I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson

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Sujet: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Mar 20 Mar - 18:20

I swear I'm not a creep
Finn & Pansy
Un cours comme les autres, une journée banale, une existence forcée. Cette deuxième année à l’UPA semblait plus longue que la précédente, sans que Finn ne sache réellement pourquoi : il n’avait jamais aimé le droit, et chaque cours était plus ennuyant que le précédent. Mais au fur et à mesure des heures passés dans les gigantesques amphithéâtres, il sentait son esprit dériver de plus en plus, son attention se porter sur tout, sauf les subtilités de suspicion légitime ou bien sur les différentes jurisprudences. Lorsqu’il se surprenait à fixer le vide, à ne contempler rien d’autre que la vacuité de son existence, il se rappelait les mots de son père, le contrat qu’il avait passé avec lui. S’il ne finissait pas major de promotion, s’il n’obtenait ne serait-ce qu’une seule note inacceptable, Finn ne serait plus considéré comme son héritier. Le nom de Bowman ne serait plus qu’un souvenir douloureux d’un passé révolu, qu’il avait lui-même détruit par ses actions : et si cette décision était injuste, symbole parfait de la qualité de l’éducation que Humphrey Bowman avait exercé sur son fils unique tout au long de sa vie, elle en restait pour le moins implacable. Le jeune homme ne se faisait pas d’illusion, il savait que son cher géniteur n’hésiterait pas une seule seconde à mettre à exécution sa menace. Peu importe si Finn mourait à petit feu, forcé dans une vie qui ne lui convenait pas, et peu importe s’il essayait, encore une fois, de s’ôter la vie. Tout ce qui comptait aux yeux du plus célèbre avocat du Royaume-Uni, c’était de préserver les apparences, et que le cabinet Bowman & Sons continue de bien porter son nom.

Le professeur du jour s’appelle Dr Cartridge, spécialiste en droit international public. Il ne devait pas mesurer plus d’un mètre de haut, était totalement chauve, et portait de petites lunettes rondes : l’étudiant soupçonnait qu’il n’ait, dans son arbre généalogique, quelques ancêtres ayant fautés avec des gobelins. Il ne savait pas vraiment si la reproduction était possible avec un humain, mais le maitre était si rabougri qu’il lui rappelait, par bien des aspects, les travailleurs de la banque de Gringotts, d’autant plus qu'il parlait d’une voix aigue, nasillarde, et bien plus vite que le commun des mortels, ses mots s’heurtant les uns contre les autres dans une litanie étrange et désagréable à l’oreille. Probablement que sa litanie sur les jus cogens était intéressante, voir, passionnante, pour quelqu’un qui était réellement attiré par l’idée de travailler dans le domaine juridique, mais ce n’était pas le cas de Finn. Le discours s’entrechoquait dans son cerveau, et il peinait à prendre des notes. Pour couronner le tout, la nuit avait été courte, bien trop courte, étant donné qu’il avait fini sa nuit dans les bas-fonds d’une boite londonienne bien nommée « La Divine Comédie », pressé contre 4 ou 5 inconnus qu’il avait honoré de ses prouesses sexuelles, et n’était rentré à Atlantis qu’à temps pour ne pas arriver en retard à son premier cours de la matinée.

Finn soupira longuement, se rendant compte qu’il venait de griffonner sur son parchemin trois fois le même mot, avec trois orthographes différentes. Ce n’était vraiment pas son jour. Il ratura vivement sa phrase, avant de déposer sa plume sur le bureau en bois et de prendre sa tête entre ses mains. Tant pis. Il jetait l’éponge. Il réussirait bien à récupérer les notes d’un autre élève, en utilisant son charme légendaire : et de toute façon, la plupart des étudiants essayaient de rentrer dans ses bonnes grâces, pour essayer d’obtenir un stage dans le cabinet de son père. S’ils savaient.

Cette fatigue, qui pesait de plus en plus sur son corps et son esprit, se manifestait bien plus souvent qu’il ne voulait l’admettre, et s’il arrivait pour l’instant à sauver les meubles, grâce à son intelligence naturelle et un travail personnel un minimum rigoureux, il savait que s’il ne se reprenait pas rapidement, il courait droit à la catastrophe. Les drogues qu’il prenait pour focaliser son attention, si elles marchaient de manière temporaire, n’étaient pas une solution, et il lui arrivait de plus en plus souvent d’avoir de drôles d’observations après en avoir pris, comme la dernière fois, où il s’était dit, avec le plus grand des sérieux, que la seule chose pire que de la neige jaune, était de la neige verte, et qu’il avait commencé à essayer de comprendre les implications de cette fulgurante découverte avec circonspection.

