If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast

Jonathan Rowleavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1251-jonathan-rowle-la-guerre-c-esMessages : 654 Points : 87
Pseudo : Flow
Avatar : David Tennant
Crédits : signature : Shiya (bazzart) avatar : white rabbit
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Résidences du centre-ville
Patronus: Un python royal
Informations supplémentaires:
Sujet: If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast | Ven 2 Mar - 14:08

If you can read this, thank a teacher
John & Aldabella
Nous étions le 30 août, date de la pré-rentrée à l’UPA, et il fallait bien l’avouer, j’étais extrêmement nerveux. Je n’avais jamais enseigné de ma vie, et n’avais accepté ce poste qu’à contrecœur, parce que j’étais bien obligé de toucher un salaire pour subvenir aux besoins d’Annie. C’était étrange d’errer dans ce gigantesque lieu de savoir, mais totalement vide de tous les étudiants, comme si c’était une carcasse abandonnée et que j’étais un organisme étranger qui essayait de s’y infiltrer, une bactérie ou un microbe. Et c’était une parfaite métaphore, parce que je ne me sentais vraiment pas à ma place ici, un intrus qui n’aurait jamais dû oser poser un pied dans le bâtiment. Depuis mon entretien avec la doyenne, je n’avais pas mis les pieds à l’université, et c’était avec une nervosité non feinte que je parcourais les couloirs que je ne connaissais pas encore, pour pouvoir arriver jusqu’en salle des professeurs : j’avais l’impression de revenir à mon premier jour à Poudlard, il y avait de cela plus de 30 ans, lorsque je me demandais quel sort la cérémonie de répartition me réservait.

Je ne savais pas si j’allais être le seul nouveau professeur : mais ce n’était pas mon inexpérience qui me dérangeait, je savais que je pouvais donner du savoir à ces jeunes, même s’il n’était pas forcément académique. C’était plutôt une illégitimité, celle de me dire que j’allais former des personnes pour intégrer un Bureau auquel je ne croyais plus. Même si Kingsley était maintenant au pouvoir, et que je ne doutais pas qu’il avait fait le ménage parmi les Aurors, je me rappellerai toujours ces années noires, cette période où chacun de mes collègues était potentiellement soit un adepte de Voldemort, soit un aveugle qui préférait se mettre des œillères pour continuer de toucher sa paie à la fin du mois. Mais je n’avais pas le choix. Etre Auror, c’était tout ce que je savais faire, c’était ce que j’étais encore au plus profond de moi, même si j’abhorrais, maintenant, cette partie de ma personnalité. Et c’était le seul moyen de suffisamment gagner ma vie pour qu’Annie puisse avoir la vie qu’elle méritait. Tant pis si je faisais une crise en cours, tant pis si je devais me bourrer de médicaments pour continuer à avancer. La mort de mon frère me hantais, et je doutais que cela ne change un jour : étions-nous donc deux immortels condamnés à un combat épique jusqu’aux trompettes de jugement dernier ? Je devais, si ce n’était oublier, occulter ce traumatisme, pour exercer au mieux mon nouveau métier.

Enfin, après de longues recherches, au détour d’un couloir, je finis par tomber sur la salle que je cherchais. Sur le bois, en lettres d’or était inscrit « salle des professeurs », et je pressais la poignée doucement, sentant mon cœur battre à tout rompre. Comme on pouvait s’y attendre, la plupart de mes collègues étaient déjà présents, discutant autour d’un café ou consultant des listes de noms sur un tableau blanc collé contre un mur. L’atmosphère était certes calme, mais aussi un peu frénétique, mes collègues étant visiblement plus ou moins ravis de reprendre le travail après leur pause de l’été et se racontant leurs vacances dans divers endroits du monde. C’était peut-être une illusion, ou mon expérience accrue qui parlait, mais j’avais l’impression qu’il était simple de deviner les cours qu’enseignaient les différentes personnes présents : celui-là, par exemple, dans le coin, avec ses mains calleuses d’artisan, était probablement le responsable de la formation des futurs fabricants de baguette magique ; l’autre, près de la fenêtre, qui regardait le ciel avec attention, devait s’occuper du cursus d’astronomie. Il y avait tant d’enseignants dans la pièce qu’il était difficile de distinguer des visages en particulier, et de toute façon, je n’avais pas envie de me faire remarquer. Je savais que l’annonce d’un professeur, placé directement par le Ministre de la Magie en personne, pouvait attirer une attention que je ne désirais pas : je me contentais donc de m’installer sur une chaise, un peu à l’écart, en essayant de ne pas croiser les regards.

