette gueule héroïque et ce corps tout sculpté pour atteindre des sommets fantastiques, que seule une rêverie pourrait surpasser.
Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Dim 29 Avr - 10:48

Le type semble hésiter. L’expression de son visage semble soudain moins assurée ; la mienne reste impassible. Je ne dois pas montrer le moindre doute, laisser entrevoir une faille dans laquelle il se jetterait pour essayer de m’entourlouper. Je fouille ma mémoire mais ce rendez-vous ne m’évoque rien, et Milo ne m’aurait jamais laissé la garde du magasin sans me prévenir. Quelque chose ne tourne pas rond dans son histoire, et je cherche la faille qui me permettrait de l’obliger à tomber le masque pour de bon.

- Et bien, la prochaine fois que vous allez dans un magasin, je vous conseille la sonnette avant la fouille de l’arrière-boutique. La plupart des vendeurs auraient déjà appelé les autorités, considérez-vous chanceux.

J’espère retourner un peu la situation à mon avantage. Le culot de ce type semble lui faire oublier qu’il ne doit qu’à moi de ne pas être déjà interrogé par la police. Ce qui risque de lui arriver, de toute façon.

- Ridicule ? Plutôt sans-gêne. En ce qui me concerne, quand je suis nerveux, je ne fouille pas les tiroirs des gens, je fais un casse-tête. Chacun son truc pour se détendre, j’imagine ?

Je rêve ou il tente la flatterie ? Milo commence à se faire un nom dans le milieu mais il est encore loin d’être assez célèbre pour rendre les gens nerveux. De plus, quiconque a déjà rencontré l’Italien sait bien que toute nervosité est vite balayée en sa présence ; mon ami a un don inné pour inspirer confiance et légèreté. S’il y a une seule chose impressionnante chez lui, c’est bien sa taille.

- Nerveux de rencontrer Milo ? Son nom commence à être connu, mais ce n’est pas Steven O’Connor tout de même.

L’erreur est volontaire, je suis curieux de voir s’il la relèvera. S’il s’intéresse réellement au Quidditch, impossible qu’il n’ait pas entendu parler de l’Irlandais. Sa phrase m’a au moins fourni une réponse : un Moldu, donc. Rassurant en un sens, plus facile à maîtriser s’il finissait par constituer un danger.

...par Merlin, je deviens paranoïaque. Les attaques à Atlantis m’ont peut-être plus affectées que ce que je pensais. L’idée d’avoir presque failli à mon rôle d’associé joue aussi certainement. Je souffle discrètement pour tenter de rendre mes idées plus claires. Peut-être est-il vraiment un journaliste étudiant un peu trop sûr de lui, se prenant pour un reporter subversif sans limites, et surtout pas celles de la propriété d’autrui. Je commence à connaître un peu ce milieu, des paparazzi sont déjà venus poser à Milo et moi des questions sur O’Connor, sa vie privée et son soudain engouement pour nos balais. De vrais rapaces. Le type en face de moi est peut-être un de ces vautour en devenir. Un oisillon un peu trop fier de son initiative, mais pas foncièrement nuisible, espérant seulement forcer une interview avec un prétexte bidon et un faux nom et, ne trouvant personne, fouillant un peu à la recherche d’un scoop qui lui vaudrait une bonne note.

L’Academy of Sports… Ce nom me dit quelque chose, mais mes connaissances s’arrêtent là. J’ai étudié à Leeds, pas à Londres, et je suis incapable de dire si son journal existe réellement. Je ne le quitte pas des yeux, autant pour bien l’entendre que pour rester à l'affût de la moindre hésitation dans son expression qui trahirait un mensonge. Mais soit il est honnête, soit c’est un bon menteur, car je peine à savoir dans quel camp le placer.

- Faire découvrir les sports sorciers est une très bonne initiative, en effet. Vous vous y connaissez vous-même en Quidditch ?

Un peu prétentieux, le type, avec son “complexe”. Et son explication sur Milo me conforte dans l’idée qu’il s’est lui-même invité au magasin : mon ami a beau ne pas être l’homme le plus organisé que la terre ait porté, il pourrait avoir oublié de me prévenir (chose hautement improbable, mais je lui laisse le bénéfice du doute au vu de sa charge de travail actuelle), mais jamais il ne donnerait de rendez-vous aussi vague alors que de plus en plus d’obligations l’attirent régulièrement à l’extérieur de la boutique.

Je referme les tiroirs d’un coup sec de baguette et attire mon tabouret de travail vers l’inconnu. Sans quitter ma position contre la porte, je l’invite d’une main à s’asseoir. Je veux le garder encore un peu, juste assez pour le pousser à se démasquer. S’il ment sur la raison de sa présence, il finira par se trahir, et je compte bien le pousser à l’erreur.

- Je répondrai à vos questions si vous me donnez votre vrai nom. Et avant que vous ne redeveniez nerveux et recommenciez à fouiller les tiroirs, je préfère vous prévenir : les documents importants sont protégés par des sorts. Si j’étais vous, je n'essayerais pas de tout ouvrir.

C’est faux, évidemment, et je me retiens de sourire pour ne pas me trahir. Mais rien de tel qu’une petite menace pour l’aider à avouer, non ?

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Matthew HamiltonÉtudiant・MolduavatarÉtudiant・Moldu
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Lun 30 Avr - 7:04

Quel sot je fais, la sonnette bien sûr... Bien entendu que je l'ai vue la sonnette, mais quand on vient en tant qu'espion, on ne sonne pas pour s'annoncer. Non mais ! Par contre j'aurais pu me cagouler ou que sais-je, mais dans cette éventualité si le jeune homme m'avait découvert, j'aurais très certainement fini en prison. Et pas certain que Grace soit ravie de venir payer la caution. A Londres qui plus est... Et que lui aurais-je dit ? "Tu comprends, soeurette, je voulais vérifier que ton copain ne cache pas quelque chose de louche." Et vu l'accueil qu'on me réserve, je commence à me persuader qu'il y a bien anguille sous roche... C'est vrai quoi, qui serait suspicieux face à un pauvre étudiant moldu, visiblement blessé et totalement perdu ?

Le jeune homme va bon train avec ses menaces...

- Appeler les autorités pour un pauvre étudiant distrait ? Je m'excuse encore, vraiment, n'en faisons pas tout un plat.