Il se massa les tempes, puis redressa la tête, et son regard, sans qu’il ne le veuille vraiment, fut attiré par une chevelure rousse, quelques rangs à sa droite. A chaque fois qu’il regardait Pansy Parkinson, son cœur faisait un bond dans sa poitrine. Il avait toujours trouvé sa ressemblance avec Holly irréelle, comme si elle cachait un lourd secret dont ni l’une, ni l’autre n’avait conscience. Lorsque sa meilleure amie habitait encore à Atlantis, il lui avait demandé plusieurs fois si elle connaissait la Sang-Pur, qu’il avait ardemment détesté tout au long de sa scolarité à Poudlard, mais la moldue lui avait toujours répondu par la négative. Finn s’était bien des fois imaginé des scénarios invraisemblables, dans lesquels Holly et Pansy étaient des sœurs jumelles séparées à la naissance, par une famille aristocrate honteuse à l’idée d’avoir un enfant sans don magique : il savait que c’était impossible, bien sûr, mais cela aurait au moins été un début d’explication dans le pourquoi de cette ressemblance. Souvent, en cours, dans les couloirs, à la bibliothèque, il se surprenait à fixer la rouquine en réfléchissant à ce mystère de la génétique, et depuis qu’Holly était partie, son regard sur elle était bien souvent mélancolique. Son amie lui manquait, même s’il ne se l’avouait pas vraiment. Sa seule amie, vraiment, et il se disait parfois, dans ses heures les plus sombres, que s’il continuait ainsi, il n’aurait personne à qui parler lorsqu’il serait vieux et rabougri, à part son bonsaï. Mais bon, il n’y avait rien de mal à avoir un arbre en ami, n’est-ce pas ?

Cela faisait maintenant cinq bonnes minutes qu’il fixait, presque sans ciller, la sorcière rousse, qui, fort heureusement, semblait n’avoir pas encore perdue le fil des explications grandiloquentes du professeur. Ce qui était le plus étrange, c’était que si elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à sa meilleure amie, elles étaient aussi extrêmement différentes, dans leur manière d’être, de s’habiller, de se mouvoir, de s’exprimer. Ces discordances étaient presque aussi fascinantes que leurs ressemblances, car Finn pouvait s’amuser à les analyser, comme s’il décortiquait une sorte de jeux des 7 différences. Cette manière, par exemple, que Pansy avait de rejeter ses cheveux vers l’arrière, avec sa moue typiquement Parkinsonienne, était une chose qu’Holly n’aurait jamais fait, ou encore…

Merde. La rouquine venait de tourner la tête. Elle l’avait surpris en train de l’observer, encore une fois. Elle devait probablement se poser des questions, à raison : peut-être la prenait-il pour un pervers, ou encore pour un de ces gars désespérés qui n’osaient jamais aborder les filles qui leur plaisaient. Bien que la réputation de Finn en tant que séducteur ne soit plus à refaire, cela serait légitime si Pansy le prenait pour le plus basique des stalkeurs, avec le nombre d’œillades qu’il lui jetait. Il baissa les yeux, pestant contre lui-même et faisant mine de gribouiller sur son parchemin. Peut-être se trompait-il, et qu’elle n’avait pas saisi son manège… 


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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Jeu 22 Mar - 11:28


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Finn & Pansy



Qui ne fait rien n'est rien. Un moldu avait dit ça. Amiel quelque chose. Quelque chose Amiel. Un philosophe dont on lui avait parlé l'année passée. Non pas que Pansy les ait un peu plus en estime, mais ces paroles étaient restées, à la manière d'un refrain. D'un avertissement.

Atlantis avait été le moyen de fuir ce qui n'allait plus et d'espérer rejoindre ce qui, un jour, était allé. Mais force était de constater qu'un an après son arrivée, le cocon qu'elle avait espéré retrouver avait définitivement éclaté. Sa relation avec Draco s'améliorait, certes, mais il y avait quelque chose de différent. Quelque chose qui venait de lui, parce qu'il avait changé. Parce qu'il n'était plus si sûr. Si affirmé. Parce qu'il était blessé. Et quelque chose qui venait d'elle. Une fêlure, sans doute. Une peur profonde qu'elle tentait de noyer tant bien que mal en se forçant à avancer. Tout ce qu'il lui restait, finalement, c'était ses études. Elles avaient été un prétexte pour la faire venir jusqu'ici, mais elles étaient maintenant une nécessité. Elle s'accrochait donc à l'idée qu'elle n'avait besoin de personne pour exister, pour rayonner. Pour régner. Parce que Pansy Parkinson deviendrait quelqu'un d'important. Inévitablement.

La demoiselle notait avec assiduité les explications de son professeur. Elle s'émerveillait face à l'importance qu'une communauté était capable de donner à une seule et unique règle, et face à toute l'hypocrisie que cela supposait. « Des obligations erga omnes, des obligations qui s'imposent à tous », disait-il. Ben voyons. Lorsqu'une règle était supposée s'appliquer à tous, Pansy soupçonnait fortement qu'elle ne s'applique qu'à tous ceux qui ne sont simplement pas capables de passer au dessus. A tous ceux qui ne sont pas assez puissants. Et c'est pour quoi elle se trouvait ici aujourd'hui, supportant la locution désagréable d'un nabot et les respirations bruyantes d'un moldu obèse : pour faire partie de ceux qui sont au dessus de tout. Alors qu'elle s'appliquait à noircir son parchemin, le gros lard d'à côté entreprit de machouiller un genre de Jelly Belly qu'il recracha aussi sec. Elle le dévisagea sans prendre la peine de se cacher. Et alors qu'elle s'apprêtait à lui expliquer qu'il ferait mieux de se contenter d'une salade s'il tenait à sa chaise, son regard en accrocha un autre. Celui de Bowman. Il eut vite fait de regarder ailleurs, comme s'il avait eu une chance d'être discret. Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Silencieuse, Pansy continua de l'observer quelques secondes, affichant un air qu'elle espérait mauvais. Ce n'était pas la première fois que ce fils à papa s'imposait à son champ de vision. Toujours à traîner dans un coin et à la regarder de travers. Il avait presque réussi à lui faire croire qu'elle se faisait des idées. Mais Parkinson ayant toujours raison, elle en était vite revenue à la conclusion que le problème, c'était lui.

