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 You might fix me ft. Aedan Wester
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Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: You might fix me ft. Aedan Wester    Mar 13 Fév 2018 - 9:16


You might fix me
Finn & Aedan
Cette nuit là, Finn était triste. Il fallait avouer que Finn était toujours un peu triste, toujours un peu mal dans sa peau, toujours un peu sur le point de faire une grave erreur, comme prendre tellement de coke pour qu'il ne se réveille plus jamais. Mais cette nuit là était pire que les autres, sans raisons en apparence, mais elle était particulière pour une simple et bonne raison. Cela faisait plus d’un an qu’il avait essayé de mettre fin à ses jours. Plus d’un an qu’il avait cessé de voir le moindre psychologue, plus d’un an qu’il était retourné chez son père la queue entre les jambes, et maintenant plus d’un an qu’il avait commencé ses cours à l’UPA. Il était fatigué. Un an, c’est long, lorsqu’on subit la moindre de ses journées et qu’on se détruit chaque soir pour essayer d’oublier. C’est d’autant plus long lorsqu’on se sent terriblement seul… Mais c’était sa faute, de toute façon, n’est-ce pas ? Il se rappelait les mots terribles qu’il avait eut pour Aedan, lorsqu’il l’avait vu à l’hôpital. Son regard blessé et sa complainte, sa promesse de ne plus le lâcher. Il aurait pu avoir l’irlandais avec lui, en ce moment même, mais il avait tout gâché. Volontairement, qui plus est. Il n’avait pas été assez égoïste pour retenir celui qui avait été son ami, son amant : parce qu’il se haïssait tellement qu’il pensait sincèrement qu’en s’accrochant à lui, Aedan ne faisait rien d’autre que gâcher sa vie.

Cette nuit là, Finn était triste. Il était sorti ce soir là, comme tous les soirs, et s’était déchainé sur la piste de danse à l’Atlantease, avait consommé toute sorte de drogue et d’alcool avec des inconnus dont il ne se rappelait même plus les visages alors que la scène remontait à quelques heures à peine, et s’était même envoyé en l’air avec un beau gosse qui ne parlait même pas anglais, dans les toilettes de la boîte. Et puis sur le coup de 3h du matin, il avait fini par rentrer chez lui. Demain, il avait cours, et il devait dormir un minimum pour que son corps tienne le coup. Son organisme se remettait de moins en moins bien de ses nuits de perdition, et il avait déjà fait plusieurs malaises sur le campus, l’infirmière le pressant de manger de la nourriture un peu plus consistante, de ralentir un peu sa consommation de stupéfiants, et de prendre un peu plus soin de lui-même en général. Elle connaissait son dossier médical. Il avait lu la pitié dans ses yeux, et il s’était promis de ne jamais remettre un pied dans son bureau.

Cette nuit là, Finn était triste. De retour chez lui, il s’était vautré dans son lit sans prendre le temps d’ôter ses vêtements. Son mal de crâne était lancinant, pas assez fort pour qu’il soit insupportable, mais suffisamment présent pour qu’il l’empêche de s’endormir sur le champ. Et c’était le moment qu’il détestait le plus dans sa journée : lorsqu’il était seul avec ses pensées. Quand des flashs de souvenirs lui revenaient en tête, sans qu’il ne puisse réellement les en empêcher. Il avait tout essayé, même de les stocker dans une Pensine afin qu’il puisse les voir d’un autre angle et mieux les appréhender, mais à chaque fois sa mémoire rejouait les scènes les plus dures de son existence. Les coups de son père, laissant des trainées sanglantes sur son dos. La première nuit qu’il avait passé dehors, sans logement, sans argent. La première fois qu’un vieil homme libidineux avait posé sa main sur son corps nu contre une poignée de billets. La douleur que le sort de découpe avait causée sur son poignet. Les regards du personnel hospitalier lorsqu’il s’était réveillé après sa tentative de suicide. Les menaces à peine déguisées d’Humphrey Bowman, après son retour à la raison. Ces scènes tournaient et retournaient dans sa tête, incessantes, insolentes.

Cette nuit là, Finn était triste.
Comme son cerveau refusait de l’écouter, et qu’il ne pouvait cesser de s’apitoyer sur son sort plutôt que de dormir, il décida de se servir un verre, encore un. Et puis un autre. Parce que l’alcool avait cet effet pervers sur son organisme : il avait l’impression que tous ses problèmes s’évaporaient, pendant quelques heures, avant de revenir au galop. Ivre, il était invincible, pas vrai ? Et il prenait probablement des décisions encore pire que lorsqu’il était sobre. Il quitta son appartement en claquant simplement la porte, et décida de se promener dans les rues vides d’Atlantis. La ville était si belle, la nuit… Ses pas le conduisirent, sans qu’il ne s’en rende vraiment compte, devant chez Aedan. Il resta un moment à regarder l’immeuble, ne sachant pas exactement quelle fenêtre correspondait à celle de l’irlandais, mais se plaisant à l’imaginer. Il le voyait, dans son esprit, en train de dormir, son ventre se soulevant doucement à chaque respiration, paisible.

Cette nuit là, Finn était triste. Et quand il était triste, il avait un comportement encore plus chaotique qu’habituellement, et l’alcool présent dans son sang n’aidait en rien la situation. Son corps agit tout seul, alors que sa tête lui criait d’arrêter. Il grimpa les marches quatre à quatre. Arriva devant la porte de l’appartement d’Aedan, qu’il partageait avec son frère et sa sœur. Et toqua. Pas de quelques coups polis, non, bientôt il tambourinait sur la porte en hurlant à pleins poumons le nom de son Ae. Il pleurait. Finn n’en avait pas conscience, bien trop bouleversé par sa vie, par ses souvenirs, par tout.

Cette nuit là, Finn était triste. Et peut-être que son corps l’avait mené jusqu’à son remède, sans qu’il ne s’en rende compte. Vers sa rédemption.  

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How could this happen to me?
I open my eyes, I try to see but I'm blinded by the white light. I can't remember how, I can't remember why I'm lying here tonight. And I can't stand the pain, and I can't make it go away.

Aedan C. WesterÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Aujourd'hui à 12:38

You might fix me
Finn & Aedan


Qu'elle soirée de merde. Y avait pas une seule fois ou Sylver avait cessé de l'emmerder avec ses débilités; avec ses provocations à deux balles. Lui qui voulait simplement manger tranquille, il avait fini son repas dans la cuisine comme les trois quarts du temps. Quand il en était revenu, sa soeur et son frère étaient tous deux partis dormir; et lui avait profité du silence, de ce calme si inattendu pour écrire un peu dans un coin. Vers minuit, il finit par s'endormir. Il avait fermé les yeux et le sommeil l'avait gagné. Souvent, Aedan se couchait le plus tard possible ; non pas seulement une question d'habitude mais il attendait que la fatigue soit lourde et pesante pour qu'il ne cauchemarde pas. Seulement cette nuit là, malgré l'heure tardive à laquelle il avait posé sa plume, ceux ci l'avaient quand même atteint. Il ne dormait pas réellement; ou du moins il avait plus l'impression d'avoir fermé les paupières mais d'être toujours éveillé, incapable de les rouvrir. Son esprit était lourd de remords et sa gorge était nouée; comme s'il pleurait sans s'en rendre compte.

Du sang; des cris; des murmures, des voix terrifiantes. Il ne pouvait pas parler, ni même bouger les lèvres. Paralysé, il priait en silence un dieu en lequel il ne croyait pas. Le jeune homme avait l'habitude de ses nuits secouées; alors il laissait son esprit lui jouer des tours, attendant l'aube, comme il le faisait si souvent. Seulement, une éternité après s'être assoupi sur le canapé du salon, .... trois coups. Forts, précis, tellement réels. Puis trois autres coups. Qui le réveillèrent subitement. Il ouvrit les paupières en grand, ayant la sensation que les minutes défilaient horriblement lentement. Quand il retrouva ses esprits, Aedan se rendit compte qu'un fou furieux cognait contre sa porte comme un taré, et que son frère, au bout du couloir, s'était mit  à gueuler.

Aedan, lève toi !

Evidemment. Le jeune homme soupira lourdement et se releva d'un bond. Peut être un peu trop vite car sa tête se mit à tourner vite, très vite. Son frère n'allait pas tarder à péter un cable; dieu seul sait depuis combien de temps criait il. Aedan savait que s'il se levait, ça tournerait mal.

J'y vais Sylver, lança t-il d'une voix étrangement faible.

Son frère se tut, mais Aedan savait qu'il gardait un oeil ouvert et les oreilles tendues. Encore trop sonné pour réfléchir, il tourna doucement ses yeux vers l'horloge. Trois heures passées.
Il ouvrit la porte, les yeux bloqués sur les aiguilles de l'horloge ; pusi les tourna finalement vers l'homme qui lui faisait face. Et là, l'apocalypse dans sa tête. Finn. En larmes, avec le visage complètement chamboulé, dans un état inconcevable. Il regarda par-dessus son épaule, Sylver n'était pas encore sorti de sa chambre en trombe pour régler ce problème lui même. Son premier réfléxe, étonnant, fut de l'attraper par la nuque pour l'attirer contre lui.

Finn, t'as bu ? Entre, viens.

Il referma la porte derrière lui et le posa doucement sur le canapé. Si Sylver sortait, il était foutu. Autant Finn que lui même. Sans un mot, il se dirigea vers la cuisine et revint aussi vite, un carafe d'eau dans la main. En portant le bout aux lèvres de Finn, il le força à boire , sans s'arrêter. Contre toute attente, cette situation l'inquiétait mais l'amusait aussi beaucoup. Il reposa la carafe près de lui et embrassa son front.

Bon alors il t'arrive quoi pour que tu viennes m'emmerder en plein milieu de la nuit petite canaille ?

Il se blottit contre lui, presque trop naturellement. Quand il sortait d'un cauchemar, il avait toujours besoin de réconfort et là, Finn ne devait pas trop comprendre son comportement. Mais sa présence le rassurait.

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Aedan C. Wester
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