Nous attendions que la doyenne arrive, pour faire probablement le même discours qu’elle avait fait l’année précédente, et nous donner certaines instructions et conseils sur l’année à venir. J’étais un peu en avance, comme d’habitude, et j’attendais patiemment en sortant de ma sacoche un carnet et un stylo (je me demandais parfois pourquoi les sorciers avaient gardé l’habitude de la plume et de l’encrier, l’invention moldue étant bien plus pratique). Je fis mine d’être plongé dans mes notes, pour éviter qu’on ne m’embête : je devais probablement avoir l’air renfermé, mais je n’en avais cure, je n’étais pas là pour me faire des amis.


there's no peace in quiet
Just footsteps on the stairs, Whispers in the silence Remind me you're not there.
Aldabella Prendergastavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1490-i-m-not-a-stranger-to-the-darMessages : 189 Points : 18
Pseudo : Shany-ny
Avatar : Lily James, la seule, l'unique.
Crédits : Me baby
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Enclaves résidentielles sorcières
Patronus: Lion
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast | Mer 4 Avr - 17:46
If you can read this, thank a teacher
ft. Johnathan Rowle
É
trange. Normalement, à chaque pré-rentrée, Aldabella accueillait en son ventre une énorme boule d’angoisse. Boule qui lui tordait les entrailles et lui imposait une nausée horrible. Lors de sa première année d’enseignement, elle en avait même vomi son petit-déjeuner. Heureusement pour elle, le corps enseignant de Poudlard c’était fait plus qu’aimable avec elle. Son précédent statut de préfète des Rouges avait fort probablement aidé à sa cause, tout comme le fait qu’elle avait été l’élève de la majorité de ses collègues. Ça avait été un sentiment si étrange, si satisfaisant, que de s’asseoir à la même table que McGonagall, Dumbledore et tous les autres. Que de voir Ella Kvelgen parmis ses élèves, que de voir son ancienne maison être animée d’un enthousiasme qu’elle avait déjà éprouvé. Que de sentir que, pour la première fois de sa vie, elle était exactement là où elle devait se trouver.

La chute n’en avait été que plus douloureuse. Les lettres haineuses de parents mécontents s’étaient multipliées, les menaces anonymes s’étaient faites de plus en plus nombreuses. Son nom, son nom. Dieu, que l’on détestait son nom !
Déjà en mars, la pression était insupportable. Les mots agressifs aux auteurs secrets résonnaient de plus en plus dans sa tête. Pourtant, ce n’était pas comme si elle n’avait pas été victime du jugement et de l'ignorance des autres par le passé.
Enfant, à Poudlard, ses premières années avaient été un cauchemar. Heureusement, Ghrystal avait gardé un oeil bienveillant sur elle, mais il ne pouvait la protéger de tout. Les moqueries, les insultes, elle n’y avait pas échappé. C’est en vieillissant qu’elle avait su gagner le respect des autres mais, encore en dernière année, elle avait entendu des « Traîtresse à ton sang ! » murmuré lâchement dans les couloirs de l’école, comme un échos mystique qui résonnait entre les murs du château. Cependant, subir la haine d’adolescents ignorants était une chose bien différente que de recevoir des menaces de la part d’adultes.

C’était le sourire de ses élèves qui l’avait fait tenir le coup jusqu’à la fin de l’année. Cependant, elle avait déterminé qu’elle ne reviendrait pas l’automne suivant. Elle n’avait pas de plan, pas de carrière. Rien qu’un cocktail déprimant de désespoir et d’épuisement. C’est une lettre de Durmstrang qui l’avait poussée à s’accrocher, qui l’avait convaincue que, peut-être, enseigner n’était pas impossible. L’école avait accueilli sa mère en ses rangs et avait reçu des éloges quant à ses talents de pédagogue. Ils avaient apparemment un poste vacant de professeur de Défense Contre les Forces du Mal, et lui offrait la position pour la prochaine rentrée.