L'audace, c'est clairement mon atout majeur. Celui avec lequel je me dois de jouer... Ma tentative de feindre l'innocence et la nervosité est mal perçue, bien entendu. J'aurais dû m'en douter, je suis bien trop sûr de moi pour pouvoir laisser transparaître une once de gêne... Cela m'ennuie que mon interlocuteur soit si furibond : il est plutôt mignon et dans d'autres circonstances je l'aurais très certainement abordé d'une autre manière. Mais à tout bien considérer, il doit être l'acolyte, le complice, voire l'homme de main de l'homme Pierce.  On ne dirait pas comme ça, mais je suis sûre que sa carrure, a priori fluette, cache un sorcier talentueux et dangereux. Cela ne fait plus aucun doute : je suis bel et bien dans un repère de mafieux... Peut-être même que par casse-tête, il veut dire... qu'il casse réellement des têtes ? Il va falloir que je le prenne à son propre jeu, être plus malin que lui.

-On le dit plutôt proche de ce Steven O'Connor, pourtant ! C'est cela qui me rend nerveux...


Steven O'Connor, ce doit bel et bien être son nom, à ce joueur de quidditch renommé. Steven... Peu importe, il ne cherche pas à me piéger, si ? Mais de toute façon, j'ai un nouveau plan en tête...

-Oh vous savez, c'est un sport que nous découvrons encore à peine du côté moldu, alors je ne suis pas expert. Mais je m'y intéresse toutefois.

Je n'y connais goutte. A part qu'il y  a des balles différentes, dont une très mignonne qui vole avec des petites ailettes gracieuses à une vitesse faramineuse. Et c'est un sport qui se joue sur balai. Qu'il ne me pose pas de questions là-dessus...

Je remarque soudain un petit quelque chose étrange au niveau des oreilles du jeune homme : il a des appareils auditifs. Il doit être atteint de surdité, ce qui explique très certainement le fait qu'il n'ait pas entendu le ramdam du diable de ma fouille intempestive. Mais il est perspicace, le bougre, il doit connaître Wallace et Gromit, quelle déconvenue !

- Vos avez raison, je n'ai pas été tout à fait honnête avec vous. Je m'appelle Max Chase. Et je ne suis pas étudiant à l'Academy of Sports. Mais vous parlez de documents secrets... Dites m'en plus à ce sujet.

Changement de personnage, oui je suis imprévisible.

-Je vous explique la situation, je suis un détective privé envoyé par le gouvernement. Il m'a chargé de découvrir ce que vous fabriquez dans cette boutique, car nous avons toutes les raisons de penser que des manigances louches s'y passent.

Je m'adosse au bureau derrière moi, l'air calme et assuré, le regard droit et inquisiteur.

- Mais j'imagine que vous serez disposé à répondre à mes questions sans que j'ai besoin d'appeler les renforts. Votre nom s'il vous plaît ?

Je me redresse et indique la chaise en face de moi, dans une posture grave et menaçante. Est-ce que ce nouvel alibi va fonctionner ?

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Lun 30 Avr - 13:38

Ne pas en faire tout un plat ? Il vient sérieusement de dire que j’exagère ?! Il aurait volontairement voulu aggraver son cas qu’il n’aurait pas fait mieux. Je l’attrape la main dans un tiroir, et c’est moi qui exagère. J’ai bien envie d’appeler les tireurs de baguettes d’élite sur le champ, qu’il voie si eux partagent eux aussi son point de vue. "N’en faisons pas tout un plat". Je fulmine tant que ma baguette crache des étincelles ; tant mieux, ça lui fera peut-être peur.

- Vous voulez que j’ouvre les tiroirs pour vous, peut-être ? C’est vrai que vous êtes un voleur poli, je peux au moins admettre ça.

Le sous-entendu suivant m’inquiète un peu plus. Proche, dans quel sens ? O’Connor n’a rien dit, rien de certain ; mais ce sont ses non-dits qui justement me questionnent. Je n’irai pas lui en parler frontalement, je ne voudrais pas le forcer à faire son coming out s’il s’avérait qu’il était réellement gay ; mais pour rien au monde je ne voudrais qu’il soit outé par un de ces paparazzi sans scrupule. Est-ce que c’est ce que voudrait savoir ce type ? Ou est-ce juste une phrase lancée innocemment …?

- Alors vous devriez être nerveux de le rencontrer lui, Sebastian O’Connor, pas monsieur Pierce.

Détourner le sujet comme si le sous-entendu n’avait pas lieu d’être. J’espère avoir été assez subtil. De toute façon, je ne dois pas laisser paraître mon trouble. Pas alors qu’il continue ses tirades avec le même air goguenard, sûr de sa légitimité dans ce lieu. S’il est vraiment étudiant journaliste, il en a déjà la verve. Je serais mort de honte d’avoir été pris la main dans le sac, mais lui serait prêt à se servir un café et à discuter nonchalamment, de client à vendeur. Ce qui confirme mon idée première : ce type est beaucoup trop expérimenté pour être un simple étudiant un peu trop téméraire. Je dois rester sur mes gardes.

Je vois soudain son regard se faire plus attentif, presque examinateur - juste une fraction de seconde, mais juste assez pour dévoiler qu’il a repéré mes implants. Je passe machinalement une main dans mes cheveux - foutu réflexe que je croyais avoir perdu. Je ne voudrais pas qu’il prenne ma surdité comme un signe de faiblesse ou un point d’attaque. Je me redresse contre la porte, plus décidé que jamais. Il ne s’assoit pas, semble à peine ébranlé par ma demande, encore moins par ma menace.

- Je n’ai pas dit secrets, j’ai dit importants. Des papiers et des croquis de modèles qu’on ne voudrait pas voir voler par le premier intrus venu.

Puis vient l’aveu. Très, très loin de ce que j’imaginais. Je reste bouche bée une seconde. Un détective ? Le type change complètement de posture, passant de l’étudiant faussement nerveux au gros bras impitoyable ; et il renverse la situation. Mon coeur bat la chamade pendant une seconde. Une seule, le temps que mon cerveau détecte la nouvelle supercherie. Une seule, pendant laquelle une pensée très désagréable vient frôler mon esprit. Et si mes anciennes - et révolues - activités sur l’Allée des Embrumes avaient été découvertes ? Un lien fait avec la boutique de Milo ? Par Merlin, pour rien au monde je ne voudrais que mon ami pâtisse de mes errements stupides. Mais la seconde passe, le doute avec, et j’ai heureusement assez de sang-froid pour ne rien laisser paraître. Le gouvernement moldu n’enverrait pas un des leurs inspecter un lieu magique, il passerait à côté de ses recherches ; et pas de chance encore pour lui, Mummy travaille au Ministère de la Justice magique. S’il y avait la moindre enquête au sujet de mon ami, elle en aurait entendu parler. Et d’ailleurs, qu’y aurait-il à lui reprocher ? La pire chose que Milo aurait pu faire est d’oublier un chiffre dans sa déclaration d’impôts ; loin de lui valoir une enquête furtive par un détective payé au frais des citoyens britanniques. D’ailleurs, depuis quand le gouvernement délègue son travail à des détectives ? Rien ne tourne rond dans son histoire.

