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 You might fix me ft. Aedan Wester
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Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: You might fix me ft. Aedan Wester    Mar 13 Fév - 9:16


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Finn & Aedan
Cette nuit là, Finn était triste. Il fallait avouer que Finn était toujours un peu triste, toujours un peu mal dans sa peau, toujours un peu sur le point de faire une grave erreur, comme prendre tellement de coke pour qu'il ne se réveille plus jamais. Mais cette nuit là était pire que les autres, sans raisons en apparence, mais elle était particulière pour une simple et bonne raison. Cela faisait plus d’un an qu’il avait essayé de mettre fin à ses jours. Plus d’un an qu’il avait cessé de voir le moindre psychologue, plus d’un an qu’il était retourné chez son père la queue entre les jambes, et maintenant plus d’un an qu’il avait commencé ses cours à l’UPA. Il était fatigué. Un an, c’est long, lorsqu’on subit la moindre de ses journées et qu’on se détruit chaque soir pour essayer d’oublier. C’est d’autant plus long lorsqu’on se sent terriblement seul… Mais c’était sa faute, de toute façon, n’est-ce pas ? Il se rappelait les mots terribles qu’il avait eut pour Aedan, lorsqu’il l’avait vu à l’hôpital. Son regard blessé et sa complainte, sa promesse de ne plus le lâcher. Il aurait pu avoir l’irlandais avec lui, en ce moment même, mais il avait tout gâché. Volontairement, qui plus est. Il n’avait pas été assez égoïste pour retenir celui qui avait été son ami, son amant : parce qu’il se haïssait tellement qu’il pensait sincèrement qu’en s’accrochant à lui, Aedan ne faisait rien d’autre que gâcher sa vie.

Cette nuit là, Finn était triste. Il était sorti ce soir là, comme tous les soirs, et s’était déchainé sur la piste de danse à l’Atlantease, avait consommé toute sorte de drogue et d’alcool avec des inconnus dont il ne se rappelait même plus les visages alors que la scène remontait à quelques heures à peine, et s’était même envoyé en l’air avec un beau gosse qui ne parlait même pas anglais, dans les toilettes de la boîte. Et puis sur le coup de 3h du matin, il avait fini par rentrer chez lui. Demain, il avait cours, et il devait dormir un minimum pour que son corps tienne le coup. Son organisme se remettait de moins en moins bien de ses nuits de perdition, et il avait déjà fait plusieurs malaises sur le campus, l’infirmière le pressant de manger de la nourriture un peu plus consistante, de ralentir un peu sa consommation de stupéfiants, et de prendre un peu plus soin de lui-même en général. Elle connaissait son dossier médical. Il avait lu la pitié dans ses yeux, et il s’était promis de ne jamais remettre un pied dans son bureau.

Cette nuit là, Finn était triste. De retour chez lui, il s’était vautré dans son lit sans prendre le temps d’ôter ses vêtements. Son mal de crâne était lancinant, pas assez fort pour qu’il soit insupportable, mais suffisamment présent pour qu’il l’empêche de s’endormir sur le champ. Et c’était le moment qu’il détestait le plus dans sa journée : lorsqu’il était seul avec ses pensées. Quand des flashs de souvenirs lui revenaient en tête, sans qu’il ne puisse réellement les en empêcher. Il avait tout essayé, même de les stocker dans une Pensine afin qu’il puisse les voir d’un autre angle et mieux les appréhender, mais à chaque fois sa mémoire rejouait les scènes les plus dures de son existence. Les coups de son père, laissant des trainées sanglantes sur son dos. La première nuit qu’il avait passé dehors, sans logement, sans argent. La première fois qu’un vieil homme libidineux avait posé sa main sur son corps nu contre une poignée de billets. La douleur que le sort de découpe avait causée sur son poignet. Les regards du personnel hospitalier lorsqu’il s’était réveillé après sa tentative de suicide. Les menaces à peine déguisées d’Humphrey Bowman, après son retour à la raison. Ces scènes tournaient et retournaient dans sa tête, incessantes, insolentes.

