But then I fooled around and fell in love | Grace

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Sujet: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 17 Mar - 14:09


► Le Littoral
But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo

Le grand jour était enfin arrivé. Il est plus stressé que jamais, l’hésitation lui avait fait mordre le bout de ses doigts plusieurs fois. Milo avait eut beaucoup de difficulté à savoir où emmenait Grace ce soir. Il s’était dit qu’un petit restaurant sympa, ce n’était pas si compliqué à dénicher… Il s’était pourtant bien trompé… Heureusement que Mia et Irvin avaient été là. Dieu merci, ils l’avaient terriblement aidé dans sa quête pour la soirée parfaite. Entre leurs différents conseils, il s’était senti rassuré. Ca faisait bien trop de temps qu’il n’était pas sorti avec quelqu’un, quelqu’un qui n’impliquait pas un de ses amis proches, bien sûr. Et à cet instant, l’impression qu’il avait, c’était d’être un adolescent de 13 ans qui découvrait pour la toute première fois son attirance pour une autre personne : c’était terrifiant et… un peu humiliant pour lui, oui.

Il avait choisi Le Littoral, un petit restaurant qui se trouvait sur les côtes d’Atlantis. A ce qu’on en disait, on y mangeait bien et que l’ambiance était sympa. Au pire, si on lui avait menti, ils pourraient toujours en rire. Une autre question l’avait taraudé à partir de ce moment-là : devaient-ils se rejoindre sur place ? Il avait considéré la question pendant de longues minutes avant de se rappeler combien il était stupide de ne pas y aller ensemble, après tout, ils étaient voisins. Il avait donc prévenue la jeune femme de là où ils passeraient la soirée. Et depuis, son esprit ne faisait que tourner tous les scénarios possibles et inimaginables qui pouvaient se produire : bien souvent les pires.

Il jeta un dernier coup d’œil au miroir du couloir, détaillant son reflet. Il n’avait rien oublié, enfin, à sa connaissance. Il avait glissé une veste dans sa petite besace fourre-tout – être sorcier avait du bon – au cas où la fraîcheur se ferait sentir. Il passa une main dans ses cheveux, essayant de les re discipliner : c’est qu’en quelques mois, ils avaient sacrément repoussé, si sa mère le voyait, elle lui pesterait dessus, comme elle aurait pesté sur le fait qu’il avait laissé sa barbe de trois jours un peu trop longtemps : une chance pour elle, il avait décidé de se raser de près ce soir. Il lissa sa chemise grise d’une main, saisissant un bouquet de fleurs de l’autre.

Il l’avait acheté sur le chemin de traverse un peu plus tôt dans la journée, les fleurs étaient colorés et émettait une douce lumière chaleureuse. Quelques bourgeons étaient pourtant encore présents, mais la fleuriste lui avait affirmé que si elle prenait bien soin des fleurs, les bourgeons allaient s’éveillait au monde avec de douces vocalises.

Il regarda l’heure sur l’horloge du salon : difficile d’être en retard quand votre rendez-vous habitait à deux portes. Cela faisait 15 minutes quasiment qu’il tournait en rond en attendant l’heure. Il avait été tenté plusieurs fois d’aller toquer en avance chez la jeune femme, mais … Clairement, ça faisait désespérer et ça allait probablement lui faire plus peur que plaisir en plus. Il avait pris son mal en patience. Il était impatient de passer la soirée avec elle, elle était de loin l’une des rencontres les plus agréables qu’il avait faites à Atlantis, elle avait de l’humour, elle aimait ce qui se rapprochait à la culture geek et l’embrasait même, elle était gentille, elle avait un talent pour faire des croissants et de la nourriture en général… Elle collectionnait les qualités à ses yeux. Et puis, il n’allait pas se mentir à lui-même : il la trouvait physiquement attirante. La seule ombre au tableau ? Ces origines françaises. Mais c’était probablement dû au fait que les Français avaient volé la Corse et la Joconde aux Italiens.

Il sortit enfin de son appartement, le ferma, s’arrêta devant la porte de Grace. Il prit une grande inspiration. C’était le moment venu. Il sentait sa jambe se mettre légèrement à trembler. Il tendit sa main pour venir toquer doucement à la porte. Faire demi-tour n’était plus une possibilité maintenant.

Le bouquet de fleurs devant lui, il attendait patiemment – ou pas vraiment ? Sa jambe trahissait son angoisse – qu’elle daigne lui ouvrir.
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Dim 18 Mar - 5:06

But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo
Cela faisait au moins 30 minutes que Grace fixait son miroir, l’air désespérée. Elle qui avait attendu cette soirée avec impatience, voilà qu’elle était, comme à son habitude, rongée par le doute et l’anxiété. Je me demande pourquoi Milo a accepté ce rendez-vous, se demandait-elle, mentalement. Qu’est-ce qu’il pourrait bien trouver à une petite moldue comme moi ? Et si je me rends totalement ridicule ce soir, que je suis aussi maladroite qu’à mon habitude ? Si je dois le croiser tous les jours dans l’entrée après ce fiasco ? Alors qu’elle s’apprêtait à changer sa coiffure pour la centième fois au moins, persuadée qu’elle était absolument ridicule, la française sentit quelque chose de froid et mouillé se presser contre son mollet, et elle laissa échapper un petit glapissement de surprise. Il ne s’agissait heureusement que de Sherlock, un petit carlin noir qu’elle hébergeait provisoirement, le temps que le refuge lui trouve une bonne famille pour s’occuper de lui, qui venait chercher quelques caresses. La moldue se baissa, et lui gratouilla l’oreille.

« -Toi, que je sois jolie ou laide, tu t’en fiches, hein ? T’es une petite boule d’amour dans tous les cas, dit-elle à haute voix, pendant que le petit chien lui léchait consciencieusement la main.

Elle regarda l’horloge de sa salle de bain en se relevant doucement. L’heure se rapprochait à pas de loup, et elle pouvait sentir la boule d’angoisse lovée au creux de son ventre grandir de minute en minute. C’était bête pourtant, ce n’était pas la première fois qu’elle avait un rendez-vous avec un homme, et, de toute façon, ce n’était rien d’autre qu’un simple diner. Mais elle ne savait pas pourquoi, Milo faisait ressortir toutes les insécurités qui trottaient dans sa tête, alors qu’il n’avait été rien d’autre qu’un gentleman doux et attentif. C’était elle qui se mettait des bâtons dans les roues, toujours : elle était son pire ennemi, malgré les reproches constants, à ce sujet, par son frère Matthew. Elle l’avait appelé à la minute où elle était rentrée chez elle, après qu’elle ait enfin trouvé le courage d’inviter le sorcier à sortir, et son petit frère lui avait délivré un laïus impressionnant sur le fait qu’elle se prenait beaucoup trop la tête, et qu’il fallait qu’elle apprenne à se détendre, ou elle ferait un ulcère avant ses 30 ans (avant, bien sûr, de la féliciter et de l'encourager vivement à porter des sous-vêtements assortis… Elle avait raccroché lorsqu’il avait commencé à parler de la signification des différentes couleurs de string). Grace savait que Matthew avait parfaitement raison. Elle savait aussi que, quelque part, son comportement résultait des reproches constants de sa mère tout au long de son adolescence (ce n’était pas pour rien qu’elle entendait encore régulièrement, dans sa tête, sa voix réprobatrice), et qu’il était assez irrationnel, mais elle ne savait pas quoi faire pour y remédier. La kiné était celle qui aidait l’autre, pas l’inverse : alors, elle prenait sur elle, essayait de taire cette anxiété qui entravait le moindre de ses mouvements, et se réfugiait dans les câlins aimants des animaux qu’elle gardait, lorsque sa journée avait été particulièrement stressante.

Elle entendit qu’on toquait à sa porte, et elle se retint de faire la morte et d’attendre que Milo, qui était probablement celui qui attendait à l’entrée de son appartement, se lasse de l'attendre. Un peu de courage, Grace. Ça va aller, essayant de se convaincre elle même. La moldue saisit son sac, une simple pochette blanche où elle avait rangé quelques objets de première nécessité, manqua de se ramasser lamentablement en traversant son salon (il valait mieux que ça arrive maintenant, plutôt que devant Milo), puis, après avoir pris une profonde respiration, elle ouvrit la porte. Aussitôt, en voyant le visage de l’italien, elle sentit son cœur s’apaiser, comme s’il lui avait jeté un sortilège quelconque. Il s’était rasé : elle gardait une petite préférence pour sa barbe, mais il restait extrêmement séduisant et totalement adorable, surtout avec le petit sourire stressé qui était plaqué sur son visage. Dans sa main, Grace put voir un bouquet de fleurs, qui semblaient… briller ? Décidemment, les sorciers redoublaient d’imagination, pour inventer de magnifiques créations. La moldue, par réflexe, passa une mèche de cheveux derrière son oreille, avant de se maudire intérieurement, persuadée qu’elle venait de ruiner sa coiffure, et essaya de cacher les rougeurs qu’elle pouvait commencer à sentir pondre sur ses joues.

« -Bonsoir, Milo, la salua-t-il d’une petite voix timide. Tu…

Alors qu’elle s’apprêtait à le complimenter, Sherlock décida de faire des siennes et de se précipiter entre ses jambes, pour faire la fête à l’inconnu qui venait visiter sa gardienne provisoire. Ses petits jappements empressés étaient absolument adorables, mais elle pesta intérieurement contre le karma. Pourquoi rien ne se déroulait jamais comme elle l’avait prévu ? Confuse, elle se baissa pour prendre dans ses bras le petit carlin, avant de le reposer tout doucement à l’intérieur de son appartement.

-Désolé, Sherlock a décidé que la politesse n’était pas vraiment élémentaire, blagua-t-elle, en rigolant doucement à sa propre plaisanterie.

La française se releva en prenant soin à ne pas abîmer à sa petite robe noire, qui était légèrement fendue le long de sa jambe. Si elle était gênée de l’interruption du petit chien, elle avait quelque peu apaisée les battements bien trop vifs de son cœur, dévoré par l’angoisse, et son expression crispée s’était changée en franc sourire. Profite, Grace. Souviens toi de ce que t’as dis Matthew : ne te prends pas trop la tête.

