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 Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen
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Derek KnightSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Jeu 22 Mar - 16:01


Innocence is a kind of insanity
Derek & Emrys
Souvenir - Août 1997
Auparavant, dans ce qui semblait être un passé lointain et révolu, Derek avait été un adolescent. Mais il n’avait pas eu, comme beaucoup, de phase rebelle ou de moments de doute, il avait toujours été cette vieille âme, cet esprit aiguisé qui se sentait supérieur à la masse. Il n’avait pas été de ceux qui appréciaient la culture populaire, le sport, ou les flirts innocents, comme la plupart des jeunes gens, et n’avait même jamais essayé d’y prétendre pour rentrer dans un quelconque moule social. Son aura avait toujours intimé le respect, et si quelques fois, des gamins essayant d’impressionner la foule avaient essayés de rabaisser sa confiance en lui, ils avaient toujours regrettés leurs actes. Car non seulement ils avaient rencontrés le goût amer de la défaite, mais de plus, le regard que leur avait lancé celui qui deviendrait, quelques années plus tard, Sacramento, les hantait encore aujourd’hui. D’Ilvermorny, Derek n’avait conservé aucune amitié ou connaissance, et ce n’était pas vraiment étonnant, car à l’époque, il n’avait pas encore ce masque de gentleman philanthrope, cette couverture de bienséance pour dissimuler sa nature de carnassier. Il n’inspirait que la peur dans le cœur de ses camarades, une crainte primaire puisque totalement instinctive, n’ayant pas de sources ni de raisons. Ma foi ! Derek n’avait pas encore fait couler son premier sang, mais l’humain possédait ce sixième sens incroyable, qui déjà, faisait ressentir à ces adolescents qu’il y avait quelque chose de dérangeant dans la profondeur de ses yeux noirs.

Paradoxalement, maintenant qu’il était adulte, l’inverse se produisait lorsqu’il rencontrait un nouvel individu. Il avait réussi à transformer cette sombre présence qu’il incarnait, en un pouvoir d’attraction presque magnétique, et on avait tendance à lui faire confiance sans même lui avoir parlé. Comme ces politiciens qui promettaient tout, dont on savait pertinemment qu’ils ne faisaient que vendre l’illusion d’un rêve, mais qui dégageaient un tel charisme et une confiance en eux si désinvolte, qu’on avait envie de les suivre au bout du monde. Il avait été une ombre dans la lumière, il était maintenant une lumière parmi les ombres. Oh ! Ce n’était pas l’un de ces phares brillants, réservés aux célébrités aux dents immaculées et aux jolis costumes, mais plutôt un néon qui projetait des ombres inquiétantes sur le mur, dont la couleur pouvait changer chaque seconde, bleu, puis vert, et surtout, rouge.

Tantôt, Ivan l’avait informé qu’un jeune homme qui n’avait pas encore de poil au menton désirait le rencontrer, et c’était pourquoi l’américain songeait au passé, tandis qu’il observait son propre reflet dans le miroir. Il était arrivé au Royaume-Uni il y avait de cela quelques jours seulement, car il devait parler affaire avec un certain Mr Shelby, chef d’un gang de coupe-gorge qui contrôlait une partie des bas-quartiers londoniens, où se trouvait une ancienne bâtisse qui contenait, selon les on-dits, un objet magique qui aurait appartenu aux Gaunt, vieille famille de Sang-Purs appartenant au registre des 28. Cet artefact intéressait beaucoup Derek, car il fournirait, semblait-il, l’équivalent du pouvoir d’un métamorphomage à son porteur, et il savait qu’il trouverait sans problème un acheteur fortuné pour ce petit bijou. Motus ! Il ne fallait surtout pas en toucher un mot à ce Shelby, au risque qu’il ne veuille lui-même s’en approprier les bienfaits, mais il fallait néanmoins négocier le droit de passage sur son territoire, l’organisation de Sacramento étant réputé pour adhérer au code d’honneur inhérent au milieu criminel. La rencontre aurait lieu le lendemain, et il avait la journée de libre, qu’il avait prévu de passer dans les plus beaux musées anglais pour y admirer leurs peintures (bien que les plus belles pièces se trouvaient déjà dans son entrepôt personnel, et avaient été remplacés par des copies impossibles à détecter) : cependant, Derek faisait confiance à Ivan. Il ne l’aurait pas fait déplacé pour rien, et ce jeune homme se révélerait probablement être une rencontre intéressante. Avait-il conscience, cet « Emrys Bowen », qu’il mettait les pieds dans une tanière de loup sanguinaire ? Probablement pas. Cela n’avait aucune importance pour l’américain aux cheveux ébène.

Elégamment, le sorcier revêtit la cape qu’il portait lorsqu’il devait camoufler son identité. La capuche sombre qui recouvrait sa tête empêchait à quiconque de pouvoir apercevoir son visage, ensorcelée et impénétrable, et seul son ton de voix aurait pu le trahir, si quelqu’un était particulièrement perspicace. Derek (ou plutôt Sacramento, dans le cas précis) ne savait pas ce que voulait l’adolescent, et sa curiosité était quelque peu titillée, il fallait bien l’avouer. Ah ! Cela faisait bien longtemps qu’on ne l’avait pas surpris, et il aurait adoré que cela arrive aujourd’hui. A pas lent, il se rendit jusqu’au lobby de l’hôtel où Ivan avait organisé le rendez-vous, accompagné bien entendu de Patrick, ainsi que de quelques de ses hommes, au cas où, pour sa protection. Le serbe à son service avait bien fait son travail, et lorsque l’américain annonça l’un de ses noms d’emprunts usuels à la réception, Samuel Johnson, la jeune femme lui informa que le bar de l’hôtel avait été entièrement privatisé pour son rendez-vous. Derek la remercia pour son service, avant de lui donner un généreux pourboire, puis, après que ses hommes aient vérifiés que l’endroit était sûr, il s’installa au long comptoir en bois nacré du bar. Attendant Emrys, ne sachant pas s’il serait une proie, quelqu’un à surveiller, ou bien l’une de ces rencontres sans importance, éphémères, qu’il ne prenait jamais la peine de se souvenir. Klaus s’occupa de lui servir un whisky ambré.