- Je peux voir votre badge ? Vous avez un mandat ?

J’ai envie d’éclater de rire. Sérieusement, ce type ne recule devant rien. Dans cinq minutes, il avouera être Jack Bond, ou Jim, peu importe, l’espion dans ces films moldus très clichés. Il espère vraiment m’avoir avec un truc aussi grossier ? Un détective du gouvernement, lui, avec ses 20 ans à tout casser et sa béquille ? Un Moldu, seul, envoyé dans un endroit potentiellement louche rempli de Sorciers armés de baguettes ? J’ai autant envie de rire que de me frapper très fort le front contre la porte et le mélange des deux est plutôt étrange à ressentir.

- Qu’est-ce que vous entendez par manigances louches ? Quant à ce que nous fabriquons - j’ouvre les bras, à mon tour d’être un peu théâtral - vous l’avez sous les yeux. Et vous l’avez vu en entrant ici. Des balais, des chaussures, des balles et des raquettes.

Une idée me traverse l’esprit : serait-ce une de ces émissions moldues où des journalistes piègent des gens en les filmant à leur insu ? Ce serait un peu gros, et surtout stupidement risqué, même pour une blague.

Ce Max a l’air de croire à son jeu, et c’est peut-être ça le pire. Le regard froid et sérieux, il pense avoir gagné la partie. Il pourrait être un bon acteur s’il abandonnait sa carrière de pilleur de tiroirs. Mais il est mal tombé. Peut-être n’est-il pas si expérimenté que ça, après tout.

- Oh, ne vous inquiétez pas pour moi, pas besoin de renforts, j’ai ce qu’il faut, dis-je en tapotant ma baguette.

Je verrouille la porte dans mon dos et d’un coup de baguette, fais claquer celle qui mène à la bulle de simulation (il ne pourrait pas sortir par là, mais un peu de dramatisation ne fait pas de mal). Puis je m’avance vers lui, la baguette pointée sur son torse.

- Maintenant, vous allez me dire votre nom et la vraie raison de votre présence ici, ou j’appelle les tireurs de baguettes magiques d’élite. Et sans blague cette fois.

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Mar 1 Mai - 18:23

Il commence à m'embêter à être si énervé. Quoi, je fouillais et alors ? Je n'avais pas prévu qu'un inconnu tout à fait charmant mais furibond débarque et ruine mon plan. Certes, je prends beaucoup de plaisir à ce petit jeu, mais c'est néanmoins dangereux pour ma peau : et si je me faisais arrêter par la police magique ? Je ne connais pas leur système judiciaire et Grace... Je crois que je préfère ne jamais affronter sa colère.

Il me faut donc redoubler d'audace et de sagacité afin de parvenir à mes fins qui sont les suivantes : sortir de ce lieu sans escarmouche. A priori mon interlocuteur est toujours autant remonté contre moi et mes agissements et ma vaine tentative pour apaiser la situation ne me permet que d'envenimer plus encore la situation.

-Excusez mes propos triviaux, mais je ne suis pas un voleur, je suis consterné que vous pensiez cela...

Je prends un air désolé plus vrai et plus criant de vérité que celui de n'importe quel acteur de Friends ou autre sitcom américain avec des acteurs bien naturels. Non pas que j'ai quelque chose contre le jeu de Jenifer Aniston ou Matthew Perry, un cher homonyme.

Le drame se produit, il essayait bel et bien de me confondre en changeant sciemment le nom de la célébrité du quidditch auquel il a fait allusion.

-Ah mais bien entendu, Sebastian, Sebastian O'Connor, je vais aller réviser mes connaissances en la matière je suppsose... Vous savez, quand on est moldu, c'est parfois difficile de côtoyer le monde sorcier...

J'espère tirer sur la corde sensible de ce sorcier : un moldu estropié qui est terrorisé des sorciers ; j'aurais dû jouer cette carte plus tôt, me coucher au sol à son arrivée - ou fuir, fuir tant qu'il en était encore temps. Mais tant pis, et puis cela me change de ma torpide existence... Lorsque je remarque les appareils auditifs du jeune sorcier, il a un geste vers ses cheveux pour les dissimuler et je me sens un peu coupable de peut-être l'avoir mis mal à l'aise à ce sujet sans le vouloir. Mais cela dit, je n'ai pas le temps de m'apesantir sur le sujet, d'autant plus que je croyais que les sorciers utilisaient des moyens magiques pour soigner leurs diverses affections, alors des implants moldus ? Voilà qui est peu commun.

-Secrets, importants... Vous jouez sur les mots, jeune homme....

Mon changement de personnage ne lui fait pas perdre ses moyens comme je l'espérais : il est coriace le bonhomme !  Il me parle de mandat, de carte ? Mais comment ose-t-il faire preuve de tant d'outrecuidance ? Je suis un peu désarçonné néanmoins, je n'avais pas vu venir cette réponse, dans mon esprit il devait avouer, sous le coup de la pression, la vérité quant à l'artifice qu'est ce magasin... Je prends un air choqué et  m'exclame :

-Ainsi donc, vous essayez d'entraver la magnifique machine judiciaire ? Cela me confirme ma thèse : il y a quelque manigance peu orthodoxe en ces lieux !

Je ramasse ma béquille au sol et m'approche de lui, plantant mes yeux dans les siens, sûr de moi. Il a de très beaux yeux bleus, soit dit en passant.

-Je sais très bien ce que vous cachez derrière votre magasin, ce que ce Milo Pierce cache. Parlez, immédiatement !

Mais qu'il me le dise bon sang, que Milo cache des objets de contrebande ici, qu'il est proxénète ou alors prêteur sur gage ! Je me sens à ce moment maître de la situation quand l'homme verrouille les porte et me demande encore une fois ma véritable identité.Cette fois-ci je suis cuit, je ne sais pas qui sont ces tireurs de baguette magiques d'élite, mais les mots "tireurs" et "élite" ensemble ne me rassurent guère. Je m'apprête à tenter une nouvelle pirouette dangereuse à thème de vie sur une planète extraterrestre que j'aurais été le seul à pouvoir sauver et ce, grâce à l'aide de Milo pour m'aider à construire un vaisseau spatial en bois, quand un flash lumineux me surprend. Je sursaute, fixant la baguette qui me menace, me demandant quelle magie elle vient d'accomplir, quand tout fait sens. Le garçon est sourd et j'entends des bruits de pas dans la salle à côté, un bonjour retentit également. Le flash doit être la sonnette à laquelle il faisait allusion tout à l'heure...