-Vous êtes très séduisant ce soir, Mr Pierce, reprit-elle d’un ton blagueur. On pourrait presque croire que vous avez rendez-vous avec quelqu’un. »

HRP:
 


À la folie
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Ven 23 Mar - 15:24


► Le Littoral
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C’est fou comme un esprit en panique pouvait faire passer le temps à une vitesse folle. Il avait eu l’impression d’avoir décollé son poing de la porte à peine quelques minutes avant qu’elle ne l’ouvre. Il s’était reculé légèrement d’un pas, pour ne pas paraître oppressif – il était déjà suffisamment grand comme ça. Et puis elle lui avait ouvert et il l’avait vu apparaître dans l’embrasure de la porte. Et par Merlin, qu’elle était belle. Il resta un instant interdit, avant de voir un carlin – c’était bien ça ? - débarqué entre ses jambes, venant tourner autour des jambes de Milo avant d’être récupéré par la jeune femme. Milo n’avait pas eu le temps de se baisser pour caresser le petit chien, mais il profita rapidement qu’il soit dans ses bras pour lui faire une caresse. Ca semblait être une bonne bête, et il ne put que rire quand elle lui avoua qu’il s’appelait Sherlock – et qu’elle s’empressa d’en faire une blague. Voilà qui détendait les deux jeunes gens. « Bonsoir Grace. » Il avait même retrouvé la parole, voilà qui ressemblait à un miracle !

Il lui tendit doucement les fleurs. Oui, elles étaient pour elle. Pour elle, la plus jolie des fleurs. Son sourire s’étira sur ses lèvres à l’entente de sa phrase, il était séduisant ? Elle le trouvait bien ? Ça l’avait presque aussitôt détendu. Il savait bien qu’il plaisait à la gente féminine, mais il ne voulait pas lui plaire. Il voulait lui plaire à Elle, Grace Hamilton, et c’était tout à faire différent. « Vous n’êtes pas en reste non plus, Madame. » Cette robe noire qu’elle portait lui allait vraiment à merveille, et il aurait menti s’il avait dit qu’il n’était pas séduit par la brunette. Il fit une légère courbette, son sourire aux coins des lèvres, puis s’était redressé, avait attendue la jeune femme avant de lui tendre son bras, tel un gentleman tout à fait respectable. « Si tu es prête à y aller ? »

Il lui fit un sourire. Et l’attendit sagement, avant de l’inviter tranquillement à descendre les escaliers. « Est ce que tu préfères y aller à pied ou tu préfères transplaner ? » Il préférait lui demander, les deux lui allait, mais… Le transplanage, c’était sympa aussi et ça leur éviterait la fraîcheur de la soirée, au moins ils seraient plus rapidement dans la chaleur du restaurant. Il ne savait pas si elle avait déjà transplané avec quelqu’un ou non. Si ce n’était pas le cas… L’idée n’était peut-être pas la meilleure : le mal de cœur pouvait être assez fort et… Ça ne lui dérangeait pas de passer sa main dans ses cheveux… Mais pas vraiment pour lui retenir tandis qu’elle vomissait à ses pieds. Donc la décision lui revenait. Les escaliers restaient quelque chose de chiant quand il s’agissait de sa jambe de bois : il n’était plus aussi lent qu’il y a quelques années, mais il faisait toujours attention de la façon dont il posait son pied sur la marche. Il espérait qu’elle ne le prendrait pas en pitié, ou quoi que ce soit qui y ressemble, il en avait eu assez sur ses dernières années. Il fut cependant heureux de passer enfin la dernière marche. Il adorait marcher, mais les marches, c’était vraiment l’horreur.

Il s’était arrêté devant la porte, la main sur la poignée, prêt à ouvrir à la jeune femme, tel l’homme galant qu’il était. Il attendait juste sa réponse.
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 24 Mar - 4:47

But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo
Cela faisait bien longtemps qu’on ne lui avait pas offert de fleurs. Grace avait parfois l’impression que la galanterie était morte avec le passage à l’an 2000, et durant tous les rendez-vous qu’elle avait eu (et qui avait été, pour la plupart, désastreux, ou alors tellement insignifiants que la moldue ne se rappelait même plus des visages des hommes qu’elle avait rencontré), ses interlocuteurs s’étaient révélés des goujats incapables de la moindre des galanteries. La moldue ne demandait pas grand chose : elle aurait détesté quelqu’un de trop obséquieux, ou de carrément machiste, qui serait parti du principe qu’à cause de son genre, on devait lui ouvrir des portes, payer son repas, ou lui envoyer une robe hors de prix pour participer à un repas bien trop exubérant à son goût. Elle aimait les petites attentions, comme ce magnifique bouquet que venait de lui offrir Milo, mais la française restait une jeune femme fière et indépendante. Elle remercia vivement l’italien de son cadeau tout en reniflant le doux parfum des fleurs, un sourire lumineux sur le visage, et lui dit de l’attendre quelques instants, le temps qu’elle dépose le bouquet dans un vase, pour qu’il ne la gêne pas lors de leur rendez-vous ;  puis, tout en faisant bien attention à ce que Sherlock ne sorte pas de l’appartement cette fois, elle referma doucement la porte derrière elle.

Alors qu’ils descendaient l’escalier, Grace essaya de réfléchir à la proposition de Milo, de marcher jusqu’au restaurant ou bien de transplaner, mais son attention était focalisée, il fallait l’avouer, sur la présence de l’homme à ses côtés, gigantesque, envoutante. Il était habillé de manière simple, mais totalement appropriée pour un premier rendez-vous, et sa chemise était parfaitement assortie à ses yeux, tout en laissant un aperçu appétissant des muscles qui se dessinaient dessous, probablement obtenus à force de travailler le bois des balais qu’il fabriquait. Grace bénit l’inventeur du fond de teint, qui masquait les rougeurs qu’elle pouvait sentir pondre sur ses joues, alors que ces pensées lui traversaient l’esprit. Milo n’avait probablement pas conscience de l’effet qu’il faisait sur elle, alors qu’il ne faisait rien de particulier, et elle se sentait un peu bête, comme une adolescente face à son premier crush, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher, comme s’il était le soleil autour duquel elle gravitait.

Elle finit néanmoins par lui répondre, alors qu’elle calquait instinctivement son allure sur celle de l’italien, comme elle avait appris à le faire au contact de ses patients et, plus récemment, de son frère (les ronchonnements quant à sa lenteur dans ces "salopards d’escaliers" en moins), sans dire un seul mot ou offrir son aide, pour ne pas le diminuer. Il était bien capable de se débrouiller tout seul de toute façon, et ils n’étaient pas pressés.

« -Ni l’un ni l’autre ne me dérange. Mon père avait l’habitude de m’emmener en mer alors que je venais à peine d’apprendre à parler, et mon organisme s’est habitué à être… bousculé. Je n’ai jamais eu de problèmes en transplanant avec mon ami Charlie, en tout cas. Tu sais, celui de la radio ?

La française appréciait l’attention, car elle avait souvent côtoyé des sorciers qui prenaient pour acquis leurs pouvoirs, et qui oubliaient qu’elle était une moldue qui regardait encore avec des grands yeux des étincelles multicolores sortir d’une baguette. Même si elle habitait depuis quelques temps à Atlantis, lorsqu’on avait grandit en écoutant des récits fantastiques d’enchanteurs chevauchant des licornes dans des pays fabuleux, il était difficile de passer à côté de la nature fascinante de la magie. Transplaner avait toujours ce côté exotique, comme les premières fois où elle avait prit l’avion.

Il y avait quelque chose qu’elle n’avait pas prit en considération, cependant, c’était la potentielle létalité de marcher du centre-ville aux Salines, en talon, sur les pavés d’Atlantis. Elle avait toujours été maladroite, et tombait bien souvent quand ses pieds adhéraient parfaitement à la terre ferme, alors, lorsqu’elle était en équilibre instable, cela pouvait mener droit à la catastrophe… Et ne parlons même pas de la douleur pour ses orteils. Elle ne pensait pas à ça, parce qu’elle était avec Milo, que son cœur battait un peu trop fort à l’idée de passer cette soirée avec lui, et s’il lui avait proposé de partir escalader le mont Everest à main nue en robe de soirée, elle aurait probablement accepté sans réfléchir.

Arrivés en bas de l’escalier, alors que Milo allait ouvrir la porte devant elle, un grondement raisonna dans l’air. Un tonnerre menaçant, encore éloigné, retentissait dans les airs, et Grace sursauta, ne s’attendant pas à entendre le ciel gronder après le beau temps qu’ils avaient eu toute la journée. Elle se tourna vers Milo, un petit sourire contrit sur la figure.

-Et bien, je crois que le ciel a décidé pour nous, dit-elle ironiquement. Qu’est-ce que je dois faire, du coup ? Charlie me prend la main, mais je veux être sûre de ne pas faire de bêtises…

Elle pouvait déjà sentir ses mains devenir moites. Allez Grace, arrête de céder à la panique pour rien, ce n’est qu’une main dans la tienne, on ne te demande pas de te déshabiller et de lui faire un strip-tease. La moldue pouvait imaginer sans peine son petit frère la motiver à l’intérieur de son frère : c’était fou à quel point il était désinhibé, à côté d’elle. Grace n’était pas coincée, loin de là, mais les remarques constantes de sa mère tout au long de son adolescence avaient sérieusement mis à mal sa confiance en elle, alors que cela avait fait exactement l’inverse à Matthew, esprit rebelle par excellence. Pour se galvaniser, elle fit ce qu’elle savait faire le mieux (enfin, selon elle, les avis extérieurs divergeaient), et utilisa l’humour pour se détendre :

-Le principal, c’est quand même que notre but soit atteint… comme la tarte. »

Elle étouffa un petit rire, sachant pertinemment que son calembour n’était pas très bon, mais il eut l’effet escompté, et elle sentit les tremblements dans ses mains s’estomper.


