Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac)

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Sujet: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Mer 7 Mar - 10:33
strange interview
Ollie, Aaron & Isaac
« Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme, l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. » ▬ PESTE NOIRE

Le temps.
Il ne s’écoule plus.
La nature reste immobile, les oiseaux, les feuilles des arbres, le souffle du vent. Tout cela semble être en suspend. Immobile, incapable d’agir, de bouger. Il l’observe, lui, ce garçon qui s’acharne sur son bout de parchemin chiffonné. Puis, la mine de son crayon se brise. Et la nature reprend ses droits, son cours normal. Elle chante vibrée, nage, vole, gratte, respire. Comme-ci le temps venait à manquer, le temps s’écoule si vite, frappant sur son passage les êtres les plus fragiles de la belle planète terre. Les hommes.

Alors, il court, l’homme. À la recherche de quelque chose qui le sauverait, qui le délivrerait de sa malédiction. La jalousie. Qui dévore ses chairs, qui embrume son esprit, son jugement. Et le rend vulnérable, si vulnérable qu’il est fort probable qu’il causera sa propre perte, entraînant avec lui dans sa chute, le reste de l’univers.

Respire. Expire.
Respire. Expire.


Des perles d’eaux caressent son front rougi. Il arpente rapidement le sentier, il court, à la poursuite de quelque chose dont il ignore totalement le sens, le but. Ses jambes sont endolories, contractés, mais bon dieu qu’il aime cette sensation. Celle de se sentir vivant, mortel. Sa poitrine est brûlante, ses poumons manquant d’éclatés en un millier de petits morceaux de chair. Voici, plusieurs semaines qu’il n’avait pas couru, il aimait ces rares moments, loin de toute cette agitation ambiante, de ce monde qui partait en vrille totale depuis un moment. Parfois, il lui arrivait de suffoquer, de manquer d’air dans cette ville complètement folle. Presque chaotique. Anarchiste. Et s’évadait, un moment de cette agitation lui permettait de remettre son esprit à zéro. Prêt à commencer une nouvelle semaine, à Atlantis.


Madame, la Directrice.

Dans le cadre de ma formation à l’université d’Atlantis en Médicomage, j’ai l’honneur de solliciter un stage de huit semaines, au sein de votre hôpital (durant la période du 01/11/2000 au 31/01/2001).

Au cours de cet enseignement, j’ai été formé à l’ensemble des techniques et connaissances indispensables pour dispenser les soins aux patients, surveiller leur état de santé et contribuer à leur bien-être. Ainsi, je dispose des bases nécessaires pour participer aux diagnostics, effectuer les soins et accompagner les patients et leurs familles.

Le service des urgences comme terrain de stage, m’intéresserait particulièrement. En effet, ce service correspondant aux situations d’urgence et de réanimation auxquelles je souhaite participer dans le cadre des soins. Animé par une grande curiosité d’apprendre les caractéristiques et diversités de ce service, un stage au sein de votre structure me permettra de ma familiariser avec les réalités et les contraintes du terrain et d’évoluer dans l’apprentissage de mon futur métier. Motivé, résistant, responsable, équilibré et sachant travailler en équipe, je n’ai aucune difficulté à réaliser les soins efficaces, diagnostiquer et m’occuper de l’administratif.

Je reste bien entendu à votre entière disposition pour une rencontre éventuelle ou pour toutes informations complémentaires.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma candidature et vous prie d’agréer, Madame, la directrice, l’expression de mes salutations distinguées.
Montgomery Isaac.



Il relit une fois encore sa lettre. Il appréhende un peu la réponse. C’est son premier stage comme étudiant, et comme à son habitude, son père, lui a mit la pression. Ne me fais pas honte Isaac, répète le médicomage par hibou. Le bout de papier retombe sur le bureau en bazar. On y trouve des manuels, des crayons, des photos, des fioles, des herbes en tout genre. Un vrai bordélique en puissance. Le petit hiboux se perche sur le rebord de la fenêtre, les prunelles sombres en direction du sorcier, interrogateur. « Merci mon ami. » Sa voix semble éteinte, endormie. L’oiseau prend dans son bec la petite lettre, tend la pâte très doucement. Il attendait d’être payait bien sûr. Le jeune homme s’excuse et dépose quelques pièces dans le creux de ses pattes crochus. Qui s’envola aussitôt.

Deux jours plus tard.
L’attente est interminable.
Il tente de faire bonne figure face à son incertitude grandissante de jour en jour. Peut-être n’était-il pas prêt pour faire un stage ? Peut-être qu’à travers sa lettre, la direction a ressenti ce manque de confiance en lui. Et ça, pour un Médicomage, c’est fatal, parce qu’un Médicomage ne doit pas connaître le doute, l’incertitude, la confiance doit être constante, prêt à agir dans n’importe quel cas de figure et en quelques minutes.

Respire. Expire.
Respire. Expire.  
Ne panique pas.
Montre que tu es fais pour ça.

Il avance au ralenti comme dans ses nombreuses scènes de films d’action où le héros sort d’un bâtiment en flammes, portant le corps d’un enfant. Il survit à l’impensable, il ne faillit pas, il a peur mais il l’a surpasse. Les passants le dépassent, le bruit ambiant devient flou, comme prit dans une boule verre, le sorcier avance, au ralenti. Son regard fixe l’horizon. Comme son héros favori vers un combat final dont il ne sortira peut-être pas vivant, mais il le fait, parce que des vies sont en périls. Un sacrifice qu’il est prêt à accepter. Parce que c’est son destin. De héros.

Un hululement perce la bulle de verre, il l’entrevoit cette tâche brune à travers les silhouettes au loin. Au début, comme un mirage, puis comme un oiseau arrivant à toute vitesse vers lui. Il se pose gracieusement à ses pieds. Le parchemin porte un sceau, que le sorcier reconnaît toute de suite. C’est l’hôpital. La réponse qu’il attend depuis deux jours. Le message est court, direct. On le remercie de son hiboux et l'invite à se rendre à une adresse bien précise.

Il tente de canaliser son excitation. Pas d’excuse pour être en retard. Il file ou vole plutôt vers son appartement, enfile une tenue convenable. Une chemise noire, un pantalon droit, un coup de peigne dans la forêt amazonienne qui trône sur son crâne, indiscipliné, il n’en tire rien du tout. Tant pis, cela restera comme cela. Songeait-il se détaillant dans la glace dans sa salle de bain. Un coup de parfum, son sac à dos, son livre où il note ses petites recherches personnelles. Il sort précipitamment, cherche ses clés nerveusement dans sa poche qui ne semble pas avoir de fond. Jusqu’à ce qu'il se rende compte qu'il n'a pas de chaussures aux pieds. Il rentre une seconde fois, s’arrête et contemple un instant la pièce.N’oublie rien d’autre.
Le ciel est menaçant, terrifiant. Ses grosses formes sombres se rapprochent dangereusement du centre-ville, le vent se lève, il y fait soudainement terriblement froid, un temps à ne pas sortir. Et comme par hasard, Isaac n’a pas prit de parapluie. Malchance du débutant. Il se hâte, court presque, son sac sur le dos il s’engouffre finalement devant la porte d’entrée de la petite maison indiqué sur la lettre. C’était à deux minutes de chez lui, marrant. Il réajuste le haut de sa chemise, aplati sa chevelure en bataille. Sa voix le démange, ses mains sont moites, tremblantes. Toc toc.



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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Sam 10 Mar - 18:21

Strange interview
Aaron & Isaac & Ollie
Aujourd’hui, il pleut. Je peux entendre les gouttes tambouriner contre ma fenêtre, située juste au dessus de mon lit. L’ouïe fine du loup en moi peut se révéler bien pratique, mais lorsque j’essaie de dormir, en particulier lors de mes biens trop rares jours de congés, elle est bien souvent plus handicapante qu’autre chose. J’ai mal au crâne. La dernière pleine lune était il y a deux jours à peine, et j’ai toujours un peu de mal à m’en remettre, comme si mon corps savait exactement à quel point la transformation est un affront à Dieu et à la nature qu’Il a créé. C’est mon fardeau, la punition pour mes propres péchés. Je referme les yeux, j’entends mon cœur battre dans mes tempes, j’entends Ollie en train de se préparer, probablement pour son jogging matinal, j’entends notre voisin qui se brosse les dents dans le confort de sa propre salle de bain, j’entends un oiseau chanter à l’abri des gouttes, sous les feuilles d’un arbre, à des centaines de mètre de notre maison. Tout est trop fort, trop intense. J’arrive à gérer le loup, d’habitude, mais cette transformation avait été particulièrement difficile, sans que je ne sache vraiment pourquoi. Je soupire, puis me lève. Je n’arriverai plus à fermer l’œil, de toute façon.