C’est donc avec nervosité qu’elle avait traversé les couloirs dans lesquels s’était baladée sa mère, plusieurs décennies plus tôt. D’ailleurs, contre un mur, elle avait remarqué la plaque de l’équipe de Quidditch de son époque, et le coeur d’Aldabella s’était serré lorqu’elle avait lu le nom d’Isadora. Voir une trace de la jeunesse de sa mère, une trace d’une époque où elle était présente, vivante, l’avait complètement retournée. Mais ça, c’est une autre histoire.

Elle avait donc passé plusieurs années à Durmstrang, comptant sur les sortilèges de traduction pour atteindre les élèves et sur la tactique du profil-bas pour amadouer les parents. Son nom, moins détesté dans le Nord de l’Europe, n’avait pas vraiment posé problème au bon fonctionnement de son enseignement. C’est l’appel d’un nouveau défi et la nostalgie du Royaume-Uni qui l’avait poussée à accepter le poste à Atlantis. L’UPA, qui ouvrirait ses portes à l’automne, lui offrait un poste à son tour. Et, ne regardant plus derrière, elle avait accepté.

Et nous y voilà. Pré-rentrée de l’année 2000. Première et, à ce jour, seule titulaire du titre de professeur de Défense Contres les Forces du Mal à l’université, elle se baladait dans les couloirs, le ventre dépourvu du noeud annuel qui, normalement, n’oubliait jamais de se manifester. Son trench sous le bras, son cartable de cuire à la main, elle gagnait les bureaux des enseignants en faisant claquer ses talons contre le sol fraîchement ciré. Sa jupe crayon descendant jusqu’aux genoux, un pull camouflant son cou, elle passa la porte d’assez bonne heure, habituée à être l’une des premières arrivées.

Elle remarqua les visages familiers de certains de ses collègues, mais un élément sortait du décor. Appuyée contre le seuil, elle dû plisser les yeux pour s’assurer qu’elle ne devenait pas folle, avant de s’élancer vers un homme assis seul. « J’hallucine ! Jonathan Rowle ? Mais quelle surprise ! » Sur le visage d’Aldabella, un véritable sourire s’éteint dessiné.

Ils avaient combattu ensemble, ils avaient vaincus ensemble. Malgré la différence d’âge, jamais John ne l’avait traité avec arrogance, jamais il ne l’avait considérée comme moins que son égale. Et, bien que ses conseils étaient toujours utiles, elle avait toujours trouvé une certaine satisfaction à impressionner l’homme qu’elle considérait comme un modèle.

Elle tira une chaise et s’assit face à lui, en ajoutant par réflexe : « Je peux ? » en continuant de sourire. Mais lui, il ne souriait pas. Ce n’était pas surprenant, cependant. La condition de John lui était parvenue, malgré son absence pour Durmstrang. Si la guerre avait endurci Aldabella, elle avait fait des ravages chez John. De gros ravages. Ainsi, pour des mois, du moins, elle évitera minutieusement le sujet en sa compagnie.

« Mais qu’est-ce que vous devenez ? C’est une surprise énorme de vous voir ici ! Je suis si contente ! »

Et vraiment, elle l’était.

code by bat'phanie




Lavender's Blue
Dilly Dilly ❀When I'll be Queen, dilly dilly, you'll be my king ; Who told me so, dilly dilly, who told me so ? ; It was my own heart, dilly dilly, that told me so.