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mer 28 Mar - 16:57


► Le Littoral
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Un sourire étire ses lèvres depuis de longues minutes maintenant. Sa compagnie était tellement agréable aussi, il ne pouvait en être autrement. Ils avaient descendu les étages de l’immeuble tranquillement, Milo lui demandant si elle préférait transplaner ou non. « Ton père était pêcheur ? » Il était curieux d’en apprendre plus, il savait déjà qu’elle avait un petit frère – malade à son souvenir, mais il ne savait pas grand-chose du reste. Et cette soirée devait justement leur permettre d’apprendre à se connaître non ? Autant commencer quelque part. Ils étaient bientôt arrivés en bas, et Milo eut à peine le temps d’ouvrir la porte que l’orage grondait déjà à l’extérieur. Et bien voilà qui réglait leur dilemme en effet.

« Ne t’inquiète pas. » Il aurait pu lui dire que la seule chose qu’il avait perdue en transplanant, c’était parfois sa prothèse, mais il n’était pas sûr que l’effet escompté soit au rendez-vous, même si c’était vrai : il avait souvent eut l’air stupide en arrivant à un endroit spécifique, la prothèse en moins, trébuchant au sol. Il fallait aussi imaginer la tête ahurie et les cris de panique autour de lui, criant au démantibulage… De bien agréables souvenirs en sois. Il rigole de sa blague, parce que de toute façon, Milo a toujours était un bon public. Et puis elle est drôle. Il secoue la tête en riant. Elle était terriblement adorable quand elle semblait stressée.

Toujours était-il qu’ils étaient attendu ! Il sortit sur le perron du bâtiment. Sa baguette fermement tenue dans une main, il réfléchit à en endroit stratégique pour leur atterrissage… Aucun abri ne lui vient en tête et… il ne voulait pas qu’elle se retrouve mouillée ne serait ce que d’une goutte. Il posa doucement sa main sur son épaule, il sentait bien qu’elle semblait angoissée à l’idée de comment transplaner - Où était ce seulement ce contact aussi anodin était-il ? Il n’en savait pas grand-chose. Un sourire. « Tu es prête ? » Il attendit une confirmation de la jeune femme avant de se concentrer pour les faire transplaner tout les deux au plus proche du restaurant.

La sensation ne changeait pas malgré le temps : c’était toujours une sensation d’écrasement, de passer dans un tube. Et en clin d’œil, ils étaient devant le restaurant. D’un mouvement de baguette souple, un parapluie vint les abriter des gouttes qui avaient doucement commencé à tomber. Il lui fit un sourire, vérifiant qu’elle allait bien. « Ça va, pas trop secouée ?» Sa main se pose doucement dans le bas de son dos – à une hauteur convenable, Milo n’était pas le genre de mec à mettre la main aux fesses de la première venue - , l’invitant doucement à avancer vers leur destination finale. Il n’a pas réfléchi à son acte, c’est vrai, tant ça lui semble naturel. Il se fustige intérieurement et c’est une chance pour lui de pouvoir remettre ses joues légèrement rouge sur l’air frais qui balaye le port. Il lui ouvre la porte du petit restaurant aux allures un peu pittoresque – un restaurant qui sent bon la mer et les coquillages si on s’en fit à sa devanture, un petit air de Bob l’éponge comme il en avait rigolé avec Irvin.

Il la laisse rentrer en première, prenant soin à ce que le parapluie qu’il tient la couvre toujours tandis qu’elle rentre dans le restaurant. Il range sa baguette après un mouvement souple, venant la recaler dans sa besace – il ne devrait plus en avoir besoin d’ici le déroulement de leur soirée. Il s’approche du comptoir et sourit au serveur. « Bonsoir ! Nous avons une table réservée pour deux. Au nom de Pierce. »

Et la soirée commence.
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 31 Mar - 17:11

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Et le voilà qu’il commençait à lui poser des questions sur sa famille, comme dans cette éternelle danse que connaissent instinctivement tous les futurs amants. Grace n’avait aucun problème à parler de sa vie, il fallait bien, de toute façon, lorsqu’elle passait une grande partie de ses consultations à discuter avec des petites mamies venues apaiser leur solitude plutôt que de réellement soulager leur arthrite chronique : mais il fallait l’avouer, elle était encore plus excitée à l’idée de découvrir tout ce qu’il y avait à savoir sur Milo. Parce que d’avoir un aperçu sur sa vie, c’était quelque part, rentrer dans son intimité, passer de simple voisine à amie, d’amie à… autre chose. La française avait beau se flageller intérieurement à chaque fois qu’elle pensait à l’italien en des termes bien peu chastes, ils restaient bien réels, et alors qu'elle pouvait sentir son corps réagir lorsqu’il ne faisait que la toucher pour des raisons totalement anodines, elle ne pouvait nier qu’elle ressentait des sentiments de plus en plus forts pour l’italien. Car cette attraction qu’elle ressentait n’était pas simplement physique. De toute façon, ce n’était pas le genre de personne qui s’arrêtait à l’appétence des visages ou des corps (bien que ce soit un bonus, il fallait bien l’avouer), et en plus de la belle gueule de Milo, elle aimait son humour, sa simplicité, sa douceur, et toutes ces petites choses qui, misent bout à bout, faisait qu’il était lui et pas un autre.

Elle garda la question qu’il lui avait posé dans un coin de sa tête, se promettant de lui répondre dès qu’ils auraient passé cette épreuve qu’était, pour elle, le transplanage, et, fermant les yeux sans s’en rendre vraiment compte, la moldue ressentit au creux de son ventre une drôle de sensation, la même qu’elle avait ressentie les quelques fois où elle avait voyagé magiquement. C’était difficile à expliquer, comme ressenti, comme si tout devenait tout petit, mais en même temps plus grand : comme si les lois de la physique n’avaient plus d’emprises sur eux. Et c’était vrai, quelque part, car elle ne se souvenait pas avoir lu quelque part, que de se volatiliser instantanément dans un endroit pour réapparaitre dans un autre était techniquement possible, et son esprit cartésien avait bien du mal à assimiler ce fait. Comme à chaque fois qu’elle assistait à un acte sorcier, son cerveau se mettait à tourner à vive allure, essayant de comprendre sans y parvenir, comme lorsqu’elle peinait à saisir le fonctionnement des équations à inconnues lorsqu’elle était encore une adolescente. L’univers était si grand, si mystérieux, et l’espèce humaine ne pourra jamais en connaître toutes les subtilités, Grace en était parfaitement consciente, mais pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’essayer de toucher du doigt à la vérité universelle. C’était vain, mais aussi un réflexe tout à fait naturel.

La jeune femme s’attendait à ce que la pluie s’abatte sur sa tête, mais il n’en fut rien. Comme par magie (et c’en était probablement), un parapluie apparut dans les mains de Milo, pour les abriter tous les deux de l’eau tombant du ciel. Elle lui lança un regard reconnaissant, et un peu émerveillée, il fallait bien l’avouer. Ça devait bien servir aux sorciers, à Atlantis, en matière de drague : un coup de baguette magique et beaucoup de moldues tombaient en pamoison. Ce n’était pas vraiment le cas de Grace, mais il fallait bien avouer que c’était quand même assez stylé, et bien utile de se dire qu’on pouvait potentiellement partager sa vie avec quelqu’un qui pouvait faire le ménage d’un simple tour de main. D’un air innocent, la française se rapprocha de l’italien, faisant mine d’essayer d’échapper à la pluie. Ce n’était pas le cas, mais elle n’allait pas se priver d’une occasion de se baigner dans la chaleur du torse de Milo, même pour quelques instants seulement. Elle ne releva même pas la main sur le bas de son dos, comme si le geste était naturel, acquis. Pourtant, probablement que si ça avait été qui que ce soit d’autre, elle se serait insurgé, Grace qui se voulait toujours résolument indépendante, farouchement fière et sauvage. Milo avait cet effet calmant, stable, sur elle, en particulier lorsqu’il lui souriait de ce sourire si particulier, comme s’il était en plusieurs étapes, et il lui faisait enlever toutes les présomptions qu’elle avait sur la gente masculine, qui avait tendance à la traiter plus comme un bout de viande que comme un être humain.

Enfin, ils pénétrèrent dans le restaurant, qui s’appelait "Le Littoral", ce qui fit sourire Grace. Est-ce qu’il avait conscience qu’en tant que bretonne, elle était particulièrement difficile en matière de fruits de mer ? Qu’elle avait l’habitude de pêcher elle-même du poisson sur les côtes Atlantiques, depuis qu’elle était un enfant ? Probablement pas, et certainement que si elle le mentionnait, il paniquerait à l’idée d’avoir choisi ce restaurant et pas un autre, et la moldue caressa l’idée, quelques instants, de le mentionner l’air de rien pour pouvoir admirer un air catastrophé sur son visage totalement adorable, mais elle s’en empêcha. Matthew a une mauvaise influence sur moi, se dit-elle, songeuse.

Le serveur les conduisit jusqu’à leur table, qui se trouvait près d’une fenêtre, où l’on pouvait avoir une assez belle vue sur la Marina non loin, ainsi que les appartements des Salines, en hauteur, demeures de luxe réservés aux individus les plus fortunés d’Atlantis. La pluie, bien entendu, gâchait quelque peu le paysage, mais elle donnait aussi une impression de cocon au restaurant, qui les abritait des éléments du dehors. Grace s’assit à sa place, en prenant soin de ne pas froisser sa robe, tout en saisissant le menu que lui tendait le serveur. Avant d’y jeter un œil, elle se décida enfin à répondre à la question de Milo :

« -Mon père est ingénieur naval, il conçoit toute sorte de bateaux. Du coup, j’ai passé pratiquement autant de temps sur l’eau que sur la terre, quand j’étais enfant. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé d’habiter à Atlantis, entre autre, vivre sur une île, ça me semble comme une évidence. Elle ouvrit le menu, commençant à déchiffrer avec attention les différents plats à la carte, tout en continuant sa diatribe. Même si avec mon cabinet, mes cours, le refuge… Je n’ai pas vraiment l’habitude de sortir aussi souvent en mer que je le voudrais.

La carte restait simple, proposant toutes sortes de poissons et de crustacés, sans extravagance mais avec néanmoins un certain standing. Tout en choisissant, la française décida de questionner à son tour le vendeur de balai, orientant tout naturellement la conversation vers lui.