Certainement, l’adolescent serait impressionné en pénétrant dans ce lieu luxueux, vide de toute âme à part Derek, encapuchonné, et de ses hommes à la mine patibulaire. Cela faisait partie du décorum de Sacramento, toujours dans la démonstration de son pouvoir, dans l’excès de sa propre légende. Merlin ! Bien des innocents étaient tombés dans ce piège, s’arrêtant à l’apparat et manquant de sentir l’odeur de sang tenace qui suivait partout Sacramento. Peut-être que ce ne serait pas le cas d’Emrys. Dans tous les cas, l’américain savait que la rencontre qui allait se dérouler en ce lieu serait des plus intéressante… Qu’elle soit cordiale, ou qu’elle finisse dans une explosion carmin.

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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Dim 25 Mar - 8:49

Une quête n'est pas une chose facile à mener, c'est un sacerdoce, une tâche jamais complète... C'est mon dernier été avant la fin de Poudlard, dernier été avant d'être lâché dans le monde ! Alors même si je savoure le temps passé avec Liza, dans les champs gallois, dans la bibliothèque de notre enfance, je n'ai qu'une idée en tête. Les reliques, elles m'obsèdent, leur éclat est sans cesse dans mon esprit et je ne passe pas une journée, une nuit sans que leur puissance rêvée m'innonde.

Cette journée est particulière. Elle commence à merveille, par un réveil dans les bras de ma blonde et magnifique copine. Nous poursuivons par un petit-déjeuner dans la cuisine baignée de lumière. Mes parents sont partis chez une cousine française et je dois rester, afin de m'occuper des oies, des poules et de quelques lapines. Mais elle ne restera pas idyllique cette journée : elle est singulière. Liza quitte ma maison, "Sois sur tes gardes, Em, tu ne sais pas de quoi ce Sacramento est capable...", j'opine. Je suis conscient du danger, je ne suis pas du genre à prendre les choses à la légère.

Je ne suis malheureusement pas majeur, et ne peut donc pas transplaner jusqu'à Londres, où l'on m'attends ! Je vais donc devoir prendre le train, mais la capitale britannique est à une heure seulement. Pendant le voyage, je réfléchis à ce que je vais dire, quelle position adopter, je ne sais pas réellement ce qui m'attends.

La réputation de Sacramento le précède ben que son identité soit inconnue. C'est courant dans ce milieu, dit-on. Je n'ai pas pour habitude de traiter avec ce genre d'homme mais Barjow m'a bien prévenu. C'est lui qui a créé le contact avec ses hommes de main, certainement agacé par mes innombrables questions. Cela fait des années que je rôde dans sa boutique, je sens que les reliques ont une histoire avec ce lieu mal fréquenté qui a pourtant pignon sur rue... Mais Barjow me déçoit à chaque fois, pas d'informations, pas de nouvelle information. Quel homme pathétique, il a peur d'un pauvre adolescent comme moi, mais c'est que je ne suis pas un petit ingénu... Il ne m'a pas vu à l'oeuvre, mais il imagine très bien de quoi je suis capable, je suis un bon parleur et je sais obtenir des réponses à mes interrogations.

Je marche au milieu des moldus affairés. Je ne connais pas très bien la capitale mais je crois savoir où se trouve mon lieu de rendez-vous. J'espère bien pouvoir tirer des renseignements sur les reliques tant convoitées.... Il faut qu'il me prenne au sérieux pour cela, mais je ne suis pas un vulgaire adolescent, même si je suis encore jeune, je l'avoue... Au bout d'une demi-heure de marche, j'arrive à l'hôtel indiqué. Je me présente à la réception de l'hôtel grandiose et luxueux où je suis entré, deux hommes s'approchent de moi, ils ont la mine patibulaire et l'un deux me lance "Suivez-nous".

J'obtempère et pénètre dans le bar de l'établissement, très pompeux lui aussi. La mise en scène est parfaite, ce Sacramento est un artiste à n'en point douter. Un artiste de la pègre : des hommes se tiennent de part et d'autres de la salle, et c'est au bar que je l'aperçois : sa silhouette encapuchoné sirote un whisky. Ce n'est qu'à ce moment  précis que je réalise dans quel entreprise je me suis engagé.... Je déglutis pour faire passer la boule qui se forme dans ma gorge et l'un des deux hommes m'annonce : "Emrys Bowen est ici". Je prend un air grave et sérieux alors que Sacramento se retourne dans ma direction, mais sous son capuchon, rien ne peut être deviné. Pas un visage, ni même des yeux, il ressemble presque à un détraqueur, sombre comme la nuit. J'attends qu'il s'adresse à moi le premier.


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Derek KnightSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Mer 28 Mar - 17:14


Innocence is a kind of insanity
Derek & Emrys
Souvenir - Août 1997
Il aurait été difficile de croire, pour quelqu’un qui n’avait jamais rencontré que Derek, qu’il puisse être le Sacramento craint par les Aurors et révéré par le monde criminel, si implacable, si inhumain : et à l’inverse, n’importe qui ayant croisé la route du trafiquant d’objets magiques, n’aurait jamais pu deviner que dans la vie de tous les jours, il se transformait en un gentleman raffiné et avenant. Cette dualité, qui caractérisait si bien l’américain, formait comme une fissure dans sa propre identité, et il lui venait parfois à croire que ses deux personnalités correspondaient à deux personnes distinctes, et que l’un ne pouvait être tenu responsable des actes de l’autre. Derek se voilait la face, bien sûr. Il s’était probablement forgé cette illusion pour amoindrir ses crimes, pour continuer de vivre face à l’horreur des actes qu’il avait pu commettre, semant la mort et la désolation aussi aisément que des agissements banals, comme aller chercher son courrier ou se lever de son lit le matin.

Ses barrières mentales étaient en place, alors que l’adolescent entrait dans le décor grandiose qu’il avait lui-même constitué. Le criminel n’avait pas de raisons de penser qu’Emrys soit un Legilimens, mais on n’était jamais trop prudent : lui-même avait commencé à développer son don pour l’occlumencie alors qu’il était encore à Ilvermorny, et il ne savait rien du tout de l’histoire du gamin aux cheveux de jais qui s’approchait de lui. Plongé dans un silence révérencieux, le jeune Bowen l’observait, attendant probablement qu’il ne lui adresse la parole, dans une politesse vraisemblablement induite par l’appréhension à l’idée de rencontrer un homme tel que lui. Il n’y avait rien à voir, bien sûr, son visage étant entièrement couvert de ce capuchon qui lui donnait un air de Grande Faucheuse (métaphore appropriée quand on connaissait sa propension à tuer sans jamais n’avoir de remords), mais l’attente du jeune homme était non seulement compréhensible, mais appréciée. Le respect était indispensable pour Derek, et il n’aurait pas toléré une seule seconde que cet adolescent, qui venait le voir de sa propre initiative, soit autre chose que d’une extrême politesse.