Jonathan Rowleavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1251-jonathan-rowle-la-guerre-c-esMessages : 654 Points : 87
Pseudo : Flow
Avatar : David Tennant
Crédits : signature : Shiya (bazzart) avatar : white rabbit
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Résidences du centre-ville
Patronus: Un python royal
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast | Dim 8 Avr - 13:18

If you can read this, thank a teacher
John & Aldabella
C’était étrange, j’avais comme l’impression d’entendre mon nom parmi les légères discussions des professeurs autour de moi. Mais c’était impossible, n’est-ce pas ? Je m’attendais à ce que mon arrivée fasse du bruit, car je ne doutais pas que les rumeurs d’un Sang-Pur reconverti en Auror, devenu professeur sous l’impulsion de Kingsley Shackelbolt lui-même, seraient en elles-mêmes une attraction, mais l’illusion auditive que je semblais percevoir était bien plus directe, comme si la personne qui m’interpellait me connaissais. Je réfléchis quelques instants. Je ne m’étais guère renseigné sur mes futurs collègues, après tout, je ne comptais pas vraiment sociabiliser avec les autres enseignants, et je ne voyais pas l’intérêt de perdre mon temps à ce genre de sottises, mais peut-être que cela avait été une erreur. Et si je me retrouvais, dans ce temple du savoir, à être confronté avec quelqu’un de mon passé, quelqu’un qui m’avait connu comme étant Jonathan Rowle, héro sans peur et sans reproches, un professionnel de confiance qui n’avait de cesse de poursuivre les mages noirs pour les faire comparer pour l’absolution de leurs crimes ? Qu’est-ce que cette personne pourrait bien penser de moi aujourd’hui, petit homme rabougri qui avait peur de son ombre, qui ne pouvait lever sa baguette magique sans que cela ne lui déclenche une violente crise, qui n’était plus que le pâle reflet de celui qu’il avait été ? Si elle ne riait pas, n’étant pas assez cruelle, probablement me prendrait-elle en pitié : et quelque part, c’était encore pire.

Je pourrais bientôt vérifier cette théorie, car mon nom n’avait pas été qu’une hallucination de mon esprit fatigué. Devant moi se dessinait la silhouette d’une jeune femme que je n’avais pas vu depuis la fin de la Guerre, d’une ancienne camarade de l’Ordre du Phénix avec qui j’avais apprécié lutter contre la menace de Voldemort et qui avait toujours su contrebalancer mon attitude sévère avec son humeur chaleureuse et douce. Aldabella Prendergast. Ma cadette, que j’avais considérée comme une amie, lorsque je ne pouvais faire confiance qu’à une poignée de sorciers, ma famille étant du côté du Seigneur des Ténèbres et mes collègues, pour la plupart, aveugles quant aux agissements intolérables du gouvernement de Fudge puis de Scrimgeour. Elle était rayonnante, autant que j’étais décrépi. Et visiblement de bonne humeur, vu l’enthousiasme qu’elle éprouvait en me voyant, elle ne s’attendait pas à me voir ici. Je savais qu’elle était professeur de défense contre les forces du mal, aux dernières nouvelles, elle exerçait à Durmstrang : mais après tout, de l’eau avait coulé sous les ponts, et il n’était pas étonnant de la retrouver aujourd’hui dans cette nouvelle université, symbole de l’union entre sorciers et moldus par le savoir.

Mes yeux se levèrent doucement vers elle, un peu incertain de la conduite à tenir. Maintenant qu’elle m’avait repéré, il était invraisemblable de faire croire que je ne l’avais pas vu ou entendu. J’étais certes plus âgé qu’elle, mais je n’étais pas encore grabataire, et faire croire d’un défaut d’ouïe et de vision était bien peu crédible. Mais que faire, moi qui ne voulais rien d’autre que raser les murs et faire profil bas, faisant acte de présence simplement pour ramasser un bulletin de salaire pour faire vivre ma petite nièce ? Qui redoutait l’idée d’affronter une classe, ne se sentant absolument pas légitime dans son nouveau rôle d’enseignant ? J’étais piégé, dos au mur. Un sourire de convenance se dessina sur mon visage, tandis que les mots de ma psychomage retentissaient dans mon esprit : "il faut que vous cessiez de faire semblant constamment, Mr Rowle. Vous n’arriverez pas à éliminer vos sentiments négatifs en les réprimant, bien au contraire". Mais je n’avais pas le choix, ce n’était pas le moment de partir dans l’une de mes sempiternelles lamentations intérieures sur mon sort, alors que la jeune Prendergast s’asseyait près de moi. Je ne savais pas si elle avait entendu parler de ce qui m’était arrivé : j’avais coupé les ponts avec tous les membres de l’Ordre, à part Kingsley (qui m’en aurait de toute façon rigoureusement empêché, en me donnant un coup de pied aux fesses si violent que j’aurai atteint les étoiles), mais je savais que les rumeurs allaient bon train et que mon meilleur ami donnait de mes nouvelles aux Weasleys, qui, probablement, en donnaient à tous les autres. Notre communauté d’anciens résistants était minuscule, et tout se savait très vite.