-Ce n'est pas la sonnette dont vous parliez ? Vous devriez aller voir certainement, le moldu infirme que je suis ne s'échappera pas pendant votre absence. Je vous attends bien sagement ici.

Je m'assois sur une chaise, comme pour me remettre de mes émotions, mais je compte bien saisir l'occasion de réfléchir à un nouveau plan pour éviter à tout prix de décliner mon identité au sorcier.

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Lun 7 Mai - 10:59

Je rêve ou le voleur semble… irrité ? Mais son expression s'efface aussitôt, remplacée par un air de chaton battu sincèrement désolé d'avoir été pris pour un vulgaire cambrioleur. Il réussirait presque à me désarçonner avec ses changements d'humeur incessants, mais je reste droit et inflexible. Qu'il tente la pitié, il ne la trouvera pas chez moi, pas ici. Je lui réponds avec un peu trop de sarcasme.

- Excusez mon jugement hâtif, les gens qui s'introduisent sans demander chez les autres ont rarement des intentions honnêtes.

Je le vois à son tour légèrement désarçonné par mon piège, mais ce fait ne m'apporte rien ; il est Moldu, et n'importe quelle personne sans grand intérêt pour le Quidditch aurait pu se tromper. Mais je lui ai fait perdre son assurance une seule seconde, ce qui constitue un petit progrès. J'ai l'impression qu'il voudrait m'avoir par les sentiments, au ton doux qu'il utilise soudain. Mais Moldu ou pas, il s'est mis seul dans cette situation ; et seul, il s'y enfonce comme un grand. Qu'il avoue bon sang, et je pourrais enfin mettre fin à cette situation. J'ai autre chose à faire que de m'occuper de lui.

- Vous avez trouvé une façon plutôt directe de le côtoyer, il me semble, non ? Un autre conseil pour vous : les Sorciers posent souvent des sorts de défense indétectables sans baguette. Estimez vous heureux que j'ai tout laissé ouvert aujourd'hui.

Et il reprend son ton menaçant, sa voix impérieuse, sa posture de pseudo détective. "Jeune homme" ? Il a sérieusement dit ça ? Il est plus jeune que moi, cet imposteur, même si son culot dépasse largement le mien.

Je commence à me demander si ce type n'est pas réellement un détective, un si bon acteur qu'il joue le mauvais enquêteur à la perfection, cherchant à me pousser dans mes derniers retranchements. Ça serait presque plausible. Presque. Mais sa réticence à me montrer ses papiers est beaucoup trop suspecte. Et puis, par Merlin, pourquoi il parle d'une façon aussi bizarrement soutenue et désuète tout d'un coup ? Ma baguette crache encore des étincelles, et je sens mes dernières bribes de patience se faire emporter par son haussement de ton. Je me retiens très, très fort de lui jeter un sort, de mutisme de préférence, ou alors de le pétrifier et de le laisser là en attendant les tireurs d'élite. Mais agresser un Moldu, voleur ou pas, pourrait me valoir des ennuis ainsi qu'à la boutique de Milo. Je bous sur place. Il me provoque, encore, s'avance et plante son regard dans le mien pour tenter de m'impressionner. Il me donne des ordres, maintenant ? Qu'il ose !

- Une de mes mères travaille pour cette magnifique machine judiciaire, justement, et elle est plutôt bien placée, croyez-moi ! Je dois la faire venir ? Et qu'on discute tous ensemble des motifs de votre enquête ? Ou vous allez arrêter votre cirque et me dire ce que vous faites là ?

J'ai haussé la voix à mon tour, incapable de retenir plus longtemps mon calme. Je m'énerve rarement, mais ce type a réussit à me faire sortir de mes gonds en un temps record. Ma baguette le touche presque et il semble, enfin, prendre conscience de son erreur – un léger air de panique flotte dans ses yeux.

- J'appelle les tireurs d'élite, de toute façon. Vous vous expliquerez avec eux.

J'ai peut-être eu tort de m'énerver, j'aurais dû appeler les tireurs tout de suite. Ce type a réussit à me mettre si hors de moi que je sais d'avance que me calmer sera compliqué. Et évidemment, c'est ce moment que choisit un client pour débarquer. Le voleur sursaute, croyant sûrement que je lui ai lancé un sort – si seulement. Il s'assoit, comme soulagé de cet intervention, et je le fusille du regard. Il pense sincèrement que je vais lui faire confiance et le laisser libre dans l'atelier ? Je lève ma baguette ; en un mouvement, ses chaussures se retrouvent collées au sol par un sortilège de colloshoo ; et en un deuxième, ses bras et ses mains sont fixées à leur tour au bois de sa chaise.

- Je préfère m'assurer moi-même que vous resterez sagement ici. Pas de dégâts, je reviens.

J'y suis peut-être allé un peu fort, mais je crains que l'attacher à la chaise ne soit pas suffisant ; du peu que j'ai vu de lui, il serait capable d'essayer de sortir avec par la fenêtre. J'attire sa béquille à moi et la pose près de la porte, loin de lui. La main sur la poignée, j'hésite, puis me retourne et lui lance un silencio. Il serait capable de crier au kidnapping et de m'apporter des ennuis en plus. J'ai tout de même un peu de scrupules à le laisser ainsi mais il l'a cherché après tout.

Le nouveau client a un léger mouvement de recul en me voyant, je dois paraître encore furieux, je le rassure rapidement. Plutôt curieux que véritablement acheteur, il ne passe que quelques minutes à observer un balai et à tenter de négocier le prix pour sa nièce, puis disparaît dans la foule du Chemin de Traverse. Sur la porte, je tourne le panneau "fermé" et retourne dans l'atelier m'assurer que le voleur est toujours là avant d'appeler les tireurs d'élite.

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Sam 12 Mai - 8:30

Je suis un acteur ignoré, une étoile qui aurait mieux fait de briller sur les planches que de distribuer son talent à un jeune sorcier un peu grincheux et bien trop énervé pour une petite... chasse aux trésors clandestine ? Je ne relève pas ses propos acerbes, trop occupé que je suis à essayer de parer ses assauts et à garder l'ascendant dans la conversation. Je n'admettrais jamais de perdre au jeu du mensonge et de la fourberie... Mais je sens que mon interlocuteur est bien sarcastique pour le moment, il essaie de me piéger aussi et me lance des remarques qui témoignent sans faille de son agacement. Un agacement qui sied étrangement à son visage doux...

- Oui, c'est vrai, comme quoi il suffit d'un peu de persévérance pour arriver à ses fins ! Et la persévérance ne s'encombre pas de précautions !


Oui, j'eu pu être piégé par un sort de défense, et bien cela aurait contribué à me donner raison sur le point que ce Milo Pierce est un membre d'une mafia quelconque. Qui met des sorts de défense indétectables si ce n'est pour cacher de sales secrets ? Grace devrait réellement se méfier de cet homme et de son sous-fifre...