Avant de prendre la parole pour le saluer, Sacramento détailla les traits du nouvel arrivant. Son âge se devinait sans mal sur son visage, plus vraiment juvénile, pas encore adulte, dans un entre-deux qui lui conférait un charme naïf presque attendrissant. Il avait, tout comme Derek, les cheveux noirs, et les yeux ténébreux : cela ramena à la mémoire de l’américain un souvenir, celle d’une vieille cajun qui venait parfois le garder lorsque sa mère enchainait deux services dans le diner où elle travaillait, et qui lui disait souvent que les gens aux crins et au regard sombre avaient la marque pour devenir des personnes exceptionnelles, que ce soit en bien ou en mal. Cela avait été, peut-être, le début de la mégalomanie de l’américain, ce qui l’emmena à penser qu’il laisserait sa marque sanglante dans l’histoire, qui sait. Et alors que la mémoire de Derek tournait à plein régime, caressant de derrière sa capuche le visage de l’adolescent, il se dit que, peut-être, celui-ci était de la même trempe que lui, ou en avait, au moins, le potentiel.

« -Emrys Bowen, dit-il enfin, en détachant bien les voyelles les unes des autres. Il ne masquait pas son accent américain, de toute façon, avec un pseudonyme comme Sacramento, son origine semblait assez évidente. Saviez-vous, mon garçon, que votre prénom, en gaélique, signifie "l’Immortel" ?

Il aimait à déstabiliser lors des premières rencontres, à être obséquieux quand on s’attendait à de l’arrogance, à prendre à contrepied une situation qui pourrait sembler bien trop cérémonieuse. Car il devait toujours être maitre de la conversation, il devait toujours être le prédateur face à sa proie, il devait toujours avoir cinq coups d’avance sur l’échiquier. Sacramento était le chaos, et pourtant, il voulait sans cesse le contrôler. Il rigola doucement, suffisamment pour être entendu et perturber le calme qui entourer le solennel de l’instant, mais assez peu pour garder un timbre grave, créant une discordance presque dérangeante.

-Mais je m’égare, je l’avoue bien volontiers : désolé pour cet accueil quelque peu… cérémoniel. Je ne vais pas proposer un verre à un enfant, mais, si vous le désirez, Klaus peut vous donner un thé, ou un verre d’eau.

Il l’infantilisait de manière volontaire et subtile, créant encore une fois un écart de statut entre eux. Ce n’était pas forcément un désir de l’écraser de sa superbe ou de son aura, bien que ce soit probablement le cas, inconsciemment, mais plus un moyen de lui faire comprendre qu’il ne servait à rien d’essayer de se faire passer pour ce qu’il n’était pas. Derek n’était pas dupe, il avait roulé sa bosse, et il en avait rencontré, des jeunes loups aux dents longues qui pensaient pouvoir lui jouer des tours. Et il mentionnait Klaus, car si son visage était masqué, ce n’était pas le cas de son homme de main, et la cicatrice impressionnante qui ornait l’œil de cet ex agent des renseignements pour les services secrets serbes était du plus bel effet, parfait pour intensifier le climat anxiogène qui régnait dans la pièce. La menace, chez Sacramento, restait toujours maitrisée, tellement qu’on pouvait parfois se demander si elle n’était pas un effet de l’imagination.

-Asseyez-vous jeune homme, n’ayez pas peur, je ne mords pas, dit-il d’une voix doucereuse, qui se voulait humoristique mais qu’on comprenait menaçante. J’apprécie le courage, en particulier chez les jeunes gens, et je me doute qu’à venir ici, à vous tenir devant moi, vous ne devez pas en manquer : alors vous asseoir à un tabouret de bar ne devrait pas être trop difficile. »

Et il tapota le siège à ses côtés, presque paternaliste, son verre toujours dans sa main gauche. Que lui attendait cette rencontre ? Le sorcier ne le savait pas encore, mais il savait que cela serait diablement attrayant.

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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Sam 31 Mar - 13:15

Les lumières du matin chatoyaient sur sa peau pâle, Liza, au petit matin. Elle souriait presque en dormant, elle a sourit plus distinctement quand j'ai posé un baiser sur sa joue. Après quelques minutes, je lui ai soufflé "J'ai réfléchi, je vais aller voir ce Sacramento." Elle a soupiré et a ouvert les yeux en s'étirant : "Tu fais ce que tu veux Em', mais si il t'arrive un truc pas net, tu diras pas que je t'ai pas prévenu... Tu n'es pas invincible..."

Mais je ne l'ai pas écoutée, je ne l'écoute que rarement Liza. Et pourtant, elle a très souvent raison. Insupportables ces Serdaigles... Elle est sage, elle est réfléchie, elle sait ce qu'elle fait, dans quoi elle s'embarque. Ce n'est pas qu'elle raffole des règles et des lois -elle les contourne quand besoin est- mais elle a un sens de la réalité que je ne possède pas. Je suis un rêveur, moi, je suis le garçon qu'a toujours la tête dans les nuages, le Serpentard tête en l'air, l'original, le fantasque. En réfléchissant, je peux trouver d'autres surnoms, d'autres remarques qui m'ont été adressées. Mais je sais qui je suis, je sais de quoi je suis capable. Ma puissance, je la connais et j'ai maintenant 17 ans : si je dois commencer ma quête c'est bien maintenant le moment.


Mais il me faut des pistes, il me faut des indices... Je n'ai pas grand chose, quelques cartes anciennes que m'ont laissé consulter mes parents, des rumeurs, des légendes familiales, des on-dits, des récits... Mais rien de tangible. Quelqu'un a Poudlard a laissé entendre que Potter posséderait une cape d'invisibilité, j'ai entendu Malfoy en parler l'autre jour à sa bande de serviteurs pathétiques. Mais est-ce LA cape d'invisibilité ? Ce n'est pas la relique qui m'intéresse le plus, et même si c'est lui qui l'a, je saurais le battre, je n'en doute pas un instant. La relique qui me fait le plus rêver, celle dont je dois m'emparer en premier est la baguette de sureau. J'en ai perdu la trace dans les années 1920, elle a été aperçue depuis mais aucune preuve réelle n'existe. D'aucun affirment que Grindelwald la possédait, mais je ne me satisfais pas de cette théorie... Elle a des failles en termes de renseignements qui me déplaisent.