Cette nuit là, Finn était triste.
Comme son cerveau refusait de l’écouter, et qu’il ne pouvait cesser de s’apitoyer sur son sort plutôt que de dormir, il décida de se servir un verre, encore un. Et puis un autre. Parce que l’alcool avait cet effet pervers sur son organisme : il avait l’impression que tous ses problèmes s’évaporaient, pendant quelques heures, avant de revenir au galop. Ivre, il était invincible, pas vrai ? Et il prenait probablement des décisions encore pire que lorsqu’il était sobre. Il quitta son appartement en claquant simplement la porte, et décida de se promener dans les rues vides d’Atlantis. La ville était si belle, la nuit… Ses pas le conduisirent, sans qu’il ne s’en rende vraiment compte, devant chez Aedan. Il resta un moment à regarder l’immeuble, ne sachant pas exactement quelle fenêtre correspondait à celle de l’irlandais, mais se plaisant à l’imaginer. Il le voyait, dans son esprit, en train de dormir, son ventre se soulevant doucement à chaque respiration, paisible.

Cette nuit là, Finn était triste. Et quand il était triste, il avait un comportement encore plus chaotique qu’habituellement, et l’alcool présent dans son sang n’aidait en rien la situation. Son corps agit tout seul, alors que sa tête lui criait d’arrêter. Il grimpa les marches quatre à quatre. Arriva devant la porte de l’appartement d’Aedan, qu’il partageait avec son frère et sa sœur. Et toqua. Pas de quelques coups polis, non, bientôt il tambourinait sur la porte en hurlant à pleins poumons le nom de son Ae. Il pleurait. Finn n’en avait pas conscience, bien trop bouleversé par sa vie, par ses souvenirs, par tout.

Cette nuit là, Finn était triste. Et peut-être que son corps l’avait mené jusqu’à son remède, sans qu’il ne s’en rende compte. Vers sa rédemption.  

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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Dim 18 Fév - 12:38

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Finn & Aedan


Qu'elle soirée de merde. Y avait pas une seule fois ou Sylver avait cessé de l'emmerder avec ses débilités; avec ses provocations à deux balles. Lui qui voulait simplement manger tranquille, il avait fini son repas dans la cuisine comme les trois quarts du temps. Quand il en était revenu, sa soeur et son frère étaient tous deux partis dormir; et lui avait profité du silence, de ce calme si inattendu pour écrire un peu dans un coin. Vers minuit, il finit par s'endormir. Il avait fermé les yeux et le sommeil l'avait gagné. Souvent, Aedan se couchait le plus tard possible ; non pas seulement une question d'habitude mais il attendait que la fatigue soit lourde et pesante pour qu'il ne cauchemarde pas. Seulement cette nuit là, malgré l'heure tardive à laquelle il avait posé sa plume, ceux ci l'avaient quand même atteint. Il ne dormait pas réellement; ou du moins il avait plus l'impression d'avoir fermé les paupières mais d'être toujours éveillé, incapable de les rouvrir. Son esprit était lourd de remords et sa gorge était nouée; comme s'il pleurait sans s'en rendre compte.

Du sang; des cris; des murmures, des voix terrifiantes. Il ne pouvait pas parler, ni même bouger les lèvres. Paralysé, il priait en silence un dieu en lequel il ne croyait pas. Le jeune homme avait l'habitude de ses nuits secouées; alors il laissait son esprit lui jouer des tours, attendant l'aube, comme il le faisait si souvent. Seulement, une éternité après s'être assoupi sur le canapé du salon, .... trois coups. Forts, précis, tellement réels. Puis trois autres coups. Qui le réveillèrent subitement. Il ouvrit les paupières en grand, ayant la sensation que les minutes défilaient horriblement lentement. Quand il retrouva ses esprits, Aedan se rendit compte qu'un fou furieux cognait contre sa porte comme un taré, et que son frère, au bout du couloir, s'était mit  à gueuler.

Aedan, lève toi !

Evidemment. Le jeune homme soupira lourdement et se releva d'un bond. Peut être un peu trop vite car sa tête se mit à tourner vite, très vite. Son frère n'allait pas tarder à péter un cable; dieu seul sait depuis combien de temps criait il. Aedan savait que s'il se levait, ça tournerait mal.

J'y vais Sylver, lança t-il d'une voix étrangement faible.