Sans s'en rendre compte, Pansy était maintenant celle qui l'observait. Outre le fait qu'elle n'aimait vraiment pas son attitude, elle se surpris à se demander pourquoi sa belle gueule était devenue si creuse. Bowman était de ceux sur lesquels on se retourne. Il l'avait toujours été. Oh, elle ne l'appréciait pas pour autant. Il lui restait inférieur : l'importance qu'avait su prendre son père ne lavait pas leur sang de toute son impureté. Et si personne ne leur crachait dessus, c'était simplement en raison de leur utilité. Pansy n'aurait d'ailleurs jamais remarqué la présence de Bowman si son père n'avait pas joué un rôle si crucial dans libération de Draco, et bien qu'elle n'appréciait toujours pas le fait que cette famille ait une place de choix, elle avait appris à ne plus les mépriser autant qu'avant. Quoiqu'il en soit, depuis plusieurs semaines déjà, la jeune fille se posait une question qu'elle n'aurait jamais cru se poser un jour : qu'arrive-t-il à Finn Bowman ? Elle était incapable de dire, à l'heure actuelle, pourquoi ce sujet l'intéressait tant. Ce qu'elle savait, en revanche, c'est qu'elle le regardait depuis bien trop longtemps. « Mais peut-être le droit naturel est-il moins intéressant que le visage de son voisin. Ce n'est pas un cours d'anthropologie, Miss ». Pansy se raidit instantanément, humiliée d'être ainsi pointée du doigt. Ce professeur devait avoir bien des complexes pour être à ce point tatillon sur le fait qu'on l'écoute. La mâchoire crispée, elle n'ajouta rien, se contentant de garder la tête haute et d'ignorer les regards amusés.

Qu'ils rient, tant qu'ils le peuvent.

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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Mar 27 Mar - 7:54

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Finn & Pansy
Alors qu’il était prit la main dans le sac, et que le regard de Finn se perdait dans le motif à carreau du blazer du Dr Cartridge, feignant d’être passionné par ce qu’il pouvait bien raconter, ses doigts s’agitaient sur le bois veiné de sa table. C’était la seule preuve de sa nervosité, et elle aurait très bien pu être mise sur le compte de sa prise de plus en plus assidue de toute sorte de drogue : mais il savait parfaitement que Pansy ne serait pas dupe. Si ces regards furtifs, indécents dans leurs nombres bien qu’innocents dans leurs raisons, avaient été émis à l’encontre de n’importe quelle jeune fille, comme par exemple l’une de celles au fond de la salle, qui parfois lui faisait des clins d’œil en gloussant avec ses copines, ils n’auraient eu aucun impact, mais Pansy Parkinson n’était pas n’importe qui. Lorsqu’elle entrait dans une pièce, elle en devenait aussitôt le centre d’attention, sans qu’elle ne fasse rien de particulier. C’était son port de tête, son allure, son aura qui faisait d’elle une impératrice, même lorsqu’il n’y avait personne sur qui régner. Et le problème, c’était que Finn n’était pas un simple sujet. Outre leur passif de contentieux, on pouvait dire ce qu’on voulait sur le Bowman, mais on ne pouvait pas passer à côté de son charme magnétique, de ses yeux sombres qui ne pouvaient cacher la souffrance qu’il ressentait chaque seconde qu’il passait sur Terre, et qui rendaient sa beauté insolente encore plus envoûtante.

La voix du professeur raisonna dans la pièce, cinglante dans le ton et dans le sens. Sans qu’il ne puisse s’en empêcher, Finn leva un sourcil, un peu ébahi par ce qu’il venait d’entendre. Non pas parce qu’il ne s’attendait pas à ce que la rousse ne l’observe en retour, cela semblait, au contraire, être un réflexe humain assez attendu, mais parce que Cartridge avait l’audace d’utiliser son statut d’enseignant pour recadrer quelqu’un tel que Pansy Parkinson. N’avait-il pas compris l’ordre de la société ? Que le sang pur qui coulait dans ses veines signifiait qu’elle était, en tout cas pour l’imaginaire collectif, au dessus de la plèbe qu’ils représentaient ? Finn ne croyait certes pas être inférieur aux Sang-Purs, loin de là, mais il savait où était sa place, et que de bien nombreuses lunes viendraient à mourir pour mieux renaître, avant que l’aristocratie n’ait plus cette position dominante dans l’échiquier sociétal. En attendant, il fallait embrasser la bague. C’était ce que lui avait appris son père, de ce que son grand-père lui avait lui-même enseigné, de se soumettre sans courber l’échine, de se mêler aux puissants sans croire une seule seconde en faire partie. Humphrey Bowman oubliait cette dernière règle, parfois, et c’était probablement ce qui causerait sa perte.