Aujourd'hui, je donnerai n'importe quoi pour un petit indice, quelque chose pour commencer ma quête. Sinon je partirai en Roumanie l'été prochain comme prévu, là où on l'a vue la dernière fois de manière certaine. Ce rendez-vous avec Sacramento est ma chance, mon aubaine. Alors oui, je me suis jeté dans la gueule du loup, mais je ne suis pas désarmé pour autant, je saurais me défendre si besoin est. Mais ce milieu est soumis à des règles de hiérarchies précises : si je les respecte, je n'ai aucune raison de devoir faire usage de ma magie pour me défendre...

L'homme encapuchonné s'adresse enfin à moi après des minutes de tension savamment orchestrées et je mentirais si jamais j'affirmais ne pas ressentir de la tension. Il me parle comme à un enfant : c'est la démonstration de cette hiérarchie implicite. Je réponds alors, d'une voix calme et mesurée "Oui, c'est la raison pour laquelle mes parents m'ont nommé ainsi : un nom pour porter chance, j'imagine !" Bien sûr que je suis l'Immortel : lorsque j'aurai conquis les Reliques, plus rien ne pourra me vaincre, et même la Mort devra attendre que je l'ai décidé pour pouvoir me défaire. Je serai l'Immortel.

L'infantilisation étudiée suit son cours, peut-être est-ce la sa manière de me prouver qu'il ne m'accorde pas tant de crédit. Mais il ne devrait pas se fier à mon jeune âge, même si feindre l'innocence jouera bien entendu en ma faveur. Je serre les dents et rentre dans son jeu : "Le voyage a été éprouvant, je veux bien une tasse de thé, merci." De toute façon, je ne bois pas. Loin de moi ces breuvages qui ne me serviraient qu'à saouler les faibles personnes dont je souhaite obtenir des renseignements... Sacramento ne rentre pas dans cette catégorie évidemment, mais je préfère m'en tenir à ma ligne de conduite, dans tous les cas. Il me propose alors de m'asseoir, j'obtempère sur le champs alors qu'il insiste, à l'affût de ses moindres mouvements, attendant sa prochaine phrase, sur le qui-vive.

On m'apporte alors ma tasse de thé et je l'approche de moi, les yeux rivés sur mon interlocuteur masqué.

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Derek KnightSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Lun 2 Avr - 18:32


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Derek & Emrys
Souvenir - Août 1997
L’hotel Langham avait vu passer entre ses murs des dirigeants politiques, des chefs d’entreprise riches et puissants, des artistes de renom, des cerveaux qui avaient bâtis à mains nues le monde dans lequel nous vivions aujourd’hui. Si les luxueuses boiseries qui ornaient le bar auquel étaient assis Derek et Emrys pouvaient parler, elles raconteraient des histoires passionnantes, des contes d’espionnage, de passions, de danger, qu’on pourrait écouter pendant des heures sans jamais s’en lasser. Et aujourd’hui se rajoutait une autre légende, celle de la rencontre entre Emrys, le jeune étudiant plein d’ambition mais aussi de naïveté, et de Sacramento, le criminel fou dont l’égo rendait autant dangereux qu’irrationnel. Cette conversation resterait-elle dans les annales ? Seule la marque du temps pourrait le dire, mais une chose était sûre, c’était que Derek allait en apprécier chaque instant, comme un œnologue laissant reposer un cépage de grand cru sur son palais. C’était un jeu, pour lui, et comme tous les autres, l’adolescent se laisserait prendre au piège, s’enroulant dans sa toile, et l’américain sera le seul à décider s’il l’en ferait sortir.

La voix de Bowen pourtant, était assurée, constante. Cela ne dérangeait pas Derek, qui au contraire, détestait les esprits trop faibles pour supporter son aura meurtrière, et qui appréciait le courage de ceux qui essayaient d’y résister. Il n’y avait pas de raisons de faire la course sans aucun adversaire, même s’il ne doutait aucunement qu’il arriverait le premier à la ligne d’arrivée. Et de toute façon, la voix n’était pas la seule manière de sonder un adversaire, tout bon joueur de poker vous le dirait (et il était lui-même un expert). Emrys ne pouvait s’empêcher de resserrer sa mâchoire, dans un réflexe évident de mécontentement, probablement à l’entente de la manière dont Derek s’adressait à lui. Avait-il conscience que ces mots n’étaient qu’une manière de le tester, et qu’en tombant ainsi dans le piège de l’agacement, il ne faisait que s’enfoncer dans un schéma où Sacramento serait toujours forcément le vainqueur ? Probablement que sa jeunesse, que sa fougue, l’empêchait de comprendre que des mécanismes qui le dépassait prenaient place en ce moment même. Ça n’avait pas d’importance, de toute façon, d’autant plus que le jeune homme maintenait les apparences par un vocabulaire châtié et une politesse à toute épreuve.

Klaus fournit à l’adolescent la tasse de thé demandée, avec un doigté raffiné qui dénotait avec son apparence patibulaire et son passé d’ancien agent secret devenu mercenaire et tueur à gages. Derek avait toujours apprécié ça chez lui, sa propension à la douceur au quotidien, avant de se transformer en une bête carnassière quand le besoin s’en faisait sentir : ça lui rappelait Sacramento, quelque part. Il ne pouvait pas décemment trinquer avec Emrys, mais il leva son verre doucement, dans un signe signifiant "santé". Il but doucement une gorgée du breuvage ambré, le verre se teintant instantanément de noir au moment où il touchait ses lèvres, touché par le sortilège qui dissimulait son visage, puis il reposa avec attention son whisky sur le dessous de verre prévu pour qu’il n’abime pas le bar.

« -Alors, monsieur Bowen, dit-il doucereusement, presque dans une litanie hypnotisante. Je me doute que vous n’avez pas fais tout ce chemin pour déguster une boisson chaude, bien que je me doute que vous devez grandement l’apprécier. L’hôtel le fait directement importer du Sichuan. Ce n’est pas très étonnant, après tout, quand on connaît votre propension à boire du thé dans n’importe quelle circonstance, vous, les anglais.

Derek gardait sur sa langue ce ton mi-rieur, mi-sérieux, teintant de sarcasme le moindre de ses mots, dans un effort non dissimulé de perturber le jeune homme. Le doute était une arme remarquable, quand elle était utilisée avec soin. Il était réellement curieux de la raison de la présence d’Emrys à ses côtés, car ce n’était pas tous les jours qu’un jeune à peine pubère se risquait à le rencontrer. Mais que le jeune homme ne se fasse aucun illusion. Il savait qui il était, s’il ne connaissait pas ses intentions. Il avait fait ses recherches, avait parlé à ses contacts à Poudlard. Sacramento laissait planer le doute, pas le hasard.