Son frère se tut, mais Aedan savait qu'il gardait un oeil ouvert et les oreilles tendues. Encore trop sonné pour réfléchir, il tourna doucement ses yeux vers l'horloge. Trois heures passées.
Il ouvrit la porte, les yeux bloqués sur les aiguilles de l'horloge ; pusi les tourna finalement vers l'homme qui lui faisait face. Et là, l'apocalypse dans sa tête. Finn. En larmes, avec le visage complètement chamboulé, dans un état inconcevable. Il regarda par-dessus son épaule, Sylver n'était pas encore sorti de sa chambre en trombe pour régler ce problème lui même. Son premier réfléxe, étonnant, fut de l'attraper par la nuque pour l'attirer contre lui.

Finn, t'as bu ? Entre, viens.

Il referma la porte derrière lui et le posa doucement sur le canapé. Si Sylver sortait, il était foutu. Autant Finn que lui même. Sans un mot, il se dirigea vers la cuisine et revint aussi vite, un carafe d'eau dans la main. En portant le bout aux lèvres de Finn, il le força à boire , sans s'arrêter. Contre toute attente, cette situation l'inquiétait mais l'amusait aussi beaucoup. Il reposa la carafe près de lui et embrassa son front.

Bon alors il t'arrive quoi pour que tu viennes m'emmerder en plein milieu de la nuit petite canaille ?

Il se blottit contre lui, presque trop naturellement. Quand il sortait d'un cauchemar, il avait toujours besoin de réconfort et là, Finn ne devait pas trop comprendre son comportement. Mais sa présence le rassurait.

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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Mar 20 Fév - 14:20


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Finn & Aedan
Il regretta d’être venu au moment même où Aedan ouvrit la porte. L’irlandais avait l’air fatigué, comme s’il venait de se réveiller, et c’était probablement le cas : après tout, c’était le beau milieu de la nuit et il avait dû interrompre son sommeil. Tout comme Sylver, d’ailleurs, qui ne manquerait pas de le faire payer à son frère avec son amabilité habituelle… Finn aurait presque préféré que ce fut lui qui lui avait ouvert la porte. Au moins, il se serait pris une torgnole, n’aurait même pas cherché à se défendre (car d’une part, il était bien trop défoncé pour faire du dégât, et de l’autre, un coup de poing bien placé lui ferait du bien. La douleur physique, c’était carrément moins pire que ce qu’il ressentait, en ce moment, dans sa poitrine), et il serait reparti comme il était venu. Maintenant… tout était plus flou, plus compliqué. Ses pas l’avaient conduits ici, pas une quelconque volonté de voir son amant. Il ne savait pas quoi lui dire. Il ne savait même pas quoi penser : Finn était simplement à bout. Il voulait que sa souffrance incessante s’arrête, mais il n’était pas assez courageux pour refaire une tentative de suicide. Et s’il échouait, comme la dernière fois ? S’il devait revoir la lueur de pitié dans les yeux des infirmières et le sourire condescendant de son père, allongé sur un lit d’hôpital, le poignet emmailloté dans un linge blanc contrastant avec le liquide carmin s’écoulant de sa blessure ? Cela serait pire que tout. Finn voulait juste disparaître. Qu’il cligne des yeux et que son existence soit effacée des yeux et de l’esprit de tous. Ça serait bien plus facile.

Et le pire, c’était qu’Aedan était si gentil. Si doux. Il méritait quelqu’un qui prendrait soin de lui, pas l’inverse. Le Bowman venait de le tirer du lit à 3h du matin, il était bourré et il pleurait comme un enfant ayant perdu sa mère, et le pire, c’était qu’il ne l’avait pas vu depuis des mois, sans donner aucune explication quant à son comportement, mais l’irlandais lui parlait d’une voix attentive et calme. Si la position avait été inversée, probablement que l’étudiant en droit lui aurait fermé la porte au nez.