Les rires irritants, résonnant dans l’amphithéâtre, ressemblaient à des hyènes rodant autour de carcasses desséchées au soleil. Finn savait qu’ils étaient nés de jalousie et d’envie, et s’épanouissaient à l’idée de voir la sang-pur rabaissée : il répondait donc à ces ricanements par des regards noirs envers leur émetteurs. Certes, il n’avait jamais apprécié Pansy, mais il n’était pas de ceux qui se réjouissaient du malheur des autres, d’autant plus quand c’était, quelque part, sa faute. Et si ses yeux fusillaient les hilares, ils restaient éloignés, le plus possible, de la rousse, car de recroiser son regard, ce serait admettre qu’ils avaient raison. Les laisser gagner, car ils se seraient repus du moindre coup d’œil, comme la foule venue assister aux pugilats des gladiateurs, insensibles et incapables de se mettre à la place de la jeune fille qui devait endurer les quolibets de ses camarades. Finn pouvait sentir son genou s’agiter à son tour, sous la table, sans qu’il ne puisse rien faire pour l’interrompre. Jamais il ne se serait interposé, pour faire valoir son opinion à la classe, de ce qu’il pensait de leur méprisable attitude, et son malaise ne cessait de grandir à l’intérieur de sa poitrine.

Heureusement, le professeur ne s’étendit pas sur le sujet, et reprit son cours comme si de rien n’était, après qu’il fut sûr que son message était passé, et bien vite, l’orateur arriva à sa fin de son cours. Finn n’avait absolument rien écouté de ses observations sur les différents articles de la Convention de Vienne et comment il opéraient jointement avec les Accords Internationaux Magiques, mais s’il savait qu’il se maudirait plus tard, pour l’instant, il était plus occupé à ranger ses parchemins et sa plume le plus rapidement possible dans son sac, qu’il portait en bandoulière, afin de fuir la salle. Son plan était simple : partir sans se retourner, et il était sûr qu’au prochain cours, tout serait oublié. Parce que c’était ainsi que se déroulaient les jours à l’UPA, n’est-ce pas ? Si semblables et pourtant si différents, que les étudiants vivaient dans une perpétuelle sensation de déjà-vu, et se lassaient bien vite des excentricités que le destin jetait à leurs pieds. Mais Finn n’était pas connu pour suivre ses plans à la lettre, au contraire, son corps semblait parfois agir indépendamment de la volonté de son esprit, et alors qu’il enfournait son dernier livre dans son sac, son regard se détourna sur Pansy. Splendide de par son superbe détachement. Iridescente face à ces fous qui osaient ressentir autre chose que de la révérence à son égard.

Arrrête de la rrregarder, mec, c’est pas possible, lui intimait une voix dans sa tête, unilatéralement réprobatrice. Enfin, c’était ce qu’il croyait au départ, ayant l’habitude de se flageller pour le moindre de ses faits et gestes, embourbé qu’il était dans sa dépression et la honte qu’il portait comme un manteau royal, mais elle provenait en fait de son voisin direct, un étudiant étranger ukrainien qu’il ne connaissait pas vraiment, à part de nom. Finn était si fatigué qu’il n’avait même pas remarqué son fort accent, qui trainait en roulant ses r comme le faisaient si bien les slaves : mais comment aurait-il pu penser que ce lambda aurait l’audace de lui faire une remarque ? Les anglais étaient réputés pour leur retenue, mais ce n’était visiblement pas le cas de ce jeune homme de l’est… Le major de promotion ne répondit pas à la visible provocation : il savait qu’il intimait autant la jalousie chez les hommes que le désir chez les femmes, en tout cas, pour tous ceux qui restaient dans le spectrum hétéronormatif. Si le regard usé que lança Finn arrêta l’ukrainien dans ses indigences, il sembla motiver une belle brune, à la silhouette appétissante qui aurait, normalement, attiré le jeune homme, si les circonstances avaient été différentes. Elle s’approcha en balançant les hanches exagérément, et lança à Finn, comme s’il n’était qu’un prix ultime à remporter dans une pochette surprise, et que se jeter à son cou était le seul moyen de parvenir à le gagner. « Tu sais beau gosse, moi je suis disponible si tu veux mater quelqu’un… et je peux être encore moins habillée que ça, au besoin » et du tac au tac, avec son bagout habituel, Finn lui répondit : « ça aurait été avec plaisir, chérie, mais j’ai pas besoin de me taper des prostituées, j’ai quand même un minimum de standing ». Il ne voulait pas attirer l’attention sur lui, sa réputation de coureur de jupons était suffisamment répandue comme ça, et il ne voulait pas que Pansy en vienne à croire qu’il était intéressé par elle, donc son besoin de fuite devenait critique. Pour que tout le monde oublie. Utilisant l’intervention de la brune pour camoufler son échappée comme étant un effet de style, il se dirigea vers la porte, bien décidé à mettre cette journée derrière lui, ayant déjà hâte d’être au soir, pour boire, pour se défoncer. Pour oublier, lui aussi.


