I wish I hadn't cried so much ! | Emrys

Poppy Irvineavatar
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Sujet: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Mar 27 Fév - 10:20
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Le bip du four sonne pour la huitième fois d'affilé. Poppy a suivi à la lettre la recette de sablés au citron de sa mère, elle avait envie de faire plaisir à Emrys qu'elle n'avait pas vraiment revu depuis trop longtemps. Et rien de mieux pour renouer qu'une amitié, qu'un souvenir partagé de petits gâteaux comme sa mère leur faisait quand ils étaient à Poudlard. Au neuvième bip, enfin, l'étudiante lâche son torchon qu'elle utilise depuis 10 minutes pou essuyer sa vaisselle, et sort les gâteaux dorés du four. C'est toujours impressionnant de voir la quantité de vaisselle nécessaire pour obtenir une poignée de biscuits, et à cette pensée Poppy souffle et râle dans sa barbe de dépit.

Elle venait déjà de passer un certain temps - soit deux bonnes grosses heures - à ranger son bazar, ses outils et ses plans. Quelques petites choses restaient su la petite table à côté du canapé, notamment la vieille lanterne que sa mère avait trouvé dans une brocante quelques semaines plus tôt, ou encore le petit oiseau-carillon offert par Keith que Poppy enlevait de son vélo chaque soir, de peur qu'un jour il ne disparaisse et s'envole au loin. Mais maintenant que tout est fin prêt, il ne manque plus à l'étudiante que de prendre une douche rapide et servir toutes ces joyeusetés pour profiter de son après-midi avec son vieil ami. Elle s'imaginait déjà revivre quelques souvenirs, partager quelques nouveautés, et frémir d'avance à l'idée de leurs nouvelles aventures à venir.

Tandis que l'eau lui ruisselle sur le visage, l'ancienne poufsouffle pense à ces années passées en compagnie de Emrys, Liza et Tomás. Elle arrivait enfin à ne plus penser à son ancien amour avec cette nostalgie douloureuse mais avec une certaine tendresse, un sourire au coin des lèvres, reconnaissante d'avoir partager de si bons moments avec lui. Avec eux. Et e regardant les bulles de savon éclate sous la pression du pommeau de douche, la blondinette espère que Emrys aussi avance, rencontre des gens qui, comme Keith pour elle, lui redonne des espoirs de nouvelles relations à découvrir.

Toc. Le bruit de l'eau couvre les sons une première fois. Toc. Mais là voilà qui sursaute et finit par entendre la porte d'entrée. « Ouiii ! J'arriiiiive ! ». Elle hurle, s'enroule dans une serviette et court dans la pièce à vivre pour aller vite ouvrir à Emrys. « Viens entre, fais comme chez toi ! ». En cachant du mieux qu'elle peut son corps dénudé - ce qui ne la dérange pas tant, devant Emrys, avec qui elle avait partagé de nombreuses baignades du temps de Poudlard - elle retourne rapidement s'habiller. Depuis sa chambre, elle ne cesse pas ses hurlements surexcités « Y'a des gâteaux encore chauds dans la cuisine, et du jus de fruit au frigo. Sers-toi, j'arrive ! ». Enfin, elle arrive à enfiler un collant épais et une robe à fleurs à manches longues.

Les cheveux mouillés, pas encore peignés, Poppy réapparaît, souriante comme à son habitude. « Ca va ? Tu as trouvé facilement ? ». Le bruit de sa respiration se stoppe finalement, dans une dernière pensée s'en allant vers ce passé partagé. « Je suis vraiment contente de te voir ici, à Atlantis. » puis elle se laisse choir sur le canapé, sans quitter Emrys du même regard qu'elle lui lançait il y a déjà deux ans.



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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Mar 27 Fév - 18:21
En me levant ce matin là, j'ai bien senti que le vent tournait pour ma part. Dans un sens, bon ou mauvais je ne sais pas trop... Dans la boîte aux lettres, un avis de mon propriétaire concernant le loyer non payé du mois de septembre, celui d'octobre n'est pas parvenu non plus... Peut-être devrais-je trouver un travail ? Cette nécessité ne m'avait pas sauté aux yeux jusque ce matin. Un petit passage rapide dans la salle de bain, mais pas assez longtemps pour que j'observe cet reflet détesté. Oui, je n'aime pas trop me voir en ce moment, je suis devenu une caricature de moi-même et pas un jour ne passe sans que je me demande pourquoi je suis venu ici et pourquoi j'y reste. Liza.

C'est la seule réponse à ma question. Liza aimait un Emrys persévérant bien. Je serai persévérant.
Je trouverai un travail et je vais voir Poppy cet après-midi ! Oui, Poppy m'a invité cet après-midi à son appartement ! La retrouver a été un véritable soulagement. La revoir, ça a... comme une saveur du passé,
un petit goût amer et sucré à la fois de bons moments partis à jamais. Mais avec elle, il y a toujours un bon moment à venir.