-Et toi, pourquoi Atlantis ? Avec ta boutique à Londres, tu aurais pu t’installer directement à la capitale…

Et elle ne l’aurait probablement jamais rencontré. Certes, avec des si, on mettrait Paris en bouteille, mais ils s’étaient vu pour la première fois lors de son emménagement au centre ville, et ils n’évoluaient pas vraiment dans les même cercles, alors, comment auraient-ils pu se croiser ? Elle n’était pas de ces femmes qui croyaient que le destin ramenait forcément ensemble ceux qui étaient destinés à s’aimer. Non pas qu’elle aimait Milo… pas encore. C’était trop tôt, et elle ne savait pas elle-même ce qu’elle ressentait encore pour le sorcier : des sentiments forts, assurément, dont les bourgeons ne demandaient rien d’autres que de se transformer en fleurs, mais le mot amour n’était pas encore dans son esprit. Elle secoua la tête : le moment n’était de toute façon pas propice à ce genre de réflexions. Elle mit le doigt sur un plat qui lui mettait l’eau à la bouche.

-Tiens, ça fait des années que je n’ai pas mangé de filets de rougets. C’est sympa ici, je ne connaissais pas du tout. »


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Ven 13 Avr - 15:33


► Le Littoral
But then I fooled around and fell in love
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Ils sont à l’heure, l’ambiance est tranquille dans le restaurant. Rien ne devrait mal se passer ce soir. Milo s’installe tranquillement, glissant son sac à l’arrière de sa chaise. Mia et Irvin ne l’ont pas trompé, l’ambiance est vraiment bien ici. On entend légèrement la pluie depuis l’intérieur, les lumières tamisées et le soleil qui se couche lentement participe à créer une véritable petite bulle pour les deux jeunes gens. Ce temps de merde est parfait en fait! Il lui fait un sourire tout en saisissant le menu , remerciant le serveur d’un coup de tête.

Le silence s’est fait entre les deux jeunes gens. Et s’il ne trouvait rien à dire, rien à répondre ? Par Merlin, le stress le reprenait déjà. Ses doigts jouèrent sur le menu avec nervosité, son regard n’osant pas se lever des lignes du dépliant. Prends un peu ton courage à deux mains Milo ! Mais une fois encore, elle est là pour désamorcer la situation. Elle commence à lui parler de son père, répondant à la question qu’il se posait tout à l’heure. Il avait relevé ses yeux vers elle, lui apportant son attention de ses prunelles chocolat. Elle venait des côtes, c’était vrai. Lui n’avait jamais pris la mer. S’il devait faire du long trajet ? Le transplanage, voir les portoloins, c’était tellement plus pratique. Etre sorcier avait clairement son avantage. Il lui fit un sourire, répondant à sa suite. « J’avoue que contrairement à toi, je ne suis pas le genre de personne à avoir réellement , le pied marin. » Et il ricana, assez fier de sa connerie. Il avait appris à rire de sa jambe de bois, l’auto-dérision avait été indispensable à sa santé mentale : en rire, plutôt qu’en pleurer, ça avait toujours été l’idée. Au début , ça avait été dur, mais aujourd’hui… Il avait un répertoire de blague longue comme sa prothèse sur la dite jambe.

Son regard est distrait sur le menu. Elle, elle semble tellement détendue, alors que lui, il est tendu comme un filet du diable avec une proie entre ses lianes. Il avait vraiment oublié comment sociabiliser, c’était terrible. Pire encore, il avait oublié son filtre de langage, il allait sortir un nombre incalculable de conneries dans la soirée. « Tu prends des cours ? De quoi ? » Il était curieux, il pensait qu’elle avait définitivement fini ses études … Peut-être suivait-elle des formations complémentaires, comme lui de temps en temps ? Aux vacances estivales, il prenait toujours deux semaines pour aller se former auprès d’autres Artisans. Il n’était pas seulement Technicien de Techniques de Vol, son métier allait bien plus loin et il avait besoin sans cesse de rajouter des cordes à son arc. Un flot de questions veulent franchir ses lèvres, mais il les retiens, histoire de ne pas la noyer.

« J’y ai vécu, en fait. Mais ça ne valait pas le coup, c’était trop cher. Puis… J’ai envie d’étendre un peu la boutique, ça me permet de tâter un peu le terrain pour essayer d’installer une deuxième boutique plus tard . » Il lui souri, il adorerait ouvrir une deuxième boutique. Atlantis est parfaite : il pourrait toucher pleinement son public avec une ville mixte comme celle-ci. Le chemin de traverse était toujours plus fréquenté par les sorciers, il avait du mal à toucher un public moldu … Mais … Ici la donne pouvait changer. Il aurait pu aussi lui dire qu’il était parti, parce que voir son voisin de 80 ans en caleçon depuis l’assise de ses toilettes dans l’immeuble d’en face, ce n’était pas vraiment la chose la plus agréable au monde … Mais ce n’était pas la chose la plus glamour à annoncer à quelqu’un, encore moins quelqu’un à qui on veut plaire. Face à Irvin, Mia, un autre ami, il n’aurait probablement pas hésité, mais là … C’était Grace. C’était différent. Et puis en plus, ils étaient à table.

Il eut un regard amusé. « A vrai dire, moi non plus. C’est Mia et Irvin qui me l’ont conseillé. Donc, si on choppe une intoxication alimentaire, on pourra aller se plaindre à eux. » Et merde. Il eut quelques secondes avant de se rendre compte de sa connerie, tapant son front avec son menu, il ferma les yeux. C’était un mauvais cauchemar, il n’avait pas pu dire ça, non. « Putain mais quel con. » Il l’avait à demi-murmuré, pestant contre lui-même, son stress et sa grande gueule.

A ce rythme, elle allait se barrer avant même que l’entrée n’arrive.
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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Dim 15 Avr - 19:08

But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo
Lorsque Milo blagua sur sa jambe (ou plutôt, son absence de jambe), le cerveau de Grace commença à tourner à vive allure. Son premier réflexe fut d’éclater de rire, sans qu’elle ne put s’arrêter, parce qu’après tout, elle était bon public et n’importe quelle blague pouvait la faire rigoler pendant de longues minutes, mais surtout, parce qu’il fallait bien l’avouer, c’était drôle. Probablement un peu trop noir, mais c’était ce qui rendait le trait d’esprit hilarant : cependant, est-ce que Milo n’allait pas prendre mal le fait qu’elle rigole ainsi de son handicap ? La moldue ne savait pas comment il avait perdu sa jambe, mais elle se doutait que ça avait été difficile pour lui, et c’était probablement encore une ombre sur son passé, aujourd’hui… La dernière chose qu’elle voulait faire, c’était le rendre inconfortable, ou pire, l’offenser. Peut-être qu’il n’y avait même de blague derrière ses propos ? Qu’elle riait sans raison, et que l’italien allait la dévisager bizarrement jusqu’à ce qu’il comprenne le pourquoi du comment, qu’il jette sa serviette sur la table et qu’il parte, furieux… Le gloussement s’étouffa dans la gorge de Grace. Mille scénarios désastreux se jouaient dans sa tête en même temps, ses insécurités revenant à la surface par vague. Un instant, elle voyait Milo lui crier dessus, lui disant ses quatre vérités et insistant sur le fait que c’était une horrible personne. Celui d’après, il enlevait carrément sa prothèse pour lui dire de se mettre à sa place, si c’était si drôle que ça. Elle racla vivement la gorge, pour masquer son embarras et sa panique qui devait être extrêmement apparente. Peut-être ne m’a-t-il pas entendu rire ? dit une petite voix dans son esprit, avant qu’une autre, plus vindicative, ne lui réponde qu’il lui manquait une jambe, pas l’ouïe.

Heureusement, il semblait se passionner pour le menu, et ne la regarde pas s’étouffer à moitié dans un verre d’eau, qu’elle essayait de boire à petites gorgées pour se calmer. Probablement qu’il ne voulait pas faire un scandale, et qu’il préférait ne pas relever son rire, mais, intérieurement, il était furieux… Elle se maudit, elle et son humour douteux, et surtout, ses réactions de personne tout sauf normale. Grace Louise Hamilton, tu ne trouveras décidément jamais d’homme convenable, avec ton comportement, pouvait-elle entendre sa mère lui chuchoter à l’oreille. Elle pensa à s’excuser, mais… ça serait encore plus bizarre, non ? Son souffle se coupa alors qu’il reprit la parole. Heureusement, il sembla changer de sujet : à moins bien sûr, qu’il ne soit réellement irrité et qu’il ne lui pose des questions, simplement parce qu’il voulait que ce dîner se passe au plus vite, pour pouvoir rentrer chez lui et rayer Grace de sa vie. La moldue était perdue dans ses propres insécurités, et n’arrivait plus vraiment à réfléchir logiquement. Sa voix bredouilla lorsqu’elle lui répondit, passant en mode automatique, essayant de limiter la casse et de calmer son cœur qui battait à toute allure dans sa poitrine.

« -Des cours de médicomagie, j’en prends en auditrice libre à l’UPA.

Elle ne s’attarda pas sur le sujet, toujours perturbée, et ne sachant pas comment Milo avait pris le fait que la française ait rigolé de son trait d’esprit. La moldue se recroquevilla sur son siège, comme si elle essayait de se faire la plus petite possible, qu’elle essayait de se faire oublier… ce qui n’était pas très vraisemblable, quand on a un rendez-vous en tête à tête avec quelqu’un. Le sorcier, heureusement, ne semblait rien remarquer et enchainait la conversation de manière naturelle, inconscient, probablement, de la lutte qui se passait dans le cerveau de la jeune femme. C’était d’une voix blanche qu’elle répondait, soucieuse du moindre mot qu’elle prononçait, en faisant bien attention de répondre de la manière la plus abrégée possible, pour ne pas plus embêter le vendeur de balai qu’elle ne l’avait déjà fait.

-En tout cas ta boutique est vraiment un bel endroit… je suis sûre que ça marcherait très bien à Atlantis.