« -Aldabella, balbutiais-je en essayant de calmer mon cœur qui battait à toute allure dans ma poitrine. Oui, je… C’est une surprise, en effet, je ne m’attendais certainement pas à vous voir ici. C’était le moins qu’on puisse dire. Je deviens… pas grand chose, enfin, si on excepte cette pré-rentrée bien sûr.

Eviter les questions en y répondant partiellement : c’était un mécanisme que je connaissais sur le bout des doigts. Et puis après, bien sûr, venait l’autre étape, celle de retourner la question vers celui qui l’avait posé…

-Je pensais que vous étiez encore à Durmstrang, mais visiblement, je me trompais. Vous enseignez ici depuis l’ouverture de l’université ? »

Je ne m’en rendais pas forcément compte, mais bien que cette conversation était une épreuve, pour moi qui préférait vivre dans le confort de mon introspection, elle me faisait aussi du bien. J’avais peur des réactions de la jeune femme, peur d’un éventuel jugement, et peur de tout ce qui pourrait bien m’arriver durant cette journée remplie de nouveautés, mais parler ainsi simplement, de choses qui n’avaient de l’importance que par leurs banalités, me donnait l’impression de redevenir un être humain. Plus cette chose que la guerre avait irrémédiablement brisée.


there's no peace in quiet
Just footsteps on the stairs, Whispers in the silence Remind me you're not there.
Aldabella Prendergastavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1490-i-m-not-a-stranger-to-the-darMessages : 189 Points : 18
Pseudo : Shany-ny
Avatar : Lily James, la seule, l'unique.
Crédits : Me baby
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Enclaves résidentielles sorcières
Patronus: Lion
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast | Lun 4 Juin - 22:02
IF YOU CAN READ THIS, THANK A TEACHER
ft. Jonathan Rowle
E
ffectivement, il n’avait pas l’air de devenir grand chose. Ses yeux, autrefois pétillants de cette soif de justice, de ce besoin de sauver le monde, de cet éclat qui animait le regard de Ghrystal à chaque jour, semblaient maintenant éteints, fatigués, épuisés. Des cernes alourdissaient ses paupières déjà pesantes d'expérience, et ses cheveux bruns lui semblaient plus cendrés qu’auparavant. Peut-être n’était-ce que l’âge, mais elle était persuadée qu’il y avait autre chose. Car dans sa réponse, son ton laissait sous-entendre qu’en plus de ne point s’attendre à croiser une ancienne connaissance, il n’en avait pas du tout envie. Aldabella, frappée par cette déception de voir son enthousiasme n’être que peu réciproque, courba le dos inconsciemment. Malgré tout, elle offrir un sourir à John, comme elle l’avait toujours fait. Elle avait cette vieille habitude, qui datait du temps du collège, à ne faire que sourire lorsqu’elle sentait le vent d’un malaise ou d’une peine s’installer.

En fait, elle ne savait rien faire d’autre que sourire. Malgré son empathie sans limite, elle n’avait jamais été très douée avec les mots. Ayant elle-même tendance à les faire taire, à les cacher quelque part en son coeur et à verrouiller l’accès à ses pensées à double-tour, elle avait bien du mal à s’exprimer lorsqu’il était question des maux des autres. Mais elle les comprenait. Ah, pour ça, elle comprenait. Elle saisissait la détresse dans la vibration de la voix de quelqu’un, percevait un malheur dans un regard détourné. Et c’était curieux, mais elle avait cette impression qu’un sourire pouvait changer une journée. Qu’un simple sourire, lorsqu’on s’y attend le moins, arrive à chasser, l’espace d’un instant, le tourbillon de pensées négatives qui envahissent notre esprit lors des dures journées. Alors, simplement, elle souriait à John. Car il n’y avait rien à dire.