-Il y a des rumeurs qui courent, parmi vos camarades Serpentards. Des on-dit, des bruits de couloir, on parle de ce garçon aux cheveux noirs qui préfère la compagnie des livres et d’une née moldue à ses pairs… Que cherche-t-il, ce garçon ? Et que pense-t-il trouver en se risquant à rencontrer un homme dont la réputation plus que trouble n’est plus à refaire ? »

La menace était toujours sous-jacente, mais réelle. Emrys n’avait plus les moyens de s’échapper, il avait foncé dans la gueule du loup, et c’était maintenant à lui d’abattre ses cartes.

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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Mar 3 Avr - 18:59

Dans les couloirs de Poudlard, je ne suis qu'un fantasque étudiant, qu'on ne prend pas la peine de regarder... Excepté pour se moquer : les gens aiment ça. Les gens, ils sont avides de ragots, de rumeurs, de babillages... Ce n'est pas mon cas, je me contente de les observer, du haut de mon piédestal, un piédestal que nous nous sommes construit, avec Liza. Elle, si fragile pourtant, elle ne leur accorde aucun crédit, à ces imbéciles de serpentards, la clique de Pansy Parkinson... Moi je sais les ignorer aussi, mais quand il s'en prennent à elle... Ils ont l'occasion de regretter leurs actes. Ils les regretteront encore plus amèrement quand j'aurais trouvé les Reliques, quand je les aurais collectées, qu'elles seront en ma possession. "L'antisocial" n'ira pas mourir d'abandon sous un coup d'un noir artisan du malin sans baston..Quand Liza et moi, nous régneront sur le monde sorcier et moldu, au-dessus des castes, au delà des sangs-purs et de leurs idéaux répugnants. Des êtres versatiles, ces sangs-purs : un jour repenti, le lendemain ralliés au Seigneur des Ténèbres : pas d'honneur. Ils n'ont pas une once d'honneur dans leur sang vicié ces cancrelats. Ils paieront pour leurs actes immondes et paieront pour les actes qu'ils n'ont pas encore commis...

C'est l'une des raisons de ma recherche active et intensive des Reliques, recherche qui ne fait que débuter. Je n'ai même pas dix-sept ans, je ne suis qu'un novice qui veut jouer aux adultes. C'est exactement ce que je suis en train de faire, aujourd'hui avec Sacramento. Alors il me sonde, rit de moi lui aussi. Mais si mon sang n'est pas pur, il est cependant chaud, contrairement au sang du serpentant reptile, image de ma maison. Je ne peux donc pas cacher certains signes de la tension interne qui m'assaille : un poing, une mâchoire serrés.Et pourtant, me voilà face avec ce trafiquant, américain comme le laisse entendre son accent. Sa voix, elle se grave dans ma mémoire : doucereuse, mielleuse et sucrée mais acérée, acerbe et persiflante... Un savant mélange de douceur feinte associée au goût métallique du sang. Le sang des tentures rouges qui ornent les fenêtres de ce luxueux établissement qui accueille notre entrevue.

Tout ici est pensé pour déséquilibrer l'interlocuteur de l'homme dissimulé derrière un sortilège et un noir vêtement. La mise en scène est intimidante, les injonctions et les invitations sont fermes et ne laissent guère de place à la discussion. Pourquoi déployer tout cet arsenal devant un adolescent tel que moi ? Pour s'amuser, sans doute, tromper l'ennui. Quel ennui se doit être de se savoir respecté de tous, de n'être finalement qu'un homme craint. Quelle solitude ce doit être ! Je ne l'envie pas, Sacramento... Non, je préfère ma condition à la sienne, même si... Jouir de sa puissance occulte ne me déplairait pas, pourvu que je ne sois pas seul ! Pourvu que Liza soit à mes côtés, regardant la fange de l'humanité se tordre d'espoir en espoir dans les méandres de la vie. Mais elle aime trop les Hommes Liza, sorciers ou moldus elle ne fait aucune différence : tous méritent son oreille attentive, ses prévenants égards. Est-elle faible ou plus forte que moi, je ne le sais pas...

L'homme insondable me demande quel est mon dessein, l'explication quant à ma venue en ces lieux. Je réfléchis un instant avant de lui répondre, je ne voudrais pas me montrer trop pressant ou trop empressé d'arriver au sujet de mes pensées....Ainsi donc il connaît les rumeurs, c'est qu'il est renseigné le bonhomme... Je feins le calme comme tout à l'heure devant ces attaques perfides, envers mes anglaises habitudes et l'image perçue par mes camarades. "Il est vrai que les personnes de ma patrie ne refusent jamais un thé, d'autant plus s'il est d'une aussi noble provenance..."

Je décide de ne pas y aller par  quatre chemins : le sang chaud je disais...  "Vos renseignements sont bons, laissez-moi les compléter et vous révéler ainsi le motif de ma venue." Je ménage un piètre effet de suspens en portant à mes lèvres le breuvage odorant qu'on m'a apporté. Je me doute que l'américain a la curiosité piquée...."En vérité, je suis à la recherche d'objets rares, précieux entourés de légendes et de mystères insondables." Je m'arrête encore et pense au meilleur angle pour aborder le sujet plus avant.

"Connaissez-vous les Contes de Beedle le Barde ?"

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Derek KnightSorcieravatarSorcier
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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Ven 6 Avr - 6:51


Innocence is a kind of insanity
Derek & Emrys
Souvenir - Août 1997
Alors que le criminel prenait une autre gorgée de son whisky tout en regardant attentivement son jeune interlocuteur, ses pensées se détournèrent quelques instants du passé, du futur, de cette ligne de temps immuable qui constituait et allait constituer son existence (tout comme Bergson, il considérait que la durée était le seul temps objectif, et c’était l’une des raisons pour lesquelles il avait pour ultime ambition d’y être ancré, que son nom soit encore murmuré dans des milliers d’années), pour se tourner vers ce qui aurait pu être. Alternativement, dans un univers parallèle ou une dimension imagée, Derek aurait pu être à la place d’Emrys, en train de regarder dans les yeux (ou plutôt, dans l’obscurité créé par son capuchon) d’un homme de mauvais augure, en train de plonger dans une quête qu’il se serait lui-même forgé. A peine entré dans l’adolescence, son destin l’avait mis sur le chemin de Mitch, et c’était lui qui l’avait mis sur la voie du crime, celle qui deviendrait son quotidien et qui façonnerait son ambition de vie : il n’avait pas eu à chercher bien loin. Ainsi cela renforçait l’américain dans son idée que quelque chose, une puissance divine, le poussait à emprunter une route bien particulière, et il se gaussait devant les essais pathétiques des autres, à peiner à trouver ce qu’ils allaient faire de leurs vies, à quémander leur propre lumière, à se contenter du milieu quand ils pourraient aller aux extrêmes.