Finn se laissa emmener jusqu’au canapé, incapable de faire quoi que ce soit d’autre de toute façon, tant il était bouleversé. Il sentait autour de lui les bras de son Aedan, et se détestait d’autant plus de ne vouloir rien d’autre que se blottir contre lui. Il se sentait tellement égoïste, d’encore une fois embêter l’irlandais avec ses problèmes, et d’encore une fois s’accrocher à lui alors qu’il savait pertinemment que lorsqu’il aurait reprendre contrôle de son cerveau et de ses émotions, il devrait le repousser. Pour son propre bien. Alors qu’Aedan le faisait boire un peu d’eau, il se rendit compte qu’il ne se rappelait même plus la dernière fois qu’il avait ingéré un autre liquide que de l’alcool ou du café : et après, il s’étonnait que son corps soit à bout…

Ses larmes se séchèrent en même temps qu’il lui embrassait chastement le front. Il savait qu’il allait lui poser des questions, et c’était tout à fait légitime. Mais que lui dire ? La vérité ? Qu’il préférerait être mort pour que sa douleur incessante ne cesse, qu’il se défonçait chaque jour pour oublier que continuer à vivre était pour lui une épreuve de tous les instants ? Cela serait si pathétique. Il y avait des gens dans des situations bien pires, des gamins qui crevaient de faim, des gens qui vivaient la guerre et la misère chaque jour… Lui c’était un gosse de riche qui faisait sa petite crise, comme d’habitude. Le véritable problème de Finn, en réalité, c’était qu’il ne voyait que deux solutions à son problème : continuer de faire semblant, ou arrêter les frais et s’ôter la vie, la première n’étant qu’une prolongation de la seconde. Reculer pour mieux sauter. En aucun cas, dans son esprit, il ne pourrait trouver une alternative, pensant que ce qui avait été cassé ne pourrait jamais être réparé.

« -Je… Je ne sais pas, je sais que je te dérange, je suis désolé, je suis… C’est comme d’habitude, je… Il s’embrouillait. Certes, les larmes ne coulaient plus mais on pouvait sentir chaque sanglot dans sa voix. Je sers à rien de toute façon, je sais pas pourquoi je suis venu te faire chier, je… Je t’apporte que des problèmes de toute façon. Je suis un problème. »

Et sa dernière phrase était la seule réellement claire dans tout son monologue, la seule qu’il avait dit avec une voix claire et distincte. Car là était toute la question : est-ce qu’un jour Finn se rendrait compte qu’il n’était pas qu’un virus, qu’un être qu’on préférerait voir exterminé ?  

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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Ven 23 Fév - 12:40

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Finn & Aedan


Le Finn qui se présentait là devant Aedan n'était pas le Finn qu'il connaissait. C'était le revers de la médaille; c'était le masque qui venait de tomber. Le voir comme ça... C'était un coup de couteau dans le coeur. Mais il devait faire bonne figure devant lui; parce que purée si tous les deux commençaient à se mettre dans des états pas possible, autant dire qu'ils ne sont pas sortis de l'auberge. La règle c'est que c'est la branche qui tient le moineau; et le contraire n'est pas possible. Et Finn, là, c'est le petit moineau affolé qui pleure et qui sait plus ou il est.

Il n'est pas vraiment dans les habitudes d'Aedan de consoler les gens; d'ailleurs, c'est possible qu'il n'y arrive même pas au vu de ses gestes indécis, de ses paroles hésitantes, de ses lèvres qui bafouillent toutes seules. Là, Finn était mal et c'était à lui de gérer la situation. Sensible à ces sensations, le plus dur, c'était de faire la différence entre ce qu'il ressentait et ce que ressentait Finn. Parce que sa douleur déteignait sur lui comme de la peinture sur une toile blanche. Il la sentait qu'elle prenait toute la place dans sa tête et que des centaines de questions, d'appréhensions s'y installaient. Il tourna le visage de Finn vers le sien. D'abord pour observer ses lèvres car mon dieu, si Finn savait à quel point il avait envie de l'embrasser;  mais aussi pour capter son attention.

Non. Purée, non tu ne me déranges pas Finn. Retire toi ça de la tête.

Sa voix était douce. Il ne voulait pas le brusquer. Il posa sa tête contre la sienne, continuant machinalement de caresser sa joue. Sa présence; s'il savait à quel point, elle lui était précieuse. Et des problèmes, il en avait toujours eu; oui c'est sûr. Et c'était clairement pas Finn qui allait changer la donne. Il soupira, parce que finalement c'était tout ce qu'il se trouvait entre parenthèses, à faire sur le moment. Maintenant, il sentait qu'était venu le moment que tout deux redoutaient; son amant bien plus que lui. Ca passe, ou ça casse. Ils devaient parler.

Finn; dis moi ce qu'il y a .