Je passe le restant de la matinée dans mes pensées du temps où Liza, Poppy, Tomàas et moi traînions dans les couloirs et autres lieux de Poudlard. Nous adorions cet endroit. Même si Tomàs et moi étions mis à l'écart par l'écrasante majorité des serpentard, Liza et Poppy étaient nos rayons de soleil dans cet océan d'adversité. C'était de merveilleux après-midi à se baigner au lac en juin, des heures à discuter à la bibliothèque, d'écrasants discours sur comment j'allais trouver les reliques et être ainsi le plus puissant sorcier, que je ne ferai de mal à personne avec mon pouvoir etc etc.
Si je pouvais avoir la pierre de résurrection et faire revenir Liza et Tomàs un après-midi...

Quand je l'ai vue, Poppy avait l'air d'avoir réellement dépassé tout ça. Moi je patauge, je m'enlise et rien ne me rattrape. J'ai rencontré des gens sympathiques ici, revus des visages connus. Mais on est tous meurtris par la guerre, Atlantis nous donne de l'espoir toutefois.

Je baisse les manches de mon pull en partant chez mon amie, je ne veux pas qu'elle aperçoive les cicatrices de mes scarifications magiques. J'ai arrêté maintenant, depuis mon arrivée sur l'île mais je ne voudrais pas qu'elle s'inquiète outre mesure.
Arrivé chez elle, je frappe à sa porte. Personne ne vient, je frappe à nouveau et commence à me dire que je me suis trompé de porte ou d'étage ou que sais-e ? Toujours dans mes pensées mais une voix aigue me parvient de l'autre côté de la porte. C'est elle, elle ouvre et je me retrouve face à une Poppy vêtue d'une simple serviette de bain qui m'accueille. Je ris à la vue de cette tornade blonde qui m'invite à entrer chez elle.
Va donc t'habiller Poppy, tu vas attraper froid ! L'appartement sent une odeur de gâteau absolument délicieuse ! Et pam ! Retour à Poudlard, aux merveilleux gâteaux de la mère de la poufsoufle qui les partageait avec ses amis bien entendu !

Elle va s'habiller et je commence à déambuler dans un appartement qui ressemble vraiment à la jeune fille, des bibelots partout ! Une espèce de lanterne retient mon attention un instant. Une force magique très forte en émane et me happe tout de suite, je porte la main à ma baguette dans ma poche. Un réflexe. Poppy me propose de goûter aux sablés alors je me détourne de l'étrange objet, je le lui en parlerai tout à l'heure.

Je vais pas me faire prier ne t'en fais pas !  Je sors le jus de fruit du frigo mais je l'attends avant d'attaquer les sucreries, je suis un garçon poli !
Poppy revient vêtue d'une robe à fleur mignonne et je m'assois sur le canapé où elle s'est laissée tombée Je suis très content de te voir aussi ! Surtout accueilli par des gâteaux. Je croque dans un à la fin de ma phrase Ils sont délicieux, on dirait ceux que ta mère t'envoyait à Poudlard !  Je lui fais un pauvre sourire et demande, comme pour changer de sujet : Tu te plaît ici, alors ? C'est plus dur que ce que je pensais...
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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Mar 1 Mai - 7:00
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Le sourire de Poppy lui fend le visage en deux. Dans sa chambre, encore à se presser de mettre la tête dans le bon trou et pas celui des bas, la petite blonde se presse et se dépêche, comme si Emrys allait partir ou n'était qu'une illusion que seule sa présence pouvait retenir. Le fait est qu'elle est profondément heureuse de le voir. Ils sont des survivants, et le retrouver a été un peu comme retrouver ce temps passé qu'elle a si longtemps pleuré. Pourtant, Poppy se l'est promis : elle ne serait pas nostalgique, elle ne serait qu'ambition et envie d'avancer. Les pleurs et le regret du passé, c'était fini, elle avait autre chose maintenant, une situation douce et apaisante, et elle ne retournerait pas dans cette année sombre où se lever le matin était un calvaire.

Mais à présent, elle vit enfin vraiment, assise sur ce canapé trop dur de chambre d'étudiante. « Ouiii ! Maman m'a en-fin donné sa recette ! Il m'aura juste fallu quoi... 5 ans de harcèlement ! ». Elle commence déjà à parler avec ses mains, dans de grands gestes, des mimiques et quelques grimaces levant ses yeux au ciel, comme quand elle était plus jeune. Ce côté d'elle n'a pas disparu, même si elle s'est quelque peu calmée avec le temps et la maturité. Après un petit rire, Poppy saisit le jus de fruit et en sert deux grands verres bien remplis. Elle tend le premier à Emrys, en écoutant sa question, tandis qu'au même moment elle porte le second à ses lèvres. Ce qu'il lui demande est simple, et la réponse est toute trouvée tant l'ingénieure aime la ville, ses études, son indépendance, les gens ici... Mais pourtant, en plongeant ses yeux dans le regard d'Emrys, qui semble heureux lui aussi, elle y décèle un voile de doute. Un peu de peur, également. Alors Poppy avale son verre tout entier, en faisant durer chaque gorgée comme si le temps allait lui apporter la réponse idéale pour faire transparaître sa joie sans écraser ce qui semble ronger son vieil ami. C'est si compliqué de doser, de ne pas en faire trop, toujours.

Finalement, elle se décide pour hocher la tête dans un mouvement trop rapide qui lui fait renverser quelques gouttes de jus de fruits sur les fleurs blanches de sa robe qui se mettent à jaunir. Un petit gloussement plus tard, rappelant que pour elle tout peut être pris à la légère, elle se finit par ouvrir la bouche ; « Oui ! C'est vraiment... L'endroit idéal, après tout ce qui s'est passé. J'ai l'impression de revivre un peu, ici. ». Pendant quelques courtes micro-secondes, Poppy se met à douter et ne pas savoir quoi faire. Elle voudrait serrer dans ses bras Emrys une bonne fois, pour ensuite mettre toutes leurs pensées sombres de côté. Peut-être juste poser sa tête contre lui. Finalement, elle se décide pour déposer sa main sur son épaule, frotter de quelques allers-retours son bras et ponctuer le tout d'une question à son tour. « Et toi, alors... Tu es là depuis longtemps ? Tu aimes l'île, les gens ? ». Elle avait déjà une idée de la réponse, une retenue trop polie signé un Emrys tout ce qu'il y a de plus normal, qui n'oserait pas forcément dire tout haut ce qu'il pense tout bas. Liza était souvent sa traductrice. Elle le comprenait si bien.

Elle prend un petit gâteau à son tour, soupire de satisfaction en croquant le premier bout : ils sont réussis. Peut-être que faire ces biscuits emblématiques de leurs passés n'avait pas été une si bonne idée finalement. Ils avaient le même goût qu'avant, la même texture. Il ne manquait que Tomás à leur droite et Liza a leur gauche. Tomás parlerait la bouche pleine, Liza rigolerait en remettant ses cheveux derrière les oreilles. Poppy avait presque l'impression de les voir, là, leur fantôme. D'entendre leurs rires qui résonnent, leurs soupires qui courent sur les murs. Ce souvenir semblait si réel qu'il faut qu'il cesse, alors elle toussote pour le balayer au loin. « Tu fais quoi ici à Alantis, du coup ? Tu as repris les études, tu as un travail ? ». Mais elle l'entend toujours, elle le ressent presque. C'est comme si Tomás était juste derrière elle. Debout. A l'observer.



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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Ven 4 Mai - 7:37
A Poudlard, Liza et Poppy étaient les soleils de nos deux personnalités lunaires à Tomàs et moi. Elles brillaient là où nous nous contentions d'être leurs ombres. Et moi, j'étais d'entre tous le plus habité de sombres desseins, de sombres pensées. Un physique chétif, maladif presque avec ma peau blanche translucide, presque qui contrastait avec mes cheveux noirs de jais et mes yeux marron foncés : je n'étais pas la santé incarnée. Et je m'en rends compte désormais, j'étais un peu fou : fou des Reliques, fou à en perdre la raison, fou à en perdre Liza ; puisque Liza était ma raison. J'en ai passé des heures à ressasser mon carnet de recherche sur les Reliques - carnet qui me fut volé par Sacramento, quelques mois avant la disparition de Liza. Je devais tout perdre, c'était écrit, à quoi bon ?

Renaître, peut-être ?

Avoir encore Poppy, c'est avoir encore une once de ce vieux bonheur. Mais c'est aussi avoir encore quelqu'un à perdre : après Liza, après Tomàs. Après les rêves, l'enfance. Perdre tout mais retrouver aussi. Retrouver quoi ? Je ne le sais pas encore, mais la vie est un cycle, une roue. Ce que tu perds, tu le retrouves sous une autre forme le lendemain ou le surlendemain ; un jour. Cet après-midi chez Poppy, c'est un peu retrouver le passé en se tournant vers l'avenir. C'est une belle journée. Poppy est une tornade : elle est folle mais du bon côté de la folie, celui qui fait sourire les gens. Je ris un peu quand elle m'explique que sa mère lui a enfin donné la recette des gâteaux que nous nous apprêtons à déguster. Un son rare qui s'échappe de ma gorge. Je ris encore parfois : mais c'est factice, c'est pour plaire aux filles de passage. Avec l'ancienne Poufsouffle c'est naturel, authentique, vrai.

Poppy se plaît ici. Tant mieux. J'ai réellement l'impression que cette île lui a fait du bien, j'espère qu'il en sera de même pour moi. Je ne sais pas si j'en suis capable, néanmoins. Elle a un geste de réconfort envers moi, c'est doux, c'est simple. Alors je souris, pauvre sourire, après tout ce qui s'est passé.
Elle est plus forte que moi, capable de résilience et d'adaptation. Je devrais m'en inspirer.

- Je suis arrivé en septembre, mais tu sais je n'ai pas vu trop de... gens. Nan, j'ai surtout vu les paysages : c'est beau, c'est vert ici.

Les gens, je ne suis pas encore prêt pour les affronter, un jour peut-être. Bientôt sûrement, puisqu'il me faut trouver un travail.

- Je dois chercher un travail : j'en ai pris la résolution ce matin, alors je furette un peu dans les petites annonces, sur les panneaux d'affichages. Mais je devrai me débrouiller pour trouver quelque chose, j'imagine.

Non pas que j'ai vraiment le choix.

- Et toi Poppy, alors ? Tu étudies quoi à l'UPA ?

C'est évident qu'elle étudie : nous sommes dans une résidence étudiante... Eh oui, perspicace, n'est-ce pas ?



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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Jeu 17 Mai - 6:05
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Elle jurerait qu'il était différent. Plus grand, moins maigrichon, le teint toujours aussi blafard, surtout depuis qu'il n'a plus cette étincelle. Il a évolué, tant en bien qu'en mal. Emrys n'était plus tout à fait le jeune étudiant qu'elle avait connu. Et comme souvent dans les retrouvailles, la vraie peur qui déchirait le cœur de Poppy était de savoir si elle aimerait ce changement, si elle accepterait ces différences, ou si elle resterait coincée dans sa vieille vision, à s'étonner que son ancien ami ne réagisse pas comme elle l'attendait... Elle détestait cette pensée, cette crainte futile. C'était un peu comme manger un fruit exotique que l'on n'a pas goûté depuis des années. Va-t-on toujours l'aimer, ou sera-t-il subitement plus amer que dans nos souvenirs ?

Heureusement cependant, Emrys a toujours la même âme, la même voix également. L'entendre parler de son arrivée ici, avec cette douceur et cette timidité habituelle rassure la petite blonde. Non, il n'a pas changé, j'invente des choses. Elle se persuade, elle essaye, cachant bien loin la réalité et la douleur de la perte qui est toujours là. A la place, elle hoche la tête lorsqu'il est fait mention des paysages. C'est vrai qu'elle est belle cette île, même si Poudlard avait son charme également. Poppy se souvient de ces quelques journées au bord du lac à simplement s'émerveiller des montagnes au loin. Elle avait presque la même impression ici, en regardant l'horizon infini quand elle se rapprochait des bords de mer. Peut-être que ça ferait du bien à Emrys, de l'accompagner là-bas un jour. Ou alors de voir la mer, simplement, l'étendue interminable d'un joli paysage...

« Oh ! Tu cherches quelque chose en particulier ? Tu aimerais le bord de mer par ici, je pense. Peut-être que je peux aider, il y a pas mal de relations qui se font en internes à l'UPA, puis il y a ce panneau de petites annonces. Je pense que toi aussi, tu peux venir le voir... ». La tête levée, perdue dans ses pensées, elle essaye de se souvenir des différentes annonces qu'il y avait sur le panneau en ce moment. Vend roue avant de vélo, recherche colocataire dans les salines, attend patiemment l'âme sœur en chantant du Britney Spears... Il y avait de tout. « Hmm... En tout cas moi c'est comme ça que j'ai trouvé Annie. ». Elle s'est mise à murmurer, quelque peu plus bas, parlant de la petite fille comme d'une soudaine compagne de vie. Sans savoir qui était Annie, on pourrait se poser des questions. Une amante ? Un objet ? Une télévision ou une moto peut-être ? L'idée d'une enfant qu'elle babysit les soirs n'est en tout cas pas celle qui vienne le plus naturellement possible.

Doucement, en se penchant sur la table, Poppy prend deux nouveaux gâteaux. Elle tend le premier à Emrys, comme si il était une oie qu'elle voulait gaver, et met le second à sa bouche. Ses cheveux sont toujours humides, alors comme si les relever aller l'aider à réfléchir pour la suite, Poppy commence à faire de grands gestes. Les bras, en l'air, elle tire et tire ses mèches blondes en une queue de cheval qu'elle noue avec un élastique qu'elle avait autour de son poignet depuis tout à l'heure. Le gâteau toujours entre ses dents, une fois qu'elle a les mains libre elle en croque en morceau et répond enfin à la question de l'ancien Serpentard. « Hm, l'Ingénierie Magique, comme... Comme on avait prévu. ». Ils se l'étaient dit, noir sur blanc : Poppy en ingé, Tomás en alchimie. « Je pouvais pas étudier autre chose, ou ne rien étudier. J'ai hésité, tu sais. J'avais l'impression de trahir un peu Tomás en faisant ça sans lui, mais je trouve aussi que comme ça, ça montre aussi que- ».

Soudainement, sa phrase est coupée par un sursaut. L'électricité vient de sauter. Le soleil est toujours là dehors, mais en ce début de fin d'après-midi, il a tendance à se cacher derrière les immeubles voisins, laissant trop peu de lumière dans l'appartement. « Arh, mais c'est une blague... Je vais voir le compteur, tu n'as qu'à allumer la lanterne en attendant, il y a un bouton à tourner. Maman dit que la lumière est bleue et que c'est super joli, je l'ai jamais essayé encore ! ». Au fur et à mesure de son monologue, la voix de Poppy s'éloignait jusque dans le placard de l'entrée où se trouvait le compteur électrique. Elle appuie sur quelques boutons, monte et descend quelques leviers, mais rien n'y fait, l'électricité ne revient pas. Ainsi elle revient vers le canapé, en rouspétant, bien heureuse de ne pas être juste une moldue pour une fois, et d'avoir toujours l'opportunité de lancer un Lumos ou quelque chose du genre si la luminosité venait à manquer.



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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Mer 23 Mai - 17:25
Qui n'a jamais trouvé de réconfort en un lieu de nature, simple et rempli de quiétude ? Et de silence. Un silence agrémenté des petits quelque choses qui bruissent autour : chants d'oiseaux, souffle du vent, douce pluie qui murmure doucement au coin des oreilles et qui clapote avec engouement sur le sol et dans les ruisseaux. Mon Pays de Galles natal était plein de ces douceurs marines et forestières : Burwen se situe sur une presqu'île, et même si la mer n'est pas si proche, on la ressent.

C'est dans la couleur de l'herbe : ce vert détonnant avec le gris, le bleu ou le noir du ciel gallois. C'est dans les populations ornithologiques océanes qui nichent jusque là. C'est dans les contes et les histoires, les petits champs séparés de murets de granit provenant de ces côtes. On les devine, sans les voir au prime abord. Et Manadh y ressemble beaucoup : îe volcanique rocheuse et couverte de ces bruyères, de ces forêts clairsemées ou touffues, où l'ambiance revêt d'une certaine magie. Pas la magie des Hommes, pas même des sorciers : mais la magie des lieux, des odeurs et des sons. La magie de ce que l'oeil ne voit pas et ne verra jamais. Pas cet oeil en tout cas.

J'aime à m'y réfugier, à trouver le repos au bord de l'eau aussi : sur ces plages, ces grandes plages et ces bords de mers plus sauvages, qui dépossèdent l'Homme de ses connaissances de par son horizon. Ce fil de funambule tendu entre l'eau et le ciel qui revêt de toutes les fantaisies, de toutes les fabulations, et d'autant plus pour beaucoup lorsqu'on peut y deviner un petit morceau de terre qui laisse présager une fin à l'infini. Mais l'horizon infini de la mer n'en possède pas : la mer a son propre univers. L'écume, le sable, les algues et les poissons : tous sont les satellites, planètes ou étoiles de cet univers marin, source de songe et de rêveries innombrables.

- La mer ça me plaît oui. Mais l'université... je préfère en rester éloigné autant que possible. Je ne m'y sentirais pas trop à ma place.

C'était la sienne, pas la mienne. Elle devait étudier, elle devait assouvir sa soif jamais étanchée de connaissances, l'assouvir autant que faire se peut.

- Annie ?

De qui parle mon amie ? Un instant je me demande si Annie n'est pas une jeune femme qu'elle fréquenterait, auquel cas je serais surpris mais enchanté de savoir qu'elle dépasse le deuil si bien ! Ou alors est-ce un animal, mais je n'en vois pas et je doute que les résidences universitaires autorisent les animaux dans leurs locaux...

Mon amie me propose un autre gâteau, je ne me fais pas prié ! Le goût du passé a du bon parfois. Elle m'explique alors. Ses études, elle prononce "Tomàs" à voix haute comme cela, il n'y a pas de désinvolture dans sa voix : le sujet est lourd de sentiments ; mais sa simple évocation suffit à me broyer de l'intérieur Un intérieur déjà pas mal ruiné. Je l'écoute attentivement et je sursaute quand la lumière disparaît, nous laissant dans la pénombre d'une fin d'après-midi brumeuse. Poppy s'envole alors vers son compteur électrique : une de ces choses dont je maîtrise difficilement l'utilisation. Je crois que si la lumière venait à couper dans ma maison, je vivrais à la bougie comme chez mes parents sans chercher à m'aventurer dans ce tableau complexe qui contient bien trop de boutons.

- La lanterne sur la petite table ?

Je tourne le bouton sans attendre de réponse et effectivement, une lumière bleue chatoyante mais douce et délicate comme un bleuet des prés s'en échappe. Cela donne à la pièce un aspect de nuit luminescente. Je suis captivé par l'étrange objet.

- Elle est magnifique, cette lanterne... Tu l'as dénichée où ? C'est ta mère qui-

En prononçant ses mots je passe le doigt sur les petites fioritures qui l'ornent et je suis coupé net dans ma question par une voix. Sa voix. Ta voix, je la reconnaîtrais entre mille, ta voix Liza qui me salue.

Salut Em'.

Liza... Je reste pantois et mon coeur se brise tandis que les larmes affluent déjà et que mes mains commencent à trembler. Je voudrais appeler Poppy, lui expliquer que la folie me gagne, définitivement. Mais aucun mot ne sort de mes lèvres, mon larynx est anesthésié, inutilisable.


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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Mar 5 Juin - 15:25
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« Oui, Annie c'est la petite fille que je garde les soirs ! Ca me fait un peu de sous, et elle est trop rigolote. ». La réponse, s'envole dans les airs et éclate rapidement, juste avant que la conversation ne reprenne, autour de ses études. Poppy aimait bien parler de tout ça, de ce qu'elle fait et ce qu'elle aime. De ceux qu'elle aime, aussi. Elle sourit en pensant à Annie et aux dernières bêtises qu'elles ont fait ensemble, sans que jamais John ne le découvre. Puis en continuant à discuter avec Emrys, elle pense à Tomás. Le fait est qu'elle n'avait pas vraiment réfléchi en parlant de lui, ni à si la mention de ce nom pourrait faire de la peine à Emrys, ni même si cela pouvait lui faire de la peine à elle. Il était sorti de son gosier naturellement, comme un souvenir doux mais qui ne faisait plus mal. C'était bizarre, d'arriver à oublier, d'avancer. Peut-être qu'un jour cela reviendra, cette nostalgie si dure à suivre, qui fait mal et qui brûle dans le cœur. C'est en tout cas à toutes ces réflexions que Poppy pense alors qu'elle a les bras plongés dans le compteur électrique.

D'un rapide regard vers le salon, elle voit la lumière bleue de la lanterne qui oscille. Un petit sourire s’efface vite de son visage quand après trois essais, Poppy se rend compte que le levier pour relancer le courant ne fonctionne définitivement pas. Elle a tout regardé les fusibles, le déclencheur... Rien. Panne. Ca devrait revenir d'ici quelques temps, mais en attendant, ils devraient s'éclairer à la bougie et à la lanterne, qui déjà intrigue le Serpentard qui pose des questions à son sujet. Alors Poppy revient, une bougie à la main, et commence à répondre, sans trop remarquer que Emrys s'est coupé lui-même dans son élan. « Oui ! Maman l'a trouvé à une brocante, et j'avais l'impression de sentir une espèce de force magique du coup... je lui ai prise, héhé ! Il faut que je la décortique pour voir comment elle fonctionne, elle m'intrigue vachement. Mais elle est belle hein ? Em ?... Em ? ». Devant le canapé, elle voit Emrys, bloqué. Il est debout, les yeux dans le vide, mais il ne bouge plus. En avançant un peu, l'ingénieure peut enfin saisir une petite boite d'allumettes, cachées au cœur d'un tiroir. Elle allume sa bougie et la tend, enfin, vers le visage en pleurs d'Emrys.

Elle n'avait pas vu les larmes, au départ, mais maintenant, la lumière qui se reflète sur les joues du brun les fait briller. Elles reluisent, silencieuses. « Mais, qu'est-ce que-... Emrys, ça va pas ? ». Dans la pénombre, tout n'était pas très limpide. Ainsi Poppy s'avance dans des pas peu assurés, perturbée de voir son ami si confus. Elle pose sa bougie, trop faible, et saisit la lanterne pour l'approcher du garçon. De près, il a l'air d'avoir vu la Mort, accompagnée de son immense faux et de ses tissus noirs déchirés. Le regard vitreux, les mains tremblantes, la petite blonde se retrouve à ne pas savoir quoi faire. Elle ne comprend rien. Il n'y a pourtant rien autour d'eux, elle a regardé. Pas de bruit, pas de bizarrerie particulière. Ce doit être dans sa tête. Peut-être que parler de Tomás était une mauvaise idée ? « Oh, Em, je suis tellement désolée, je ne pensais pas que parler de ça te ferait si mal. Excuse-moi, s'il te plait. Ca va aller, je vais te chercher un verre d'eau. Tiens, assieds-toi. ».

D'une main tantôt amicale et tantôt directrice, Poppy le pousse vers le bas pour qu'il tombe sur le canapé moelleux. Une fois bien installé, elle courre vers la cuisine, pose la lanterne sur le plan de travail et sort un verre d'eau qu'elle remplit. Et maintenant ce sont ses mains qui tremblent à cause de la culpabilité, à cause du doute. Le verre bien rempli, elle attrape la lanterne et retourne vers le canapé en tendant l'eau à son ami. « Tiens, ça ira mieux. Maman, elle dit souvent que l'eau, ça noie- » - « Les chagrins... Elle le disait souvent, c'est vrai. ». Puis soudain, elle lâche le verre. Entre les mains d'Emrys et le sol, sans réellement s'en soucier, car elle se relève bien trop vite pour calculer quoi que ce soit.

« QUI A DIT CA ?! ». Planté sur ses deux jambes, Poppy se retourne, la lanterne suivant ses mouvements. Son souffle est devenu plus fort, inquiet. Cette voix était celle de Tomás, c'était donc une mauvaise blague de quelqu'un qui l'avait sûrement connu. Mais pas Emrys, non, lui aussi était trop perturbé... Peut-être que comme Poppy, il n'était qu'une victime. « Em, toi aussi tu l'as entendu ? T'as entendu Tomás parler ? Je-... Je jurerais que c'était lui... T'as entendu ? ». Entre la panique d'avoir raison, et celle de délirer, Poppy déglutit et arque ses sourcils avant de reposer la lanterne sur la table basse, face à eux. Elle se rapproche alors de son ami qu'elle entoure de son bras pour le rassurer, à moins que ce ne soit pour se rassurer elle-même, car son regard court toujours sur tous les murs de la pièce à la recherche d'une ombre familière.



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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Sam 30 Juin - 8:25
C'est fluide et naturel, ça a un comme un après-gout de passé, la saveur d'une madeleine de Proust. Parler avec Poppy, ça ravive des sentiments, des sensations qu'on aurait presque oubliés, car enfouis dans les coeurs et perdus dans le fond des âmes. Son rire retentit, il tintinnabule presque comme un petit grelot, ce rire qui retentit et retentissait si fort à Poudlard, recevant souvent l'écho du rire franc de Liza. Les discussions ont changé pourtant. La disposition des événements n'est plus la même, la réalité s'est rétrécie : un voile sombre est jeté sur les scènes d'antan. Et nous sommes là. A réécrire l'histoire, continuant le roman de nos vies, alors que des chapitres douloureux sont derrière nous et que d'autres nous attendent, d'autres dont je ne connais pas la teneur, ni Poppy d'ailleurs.

- Oh d'accord, un instant, j'ai cru... J'avais mal compris.

Cela ressemble bien à Poppy, tiens. Elle doit s'amuser comme une folle avec une petite fille à garder. Elle a toujours été la plus fantasque d'entre nous, la plus prompte à rire et à s'amuser. Et le fait est qu'elle nous entraînait parfaitement et sans problème dans ses espiègleries. Le noir baigne toujours la pièce alors que Poppy tente en vain, semblerait-il, de venir à bout du compteur électrique. Cette machine moldue m'est totalement inconnue alors je ne risque pas d'aller la déranger, elle maîtrise la technologie bien mieux que moi. Je m'exécute alors pour allumer la petite lanterne, splendide objet qu'elle m'a désigné.

A peine touche-je l'antiquité qu'une voix que je ne connais que trop résonne dans la pièce. Ou bien dans ma tête ? L'émotion m'envahit tant que j'ôte bien vite mes doigts de la lanterne. Les larmes obstruent ma vision, je crois que la folie me gagne.

Tu n'es pas là Liza, tu ne peuples plus cette Terre, ta voix habite mes songes mais n'a plus de réalité tangible. Ta voix dont j'ai presque perdu le timbre, ta voix dont ne subsiste plus que les mots car il m'est impossible d'entendre à nouveau la prosodie, l'accent et la hauteur. L'entendre à nouveau, telle qu'elle était, telle qu'elle devrait être encore, c'est inédit : un pas de plus vers la perte de la raison. Ton fantôme m'accompagne, mon aimée. C'est difficilement supportable. Bien trop difficile.

Poppy est auprès de moi, elle me parle mais j'ai des acouphènes dans les oreilles, des phosphènes devant les yeux et mon coeur s'accélère. Les prodromes du malaise qui fait son chemin m'envahissent. C'est trop. Je m'assois comme me le conseille mon amie, fermant les yeux pour tenter de remettre les choses dans l'ordre.

- Poppy, je...

Je parle bien trop bas pour qu'elle m'entende depuis la cuisine où elle est repartie me chercher un verre d'eau. Et puis... comment lui expliquer ? A son retour, je tends la main pour attraper le verre, la sensation ébrieuse de la lipothymie disparaît peu à peu, je reprends mes esprits et je réalise que j'ai certainement dû rêver. Mais le verre se fracasse sur le sol alors que Poppy fait volte-face. Je ne suis pas fou, elle a entendu aussi. Une voix a également retentit lorsqu'elle a touché la lanterne, et si...

Je tends la main vers la lanterne. Liza se remet à parler alors que mon coeur tambourine bien trop fort dans ma poitrine. J'ai presque envie de me boucher les oreilles pour ne pas entendre cette litanie qui obscurcit ma raison chaque seconde un peu plus. Mais je ne veux pas en perdre une miette. Et si c'était une chance finalement ?