Le flic Hamilton entre en scène ou plutôt Max Chase, détective privé à la solde du gouvernement britannique chargé de voir ce que fabriquent ces deux sorciers aux manières un peu étranges prend en main la suite de la conversation... Malheureusement, le fait est que je n'y connais rien en termes de justice ni de droit ou autre : ma vision des choses s'arrête aux quelques épisodes de séries télévisées policières que j'ai regardé les peu de fois où je me suis avachi sur mon canapé pour regarder la télévision. Engin de malheur, je préfère tant sortir, lire encore plutôt que regarder la télévision, ou du moins pas seul ! En bonne compagnie c'est autre chose, quand on peut rire des émissions ridicules qui y passent... Ou alors aller au cinéma ! Que j'aime le cinéma !  Bref, là n'est pas la question, le sorcier est en train de m'avoir à mon propre jeu : il dit s'y connaître en droit...

A cet instant nous sommes très proches et sa baguette magique touche presque mon ventre et me vient alors soudainement la pensée que j'aurais bien aimé rencontré le jeune homme qui me fait face dans des circonstances différentes : foutu cerveau ! Elabore donc une réponse plutôt que de te faire des films...

- Cela ne sera pas la peine, puisque je vais appeler les renforts et vous arrêter pour entrave au bon déroulement de mon enquête !

Ca devient coton, je n'ai ni renforts ni rien pour justifier l'arrestation du sorcier... Quand bien même j'arrivais à lui faire peur et à ce qu'il me croit, ce qui semble très perdu d'avance il faut l'avouer, je n'ai pas réfléchi plus loin à mon plan...

- Je vous ai déjà dit ce que je fais là !


Je m'emporte un peu, il me pousse dans mes retranchements et ma jambe droite commence à fatiguer de soutenir elle seule le poids entier de mon corps. La béquille ne me supporte que peu lors des moments où je suis debout et statique... Et voilà qu'il me menace de faire intervenir les fameux tireurs d'élite de baguette. Je commence à paniquer, ils vont me jeter un sort ? M'arrêter ? Est bien pris qui croyait prendre... J'envisage de me rendre quand un flash se fait voir dans la boutique et me fait sursauter. C'est la fameuse sonnette et je m'assois sur une chaise, lui assurant que je ne bougerai pas d'ici.

A mon grand regret, mon interlocuteur ne semble pas croire à ma bonne volonté mais la vérité est que je suis lessivé. Mes jambes sont cotonneuses - foutues béquilles... Mais le sorcier décide tout de même de me coller au sol et à la chaise. Voilà qui va être pratique, d'autant plus que ma béquille est posée loin de moi. Pourtant, il faudra que je tente de m'échapper ou que je prépare un plan le temps qu'il n'est pas là...

- Je trouve que vous exagérez un peu dites-donc !


Nan mais ça commence à me taper sur le ciboulot cette histoire : on n'entrave pas tant les mouvements d'une personne handicapée quel est cette manière de procéder ? N'a-t-il donc aucune pitié ?

- Vous voulez que j'aille où sans béq....


Il me coupe le caquet en plus le rabat-joie ! Je fulmine et après son départ, je cherche un moyen pour bouger, bouger au moins... Je remue un peu les pieds dans mes chaussures et finit par comprendre que si mes mains sont bel et bien attachées au bois de la chaise, ce sont seulement mes chaussures qui restent fixées au sol. Logique. Il aurait fallu coller mes pieds à mes semelles et celles-ci au plancher... Délicieuse négligence qui m'offre une liberté de mouvement et un champ des possibles nouveau d'échappatoire. Quand il reviendra il me suffira de tenter de fuir en utilisant la chaise pour me défendre : mais il me faut un effet de surprise. Je remue encore plus fort les pieds dans mes baskets qui sont peu serrées comme à mon habitude et parvient à libérer mes pieds et à les sortir de mes chaussures. J'ai mal à ma cheville gauche, elle est mise à rude épreuve.

Lorsque j'entend le client quitter la boutique, je me  prépare à me lever. Le sorcier apparaît dans l'embrasure de la porte et à l'instant où j'essaie de me redresser - ce qui n'est pas facile lorsqu'on a ses mains attachées à une chaise qui se trouve dans son dos- et ma jambe droite, lourdement sollicitée, se dérobe sous mon poids et alors que je tente de me rattraper, la gauche lâche à son tour du fait de sa blessure inhérente à ma chute à cheval... Je m'écrase alors sur le sol, plein de panique. Mon visage heurte le plancher et la chaise tombe sur mon dos.

Cloué au sol.

La réalité me frappe de plein fouet. Je sens des larmes de rage monter dans mes yeux et un cri de rage gronder au fond de mon larynx muet. Foutue sclérose, je fais une poussée, ici et maintenant.

Que ne me prendra-t-elle pas ? Je ne peux même plus agir spontanément, dans le but de protéger Grace ?  Maintenant il faut que j'explique tout à cet inconnu s'il veut bien me libérer des différents charmes qui m'encombrent. Je bouillis à l'intérieur.

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Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Sam 12 Mai - 10:55

Le type a une répartie à toute épreuve, et un culot tout aussi surdimensionné : jamais il n'avouera ses torts. Pas à moi, en tout cas, mais l'arrivé des tireurs d'élite sera certainement plus efficace. Je soupire et ma main libre vient masser mes tempes pour tenter de me détendre. Je ne comprends plus où il veut en venir, s'il est un voleur, un journaliste, un étudiant ou aucun des trois. Il me fatigue et je ne suis pas d'humeur à continuer cette joute verbale absurde. Pourquoi me suis-je laissé entraîner là-dedans au lieu d'appeler tout de suite la police ? Quel idiot… heureusement que la situation n'a pas dégénéré.

- Je ne sais pas à quelles fins vous comptiez arriver, mais je suis certain que vous auriez gagné beaucoup plus en toquant à la porte et en me posant directement vos questions.

Mais il me provoque, encore et toujours, et même la menace – parfaitement réelle, contrairement aux siennes – d'appeler Mummy le fait à peine ciller. On pourrait continuer à se menacer ainsi pendant un bon bout de temps, cette situation est définitivement stupide, je fulmine encore plus. Ce type est plus buté que Milo, et c'est dire. Rien ne le convaincra qu'il ferait mieux d'avouer pour arranger son cas ; tant pis pour lui, ce sera une occasion inespérée de découvrir en une seule journée la police, les prisons et la justice magiques. Qui a dit que la coopération entre nos deux mondes devait être seulement pacifique ?

