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 I need your help - feat Jonathan Rowle
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Matt ClickerlySorcieravatarSorcier
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MessageSujet: I need your help - feat Jonathan Rowle   Jeu 5 Avr - 17:35

Novembre 2000. Déjà ! Il était tellement occupé ces derniers temps qu'il ne voyait absolument pas le temps passer. A vrai dire, il se demandait par moment s'il ne perdait pas le fil du temps. Nombre de ses activités se déroulant la nuit, cela n'arrangeait pas les choses. Il vivait décalé au reste du monde, dormant lorsque les autres travaillaient, et travaillant lorsque ceux-ci étaient blottis dans les bras de Morphée. C'était toutefois ce que voulait le job. Il était employé à monter la garde, à escorter des personnes, des marchandises, à veiller à la sécurité de certaines personnes, à en menacer d'autres. On ne lui avait pas encore demander de faire taire définitivement qui que ce soit et il était plutôt satisfait qu'il en soit ainsi. Il était déjà obligé de prendre beaucoup sur lui pour exécuter les jobs qu'on lui donnait - qui allaient à l'encontre de tous ses principes, de tout ce pourquoi il s'est toujours battu - mais tuer allait bien au-delà de tout. Son infiltration valait-elle le coup d'ôter la vie ? Détruire Magit Is Might et sauver des dizaines, voire des centaines ou des milliers, de vies en potentiel était une mission qui importait plus qu'une vie ? Il n'était pas assigné aux tâches habituelles des Pions de l'organisation. Il avait démontré ses capacités, ses compétences, faisant de lui un atout pour le groupuscule et ses instances dirigeantes. Seul Merlin savait combien de temps il devrait rester ainsi en sous-marin, endossant pleinement sa nouvelle identité, avant de pouvoir jeter MiM au grand jour. Réussirait-il un jour à réunir suffisamment de preuves pour exposer les membres les plus importants et entraîner la dislocation du collectif sorcier ? Seul le temps le dira.

Toujours était-il que ses crises d'angoisse ne s'amélioraient pas et n'iraient probablement pas en s'améliorant. Les flash des violences qu'il commettait ou dont il était témoin surgissaient par moment de sa mémoire, droit devant ses yeux, obnubilant et attaquant son esprit démuni. Il ne savait comment les calmer, comment s'en prémunir. Il le fallait. Il ne pouvait risquer que l'une d'elles se produise lors d'une situation dangereuse, autant pour sa vie que pour la réputation qu'il avait construite. Toute son opération, tout ce qu'il avait fait ces dernières semaines pourrait être compromis si les mauvaises personnes étaient témoins d'une crise, ou s'il était arrêté ou tué à cause de l'une d'elles. Non, il fallait qu'il arrive à les refreiner, qu'il trouve quelque chose qui l'aide à davantage contrôler ses crises. Et il connaissait quelqu'un qui pouvait l'aider en ce domaine. Quelqu'un qu'il n'avait vu depuis longtemps, quelqu'un dont il avait toujours apprécié la compagnie et les précieux conseils, un véritable modèle pour lui depuis qu'il était entré au Bureau des Aurors : Jonathan Rowle. Il savait que ce dernier souffrait également de troubles mentaux tels que les siens, ou du moins des tortures mentales liées aux scènes de violence du passé. Peut-être pourrait-il l'aider.

Matt avait longtemps hésité avant de se décider à prendre contact avec Jonathan. En le rencontrant, il montrait à quelqu'un qu'il n'était pas mort, exposant ainsi sa couverture. Matt espérait sincèrement que l'ancien Auror comprendrait sa mission et saurait taire les informations qu'il obtiendrait lors de l'entretien à n'importe quel prix. Toutefois, le rapprochement et l'intensification des crises lui faisaient craindre pour sa santé mentale et pour sa vie. Il devait prendre ce risque, il devait rentrer en contact avec Jonathan.