D'abord il devait savoir pourquoi il était dans cet état; parce que boire comme un trou, ça, tout le monde peut le faire. Seulement Aedan avait la nette impression que Finn buvait toujours dans une raison bien précise; qui serait tout simplement, d'oublier.

J'veux dire, tu peux pas continuer toute ta vie comme ça... Dis moi ce qu'il y a, merde.

En même temps, il comprenait très bien que se dévoiler pouvait être dur mais s'il avait été la première personne chez laquelle Finn avait pensé à aller ce soir, c'était pas pour rien. Et maintenant qu'il était là, il allait s'occuper de lui; le mettre à l'aide. Mais faut aussi qu'il le mette devant ce mur, semblant incassable; qu'est la vérité.

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Aedan C. Wester
Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Lun 26 Fév - 16:01


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Finn & Aedan
TW = attention, mention de tentative de suicide

Il aurait été vain de faire entendre une quelconque raison à Finn, en ce moment. Car lorsque quelqu’un ne trouvait plus de raisons à son existence, qu’il était à bout, au point de penser chaque jour à sa propre mort, il était impossible pour lui de considérer que quelqu’un voulait l’aider, tenait à lui. Que ce qu’il ressentait n’était pas un fait, mais simplement un point de vue subjectif et destructeur qu’il faisait sur sa propre personne. Et probablement qu’Aedan ne mentait pas, probablement qu’il pensait réellement que Finn n’était pas qu’un gâchis d’espace et de temps, mais le jeune homme ne pouvait pas comprendre pourquoi. Se disant que, de toute façon, s’il s’accrochait à lui, c’était par illusion, parce qu’il s’accrochait à l’image qu’il avait eu de lui lorsqu’il était adolescent, lorsque certes, son père avait déjà détruit son innocence, mais il n’avait pas lui-même détruit son âme ; ou alors, pire, par pitié.

Les yeux de l’étudiant en droit étaient sans expression, regardant dans le vide, ne s’accrochant à aucun élément constituant la décoration de l’appartement plongé dans l’obscurité de la nuit, tandis que l’irlandais lui parlait doucement. Il était si fatigué, fatigué de vivre. Il avait l’impression que la voix de son amant n’était qu’une berceuse qui l’emmenait inexorablement à un ultime repos. Sa décision était prise : il lui dirait tout. A quoi bon cacher la vérité ? Il comptait bien, dès qu’il rentrerait chez lui, en finir une bonne fois pour toute. Cette fois, il ne se raterait pas, c’était une promesse. Sa voix, auparavant torturée par l’émotion et les larmes, fut monotone, lorsqu’il répondit aux questions d’Aedan. Elle n’avait rien d’humaine, rien de Finn. C’était seulement un bruit, plus que des mots.

« -Non, je ne peux pas continuer, t’as tout à fait raison. C’est bien ça le problème. Je ne peux pas, et je ne veux pas continuer, ça n’en vaut pas la peine, je n’en vaux pas la peine.

Sa respiration s’apaisa. On aurait pu penser que c’était bon signe, mais le calme de Finn était si étrange, si inhumain, qu’il en était dérangeant. Comme s’il était déjà mort et qu’un sortilège animait son corps. Il se dégagea de l’étreinte de l’irlandais mécaniquement, sans douceur ou brusquerie, comme une machine, et en fit de même lorsqu’il commença à déboutonner sa chemise. La dernière fois qu’Aedan l’avait vu à moitié nu, les circonstances étaient bien différentes : là, ses gestes n’étaient aucunement empreints de sensualité ou de désir. Il déposa sur l’accoudoir du canapé le morceau de tissu noble, probablement d’une marque de luxe moldue, comme les aimait tant Finn, puis entreprit d’enlever la montre qui entourait son poignet.