Le jeune homme repartit dans un autre trait d’humour, et cette fois-ci, consciente de son erreur précédente, la jeune femme s’efforça de ne pas rire, même si le coin de ses lèvres s’étira, sans qu’elle ne puisse s’en empêcher. Grand mal lui en fit, puisqu’encore une fois, elle ne faisait visiblement pas ce qu’il fallait : maintenant, Milo avait l'air complètement désespéré, et dans sa tête, c’était forcément de sa faute. Elle ne faisait jamais rien de correct, de toute façon. La kinésithérapeute pouvait l’entendre murmurer dans sa barbe, pester de son imbécillité : probablement qu’il se maudissait d’avoir accepté ce rendez-vous, qu’il s’en voulait de devoir supporter cette nana qui avait un QI d’oiseau et un humour des plus douteux, avec sa moquerie des handicapés et son air stupide et…

Elle avait l’impression que son cerveau se mettait à bouillir, littéralement. Perdue, ayant l’impression qu’elle avait tous les défauts de la terre et que rien de ce qu’elle pourrait dire ne pourrait jamais sauver l’affaire, elle se leva vivement, renversant au passage le fond de son verre d’eau qui reposait tranquillement sur la table, sur le pauvre serveur qui venait simplement prendre leurs commandes. Elle se répandit en excuse, sentant ses joues écarlates et ses membres trembler de manière incontrôlée.

-Je suis… désolé, dit-elle à la fois à l’employé du restaurant et à Milo. Je ne voulais pas… Enfin… Je sais que je ne suis pas douée, je… Je fais toujours des trucs du genre, je suis maladroite.

Le serveur, professionnel, et n’ayant pas conscience du double sens de ses mots, s’éclipsa pour aller se changer, et elle resta debout, sans savoir quoi faire. La française avait envie de pleurer, mais si elle se laissait aller, elle n’arriverait jamais à s’arrêter, elle le savait bien, alors elle se contenta de regarder Milo avec un air désolé peint sur le visage.

-Si tu veux que je parte, je comprendrais, je suis bien trop nulle. Je ne veux pas t’embêter, ne te sens pas obligé de me supporter, ou quoi que ce soit du genre, vraiment… »


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mar 17 Avr - 17:08


► Le Littoral
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Oh ça avait merdé, et bien en plus.
Et il aurait du s’en douter dès lors qu’il entendit son rire timide quand il s’esclaffa sur sa prothèse… Il aurait presque oublié qu’ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps. Les blagues sur sa prothèse et sa jambe fusaient avec Irvin et Mia. Il en riait et… En rire avec elle ne le dérangeait pas, au contraire : c’était une certaine forme de confort qu’il avait à ses côtés… Mais la blague n’était pas passé et il s’en voulait complètement. Pourquoi fallait-il qu’il soit si con, bon sang… Si familier avec quelqu’un qu’il connaissait à peine au final.

Il sentit assez rapidement qu’elle ne voulait pas trop s’étaler sur les cours qu’elle suivait. Il n’allait pas insister : il se contente de hocher la tête en souriant. « C’est génial ! Et courageux de reprendre une formation. » Dans le sens où elle avait déjà un métier qui semblait assez stable et qui lui demandait du temps. Décider de suivre des cours supplémentaires… C’était quand même du temps et de l’énergie à consacrer en plus… Elle était réellement courageuse d’oser s’y relancer, il était clairement impressionné.

C’est vrai que sa boutique avait déjà reçu une visite de sa part. Elle était venue demander à son souvenir, des informations sur la sellerie. Mais Milo ne l’avait pas croisé ce jour-là : il s’était absenté ce jour-là, ayant des commandes à livrer, ainsi que des petites mamies à aider. Ça lui arrivait régulièrement de devoir laissé la boutique à Irvin … Mais ça devenait de plus en plus récurent… Trouver un vendeur aller devenir indispensable avant la fin de l’année… À deux pour gérer la boutique, ça allait être corsé : surtout, depuis qu’il avait Sebastian O’Connor en tant que client. Pas que le joueur de quidditch soit un problème, bien au contraire, mais… Il avait beaucoup plus de demandes depuis sa petite publicité à la coupe d’Europe. Enfin, il était réellement touché par les paroles de la jeune femme. Il essayait de faire de sa boutique un lieu accueillant et chaleureux, le fait qu’elle s’y sente bien, ça voulait dire beaucoup pour lui. « Merci beaucoup ! C’est un peu comme toi avec ton cabinet non ? C’est ton bébé ? » Il repose le menu et lui sourit. Il était certain qu’elle apportait autant d’attention à son cabinet que lui à sa boutique. S’il était certain d’une chose, c’était qu’elle aimait son métier.

Et puis tout dérapa.« Je .. Quoi ? » Brutalement. Si Milo s’était senti assez mal au début, après sa blague de merde, il se rendit compte qu’il avait fait presque aussi terrible. C’était sûrement la blague de trop… Son humour merdique l’avait emporté et… Voilà qu’au bout de même pas dix minutes de rendez-vous, elle voulait déjà partir. Elle s’était levé en toute hâte, avait renversé une partie de son verre d’eau, se confondant en excuse. Milo devait avoir l’air désespéré : il se sentait tellement coupable à cet instant-là, c’était affreux. Il tenta de la retenir, tendant son bras vers elle, mais n’osant la toucher, de peur qu’elle ne se braque un peu plus. T’as bien merdé mon pauvre Milo, tu la fais fuir comme la peste, regarde son état. « Non Grace, Non. » Il cherche à capter ses prunelles chocolat. « C’est moi qui suis désolé, vraiment. C’est en rien ta faute. » Il lui sourit doucement, cherche à calmer le jeu un peu, il ne veut pas vraiment que le rendez-vous se clôture sur ses conneries. Il peut faire mieux, il le sait. Il est juste incroyablement stressé parce qu’il a complètement oublié de comment se comporter face à la gente féminine. Peut-être que finalement, une oreillette connectée à Mia et Irvin aurait pu être une bonne idée pour qu’il ne fasse pas le con comme il était en train de le faire présentement. « C’est juste moi et mes blagues de merde, je suis désolé. » Il ne pouvait pas être plus désolé qu’à cet instant-là. Jetant un regard à sa chaise, il l’implora. « Reste, s’il te plait.» Tu es loin d'être nulle, tu es quasi-parfaite. Il ne voulait pas la voir partir, pas maintenant. Il voulait apprendre à la connaître, ne pas l’effrayer. Et il ne comprenait pas encore vraiment pourquoi elle l’attirait autant, mais elle lui plaisait, sur bien des aspects.

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mer 18 Avr - 9:14

But then I fooled around and fell in love
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La moldue hocha de la tête, et répondit d’une petite voix des choses sans intérêt à son interlocuteur, essayant de cacher au mieux son malaise, sans grand succès. Son cerveau s’activait proportionnellement à sa langue, ses pensées fusant dans tous les sens alors qu’elle ne faisait que prononcer des demi-mots et des injonctions de convenance. Si c’était la blague de Milo qui, au départ, avait déclenché ce mal-être, c’était en réalité ses insécurités et son anxiété qui surgissaient par vague, sans qu’elle n’arrive à les arrêter, et qui l’empêchaient de réellement apprécier ce rendez-vous, qu’elle avait tant espéré. Et plus elle y pensait, plus elle se sentait bête, plus elle s’enfonçait dans un apitoiement qu’elle jugeait ridicule : Grace avait passé des heures à angoisser à l’idée de proposer cette sortie à l’italien, puis, maintenant qu’elle y était, elle n’arrivait même pas à se détendre suffisamment pour passer une bonne soirée. Si Matthew avait été là avec elle, il aurait probablement réussi à la calmer, c’était son pouvoir magique : réussir à la faire sourire en toute circonstance, et à apaiser ses craintes d’un claquement de doigts. Mais son frère n’était pas là, et elle ne pouvait compter que sur elle-même pour réussir à affronter ses peurs, en essayant de ne pas paraître trop ridicule devant celui pour qui son cœur battait un peu trop fort.

Lorsqu’elle se leva et qu’elle commença à faire une scène, les mots de Milo l’atteignirent en plein cœur. Ils pouvaient sembler simples et un peu naïfs, mais ils étaient sincères, Grace pouvait le voir dans les yeux du sorcier. Désolé ? Pourquoi est-il désolé, se demanda la kinésithérapeute. C’est moi qui me comporte comme la pire des cruches, je ne vois pas pourquoi il s’excuserait… Elle commença à balbutier des excuses, à son tour.

« -C’est moi qui est désolé, vraiment. T’es gentil de me dire que ce n’est pas ma faute, mais je sais bien que…

Ses mots s’étranglèrent dans sa bouche, tandis qu’elle se perdait dans ses propres contradictions. Au final, elle n’avait rien fait, à part peut-être rigoler sans réfléchir, mais visiblement, Milo n’était pas offensé, au contraire, il semblait penser que c’était elle qui avait été choquée. Dans ce cas là, pourquoi avait-il une expression si malheureuse et désolée ? Pourquoi se blâmait-il alors qu’elle avait été la seule à faire toute une histoire de petits riens ?

Et puis, la réalisation la frappa, d’un seul coup, tellement violente qu’elle s’en rassit sur sa chaise, choquée. Qu’ils étaient bêtes. Stupides, même. Ils se reprochaient respectivement les mêmes choses, sans raisons, simplement parce qu’ils avaient peur, tous les deux. Elle avait bien vu que Milo était nerveux : mais la française ne s’était pas doutée que, tout comme elle, c’était pour des motifs tout à fait personnels, qui n’avaient rien à voir avec elle. Elle partait toujours du principe qu’elle était en faute, mais ce n’était pas le cas, et c’était ce dont elle venait de prendre conscience à l’instant.

Son ton était bien plus apaisé, lorsqu’elle répondit à la supplique du vendeur de balai. Elle était soulagée, presque, et retenait même un gloussement, tant elle se rendait compte que toute cette histoire n’était qu’un amas de quiproquo, qu’un enchainement de circonstances et de préjugés, qui les avaient conduits sur la route de l’incompréhension.

« -Ecoute, tu sais quoi ? Je crois qu’on est bien trop nerveux tous les deux, pour pas grand chose, et que ça nous fait perdre la tête. Si on recommençait depuis le début, t’en penses quoi ?  