Je bous et je fulmine, mais je me retiens de toutes mes forces de lui lancer un sort. Même ma baguette pointée sur son torse ne l'impressionne pas. Ce type est complètement inconscient, ou alors il veut mourir jeune. Je soupire encore en l'entendant nier ses vraies intentions.

- Et bien vous le répéterez aux tireurs ! J'ai autre chose à faire de ma journée.

Ma sonnette visuelle clignote de toutes ses forces, ce qui a au moins le mérite de désarçonner le voleur, et je tente de me calmer pour accueillir le client. Je me suis mis seul dans cette situation absurde, je ne vais pas en plus laisser mon travail en pâtir. Mais le voleur proteste, encore ! Comme si j'étais ingrat de l'immobiliser dans mon atelier qu'il vient de tenter de cambrioler. Il est probablement furieux de voir ses possibilités de fuite coupées, mais si j'ai été trop gentil jusque là, je suis pas naïf. Mon silencio lui arrache un regard furieux et c'est la première fois qu'il me donne l'impression de perdre de son assurance. Tant pis pour lui, encore une fois, il s'est mis seul dans ce problème. Qu'il s'estime heureux que je ne lui ai pas lancé un maléfice du saucisson, le résultat aurait été beaucoup plus humiliant qu'une simple immobilisation.

Pendant tout le temps passé dans la boutique avec le client, je tends l'oreille vers l'atelier, le coeur battant à la recherche du moindre bruit suspect. S'il s'arrangeait pour faire du bruit et que mon client s'interrogeait, je pourrais me retrouver dans un sacré foutoir. Mais je n'entends rien, ou plutôt rien qui ne parvienne à mes implants, et le client ne semble pas inquiété. Je tente de ne rien laisser paraître alors que je l'accompagne à la porte et file vers l'atelier.

Qu'est-ce que… le voleur a réussi à s'extraire de ses chaussures et tente de se lever. Je pousse la porte juste à temps pour le voir s'écrouler au sol, ses jambes cédant sous son propre poids, écrasé par terre sous la chaise. Je me précipite vers lui. Sa peur puis sa rage sont impressionnantes sur son visage muet. Je défais le silencio et un cri de douleur sort de sa gorge. Merde ! Quel idiot, j'étais certain qu'il tenterait de s'échapper, et sa jambe doit être trop faible pour le porter… S'il est blessé par ma faute, tout va se compliquer.

- Ne bougez pas !

J'ai soudain un doute. Est-ce qu'il l'a fait exprès ? Est-ce qu'il tente une dernière idée, ce vieux truc qu'on voit dans les films moldus : passer pour blessé pour frapper quand je m'approcherai suffisamment ? J'hésite. S'il joue la comédie, il est vraiment bon acteur. Son arrogance l'a quitté et je vois même des larmes glisser de ses yeux. Merde… Je voulais l'immobiliser, pas le blesser. Malgré toute la colère que je ressens encore, j'ai presque pitié de le voir souffrir ainsi. En plus de la douleur, se retrouver ainsi plaqué au sol doit être humiliant.

- Je vais vous aider, mais n'essayez pas de m'avoir !

Je pointe ma baguette sur son visage en parlant ; qu'il ne tente rien de désespéré, j'aurai des meilleurs réflexes que lui. J'attrape la chaise de ma main gauche et défais l'enchantement de l'autre, évitant ainsi que la chaise ne l'écrase d'avantage, puis je la pose à côté de lui pour qu'il se redresse en s'appuyant sur l'assise.

- Vous pouvez vous relever ? Votre jambe n'est pas cassée ?

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Matthew HamiltonÉtudiant・MolduavatarÉtudiant・Moldu
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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Mer 16 Mai - 16:48

Vous savez ce petit pressentiment instinctif que l'on peut avoir quand une situation commence à tourner au vinaigre ? Tout le monde le ressent, cet instant où l'on est dos au mur sans issue et en général, les gens paniquent ou alors avouent leurs méfaits. Bien moi, ce n'est pas ma politique, quand tout est perdu : je m'accroche. Cela m'a été grandement utile par le passé, au temps béni où je pouvais monter à cheval, le temps fabuleux où pousser mes limites était possible. Cette joute verbale est un nouveau moyen de repousser mes limites : toujours trouver une répartie, avoir réponse à tout quoi qu'il advienne !

- J'apprends de mes leçons, je ne ferai pas comme ça la prochaine fois !


Il commence à quelque peu... m'embêter ce donneur de leçon. Il n'est pas très sympathique avec le pauvre moldu que je suis et passe son temps à me morigéner. Ou me menacer. Notamment avec cette histoire de tireurs d'élite... Ou encore m'attacher à une chaise.

Au delà de la colère d'être entravé dans mes mouvements, je sens quelque chose de différent sourdre dans mon corps : une tension. Une pointe de fatigue associée avec une angoisse montante qui traduit le signe que quelque chose va arriver. Et... J'ai déjà ressenti ça. Mais avant que je fasse le rapprochement, il est déjà trop tard.

Cloué au sol, face contre terre. Comme ce jour-là. C'était les yeux, par contre : noir complet, rideau devant mes pupilles. Aveuglé en plein saut et paf le sol. Kenobi qui hennit et les gens qui accourt et moi, là, en train de mordre la poussière en gémissant. La douleur était partout dans ma cheville, irradiant jusqu'au genoux et j'ai su - au-delà de ma peur de rester aveugle à vie - que quelque chose de grave et d'irrémédiable venait de se produire, réduisant en miettes des années d'efforts et d'espoirs. J'ai passé trois jours dans le noir, accroché à une perfusion à l'hôpital. Puis, la vision est revenue, d'un coup d'un seul, comme elle avait disparu. Ma jambe elle, n'est jamais revenue, pas à son état antérieur.

Tomber aujourd'hui, c'est revivre un traumatisme bien ancré dans ma mémoire et dans mes tripes, bien profond en-dedans. Alors oui, je pleure : la rage m'accable. Foutue sclérose, foutu coup du sort, foutue chaise qui m'a détruit le dos. Et de mon nez, coule un liquide chaud. Du sang certainement. Un nez cassé, une cheville inutilisable et une autre en sursis ? Que demande le peuple ?

Ah il manquait autre chose : devoir flancher devant un inconnu. Il accourt alors que je m'écrase et me libère de mon mutisme forcé. Je hurle enfin spontanément la douleur qui m'habite. Le pauvre garçon me demande de ne pas bouger.

- Ah ben c'est vrai que je là je suis en position de bouger hein !