Un court silence s’installa, avant que l’ancien auror ne le brise par une question. Comme première réponse, Aldabella offrit d’abord un « Aaah, ça! » en rappuyant son dos contre le dossier de sa chaise et en étirant ses bras vers le plafond, comme si cette demande avait réveillé son intérêt pour la conversation. « J’ai passé la majorité de ma carrière -enfin, “carrière”, elle est assez naissante- à Durmstrang. Mais oui, on m’a offert le poste dès l’ouverture de l’université, et j’ai pas pu dire non. » Elle lança un regard distrait vers la fenêtre de la salle, avant d’ajouter: « J’aimais beaucoup ces enfants, et c’était tout de même incroyable de leur enseigner avec un sortilège de traduction, fit-elle joyeusement, avant de retourner son attention vers John. » Et à nouveau, elle sourit. Mais pas pour lui, ni pour les apparences. Ce la douceur d’un souvenir heureux qui tira ses lèvres, la chaleur que procurait ses élèves en son coeur qui lui apporta cette bonne humeur. « C’était fascinant, de prononcer mes mots en anglais, mais qu’ils quittent ma bouche d’une toute autre langue! Parfois, je me mêlais les pinceaux, car j’étais confuse entre mes pensées et mes paroles. C’était assez amusant. Les élèves m’ont enseigné quelques mots, aussi. C’était gentil. Mais il me fallait un nouveau défi, vous voyez?»

Elle soupira longuement. Puis, elle prit une gorgée du café qu’elle avait à la main, avant de soudainement faire un mmfoh!, les lèvres toujours posées contre la tasse, comme si elle venait soudainement de se rappeler d’un détail important. Elle déposa le breuvage et avala sa gorgée brûlante d’un trait, tentant du mieux qu’elle pouvait d’ignorer sa langue meurtrie par cette décision. « Je crois avoir entendu parler que vous viviez avec votre nièce? J’ai eu très peu de détails, je vais avouer. Ce ne sont que des rumeurs, et elles vont vite.» Elle marqua une pause, comme si elle était incertaine que poursuivre était une idée judicieuse. « Même que je ne crois pas vraiment en savoir tellement sur vous. Je me base sur des rumeurs et le peu de temps que nous avons… partagés ensemble, mais je ne sais que très peu, en fait. »

Elle fit une drôle de moue, comme plongée dans une réflexion sérieuse, presque religieuse. Puis, à nouveau, elle se mit à sourire. « Ça me fera bizarre, d’avoir un collègue qui comprendra vraiment ce que j’ai vécu, ce dont je parle. J’espère que les semestres à venir vont nous permettre d’apprendre à mieux nous connaître! » Sa bonne humeur était constante, presque fatigante. Elle s’épuisait elle-même. Mais que pouvait-elle faire d’autre? Face à elle se trouvait un homme morose, amorphe, qui ne dégageait plus aucune aura, plus aucune énergie. Et elle avait cette impression qu’elle pouvait, peut-être, lui partager une fraction de la sienne.

« Dans tous les cas, fit-elle bruyamment, Mrs. Morson prend tout son temps! On a des cours à préparer, nous, par Merlin! »
[/color]

code by bat'phanie




Lavender's Blue
Dilly Dilly ❀When I'll be Queen, dilly dilly, you'll be my king ; Who told me so, dilly dilly, who told me so ? ; It was my own heart, dilly dilly, that told me so.