Mais cela ne voulait dire, en aucun cas, qu’il ne saluait pas les efforts de ceux qu’il considérerait inférieurs. Ma place d’élue est à envier, se disait-il, mais le peuple n’est en aucun cas abaissé par ma propre condition. Mettant son pied, botté de cuir noir, derrière l’une des barres de bois, il se réajusta et considéra une énième fois l’adolescent. Mentalement, il parcouru les traits fins et la manière typiquement anglaise qu’il avait de boire son thé, sans qu’il ne s’en rende compte, dans un mélange de rigidité et de détachement (c’était donc ça, le flegme britannique ?), souriant intérieurement. Mon garçon, tu coches toutes les cases de mon espérance. Manipulable sans être malléable, naïf sans être crédule, intelligent sans être clairvoyant, Emrys était, pour l’instant, tout ce qu’il avait imaginé qu’il allait être. Matinée qui aurait pu se révéler décevante, mais Ivan avait tenu ses promesses.

Il reposa son verre à l’entente de la question, à laquelle il ne s’attendait pas. Intentionnellement, il replaça sa capuche sur sa tête, comme si elle s’apprêtait à glisser, mais c’était en réalité un geste réalisé pour lui faire gagner du temps, pour qu’il puisse réfléchir aux implications de ce que venait de lui demander le Serpentard. Il était adolescent, la première fois que Derek avait entendu parler des Contes de Beedle le Barde, car, élevé par sa moldue de mère, elle avait préféré lui conter les fantastiques aventures de Peter Pan ou des Chevaliers de la Table Ronde. Intéressé par l’idée d’en apprendre plus sur la culture sorcière, à son arrivée à Ilvermorny, il avait dévoré des dizaines d’ouvrage, y compris le livre d’histoires pour enfants : si le sorcier avait trouvé les deux premiers contes beaucoup trop enfantins, avec leur morale pleine de bons sentiments, les trois derniers s’étaient révélés passionnants par leurs doubles sens et leurs implications dans l’histoire même du monde magique. Ignotus Peverell avait été pendant quelque temps une obsession pour l’adolescent qu’il avait été, celui qui avait réussi à tromper la mort, tandis qu’il avait dégusté le terrible sort du sorcier s’étant arraché son propre cœur et avait observé avec l’œil d’un historien la légende de Babitty Lapina (qui était encore aujourd’hui rigoureusement contemporaine, avec les problèmes qu’avaient entrainé la levée du Secret et les différences d’interprétation dans ce qu’était la véritable mixité). Incognito, Sacramento leva un sourcil, sachant qu’Emrys ne pourrait le voir : pourquoi lui parlait-il de ça ? Il avait entendu parler de ces fous qui croyaient durs comme fer que les Reliques de la Mort existaient, est-ce que le Bowen était l’un de ceux là ? Initié à l’absurdité de ce monde, cela n’étonnerait pas le trafiquant, bien qu’il trouvait cette quête puérile, et vouée à l’échec.

« -Je connais bien entendu ces Contes, mon ami, répondit enfin Derek. Joliment écris et racontés, il faut bien l’avouer. Je suis néanmoins perplexe quant à la raison pour laquelle vous m’en parlez aujourd’hui : je ne vous aurai pas pris pour un chasseur de chimères. Je suppose que vous avez en tête l’histoire des trois frères, lorsque vous parlez d’objets de légende ? Jamais leur existence n’a été révélé comme étant autre chose qu’un mythe, mais peut-être pensez-vous que mon organisation pourrait vous aider à accéder à l’ultime longévité, l’ultime arme, l’ultime déguisement ? Je me demande dans quel monde pouvez-vous vivre, pour croire que de tels artefacts existent réellement.

Sa voix était pleine d’un trop grand mépris, il le savait : le criminel se calma. Sacramento était réputé pour réussir à trouver n’importe quel objet de puissance, et il semblait logique qu’un enfant croyant dur comme fer à leur existence viendrait le trouver pour les acquérir. Sans avoir la globalité de l’histoire, de toute façon, il était vain de réfléchir aux implications de ce qu’Emrys semblait lui demander.

-Vous vous y connaissez certainement mieux que moi sur le sujet, cela dit, ayant toujours considéré les reliques comme des boniments. Vous pensez réellement qu’elles seraient cachées quelque part ? Voyons, il me semblerait pourtant invraisemblable qu’elles n’aient pas refait surface après toutes ces années… »

L’intérêt de Derek était piqué au vif. L’idée que les Reliques puissent réellement exister ne lui avait, en réalité, jamais traversé l’esprit, mais si cela s’avérait réel, il pourrait retrouver leurs traces. Le voleur n’en avait aucun doute. Le destin lui avait-il, encore une fois, offert sur un plateau la prochaine étape dans sa grandeur ? Les Reliques de la Mort… Le détenteur des trois objets serait à jamais connu pour le reste de l’éternité, cela ne faisait aucun doute, et par extension, le trafiquant d’objets qui lui aurait permis de devenir Maitre de la Mort également.

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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Ven 6 Avr - 17:59

Comme tous les jeunes sorciers, j'ai été bercé dans mon enfance par les contes de Beedle le Barde. A vrai dire, ma mère me racontait surtout le conte des trois frères, puis elle y ajoutait parfois nos légendes et les trouvailles de ma famille. Tous les Bowen sont partis à leur recherche à un moment ou à un autre, seuls certains ont dévolu leur vie à d'autres choses... Héritier d'un tel fardeau, d'une telle quête, je ne peux les décevoir, je ne peux tromper leurs attentes. Alors, je suis prêt à tout tenter, rejoindre des noirceurs qu'aucun Bowen n'aura imaginé jusqu'à présent. Rares sont les personnes qui poursuivent une quête avec tant de détermination que moi. Seuls certains parviennent à suivre les buts qu'ils se sont fixés et j'espère être le prochain détenteur des Reliques. Il me faut donc déployer les grands moyens. Sacramento sera la première démesure de mon plan.