Mes jours de congés sont des moments de transition un peu étranges, moi qui aime vivre une routine calculée et constante. Je ne sors pas, à part pour faire quelques courses ou me rendre à la synagogue. La plupart du temps, j’essaie de rattraper mon manque de sommeil, inhérent à tous les médecins de la terre, et de lire le plus possible. Il est rare qu’Ollie reste en ma compagnie : ce n’est pas un désir de sa part, mais elle est très occupée avec ses entrainements et tout un tas d’histoires avec son meilleur ami, Sebastian, que je n’ai pas vraiment compris. La rousse et moi, nous nous entendons bien, mais il est vrai que nous avons, bien souvent, du mal à nous comprendre, car nous sommes des personnes extrêmement différentes. Et devoir lui cacher le secret de ma lycanthropie reste un fardeau, je dois bien l’avouer, comme une pierre invisible qui nous empêcherait de devenir réellement proche. Elle me trouve bizarre, je le sais, car tout le monde me trouve bizarre. Mais c’est une gentille personne, elle arrive à aller au delà de mes excentricités, et après tout, je reste un colocataire exemplaire : je m’occupe de toutes les tâches ménagères, à ma demande, car mes légers troubles obsessionnels compulsifs me poussent à vouloir vivre dans un environnement extrêmement propre, à la limite du stérile ; je suis discret, certains diraient un peu trop ; et mon métier, avec le salaire qui allait avec, me garantissait de toujours pouvoir payer ma part de loyer.

L’air est frais hors de mes couvertures, et je jette un œil au miroir qui orne ma penderie. Je peux presque entendre ma אמא me souffler à l’oreille à quel point je suis maigre, comme elle le faisait quand j’étais enfant, à une époque où elle ne m’avait pas encore renié, et il est vrai que j’ai la peau sur les os. Ce n’est pas un défaut dans mon alimentation, que je veille à garder équilibré, ou dans mon exercice physique, tout à fait normal. Mon statut de lycanthrope, et les épreuves qu’il fait subir à mon corps, est le seul à blâmer. Je m’habille simplement, un pantalon sombre, un pull bordeaux un peu délavé par de trop nombreux lavages. Et puis je sors, toujours aussi silencieux, au milieu de ce bruit étourdissant que je suis le seul à pouvoir entendre.

Lorsque je pénètre dans la pièce principale, que je partage avec Ollie, constitué d’un salon/salle à manger et d’une cuisine ouverte, simple, mais moderne, son chien, Mullighan, laisse échapper un jappement de terreur, comme à son habitude. J’ai failli refuser la colocation à cause de sa présence. Je n’ai rien contre les animaux, bien que je ne comprenne pas vraiment leur attrait (les chouettes étant les seules exceptions, dues à leur praticité), mais je sais bien que ma présence les rend nerveux, voir carrément craintif, et cela aurait pu être un élément révélateur de ma véritable nature. Cependant, j’avais vite compris que la rousse était dans le même cas que moi, cherchant quelqu’un de discret, qui accepterait de signer un accord de non-divulgation (je sais qu’elle est vaguement célèbre, mais je ne m’intéresse pas à ces choses là), et avec l’argent que je désirais envoyer chaque mois en Israël, je ne pouvais pas faire la fine bouche. J’avais donc dis oui, et depuis, je ne regrette pas ma décision. Le chien gratte à la porte de sa maitresse, pour qu’elle le laisse entrer et qu’il se réfugie dans le seul endroit de la maison où je ne me rendais jamais. Je ne m’en occupe pas, et je me dirige vers la cuisine.

Je me prépare un café, j’en ai bien besoin. Et puis, je manque de lâcher ma tasse sur le sol, lorsque mon ouïe fine est attaquée par de vifs coups sur la vitre : c’est un hibou, je peux voir à sa patte un message attaché. Je le laisse entrer, avant de saisir le mot qu’il transporte, et qu’il ne reparte aussi vite qu’il est venu. Je doute qu’il soit pour moi, Ollie étant bien plus à même de recevoir du courrier que quelqu’un avec aussi peu de vie sociale que moi. Mais je me trompe, comme me l’apprennent les fines lettres tracées sur le parchemin.

« Dr Menahem,
Je suis désolé de vous déranger lors de votre jour de congé, mais nous avons reçu une demande de stage d’un jeune étudiant en médicomagie, et le directeur du centre médical voulait que je le prenne sous mon aile : néanmoins, je n’ai absolument pas le temps de m’en occuper. Je sais que c’est à la dernière minute, mais ça vous embêterait de le recevoir à ma place ? Je lui ai fourni votre adresse, il ne devrait pas tarder à arriver.
Merci par avance. Dr Elliot Reed
»

S’il y a bien une chose que je déteste par dessus tout, c’est lorsque mon quotidien est bouleversé, et je ne suis absolument pas préparé à recevoir un étudiant, d’autant plus à mon domicile. Tout cela me semble bien peu professionnel de la part du docteur Reed, qui est, d’habitude, une femme faisant preuve d’une grande rigueur, mais après tout, avec son congé maternité arrivant à grand pas, je me doute qu’elle doive être fatiguée de ses longues heures à l’hôpital. Je passe sur le fait qu’elle m’ait mis devant le fait accompli, me demandant si je suis d’accord tout en me forçant, quelque part, à accepter. Je prends une gorgée de mon café, tout en réfléchissant. J’essaie de rationnaliser la nausée que je commence à ressentir au plus profond de moi, comme à chaque fois que quelque chose d’inattendu m’arrive. Après tout, recevoir un étudiant, ce n’est pas grand chose. Ce n’est même pas la première fois que j’ai à le faire, et ça ne devrait pas durer bien longtemps. Et échanger avec un jeune cerveau à propos de ma passion, qui reste avant toute chose, la médecine, peut être bien stimulant.

Un coup à la porte. Ce doit être lui, déjà, à moins que ce ne soit le blond très enthousiaste avec qui Ollie traine sans cesse, et qui l’accompagne parfois lors de sa course à pied. Je pose ma tasse, et je vais ouvrir : un jeune homme à l’air nerveux se trouve sur le perron. J’essaie de mettre le plus de chaleur possible dans ma voix (sans vraiment y réussir, je dois bien l’avouer) en le saluant.

« -Je suis le docteur Menahem. Vous devez être l’étudiant en médicomagie ? »

Je ne lui serre pas la main, car je déteste ça. Les contacts physiques. Je n’y songe même pas, en réalité, et peut-être en prendra-t-il ombrage, mais il faudra bien qu’il s’y fasse, surtout si je deviens son tuteur de stage. Je ne lui ai pas dis bonjour, non plus. Je n’ai jamais vraiment compris les besoins qu’on les autres pour ces formules de politesse toutes faites. Je m’efface de la porte, pour le laisser entrer. Mullighan gratte toujours à la porte, et j’espère qu’Ollie le fera bientôt rentrer, pour qu’il n’embête pas trop mon échange avec cet élève…

HRP:
 



Life can't be cured, but it can be managed.
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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Lun 12 Mar - 18:53


► Maison de Ollie et Aaron
Strange interview
Isaac & Aaron & Ollie

C’était une journée sans entraînement. Voilà qui la changeait de d’habitude. Elle s’était levée un peu plus tard que d’habitude, c’était vrai, mais… Elle n’allait pas bruncher avec son coéquipier et ami Sebastian aujourd’hui : il était parti à Sidney, en Australie, le chanceux. Il avait l’occasion de jouer pour les Jeux olympiques, et encore une fois, elle s’était pris la main dans le sac à envier sa position et son talent. La rouquine avait parfois l’impression qu’il avait tout, et elle rien. Pourtant, elle savait que sa jalousie était mal placée, qu’il n’avait pas de contrôle sur sa vie privée, sur ce qui fuitait… Mais d’un côté… Elle avait envie de goûter à cette célébrité, goûter à cette vie de platine qu’il avait, juste une demi-seconde. Cette demi-seconde qui lui permettrait d’aider sa grand-mère, de lui offrir ce qu’elle méritait. De vivre, un peu mieux. L’argent ne faisait pas le bonheur, mais s’il pouvait aider sa grand-mère à mieux-vivre et lui offrir une belle retraite, c’était un plus. Elle se détestait de penser cela, ça la rendait quasiment malade. Elle devait remettre ses idées aux clairs, se calmer, adoucir ses maux. 

Une journée comme les autres. Le petit-déjeuner avalé, elle avait traîné en regardant un peu ce qui se passait dans le monde sorcier. La maison était calme, même quand Aaron était là. C’était une grande chance pour elle d’avoir trouvé un colocataire aussi conciliant que lui. Il n’avait pas rechigné un instant a signer son papier comme elle avait vu certains le faire. Et puis il dégageait quelque chose, étrangement, elle s’était senti en confiance à ses côtés et pensait que c’était la bonne personne avec qui faire une colocation. L’échéance pour trouver un travail reculait un peu plus et elle avait plus de temps pour trouver quelque chose qui lui convenait vraiment. Financièrement, ça allait bien mieux grâce à lui. 

C’était une journée qui s’annonçait assez tranquille, en fait. Elle était repartie vers sa chambre, Mulligan dans le salon – il faisait trop mauvais pour qu’il sorte dehors et puis il avait ses quelques jouets dans la pièce. La rouquine s’était préparée pour sa séance de sport : pas question de sortir avec un temps pareil, elle allait donc faire sa séance en intérieur. Elle avait quelques équipements basiques de musculations : des haltères, des élastiques, son tapis de sol. C’était amplement suffisant pour s’entretenir. Puis si elle avait besoin de plus, il y avait une salle de sport en ville. Elle s’était donc habillée en conséquence ce jour-là. Un pantacourt de sport pour ne pas avoir trop chaud, relativement près du corps, un débardeur ample -on ne changeait pas les bonnes habitudes avec Ollie-, et une paire de basket souple et légère pour ne pas glisser au sol. Elle avait relevé ses cheveux dans une queue-de-cheval haute, détestant les sentir sur sa nuque quand elle était en plein effort. Elle espérait qu’Aaron ne verrait aucun problème à ce qu’elle s’installe dans le salon : c’était juste plus agréable, plus lumineux. Elle s’apprêta à sortir, quand elle entendit Mulligan gratter à la porte , essayant de passer ses pattes sous la porte, elle l’entendait japper paniqué : il avait croisé Aaron. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi son chien était aussi effrayé du jeune homme. C’était curieux, il n’avait jamais réagi de cette façon-là avec quelqu’un. A peine la porte entrouverte, elle le voyait se planquer derrière ses jambes. Elle caressa le haut de son crâne. « C’est juste Aaron, Mul’. Arrête de faire l’enfant. » Elle sortit de la pièce et elle le vit aller se planquer dans le coin de sa chambre. Elle soupira en refermant la porte, de toute façon Mul’ ne sortirait pas de sitôt. 