Jonathan Rowleavatar
• Professeur •
http://www.catharsis-rpg.com/t1251-jonathan-rowle-la-guerre-c-esMessages : 654 Points : 87
Pseudo : Flow
Avatar : David Tennant
Crédits : signature : Shiya (bazzart) avatar : white rabbit
• Plus d'informations •
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Résidences du centre-ville
Patronus: Un python royal
Informations supplémentaires:
Sujet: Re: If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast | Lun 11 Juin - 14:46
If you can read this, thank a teacher

- Jonathan Rowle — Aldabella Prendergast -


Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui.” Paul-Jean Toulet

Il y avait chez Aldabella une fraicheur, comme une vague de bienveillance qui emportait tout sur son passage. Je la connaissais peu, c’était vrai. Mais, à ma plus grande surprise, j’étais content de la voir : et quand on savait que, constamment, je fuyais ceux qui avaient connu le Jonathan Rowle du passé, celui du panache et de la fougue, c’était des plus surprenant. Lorsque je voyais Kingsley, ou les Weasley, je ne pouvais m’empêcher de voir dans leurs yeux de la pitié. J’imaginais fort bien celui qui avait été mon partenaire comparer l’homme qu’il avait en face de lui et celui qu’il avait connu, et je pouvais presque entendre ses pensées. Quel gâchis. Mon médecin avait beau me répéter que ce n’était pas vrai, que ces impressions n’étaient que la manifestation de mon propre traumatisme, et non ce que pensaient réellement mes proches, il était impossible pour moi de rester bien longtemps en leur présence. Je n’allais pas bien, ils ne pouvaient rien changer à ça, et ils avaient mieux à faire que de songer à ce qui avait été, et aurait dû être. Aldabella… Au final, nous comprenions les épreuves que nous avions traversées, tous les deux, mais nous n’avions pas été suffisamment proches pour qu’elle porte un quelconque jugement sur mon état actuel. C’était en tout cas ce que je pensais, alors qu’elle commençait, doucement, d’un ton léger et presque apaisant de par sa simplicité, à me raconter ses aventures à Durmstrang. Si jeune. Si douce. Elle aurait pu être ma fille, mais je me sentais étonnamment proche d’elle, comme si elle représentait, au final, un idéal : celui que j’aurai pu être, si j’avais réussi à tourner la page. Si la guerre ne m’avait pas arraché tout ce qui était cher à mon cœur, et que je n’étais plus qu’une loque qui arpentait le monde, sans bien savoir pourquoi. Une pensée me saisit soudain. J’aurai aimé qu’Annie soit sous la tutelle d’une personne comme elle, plutôt que moi. Elle grandirait probablement comme une personne bien plus équilibrée et heureuse, si elle avait une influence aussi positive dans sa vie.

« -Je ne sais pas si je comprends, après tout, j’ai été Auror pendant… Merlin, 20 ans, je crois bien. J’ai toujours eu le même bureau, le même partenaire, la même mission, celle de protéger ceux qui ne peuvent le faire pour eux-même. Mais je vois ce que vous voulez dire, oui. Un changement pareil peut apporter le plus grand bien, dis-je, sans réellement croire à mes propres paroles. Enfin, ce n’était pas tout à fait exact. Ce n’était pas que je mentais : simplement, je pensais que mes mots étaient valables pour les autres, pas pour moi. Pour ceux qui avaient une chance de s’en sortir.

Je me relaxais quelque peu sur ma chaise en bois, m’autorisant à prendre une profonde inspiration, pour la première fois depuis que j’avais pénétré entre les murs de l’université. J’avais l’impression de marcher sur des œufs, imposteur, se faisant passer pour un professeur alors que tout ce que je savais faire, c’était être un Auror. Je ne pouvais plus exercer mon métier, pourtant, alors à quoi pouvais-je bien servir ? Qui pouvais-je donc berner, avec mes poches sous les yeux et ma peau sur les os, à faire croire que je pourrais apporter quelque chose aux générations futures ? Je n’avais pas ma place ici, et pourtant, Aldabella semblait ne pas en tenir compte. Elle parlait, tout simplement. Il n’y avait pas de faux semblants ou de retenue.