- Oui j'ai entendu Poppy. Je... je crois que j'ai compris.

Mon amie se serre contre moi, pour me rassurer ou la rassurer elle, je ne sais pas. Je mets mon bras autour de ses épaules pour lui caresser le bras gentiment, dans un geste protecteur. Il faut qu'elle se calme pour que je lui explique ma pensée.

- La lanterne... Elle est magique, ça arrive quand on la touche, j'ai l'impression.


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The water sustains me without even trying, the water can't drown me, I'm done with my dying.


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Patronus: Un petit singe Capucin, le patronus de Tomás qu'elle a accaparé.
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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | Jeu 2 Aoû - 16:11
Rés. Univ. / Bat. 3 - 02 Novembre 2000.

La nostalgie l'envahit. Comme une soudaine bourrasque. Elle la ferait presque tomber à même le sol tant ces souvenirs sont lourds, difficiles. Puis Em, lui aussi, à l'air de suffoquer. Les deux anciens amis sont comme transportés dans le temps, dans la douceur du passé qui pourtant s'efface top vite sous l'amertume du présent. Écrasés, détruits, les souvenirs de ces deux êtres aimés à travers leurs voix sont de véritables tortures. Et Poppy, au fond d'elle, est soudainement terrifiée. La raison pourtant, n'est pas celle qu'elle aurait cru. Entendre Tomás depuis tout ce temps l'a certes surprise, mais à présent que la seconde de compréhension est passée, que Emrys lui a répondu... Elle ne ressent rien d'autre que de la joie. Adieu la tristesse, adieu le cœur lourd. Elle a entendu ce garçon auquel elle a tant tenu, qu'elle a tant aimé, et elle en est profondément heureuse, rien de plus.

N'est-ce pas un miracle finalement, d'avoir la chance d'entendre un fantôme ? D'avoir le plaisir de retrouver des sonorités familières qui lui manquaient ? Pourtant elle s'attendait à tomber des nues, à pleurer son amant disparu, à s'écrouler comme elle l'a tant été pendant une année entière. Anéantie. Mais rien, pas de mauvais sang. Et elle a peur, si peur, que ces sentiments pour Tomás n'aient disparu, comme ça, d'un claquement de doigts. L'étudiante comprend bien la chance qu'elle a, elle a enfin réussi à avancer, à se changer les idées, à remplacer l'association du visage de Tomás au sentiment amoureux. Car ce sont les traits flous de Keith qu'elle voit, maintenant, elle les discerne tout juste, mais ils sont bien là. Elle se met à trembler au creux des bras de Emrys qui la resserre, portant la main à sa bouche. C'est perturbant, de perdre ses repères, et Poppy ne s'attendait pas à ce que ce soit le cas. Tomás avait tant chamboulé sa vie, comment pouvait-elle juste... oublier ?

« Je... Putain, fous cette lanterne loin de moi ! Ca me... C'est Liza, que tu as entendu, toi ? C'est elle ? ». Le regard inquiet, trop curieuse de savoir comment le pauvre Emrys doit se sentir après cette apparition impossible, elle cherche au fond de ses yeux un petit espoir, celui que lui aussi ne ressente que de la joie, finalement. « Je comprends pas, je sais pas ce qu- », elle se coupe elle-même, se tait et se relève. Puis prise de panique, sûrement de rage et d'incompréhension, Poppy commence à marcher dans le petit espace vide qu'il reste dans son salon. Doucement, elle trempe le bout de son pied dans la flaque d'eau au sol qui, en suivant ses pas, se sépare en mille et une petites gouttes le long du chemin où Poppy fait les cents pas. « Je comprends pas Em... Je. J'ai entendu Tomás et je. Je suis si contente mais. Tu ressens quoi, toi ? Tu. Ca va ? Ca va, Emrys ? »

Tout se mélange bien vite, trop vite : la joie, le doute, la peur... Puis la culpabilité. Et la petite Poppy qui se croit coupable de la plus haute trahison, celle d'avoir cessé d'aimer, fini pas poser ses fesses sur la table basse, les épaules abattues. « Je vous ai trahis. Je l'ai oublié. Pas vrai ? Je suis sûre que... » puis elle lève sa baguette qui traînait pas loin et lance un Patronus, s'attendant à trouver le petit singe capucin habituel, grimper sur les meubles. Celui de Tomás, celui qu'elle lui a volé. Mais à la place, elle découvre un délicat petit écureuil roux en train de se nettoyer les oreilles, immobile. Serein. Et elle ne peut empêcher la larme de couler sur sa joue, à la fois libre et si triste de ne plus y voir le minuscule animal sud-américain.



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Sujet: Re: I wish I hadn't cried so much ! | Emrys  | 
I wish I hadn't cried so much ! | Emrys
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