Une journée qui allait prendre un tournant inattendu dans les prochaines minutes. Elle voit Aaron légèrement contrarié, il s’avance vers la porte : quelqu’un vient d’y toquer. « Ca va, Aaron ? Tu attendais quelqu’un ? » Si c’était le cas, elle devrait se rendre à l’évidence qu’elle ne pourrait pas faire sa séance dans le salon. Elle pose ses haltères sur le côté en observant son colocataire ouvrir à ce qu’elle comprends être un étudiant. Et bien, sa séance tombait à l’eau. Elle se doutait que ce n’était pas Aaron qui l’avait invité : ils n’habitaient pas ensemble depuis bien longtemps, mais elle savait qu’il tenait à sa petite vie bien rangé, faire rentrer quelqu’un qu’il ne semblait pas connaître dans leur « intimité », ça ne lui ressemblait vraiment pas. Elle s’apprêtait à repartir dans sa chambre quand elle vit l’étudiant en question franchir le seuil de la porte. 

C’était une journée pour le moins surprenante. L’haltère qu’elle tenait dans la main manqua glisser vers son pied. La rouquine se rattrapa de justesse avant de regarder, interloquée, les deux hommes. « Isaac ? » Elle ne rêvait pas ? Ce n’était pas son cerveau qui lui jouait un mauvais tour ? Elle ne l’avait pas revu depuis ce jour de septembre, sur la terrasse d’un café. Même si plusieurs semaines étaient passées depuis ce jour, le souvenir de leurs discussions, de ses lèvres sur sa joue, était toujours aussi vivaces dans son esprit. Elle s’empourpra en repensant à ce jour, se tenant droite comme un i, tenant son haltère à deux mains, devenue subitement muette et rouge comme une tomate. Ses yeux émeraude sont légèrement écarquillé tandis que son esprit essaye de remettre les rouages dans l’ordre des choses. « Mais … Qu’est-ce que tu fais ici ? » Elle retrouve la parole, toujours plantée au milieu de la pièce. Elle s’empêche de le détailler. Pas encore, Ollie… Attends au moins qu’il se rapproche, s’il se rapproche et ne part pas en courant. Elle regarde ses pieds, se balançant un peu de droite à gauche avant de relever son regard et de sentir finalement le poids de l’haltère sur ses bras. Elle la pose sur le côté et les observe. Elle ne sait pas vraiment quoi faire. Doit-elle fuir, encore une fois? 

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne




Climb these hills, I'm reaching for the heights
« And even when the answer's "no" or when my money's running low. The dusty broom and wand glow are all I need and it's another day of sun. »

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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Jeu 22 Mar - 13:42
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« En effet, Isaac Montgomery, monsieur ». La main de l’homme contre sa paume est agréable, chaud, mais presque un peu brutal, qu’il le rassure cependant un peu. Sa poigne se relâche, la main se défile et le regard se perd vers l’intérieur de la maison bien décoré. L’homme fait un pas de côté, signe, que le garçon peut entrée dans la pièce.  « Merci de me recevoir M. Menaham. Je sais que vous êtes très occupé… » laisse-t-il finalement échapper de sa voix peu assuré, essuyant d’un revers de manche, les goutes d’eau perlants sur son front.

L'homme l'observe, il ne semble pas très à l'aise. La rumeur a son sujet était donc vraie. Certains disaient que le Dr. Menaham était un médecin très compétent mais qui manqué parfois de tact envers les êtres humains. Mine de rien, il en imposait même-ci l'homme n'était pas très grand. Il avait cette aura autour de lui, qui inspirait..le respect. Le genre d'homme à qui on ne dit pas non. Du moins c'est l'impression qu'il faisait.

« Isaac ? » Un sourire est apparu sur ses lèvres blanches et avec lui les douces images et illusions de voluptés qui avaient pris forme dans son esprit. Ne reste que la déception, la triste, grevée dans ses yeux yeux. Il lui fait face dans sa splendeur habituelle, mais ses yeux la fuient, ses lippes ont la décence de ne pas venir chercher de l’attention. Isaac se sent dépouillé, mis à nu, écrasé par son regard qui le scrute de toutes parts. L'amour lui cause bien des maux, suffisamment pour que des années durant, il la fui et se complaise dans une solitude imposée. Mais voilà qu’on l’y prend, tombé aux pieds de l’investigatrice de son déclin, de sa chute. Il la dévisagea rapidement, que fait-elle ici ? Est-elle..avec lui ?

Depuis plus d’un mois, il pensait pouvoir enfin l’oublié, pensait l’avoir enfin effacé de son esprit, de son coeur. La main se resserre sur sa pochette en carton, froissant malencontreusement les documents qui s’y trouvent. Lorsqu’il prend la parole pour lui répondre, la boîte de son coeur se brise et il n’y a plus de mélodie dans sa voix presque tremblante.

Il crève d’envie de s’enfuir, mais Isaac n’est pas là pour elle, il se tient toujours entre M. Menaham et la porte ; et ses pieds semblent ancrés dans le sol, comme si au moindre mouvement ses jambes risquaient de s’écrouler sous le poids de son corps. Petit garçon triste, fait de papier qui se froisse à mesure qu’il la contemple, pourtant, ce n’est pas l’impression qu’il veut dégager à cet instant. Quand bien même il sent les fissures autour de son coeur, lorsque les mots s’échappent des lippes de son ‘amie’. « Mais…Qu’est-ce que tu fais ici ? »  Le diminutif affectueux dont il l’affuble semble lors de propos depuis quelques temps et le fait tressaillir.

« Je…viens voir M. Menaham. Pour ma période de stage..» . Les mots se meurent, s’étranglent dans sa gorge tandis qu’il est saisi d’un frisson. Qui se propage jusqu’aux bouts de ses doigts. Il ignorait totalement qu’elle.. Il ne peut pas se laisser distraire par elle, ce rendez-vous il l’attendait impatiemment. Et rien, non rien, ne pourra lui faire rater son rendez-vous avec - peut-être - son maître de stage. Ses traits se durcissent, brisent l’harmonie de son visage, la douceur dans ses yeux. Il sent moue, comme-ci était prit dans des sables mouvants. Il peut pas y échapper et il ne peut pas se laisser prendre non plus. Instinctivement sa main plonge dans la pochette en carton et se referme sur le dossier relié. « Voici quelques uns de mes travaux personnels, ainsi que mon précédent rapport de stage. J’ai également une lettre de recommandation d’un de mes professeurs. » lança alors le garçon, transformé par l’envie dévorante de faire ses preuves. « Comme vous avez pu le lire dans ma lettre, ma période de stage commence début décembre jusqu’a fin février. Je me fixerai aux horaires que vous me donnerez, ainsi que les tâches que vous me confirez. » Regard de feu, revêche, comme il ne l’a jamais été auparavant. D’eux deux, c’est M. Menaham le lion mais c’est Isaac qu’on entend rugir au loin. Jeune lion stupide et avide de reconnaissance.

Son regard se reporte vers elle, la douceur à l’état pur, la fleur délicate signée par sa chevelure brillante, la poupée aux traits de porcelaine, figée dans un éternelle sourire gênée.



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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Mar 27 Mar - 16:50

Strange interview
Aaron & Isaac & Ollie
Les dynamiques entre les différents individus sont bien plus complexes que n’importe quel problème mathématique ou que le fonctionnement du corps humain. Ça l’est, en tout cas, pour moi, créature de logique avant les sentiments, de faits avant les sensations. Je n’ai aucun talent pour comprendre la plupart de mes propres émotions, alors pour les autres, c’est encore pire : ce n’est pas une question de désintérêt envers mes pairs, je suis le premier à porter aux nues les bienfaits des liens entre les gens, des valeurs de l’amitié, de la famille, de l’amour, c’est tout simplement des concepts reposant essentiellement sur l’instinct et des mécanismes sensibles qui m’échappent totalement.

Alors que ma colocataire regarde dans le blanc des yeux le jeune étudiant en médecine, n’importe qui aurait compris le trouble qu’ils ressentaient. Non pas les raisons, mais ils auraient saisis que, plus que de simplement se connaître, ces deux là ont un lien invisible, forgé par le passé et ses passions : ce n’est pas mon cas. Tout ce que je sais, c’est que puisqu’Ollie a prononcé le prénom d’Isaac, ils se sont déjà rencontrés. Ça ne va pas plus loin. Et si je suis curieux de connaître les circonstances et les tenants et aboutissements de leur relation, je ne me dis en aucun cas que les yeux blessées du jeune homme, et le regard plein de remord de la joueuse de Quidditch est le signe qu’ils veulent tout, sauf en parler. On m’accuse souvent de mettre les pieds dans le plat, mais ce n’est pas ça, en réalité, c’est tout simplement que je ne me rends pas compte que ce que je dis peut blesser par inadvertance.