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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Mar 10 Avr - 7:36


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Finn & Pansy



Le dos droit, la tête haute, Pansy se détacha du mieux qu'elle put des railleries qui s'élevèrent dans l'amphithéâtre. Ces vermines se sentaient peut-être protégées ici, et se permettaient d'oublier où était leur place, triste exemple des conséquences de deux mondes opposés qui tentent de s'emboîter. Mais ils comprendraient bien vite qu'on ne rit pas avec les sang-purs. Pansy savait être patiente et savourerait, plus tard, la violente chute de ces moins que rien. A commencer par celle de ce troll miniature qui se prétendait professeur.

C'est la mâchoire serrée, retenant des spasmes de violence, que la jeune fille attendit la fin du cours. Remballant ses affaires, son premier réflexe fut de détourner le regard vers le premier responsable de cette mascarade : Finn Bowman. A peine les portes de l'amphithéâtres ouvertes qu'il était déjà en chasse. Sa réputation n'était plus à faire, tout le monde avait déjà entendu parlé des prouesses sexuelles de ce fils à papa. C'était déjà le cas à Poudlard et, visiblement, il n'avait pas évolué. Elle ne masqua pas son dégoût lorsqu'elle détailla la fille qui se courbait devant lui. Plus vulgaire qu'attirante, son attitude même était un affront à la mode et donnait envie de lui expliquer la différence entre bombe et bimbo. Mais pourquoi s'en préoccupait-elle, au fait ?

Une fois ses affaires réunies, Pansy se dirigea vers la porte jusqu'à ce qu'un « Salut » lui barre le chemin. Tournant la tête en direction du perturbateur, elle l'affubla d'un regard presqu'outré. Devant elle se dessinait un jeune homme basané, plutôt grand, qui le fixait avec un sourire béat qu'elle s'apprêtait à lui arracher. Pourquoi il me parle le Paki ? Et après une micro-seconde d'un silence plus que gênant, il lui colla une plume dans la main avant de s'éloigner. « Ton ami a oublié ça. ». Immobile, le temps de faire le lien avec ce qu'il c'était passé un peu plus tôt, Pansy crut bon de rajouter d'une voix mal affirmée : Ce n'est pas mon ami ! Juste pour mettre les choses au clair. Pansy Princess Parkinson n'était l'amie de personne, et encore moins celle de Finn Bowman. Ceci-dit, elle fit le choix de ne pas jeter cette plume, sans pour autant chercher à savoir pourquoi. La réponse à cette question ne l'intéressait vraiment, mais vraiment pas.

Quittant définitivement l’amphithéâtre, elle se dirigea vers la salle où se déroulerait le cours de sciences politiques. Une matière qu'elle appréciait tout particulièrement et pour laquelle ses qualités de manipulatrice lui seraient bien utiles. Et puisqu'ils étaient destinés à suivre les mêmes cours, elle aperçut plus loin la tête de Bowman. Semblant toujours à moitié happé par une désinvolture naturelle, Finn avait presque des allures d'ectoplasme. Pansy accéléra le pas jusqu'à pouvoir lui barrer la route, n'oubliant pas d'afficher l'un de ses airs les plus méprisants. Elle posa une main à hauteur de son torse au cas où il aurait le culot de continuer d'avancer, et enchaîna, glaciale : Tu étais sans doute trop occupé avec la poupée gonflable pour te rendre compte que tu avais oublié ça – elle lui colla la plume sous le nez, chatouillant son visage avec dédain – On sait tous à qui tu dois ta réussite, mais tu pourrais au moins faire semblant de travailler. Finn Bowman, major grâce à l'intervention de papa ? Une belle rumeur à lancer le jour où elle s’ennuierait un peu trop.

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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Lun 16 Avr - 11:19

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Finn & Pansy
Finn contempla très sérieusement l’éventualité de ne pas se rendre à son cours suivant, et de rentrer chez lui pour s’affaler dans son lit pour faire une sieste. D’autant plus que, si les cours de droit ne l’intéressaient absolument pas, les cours de sciences politiques étaient pires, car ils étaient non seulement soporifiques, mais inutiles pour son futur travail dans le cabinet de son père. Certains débâteraient de ce fait, surtout lorsque bon nombre des clients de Bowman & Sons étaient des ministres et autres puissants dans le même genre, dont les dossiers devaient être traités avec la meilleure compréhension possible de leurs fonctions, mais dans tous les cas, Finn n’avait pas le choix. Il n’avait absolument pas écouté le professeur à l’heure précédente, il ne pouvait pas se permettre d’écourter sa journée, au risque d’éclabousser son relevé de note parfait en tout point, et de ne pas tenir le marché passé avec son paternel.

Heureusement, la bimbo qui l’avait abordé ne l’avait pas suivi, et il se contenta de parcourir le couloir en silence jusqu’à sa prochaine salle, son port de tête, presque princier naturellement, contrastant parfaitement avec ce qu’il ressentait. Il avait l’habitude de faire semblant : en fait, c’était presque une seconde nature, chez lui. Il essayait de ne pas sombrer dans ses pensées les plus noires, de résister à l’appel vertigineux des ténèbres, et pour occuper son cerveaux dépressif, il se remit à songer à Pansy Parkinson. Cette fille était vraiment insupportable, le parfait miroir de la si vive et joyeuse Holly, et pourtant, leur troublante ressemblance aurait pu porter à croire qu’elles étaient de la même famille. Quel phénomène curieux. La génétique avait parfois un drôle de sens de l’humour, à le faire côtoyer deux rousses qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, mais avec des caractères si diamétralement opposés : l’une qu’il avait appris à adorer, alors que rien ne les liait en premier lieu, et l’autre, qui l’avait toujours méprisé pour ce qu’il représentait alors qu’ils étaient, au final, assez similaires.

Tout en continuant à marcher, d’un pas las, il se passa une main nonchalante dans ses cheveux, qui devenaient un peu trop longs à son goût. Sa chemise de marque cintrait parfaitement son corps sculpté et faisait ressortir ses yeux noisette, et il pouvait sentir sur lui des yeux pleins d’envie, dans tous les sens du terme. Il avait l’habitude. Mais les gens s’arrêtaient sans arrêt sur son visage si charmant, presque insolent dans sa beauté, et ne prêtaient pas attention aux signes, pourtant de plus en plus évidents, de sa détresse mentale. Ses cernes étaient si grandes qu’elles auraient pu être confondues avec des yeux au beurre noir, si elles avaient recouvertes ses paupières supérieures ; il avait perdu beaucoup de poids, notamment au niveau des côtes, et on pouvait deviner ses os lorsqu’il se mouvait ; son visage était fermé, mais pas dans une volonté d’éviter les autres, comme il avait pu le faire à Poudlard, dans sa phase d’ado rebelle, plutôt dans une indifférence, dans une neutralité effrayante, comme s’il ne se sentait plus concerné par ce qu’il se passait autour de lui. Personne n’avait relevé son mal-être, et, de toute façon, même si quelqu’un l’avait remarqué, tout le monde s’en fichait, de ce qui pouvait bien arriver à ce sale gosse de riche, arriviste à souhait et tout sauf sympathique, n’est-ce pas ? C’était ce qu’il croyait, au plus profond de lui.

Lorsque Pansy se planta devant lui, après la surprise initiale, il se contenta de s’arrêter, la regardant simplement de ses yeux vides en l’écoutant, sans protester. A Poudlard, il aurait répondu à ses insultes par d’autres, plus virulentes encore, car à cette époque là, il était encore fier de qui il était, et ne se serait jamais laissé traiter de la sorte (son père étant un cas particulier, car, comme tout enfant battu, il en avait extrêmement peur) : mais là, il se contenta de ricaner amèrement, lorsqu’elle lui dit qu’il n’était ici que grâce à l’intervention d’Humphrey Bowman. C’était ironique, parce que la Sang-Pur n’avait pas conscience que le géniteur de Finn aurait largement préféré que ce soit elle, qui soit major de promotion, que ce soit elle, qui soit son héritière, et qu’il partage son sang avec elle, plutôt que son bon à rien de fils. C’était logique qu’elle pense qu’il ne doive ses notes qu’à un népotisme aigu, et que les professeurs ne voulaient rien d’autre que de bien se faire voir par l’un des avocats les plus célèbre du pays, et, pour la plupart, l’un de leur ami proche : le brun ne voyait pas l’intérêt de se défendre. Quoi qu’il dise, elle ne le croirait pas, et c’était bien normal. Il se contenta donc d’hausser les épaules, l’air détaché, avant de prendre la plume entre ses mains et de la glisser dans sa poche et de planter ses yeux cernés dans ceux de la rousse, élégamment maquillés.

« -Si j’étais si mauvais élève que ça, Parkinson, peut-être que tu arriverais à avoir un meilleur relevé scolaire que le mien.

Et si sa phrase pouvait sembler piquante, son ton ne l’était pas du tout, il était détaché, lointain, comme s’il flottait au dessus de la conversation. Et c’était le cas, quelque part : il avait bien souvent l’impression d’être un spectateur à l’intérieur de son propre corps ; qu’il agissait tellement par automatisme, pour sauvegarder les apparences, que ce n’était pas lui qui pilotait son enveloppe corporelle. Son dédain résultait seulement d'un sursaut de son inconscient, un souvenir de ce qu'il avait été et auquel il pouvait se raccrocher. Il prit la main de Pansy qui se trouvait sur son torse, pour l’écarter de lui et qu’il puisse tranquillement continuer son chemin. Sa paume était froide et tremblante, et ses longs doigts, gigantesques, contrastaient avec la main fine et noble de la rouquine.

-Merci pour la plume, tu peux me lâcher maintenant. Je m’en voudrais si tu venais à être souillé de t’approcher trop près de quelqu’un d’aussi peu noble que moi, Parkinson. »

Certes, ses mots étaient sarcastiques, mais ils dénotaient d’un fond de vérité lattant. Il ne pensait pas que Pansy était au dessus de lui à cause d’un quelconque statut de sang, bien qu’il utilisait ce prétexte parce que c’était plus "facile", quelque part, mais par contre, il croyait dur comme fer que tout le monde valait mieux que lui. Il n’était rien. Non, il était pire que rien : il était une nuisance, qu’il aurait mieux valu écraser de son talon, et la rousse ne faisait que dire tout haut, ce que les autres pensaient intérieurement. C’était peut-être dur, mais au moins, c’était honnête.


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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Lun 11 Juin - 16:21


I swear I'm not a creep

Finn & Pansy


Pansy se tenait droite, toujours, presqu'enracinée. Au delà des mots, elle était capable d'une dureté que ses mouvements graciles ne permettaient pas réellement d'entrevoir : son cœur, son corps entier savait comment se souder en un bloc quasi-impénétrable. Quel intérêt ? Celui d'être capable de recevoir les coups. Pas physiques, non - Pansy pleurerait sans doute autant que quiconque si l'on touchait l'un de ses cheveux - mais verbaux. Elle pouvait recevoir les mots. Les critiques. Les insultes. Sans jamais sourciller malgré la balafre infligée à son égo qui, soit-dit en passant, était suffisamment gros pour recevoir toutes les pierres qu'on pouvait lui jeter. Et l'intérêt de savoir recevoir les mots est qu'il est ainsi plus facile de les balancer. Acerbe, Pansy avait toujours fait partie de ceux qui crachent leur venin avec une jouissance incommensurable, et elle ne s'en était jamais cachée. Au contraire, se lancer dans une joute verbale était d'autant plus plaisant qu'elle pouvait regarder son adversaire se débattre, s'époumoner et s'éteindre juste devant elle. C'était sans doute là l'une des plus violentes sensation de pouvoir qu'elle avait connu. Et l'un de ceux qui l'aidaient à se sentir à la fois vivante et triomphante se trouvait devant elle, en ce moment même. Mais loin d'être l'adversaire qu'elle avait connu, Finn semblait à peine être capable d'exister.

L'année scolaire n'est pas finie, Finn, lâcha-t-elle en prenant soin de détourner les yeux des siens. Il n'y avait aucune animosité dans ses paroles, c'était peut-être ça le plus étrange. Elle s'était attendue à une claque et n'avait reçu que l'ombre d'un sermon. Bowman était une belle gueule, certes, mais il était aussi brûlant, électrique, vivant. Pas ça. Livide, plat, soporifique. Il semblait plus à un robot qu'à un sorcier, et le contact de sa peau contre la sienne n'était qu'une preuve de plus. Glaciale. Morte. Pourquoi ?  

Qu'importe. Pansy retint difficilement un frisson -dégoût, surprise, effroi ? Un peu des trois, sans doute. Parce qu'à ce stade, il devenait carrément flippant. Mais après tout, ce n'était pas son problème. Elle se fichait bien de la situation de ce sang-mêlé, et au contraire, le laisser s'enfoncer un peu plus dans l'abysse dans laquelle il chutait déjà lui permettrait d'éliminer la concurrence. C'était logique. Limpide. Alors pourquoi ne pouvait-elle pas s'empêcher de se poser la question ? Pourquoi n'avait-elle pas retiré sa main du contact de la sienne alors qu'il ne demandait lui-même qu'à éloigner sa carcasse de sa noblesse ? Pour la même raison qui la poussa à attraper son bras alors qu'il tentait de la contourner. Et maintenant ?

Maintenant, elle retrouvait un peu de lucidité. Maintenant, elle réalisait que ce geste n'était pas digne d'elle, pire : insultant pour la personne qu'elle prétendait être. Alors Pansy durcit le regard qu'elle planta sans le sien et postillonna ses mots de la façon la plus condescendante qu'elle trouva sur le moment : T'as vraiment une sale tête. Arrange ça ou reste chez toi, tu fais peur à voir. Pire, tu fais honte à cette école. Fausse vérité, mais l'important était de maintenir les apparences. Pansy Princess Parkinson ne se préoccupait que de Pansy Princess Parkinson. Après un demie-seconde de silence, elle s'empressa de lâcher sa prise, affichant un air de dégoût exagéré. Et d'un geste censé montrer son mépris, elle tourna les talons.

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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | Dim 17 Juin - 15:02
I swear I'm not a creep

- Finn W. Bowman — Pansy P. Parkinson -


Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.” Victor Hugo  
À Poudlard, Finn ne faisait définitivement pas parti des populaires, de ceux qui faisaient parler d’eux dans les couloirs et faisaient rayonner la maison des Serpentard. Il avait un succès certain auprès des filles (et de certains garçons, il fallait bien l’avouer), grâce à son insolente beauté, mais à part ça, il restait le sang-mêlé dont la famille essayait tant bien que mal d’accéder au rang de puissants, et qui préférait rester dans son coin en fusillant du regard tous ceux qui passaient à portée de vue, plutôt que de participer à une quelconque cohésion de maison. Le Bowman avait peu d’amis, qui pouvaient se compter sur les doigts d’une main, quelques ennemis : et Pansy Parkinson, malgré le fait qu’elle soit plus jeune que lui, en faisait partie. Leurs échanges pouvaient devenir spectaculaires, tant ils étaient complexes, recherchés, et corrosifs, devenant des spectacles amusants pour leurs camarades, dans la salle commune des verts et argent. Car Finn se battait, corps et âmes, avec sa prose plutôt qu’avec ses poings, sachant parfaitement appuyer où cela faisait mal, et Pansy, venimeuse, animale, le lui rendait bien. Sauf que la rousse avait toujours une longueur d’avance, non pas parce qu’elle était meilleure oratrice que lui, mais par ce qu’elle était. Par ce sang qui coulait dans ses veines, par ce port de tête royal qu’elle avait naturellement, par ces armoiries qu’elle pouvait appeler les siennes : et surtout, parce que les Bowman étaient employés quand les Parkinson étaient patrons. Sa cour l’aurait suivi jusqu’au bout du monde, même, se serait jetée dans le vide si elle l’avait demandé, alors que, derrière le jeune homme, personne n’était là pour applaudir, pour l’épauler. Même ceux qui l’auraient trouvés meilleur que la rouquine n’auraient pas osés éveiller son courroux, sachant parfaitement que la société avait une hiérarchie silencieuse, et que la jeune fille était tout en haut de la pyramide.

Aujourd’hui, tout était à la fois très différent, et extrêmement semblable. Ils suivaient le même cursus, arpentaient chaque jour les même couloirs, et, décidemment, ils saignaient toujours le même type de sang, l’un bleu, l’autre, teinté de propriétés non magiques. Et pourtant, ils étaient adultes, la guerre avait cessé et Voldemort était tombé, en ternissant, au passage, le nom si noble des Parkinson. Finn avait changé, perdant le respect qu’il avait pour lui-même et cette flamme intérieure qui l’animait, lorsqu’il était encore adolescent, et il ne doutait pas que Pansy, également, n’était plus celle qu’il avait appris à connaître, dans les couloirs de l’école. La situation avait un air de déjà-vu, mais distordue, étrange, comme s’ils s’étaient retrouvés transporté dans un monde parallèle similaire, mais décalé.  

L’année scolaire n’était pas finie, en effet. Et quel dommage. Les jours semblaient s’allonger, les semaines étaient trop longues, et il se demandait comment il allait faire pour tenir deux ans à supporter ce quotidien qu’il n’avait pas choisi, sans devenir totalement cinglé. Les drogues étaient ses meilleures amies pour tenir, et Holly aurait été affolée de voir à quel point il en était devenu accro. Comme s’il était retourné dans la rue, à cette époque sombre où il vendait son corps et utilisait des stupéfiants pour oublier sa vie misérable.

La pression qu’exerçait Pansy sur son bras était la seule chose qui, présentement, lui rappelait qu’il était vivant. C’était pour ça qu’il se vautrait dans le sexe, dans la débauche : pour ressentir quelque chose. Pour combler le vide qu’il ressentait dans son cœur et dans son esprit, mais ça, la rouquine ne pouvait pas comprendre. Une Parkinson ne pourrait jamais comprendre un Bowman, et inversement : c’était écrit. Pas par une prophétie, ou une loi édictée dans un livre qu’ils auraient appris lors de l’un de leurs cours interminables, mais par un ordre immuable des choses, une conscience collective indicible qui maintenait cohésive la structure naturelle du monde des Hommes.

« -Te voilà revenue aux prénoms, Pansy ? Et il accentua son dernier mot, ourlant sa lèvre d’un sourire qui était presque du domaine du flirt, faux, et attendu de sa part. Comme un réflexe de sa gloire passée. Si tu continues à m’appeler comme ça, et à me tenir le bras, je pourrais me mettre à croire des choses, fais attention. Je me doute que peu de monde est volontaire pour enlever le balai coincé dans ton royal postérieur, et le remplacer par ce qu’ils ont entre les jambes, mais tu ne serais pas désespéré à ce point pour me demander à moi, j'espère ?

Ça aurait été magnifique, s’il ne s’insultait pas autant qu’il le faisait envers la rouquine, ne pouvant s’empêcher de se diminuer, conjurant à la fois son insolence et son mépris de lui-même. Enfin, elle le lâcha. Il ne ressentait aucune adrénaline, aucune excitation à cet échange qui l’aurait, quelques années auparavant, profondément amusé. Il était simplement fatigué. Ce cours de science politique le tentait de moins en moins, et si ce n’était pas le professeur Flerroch qui l’enseignait, probablement qu’il aurait déjà tourné les talons. Et Pansy lui donna l’excuse parfaite pour s’esquiver, pour se réfugier dans la salle de classe et cesser cette conversation qui ne faisait que conforter le vide, qui se trouvait au plus profond de son être.

-Ouais, je fais peur, c’est vrai, ouais, je fais honte à toi, à l’école, à Merlin si tu veux. Pas de soucis, le message est passé. Merci pour tes précieux conseils, Parkinson. »

Et si c’était Holly qui s’était tenu devant lui, elle aurait compris la détresse qui serrait son cœur, son corps, et la lassitude qui l’étreignait alors qu’il ne faisait que se tenir droit, et subir les remarques de la sang-pure. Mais ce n’était pas Holly. Elle était partie, et ne reviendrait pas. Tout ce qu’il avait, c’était une femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, et qui n’avait qu’une seule envie, c’est que l’existence même de Finn soit rayée de la surface de la planète.  
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Sujet: Re: I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson | 
I swear I'm not a creep ft. Pansy Parkinson
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