Vêtu d'un sweater, le visage plongé dans la pénombre qu'offrait la capuche, il se déplaçait dans les couloirs de l'UPA. Pour l'occasion, il avait user de ses connaissances en Métamorphose afin d'allonger quelque peu sa barbe de quelques jours. Il arborait maintenant une barbe plus dense, mais ne dépassant pas vraiment de son visage. Les cheveux plus longs qu'à l'accoutumée lui tombaient sur le front, venant camoufler ses yeux, eux-même modifiés, colorés à l'aide de lentilles. Il était méconnaissable, du moins difficilement reconnaissable. Il se mouvait de plus dans la foule des étudiants, se cachant dans la masse. Il avançait d'un pas assuré vers son objectif, qu'il atteignit après plusieurs minutes de marche. Il savait que le Professeur serait en cours à ce moment. Après avoir vérifié derrière lui que personne ne l'épiait, il pénétra dans le bureau de celui qui formait les nouvelles recrues au métier d'Auror. Rapidement, il se déplaça vers le bureau et y posa une feuille pliée en deux. Sur celle-ci on pouvait lire :
Mesage:
 
Il ressortit aussi vite qu'il était entré et disparut en rejoignant les foules qui peuplaient les couloirs. Il était encore tôt.

Il était en avance. Il voulait être sur les lieux avant l'heure du rendez-vous, notamment pour prendre connaissance de l'environnement, vérifier qu'il n'était pas suivi, qu'aucun guet-apens n'était prévu. Il attendit alors sagement dans la pénombre, métamorphosé en loup, que le Professeur pointe le bout de son nez.
Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: I need your help - feat Jonathan Rowle   Sam 7 Avr - 7:42


I need your help
John & Matt
Je me craquais le dos, en essayant de ne pas encore plus me faire mal. Ce matin, Annie avait décidé de me sauter dessus et j’avais dû courir tout autour de sa chambre en criant "Accroche toi, spider monkey !" pendant une bonne demi heure, oubliant au passage mon âge et mes vieux os rouillés. Pas besoin d’être malade pour avoir l’impression d’avoir deux pieds dans la tombe : je mourrais déjà. Tous les jours, chaque seconde, je m’en approchais. Je vieillissais. J’avais entendu parler d’une bonne kinésithérapeute qui exerçait dans le centre-ville, une certaine Grace Hamilton, et je songeais de plus en plus à prendre rendez-vous : mais pour l’instant, je devais survivre à cette journée de cours. Heureusement, je n’aurai pas besoin d’énormément bouger, étant donné que je n’avais que des cours théoriques dans les amphithéâtres de l’UPA, mais il faudrait absolument que je me raccommode le dos avant la prochaine séance de travaux pratiques, car même si mes élèves faisaient, bien entendu, le gros du travail, je devais bien souvent leur faire des démonstrations de positionnement et de figures.

J’arrivais, pour l’instant, à masquer le fait que je n’utilisais pas mes pouvoirs magiques, même dans le cadre de mon métier de professeur. J’avais essayé, pourtant. Il y avait une semaine, alors que ma nièce était couchée et que je fixais depuis une bonne heure ma baguette, je l’avais soupesé une énième fois dans ma main, sentant l’énergie glisser le long de mon bras. Allez, John, m’étais-je dis. Fais quelque chose de simple, un Accio, ou quelque chose du genre, tu peux y arriver. J’avais pointé le bout de bois vers ma tasse de thé, pour qu’elle atterrisse entre mes doigts, mais le mot latin n’était jamais sorti de ma bouche. A la place, ma main s’était mise à trembler de manière incontrôlable, et j’avais revu, dans mon esprit, l’expression de mon frère qui tombait, abattu de ma main, sur le champ d’honneur de la bataille de Poudlard. Pendant quelques instants, c’était comme si j’étais revenu dans le passé. Je pouvais sentir l’odeur de brûlé, entêtante de par son horreur, des corps de mes camarades de l’Ordre du Phénix, calcinés par des Mangemorts, par des Sang-Purs avec qui j’avais grandis. Je pouvais entendre les cris déchirants d’adolescents qui tombaient sous les coups de sortilèges impardonnables, qui avaient eu le courage de se battre pour leurs convictions, les menant à leur propre perte. Je pouvais voir, tout autour de moi, désolation et carnage, destruction et ravages. Le flash dura seulement quelques secondes, mais pour moi, il sembla durer des heures, interminables, intolérables, et une pellicule de sueur froide se forma sur l’ensemble de mon corps tremblotant. La baguette tomba par terre, et je ne pus la ramasser que le lendemain, lorsqu’Annie me la tendit en me disant, de sa petite voix aigue, que je devais faire plus attention à mes affaires, singeant mes propres paroles habituelles.

Lorsque j’avais parlé de cet épisode à ma psychomage, un événement qui s’ajoutait à la longue liste de mes crises chroniques, elle m’avait dit que c’était parfaitement normal, que le chemin de ma guérison serait encore bien long et semé d’embûches, mais que le fait d’admettre que j’avais un problème était le plus important. Je ne fuyais pas mon trouble, je l’affrontais : c’était ce qu’elle me disait, en tout cas. Je me sentais surtout pathétique, à devoir me gaver de potions de sommeil pour pouvoir m’endormir sans faire de terribles cauchemars, à ne pas pouvoir utiliser ma magie, à devoir mettre sur mon visage un sourire de façade pour ne pas inquiéter ma nièce, et à devoir parler à une inconnue bardée de diplômes de ce que je ressentais, chaque semaine que Merlin faisait.  

Les trois heures de cours, consacrées aux techniques d’interrogatoires dispensés par les Aurors, se déroulèrent sans accroc et, après avoir rangé mes affaires dans ma sacoche en cuir, je me dirigeais vers mon bureau, afin de corriger quelques copies dans le calme avant de rentrer chez moi. Les couloirs étaient, comme à leur habitude, remplis d’étudiants qui se rendaient aux différents bâtiments de l’université, et j’étais comme une ombre parmi leur lumière. Je savais que j’avais d’ores et déjà acquis la réputation d’être quelqu’un de sévère, de revêche, après tout, je ne souriais pratiquement jamais et ne participais à la vie du campus que lorsque c’était strictement nécessaire. La seule de mes collègues avec qui je prenais un réel plaisir à discuter était Aldabella, que je connaissais depuis mon implication dans l’Ordre du Phénix, et si elle n’était pas là, je pense qu’on m’aurait déjà donné l’étiquette d’ermite. Je pénétrais dans mon bureau, avant de fermer la porte et de m’asseoir dans mon siège, soupirant. J’avais hâte de me coucher.

Un papier, soigneusement plié, attira mon attention. Est-ce qu’un élève était venu déposer un mot ? J’avais pourtant spécifié que je préférais passer par hibou pour la correspondance… Curieux, je dépliai le parchemin et parcouru des yeux les mots tracés à la plume, ne comprenant pas instantanément leur sens. Ce n’était pas un élève, j’en étais sûr. MC… Je ne reconnu pas immédiatement cette signature. Après tout, cela faisait des années que je n’avais pas vu Matt Clickerly, un ancien jeune Auror avec qui je me plaisais à discuter entre deux missions, lorsque j’appartenais au Bureau, avant la guerre. Mais était-ce réellement lui ? J’avais appris, via mes vieilles connaissances chez les forces de l’ordre magiques, qu’il avait été déclaré mort depuis plusieurs mois maintenant.

Je relu une dizaine de fois le mot, pour essayer d’y démasquer un sens caché. De nombreux Mangemorts avaient réussis à échapper au baiser du Détraqueur ou à Azkaban grâce à la langue acérée de leur avocat (notamment ce diable d’Humphrey Bowman) ou en plaidant l’Imperium, et ce rendez-vous pouvait être un piège de l’un d’eux, une embuscade pour se venger de mon implication durant la guerre. Je n’avais aucune certitude. Mais si Matt était en vie… Il ne me contacterait pas si ce n’était pas une urgence. Nous autre, Auror, savions fort bien qu’une couverture était parfois tout ce qui nous protégeait d’une mort certaine, voir pire, et il était inconcevable que, dans le cas où c’était bel et bien lui qui avait déposé cette note, il risque de se dévoiler pour une broutille. Ma décision était prise. C’était peut-être une terrible erreur, mais je me rendrais à ce rendez-vous. Maudit complexe du héros, maugréais-je, regrettant déjà ce choix. Le visage d’Annie passa dans mon esprit. Et si je n’étais pas le héros ? Et si j’étais… le méchant ? Après tout, s’il m’arrivait quelque chose, la petite orpheline perdrait son oncle, et serait envoyé en foyer. Je secouais la tête. Jamais je n’abandonnerai un collègue en détresse, même si j’avais quitté le Bureau : les réflexes d’Auror étaient profondément ancrés en moi.

***

J’avais quitté l’appartement en silence, ma nièce dans les bras de Morphée. Je ne savais pas ce qui allait m’attendre, dans les souterrains de l’université, et je serrais ma baguette entre mes mains. Je ne me faisais aucune certitude, et je savais qu’elle me serait inutile en cas de combat, à cause de mon traumatisme et de mon manque d’entrainement, surtout contre un Mangemort énervé, mais peut-être que la dissuasion serait suffisante. Je sentais que quelqu’un était là, même si je ne pouvais pas le voir : certains appelaient ça un sixième sens, pour moi, c’était simplement l’expérience qui parlait. J’éclaircis ma voix. Elle ne fléchit par lorsque je prononçai ces quelques mots, inflexibles et remplis d’une menace sous-jacente :

« -Cessez ce petit jeu, et montrez-vous. Vous m’avez donné rendez-vous, me voilà. »

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Matt ClickerlySorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Re: I need your help - feat Jonathan Rowle   Dim 8 Avr - 17:19

Tapi dans l'ombre, il attendait. Il était sous sa forme Animagus - un magnifique loup gris d'Europe - afin d'être davantage invisible aux yeux des curieux. Et, si jamais certains l'apercevaient, la rumeur de Scotus Lupus ferait probablement fuir ceux la connaissant. Quoiqu'il en soit, il se tapissait dans l'ombre, tel qu'il l'avait appris en formation, en attendant son ancien collègue. Il avait eu vent de ses problèmes depuis la Bataille de Poudlard - ce qu'il comprenait parfaitement. Lui-même avait encore des visions de cet horrible évènement qui émanaient par flash de sa mémoire. Cela se produisait notamment lors de ses crises. La Seconde Guerre Sorcière s'était achevée sur une abominable scène de guerre, où l'horreur était autant visuelle qu'auditive. Les cris torturés et ceux des blessés venaient se mêler aux bruits des explosions, des pierres éclatant sous l'impact de sortilèges filant à travers l'air, le sang des victimes coulait et collait au sol. Matt préférait ne pas repenser au pire moment de sa vie, la fine fleur de la jeunesse sorcière ayant combattu - souvent au péril de sa vie - les forces du Mal que le gouvernement, les Aurors tout particulièrement, n'avait pas été fichu d'arrêter.

L'ancien Auror, présumé mort depuis plusieurs semaines, ne savait combien de temps il allait rester ainsi. Il n'était même pas sûr que Jonathan ne viendrait au rendez-vous. Peut-être aurait-il des empêchements et ne pourrait donc venir. Il devait juste se montrer patient et rester caché en attendant celui qui lui avait servi, durant toutes ces années, de modèle en tant qu'Auror. Tout en restant alerte, il se remémorait ses années de formation et ses premières années en fonction. Il se souvenait notamment d'un de ses instructeurs en formation aux infiltrations. Il se souvenait s'être fait engueulé pour être resté trop honnête lors d'un exercice. Il n'avait pas été le seul d'ailleurs. Il se souvenait encore des mots de l'instructeur : "Je vous ai appris à tricher, truander, resquiller et vous redevenez honnête dès que j’ai le dos tourné". Ce qu'il avait appris auprès de ce formateur, c'était qu'un Auror, bien que représentant de la loi et de l'ordre, se devait de ne pas toujours respecter les règles et les lois si cela permet de stopper un mage noir ou un ennemi de la société de manière générale. Le Ministère de la Magie avait d'ailleurs autorisé les Aurors à faire usage des sortilèges impardonnables contre les Mangemorts, contre tous partisans de Lord Voldemort qu'ils combattaient. C'était un principe qu'il continuait d'appliquer aujourd'hui encore. Il n'en venait peut-être pas à utiliser les sortilèges impardonnables, mais il n'hésitait pas à entrer dans l'illégalité si cela permettait d'apporter davantage de  sécurité à la société. La mission qu'il s'était donné, à savoir démanteler le groupuscule MiM, nécessitait l'usage de techniques peu conventionnelles. En effet, les forces de l'ordre n'arrivaient à rien en les attaquant de front, et il pensait que le résultat pouvait être autre en réunissant les preuves au fur et à mesure et en exposant l'intégralité des instances dirigeantes du groupuscule au moment opportun. Mais cela ne pouvait être accompli sans sacrifice, sans enfreindre les règles. Sans effectuer des actions qui vont à l'encontre de ses principes non plus.

Et c'était bien cela le problème. A force de vivre une vie qui n'était pas la sienne, à effectuer de sales besognes tout en usant de violences, son âme se déchirait de ce paradoxe quotidien auquel elle faisait face. Voilà pourquoi il avait besoin de rencontrer Jonathan, quitte à être obligé de lui faire confiance quant à sa couverture. Mais Matt se faisait peu de soucis sur ce point, il savait que son ancien collègue saurait tenir sa langue. Et c'était parce qu'il avait besoin de lui quant à ses crises d'angoisse qu'il l'attendait en cet instant précis et qu'il l'attendrait toute la nuit s'il le fallait. L'avantage des mines de sel en cette heure avancée était l'obscurité qu'elles offraient ainsi que le doux bruit du fracas des vagues, le tout offrant une planque parfaite. Matt restait allongé, la tête posée sur les pattes avant, observant la salle qui se présentait devant lui. Nul doute que Jonathan ne tarderait à arriver, ce n'était plus qu'une question de minutes maintenant.

Et il avait raison. Ses yeux, plus nyctalope que sous sa forme humaine, repérèrent le Professeur aussitôt était-il arrivé dans la pièce. Il ne manqua pas de voir qu'il avait sa baguette à la main. Il n'avait pas l'air serein, et il avait raison de ne pas l'être. Il n'était pas impossible qu'un mage noir ait monté un tel plan pour l'embusquer et le tuer pour se venger de ses actions au cours de la Seconde Guerre Sorcière. Heureusement pour Jonathan, Matt n'avait aucune intention de lui nuire. Il se releva et s'étira, avant d'avancer à pas feutrés jusqu'à ce que son museau dépasse légèrement de l'obscurité. Les mots du plus âgé résonnaient encore à ses oreilles. Il se lança en avant tout en reprenant sa forme humaine, arborant la même allure que celle qu'il avait lorsqu'il s'était baladé dans les couloirs de l'université cet après-midi pour aller déposer le message. Il se doutait qu'il pourrait être difficile pour Jonathan de le reconnaître ainsi, mais si son aîné faisait bien attention il pourrait le reconnaître. Il n'avait pas vraiment envie de prendre sa véritable allure afin d'éviter de compromettre davantage sa couverture. Il prenait déjà énormément de risques à rencontrer Jonathan.

- Je suis là, Jonathan. Cela faisait longtemps. Accepterais-tu une petite visite des mines de sel avec moi ? J'ai besoin de te parler de quelque chose d'important. De vital !

Si Jonathan était d'accord, Matt s'apprêtait - afin qu'il puisse comprendre ses crises d'angoisse - à lui raconter sa couverture, car finalement c'est dans le mensonge que la vérité commence.
Jonathan RowleProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: I need your help - feat Jonathan Rowle   Ven 13 Avr - 14:43


I need your help
John & Matt
Je me rappelais sans mal la première fois que j’avais vu Matt Clickerly, un jeune homme plein d’avenir et de motivation, arpentant les locaux des bureaux des forces de l’ordre magiques, lors du premier jour de sa prise de fonction. Tout comme moi, il était un ancien Serdaigle, et tout comme moi, il avait cru aux idéaux du bureau des Aurors : je ne me souvenais pas exactement, par contre, de comment nous en étions venu à discuter, un jour de pluie, alors que je venais de rentrer de mission, et qu’il s’apprêtait à partir pour l’une de ses toutes premières. Il était angoissé, réaction parfaitement normale lorsqu’on débute dans le métier, et j’avais cru lire dans ses yeux celui que j’avais été, à mes débuts de jeune Auror. C’était un ami de Léandre, mon élève, et son stress évident se lisait sur tout son corps, ses membres tendus, son visage fermé. Je lui avais soufflé quelques mots qui, je l’espérais, réussiraient à apaiser cette tension qu’il ressentait, et, lorsque je l’avais revu quelques jours plus tard, il semblait bien plus détendu. Les premières épreuves étaient passées, le pansement avait été arraché : et cela devint comme un petit rituel, impromptu mais courant, que de s’asseoir à la table de l’autre pour échanger des considérations sur la politique, sur notre travail, sur les événements habituels qui se déroulaient au sein du Ministère. Je l’appréciais, c’était quelqu’un d’intéressant et d’agréable à côtoyer, pas vraiment un ami, mais pas vraiment une connaissance non plus.

L’homme que j’avais devant moi était méconnaissable. Je connaissais l’appétence de Matt pour la métamorphose, et je me doutais que son talent avait fait acte ici : mais il semblait que, tout comme moi, la guerre, ou en tout cas les épreuves de la vie, l’avait changé. Il était assez facile pour moi de remarquer cette lueur un peu hagarde dans les yeux, ce langage du corps fermé, cette distance indicible qu’il plaçait entre lui et les autres : je la voyais moi aussi tous les jours, lorsque je me regardais dans la glace. Qu’était-il arrivé au jeune homme que j’avais rencontré au bureau des Aurors ? Etait-il, tout comme moi, mort au moment de la bataille finale, ou bien son mal différait-il ? Je savais qu’il avait été porté formellement disparu, l’histoire devait donc être plus profonde que ce que je ne pensais. Ma curiosité était vive, je devais l’avouer, mais je gardais ces pensées pour moi.

Je me contentai de ranger ma baguette dans ma manche, sachant que je ne courrais aucun danger en compagnie de Matt. Quand bien même il se serait tourné du côté des forces des ténèbres (ce dont je doutais fortement), comme certains de mes collègues avant lui, je savais que je ne ferai pas le poids face à lui. J’étais plus expérimenté, certes, mais il était bien plus jeune, et le duel aurait été probablement égal et difficile, si seulement l’idée même de lancer ne serait-ce que le plus basique des sorts ne me retournait pas les entrailles, au fond de mon ventre.

« -Cela fait longtemps, en effet, mon ami. Je dois t’avouer que ton mot a soulevé mille questions dans mon esprit. Il n’est pas banal qu’un homme mort fixe rendez-vous à un ancien collègue…

Nous commençâmes à marcher, côte à côte, le long des couloirs des mines de sel, nos pas résonnant doucement contre les parois claires, les éclairages vacillants rendant la scène encore plus surréaliste. Je n’étais pas encore arrivé à Atlantis, lorsque ces lieux furent témoins de l’enlèvement du patron de la compagnie moldue Apple, mais j’avais lu, bien entendu, le rapport à ce sujet, et je savais que Matt avait été, en grande partie, tenu pour responsable de ce fiasco. J’avais levé un sourcil, interloqué, quand j’avais lu cette information : je me doutais que les quelques phrases relatant l’événements ne révélaient pas réellement ce qui s’était passé, dans les sous-sols d’Atlantis. L’Auror était tout sauf laxiste, et, sans lui, probablement que la soirée se serait terminée de manière bien plus tragique…

-Je me doute, bien entendu, que cette simulation de décès fait partie d’une bien sombre histoire, Matt. Tu n’es pas en danger, j’espère ? J’ai certes quitté le bureau, mais je pourrais probablement t’aider à te sortir du mauvais pas dans lequel tu t’es peut-être fourré. »

Car je ne voyais pas d’autres explications à cette mise en scène, à ce rendez-vous secret. Je n’avais connu le jeune homme que dans un contexte professionnel, je me doutais donc que cette rencontre avait un rapport avec une mission, qui avait peut-être mal tournée : j’attendais donc patiemment qu’il me délivre la véritable raison de notre présence ici.

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