« -Ah, vous vous connaissez tous les deux ? De Poudlard, je suppose, non ? dis-je sans sourciller, de ce ton monocorde qui, bien souvent, donne l’impression que je suis détaché de la situation. Parfait, je n’ai pas besoin de vous présenter.

Puis sans sourciller, je pointe du doigt la table du salon, pour que le jeune Mr Montgomery s’y installe afin que nous discutions de toutes les choses qu’il est en train de me lister. Il a l’air motivé, et c’est le plus important : je préfère mille fois un élève désireux d’apprendre, et studieux dans son travail, plutôt que l’un de ces gosses de riche dont les parents ont payés le diplôme de médicomage, qui viennent dans cette branche simplement pour le titre et le salaire qui va avec. Je m’installe à ma chaise, celle la plus proche de la fenêtre, dans un axe idéal entre la cuisine, la porte d’entrée et celle qui mène à la salle de bain, reculant le siège de précisément 20 centimètres pour pouvoir m’y asseoir à la distance idéale de la table. Ensuite, je regarde les documents fournis par Isaac, réglementaires et bien tenus, me plongeant dans la lecture sans me rendre compte des regards échangés par les deux plus jeunes, lourds de sens.

Le silence est pesant autour de nous, mais je n’en ai pas vraiment conscience. Lorsque je pose le regard sur le dernier mot de son CV, je relève la tête pour regarder Isaac, qui a un drôle d’air sur le visage. Je mets ça sur le compte de la nervosité à l’idée de cette rencontre, et c’est bien normal, les périodes de stage sont des moments cruciaux dans les études d’un jeune médicomage, mais je ne me doute absolument pas que des forces dont je n’ai pas conscience sont en place entre les différents personnages, dans la pièce.

-Bien Mr Montgomery, je vous avoue que je viens tout juste d’apprendre votre venue, je n’ai pas vraiment eu le temps de préparer cette entrevue, d’autant plus que je ne suis pas quelqu’un de très… doué pour ça, dis-je sans tabou. Je n’ai jamais eu de problèmes à avouer mes propres défauts, surtout quand ils sont aussi manifestes : je sais que ma réputation me précède et de toute façon, il suffit de me côtoyer plus de 5 minutes pour comprendre que je ne suis pas vraiment le plus mondain du lot. Je suis médicomage urgentiste, et je suis confronté bien souvent à des situations assez complexes à gérer, en particulier pour un jeune docteur : ça peut aller du simple toxico qui vient voler des drogues à l’hôpital, à une jeune mère qui vient de faire une tentative de suicide, en pleine dépression post-partum, et à qui je dois recoudre les poignets. Vous pensez pouvoir gérer ça ?

Je le regarde dans vraiment attendre une réponse négative, après tout, il vient chercher un stage, je sens qu’il ne va pas faire la fine bouche, et j’ai conscience que, de toute façon, on ne sait qu’on a les épaules de travailler aux urgences qu’après avoir expérimenté la chose. Mais je me dois d’être clair avec lui. Ça peut sembler abrupt, mais c’est ma façon de faire.

-Vous aurez vos samedis de libre, car je célèbre le shabbat, ainsi que d’autres jours saints, mais je m’arrangerai probablement pour que ma collègue, le Dr Reed, puisse vous accompagner lors de ces absences exceptionnelles.

Si le shabbat est une raison tout à fait légitime, mes autres absences correspondent bien entendu aux pleines lunes, où mon corps se prépare à la transformation et me fait atrocement souffrir : mais ça, je le tais, bien sûr. Alors que je réfléchis à la suite de l’entretien, une pensée surgit dans mon esprit. Ce n’est pas vraiment poli de ma part, d’imposer à Ollie ce rendez-vous professionnel dans le salon que nous partageons. Je me tourne donc vers elle, contrit, malgré ce que peut laisser penser mon visage à l’expression neutre, qui n’a d’ailleurs pas changé durant toute la durée de la conversation.

-Je suis vraiment désolé Ollie, on ne devrait pas en avoir pour bien longtemps. »

Et sans m’étaler sur le sujet, je reprends ma lecture, choisissant cette fois sa lettre de recommandation pour savoir si je reconnais la signature en bas de la page. Dr Ross… Oui, je crois que j’ai déjà entendu parler de lui, un brillant docteur, bien qu’un peu trop grandiloquent à mon goût. Je repars dans mon mutisme, sans m’en rendre compte. Comme à chaque fois que je suis plongée dans mes pensées, c’est comme si je me coupais du monde.



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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Mer 28 Mar - 16:59


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Strange interview
Isaac & Aaron & Ollie

Si Ollie s’était toujours sentie minable, le sentiment qu’elle ressentait n’était que plus fort aux côtés du jeune homme qu’était Isaac. Il se présenta à son colocataire et un coup d’œil lui suffit pour comprendre ce qui se passe. Évidemment qu’il est là pour lui… Aaron est médecin, Isaac veut le devenir… Un instant durant, elle aurait pu penser qu’il était là, pour elle. Et merlin qu’elle aurait aimé que ce soit le cas… Dans un certain sens. Le poids de l’haltère se fait plus lourd au bout de ses bras, mais la douleur fait place à la gêne, bien plus forte. Elle sent bientôt son regard se poser dans le sien, son incompréhension se reflétant dans ses pupilles chocolat qu’elle ne peut déchiffrer à cette distance. 

Sa question est stupide, mais il prend le temps de lui répondre… S’il semble se perdre un instant dans la complexion de la jeune femme, il ne tarde pas à retourner son regard vers l’autre homme auquel il se présente plus durement. Elle sent une certaine rage dans ses propos qui la font baisser ses yeux. Elle profite de son attention baissée pour poser son poids sur le côté : mais elle porte toujours son fardeau sur les épaules. La rouquine n’est pas stupide : elle sait bien que sa présence le gêne, que sa simple existence le dérange. Elle se sent autre, dépassée, mais surtout décalée par rapport à la situation : elle ne veut pas vraiment nuire à son entretien, mais elle ne se voit pas s’enfermer dans sa chambre, à attendre que le temps passe. 

Et puis peut être veut elle aussi se perdre dans son corps, dans ses expressions. L’observer, le comprendre,  … Trouver les gestes et les mots se faire pardonner du mal qu’elle a fait il y a pourtant bien longtemps. Les regrets, les non-dits, ce poids de douleur qu’ils portent tous les deux ne les fait que souffrir d’avantage, mais elle sait pertinemment que le sujet ne sera jamais abordé : pas tant que l’un des deux ne fera le premier pas, ce qui ressemblait à une épreuve terrible aux yeux de la joueuse de quidditch, bien moins effrayée par un cognard tueur qu’un jeune homme quasiment inoffensif. 

« Oh. Oui. Nous étions dans la même maison. » Elle réponds un peu abruptement, demeure évasive, il n’a pas besoin des détails. Elle lui sourit, peut être un peu moins chaudement qu’elle l’aurait souhaité. Ils partent vers le canapé, elle les observe, avant de se diriger vers la cuisine, adjacente et donnant sur le salon. Elle tourne son regard vers eux, son regard se pose sur lui, toujours. C’est étrangement familier de le voir là, comme si elle pouvait l’imaginer, à lire un livre, tandis qu’elle faisait de même, la tête contre son épaule. Des rougeurs apparaissent sur ses joues. Elle s’est enfermé elle-même dans cette situation il y beaucoup trop longtemps. Tout la rattrape à présent. Ses lèvres subissent son courroux, les yeux rivés sur le comptoir. Tant de sentiments la prennent de court et elle ne sait comment y réagir. 

Elle saisit la bouilloire, l'a rempli d’eau avant de la poser sur le gaz, l’allumant d’un coup de baguette. Le thé, le thé résous tout. Son esprit se concentre sur le vrombissement du feu, l’eau qui bout lentement. Le sifflement la tire de ses réflexions et elle s’empresse de prendre une théière, versant l’eau chauffée par-dessus le thé pour le faire doucement infuser. Un bon thé calme les esprits, c’était ce que sa grand-mère ne faisait que lui répéter depuis des années. Elle attend quelques minutes que le thé ne libère son goût entièrement, rangeant la cuisine de façon mécanique durant ce laps de temps. D’habitude, ce n’est pas vraiment elle qui s’en occupe : il s’est avéré qu’Aaron était maniaque. C’était un peu étrange de le voir bouger des choses qu’elle venait de ranger juste avant, mais elle s’y était fait. Elle savait très bien qu’il passerait probablement derrière elle plus tard pour décaler la boite à thé de quelques centimètres sur la gauche ou la droite. Au moins, il était propre. Elle était presque étonnée qu’il n’ait pas essayé de tondre Mulligan pour les quelques poils qu’il semblait semer sur son passage quand il passait en vitesse dans le salon. 

C’était peut-être pour ça que le chien en question était aussi effrayé de lui : sa maniaquerie l’affectait aussi. Elle n’en avait aucune idée. 