Elle tendit la main par dessus la table, avant de lui faire un petit sourire. Dans sa tête, elle repensait à tous les bons moments qu’elle avait passé avec Milo, de la fois où ils s’étaient rencontrés dans les escaliers et qu’ils avaient ris aux éclats en rejouant la scène de Friends, du moment où ils avaient regardés The Mask sur le canapé de l’italien pendant une panne d’électricité, et de tous ses instants fugaces, ces sourires échangés dans l’entrée de l’immeuble, ces petits blagues, dites dans un souffle, lorsqu’il lui tenait la porte ou qu’ils se rencontraient à leurs boites aux lettres respectives. Ils s’appréciaient l’un et l’autre, c’était évident. Grace n’était pas sûre qu’il ressente la même chose qu’elle, mais même si ce n’était pas le cas, ils resteraient toujours de bons amis, et ça, ça ne changerait pas : alors pourquoi stresser autant ? Pourquoi ne pas simplement passer un bon repas, à apprécier la compagnie de l’autre, et en oubliant toutes les conventions qui disaient comment se comporter durant un rendez-vous, ou bien la voix de sa mère qui lui répétait qu’elle finirait vieille fille qui possède une vingtaine de chats ?

-Je m’appelle Grace, j’ai 25 ans, je suis kinésithérapeute, et je suis une grande fan du Seigneur des Anneaux. Enchantée », dit-elle en serrant la main de Milo, d’une voix joueuse.

Repartir sur des bases saines, respirer un bon coup, et manger en bonne compagnie. C’était tout ce qui importait. Il valait mieux qu’elle se perde dans les yeux de Milo et son sourire si craquant, plutôt que d’écouter ses peurs, qui lui criaient qu’elle ne serait jamais à la hauteur.


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Jeu 19 Avr - 18:31


► Le Littoral
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Par Merlin, elle ne part pas. C’est comme s’il s’était arrêté de respirer pendant quelques instants. Il se détend un peu, même si ses propos le font légèrement tiquer : ils vont finir par se battre pour savoir qui est le plus désolé des deux, ce qui était à la fois amusant et désolant. Terriblement, désolant. À vouloir plaire l’un à l’autre, ils étaient rentrés dans la vallée de l’angoisse : une vallée dérangeante où les deux s’étaient partiellement bloqués.

Elle s’était rassise et arbora un air choqué pendant quelques instants. Il avait encore dit quelque chose de mal, n’est ce pas ? Ou plutôt… Quelque chose de drôle. Puisqu’elle gloussa - ?- avant de lui répondre, un sourire aux lèvres – et par la barbe de Merlin, c’était tellement plus agréable de la voir sourire. Ses épaules se détendirent tandis qu’il se rendait compte à son tour, qu’ils avaient l’air bien stupides tous les deux. Voilà quelque chose qu’il cacherait à Irvin et Mia : il savait très bien que les deux le taquineraient pour toute une éternité. Il ne put s’empêcher de la rejoindre dans son rire. Ils avaient fait tout un foin pour rien du tout, mais c’était à présent une sensation de bien-être qui s’en était pris à tout son être. « J’aime l’idée ! »

Son sourire s’étend quand il voit la main qui se tend vers elle. Au diable la bienséance et les règles. Il saisit doucement sa main. Il hésiterait presque à lui faire un baise-main – quel galant homme ! Il lui fit un sourire franc. « Enchanté de te rencontrer Grace ! Moi c’est Milo, 26 ans, Vendeur de balai, unijambiste, et également très grand fan du seigneur des anneaux. Et de Star wars. Et de la science-fiction en général. » Il lui faire un sourire très franche, beaucoup plus détendu qu’il aurait pu l’être au début de ce rendez-vous. Sous ses airs de grand gaillard solide, Milo était un enfant. Il se souvenait de sa mère qui se moquait toujours de lui tandis qu’à 20 ans, il continuait de collectionner ses figurines qu’elle jugeait beaucoup trop enfantine. Puis ils s’y étaient faits : Milo serait à tout jamais un éternel enfant, ils n’y changeraient rien.

Le serveur venait de ressurgir, empêchant momentanément les deux jeunes gens de discuter. Il prit leur commande, Milo laissant la jeune femme choisir avant lui. N’étant pas un grand connaisseur niveau poisson, il se fia au plat du chef. Après avoir passé commande, le serveur s’éclipsa et leur redonna leur intimité.

« Alors dis moi Grace. » Il s’installe dans son siège, un peu plus tranquillement. « Va falloir que tu me dises quel est ton personnage préféré de la communauté. » Il avait pris une espèce d’air faussement sérieux – personne ne pouvait réellement le prendre au sérieux de toute façon. La communauté de l’anneau, c’était une longue histoire d’amour avec Milo. Il les avait lus quand il était encore à Poudlard – une copie qu’il avait trouvée à la bibliothèque, de façon assez étonnante, il n’aurait jamais pensé trouver des trucs aussi Moldu dans la bibliothèque de la célèbre école de sorcellerie. « Tu m’avais dit que t’avais appris le haut elfique c’est ça ? » Il essayait de remonter dans ses souvenirs, quelques semaines auparavant. Milo avait la chance d’avoir une assez bonne mémoire – ce qui en général était assez pratique.

Quoi de mieux pour entamer la discussion que de parler de choses qu’ils aimaient tous les deux ?

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Sam 21 Avr - 11:47

But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo
C’était fou comme, parfois, des petits rien peuvent changer une situation du tout au tout. Pour une personne extérieure, peut-être que l’échange précédent, entre Milo et Grace, relevait d’une quelconque immaturité, et qu’il n’avait pas vraiment d’importance. C’était peut-être vrai. Peut-être que, malgré leur âge, malgré leur situation professionnelle, leur vie bien remplie, ils restaient des adolescents un peu gauches à l’idée d’exprimer leurs sentiments et de partager un moment intime avec un membre du sexe opposé : mais est-ce que ça avait de l’importance ? Est-ce que ça ne démontrait pas la complexité de la nature humaine, dans ses magnifiques paradoxes ? La moldue était sortie avec plusieurs hommes dans sa vie, et si elle avait toujours été anxieuse de nature, c’était la première fois qu’elle ressentait un mélange d’émotion aussi forte, cette envie de bien faire, de plaire, de passer un moment inoubliable, tout en étant terrorisée de ne pas être à la hauteur. Preuve que Milo était différent, probablement. Preuve en tout cas qu’il était important à ses yeux, et le fait qu’elle ait réussi à passer ce cap, à se relaxer suffisamment pour pouvoir lui sourire avec assurance, comme elle le faisait présentement, était preuve qu’ils pourraient grandir ensemble, pour peu qu’ils continuent à se donner des seconde chances.

Mais ça, la française n’en avait pas réellement conscience. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle était soulagée que cette mini-crise soit passée, et qu’elle revoie sur le visage de Milo le sourire qu’elle aimait tant. Elle aurait pu se perdre dans la contemplation de ses fossettes, de la manière dont sa bouche s’élargissait progressivement, alors que ses yeux s’illuminaient. L’italien était fait pour sourire, et elle s’en serait terriblement voulu d’être la cause d’un quelconque chagrin.

Le grain de sa peau contre la sienne, alors qu’il saisissait sa main pour la serrer, dans une mimique joueuse, la rassura autant que l’expression de son visage. Il acceptait leur marché, de tourner la page sur ce début chaotique pour continuer dans une ambiance plus simple, plus détendue. Le corps de Grace s’apaisa, ses épaules se relaxèrent. Et elle commença à lui répondre, comme si c’était la chose la plus naturelle au monde, ne pensant même plus à son esclandre et à toutes ses insécurités, alors qu’il continuait à blaguer sur son handicap. Elle rirait avec lui : la kinésithérapeute devait cesser de trouver des interprétations dénigrantes partout, de croire que tout ce qu’elle exprimait serait forcément mal reçu.

« -Je dois t’avouer quelque chose, je n’ai jamais vu Star Wars. Ça fait des années que mon frère ma tanne pour que je regarde, étant donné que c’est sa série de films préférée, mais… je ne l’ai jamais fais, plus pour l’embêter qu’autre chose, et maintenant, j’ai l’impression que mon moi adolescent m’en voudrait terriblement si je cédais.

Son ton restait léger, alors que le serveur arrivait et qu’il prit leur commande. La moldue s’excusa doucement à propos de sa scène précédente en avisant la tache d’eau qui ornait sa veste, qui commençait déjà à s’effacer, mais l’homme, professionnel jusqu’au bout des ongles, l’arrêta d’un simple sourire. Ensuite, elle commanda son plat, comme elle l’avait annoncé précédemment, avant de croiser ses jambes sous la table pour se mettre plus à l’aise. Ce fut Milo qui continua la conversation, à laquelle elle fut heureuse de répondre :

-Mon personnage préféré ? Il y en a tellement… Si je devais en choisir seulement un, ce serait probablement Éowyn. C’est une femme tellement forte, avec une histoire si tragique… J’ai un peu peur du traitement qu’ils vont en faire dans les films, d’ailleurs, vu comment certains réalisateurs traitent les personnages féminins. Mais j’ai tellement hâte, ceci dit ! Depuis qu’ils les ont annoncés, je n’attend que ça !

On pouvait la voir frétiller alors qu’elle prononçait ces mots, passionnée par ce qu’elle racontait. La française avait tendance à se censurer elle-même lorsqu’elle parlait du Seigneur des Anneaux, sachant que son enthousiasme pouvait paraître étrange, quand on se disait qu’on parlait simplement de livres de fantasy, mais elle savait que Milo était fan, tout autant qu’elle. Ça faisait du bien de pouvoir être totalement elle-même. Comme une bouffée d’air frais.

-Mais ça m’étonne de me dire qu’un sorcier comme toi peut être passionné de ces livres. Vous avez des choses tellement extraordinaires, dans votre monde… Le peu que j’ai lu sur Poudlard m’a semblé tout droit sorti d’un roman passionnant.

Il était toujours difficile pour Grace d’arriver à comprendre totalement que la magie avait toujours fait partie de la vie des humains, alors qu’une partie entière de la population n’en avait absolument pas conscience, et, bien qu’elle savait que c’était un peu ridicule, elle ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller devant l’acte de magie le plus simple. La faute à son imagination un peu trop dévorante et une enfance passée à rêver qu’elle aussi, elle pouvait faire des choses extraordinaires comme bouger des objets avec son esprit ou invoquer des flammes.

-Tu te rappelles bien en effet, même si je suis un peu rouillée, depuis la fac. J’hésite à m’en faire tatouer une phrase, autour de mon poignet, d’ailleurs. J’ai un peu peur des réactions de mes patients, certains peuvent avoir des visions tellement rétrogrades sur ce genre de choses…

Elle se souvenait du nombre de fois impressionnant où elle avait dû supporter pendant des séances entières des petits papys à l’apparence candide déverser des torrents de haine dans leurs propos, sur les homosexuels, les noirs, et toute autre minorité. Les tatouages restaient, dans l’esprit des plus vieux, comme étant des symboles de déviance, et sa clientèle restait en majorité âgée, bien qu’elle soit spécialisée dans les traumatismes sportifs : en tant que jeune kinésithérapeute, les professionnels de haut niveau hésitaient encore à confier leurs corps, leurs outils de travail, à quelqu’un qui n’avait pas encore établi sa réputation. Elle s’en voulait de jouer leur jeux, en hésitant à se faire tatouer pour ne pas blesser leurs petits egos, mais son cabinet, c’était son rêve depuis des années maintenant, et elle avait peur que tout s’arrête à cause d’une décision pareille.

-En parlant de langue étrangère, Irvin m’a dit que tu étais italien ? C’est du côté de ta mère ou de ton père ? »

La jeune femme remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille, geste inconscient qui démontrait à quel point elle était attentive à la conversation. Elle remarqua à peine le serveur qui apportait les plats qu’ils avaient commandés, tant elle était concentrée sur Milo, ses yeux rieurs, ses cheveux sombres, et ses adorables fossettes.


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Dim 29 Avr - 13:55


► Le Littoral
But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo

Tout le monde avait des défauts. Milo, c’était de faire des blagues stupides sur son handicap et de péter sans vergogne sur le canapé en ricanant jusqu’à temps que quelqu’un se rende compte de l’odeur suspecte. Le défaut de Grace était beaucoup plus grave, mais pas irrémédiable, contrairement aux mauvaises habitudes de Milo. Le pire, c’est qu’elle ne voulait pas voir à cause de son frère. C’était problématique. « Ah non Grace, je suis désolé. Il va falloir remédier à ça. » Il se penche un peu par-dessus la table, et avec un petit sourire, un petit clin d’œil et sur le ton de la confidence, rajoute. « Mais promis, ça sera notre petit secret. Il ne le saura jamais. » Il s’engageait à emporter ce secret dans sa tombe et il ne faisait pas de promesses en l’air. Et puis, pour ses beaux yeux chocolat, il était bien capable de tenir sa langue dans sa poche. Même si Irvin lui demandait de lui dire.

Il se recule avec un sourire, revenant tranquillement dans le fond de son siège tandis qu’ils parlent du prochain film à sortir. C’était assez de rare de trouver des demoiselles ouvertement nerd, ou geek, sur les bords, du coup, il était réellement content de parler de ça avec elle. Il trouvait qu’Eowyn était un bon choix, même si lui avait plutôt un faible pour les elfes – il trouvait les dialogues de Legolas à mourir de rire. Il hoche la tête doucement, soutenant son choix. « On verra bien. On la verra pas de suite, il faudra attendre. » Il sourit. « De toute façon, je pense que niveau adaptation, on pourra pas faire pire que le dessin animé. » Des images terribles, mais drôles, lui reviennent en tête. « Avec Irvin, on est se prépare à réserver nos places dès qu’il est annoncé en salle ! » Ils ont déjà tout prévu, ils suivent l’affaire avec intérêt ! Peut-être se joindra-t’elle à eux ? Il ne sait pas de quoi demain est fait.

Ces histoires sur Poudlard, ça le fait toujours sourire. Pour beaucoup de gens, l’école de sorcellerie avait l’air géniale : quand on y vivait pendant sept ans, c’était autre chose. « Je suis né-moldu, mon père adorant la littérature, j’suis tombé assez vite sur la fantasy et la SF jeune donc ... » Il jette un regard autour de lui, amusé. « Puis franchement, Poudlard ,c’est très surcoté. Il y avait un arbre qui agressait les gens qui s’en approchait un peu trop, des escaliers fourbes qui changeaient de position à leur bon vouloir… Et je te parle même pas du basilic dans les toilettes des filles quand j’étais en sixième année. Le machin a terrorisé la totalité de l’école en a pétrifié une partie pendant une année entière, ils étaient à deux doigts de fermer l’école. Du coup, tu comprends rapidement pourquoi il y avait une trentaine de lits dans l’aile de l’infirmerie du château. » Il disait ça avec le plus grand des sérieux et le plus grand des calmes. Démystifier Poudlard pouvait être une bonne chose… Et encore, il lui épargner son avis sur la classification des maisons – avec toutes les têtes brûlées dans la même fratrie, ainsi que le fait que probablement un tiers des élèves découvrait seulement leur magie à l’entrée de l’école, ce qui réservait, bien trop régulièrement, des incidents. Si en plus on mettait en lumière le quidditch … L’école n’était pas dangereuse : elle était mortelle. Il reprit un sourire. « Enfin, ne me détrompe pas, j’y ai passé les meilleures années de ma vie… Mais je pense qu’au niveau pédago… On peut clairement mieux faire. » Il rigole franchement, sans Poudlard, il n’aurait jamais rencontré Irvin, ni Mia, ni tous ses amis. Ce qui était normal après tout, puisqu’ils y avaient passé 7 ans de leur vie.

Il l’écouta attentivement quand elle lui parla de son envie de tatouage. « Je comprends, mais il n’y aurait pas moyen pour toi de la camoufler, au moins avec ce genre de type de patient ? » Il réfléchit quelques instants avant de reprendre. « Il y a une tatoueuse sur Atlantis, il me semble qu’elle fait des tatouages magiques, peut être qu’elle aurait une solution pour toi ? » Il en avait rapidement entendu parler, étant lui-même intéressé, voulant se faire tatouer son patronus sur son mollet. Il ne savait qu’elle était moldue, mais il ne savait pas si ses tatouages pouvaient se permettre de bouger sur la peau des non-sorciers. C’était peut-être une piste à creuser. Enfin, si elle le souhaitait vraiment.

« Oui, du côté de ma mère. Mon père est américain, j’ai toujours du mal à croire que mon grand-père est laissé ça passer. » Il savait à quel point ça lui avait coûté de laisser sa fille se marier avec un de ses Américains. « Le côté de ma mère est assez conservateur, du coup, ils m’ont un peu obligé à parler les deux langues et ça ne me sert pas vraiment, mais… » Il haussa les épaules en souriant, c’était une bonne chose d’être bilingue. Au moins il comprenait les insultes que proférait sa mère la plupart du temps. Il lui fit un sourire, il était sûr que c’était la même chose de son côté. « Enfin, ça doit être un peu la même chose pour toi ? »

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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Mer 2 Mai - 5:40

But then I fooled around and fell in love
Grace & Milo
Enfin, ce rendez-vous devenait ce qu’il aurait toujours du être. Simplement deux personnes qui s’appréciaient, qui se découvraient l’un et l’autre sous une lumière nouvelle, une lueur qui faisait évoluer leur amitié en quelque chose de plus. Les insécurités de Grace étaient toujours présentes (est-ce qu’elles pourraient un jour réellement disparaître ?) mais elle avait fait un choix courageux et difficile, celles de les faire taire pour pouvoir simplement profiter de l’instant présent, en compagnie de son charmant voisin auquel elle pensait bien plus souvent qu’elle ne voulait bien l’admettre. Et ils parlaient, simplement. Et ils riaient, ensemble. Et ils jouaient ce jeu de séduction tellement naturellement, qu’il était évident pour tous, à part les principaux intéressés, qu’ils commençaient à poser les premières pierres d’une belle histoire.

La moldue sourit face à la détermination de l’italien. Grace savait pertinemment que les films de Georges Lucas lui plairaient : elle ne savait pas si elle deviendrait une fan aussi hardcore que Matthew et, visiblement, Milo, mais en tant qu’afficionados de mondes imaginaires et de pop culture en général, elle apprécierait de suivre les aventures de Luke Skywalker et ses amis. Star Wars, ça avait été depuis si longtemps un jeu de stratégie, avec son frère : elle utilisait la trilogie pour le faire enrager, et de savoir qu’elle l’aurait enfin vu, avec quelqu’un d’autre que lui, et sans lui dire… Ça le rendrait fou. Certains auraient pu trouver ça carrément méchant, mais c’était le genre de choses que faisaient les frères et sœurs, même lorsqu’ils étaient tous deux adultes et qu’ils étaient sensés avoir dépasser le stade des chamailleries. Cela restait relativement bon enfant, et cela montrait, au final, le lien toujours présent que partageaient Matthew et sa sœur.

« -Il vaut mieux pour toi de toute façon, il serait capable de t’en vouloir, et ses vengeances sont légendaires. Charlie a tendance à dire qu’il est comme ces petits chiens, qui bloquent leur mâchoire pour ne jamais lâcher le morceau, dit-elle en rigolant doucement. On pouvoir voir dans ses propos toute l’affection qu’elle portait pour son frère.

Continuant la conversation, et se plongeant dans ce qu’elle pensait de l’univers de Tolkien, elle songea qu’elle était quand même bien tombée. La plupart du temps, elle devait réfréner sa passion pour le Seigneur des Anneaux, car les gens trouvaient cette obsession bien étrange, en particulier sa mère (la kinésithérapeute se rappellerait toujours de sa tête lorsqu’elle s’était déguisée en hobbit pour son 17ème anniversaire, ne comprenant pas pourquoi sa charmante petite fille s’était collé des poils sur les pieds), mais avec Milo, elle pouvait en parler librement : mieux, c’était lui qui lançait la conversation à ce sujet, et il prêtait attention à ce qu’elle pouvait bien raconter. Les seuls nerds qu’elle avait rencontré la prenait plus ou moins ouvertement de haut, parce que c’était une fille, et elle avait d’ailleurs pris l’habitude de masquer son genre lorsqu’elle surfait sur les forums de fans.

-Je vous comprends ! J’ai déjà commencé à coudre mon costume pour l’avant-première, même si c’est dans longtemps… Je n’ai pas beaucoup de temps à moi, alors je dois le faire petit à petit.

La jeune femme glissa sa main sous son menton, écoutant attentivement ce que lui racontait Milo. Poudlard, c’était un lieu tellement féérique, dans sa tête, et probablement dans l’esprit de la plupart des moldus intéressés par la culture magique. Une école qui apprenait à faire léviter des plumes et à voler sur des balais ? Ça battait mille fois ses ennuyeuses leçons sur le théorème de Pythagore et la tectonique des plaques. Mais ce que lui révélait le sorcier était quand même un peu inquiétant, voir même, carrément dangereux. Elle rigola doucement : il devait plaisanter, n’est-ce pas ? Des membres du corps enseignant ne laisseraient pas des enfants s’exposer à de tels dangers, c’était impossible… Enfin, vu le tableau qu’il en dépeignait, ce "basilic" devait être une chose peut recommandée à rentrer en contact avec des adolescents. Alors qu’elle allait répondre, le serveur vint leur apporter leurs commandes, avant de s’éclipser en silence, et Grace saisit sa fourchette pour prendre une bouchée de son plat. Délicieux. Elle pouvait sentir l’arôme délicat du poisson et un arrière goût citronné particulièrement fin, et ferma quelques instants les yeux pour mieux le déguster. Tout était parfait. Ce moment était parfait.

-Et bien j’en prends note écoute, si un jour mes enfants ont des pouvoirs magiques, je les enverrai à Beauxbâtons, peut-être que là-bas, ils sont un peu plus… au point sur la sécurité, et qu’ils ne laissent pas des plantes aromatiques tueuses arpenter leurs couloirs, souffla-t-elle entre deux bouchées. Puis elle renchérit sur ce que lui préconisait Milo, par rapport à son futur tatouage. Tu parles du Cactus Banana Tatoo ? Oui, je connais la gérante, c’est une de mes patientes.  Je lui en toucherai deux mots la prochaine fois que je la verrais, mais ce n’est pas non plus une priorité, je suis pas mal occupée en ce moment et… avec l’entretien à faire, ça me prendrait du temps que je n’ai pas. Enfin, je devrais pas me plaindre, c’est moi qui l’ai voulu, mais parfois je me dis qu’il faudrait qu’il y ait plus de 24h dans une journée !

Dehors, la pluie continuait de tomber, indifférente à la conversation calme et apaisante entre les deux jeunes gens. On pouvait même entendre, au loin, le tonnerre commencer à gronder, mais Grace n’y prêtait absolument pas attention, toute occupée qu’elle était à se perdre dans les yeux de Milo.

-Ah, un américain, dit-elle, un peu goguenarde. Du coup comment ça se passe, t’as un revolver sous ton oreiller, à côté de ta baguette magique ? Son ton était bien entendu humoristique, quoique, quelque part, il y avait un fond de vérité : elle avait toujours pris les américains pour des fanatiques d’armes à feu, alors qu’elle prônait la non-violence. Moi c’est pas vraiment ça, j’ai habité en France une grande partie de ma vie, du coup, on parlait un mélange étrange de franglais à la maison. Et puis j’ai mon frère ici, on parle la plupart du temps en français, mon meilleur ami est Suisse… En plus, quand on m’embête dans la rue, il suffit que je parle en français pour qu’on me laisse tranquille, c’est pratique », rigola-t-elle en buvant une gorgée de son verre.


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Sujet: Re: But then I fooled around and fell in love | Grace | Ven 25 Mai - 16:55


► Le Littoral
But then I fooled around and fell in love
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Le tonnerre pouvait gronder autant qu’il le voulait à l’extérieur : ils étaient si confortablement installé et absorbé l’un par l’autre qu’une bulle s’était vraiment créer autour d’eux. Pas même le flash des éclairs pouvait le distraire de leur discussion, beaucoup trop passionnante à ses yeux. En même temps… C’était rare de tomber sur des demoiselles avec des intérêts pour la culture geek. Enfin, ce n’était pas tant que les jeunes femmes étaient rares, c’était plutôt le fait que la communauté était… Quelque peu fermé, il devait l’avouer. Il suffisait de voir ce qui se passait sur les groupes de chat, ou les forums… Dès qu’une fille arrivait, soit ils ciraient à la blague, soit ils essayaient de la draguer, soient ils la balançaient hors de la communauté… Bref, la communauté n’était pas encore très ouverte à la communication et il était conscient que c’était probablement de ce fait que les femmes se montraient moins actives dans celle-ci. Ce qu’il trouvait terriblement dommage. Enfin, dans tous les cas, il était vraiment heureux de partager ce moment avec Grace.

Il eut un rire. Son frère avait l’air d’être un sacré personnage. D’un coup, Milo se demandait s’il avait vraiment envie de se frotter à la bête qu’il était. « Définitivement, ça restera entre nous. » Même si Milo était plutôt grand et armé d’une baguette, il n’était pas sûr et certain de vouloir se battre avec un autre fan de la saga Star Wars. C’était mieux d’éviter, ça avait l’air de quelqu’un de bien… Dans le fond.

En plus… Elle faisait du cosplay ? Mais qui était cette personne ? Pourquoi n’était-elle pas arrivée plus tôt dans la vie de Milo ? « En plus en cosplay ? Tu as commencé quel costume ? » Milo et Irvin était bien parti aussi… Surtout qu’ils voulaient participer à la Comic Con de San Diego, mais… Ni l’un, ni l’autre n’était vraiment doué en couture. Milo avait commencé à mettre le nez dans les sorts de couture, mais ça restait encore suffisamment obscure pour lui. « Vaux mieux si prendre trop en avance qu’à la dernière minute de toute façon ! » Un doux sourire étire ses lèvres.

Est ce qu’elle se rendait compte combien elle était adorable – et désirable, il n’allait pas se mentir - , sa main sous son menton, attentive à leur discussion ? Est ce que le pauvre Milo allait finir par s’emballer face à elle ? Probablement.

Les plats étaient finalement arrivés. À vrai dire, Milo ne savait pas vraiment ce qu’il avait dans son assiette, mais pour tout avouer : c’était plutôt bon ! Grace de son côté semblait apprécier son plat. Il en aurait presque eu un soupire de soulagement : au moins une chose qu’il n’avait pas foiré n’est ce pas ?

C’est vrai qu’il y avait Beauxbatons, Milo n’était plus là à l’époque où ils avaient ressucité le tournois des trois sorciers, mais il avait suivis dans les journaux que Beauxbatons en faisait parti. Ca avait été une triste année pour Poudlard aussi, à l’époque. Il eut un léger sourire, pincant légérement ses lèvres l’une contre l’autre. Il n’allait définitivement pas lui avouer que le basilic n’était pas une plante tueuse – bien que ces dernières existaient définitivement, même à l’état naturel - mais bien un serpent d’une quinzaine de mètres de long… Il allait encore plus la faire paniquer, ce n’était clairement pas une bonne idée.

Autant, valait-il mieux changer de sujet. Poudlard, c’était très sympa, mais… oui, ce n’était pas le sujet de conversation le plus joyeux au monde, surtout quand on parlait de leur pédagogie. Il hocha la tête. « Oui, c’est ça. » Un sourire. « Je te comprends ! Je me dis la même chose tous les soirs en quittant l’atelier. » Il adore son atelier, avec les périodes de fêtes qui approchait, il allait y passer de plus en plus de temps. Il ne serait même pas étonné de devoir installer un lit dans l’une des pièces adjacente pour dormir sur place : avec la charge de travail qu’amener Noël, les gens allaient se précipiter sa boutique pour des commandes de dernières minutes, qu’il allait devoir honorer du mieux qu’il pouvait. Angoissant rien que d’y penser, mais en même temps, il était terriblement impatient de tester ses limites !

Il était en train de boire quelques gorgées du vin qui accompagnait leur plat quand elle lui posa la question. LA question. Il avala à moitié de travers, manquant faire ressortir le liquide par ses narines. Il rigola franchement après ça, tapotant son torse pour faire passer la sensation tout en ne pouvant s’empêcher de rire. Les larmes aux yeux – de rire ou de douleur, nul ne savait, même si la première hypothèse était la plus plausible-, il tenta de reprendre, une voix plus grave, un bon vieil accent texan et avec un sérieux a tout épreuve. « Bien sûr, et quand j’aurais un gamin, j’lui apprendrais dès le berceau à démonter et remonter un glock parce que c’est notre droit… En tant… qu’américain. » Il était doué d’un sens de la déconnade très fort concernant sa « patrie » d’origine. Il s’était toujours beaucoup plus senti british qu’amerloque de toute façon, mais la façon dont elle lui avait sorti ça, naturellement, avec le petit accent qui rajoutait tout… C’était juste parfait, il ne pouvait que réagir. « On a déménagé très tôt à Londres, je devais avoir 8 ans, pour être honnête, je me sens plus proches des Brits que des colonies. » De toute façon, même son accent était très peu prononcé au final, et c’était uniquement dû à son père. Il toussa un coup une dernière fois avant de reprendre une gorgée de son vin beaucoup plus tranquillement. « Ca à son côté pratique. » Il était vrai qu’en prêtant l’oreille, on pouvait discerner un très léger accent, mais c’était aussi fort que l’accent italien de Milo. « En même temps, tu es ravissante. » oh merde, qu’est ce qu’il venait de dire encore. Ce n’était pas le vin qui venait de donner cette teinte rouge à son visage, mais bien son débit d’ineptie. Ce fut pour cela que quasiment dans la foulée, il changea de sujet. « Mais du coup, une question me tarode. En français, une baguette, c’est une baguette ? Comme … le pain ? » Oui, c’était stupide, oui, c’était la seule chose qu’il avait trouvé.

Oui, Milo était un con.

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