Oui je lui en veux, oui il n'a rien demandé. Et moi alors, ai-je demandé de m'écrouler par terre aujourd'hui, hier et certainement demain ? Eh bien non, on ne mérite que très rarement ses malheurs. Il trouve encore une raison de se méfier semble-t-il : c'est vrai que l'on se casse souvent le nez par plaisir de s'amocher un peu. C'est clairement mon passe-temps favori du dimanche : casseur de pif amateur. Alors attention, hein, je ne casse pas tous les nez, que nenni ! Non je me contente de péter le mien, sinon ce serait trop difficile logistiquement parlant, de trouver des volontaires...

Le jeune sorcier finit par lever le sort et me libérer de la chaise. Il me demande si je peux me relever et si ma jambe n'est pas cassée. Ce que je redoute le plus arrive alors : il faut que je parle de ma maladie à une personne qui doit absolument tout ignorer de la sclérose en plaques et en plus, dans les circonstances actuelles de nos échanges précédants, il risque de ne pas y croire un seul instant et penser que j'invente. Je n'ai pas honte de ma maladie, mais de ma faiblesse qu'elle engendre et très peu de personnes en sont averties. Grace, mes parents et quelques anciens amis, personne à Atlantis. Je cherche un moyen de mentir mais l'angoisse est trop forte, j'ai bien trop peur d'avoir déjà perdu mon second membre inférieur, qui sait quelles poussées vont donner des séquelles ? J'imagine alors l'image de mon cerveau : une nouvelle tâche blanche doit venir entacher mon IRM cérébrale. Comme des petites tâches de neige sur du bitume tout gris.

Je roule difficilement sur le côté et explique à mon interlocuteur :

- Je... c'est un peu difficile d'accord ? Je souffre d'une maladie qui fait que... parfois, j'ai des membres qui se paralysent, ça peut arriver n'importe quand et là, c'est le cas. La sclérose en plaques ça vous parle ?

Mon nez émet une douleur lancinante qui occupe les trois quarts de mon cerveau et le reste est partagé entre l'explication pénible du mal qui m'accable et l'angoisse liée à ma paralysie.

- Donc je ne peux pas me relever seul puisque ma jambe droite est amochée depuis longtemps et la gauche est paralysée. Et je pense avoir le nez cassé aussi.

Il attend quoi pour appeler les secours ? Je roule sur le dos et m'essuie le nez avec le bas de mon t-shirt, j'émets un gémissement : ce truc doit vraiment être cassé...

- Vous voulez toujours appeler les tireurs délite ou je ne sais quoi là ? Ou je vous fais assez pitié pour que vous appeliez les secours ?

Sarcastique, piquant et mesquin, tout ce qu'on adore.

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Sam 19 Mai - 18:11

La situation a basculé si rapidement que je me retrouve complètement perdu. Quelques minutes auparavant, le voleur était debout, dressé pour me tenir tête, avec une arrogance qui défiait même l’instinct de survie le plus basique. Maintenant, il est à terre, écrasé par la chaise, sans rien de son attitude provocatrice et de son assurance. Il souffre et son cri de douleur m’inquiète. J’ai beau être monstrueusement en colère contre ce type, je commence à me sentir préoccupé. Jamais je n’ai voulu le blesser, ou même lui faire du mal ; simplement l’immobiliser assez longtemps pour que les tireurs d’élite arrivent et l’emmènent loin d’ici. Et puis c’est sa faute aussi, pourquoi a-t-il essayé de se relever avec une chaise collée à son dos ! Il comptait réellement sortir par une fenêtre ainsi attaché, et en chaussettes en plus ?

Si près de lui, je vois ses larmes et la douleur qui déforme ses traits, le sang qui coule de son nez. Quel idiot, il ne pouvait pas admettre qu’il était tombé sur trop fort pour lui et attendre ?! Je lui lance un regard exaspéré alors qu’il me crie dessus, toute sa superbe définitivement envolée.

- Vous vous êtes mis tout seul dans cette situation, qu’est-ce que vous comptiez faire en vous relevant ?

Je regrette ma question au moment où je la pose. Evidemment qu’il est énervé, furieux contre moi de devoir se montrer si diminué. Et ma question ne fera que l’enrager encore plus. J’écarte la chaise et il roule sur le côté, péniblement, ce qui augmente mon inquiétude. Puis il annonce le diagnostic, la vraie raison de sa chute, et de l’utilité de sa béquille ; et sa rage, ses pleurs et sa douleur prennent un tout autre sens. J’ai fait des recherches à ce sujet, pour le frère de Grace, après que la kiné soit venue commander une selle adaptée pour ce dernier. Je suis loin d’être un spécialiste mais le peu que j’en ai lu était suffisamment démoralisant. Je m’adoucis un peu, tout en fouillant ma mémoire à la recherche de mes lectures. Voir une personne s’écrouler ainsi, soudainement paralysé, est plus impressionnant que je l’avais imaginé.

- Ca me parle, oui. Je connais.

Mon cerveau ne peut pas s’empêcher de penser qu’il me ment, encore, qu’il tente une autre pirouette pour se sortir de là. Mais il n’irait pas jusqu’à se casser volontairement le nez tout de même ? Il roule sur le dos alors que je réfléchis à la marche à suivre.

- Vous voulez que je vous aide à vous asseoir ? Ou vous préférez rester allongé ?

Il me lance sa colère en plein figure, encore, avec un sarcasme bien loin du contrôle serein qu’il affichait auparavant. Mais cette fois, je ne lui réponds pas. Une autre image s’est imposée à mes yeux, parallèle lointain avec la situation présente ; avec moi, dans le rôle de celui qui perd pied face à sa propre faiblesse. Moi, face à Poppy, allongé à terre et incapable de me relever, cloué au sol par le vertige et des acouphènes assourdissants. Certes, la situation était différente, mon amie nous avait stupidement placés dans une situation dangereuse, mais comme ce type, là, c’était ma propre impuissance qui me faisait brûler de rage et blâmer l’autre pour un mal en moi que je rejetais de toutes mes forces. Un mal qui m’humiliait sans pitié, me jetait plus bas que terre, dévoilait ma face la moins présentable. J’avais crié sur Poppy comme j’aurais voulu pouvoir crier sur ma surdité, si elle se tenait devant moi et que je pouvais lui dresser la liste de tous ses torts, l’accabler de tout ce qu’elle me faisait subir, pour la voir finalement ployer sous les reproches, reculer, s’avouer vaincue et abandonner. Je ne connais pas l’homme en face de moi mais sa colère ressemble tant à la mienne que je dois m’avouer vaincu, un peu, pour lui permettre de se calmer. Je lui en veux toujours de son intrusion, évidemment, mais le temps n’est plus à la dispute, même moi suis capable de comprendre. Je m’agenouille.

- Vous ne me faites pas pitié, si vous tenez à le savoir. Je vais appeler les secours mais laissez moi voir votre nez d’abord, je ne vais pas vous laisser vous noyer dans votre sang.