Se saisissant de la théière avec délicatesse, ainsi que de deux tasses, ses pas la conduisirent vers la table du salon. Ses yeux cherchèrent un endroit sans feuille pour poser son précieux cargo puis doucement elle versa le liquide brûlant. Un sourire vers Aaron, elle s’adresse à lui, répondant à ses inquiétudes tandis qu’elle l’observait replonger dans sa lecture. Oh, elle savait bien que ce n’était pas tant de l’inquiétude qu’il avait, juste de la bienséance, mais… Elle se devait d’être sociable. « Ce n’est pas grave, prenez le temps qu’il vous faut, ça ne me dérange vraiment pas. » Et puis elle reprit, comme si ce n’était pas assez évident. « Je vous ai fait du thé. » Se redressant, elle se dirigea, presque en toute hâte vers la cuisine. C’était une curieuse créature, quelques minutes auparavant elle souhaitait se perdre dans ses yeux, et la voilà qui face à lui était incapable de relever les siens. Son souffle reprend un cours normal lorsque ses pieds foulent le carrelage de la cuisine, comme si ce simple contact lui avait demandé le plus grand des efforts. 

Elle s’était versé une tasse de thé au préalable et silencieusement, vint se poser dans l’encadrure de la porte, le mug entre les mains, soufflant doucement sur le liquide légèrement ambré. Elle se sentait un peu voyeuse de cette façon… Mais… Elle connaissait Isaac, il ne lui en voudrait pas de rester là, n’est ce pas ? 


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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Mar 22 Mai - 12:58
Les secondes s’écoulent dans une extrême lenteur mais aussi rare que cela soit-il, Isaac reste incroyablement patient. Tout du moins malgré, la nervosité, rien ne pourrait le faire perdre les pieds face à son (peut-être) futur maître de stage. Ses jambes s’agitent, ses doigts s’entremêlent, se démêlent. Devant lui, Aaron, plonge son regard sur son dossier. Ce sont cependant les yeux d’Ollie que Isaac fixe. Et si cette dernière évite quelques instants son regard, on peut y lire également une profonde gêne, qui semble assez envahissante. Oui, la situation prête facilement à rire, rire jaune.

Ollie et lui, des complices à l’aurore même de ses souvenirs, désormais étrangers à l’aube de la réalité. Noyé dans la rosé funeste et dévastatrice des sentiments, de l’attachement. Quelle idiotie. Isaac autrefois vulgaire jouet. Déception, humiliation repose sur l’amoureux transi. Il colportes cette douce souffrance autour du lui. Son coeur s’acharne à une allure improbable alors qu’il attend une réaction d’Aaron. Il trouve, trouvera le réconfort dans les bras d’une autre, des autres, et ce même si ses pensées sont toujours pour elle. Les railleries ne tarderont pas à ensevelir son être tout entier.. Peu importe. La perte ne réside pas dans l’habitude, mais dans la résilience. Encore et toujours, il se refuse à comprendre, à entendre. Son ignorance cache simplement une peur qui agite les méandres de son coeur. Il la connaît à force, mais il n’en fera plus rien. Elle a toujours choisi d’ignorer ses déclarations, ou du moins d’y mettre un stop comme on dit. Chacune de ses paroles gravent des estafilades sur son corps. Empreintes même des choses brisées.

L’urgentiste brise le monologue silencieux du sorcier. Il parle avec froideur, clarté, confiance. Sa position semble bien étudié, tout comme la distance qu’il tente de maintenir entre eux deux. Il n’y prête qu’une fraction de seconde.« Je suis médicomage urgentiste, et je suis confronté bien souvent à des situations assez complexes à gérer, en particulier pour un jeune docteur : ça peut aller du simple toxico qui vient voler des drogues à l’hôpital, à une jeune mère qui vient de faire une tentative de suicide, en pleine dépression post-partum, et à qui je dois recoudre les poignets. Vous pensez pouvoir gérer ça ? »

Il boit les paroles du docteur, restant de marbre immobile. N’osant tourner le visage vers l’autre personne là, au niveau de la cuisine. Il aime son honnêteté.

« Mon père est psychomage, il a son propre cabinet depuis des années..et j’ai pu durant plusieurs semaines être son stagiaire alors certes je ne compare pas vos deux métiers puisqu’ils sont totalement différents, mais j’ai dû faire face à certains cas de patients assez préoccupants, choquants. Je pense être prêt, armé pour faire face à toutes sortes de situations. Un médecin ce doit de l’être. »

Le respect, il le crache à pleine gorge quand il parle de son géniteur. Il lui doit beaucoup, alors même-ci la relation qu’il entretienne semble être incertaine aujourd’hui, il voit en lui, son modele, le médecin qu’il veut devenir.

Ouille, le samedi. Avec son boulot au Atlantisease, les week-ends vont être longs. Mais il n’a pas le choix. Il ne grimace pas du moins pas physiquement. Financièrement il ne peut pas faire autrement et puis psychologiquement non plus, c’est bien les seuls moments où il relâche la pression.

« Je vous ai fait du thé » Il se raidit, automatiquement, machinalement, mâchoire contracté, il tente de faire bonne figure. Elle s’approche, doucement, le plateau dans les mains, un peu maladroitement. Qui aurait pu décrochait un sourire, mais il n’en fit rien.

Cesser de l’attendre signifierait pour lui cesser de vivre. Il s’agit là d’une idée bien stupide, attendre quelqu’un qui ne viendra jamais. Ce n’est pas raisonnable. Tristesse infinie, mais lumineux espoir. Ollie. Ses mots périmés, avariés, que tu ne peux digérer Isaac, qui demeurent au fond de ton estomac. Il est rongé d’une colère auprès de laquelle la nuit la plus obscure semble n’être qu’une lumière éblouissante. Il mourrait de son absence, mais elle le repousse toujours et encore comme un enfant. Encore. La fureur s’échappe de son cœur en une nuée de poison s’écoulant dans la moindre de ses veines. Il ne peux la vaincre, et elle ne peut le détruire, l’irritation l’emporte comme une avalanche se brisant en déformant ses traits.

Il l’a regarde comme jamais il ne l’a regardait. Il l’a regarde comme si tu ne l’avais jamais aimé. Cependant, son silence était bien plus éloquent. Son parfum lui-même avait des volutes inexplicables.
Isaac. Lui. Il a passé tant de journée à attendre le lendemain, jusqu’à un jour comme celui-ci, son esprit gémissant en proie aux longs ennuis sans elle. Poudlard n’est qu’un tombeau, bien qu’il garde encore l’écho des rires d’enfants, d’adolescents… Son regard désabusé flâne dans chaque recoin de la pièce, le docteur lit consciencieusement le cv et la lettre de recommandation.
Il n’est plus un petit garçon, qui se laisse écraser par une femme ne sachant pas affronter ses sentiments. Il soupire très légèrement totalement imperceptible, serrant fortement les mains. Le parquet grince doucement alors qu’il prend appuie sur ses genoux.
Elle s’éloigne encore, il manque alors de souffle, une fois encore. Ça l’énerve.

« Je comprend Monsieur, je m’y accommoderais. » Il ne sait pas quoi dire d’autre, lui pourtant ordinairement si bavard, le caquet semble coupé. « Vous n’êtes pas obligé de me répondre tout de suite, j’ai encore quelques semaines pour rendre mes conventions de stage à l’université. » Il veut s’enfuir, mettre fin à cette situation totalement gênante et excitante à la fois.
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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Dim 27 Mai - 17:15

Strange interview
Aaron & Isaac & Ollie
Bien souvent, on m’a accusé de mettre les pieds dans le plat. Et c’est peut-être vrai, je ne le nie pas : mais quand la plupart des actions des individus, autour de moi, me semblent bien plus énigmatiques que n’importe quel livre de philosophie ou de mécanique quantique, ce n’est pas vraiment étonnant. Car j’aime comprendre, toujours, et je pose bien souvent des questions qui en gênent plus d’un. Sans vouloir choquer, ou embarrasser qui que ce soit, bien que ce soit, souvent, une conséquence qui découle de ce trait de caractère qui peut sembler bien inquisiteur, je pense ça normal, d’essayer de saisir les nuances du monde dans lequel on vit, les mécaniques des interactions sociales, et toutes choses susceptibles d’impacter son quotidien.

Je lis le CV du jeune Isaac Montgomery. Rien de bien extraordinaire, mais rien de ridicule non plus : un étudiant en médicomagie motivé, et c’est tout ce dont j’ai besoin, au final. Qui aurait misé sur moi, le gamin pauvre israélien, éduqué par ses oncles, certes, titulaire d’une bourse de l’université de Tel-Aviv, mais avec les compétences sociales équivalentes à zéro et des habitudes bien trop bizarres pour passer inaperçues ? Personne. Alors, vraiment, à partir du moment où un candidat a deux jambes, deux bras, un cerveau en état de marche, et veux travailler, je ne fais pas la fine bouche. Et s’il n’est pas à la hauteur, et bien, tant pis. Je ferai mon devoir, ne lui validerai pas son stage, et mon monde n’aura pas fini de tourner, de mon côté.

Lorsque je lève les yeux de la feuille, je ne peux pas rater les regards que se lancent Isaac et ma colocataire. Que signifient-ils ? Ils se connaissent, comme ils me l’ont si bien dit, ils ont été à Poudlard ensemble… Mais je ne peux pas comprendre si ce sont des œillades amicales, colériques, ou que sais-je encore. Probablement que, n’importe qui d’autre aurai compris la dynamique qui les anime, mais… je ne suis pas n’importe qui. Non pas que je me prenne pour plus que je ne suis, bien au contraire. Cette impossibilité de comprendre même le plus simple des indices sociaux est une de mes plus grandes faiblesses : et j’essaye de me perfectionner tous les jours. Lorsque j’étais enfant, je n’arrivais même pas à comprendre pourquoi quelqu’un peut se mettre à pleurer, lorsqu’on évoque un décès. Je sais, maintenant. Ce n’est pas mon cas, trouvant le cycle de la vie et de la mort une chose naturelle et élémentaire, mais je sais que, pour la plupart des gens, c’est quelque chose de triste, et à regretter.