Il me faut avouer que le plan n'en est qu'à ses balbutiements : nous naviguons à vue et Liza et moi n'avons pas prévu un programme bien précis pour nos années à venir. Ses parents voudraient qu'elle étudie, mais elle a réussi à les convaincre que les sorciers passaient souvent par un voyage initiatique avant d'entreprendre leurs études et l'idée n'est pas pour leur déplaire. Je crois qu'ils aimeraient bien voir leur fille fuir les folies du mage noire qui terrorise les nés-moldus actuellement, et toute la communauté sorcière anglaise.

La magie noire ne m'a jamais rebuté.Il est vrai que je ne l'ai guère pratiquée, mais il est de coutume, lorsqu'on est un enfant serpentard, de ne renier aucune forme de magie. S'assurer de leur bonne maîtrise est néanmoins essentiel et lorsque d'aucun cherchait à se perfectionner en quidditch, par exemple, je passais beaucoup de temps à me renseigner sur les différentes formes de magie qui pourrait servir mon dessein.Tout laisse à penser, actuellement, que les Reliques sont protégées par leurs détenteurs qui en font un usage restrictif - quel gâchis - ou qui les cachent tout bonnement. Eventuellement sous des sortilèges sombres et pernicieux...Rien ne transparaît.Il n'y a aucun haut fait, aucun haut drame qui n'est pas lié au Seigneur des Ténèbres. Aucune piste pour trouver les Reliques...

Mon interlocuteur masqué ne semble pas me prendre d'emblée au sérieux, malgré qu'il paraisse interloqué, en témoigne le son de sa voix ! J'ai réussi à piquer sa curiosité, chose dont je ne suis pas peu fier, il faut l'admettre... Son ton laisse néanmoins poindre un mépris et une certaine condescendance à mon égard, rien qui ne peut cependant me désarçonner : je n'y suis que trop habitué... Je me garde cependant de répondre et je bois calmement une gorgée de mon thé, attendant que le chemin insensé se produise dans son esprit, attendant le fameux "Et si..." Et si les Reliques de la Mort n'étaient pas une simple légende, mais une vérité ?

Tout le monde n'a pas entendu parlé des reliques. Et quand bien même, peu croient à leur existence véritable, pour moi : il s'agit d'un fait. C'est une chose aussi sûre que l'herbe est verte. Hors de ma famille, je n'ai jamais rencontré trop de personnes qui croyaient à la légende. Nous, les Bowen, sommes regardés comme des fous, atteints de folie sur plusieurs générations... On nous qualifie même de secte... Mais la preuve de l'existence des reliques réside dans bien des faits et bien des événements historiques ou faits divers... Alors, il n'est pas impossible de convaincre une personne un tant soit peu curieuse et intelligente de la vérité de nos allégations. Grant, mon oncle est d'ailleurs une pièce rapportée dans notre famille et est l'un des plus fervents chercheurs des reliques... Il y aurait laissé sa vie si nécessaire. Et moi, je suis celui qui va les trouver.

Sa réflexion semble enfin caresser l'idée que de tels objets puissent exister et je souris intérieurement. "J'en suis sûr." Oui, je ne doute pas un seul instant de leur existence, mon visage n'exprime aucun doute, ne tressaille pas, ne failli pas. "Et je pense qu'un homme tel que vous a toutes les raisons d'avoir déjà entendu parler de ces objets... D'avoir éventuellement, quelques pistes ?" J 'abats mes cartes sans sourciller, souhaitant cesser les bavardages et arriver au sujet de ma venue sans plus de suspens, même si j'appréhende la négociation qui risque d'advenir pour obtenir de telles informations s'il en possède... Je ne tiens pas particulièrement à faire un marché avec Sacramento, mais s'il faut en passer par là pour les Reliques, le jeu en vaut la chandelle

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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Mer 11 Avr - 14:25


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Si l’intérêt de Derek et, surtout, son incommensurable désir de laisser sa marque dans l’Histoire de quelque manière que ce soit, avait été titillé par ce qu’impliquait Emrys, à savoir, l’existence, quelque part dans le monde, d’artefacts si puissants qu’ils auraient pu déjouer la Mort elle-même, l’homme n’était pas prompt à se laisser aller à la rêverie. Lui qui révérait les artistes, il n’en était pas un, et restait pragmatique, parfois à l’excès : un futur trop incertain devenait une responsabilité gênante, quelqu’un d’inutile devenait très vite quelqu’un de mort. Quelle preuve avait le gamin dans ce qu’il inventait, à part un esprit rempli de rêves naïfs ? J’en suis sûr. Il n’y avait qu’une certitude distincte dans sa voix, mais n’était-il pas bercé par de douces illusions qu’il s’était lui-même forgé ? Derek avait toujours été une vieille âme, même lorsqu’il était encore à Ilvermorny, mais il se rappelait sans mal ses camarades se laisser aller à de futiles rêveries, à qui deviendrait président du MACUSA ou encore une rockstar adulée par des millions de fans. Les Reliques de la Mort étaient, peut-être, une simple projection des fantasmes innocents d’un esprit encore trop jeune.

Des pistes, Sacramento en avait. Il aurait pu demander à Gōngsūn Chia-Liang, un antiquaire chinois receleur de certains des artefacts magiques les plus rares au monde : il traitait régulièrement avec son organisation et, si quelqu’un pouvait posséder les Reliques, avec ses entrepôts regorgeant d’objets attribués à Merlin lui-même, c’était lui. L’américain savait aussi pertinemment que Joaquín Guzmán, le célèbre baron de la drogue mexicain, et également un bon ami à lui, aimait collectionner les reliques sorcières les plus puissantes. Lui qui régnait sur les moldus ne parviendrait jamais à conquérir le marché magique, et il se sentait probablement plus en contrôle, entouré de ces artefacts sorciers qu’il ne parviendrait jamais à activer, mais qu’il avait néanmoins en sa possession : peut-être que parmi eux se cachait la cape, la baguette ou la pierre ? Ces pistes étaient légitimes, mais avant de les livrer à l’adolescent, il devait sonder. Aller plus loin. Mouiller sa nuque d’eau avant de plonger, tête la première, dans le grand bassin. Il fit un petit signe de la main à Patrick, qui attendait non loin d’eux, silencieux et attentif. Son protégé pressa son oreille contre sa bouche, connaissant parfaitement sa place et ce que Derek attendait de lui, attentif à ses moindres demandes.

« -Renseigne-toi sur les Reliques, chuchota le criminel au creux de son oreille, attentif à ce que ses paroles ne fussent entendues que par lui. Demande à nos contacts internationaux et en particulier aux anglais, sans être trop précis, reste dans le vague si on te demande pourquoi.

Patrick hocha la tête, puis s’éclipsa de la pièce, allant exécuter les ordres de son maitre comme un fier berger allemand. Il était conscient de son statut et du rôle qu’on attendait de lui, et il obéirait à la lettre. Il n’avait pas d’autres alternatives, de toute façon, l’enfant du Bronx que Derek avait pris sous son aile comme un grand frère. Il l’aurait suivi jusqu’à la mort et plus loin encore, bien qu’il savait parfaitement que Sacramento ne lui aurait jamais rendu la pareille.

Derek se retourna vers le jeune Bowen, pensif. Il devait gagner du temps, avant que Patrick ne revienne avec des informations – ou bredouille, bien sûr. Cela ne serait pas bien difficile : après tout, il était véritablement curieux. Le jeune homme l’intriguait, de par ce qu’il incarnait et ce qu’il exprimait, ses mots mystérieux sur les objets des frères Peverell n’étant qu’une cerise sur un gâteau dont le goût restait encore à découvrir.  

-Mettons que je vous crois. Ce qui n’est pas encore le cas au passage, il me faudra des choses un peu plus concrètes que votre parole pour que je sois convaincu : non pas que vous me semblez menteur, mais parce qu’un fou croit toujours dur comme fer à ses propos délirants. Il fit une pause, réfléchissant en même temps qu’il prenait le temps de délier ses mots et ses syllabes, transformant son accent new-yorkais en une sorte de litanie entêtante. Vous me semblez bien téméraire, à me dévoiler ainsi leur existence et de croire que, si je les trouve ou que je connais quelqu’un qui puisse les trouver, je vous les donnerai volontiers. Que pouvez-vous m’offrir ? »

La réponse serait forcément intéressante. Un homme banal offrirait de l’argent, ce dont Derek n’avait absolument pas besoin, et trouvait même particulièrement inutile. Il n’était pas vénal : il aurait pu être multimilliardaire s’il ne dépensait pas autant en œuvres d’art, et ne comprenait pas ceux qui amassaient des fortunes dans la simple finalité de voir des 0 supplémentaires s’aligner dans leurs comptes en banque. Si Emrys répondait autre chose, là, peut-être que le jeu en vaudrait réellement la chandelle. Peut-être qu’il serait convaincu, et qu’il accepterait de faire travailler son immense réseau, pour aider, potentiellement, le jeune Serpentard.

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MessageSujet: Re: Innocence is a kind of insanity ft. Emrys Bowen   Mar 17 Avr - 2:52

J'ai réuni un nombre conséquents d'indices à propos des reliques, aidé de Liza. Nous avons passé tant de temps à éplucher les ouvrages de la bibliothèque et à étudier avec minutie les documents amassés par les Bowen au cours des années : il ne nous manque plus que les repérages sur le terrain. Ces informations, je les ai compilées dans un carnet, ou plutôt une série de carnets : recopiant et découpant des extraits de journaux ou de chroniques anciennes.

Les Reliques, ont, selon la légende, était façonnées par la Mort en personne à l'attention de trois frères que les historiens identifient à l'unanimité comme les frères Peverell ; en réalité, ces artéfacts ont très certainement été produits par ces frères eux-mêmes. Antioche reçut la Baguette de Sureau, Cadmus la Pierre de Résurrection et Ignotus, la cape d'invisibilité. La partie un peu délicate de mon travail de recherche réside dans le fait que la lignée Peverell a fini par s'éteindre. A l'heure actuelle, leur nom est perdu et leur descendants sont inconnus... Il me faudrait trouver des registres de mort, de mariage et de naissance afin de les retrouver... C'est ce que je compte faire après Poudlard si je n'arrive pas à trouver une piste plus actuelle dans les prochains mois.

Le bâton de la mort a été bien plus étudié que les deux autres  reliques. J'ai donc pu établir, à partir d'articles du Chicaneur entre autres, mais aussi de chroniques historiques des derniers siècles, la liste des possesseurs de cette mystique baguette. Ma liste arrive jusque Arcus Bowen : mon ancêtre qui a, un jour, possédé la baguette mais qui l'a perdue par la suite, défait par l'un de ses nombreux adversaires... Le nom de son héritier morbide m'est inconnu pour l'instant, mais je sais de source sûre qu'un mage roumain nommé Gregorovitch a disparu dans des circonstances mystérieuses qui portent sans nul doute la patte de la Relique. Mais qui s'est emparé de la baguette à cette occasion ? Ici réside tout le mystère...

Bien sûr, je ne compte pas révéler mes précieuses informations à Sacramento dans leur intégralité. Quand j'ai fini de parler, il interpelle un de ses hommes de main et lui murmure quelque chose à l'oreille. Ma lèvre tressaille d'un sourire discret : l'homme est intrigué, hameçonné. Je finis mon thé, mon coeur bat à tout rompre. Je sais qu'il va me demander quelque chose en contrepartie de ses renseignements et si je ne peux lui promettre les Reliques, je peux me promettre moi, futur Maître de la Mort. Sacramento, sous ses airs fantomatiques peut rêver de tels objets, mais tenter de les acquérir serait mettre en danger l'intégralité de son empire, mais aussi devenir la proie des chercheurs de Reliques. Une telle vie ne m'effraie pas : c'est ce que j'ai prévu pour mon avenir. Mais pour un homme qui entretient tant de mystère autour de sa personne, ce serait risquer jour après jour de voir sa couverture réduite en lambeaux...

Mon avis est que vous n'avez pas d'intérêt à vous exposer ainsi au risque d'être découvert... Tous les jours, des hommes traquent les reliques et ils sont souvent bien plus avancés dans leurs recherches que je ne le suis moi. On donne peu de temps au détenteur de la baguette ou de la cape ou de la pierre avant d'être découvert par ces chasseurs émérites...

Je marque une pause avant de continuer :

Je peux en revanche vous proposer un marché. Si vous me procurez des renseignements me permettant de m'emparer moi-même des Reliques de la Mort, je saurais vous en être reconnaissant et me mettrai donc ainsi à votre service pour une durée de temps qu'il nous conviendra de déterminer par la suite.

Un pacte avec le diable... Si Liza m'entendait...

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