Et je veux surtout éviter que les soignants se posent des questions sur l’origine de ce nez cassé. Je me penche légèrement sur lui, approchant ma baguette de son visage alors qu’il écarte son tee-shirt rougi par le sang, le visage pas franchement rassuré.

- Episkey

Je connais très peu de sorts de médicomagie, mais celui-là est particulièrement utile lorsqu’on travaille dans un magasin d’objets magiques volants. Le nez se remet en place avec un craquement sonore et un nouveau cri de douleur, puis je nettoie son visage et son tee-shirt de quelques mouvement de baguettes avant de me relever.

- Je reviens.

Je file à grands pas vers la porte de la boutique et, une fois dans la rue, lève ma baguette pour projeter des étoiles de secours qui viennent flotter au dessus du magasin. Je laisse la porte entrouverte et retourne auprès du blessé.

- Les secours arriveront très vite.J’hésite. Un vieux bout de tissu un peu usé traîne dans un coin de l’atelier, et je le lui tends, après l’avoir plié en deux. - Pour mettre sous votre dos ? Il y a des échardes par terre.

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MessageSujet: Re: Irvin & Matthew - My name is Hamilton. Matthew Hamilton.   Dim 20 Mai - 15:03

La rencontre avec l'autre c'est quelque chose quand même. On ne sait jamais quel acte va entrer en résonance avec le passé d'autrui ; quelle parole va émouvoir ou irriter la personne en face de nous. Lorsque je suis venu dans cette boutique, je ne pensais pas trouver âme qui vive, seulement des réponses à mes questions, maintenant, je comprends mon erreur. On ne peut pas comprendre quelqu'un en retournant ses affaires dans tous les sens, le mieux qu'il me reste à faire : c'est de me rendre à l'évidence qu'il me faut le rencontrer.

Tout cela m'apparaît si clair alors que mon front est contre le sol et que mes minutes de mutisme semblent élever ma conscience vers des niveaux plus évolués. Je ne suis qu'un enfant immature qui se met dans des situations improbables sous prétexte de, aujourd'hui, venir aider ma soeur. Mais que recherchais-je, au final ? De l'adrénaline. Un sursaut d'aventure dans une autre de mes mornes journées. Qu'est-ce que j'aurais gagné ? Rien, j'ai plutôt perdu une jambe et un restant de dignité. L'autre a tout compris, il est bien plus sage que moi. Je ne réponds pas à sa question : elle est purement rhétorique et je n'en ai pas la réponse. Je voulais... m'échapper, fuir. Me rendre aux tireurs d'élite, ç'aurait été embarquer Grace dans cette histoire. C'aurait été lui révéler mes actes et faire face à sa colère et à sa déception, peut-être. Je ne suis pas prêt pour ça, mais c'est effectivement ce qui m'attends vu mon état actuel.

Alors que je roule sur le côté pour avoir sous les yeux autre chose que le plancher de l'échoppe, je fais face au jeune sorcier qui semble inquiet quand même. Cela me fait encore plus bouillir et mon ton est on-ne-peut-plus sec alors que je lui expose les faits. A ma grande surprise, il connait la sclérose en plaques, bien. Cela m'évite de plus amples explications auprès d'un parfait inconnu. Le fait qu'il connaisse une affection pourtant purement moldue m'étonne fortement , mais je ne suis pas en état de relever ce fait non plus. Mon nez m'arrache un autre gémissement : la douleur est lancinante et puissante.

Il me propose ensuite de m'asseoir. Cela n'aidera pas à grand chose, j'en a bien peur. Et puis, sa sollicitude m'agace.

- Non merci, le sol de votre bicoque est assez confortable.

Je sers les dents pour ne pas rétorquer quelque chose de moins aimable. Mais ma haine est coupée court par sa réplique suivante. Je ne lui fais pas pitié soit. Il y a quelque chose dans ses yeux, l'homme souffre vraisemblablement de surdité, il a dû en voir des vertes et des pas mûres. On ne sait jamais où va naître la résonance.

J'essuie mon nez douloureux avec un t-shirt, après quoi il me le répare d'un coup de baguette magique et je hurle à nouveau mais la douleur s'évapore. Je tâte l'objet de ma plainte et il me semble que la forme de celui-ci est à nouveau acceptable. Pratique ces baguettes.

- Merci.

Ca m'embête de devoir remercier celui qui m'a plus ou moins mis dans cette situation. Le sorcier m'abandonne ensuite pour aller appeler les secours à sa façon. Lorsqu'il revient, je suis un peu calmé, les larmes ont arrêté de couler et mon nez ne me fait plus du tout mal.

-Je... Désolé.

Je ne sais pas trop quoi dire pour excuser ma conduite. D'autant plus que plus calme, le jeune homme semble plus doux, et ses traits ont un éclat que je ne leur avais pas vu auparavant. Oui, Matthew Hamilton, le gars qui perd pas le nord : il a deux jambes en mousse et tout ce qu'il trouve à faire c'est dévisager un garçon. Toujours prévenant, il me donne un bout de tissu pour mettre sous mon dos. Je le glisse donc sous mon corps endolori.

-Je ne suis plus à ça près, mais merci.

Ca fait beaucoup de merci, beaucoup de désolé, je déteste ça. Les secours magiques finissent par arriver et me tirer de cette situation on ne peut plus gênante. Je leur explique brièvement les faits.

-Finalement, il faut juste me ramener à Atlantis, là-bas je préviendrai mon infirmière de venir me mettre sous corticoïdes.

Le médicomage acquiesce et les brancardiers sorciers me soulèvent sur leur brancard à l'aide de la magie. Arrivé à la porte de l'atelier, je fais un signe à mon compagnon d'infortune.

-Pouvez-vous me passer ma béquille s'il-vous-plaît ?


Je lui souris, une dernière fois, sincèrement cette fois-ci et sans jouer de rôle. Je regrette de ne pas pouvoir lui parler plus longuement, ni lui révéler mon identité. Même si les circonstances feront certainement que Grace connait ce jeune homme et pourra m'en dire plus à son sujet, car il n'est plus question de lui cacher cette incursion dans l'atelier de son petit ami.

Arrivé au niveau de l'ambulance magique, je dis à l'un des brancardiers :

-Il faudrait prévenir ma soeur, Grace Hamilton, elle va se faire un sang d'encre pour moi.


Je suis sensé rentrer à Atlantis pour dîner avec elle, je ne veux pas qu'elle se fasse du mouron pour moi, encore. Je jette un dernier coup d'oeil vers la porte de la boutique pour voir mon ancien adversaire de joute verbale, me demandant alors s'il a entendu cette dernière demande. Puis la porte se ferme et je soupire. Retour à la réalité.

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