Mais malgré cet échange de regards entre les deux jeunes gens, ceux-ci restent désespérément silencieux. Enfin, Isaac me répond bien sûr, aussi professionnellement que possible, avec un ton sans équivoque. Alors, je ne pose pas plus de questions. Elles sont sur le bord de mes lèvres, cependant, et je sais que, d’ici peu de temps, je ne manquerai pas de les poser. Ollie, de toute façon, devrait s’être habitué à mes questionnements peut-être un peu trop… incisifs. Ils ne sont là que pour assouvir ma curiosité, et surtout, m’aider à mieux comprendre le monde qui m’entoure, encore bien trop sombre pour moi. Mais d’abord, l’entretien. Le travail, toujours, en priorité.

« -Merci, Ollie, dis-je alors qu’elle pose une tasse de thé devant moi. J’ai mis du temps à me faire à cette manie étrange qu’ont les anglais à boire cette boisson à longueur de journée, mais j’ai fini par comprendre que c’était plus une habitude sociale qu’une véritable envie de se désaltérer à tout bout de chant. Alors, j’accepte toujours la moindre tasse, bien qu’il faut bien avouer que… je n’étais pas un très grand fan de thé. Ne vous inquiétez pas, Mr Montgomery, je n’ai pas besoin de réfléchir, je ne vois pas pourquoi vous seriez moins dégourdi qu’un autre étudiant en médecine, je crois sincèrement qu’on apprend en faisant, de toute façon. Je ne souris toujours pas. Mon ton est toujours aussi monocorde. Peut-être qu’Isaac croira que je ne suis pas sérieux dans mes propos, ou que je le prends de haut, mais ce n’est pas le cas. Il devra apprendre que c’est juste ma façon d’être. Mais si nous devons travailler ensemble… Dites-moi, vers quelle spécialité aimeriez-vous vous orienter ? Et avez-vous déjà une idée de sujet, pour votre thèse ? Simplement pour que je puisse un peu mieux cerner vos sensibilités, et que notre relation professionnelle en soit plus fluide.

De toute façon, je pourrais parler de médecine pendant des heures. J’ai lu plus de manuels que n’importe quel docteur dans l’hôpital d’Atlantis, j’en suis persuadé : ça aide, de n’avoir aucune vie sociable, pour ce genre de choses. Je suis capable de me focaliser sur une tâche pendant des heures, sans la lâcher, de manière compulsive, même, donc, je dois savoir si Isaac sera capable de composer avec cet aspect de ma personnalité, si nous venons à nous côtoyer plusieurs heures par jour, lors de nos gardes respectives. Mon cerveau carbure à toute allure, mais toujours, je sens cette curiosité, vis-à-vis de ces œillades, revenir au galop. Tant pis, je vais peut-être passer pour l’homme le moins poli de la terre (j’ai l’habitude, de toute façon), mais je dois assouvir ma curiosité. Et peut-être qu’Ollie sait quelque chose sur Isaac qui devrait m’empêcher de le prendre en stagiaire, alors, ce n’est pas tout à fait sans rapport.

-Vous êtes sûrs que vous vous connaissez de Poudlard, seulement ? Peut-être que je me trompe, mais j’ai l’impression que vous regardez ma colocataire d’une façon un peu… pressante. Ollie, tu n'as jamais parlé de lui ? Vous ne vous êtes pas revus, depuis tout ce temps ? Je fais une pause de quelques secondes, réfléchissant tout haut. Et puis on te voit toujours dans les magazines avec Sebastian, personne d'autre. Non pas que je les lise, mais il n'y a que ça, dans la salle d'attente des urgences. »

Les pieds dans le plat. Aaron Menahem tout craché, et il faut apprendre à faire avec, car tous ceux qui ont essayés de me changer n’y sont pas parvenus. Et ma question n’a pas une once de second degré, ou de message caché, ou d’insinuations. Non. J’ai remarqué quelque chose, j’en fais part aux personnes autour de moi. Logique, non ?



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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Lun 28 Mai - 16:01


► Maison de Ollie et Aaron
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Isaac & Aaron & Ollie

Le mélange d’émotions qu’elle ressentait à son égard était beaucoup trop explosif pour son propre bien. Elle n’était pas capable de distiller qu’elle ressentait pour lui, pas dans cet état-là en tout cas. Ollie était devenue un cocktail molotov d’émotions, à la moindre étincelle, elle s’embraserait et exploserait. Elle deviendrait une arme – si ce n’était pas déjà le cas, pour elle et pour les autres. Elle savait qu’elle ne pouvait pas vraiment se sortir de cette situation sans de dommages collatéraux, que ce soit pour elle, ou pour lui… Et elle lui avait fait trop subir pour lui faire subir plus, elle ne voulait pas prendre le risque en tout cas… Était ce encore de la lâcheté ? Oui. Est ce qu’elle se prendrait enfin en main un jour ? C’était souhaitable.

Ses yeux se relèvent vers lui, croisent son regard chocolat incendiaire. Son cœur se serre tandis qu’elle soutient son regard… Quand est-ce que les choses ont été si loin entre eux ? Elle sait bien qu’il a toutes les raisons du monde de lui en vouloir, que cette rancune à son égard était justifiée… Mais elle avait espéré en le voyant la fois dernière qu’il avait… Oublié ? Ou du moins qu’il était passé au-dessus de cela. Elle ne comprenait pas et ne faisait pas encore le lien avec une possible jalousie à l’égard d’Aaron… Comme c’était son colocataire et que leur relation était totalement platonique, elle n’imaginait pas qu’Isaac puisse penser au fait qu’ils pouvaient être ensemble… Et c’était sûrement ça qui lui avait valu ce regard noir de colère.

C’était comme admirer un lion en cage, elle le voyait presque tourner, elle voyait presque son regard chercher une sortie… Et ça lui faisait mal de lui donner envie de fuir et elle comprenait ce qu’il avait pu ressentir à l’époque, enfin, elle croyait. Et son cœur se serra un peu plus. Elle ne savait pas comment se faire pardonner, comment retourner à un passé plus simple, à ce qu’ils étaient avant. Était ce vraiment impossible ? Devait-elle se résigner ? L’oublier, oublier ce qu’elle ressentait toujours pour lui ? Parce qu’au fond d’elle, même si elle ne se l’avouait pas encore, elle avait envie que les choses… Changent entre eux. Elle voulait revenir sur ses pas, lui dire que ce n’était pas lui le problème : c’était elle. Lui dire qu’elle ne l’avait pas repoussé parce qu’elle ne l’aimait pas – au contraire-, mais bien parce qu’elle était terrifiée. Laisser cette terreur de côté, l’aimer lui. C’était ce que son cœur lui demandait, mais qu’elle n’arrivait pas encore à comprendre. Il lui faudrait du temps, des rencontres, pour le comprendre, pour se faire confiance, pour faire le premier pas.

Elle chercha son réconfort dans son thé, en buvant quelques gorgées, en baissant légèrement ses yeux. Elle les écoutait parler de ce stage. Elle ne pouvait s’empêcher de regarder par-dessus les rebords de sa tasse quand il répondait à son colocataire et il fallait avouer que ses yeux avaient bien du mal de se détacher de sa silhouette : comme si elle avait occulté Aaron, sans réellement le vouloir.

Pourtant ce fut lui qui la sortie presque de ses pensées. Choquée et le visage devenant peu à peu écarlate, elle essayait d’assimiler ses paroles. Avait-elle bien compris ce qu’il venait de lui dire ? Même lui se rendait compte que quelque chose n’allait pas entre eux, qu’il y avait quelque chose de malin, de presque malsain dans leur relation l’un à l’autre. Elle avait appris à connaître Aaron, elle savait qu’il n’était pas la personne la plus sociable. Qu’il soit capable de discerner leur lien l’inquiétait. Elle ne voulait pas s’étaler sur ce qu’ils avaient été et elle avait peur d’y mettre des mots. Elle se mordille les lèvres légèrement, cherchant ses mots, relevant bientôt le regard vers le jeune brun, cherchant peut être une réponse, une solution. « On s’est… Perdu de vue pendant des années. C’est une longue histoire. » La rouquine ne voulait pas vraiment s’étaler sur les détails, pas maintenant, pas devant lui. Parce qu’elle ne voulait pas lui faire de la peine, ou avouer tout simplement à Aaron qu’il avait eu un faible pour elle, et qu’elle l’avait envoyé valsé… Elle fit une petite pause, ne relevant pas ce que disait Aaron avec Sebastian. Lui ne savait pas que tout ceci n’était que du papier, Isaac oui, elle lui avait dit, lui avait avoué… Un pas vers l’honnêteté, l’un après l’autre.

Aaron n’avait pas besoin de savoir, encore une fois, c’était le choix de Sebastian qui prédominait et elle ne pouvait crier sur les toits du monde l’orientation sexuelle de son meilleur ami. Elle n’était qu’une alliée dans cette histoire, elle n’avait aucun droit sur son coming out, elle ne pouvait qu’attendre, l’encourager et lui donner confiance. Si elle l’annonçait à quelqu’un, c’était le trahir et elle réfutait cette idée-là. Il avait fait beaucoup pour elle, il lui faisait confiance, hors de question de bafouer cela.

« Mais … Isaac est de loin la personne la plus travailleuse et sérieuse que je connaisse. » Et c’était vrai. Elle fit un petit sourire à Isaac avant de soutenir le regard d’Aaron. Elle le pensait vraiment quand elle disait qu’il ferait un médecin formidable, il était altruiste, sociable. Il se donnait à 1000 % en matière de travail, quitte à en oublier sa propre santé – ce qui était cocasse pour un futur médecin. « Je peux te promettre que tu ne trouveras pas un stagiaire aussi… Volontaire que lui. » Elle avait eu peur que sa question soulève les ambitions du jeune homme, et elle était là. Elle pouvait appuyer sa demande si c’était vraiment avec Aaron qu’il voulait travailler. Elle l’aiderait à accomplir ses rêves et si c’était cela, et qu’elle pouvait avoir une quelconque influence là-dessus, elle le ferait, mille fois s’il le fallait.

Il pouvait confier des vies à Isaac, il en prendrait soin, elle en était plus que certaine… Et elle espérait un peu au fond d’elle, que cette action lui rachèterait une conduite auprès du brun. Elle voulait se rattraper à tout prix avec lui, retrouver cette confiance en l’un et l’autre qu’ils avaient posé entre eux, il y avait bien des années.


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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Lun 18 Juin - 11:32
Un moment bref, Isaac contemple le vide, sans bien comprendre ce que lui raconte son interlocuteur qui se tient devant lui, aucun sourire posé sur ses lippes et le regard certes un peu éteint. Il lui faut un certain temps pour réfléchir sur la spécialisation qu’il aimerait prendre. Le Montgomery cache tant bien que mal son trouble dû aux regards incessants de son amie d’enfance. Rapidement pourtant, il se recentre sur la vraie priorité, son stage. Il n’a jamais eu de préférence pour une spécialisation, il aime autant la neurochirurgie que la dermatologie ou que l’ostéopathie. Mais subitement comme un flash lui revient la discussion qu’il a eue il y a quelque temps à présent avec son binôme d’étude, Grace.
« Je pense me tourner vers la dermatologie monsieur. C’est une spécialisation très souvent mise de côté, mais pour ma part, je m’y intéresse très sérieusement. Concernant ma thèse, j’ai effectivement une piste, voyez-vous je m’intéresse depuis petit, à la botanique, c'est pour moi une seconde passion, derrière la médecine. Et je suis certain que les plantes ont un réel poids et une importance pour divers traitements et notamment les maladies de peaux. Voyez par exemple la médecine chinoise moldue, qui ne jure quasiment que par les plantes, aujourd’hui et depuis des siècles, elle se trouve être la population qui vit le mieux et le plus longtemps. Et ce n’est pas pour rien. Il est certain que le monde a besoin de la nature pour subsister, j'en suis convaincu.»

La botanique, un art, un passe-temps qui lui vient de sa mère, qui ne jure presque que par les plantes, les herbes, les épices ou autres substances naturelles comme la bave d'escargot. Matière étudiée à Poudlard, il devient rapidement un très bon élément de sa classe, mené par un professeur tout aussi intéressant, c'est ainsi qu'après avoir eu son diplôme, il prit la route, sans vraiment savoir quel chemin prendre, à la découverte du monde, des peuples, des villes, campagnes, montages, océans pour y recueillir ses observations, ses découvertes, ses prélèvements, comme un parfait petit botaniste. Il a toujours ce même carnet sur lui, ses dessins de plantes se confondent avec celles de visages, de paysages venus d'ailleurs et de là. Le visage ou la silhouette d'Ollie y figure pas mal de fois, honteusement, il ne les regarde jamais où plutôt les évites.

« J'ai pu faire un long voyage l'an dernier qui m'a permis de recueillir de nombreuses informations sur un grand catalogue de plantes terrestres et marines et discuter avec des spécialistes, des botanistes ou simples passionnés qui m'ont donné énormément d'informations, que j'ai retranscris sur papier.. » Son regard se perd dans celui de son interlocuteur qui reste silencieux. Il analyse, étudie, semble vouloir décrypter les propos du garçon. Désarçonné, il avale une fois encore sa salive, se mord la lèvre inférieure, il pense en avoir dit suffisamment pour décrocher une réponse du médecin.
Des images resurgissent, seul dans cette nature ça lui procure encore aujourd'hui la plénitude qui lui manque en ce moment, là-bas il se sentait, libre, totalement libre, sans contraintes, sans rien. Depuis qu'il est rentré, il étouffe, il manque d'air à chaque pas, il panique, les images se brouillent, les odeurs se confondent, il mange, dort, boit, ses révisions, ses cours, son boulot le weekend, un goût amer à chaque réveil, qui perd petit-à-petit de sens. C'est comme une peinture sans couleur, noir et blanc, sans odeur ni saveur. C'est comme être sourd et muet à la fois. Il se perd dans quelque chose de bien trop flou pour avoir un sens. Totale remise en question, dans le brouillard, la tête sous l'eau, il ne voit pas le bout de cette traversée désertique.
Il mettait les pieds dans le plat le médecin, son visage devient, blanc puis rouge, jusqu'à presque ce racler la gorge. Le médecin urgentiste avait le don d'être déstabilisant autant par son attitude très distante et désintéressé mais également par ses prises de paroles soudaines. Sa colocataire répond, sa voix n'est pas assurée, au contraire, elle paraît fragile sur le point de se briser. On s'est… Perdu de vue pendant des années. C'est une longue histoire.

Il ne lui lance aucun regard, il ne peut pas, il ne veut pas, subir son regard débordant de pitié. Mais il sent dans l'intonation de sa voix, quelle marche sur la pente raide, elle ne veut rien dire qui puisse blesser son ancien camarade. Mais le mal est déjà fait, depuis longtemps. Ses pupilles se tournent à l'opposer de la conversation, vers la fenêtre, le temps y est toujours gris, pluvieux. A cet instant, il aimerait être ailleurs. Quitte à rater son entretien. Mais … Isaac est de loin la personne la plus travailleuse et sérieuse que je connaisse. Ses lèvres le trahissent, il sourit bêtement, il ne dure qu'une fraction de seconde. Je peux te promettre que tu ne trouveras pas un stagiaire aussi… Volontaire que lui. Oui volontaire c'est le mot, entêté aussi et naïf.
L'agacement bondit dans sa poitrine, est-elle sincère ? Ou dit-elle cela uniquement pour être aimable à son égard ? Question dont il n'aurait jamais la réponse. Il n'a besoin d'aucune intervention, il n'a besoin de personne pour prouver ce qu'il vaut. Il fait mine d'être indifférent à son intervention, même-ci son coeur hurle le contraire. Il bouille, vibre et semble vouloir sortir de sa cage, de sa poitrine. Ça le brule, le dévore, le contamine, c'est douloureux, affreusement douloureux. Il veut simplement que ça s'arrête, il ne veut plus souffrir de cette maladie, car oui, l'amour est une maladie, il en était certain.

« Nous étions amis autrefois.» Sa langue râpeuse claque presque, son intonation, se veut implicite, mais il retranscrit bien d'autres émotions qu'il aurait voulu taire. Il avale sa salive. Sa gorge le pique, ses jouent picotent, comme un enfant, il se sent coupable. Comme d'habitude. Soit un homme. Arrête de faire le gamin.

« Je suis désolé mais..je dois partir, j'ai des cours à révisés. Je peux vous laisser mon cv et ma lettre de recommandation, il y a mon numéro sur la feuille. N'hésitez pas à me recontacter surtout.» Il se lève brutalement, presque trop vite, ses muscles sont engourdies, endoloris, il fait du mal quand il lui lance un regard, geste qui ne dure que quelques secondes, avant de reporter son attention sur le médecin devant lui, qui paraît assez déconcerté, mais c'est trop pour le sorcier, il n'est pas du genre à faire semblant, ni à pouvoir contrôler ses émotions trop longtemps.
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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Aujourd'hui à 5:16
Strange interview

- Aaron Menahem — Isaac Montgomery — Ollie Debenham -


L'incompréhension le plus souvent ne vient pas d'un manque d'intelligence mais d'un manque de sens.” Friedrich von Schlegel
Je ne suis pas de ceux qui jugent une spécialité médicale, plutôt qu’une autre. Souvent, les chirurgiens, les oncologues, ces docteurs "importants" tendent à regarder de haut les domaines moins vitaux, mais qui sont, pourtant, tout aussi pertinents et utiles. Si on voit moins d’urgences dermatologiques qu’autre chose, ça ne veut pas dire que le travail des dermatologues est moins dur que celui d’un autre, bien au contraire. Souvent, ils ont juste besoin de moins d’apparat, de tapes dans le dos. Ça me semble être une qualité, plus qu’autre chose.

Alors, je me contente d’hocher la tête en écoutant le jeune Montgomery me détailler les raisons de sa future orientation. Il est jeune, et a encore le temps avant de faire son choix, mais ça m’intéresse toujours, de comprendre. La recherche du pourquoi a toujours eu une place importante dans ma vie. Pourquoi suis-je comme je suis ? Pourquoi les autres pensent-ils différemment ? Pourquoi אֱלֹקִים a-t-il décidé de m’infliger cette malédiction, quand je n’ai fais que l’aimer en retour ? Et encore aujourd’hui, alors que des regards lourds de sens, que je ne comprends pas, sont échangés, ce pourquoi tourne une nouvelle fois dans ma tête. Pourquoi ces airs tour à tour tristes, coupables, déchirés, les trois à la fois ? Pourquoi ces non-dits, ces réponses à demi mots, ce manque de détail destiné à abreuver la curiosité, sans toutefois désaltérer ? Je ne sais pas. Alors, je me contente de faire ce que je sais faire de mieux. Observer en silence, pour en tirer le plus d’hypothèses possibles, pur scientifique, posant sur la situation un œil analytique.

Je fais mine de noter quelques phrases sur la feuille devant moi, comme si j’écrivais les informations délivrées pour m’en rappeler plus tard. Quelques caractères en hébreu qu’aucun d’eux ne devraient comprendre, et tant mieux, puisque c’est du simple charabia, destiné à me faire gagner du temps. Le malaise est palpable, tandis qu’Ollie essaye, du mieux qu’elle peut, de faire pencher la balance du côté de son ami pour que je l’embauche. Ce n’est pas vraiment utile, mais c’est attendrissant, quelque part, ça démontre que c’est une bonne amie, comme j’ai pu le constater de nombreuses fois.

« -Je vois, je…

Mais je me fais interrompre, avant même que je n’ai le temps de finir ma phrase, qui, certes, a mis un peu de temps à venir, tandis que je réfléchissais aux dynamiques présentes dans la pièce. Si je suis capable de sortir un diagnostic complet et terriblement précis en seulement quelques secondes, mes questionnements sur les relations humaines, elles, sont bien plus longues, m’enfermant parfois dans un long mutisme lorsque je suis vraiment confus sur ce qu’il se passe. C’est pourquoi, certaines fois, on me trouve un peu abrupt, comme à l’habitude de dire l’infirmière Laverne, "brut de décoffrage". Parce qu’on peut croire que mes questions sortent de nulle part, mais ce n’est pas vrai : je n’ai simplement pas le même rythme que la plupart des gens, et je devrais, parfois, apprendre à ralentir ou au contraire, me hâter. Atteindre une vitesse de croisière, plutôt que de sans cesse mettre le pied à l’accélérateur pour mieux freiner, arrivé au feu rouge.

Isaac s’est levé, et commence à s’excuser du fait qu’il doive prendre congé. Mais c’est compréhensible, les révisions intenses des étudiants en médicomagie prennent beaucoup de temps, et de toute façon, selon moi, nous avons suffisamment discuté pour que je puisse prendre ma décision sur son futur stage. A moins que, bien sûr, je n’interprète mal la situation, comme à mon habitude. Probablement, en fait. Mais je me tais, me promettant de questionner Ollie, plus tard. Pour comprendre, plus qu’autre chose, et j’espère qu’elle n’y verra aucune curiosité mal placée. Elle devrait commencer à avoir l’habitude, avec moi, de toute façon.

Je me lève alors qu’il réunit ses affaires, et je lui dis simplement, le ton toujours aussi neutre :

-Très bien, Mr Montgomery, je comprends parfaitement. Je vous enverrai un hibou avec votre convention de stage, je crois savoir qu’elle doit être également accepté par l’université, je m’y pencherai donc assez vite pour que nous puissions nous organiser tous les deux. Si ça vous convient, bien sûr. »

Je sais que le protocole social établi serait de lui serrer la main, et de le raccompagner à la porte, mais… la relation qu’il a avec Ollie chamboule mes mécanismes, appris aux fils des années, pour me comporter décemment en société. Ne devrait-elle pas être celle qui le salue en dernier ? Peut-être désirent-ils échanger quelques mots sans ma présence ? Pour éviter d’être malpoli, je fais un signe de la tête à Isaac, puis à ma colocataire, puis je file, sans un mot, en direction de ma chambre.

Ma tête est remplie de questionnements, et pourtant, je ne dis rien. C’est ce qu’il faut faire, pas vrai ? Laisser des amis en paix, attendre qu’il soit parti pour essayer de comprendre ? J’espère que je fais ce qu’il faut.  
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Life can't be cured, but it can be managed.
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Ollie V. Debenhamavatar
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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | Aujourd'hui à 14:45


► Maison de Ollie et Aaron
Strange interview
Isaac & Aaron & Ollie

Elle reste proche de l’encadrement de la cuisine, c’était rassurant : une porte de sortie si les choses tournaient mal. D’ici, elle pouvait voir la palette d’émotion par laquelle passait Isaac. Son regard ne tarde pas à ses perdre vers les motifs étriqués du sol, elle est un peu distraite, évidemment. Le garçon qu’elle a éconduit à un entretien dans son salon avec son colocataire, bien sûr qu’elle a de quoi être distraite. Ses yeux parcourent le motif du sol sans grande conviction, comme si elle y cherchait un sens, une réponse à ses questions. Elle finit par éviter la question d’Aaron. Du coin de l’œil, Isaac détourne la tête. Elle l’a vu, ce rapide sourire, cette ombre. Mais elle est si rapidement remplacée par son regard noir, mortel.

Et son bourreau l’achève d’un coup sec. « Nous étions amis autrefois.» Elle ferme les yeux un instant. Ollie, ça va aller. Son estomac se noue subitement, son corps entier se tend pour rester impassible. Faire comme si la douleur qu’il venait de lui infliger n’existait pas. Comme si elle était plus forte que ça, elle ne l’était pas. Elle avait senti les larmes montaient aux coins de ses yeux, elle les avait retenues, serrant la mâchoire, se refusant à pleurer devant eux, devant lui. Ils n’étaient plus rien. Même pas amis, pas vraiment ennemis. Juste… Le mélange désastreux de non-dits et de peine. Elle ne pouvait pas le détester pour tenir cette phrase. Elle avait pourtant essayé der renouer avec lui, de retrouver cette amitié. Elle savait que c’était impossible, que c’était un rêve bien trop lointain. Que c’était possiblement lui demandait beaucoup trop. Et au fond d’elle, ce n’était pas une surprise, c’était normal. Elle lui avait brisé le cœur, elle ne pouvait pas espérer réparer ses erreurs en un claquement de doigts. Mais… Il avait mis les mots, le ton. Et entendre cette vérité brutale l’avait bouleversé.

Elle est dans une bulle, a essayer de retrouver une certaine contenance face à lui. Son regard vide se pose sur sa silhouette qui ramasses ses affaires. Il partait. Elle voulait le voir franchir cette porte, fuir vers sa chambre, relâcher la tension qu’elle conservait dans ses épaules et ses larmes qui menaçaient de couler le long de ses joues. Il lui faisait du mal, sûrement autant qu’elle lui en avait fait à l’époque. C’était le juste retour du boomerang de ses actions.

Elle avait espéré qu’Aaron le raccompagne jusqu’à la porte. Et pourtant, elle vit son colocataire s’excuser aussi, lui dire au revoir, et filer dans ses quartiers. Elle eut tellement envie de le retenir à ce moment-là, de ne pas lui laisser ce moment douloureux avec lui. C’était lâche, elle qui voulait prendre de bonnes résolutions, elle essayait déjà de les fuir. Elle regarda ses mains qui s’agitait à présent nerveusement. Elle avait peur d’avancer, peur de tomber, peur de se faire mal. Elle se fit violence pour faire quelques pas en avant, conservant ses yeux baissés sur ses mains comme si elles pouvaient faire disparaître soudainement l’amalgame d’émotions qui la prenait. Elle se mordit légèrement à lèvre, prenant son courage à deux mains. « Aaron est vraiment quelqu’un de bien, c’est cool que tu puisses bosser avec lui. » Elle relève un peu son regard vers lui. Elle a l’impression d’être dans un cycle de malaise constant à ses côtés. Il y a une barrière entre eux qui lui semble insurmontable, une incompréhension dans les deux cas qui les enfonce un peu plus.

« Je suis désolé Isaac. » Elle s’excusait pour aujourd’hui, elle était sûre que son entretien se serait mieux passé sans elle dans ses pattes. Qu’il aurait sûrement beaucoup plus parlé avec Aaron et qu’ils auraient échangés de manière passionnée autour de la médecine. Mais elle avait là ; l’épine dans son pied. Elle était proche de la porte. Elle eut un petit soupir, continuant de porter son masque, de ne pas craquer devant lui. « Enfin, je ne vais pas te retenir plus longtemps, tu as du travail, je crois. » Elle le regarde, une dernière fois. Elle plonge son regard vidé d’énergie dans ses yeux marron. Depuis qu’il est rentré chez elle, ils n’ont jamais été aussi proches. Elle serre un peu plus les dents. Elle souffre silencieusement. Elle aimerait lui dire qu'elle veut le revoir, qu'elle espère le recroiser. Mais elle sait que ce n'est pas partagé, alors elle se tait, elle attends qu'il parte, que la porte claque et qu'elle aille se réfugier dans le poil de Mul'.

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne




Climb these hills, I'm reaching for the heights
« And even when the answer's "no" or when my money's running low. The dusty broom and wand glow are all I need and it's another day of sun. »

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Sujet: Re: Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac) | 
Strange interview - (Ollie, Aaron & Isaac)
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