-Je… commençais-je, cherchant mes mots. J’avais conscience que des rumeurs couraient à mon sujet (Kingsley et Molly n’étant pas de ceux qui tenaient leurs langues), et j’étais reconnaissant envers la jeune femme de ne pas dissimuler ce fait. Les on-dit existaient, il fallait cesser de penser sans cesse à la bienséance et mettre les choses à plat. Et comme elle le disait si bien, ils ne savaient que très peu, l’un comme l’autre. Oui, j’ai adopté ma nièce, Annie. Elle a 8 ans, et c'est un vrai ressort sur patte. Une nouvelle ville, une nouvelle école, ça peut être beaucoup, pour une petite fille, mais au final, j’ai l’impression que je suis plus stressé qu’elle de sa rentrée prochaine.

On pouvait sentir de la tendresse dans ma voix. Sans Annie… Je ne serai probablement plus de ce monde. Il était si facile de se tromper de dosage de potion de sommeil, prescrites pour mes troubles mentaux… Mais pour elle, je tenais bon. Et si je ne révélais pas, bien sûr, les circonstances de cette adoption et la mort de son Mangemort de père, qui seraient bien malvenues alors que nous discutions assez simplement autour d’une table, Aldabella et moi, je me doutais que la professeure de défense contre les forces du mal comprendrait à quel point je tenais à elle.

La voilà qu’elle continuait, vive, inlassablement joyeuse. Comme si elle essayait de faire déteindre sa joie sur moi, et cette pensée me rendit profondément reconnaissant de ses efforts. Lorsqu’on côtoyait quelqu’un comme moi, bien souvent, on avait tendance à adopter deux postures : la pitié, ou la fuite. On voulait m’aider, me montrant charité et compassion, ou l’on était vaguement gêné et on bredouillait quelques banalités avant de quitter mon aura bien trop déprimante. Aldabella n’appartenait à aucune de ces catégories. Elle me traitait simplement comme un être humain. Elle restait elle-même.

-Allons bon, je me doute bien que vous avez des collègues bien plus intéressants que moi avec qui passer du temps, des gens plus jeunes, moins… J’allais dire brisé, mais je me retins. Pas d’apitoiement sur mon sort. Ne pas montrer sa faiblesse comme ça, devant tant de monde. Enfin, cela me ferait plaisir, bien sûr. D’autant que nous serons forcément amené à nous côtoyer, mes élèves Auror devront forcément assister à votre classe, dans le cadre de leur formation.

Je croisais mes jambes, dans un geste involontaire de protection. Il ne fallait pas que je me laisse aller. Certes, Aldabella était une personne agréable et compréhensive. Mais baisser sa garde, c’était aussi prendre le risque d’en ressortir encore plus accablé, encore plus fissuré.

-En parlant de cours, je vous demanderai sûrement des conseils à ce sujet, n’ayant jamais enseigné moi-même. J’ai formé des dizaines d’Auror, mais j’étais moi-même en exercice, bien loin des bancs d’école, et cet exercice me demandera probablement un temps d’adaptation. »

Une ouverture. C’était difficile pour moi, d’aller vers l’autre, et probablement que ma psychomage me féliciterait de cette demande, aussi commune soit-elle. Non pas que je m’en vanterais, bien sûr. Je trouvais ça plutôt ridicule, d’avoir autant de mal à dire des choses aussi simples : j’avais toujours été renfermé, mais pas à ce point. La guerre avait été un point de non-retour dans tous les aspects de ma personnalité, j’en avais bien l’impression. Alors que je n’en revenais pas moi-même d’avoir autant relâché ma garde, la porte de la salle s’ouvrit, et la doyenne s’avança dans la pièce. Des bruissements de feuilles retentirent, les discussions se changèrent en murmures. J’avais l’impression d’être revenu à Poudlard.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1183 WORDS.



there's no peace in quiet
Just footsteps on the stairs, Whispers in the silence Remind me you're not there.
Contenu sponsorisé
• Plus d'informations •
Sujet: Re: If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast | 
If you can read this, thank a teacher ft. Aldabella Prendergast
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tomoya Misaki (kamen Teacher)
» Great Teacher Onizuka(GTO)
» private teacher {pv ; zoey}
» a teacher ? you ? (samuel)
» Miss. Greengrass ♣ Well-read people are less likely to be evil.
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: