But then I fooled around and fell in love | Grace

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 26 Mai - 16:27

But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo
Grace se rappelait de la première fois qu’elle avait lu le Seigneur des Anneaux. Elle était jeune, peut-être un peu trop pour comprendre toutes les subtilités de l’écriture de Tolkien et les enjeux qu’il évoquait dans ses récits, mais elle avait tout de suite été happée par ce monde de fantasy où elfes, nains, Ents et gobelins, vivaient des aventures extraordinaires dans des paysages féériques. Elle se souvenait parfaitement être tombé sous le charme de l’excentricité de Tom Bombadil, et avait aimé imaginer des mélodies pour accompagner ses chansons, toutes plus loufoques les unes que les autres (elle avait d’ailleurs extrêmement hâte de le voir dans le film de Peter Jackson). Elle était, en quelque sorte, tombé amoureuse d’Aragorn, ou en tout cas, de l’image qu’elle s’en faisait dans sa tête, de ce grand rodeur aux cheveux sombres qui avait cette carrure imposante, rassurante, une véritable lumière au milieu du chemin bien sombre qu’empruntait les Hobbits. Elle s’était identifiée aux personnages féminins, forts, bien campés, et qui ne laissaient pas les hommes leur marcher sur les pieds. Elle avait vécu les existences de ces personnages, comme si c’était la sienne. Et de rencontrer quelqu’un qui pouvait comprendre ce lien qu’elle ressentait pour cet univers, c’était quelque chose d’extraordinaire, pour la française, comme si le destin l’avait mis sur sa route, (et en plus, il était hyper canon : que demandait le peuple ?) et, même si ce rendez-vous ne débouchait sur rien d’autre qu’une franche et pure amitié, elle aurait déjà beaucoup gagné au change.

« -Galadriel ! Il n’y a pas beaucoup de personnages féminins, au final, dans la série, et c’est celle dont on a le plus de détail sur l’apparence… Même si je suis ni très grande, ni avec des cheveux dorés. Elle fit une pause, soupirant quelque peu. Pourquoi fallait-il que toutes les femmes de ce livre soient décrites comme étant des femmes magnifiques, capables de faire tourner la tête de tous les hommes ? Difficile de faire un costume réellement ressemblant. Ça me détend, de coudre. Ma mère, qui n’est pas une femme au caractère… facile, m’a élevée dans l’idée de faire de moi la parfaite petite ménagère, qui coud, fait la cuisine, et repasse les chemises de son mari pendant qu’il va gagner de quoi nourrir sa famille. Bon, même si c’est du grand délire, j’en ai tiré des compétences intéressantes, c’est déjà ça !

Grace redevenait réellement la fille bavarde, qui avait un contact facile avec les gens et qui était tout, sauf prise de tête, comme elle l’était auprès des personnes avec qui elle se sentait bien. C’était naturel, les mots coulaient de sa bouche comme l’eau d’une source, et elle avait enfin cessé de retourner mille fois ses pensées dans son cerveau avant de parler. Le petit sourire de Milo alors qu’ils discutaient, sa voix grave et apaisante, couplé à l’atmosphère tamisée du restaurant… Elle n’aurait voulu se trouver nulle part ailleurs, peu importait le prix. Surtout lorsque l’italien fit retentir un rire sonore, face à son trait d’humour concernant les américains, un son si magnifique qu’elle eut l’impression d’hyperventiler, quelques secondes, tant elle se retenait de fangirliser comme une collégienne lorsqu’un garçon sort une guitare autour d’un feu de camp. Mais il a des fossettes. Des putains de fossettes. Comment je peux résister à un truc pareil ? se dit la moldue, essayant de calmer son cœur qui battait un peu trop vite. Elle en oublia presque la réponse de Milo, tout en sarcasme lui aussi, avant de se reprendre, tout en prenant une gorgée de vin blanc, levant le petit doigt en l’air et prenant une voix snob :

-Alors, monsieur, sachez que nous sommes tout bonnement incompatibles. Nous n’aurons jamais d’enfants dans ces conditions. Elle laissa tomber son accent à l’instant même ou elle se rendit compte de ce qu’elle disait, avant d’essayer de rectifier sa bourde, d’une voix tremblotante et un peu gênée. Enfin, euh, je veux dire… non pas que j’imaginais que… Enfin, tu m’as comprise.

Vite. Changer de sujet, parce qu’elle n’allait pas laisser une énième bourde de sa part gâcher la soirée, qui était repartie de plus belle. Milo continua de parler de son enfance, heureusement, et elle espérait que les… possibles implications de ses paroles (elle devait décidément apprendre à tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler) passeraient inaperçu. Non pas qu’elle imaginait se marier et avoir des enfants avec le vendeur de balai, c’était simplement leur premier rendez-vous, et ce n’était pas l’une de ces folles qui pensaient à se faire passer la bague au doigt dès qu’un beau garçon posait les yeux sur elles : mais elle pouvait bel et bien passer pour une telle personne, si elle n’y prenait pas garde.

-Oh, c’était pour le travail de tes parents ? Ou ils étaient simplement accrocs au thé, et voulaient se rapprocher directement de la source ? demanda-t-elle, toujours aussi malicieuse, un petit sourire sur le visage.

Visage qui d’ailleurs, rougit face au compliment de Milo. Elle avait toujours du mal à croire quand on lui disait des trucs de ce genre, mais, bizarrement, dans la bouche du sorcier, elle avait envie que ce soit la vérité. Qu’il pense qu’elle était jolie, que les imperfections qu’elle voyait tous les jours en se regardant dans son miroir, et qui lui sautaient toujours au nez, étaient invisibles à ses yeux. Elle voulait lui plaire, tout simplement. Elle se contenta donc de passer une mèche de cheveux derrière son oreille, ne sachant pas trop quoi répondre, et essaya de cacher du mieux qu’elle pouvait le fard qu’elle n’avait pas manqué de piquer.

Et puis… Elle faillit s’étouffer toute seule. De rire. A cause de Milo. Il était sérieux ? Est-ce qu’il venait VRAIMENT de poser cette question ? Il était incorrigible, et n’avait vraiment pas froid aux yeux. La française trouvait ça tellement hilarant, qu’elle partit dans un fou rire qui lui laissa les larmes aux yeux, ne réussissant pas à s’arrêter et parvenant simplement, entre deux gloussements, à glisser des petits "désolé" hachés par ses rires. Lorsqu’enfin, elle parvint à se calmer, elle avait mal aux côtes de s’être tant esclaffée, et savait parfaitement qu’elle devait avoir l’air totalement cinglée, mais cette tranche de rigolade lui avait fait tellement de bien qu’elle s’en fichait.

-Oui oui, c’est la même chose. Elle passa le fait que le mot baguette pouvait également avoir des significations bien plus paillardes, pourvu qu’on lui attribuait des adjectifs appropriés, mais… cela aurait vraiment été déplacé de parler de pénis lors d’un premier rendez-vous, n’est-ce pas ? Par contre, avant que tu dises quoi que ce soit à ce propos, omelette du fromage, c’est faux, grammaticalement parlant, rajouta-t-elle, en pouffant toujours un peu. Mais que veux-tu, oui, on a tendance à mettre des baguettes un peu partout. D’ailleurs, quand on part faire la grève, tous les matins, on en met une sous notre bras, on met notre béret, et on part à la Tour Eiffel. C’est comme vous, non ? Comme tu es americano-italien… Quoi, tu répètes le serment d’allégeance à chaque fois que tu manges de la pizza ? »

Ah, les clichés avaient décidément la vie dure, mais Grace trouvait ça drôle d’en jouer. Avec une bonne dose de second degré, bien sûr.


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Dim 10 Juin - 19:10


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But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo

C’était vrai que la communauté manquait clairement de personnages féminins, mais … les quelques-uns qui étaient présents avaient au moins l’honneur d’être écrit avec une certaine force de caractère qui leur donnait tout leur charme. Et il la voyait très bien en Galadriel, après tout, elle avait bien le droit de la réinterpréter, de la faire à son image, ce n’était pas le principe de la littérature ? « Je suis sûr que tu la porteras à merveille. » C’était une certitude. Elle semblait avoir la même force de caractère. Il hocha la tête, il ne pouvait pas vraiment comprendre la volonté de sa mère, mais … il avait toujours ressenti un peu la même chose concernant sa propre mère, à une échelle bien moindre. Elle lui râlait suffisamment dessus ses dernières années : elle attendait de lui qu’il ramène enfin une femme à la maison, qu’ils fondent une famille et qu’elle est des petits-fils, voir dans son idée, des arrières petit fils. C’étaient toujours les mêmes questions qui revenaient… Et avec Irvin qui serait bientôt papa, sa mère continuait d’en rajouter une couche. Il n’osait imaginer ce que cela pouvait être de vivre avec encore plus de pression.

C’était amusant de les voir flirter. Dès que l’un disait quelque chose qui dépassait un chouia la bienséance, ils se confondaient dans des excuses. Bien sûr, leurs excuses étaient rationnelles. Milo était devenu frileux sur ses relations avec la gente féminine, et même s’il ne se l’avouait pas encore, Grace était trop désirable à ses yeux pour qu’il merde. Et c’était cette peur qui le retenait. La peur aussi de devenir intime avec quelqu’un, qu’elle recule face à son moignon qu’il détestait tant … Ce n’était pas pour rien, ça lui été déjà arrivée. Il aurait pu juste s’offusquer de ses propos, En rougir ou avoir une réaction complètement inappropriée. Mais il préféra en rire, parce qu’au final, il se commençait doucement à se rendre compte, que ce rendez vous allez probablement changer beaucoup de choses entre eux. « Oui, t’inquiètes, je comprends. » La rassurer, c’était la première chose qui lui était venue à l’esprit. S’il aurait eut un tant soit peu confiance en lui – c’était presque un comble pour un ancien gryffondor – il aurait tendu sa main au-dessus de la table pour la poser sur celle de la jeune femme.

C’était presque un bâton pour se faire battre qu’elle lui tendait. Il eut un sourire, répondant presque du tac au tac. « S’ils avaient voulu du thé à la source, ils auraient été vivre à Boston. » Cette bataille entre le thé, les anciennes colonies et les Britanniques était mythique. Son père lui avait dit une fois que s’il tombait à l’eau et buvait la tasse, il aurait un goût prononcé de thé pendant deux semaines au moins dans les poumons. Il reprit avec un sourire. « Sinon oui, mon père était plutôt journalisme et ils lui ont proposé un bon poste. » Il lui sourit tranquillement, coupant un morceau de poisson. Il reprends. « Mais bon, ils sont retournés vivre aux états-unis depuis, ça les rapprochait un peu plus de la famille. »

Et sa diversion fonctionna à merveille. S’il vit la jeune fille rougir sous son compliment – et par merlin, qu’elle était belle et adorable quand elle glissait cette mèche derrière son oreille, ça lui donnait presque envie de faire de même – elle se rattrapa bien vite en explosant de rire. Il eut presque un soupir de soulagement devant sa désamorce de gêne qu’il avait presque instauré. Et son rire ne put entraîner que le grand sourire de Milo, conscient de la stupidité de ses blagues et de son accent à couper au couteau. Et il se perdit presque à la regarder rire. Buvant un peu de son vin en évitant de le recracher cette fois-ci. « Je suis incroyablement déçu d’apprendre ça. Vraiment, je pense que je vais redevoir retravailler mes perspectives d’avenir suite à cette révélation beaucoup trop abominable pour qu’un homme seul puisse s’en remettre. » Il avait pris un air faussement dramatique, comme il savait si bien le faire. Suite à ce monologue stupide, il avait éclaté de rire avant de taper faussement du poing sur la table. « Je le savais ! Et avouez, vous avez juste inventé les croissants parce que vous étiez jaloux qu’on ai inventé la pizza !» Il s’était mis à agiter ses mains et il continua avec un accent italien beaucoup trop exagéré. « Et à chaque Tiramisu aussi. Et on ne bois rien d’autre que du café et en fait, ne le dis à personne, mais ma boutique n’est qu’une façade pour un trafic beaucoup plus important. Un trafic d’huile d’olive. » Il la prend sur un ton de la confidence, amusé par leur petit jeu de cliché et de stéréotypes qui leur sont propres. Et après tout, ça reste un petit peu du flirt, non ?
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Lun 11 Juin - 18:38
But then I fooled around and fell in love

- Grace Hamilton — Milo Pierce -


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Le problème avec Grace, c’était que lorsqu’elle était à l’aise avec quelqu’un, il lui arrivait parfois de parler sans réfléchir. Naturelle, elle blaguait, riait, ne prenait pas en compte son environnement ni sa posture, pour simplement profiter de l’instant présent : et présentement, alors qu’elle parlait avec Milo, cet homme qui la faisait tant craquer, de son univers préféré, dans un restaurant des plus agréable, il était difficile qu’elle soit plus à l’aise (il manquait un chien à l’équation, et elle aurait été la femme la plus heureuse du monde). Elle sourit en entendant l’italien l’encourager dans son projet de cosplay, avant de continuer sur sa lancée :

« -Toi aussi tu devrais te costumer, par exemple, Aragorn t’irait comme un gant. Grand, beau, brun… Ouais, tu coches toutes les cases.

Elle était totalement sincère dans ses propos, bien qu’elle ne se rendait probablement pas compte de la façon dont sa phrase pouvait être prise : du flirt à l’état pur, une tentative, en plein jour, de transformer leur amitié en quelque chose d’autre. Ce n’était pas vraiment le cas (bien qu’elle n’aurait rien contre), car tout ce qu’elle imaginait, c’était à quel point ils auraient l’air badass dans leurs costumes, tous les deux, lorsqu’ils feraient la queue devant une salle obscure. La française reprit une bouchée de son assiette, laissant fondre sous son palet les aromes de poisson, absolument succulents, de son plat. Dans sa tête, elle formait déjà un plan pour convaincre Matthew de les accompagner. Bon, il lui faudrait la jouer serré pour le convaincre de venir déguisé à un truc de ce genre, mais elle y arriverait, elle en était sûre.

Elle enchainait les sous-entendus involontaires : heureusement, Milo, visiblement, ne l’avait pas mal pris, et lui avait même offert ce qu’elle considérait maintenant comme étant sa marque de fabrique, son sourire qu’elle aimait tant. La manière dont il penchait légèrement la tête, dont ses fossettes apparaissaient progressivement, dont ses dents parfaitement alignées s’écartaient légèrement… C’était une œuvre d’art, clairement. Comme si un expert en robotique avait confectionné avec attention le sourire le plus parfait qui pouvait exister, et Grace avait la chance de le recevoir en cadeau. Elle aussi rigola vivement, partageant sans vergogne ces instants de bonheur qu’ils créaient à deux, et répondit du tac au tac à sa plaisanterie.

-Ne parle pas de ça, on risquerait de nous virer du pays. C’est encore un traumatisme pour tous les anglais, j’ai entendu dire qu’ils ont légalement le droit de tuer quiconque qui ne ferait qu’évoquer Boston, dit-elle en pouffant. Puis elle reprit son sérieux, en même temps que lui, hochant de la tête en assimilant les informations qu’il lui donnait. Oui, je me doute que, de toute façon, un petit tour de magie, et hop, tu peux les rejoindre, dit-elle avec l’innocence d’un enfant qui parlerait de licornes et de farfadets.

La française commençait à avoir mal au ventre, à force de rire : au moins, elle allait directement éliminer son repas en faisant des abdos. Le vendeur de balais avait exactement le genre d’humour qu’elle appréciait, des blagues sans prises de tête, pas toujours très fines, mais qui n’étaient jamais malveillantes, surtout. Matthew va l’apprécier, pensa-t-elle, alors qu’elle se tenait les côtes en rigolant, et cette simple pensée, de se dire que sa seule famille qui importait vraiment soit proche de Milo, forma à l’intérieur de son organisme une vague de chaleur reposante, apaisante. Grace refusait de s’avouer qu’elle pouvait imaginer ce crush qu’elle ressentait pour Milo se transformer en de réels sentiments : certes, c’était une romantique, mais elle était suffisamment mature pour savoir qu’il fallait prendre son temps, pour construire une réelle relation. Elle avait fait l’erreur de vouloir aller trop vite, et s’était brulée les ailes, lors de précédentes histoires d’amour. Charlie, bien sûr, en avait été l’exemple le plus flagrant, et s’ils n’avaient pas réussi à passer au dessus de leur rupture, qui avait quand même fait beaucoup de mal à Grace (bien qu’à l’époque, elle l’avait farouchement nié), ils seraient passé à côté de l’amitié qui les liait aujourd’hui. Maintenant, elle faisait attention à son petit cœur, bien trop gros pour sa poitrine, et ne disait des mots d’amour qu’à des personnes soigneusement sélectionnées.

Pendant que Milo finissait son imitation de mafieu italien, parfaitement maitrisée dans son exagération et son cliché, la kinésithérapeute essayait, du mieux qu’elle le pouvait, de finir son plat, qui commençait à devenir froid, tant ils riaient et parlaient et passaient du bon temps ensemble.

-Je garderai ton secret, après tout, je n’ai pas envie qu’on me découpe et qu’on me jette dans un four à pizzas. C’est le moment que choisit le serveur pour revenir auprès d’eux, alors que les assiettes devant eux étaient à peu près vides, et, bien qu’il restait totalement professionnel, il ne put s’empêcher de regarder quelque peu étrangement la non magique, qui parlait d'un sujet peu banal, il fallait bien l’avouer. Celle-ci rougit, un peu gênée, mais de bien trop bonne humeur pour réellement se flageller. Lorsqu’il demanda s’ils désiraient la carte des desserts, Grace n’hésita pas un seul instant, et opina vivement de la tête, avant de se retourner vers les yeux si attentifs de Milo. Au fait, je voulais te demander : ce n’est pas possible pour quelqu’un qui n’a pas de pouvoir magique de voler sur un balai, pas vrai ? Ou bien j’ai encore raté un épisode ? »

Parce que ça serait quelque chose qu’elle aimerait vraiment faire dans sa vie, voler. Elle se doutait que c’était un doux rêve, mais il valait mieux demander, que de rester dans l’incertitude.    
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Dim 17 Juin - 15:40


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Est ce qu’il venait de rêver ou bien elle venait de flirter ouvertement avec lui ? Oui. Est ce qu’elle venait vraiment de dire qu’il était beau ? Oui. Est ce qu’il bloqua quelques instants ? Oui. Mais est ce que son sourire n’était que plus grand ? Oh oui. S’il était un peu long à la détente, il commençait à se rendre compte qu’il n’était pas tout seul à apprécier la compagnie de l’autre à un level autre que la simple amitié. « J’y penserais. » Il termina tranquillement son plat, l’écoutant tout en évitant de cracher sa nourriture partout sous les fous rire qu’elle lui provoquait. Il était même étonné que son plat ait fini dans son estomac. « Promis, je garde ça sous-silence. » Ça commençait à faire beaucoup de secrets à garder sur une soirée entière, mais ça lui convenait parfaitement.

Il était vrai qu’être sorcier avait ses avantages certains : Milo ne pouvait certes pas transplaner jusque chez ses parents – la distance était un peu longue, il craignait de perdre une autre partie de son corps, mais il pouvait au moins se rendre chez eux de façon régulière. De toute façon, Milo n’aimait pas trop l’avion, donc c’était tout bénef pour lui. Il partait en direction de New-York par le portail d’Atlantis, puis se rendait chez ses parents avec un portoloin la plupart du temps. « C’est à peu près ça ! Au lieu de prendre 6h de jet lag en 10h, j’en prends en 10 minutes ! » Ajouta-t-il dans un rire. Il ne se plaignait pas, de toute façon, il n’avait quasiment aucun moyen de les éviter. Il prenait quelques potions et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il secoua la tête en souriant devant sa crainte de finir dans un four à Pizza. Il n’allait pas démentir, pour le fun. Il avait déjà pas mal pris quand les films de Coppola étaient sorti et il aimait bien en jouer !

Milo ne pouvait décemment pas se plaindre de cette soirée. La compagnie qu’il avait été excellente, il n’échangerait sa place pour rien au monde. Au plus, il apprenait à la connaître, au plus, il l’appréciait et au plus, il tombait sous son charme. Il avait clairement bien fait d’accepter ce rendez vous avec elle, elle lui faisait presque oublier ses petits tracas du quotidien, tellement il riait à ses côtés. Et en plus, elle s’intéressait à son univers, que demander de plus ? Il hocha la tête. « Non, c’est bien ça. En fait, les balais fonctionnent un peu comme une baguette, c’est plus un médium pour concentrer ta magie qu’autre chose. » Même si certains sorciers arrivaient à se passer de baguette, il n’y avait à ce jour aucune preuve de sorciers volants d’eux même sans balai. Milo avait sûrement encore de belles années devant son artisanat. Il reprit avec un sourire. « Enfin, si un jour, tu veux, j’pourrais t’emmener faire un tour. » C’était par pour rien qu’il développait un side-car. Et puis au pire, il pouvait la prendre avec lui. Il n’était pas sûr d’avoir le meilleur des équilibres avec sa patte folle, mais ils pouvaient toujours essayer, au moins à petite altitude. Il regarde vite fait le temps à l’extérieur pour observer le temps, mais la pluie semble toujours tomber à gouttes fines. Il se retourne vers la table avec un petit sourire, remerciant le serveur de la carte des desserts, amusé devant l’air encore plus enjoué de la jeune femme. « Je t’aurais bien dit ce soir, mais le temps qu’on passe au dessus des nuages, on sera trempé. » Et puis il n'avait pas sa prothèse, ils devraient passer à sa boutique récupérer balai et prothèse adaptée. Il lui fait un sourire, passer le reste de la semaine avec une pneumonie ne lui semblait clairement pas une bonne idée.

Le serveur était revenu prendre leur commande et Milo avait laissé la jeune femme demander son dessert avant de demander le sien, un terrible moelleux au chocolat – il ne résistait pas au chocolat en général et a priori, il ne pouvait pas non plus résister à la jeune femme.

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Lun 18 Juin - 10:26
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Grace n’avait pas vraiment conscience de ce qui était possible ou pas de faire, pour un sorcier. Elle les voyait un peu comme des sortes de super-héros sans peur et sans reproches, qui, d’un simple claquement des doigts, pouvaient bouleverser le fondement même de l’univers. Mais il était vrai qu’elle n’avait jamais, non plus, pris en considération le jetlag, et elle se demanda si, tout comme les personnes non magiques, certains sorciers souffraient de mal de transport en se téléportant à l’autre bout du globe, question qu’elle n’aurait jamais pensé se poser, un jour dans sa vie. Elle se contenta de rire doucement, en guise de réponse, ne voulant pas passer pour une complète sotte, à poser tout un tas de questions sur la magie qui devait semblaient des plus élémentaires, pour quelqu’un comme Milo. La française côtoyait, certes, Charlie depuis des années, mais le fait qu’il n’utilise pas de baguette magique pour lancer de sortilèges lui faisait oublier, bien souvent, qu’il était capable de faire des choses extraordinaires, de la même façon que Milo. Elle voyait plus ça, chez son meilleur ami, comme une seconde nature, quelque chose d’indicible et de réel, mais au final, bien peu important. Auprès de l’italien, c’est comme si elle redécouvrait une curiosité enfantine dévorante, abandonnée lors de son passage à l’adolescence : elle était probablement poussée par cette attirance qu’elle ressentait à son égard, par cette envie de connaître toutes les facettes de sa personnalité, même les plus obscures, que son éducation moldue ne lui permettait pas de saisir.

Alors qu’elle l’écoutait parler de balais magiques et de vol dans les airs, la kinésithérapeute imagina, quelques secondes, ce qu’elle pourrait bien ressentir, à voguer dans le ciel en sa compagnie. Est-ce qu’elle se trouverait dans son dos, comme les motards, et qu’elle se serrerait contre lui pour éviter de tomber, sa tête reposant sur ses trapèzes et ses yeux virevoltant entre les astres au dessus d’elle, et la nuque de Milo ? Ou bien, comme les anciens chevaliers, la mettrait-il devant lui, ses bras l’enserrant d’une étreinte protectrice, et qu’elle pourrait sentir son parfum masculin envahir ses sens ? Il fallait bien avouer qu’elle divaguait un peu, se perdant dans ses rêveries. Grace secoua la tête, comme pour se réveiller, et éviter de se perdre dans ses pensées en fixant le vendeur de balai, ne voulant pas passer pour quelqu’un de trop étrange.

« -Aha, ça sera pour la prochaine fois, alors, tu seras obligé de m’emmener à un autre rendez-vous, tant pis, dit-elle avec une pointe de malice, utilisant l’humour, comme à son habitude, pour se changer les idées.

Le serveur, après avoir pris leur commande, finit par apporter leurs assiettes, pour Milo, un gâteau au chocolat qui semblait des plus apétissant, et pour Grace, un thé entouré de mignardises, comme une tarte au citron miniature et une petite boule de glace au melon. Lorsque l’employé du restaurant eu tourné les talons, avisant la magnifique assiette devant l’italien, Grace, joueuse, pointa du doigt quelque chose derrière lui, en prenant un ton très sérieux et en s’exclamant :

-Derrière toi !

Puis, rapide comme l’éclair, elle plongea sa cuillère dans l’assiette de Milo, pour lui voler une bouchée de son moelleux. Lorsque le sorcier se retourna, quelques secondes plus tard, elle avait fait disparaître toute trace de son méfait, en le dégustant, et seul le trou dans son gâteau pouvait laisser deviner la nature de son crime, ainsi que le sourire machiavélique et faussement innocent, qui était peint sur son visage. Un pouffement incontrôlable sortit d’entre ses lèvres, se disant qu’elle était vraiment bête, mais en étant, en même temps, assez fière d’elle-même. La française se doutait que l’homme aurait suffisamment d’autodérision pour rire de son vol, plutôt qu’autre chose, voire même de blaguer avec elle à ce sujet. N’étaient-ce pas ce qu’ils avaient fait depuis le début de ce repas ? Mélanger le flirt et l’humour, la timidité et le confort ?

-Je t’assure qu’un minuscule farfadet s’est précipité sur notre table pour te voler un bout de gâteau. Je n’ai rien pu faire, il a été trop rapide », dit-elle pour enfoncer le clou.

Et maintenant, elle rigolait franchement. 
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Lun 18 Juin - 18:06


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Grace & Milo

Il la sentit légèrement distraite quand il commença à parler de balais. Il avait un peu peur de trop s’emballer en lui en parlant et de rentrer dans un domaine trop technique… Il essayait donc de vulgariser un peu la question qu’elle lui avait posé sans en faire trop, en essayant de se contenir un peu. Il pouvait parler de techniques pour Balai pendant des heures et des heures. Il doutait du fait qu’elle puisse trouver cela passionnant. Il coupa un peu courts aux détails, ne désirant pas l’ennuyer et encore moins l’endormir. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’il l’écoutait répondre. « Ça sera avec plaisir, Grace. » Un tout petit peu de sérieux ne pouvait pas faire de mal. Milo était totalement partant pour un second rendez-vous avec elle, même si leur premier ne touchait même pas encore à sa fin. Sa compagnie était beaucoup trop agréable et puis … Il avait vraiment envie de lui faire découvrir le vol en balai et pas seulement pour l’expérience, il n’allait pas se mentir. Dans tous les cas, c’était de loin le rendez-vous le plus agréable qu’il avait vécu jusqu’ici. Il était vraiment content de la tournure des événements.

Les desserts arrivèrent bientôt, le fondant au chocolat apparaissant devant les yeux d’un Milo presque émerveillé. Ça avait l’air si bon… Et pourtant… Grace lui cria de se retourner. Il se retourna, presque sûr qu’elle était en train de lui faire une blague. Puis après avoir observé derrière son dos – et avoir entendu le tintement de la cuillère sur sa propre assiette, il lui offrit quelques secondes le temps d’avaler son méfait, avant de revenir vers leur table. Il ne put retenir un rire devant l’air mi-sérieux, mi-amusé qu’arborait la jeune femme et devant son dessert déjà entamé. « Un farfadet ? » Il avait pris un air faussement offusqué – à croire que ça devenait une marque de fabrique chez lui, avant de répondre avec un sourire, se tenant le menton légèrement le menton, réfléchissant avec un petit sourire malin. Il avait légèrement plissé les yeux avant de répondre, amusé comme il l’était. « Laisse moi deviner… Est ce que ce cher farfadet n’est pas si petit que ça, très charmante, cheveux brun ? En face de moi ? Tout à fait par hasard, n’est ce pas ? » Il frotta légèrement son menton en souriant presque diaboliquement, observant un peu plus la jeune femme. « Et je ne dis pas ça parce que tu as une trace de chocolat sur le coin des lèvres. Pas du tout ! » Cela ne lui avait pas échappé, il se redressa sur sa chaise tout amusé, curieux à présent d’entendre sa plaidoirie sur cette affaire mystérieuse du bout de fondant disparu. Il était sûr et certain qu’elle allait redouter d’imagination pour trouver une excuse et il était impatient de voir cela.

Il prit en attendant une part de son fondant, dégustant en retenant un grognement le chocolat qui fondait dans sa bouche. Après s’être délecté de sa bouchée, il reprit avec un sourire. « En tout cas, ce farfadet a très bon goût. » Il lui fit un petit clin d’œil, avant de reprendre une bouchée. Il lui piquerait un morceau un peu plus tard, plus discrètement encore. Il avait de très bonne techniques pour détourner l’attention. Ou pour se faire passer en grande victime.

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mer 20 Juin - 11:54
But then I fooled around and fell in love

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Son cœur sauta un battement, à cause de la surprise, bien sûr, mais aussi de ce sentiment de joie intense qui venait de la saisir, comme une vague déferlante sur une falaise déchiquetée par les éléments. Elle avait prononcée sa phrase sur le ton de l’humour, sans vraiment d’arrière pensée (bien que, si elle devait être tout à fait honnête, une petite voix au fond d’elle ne faisait que répéter "et si ?"), et voilà que Milo lui répondait, droit dans les yeux, exactement ce qu’elle espérait qu’il lui dise, sans qu’elle ne se l’avoue vraiment. Un deuxième rendez-vous, ça voulait dire qu’il appréciait sa compagnie, et, peut-être, qu’il ressentait quelque chose de semblable à ce qu’elle sentait grandir dans sa poitrine, une attirance physique, indéniablement, mais aussi, autre chose, une envie de partage, d’échange, de complicité. Quelque chose qu’elle n’aurait jamais songé possible avec quelqu’un d’aussi incroyable que le sorcier.

Pour éviter de faire une danse de la victoire, ou de sauter sur la table en criant son allégresse à plein poumons, Grace se contenta de sourire à l’italien, avant de se réfugier dans son verre d’eau, pour en prendre une pleine gorgée. Elle réussit à ne pas s’étouffer, miracle inouï lorsqu’on la connaissait, et reposa le verre en essayant de dissimuler le tremblement de sa main. Dans sa tête, il y avait un feu d’artifice.

Raison pour laquelle, probablement, elle eut l’audace de commettre son méfait, l’esprit enchanté par ce futur qu’elle commençait à pouvoir imaginer. Milo, bien sûr, ne fut pas dupe (à part un enfant de cinq ans, à qui on pouvait faire croire qu’on avait volé son nez, personne n’aurait pu croire à une histoire aussi fantasque, de toute façon), mais ce n’était pas vraiment l’intention de la française, et celui-ci lui répondit avec malice de bien jolis compliments, qui la firent rougir.

« -Je ne sais pas de quoi vous parlez, monsieur. De toute façon, s’il s’agissait bien de la personne en face de vous, ce qui reste, bien sûr, une allégation que je réfute en bloc… je suis bel et bien aussi petite qu’un farfadet, dit-elle un peu piteusement, pleine d’autodérision, gardant son air mutin sur le visage.

Et alors que Milo parlait du coin de sa bouche, et de la trace de chocolat qui s’y serait, apparemment, déposée, une image se juxtaposa dans ses pensées, de l’italien se levant pour lui enlever lui-même. D’effacer d’abord, du bout des doigts, la tache, dans un geste innocent, mais, au final, terriblement sensuel, avant de lui ravir ses lèvres avec les siennes, sans se soucier du lieu où ils se trouvaient, du serveur qui les regardait probablement d’un air mécontents, et des autres clients, choqués, autour d’eux. Alors que les mains de l’italien commençaient à glisser de sa nuque, voguant le long de son dos, retraçant sa colonne vertébrale, pour atterrir sur ses fesses, elle se réveilla de sa rêverie soudaine, le visage écarlate, secouant la tête. Ah ben tiens, ça faisait longtemps, ça, se dit-elle intérieurement, se réprimandant de se laisser aller à ce genre de fantasmes, plutôt que de profiter de l’homme de chair et d’os, qui se trouvait devant elle. Mais en même temps, comment résister à Mr Milo Pierce, surtout lorsqu’il la regardait de la manière dont il le faisait, en ce moment même ?

Et… est-ce qu’il venait de lui faire un clin d’œil ? QUE QUELQU’UN M’APPORTE UN EXTINCTEUR, JE VAIS PRENDRE FEU, s’exclama-t-elle intérieurement, essayant de masquer son hyperventilation et la chaleur qu’elle ressentait, tout à coup, s’emparer de son corps. Il était beaucoup trop beau pour son bien, ce n’était pas possible, elle ne pouvait pas en supporter plus sans se transformer en une petite flaque de sentiments et d’adoration. Allez ma vieille, tiens bon, tu peux le faire. Pense à un truc dégoûtant, pour calmer tes ardeurs. Comme euh… ta vieille tante Tracy dans la colonie de nudiste, qu’elle fréquente tous les ans, même si elle ne veux pas l’avouer. Rappelle toi ces photos que Matt’ et toi avez trouvé, dans sa maison de campagne… L’image, bien que traumatisante, sembla parfaitement marcher, puisque ses joues passèrent d’un carmin vif à un rose soutenu, et elle se concentra sur son dessert, prenant une gorgée de thé avant de s’occuper de déguster l’une de ses mignardises.

Le reste du repas se déroula dans la continuité de ces discussions légères, simples, emplies de notes de flirt et de badinage. Si ce n’était pas Grace qui sortait une blague, c’était Milo, et les éclats de rire, nombreux, retentissaient dans le restaurant, leur récoltants parfois des regards furieux des autres clients, mais ils ne les remarquaient pas, trop occupés à se perdre dans les yeux l’un de l’autre. Lorsque le serveur s’approcha de leur table, ils se rendirent compte avec stupéfaction qu’ils avaient fini leurs desserts depuis bien longtemps, et qu’ils étaient la dernière table restante dans le restaurant : tous les autres étaient partis.

-Puis-je vous présenter l’addition, messieurs dames ? demanda l’employé, ne pouvant dissimuler le ton très irrité dans voix.

Grace, bien sûr, précipita sa main vers la lanière de son sac, pour saisir son portefeuille, un peu confuse de faire ainsi patienter le serveur, qui avait du endurer leurs conversations alors que, peut-être, il était censé avoir fini son service.

-Oh, bien sûr, bien sûr, je suis tellement désolé, je… n’ai pas vu le temps passer », dit-elle en remettant une mèche derrière son oreille, jetant un petit coup d’œil complice à l’homme en face d’elle.

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 30 Juin - 14:48


► Le Littoral
But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo

Ce fondant au chocolat ? Il avait un goût de paradis. Le tout fondait en bouche et laissé le goût du cacao sur son palais. C’était juste possiblement l’un des meilleurs fondant qu’il avait goûté. Sa gourmandise était parfaitement satisfaite, en témoigner son pied qui avait légèrement frappé le sol du restaurant. C’était bon putain ! Il balaye le geste de la main de la jeune femme, la cuillère en bouche avant de reprendre amusé. « Tu sais ce qu’on dit de ce qui est petit ? » Est ce qu’il se laissait un peu plus bercer par le flirt ? Très possiblement. Indubitablement. Milo était plutôt timide en général, mais Grace avait tendance à l’inhiber de beaucoup de choses – vu le nombre de conneries qu’il avait sorti en début de soirée, son sens de la bienséance s’était barré par la première porte.

Il avait fini par lui voler un petit bout de tarte avant qu’elle ne finisse tout, plaidant la légitime défense. Ils avaient passé le reste de la soirée à parler de tout et de rien tout en restant sur un flirt léger. Ils devaient probablement faire chier tout le restaurant à rigoler aussi fort, mais il s’en foutait tellement. Probablement qu’une bombe aurait pu exploser au sein même du restaurant qu’il n’aurait pas cillé et détacher son regard de la jeune femme.

Finalement, c’était le serveur -maudit soit-il – qui était venu le sortir de leur petite bulle. Milo avait souri un peu gauchement en s’excusant, avant de tourner son regard vers la jeune femme. « Moi non plus. » Il eut un petit sourire, sortant lui aussi son porte-feuille et de posant sa main sur celle de la jeune femme. C’était lui qui avait choisi le restaurant, c’était lui qui payer. Et puis il voulait l’inviter, ça faisait si longtemps qu’il n’avait pas passé une aussi bonne soirée, c’était sa façon de la remercier. « Je t’invite. » Il ne lui laissa pas le temps de dégainer quoique ce soit, il récupéra l’addition, rajouta un généreux pourboire -ils avaient du faire fuir des clients avec leurs bavardages intempestifs. Il sourit à la jeune femme tandis que le serveur repartait avec son dû.

Milo regarda le temps au-dehors, remettant son portefeuille dans son sac avant d’en tirer une veste et sa baguette qu’il cala dedans : simple habitude, au moins si la pluie battait, il pourrait toujours dégainer sa baguette pour les protéger. Il mit le léger coupe-vent, tout en se levant, continuant de parler de tout et de rien avec la jeune femme. Ils n’allaient pas tarder à être jeté hors du restaurant. Il se lève, l’attend en remettant bien les bords de sa veste, tendant bientôt son bras à la jeune femme. « Si mademoiselle veut bien. » Il l’avait prononcé avec un petit sourire, un accent français à couper au couteau sur le mademoiselle, amusé et ne se prenant pas du tout au sérieux.

Ils ne tardèrent pas à sortir dans la fraîcheur de la nuit. Il ne semblait plus vraiment pleuvoir, la lune semblant à peu près dégager de tout nuage noir. Milo se tourna vers la jeune femme. « Tu veux faire un tour ? Ou… Tu préfères rentrer ? » Est ce qu’ils s’éterniser un peu sur leur rendez-vous ou pas du tout, c’était la question qu’il se posait. Est ce qu’elle voulait encore partager un peu de sa compagnie sous le ciel étoilé – mais un peu couvert, ou préférait-elle mettre fin à cette soirée, ce qu’il comprendrait aussi. Ils pouvaient aller un peu plus vers le centre-ville, se poser ailleurs, près du port. Tout un univers était ouvert à eux et il suffisait juste de faire un choix.

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mar 3 Juil - 11:55
But then I fooled around and fell in love

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Et Grace, prise dans le tourbillon de sentiments, d’excitation, et d’allégresse dans laquelle elle se trouvait, ne cessait, tour à tour, de rougir, de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille ou, bien sûr, de rigoler à toutes les plaisanteries que les deux Atlantes pouvaient échanger. Le serveur interrompit, sans qu’il ne s’en rende réellement compte, un moment hors du temps, où seule comptait l’alchimie de deux êtres qui se découvraient.

Habituellement, la française aurait protesté, non pas que l’intention de Milo, de payer leur repas, n’était pas louable, mais parce ce geste inconscient était quand même franchement paternaliste, une vieille tradition machiste qui véhiculait des messages qui ne lui plaisait guère. Elle se doutait que ce n’était pas ce que souhaitait faire l’italien, et qu’il voulait simplement faire preuve de galanterie, mais Grace nota dans un coin de sa tête qu’elle devrait payer pour leur repas, pour la prochaine fois. Leur futur rendez-vous. Elle avait déjà hâte, si elle était tout à fait honnête avec elle-même.
Elle ne dit rien, parce que son attention était bien trop focalisée sur la main de Milo qui recouvrait la sienne, géante, chaude, protectrice. Grace repensa à toutes ces fois où elle avait fantasmé sur ces longs doigts, et, pour la millième fois durant cette soirée, ses joues se teintèrent de rose. Ce geste ne dura pourtant qu’un court instant, car il n’avait pour but que de l’inciter à poser son propre portefeuille, mais elle avait encore l’impression, alors qu’il l’avait déjà relâché, d’encore sentir sa présence sur sa propre main, si minuscule comparée à la sienne.

Elle se reprit bien vite, cependant, et… elle se devait de dire quelque chose. Sa phrase, taquine et pleine d’humour, sortit spontanément de sa bouche, alors qu’une expression triomphante apparaissait sur son visage (elle était toujours très fière de ses jeux de mots, pourtant absolument atroces) :

« -Heureusement que je ne suis pas amérindienne, sinon à cause de moi, tu n’aurais plus un sioux !

Bien sûr, la kiné se mit à rigoler de sa propre blague, bien que ce n’était vraiment pas drôle (et si Milo, par hasard, se mettait à rigoler, ce serait probablement plus par pitié qu’autre chose), et, perdue dans son hilarité, manqua même de s’étaler de tout son long en se levant de sa chaise, pour pouvoir quitter le restaurant. Elle se reprit, prenant son sac dans sa main, avant d'entremêler son bras avec celui du vendeur de balai, se rapprochant avec beaucoup d’enthousiasme de son corps, qui commençait bien trop à l’obséder. L’accent français, si caricatural, la fit beaucoup rire et elle lui répondit avec la même exagération, cette fois-ci, en se prenant pour une italienne.

-Ah, oui, si, grazie mille, monsieur est un gentleman !

Lorsque l’extérieur les accueillit dans son enveloppe de fraicheur, Grace eut la surprise de découvrir que la pluie avait cessé de tomber. La nuit était belle, et s’il restait encore quelques nuages dans le ciel, vestiges de la météo passée, on pouvait apercevoir de nombreuses étoiles qui pointaient leur nez, ainsi que quelques hiboux, qui portaient leur courrier à divers destinataires. Le fond de l’air était réellement agréable, et la française ne voulait surtout pas que cette soirée se termine. Surtout pas. Alors, elle n’allait certainement pas refuser l’offre de Milo de se balader ensemble dans la nuit, tant pis si elle pouvait sentir un frisson parcourir ses épaules, au pire, elle attraperait un gros rhume et elle s’en fichait totalement. Le futur pouvait attendre, tout ce qui comptait, c’était l’homme auprès d’elle, cette chaleur a l’intérieur de sa poitrine qu’il faisait naitre en elle, et rien d’autre. Et sans véritablement répondre à sa question, par autre chose qu’un sourire un peu malicieux, elle le dirigea près d’un des pontons de la marina, marchant à petit pas.
La lune luisait sur la mer, et le vent faisait claquer les voiles des bateaux, rappelant à Grace son enfance en Bretagne, et les nombreuses sorties que son père, Matthew et elle, effectuaient dès qu’ils le pouvaient. Si Rennes n’était pas une ville côtière, avec le travail d’ingénieur naval d’Hamilton senior, ils se rendaient régulièrement à St-Malo, et rendaient visite à leur famille à Plougastel pratiquement à chaque vacance scolaire. C’était l’une des nombreuses raisons qui l’avaient poussé à choisir Atlantis comme ville d’habitation : une douce nostalgie entourait cette île écossaise, qui n’avait pourtant pas grand chose à voir avec la France.
Sur le bois brut du quai, les talons de Grace résonnaient, mais ils étaient seuls, et ne dérangeaient personne. Ils ne parlaient pas vraiment, se complaisant simplement dans la présence de l’autre. Arrivés au bord du ponton, cependant, ils durent s’arrêter (à moins de vouloir finir à l’eau). La moldue lâcha l’emprise de Milo pour pouvoir s’accouder à la barrière, appréciant la sensation du courant d’air sur son visage. Tant qu’elle sentait son apaisante chaleur près d’elle, tout irait bien.

-Merci pour cette soirée, finit-elle par lui dire.

Elle ne savait pas vraiment quoi ajouter d’autre. Qu’elle avait passé un moment féérique, qu’elle n’avait plus rit autant depuis des années, qu’elle n’avait pas envie de rentrer chez elle, car c’était prendre le risque de se rendre compte que tout ce qui s’était passé n’était qu’un mirage, et qu’elle reviendrait à la réalité au moment même où elle retrouverait son quotidien ? Grace ne voulait pas faire fuir en courant Milo, elle ne voulait plus être ce cœur d’artichaut qui exprimait son affection bien trop vite, et dont on piétinait les sentiments allégrement. Et pourtant, à chaque fois qu’elle regardait Milo, sa haute stature, son sourire, ses yeux pétillants, elle savait qu’elle était irrémédiablement perdue. Qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible.

La française se retourna, décollant son regard de l’horizon pour le plonger dans celui de l’italien. Dans tout autre circonstance, elle aurait été nerveuse de le contempler dans un moment aussi intime, seuls, sous les étoiles. Mais présentement, elle était juste bien, comme si elle était à sa place.  

-Ne bouge pas d’un pouce. »

Elle avait murmuré sa phrase, car la dire à voix haute, ça aurait été risquer de l’ancrer dans une réalité à laquelle elle ne voulait pas penser. D’un geste lent, sans quitter des yeux Milo, elle leva sa jambe, puis l’autre, enlevant ses talons et les faisant tomber sur le quai, sans se soucier d’où ils pourraient bien tomber. Sous ses orteils, elle pouvait sentir les rainures du bois. Dans son cœur, par contre, elle ne sentait rien d’autre que cette attraction qu’elle éprouvait pour son si charmant voisin.
Avec une adresse assez inattendue, Grace escalada la balustrade, se perchant sur la barrière en bois, en dessous de la tablette où les gens pouvaient s’accouder pour admirer la vue, comme elle l’avait fait précédemment. Celle-ci n’était pas bien haute, mais suffisamment pour lui faire gagner quelques centimètres. Les quelques centimètres qui lui manquaient. Utilisant sa main gauche pour se stabiliser, elle utilisa l’autre pour saisir la main de Milo, afin qu’il se rapproche d’elle.

Et puis, elle l’embrassa.
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Jeu 5 Juil - 14:57


► Le Littoral
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Oh no , she didn’t. Milo avait retenu le fou rire qui le menaçait, le sourire remonté jusqu’aux oreilles, la mâchoire qui se contractait à se retenir face au pauvre serveur qui allait les prendre pour des tarés si ça continuait, ou si ce n’était pas déjà le cas. Il était mort de rire et une fois le serveur reparti il ne pu s’empêcher de laisser échapper un rire. Elle était incorrigible, et maladroite. Il avait l’impression qu’elle était capable de se prendre ses propres pieds dans ses propres pieds. Il ne savait pas si c’était les talons, ou simplement le fait qu’elle n’était pas à l’aise sur ses propres jambes – un sentiment que Milo ne connaissait que trop bien, mais elle était juste… Adorable à trébucher tout le temps. Il avait simplement envie de mettre son bras en réflexe pour la retenir, tout le temps. Ce fut sûrement pour cela qu’il lui proposa son bras. Il ne put que sourire à son accent tout aussi minable que le sien en français. Adorable.

Ils sortirent bientôt du restaurant, à vrai dire Milo n’avait aucune idée de l’heure, mais il était loin d’être fatigué, au contraire, il avait l’impression de déborder d’énergie à ses côtés. Comme si rien, ni personne ne pouvait l’arrêter. Et naturellement, après un sourire et sans une parole, ils s’éloignèrent vers les quais d’Atlantis. Il n’y avait pas besoin de mot, juste besoin de calme. Ils avaient passé la soirée à rire et c’était agréable. Mais ce petit moment où ils profitaient juste du silence l’un de l’autre était tout aussi agréable, il appréciait beaucoup trop sa compagnie pour son propre bien. La jetée était là, sous leurs yeux, elle s’était doucement séparée de lui et … Il mentirait si la chaleur de la jeune femme à ses côtés ne créa pas un léger manque. Il lui fit un sourire, répondant tout aussi doucement. « C’est moi qui te remercie Grace. » Il la regarde s’éloigner, un petit sourire aux lèvres. Elle est vraiment belle, appuyée contre cette rambarde. Ses cheveux flottent à la très légère brise, elle a l’air si décontracté, calme, posé. Elle lui inspire un grand calme intérieur. Il voit la légère chair de poule sur ses bras, la regarde avant de lui demander doucement. « Ca va ? Tu n’as pas froid ? » Bien sûr qu’il s’inquiétait pour elle. Il ne voulait surtout pas qu’elle tombe malade par sa faute.

Elle se retourna vers lui et plongea ses yeux chocolat dans les siens. Et pendant un instant, il se perdit. Et il attendit, les bras un peu ballants, la regardant se déchausser, se posant un tas de questions silencieuses. Il n’osait pas lui demander ce qu’elle voulait faire, ce qu’elle comptait faire. Peut-être qu’elle avait vraiment mal au pied. Ou bien ... ah. Elle escaladait la rambarde. Soit c’était un bain de minuit, soit cette soirée avait été un véritable fiasco pour elle, remplis de gêne et qu’elle voulait juste mettre fin à sa vie. C’était une possibilité. Une possibilité traumatisante, mais une possibilité quand même.

Ses doigts fins attrapèrent sa main et sans un mot il répondit à sa demande silencieuse, se rapprochant d’elle. Et elle ne voulait pas mettre fin à ses jours. C’était une bonne chose. Une excellente chose. Une très excellente bonne chose. Est ce que Milo eut un léger bug de quelques secondes quand elle posa ses lèvres sur les siennes ? Oui. Complètement. Est ce qu’il resta inerte et ne lui répondit pas ? Non. Bien sûr que non. Ses yeux se fermèrent doucement pour profiter de leur soudaine proximité et intimité. Sa main remonta naturellement vers sa nuque, son pouce venant doucement se poser sur sa joue, son autre main se posa doucement sur sa taille, la retenant doucement pour qu’elle ne se fasse pas mal si elle venait à tomber – même s'il la rattraperait. Il sentait son cœur se mettre à battre frénétiquement. Ses lèvres étaient de loin les choses les plus délicieuses qu’il avait goûtées ce soir. Il n’avait clairement pas envie de les quitter, il n’avait clairement pas envie de la quitter.

Il se sépara avec énormément de regret, des lèvres de la jeune femme. C’était surprenant, il ne s’y attendait pas vraiment. Mais savoir que là aussi, ils étaient à l’unisson l’emplissait d’une vague de joie. Leurs visages encore proches, il ne put s’empêcher de lui lancer malicieusement. « J’ai cru que tu voulais sauter. » Et cette surprise-là était beaucoup plus agréable. Son pouce caressait doucement la joue de la brunette, ne comptant pas se lasser de si tôt ce contact. Contact qui se faisait aussi entre leurs corps, bien plus proche qu’ils ne l’avaient jamais été. Il y avait fort à parier qu’elle pouvait sentir son cœur battre au travers de sa chemise.

Mais à l’heure actuelle ? Il s’en foutait complètement.

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 7 Juil - 18:36

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Au départ, tout était doux. Elle avait l’impression que l’air s’était réchauffé, sans être trop écrasant, et elle ne ressentait plus le froid qui l’étreignait quelque peu auparavant ; la météo semblait n’être qu’une douce brise sur les bras nus de la française, parfaite température pour un parfait moment. Le bruit des bateaux, le claquement des voiles, qui, parfois, pouvait devenir assourdissant, s’était transformé en une mélodie synchronisée, comme si les éléments eux-mêmes se calmaient pour écouter d’une oreille attentive les deux êtres se chercher, se lier, s’apprivoiser. Plus de clameurs provenant du centre-ville, plus de mouettes, tout n’était que chuchotements tranquilles. Le seul bruit qui se détachait des autres était celui de son cœur battant, mais il n’avait rien d’agressif, comme si, pour la première de sa vie, il rentrait en phase avec lui-même. Grace ne sentait plus la barrière en bois qui blessait ses pieds nus, ne se rendait plus compte de l’équilibre instable dans lequel elle se tenait, n’avait plus aucune petite voix dans sa tête qui lui disait qu’elle n’était pas à la hauteur. Elle était juste là, dans l’instant présent, et tout ce qu’elle pouvait sentir, c’était ces lèvres douces contre les siennes, ce corps qui se pressait près d’elle, ces doigts qui la saisissait avec force, mais délicatesse. Un moment sur lequel le temps n’avait plus aucune emprise.

Tout s’embrasa, au plus profond d’elle, lorsque Milo lui rendit son baiser. Après un petit moment d’étonnement (ce qui était assez normal, au final), il prit de l’assurance, l’enfermant dans une emprise à laquelle pour rien au monde elle n’aurait voulu s’échapper. Ses mains sur sa taille, l’autre, contre sa nuque, un baiser chaste, peut-être, mais qui ne tarda pas à s’échauffer lorsqu’elle se coula contre son torse, se déséquilibrant totalement de la barrière, mais sachant aussi que les bras puissants de l’italien la rattraperait, elle, si minuscule face à sa stature. Ses doigts qui, quelques secondes auparavant, tenaient ceux de Milo, glissèrent le long de son corps, parcourant sa taille pour remonter et se nicher dans ses cheveux. Qu’est-ce qu’elle avait attendu ce moment. Qu’est-ce qu’elle avait pu imaginer la texture de ses boucles, la douceur de ses mèches contre son pouce, même si elle ne se l’avouait pas forcément. Et elle y était. Et elle dégustait. Et c’était bien mieux que tout ce qu’elle aurait pu fantasmer.

Lorsque leurs lèvres se séparèrent, son premier réflexe fut d’en vouloir plus. Maintenant qu’elle y avait gouté, c’était impossible qu’elle s’en passe, ça y était, elle était accro. Intoxiquée de ce géant italien un peu maladroit, un peu trop déconneur, mais définitivement bien trop attachant. Si leurs bouches n’entamaient plus de ballet, il aurait été impensable que leur étreinte ne s’arrête. Déjà parce qu’elle se reposait entièrement sur lui, et que, si elle bougeait un peu trop, elle s’écraserait contre le bois du quai, mais surtout parce que rien ni personne n’aurait pu l’obliger à le lâcher. Elle était trop bien, dans le creux de ses bras.

« -J’allais faire une blague sur le fait que j’aurais préféré que ce soit toi qui me saute, mais je ne voudrais pas paraître comme étant une fille facile , dit-elle en rigolant à son oreille. Elle n’était qu’à moitié sérieuse. Non mais c’est ta faute aussi, t’étais bien trop mignon comme ça, sous les étoiles, et j’ai pas pu m’en empêcher. Tu ne peux pas me blâmer.

Prenant un air de fausse fierté, comme si elle était l’une de ces dames de la haute société qui s’offusquaient pour tout et n’importe quoi, elle brisa son personnage pour éclater d’un petit rire, avant de presser encore une fois ses lèvres contre celles de Milo, ivre de sa présence et de ses baisers, désireuse d’en avoir toujours plus. Une fois satisfaite de son œuvre, elle fit un petit signe au sorcier pour qu’il l’aide à sauter du bastingage en bois, atterrissant avec légèreté sur le ponton de la marina.

-Et bien monsieur Pierce, on peut dire que vous avez plutôt bien abattu vos cartes , continua-t-elle, malicieuse, vive. Sans ses chaussures, elle ne le regardait même pas, jouant l’ingénue. Peut-être même que si vous êtes suffisamment convainquant, je vous dirais de transplaner tout de suite dans mon appartement. »

Elle jetait toute précaution au vent. Tout ce qu’elle avait jamais souhaité se produisait devant ses yeux ébahis, et elle aurait été folle de passer à côté de l’occasion. Peut-être que, demain matin, elle se réveillerait pour constater que tout n’avait été qu’un rêve, qu’elle n’avait pas passé l’une des meilleures soirées de sa vie avec un homme avec qui elle pouvait baisser ses barrières, mieux, en qui elle savait qu’elle pouvait avoir confiance, et que tout ne s’était pas fini dans une explosion d’émotions sous le ciel étoilé. Peut-être, mais ça ne l’empêchait pas de vouloir prendre le risque.
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À la folie
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Ven 13 Juil - 17:47
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► Le Littoral
But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo

Et elle s’abandonnait contre lui, se perdant contre lui comme il se perdait contre elle. Les bras de Milo l’entouraient sans mal, presque frêle contre lui. Il pouvait sentir sa chaire de poule contre la sienne, il pouvait même presque sentir les rougeurs de sa peau. C’était agréable de se sentir proche de quelqu’un à nouveau. Milo avait souvent eu peur de s’engager, surtout depuis son accident. Il avait bien eu une ou deux personnes, mais … La plupart du temps, le tout s’était soldé par un échec cuisant, le problème venait souvent dans l’intimité, Milo ayant du mal à partager les petits remparts de sa vie et ayant surtout du mal lui-même avec sa propre absence de jambe. Il avait fini par mettre un frein à tout cela. C’était un peu étrange de redécouvrir tout cela – il se sentait comme un adolescent, mais loin d’être désagréable surtout quand elle passait sa main dans ses cheveux. Il aurait presque pu fermer les yeux de contentement, juste pour savourer cette sensation.

Et s’il avait eu l’impression d’en découvrir beaucoup sur elle ce soir-là, il se rendit compte qu’il ne faisait que frôler la surface – même s’il s’en doutait clairement, tout le monde avait ses petits secrets et elle n’allait pas se livrer à lui corps et âme sur une soirée seulement. Ceci dit il fut quelque peu surpris de l’aisance à laquelle elle flirta un cran au-dessus avec lui. Elle cachait presque bien son jeu… Et l’idée était séduisante. Mais terrifiante dans le même temps. Il eut un léger rire.

Il ne sut pas trop quoi répondre à part un sourire. Ca le stressait quelque peu, il ne voulait pas passer pour un profiteur, il ne voulait pas lui faire peur. Et surtout, il voulait prendre son temps avec elle. Construire quelque chose avant de déconstruire son lit par exemple.

Il la laissa les porter dans un baiser, ces lèvres un peu plus pressante sur les siennes. Merlin qu’il aimait déjà bien trop ses lèvres. Son parfum flottait dans ses narines, le rendant un peu plus dépendant à sa présence à chaque instant. Il avait envie d’enfouir son nez dans ses cheveux et dans son cou et de ne jamais s’y déloger. Sa main était doucement venue appuyer un peu plus sa taille et il ne tarda pas à l’aider à descendre, la soulevant doucement de sa rambarde, les deux mains sur sa taille. Il l’aida à se poser au sol délicatement, veillant à ce qu’elle soit bien stable avant de la relâcher doucement.

Il avait doucement pris la main dans la sienne, regardant la jeune femme avec un sourire. Par Merlin, elle voulait peut-être vraiment sa mort après tout. Il eut un léger sourire, fronça légèrement le nez en prenant un air choqué. « Pas assez convaincant ? » Il se pencha doucement vers elle, rapprochant son visage du sien. « Pas assez convaincant ?? » Il se répéta, avant de faire glisser ses lèvres non pas sur les siennes, mais dans son cou ne déposant qu’une myriade de baiser sans jamais s’arrêter plus de quelques secondes, soufflant sur son cou, venant bientôt jouer de ses doigts contre ses côtes, lui cherchant un point faible. Quand il eut trouvé ce qu’il lui plaisait, il s’arrêta, regarda la jeune femme, doucement.

Il vint doucement entrelacer ses doigts aux siens. « Et si on prenait un peu notre temps ? » Il ne voulait pas la vexer, ni la ralentir, ni lui faire peur. Il avait compris qu’elle était sensible. « Je t’apprécie énormément et … Je… Hmm. Je ne veux pas juste passer une soirée à tes côtés. » Il lui fait un doux sourire, il n’est pas sûr des mots à utiliser, mais pour lui… Ne serais ce que s’engager ce soir avec elle, lui proposer plus qu’un rendez-vous, c’était mine de rien, beaucoup. Il était submergé par les événements et avait un peu du mal à réfléchir à tout cela. Il avait doucement serré ses doigts entre les siens, n’espérant juste pas la faire fuir parce qu’il était terrifié à l’idée de la décevoir.
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mer 18 Juil - 16:16
But then I fooled around and fell in love

- Grace Hamilton — Milo Pierce -


"And at last I see the light, and it's like the sky is new. And it's warm and real and bright, and the world has somehow shifted. All at once everything looks different now that I see you."
Ce qui pouvait être surprenant, avec Grace, c’était sa propension à être ondine, puis flamme. Brise, puis séisme. Son père demandait souvent comment un petit bout de femme comme elle pouvait faire autant de bruit un instant, puis devenir plus muette qu’une carpe : l’adage "souvent, femme varie" lui correspondait assez bien. Ce n’était pas qu’elle était particulièrement lunatique, et certainement pas bipolaire, c’était que, souvent, elle éteignait d’elle-même cette fougue qui la caractérisait. La faute de sa mère, bien entendu, qui lui disait toujours de se taire, de se tenir droite, d’être une fille parfaite pour satisfaire, plus tard, un bon mari et tenir sa maison. Si elle pouvait se montrer timide, elle était tout sauf intravertie, et, lorsqu’il s’agissait de défendre ceux qu’elle aimait, ou ses convictions, on pouvait entendre sa voix porter jusqu’à l’autre bout de la ville, tant pis pour les honnêtes gens qui auraient été choqués de la voir agir de la sorte.

Le comportement qu’elle avait auprès de Milo n’était pas étonnant. Si elle s’était retenue, au nom de la bienséance, de lui sauter dessus au moment même où il l’avait salué dans les escaliers, ce jour-là durant lequel elle avait déménagé (comment résister à ce visage, à ce corps, à toutes ces choses qui faisaient qu’il était lui et pas un autre ?), elle se sentait si bien dans ses bras qu’elle jetait toute précaution à l’eau. Naturelle, féline, presque animale. Son instinct féminin avait pris le pas sur son jugement. Pieds nus sur les quais, s’abreuvant de ses baisers, ses cheveux voletant au vent, la française aurait été l’image parfaite de la liberté, notion si importante dans le pays des droits de l’homme, dont elle était originaire. Elle aurait pu ronronner alors que le nez de Milo frottait doucement son cou, alors qu’il apposait ses lèvres sur son cou gracile, sa peau frissonnante de désir. Elle était diablesse, Grace, elle qui était si angélique habituellement, et non seulement elle l’assumait, elle le revendiquait.

Ses yeux se plongèrent dans ceux de l’italien, alors que sa peau caressait doucement la sienne, ses doigts cherchant leurs confrères comme si leur présence leurs manquaient déjà, alors qu’ils venaient à peine de se quitter. Et Grace se sentit presque honteuse de sa chaleur, alors qu’elle ne voyait que de la douceur chez Milo : n’avait-elle pas honte ? Peut-être qu’il la jugerait pour ces effusions, ce rentre-dedans éhonté. Peut-être que ce beau rêve qu’elle avait imaginé pour eux ne se réaliserait jamais, simplement parce qu’elle avait voulu tout, tout de suite : peut-être que ces baisers resteraient sans suite. Une pointe de panique apparue dans ses yeux. Elle qui croyait que ses insécurités s’étaient envolées, elles revenaient bien vite, au galop, en agitant leurs crinières pour bien faire comprendre qu’elles étaient de retour.

Heureusement, comme toujours, il vint la rassurer : par ses mots, il lui fit comprendre qu’elle n’avait pas de raison d’avoir peur, qu’il n’allait nulle part. En fait, il n’était pas comme tous ces hommes avec qui elle était sortie, qui n’attendait qu’une chose, à la fin d’un rendez-vous, c’était qu’elle s’expose et qu’elle se dévoile, dans l’intimité de sa couche. En fait, il la respectait, mieux, il voulait construire quelque chose de plus solide qu’une simple soirée pourtant déjà merveilleuse. Un nouveau feu d’artifice dans ses entrailles. C’était vraiment quelque chose, ce Milo. Une fraiche nouveauté, peut-être ce qu’elle avait cherché inconsciemment, pendant toutes ces années. Elle étira ses lèvres d’un sourire, tout aussi doux que celui du vendeur de balai, mais bien plus assuré. Elle ne doutait plus.

« -La nuit est à nous, Milo, dit-elle pratiquement en chuchotant, comme si elle disait un secret de la plus haute importance. Peu importe où elle nous conduit… moi, je n’ai pas envie que ce soit la dernière non plus.

Elle porta sa main à sa joue, frottant doucement sa peau dont elle pouvait sentir, sous ses doigts, les aspérités créées par les poils de sa barbe, fraichement rasée. Sous ses doigts, c’était comme si elle découvrait une pierre précieuse, qu’elle jugeait de son éclat et de sa rareté. Sans nul doute, un joyau brut, qui n’avait pas conscience de sa propre valeur.

-Après, tu as raison, j’ai tendance à précipiter les choses, et peut-être c’est une mauvaise chose, je ne sais pas, je… Elle s’arrêta quelques instants, pour chercher ses mots. Grace prenait soin de choisir chaque expression avec attention, pour ne pas briser l’instant féérique qu’ils vivaient par un terme mal placé. Ça aurait été bien trop bête. J’ai juste tant envie de nous découvrir, de te découvrir. Un petit rire gêné, non pas par la situation, non pas parce ce qu’elle disait, mais par elle-même. Elle se sentait presque enfant, tant elle était enchantée, excitée, pressée. Tout à la fois. Peut-être que c’est moi qui m’emballe toute seule, je suis désolé. »

Et elle serra un peu plus fort sa main, se serra un peu plus près de lui. Comme si elle avait peur qu’il ne s’envole, comme si elle pensait que si elle le lâchait ne serait-ce qu’un seul instant, il pourrait filer entre ses doigts.
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But then I fooled around and fell in love | Grace
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