Finn n’ôtait jamais sa montre. Ni pour dormir, ni pour se laver, ni dans son jacuzzi : bref, dans aucune occasion. Ceux qui posaient des questions à son sujet ne se ramassaient rien d’autres que des regards noirs et des aboiements de colère. "Ça te regarde ?" ou les "T’as cru qu’on avait élevé les cochons ensemble ?" étaient certains des mots les plus polis qu’il avait adressé aux trop curieux. Cette manie et cette obsession envers sa montre était récente : elle datait d’un peu plus d’un an. Depuis le 17 juillet 1999 exactement, jour où il avait pu ôter son pansement, et qu’il avait caché sa cicatrice du mieux qu’il le pouvait, honteux. S’il s’était tranché le poignet avec un couteau, il n’aurait eu aucune marque, mais c’était à l’aide d’un sortilège de Découpe qu’il avait essayé d’en finir, et le résultat de son échec se serait retrouvé chaque jour devant ses yeux s’il n’avait pas eu cette montre à portée de main. Cette montre, c’était le symbole même de sa honte. De ce qu’il essayait de dissimuler au monde en se montrant le plus lubrique et le plus débauché qu’il le pouvait. Non, ce n’était pas sa tentative de suicide qui le répugnait, c’était que même sa propre mort, il l’avait râté. Il était un échec.

Et il tendit son poignet nu à Aedan. Il ne savait pas s’il pouvait voir l’immonde cicatrice, qui laissait deviner la profondeur de l’ancienne blessure, dans la relative obscurité de la pièce : et pourtant, elle lui sautait aux yeux à lui, par sa laideur, par sa signification. Sa voix toujours aussi robotique et morose continua son monologue.

-J’ai essayé de me suicider le 12 juillet 1999. Je n’ai pas réussi. Et il n’y a pas un seul jour, depuis, où je ne regrette pas d'avoir raté mon coup. »

Finn n’avait pas peur de la réaction d’Aedan. Il n’avait plus peur de rien. Il n’était plus qu’une coquille vide, qui attendait sa fin, sans impatience ni dégoût. Il n’était qu’un engin arrivé en fin de vie, dont la date de péremption avait passé. Plus rien n’avait d’importance.  

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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Mer 21 Mar - 11:11

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Qu'elle meilleure sensation que de savoir que l'on compte pour quelqu'un ?
Qu'elle meilleure sensation que de savoir que quelqu'un pourrait se sacrifier pour nous ?

Si seulement. a quoi s'accrocher quand autour de nous, tout s'efface ? Tandis que Finn parlait et que Aedan l'écoutait à peine mais enregistrait chacun de ses mots, il se demandait ce que cela pouvait bien faire de savoir que quelqu'un, quelque part, pourrait mourir pour lui. Lui, pourrait mourir pour Finn. D'une certaine manière, c'était sans doute ce qu'il allait se passer désormais. Parce que quoi que dise son ami, il ne pouvait plus le laisser moisir dans les Ténèbres. On se laisse toujours plonger à l'intérieur d'elles, et inconsciemment, quand on se renferme sur nous même et en oublions que nous avons toujours la possibilité de nous en sortir. Aedan pouvait analyser les gens d'une facilité déconcertante. Tout dépendait de l'état d'esprit de son interlocuteur. Les gens ayant "l'esprit ouvert" était bien plus facile à déceler que ceux l'ayant fermé. Il ne s'agissait pas là d'ouverture d'esprit signifiant que nous pouvions être compréhensif, et apte à discuter de sujets divers. Il s'agissait là d'une science bien plus profonde et dite "parallèle" en laquelle peu de gens croyaient. Mais dans le cas de Finn, Aedan n'avait pas besoin d'essayer de lire en lui pour savoir qu'il était à un pas dans le gouffre.

Ce pas qui manquait cependant, était bien plus fort que son ami ne pourrait le croire. Il pouvait tout changer. Finn devait juste se souvenir qu'il n'était pas encore totalement au fond du gouffre, mais bien au bord. Les gens pensent souvent avoir touchés le fond alors qu'en fait, ils ne sont pas encore tombés. C'est cela qu'Aedan voulait à tout prix prouver à Finn maintenant. Mais une chose était sûre pour lui, et devait l'être aussi pour son amant. Aedan ne pouvait pas l'aider mais bien le guider ; parce qu'il ne pouvait pas agir à sa place.
Le jeune homme s'était saisi des mains de Finn pour les prendre dans les siennes et il caressait le haut de sa main de ses pouces. Sans jamais le lâcher du regard, car il cherchait celui de Finn. Tout ne pouvait pas être éteint. Quand son ami lui raconta enfin ce qu'il venait de se passer, avec cette histoire de tentative de suicide, il réagit à peine. A une époque, il aurait put s'emporter et lui hurler dessus que c'était la pire connerie de sa vie; ou alors il l'aurait simplement regardé longuement, puis il l'aurait prit contre lui sans un mot. Aujourd'hui, il avait grandit et il connaissait bien trop bien les Ténèbres mentales pour les craindre encore.

Il se contenta de crisper la mâchoire. Ce soir, il voulait jouer sur les deux terrains. Celui du calme et de la parole. Il n'allait pas engueuler Finn car il savait qu'au fond de celui ci se cachait une force qui n'attendait rien d'autre que d'être nourri de la haine et du rejet des autres.

Il y a un inconnu un jour qui a dit... que.. "la capacité de se remettre d'une blessure n'est pas fonction de sa profondeur, mais dépend de notre capacité à l'accepter."

Aedan aimait les mots. Il prenait soin d'eux comme il pourrait prendre soin du plus bel objet qu'il possèderait. Ainsi ils étaient à ses yeux une arme puissante, qui pouvait à la fois guérir, et anéantir. Si Finn ne comprenait pas ou refusait d'entendre toutes les stupides morales que l'on pouvait bien lui balancer, peut être acceptera t-il ses mots à lui.

Tu sais ce que cela veut dire ? , reprit -il tout doucement. Il voulait que ses paroles s'imprègnent sans un son, sans une douleur dans son esprit. Cela veut dire que tu dois accepter ton passé Finn. Tes douleurs, et tout ce que tu as vécu. Tu n'es pas obligé de les aimer car on aime rarement nos douleurs. Mais tu dois les accepter. Personne. Ne peut retourner entièrement en arrière. Tu dois peser le pour et le contre et stabiliser la balance. Tes douleurs t'ont détruit mais t'ont rendus aussi plus fort. Aujourd'hui, tu t'es solidifié, sans même le savoir et même en continuant de recevoir des coups, tu es toujours en vie.

Il attrapa délicatement le menton de Finn pour tourner son visage près du sien. Ses lèvres étaient si fines, et elles semblaient avoir tant tremblés. Ses yeux étaient si vides, et ils reflétaient de la haine, de la tristesse, mais surtout de la douleur. Ses joues semblaient salies par les traces de ses larmes. Il sentait que quelque chose bouillait en Finn; et il voulait le sentir à son tour. Non pas pour le lui ôter entièrement mais pour l'aider à porter ce fardeau.

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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: You might fix me ft. Aedan Wester    Ven 23 Mar - 8:21


You might fix me
Finn & Aedan
On avait toujours dit à Finn de camoufler ses émotions, d’essayer de les réprimer au maximum parce qu’après tout, un homme, un vrai, ne se laissait pas aller à ressentir. C’était une affaire de femmes, ou d’âmes sensibles. D’aussi loin qu’il se souvenait, il n’avait jamais rien vu d’autre qu’une expression dure et fermée sur le visage d’Humphrey Bowman, son père, les seuls moments où il laissait deviner qu’il pouvait exprimer autre chose étant lors de ses plaidoiries. Mais ces instants étaient toujours faux, calculés, destinés à instaurer la compassion, ou le doute, dans le cœur des jurés : le fils en avait déduit que son géniteur ne ressentait réellement donc rien, et que tous ces sentiments qui arrivaient par vagues dans sa poitrine, sans qu’il ne puisse rien faire pour y échapper, étaient anormaux, dérangeants. En grandissant, il avait essayé de les effacer, sans succès. Il avait simplement appris à les camoufler, à vivre avec mais sans jamais les exprimer, à part lorsqu’il était seul dans son lit, dans l’anonymat de la nuit.

Aedan avait toujours été l’exception. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais depuis qu’il l’avait rencontré, alors qu’ils n’étaient encore que des enfants, un lien indescriptible s’était formé entre eux. Certains auraient appelés ça de l’amour, mais ce n’était pas la vision qu’en avait du jeune homme (qui n’aurait de toute façon pas su le reconnaître, s’il l’avait devant son nez), car la vision qu’il avait de ce sentiment si fort et destructeur se nourrissait seulement des romans fantasques qu’il avait lu, pas de la réalité. Il avait grandi dans un milieu aseptisé de tout sentiments, alors comment réussir à comprendre ce qu’il éprouvait pour l’irlandais ? Ce qu’il savait, c’était qu’il lui faisait confiance. Bien plus qu’à lui-même. Qu’il aurait donné volontiers sa vie pour lui, car de toute façon, elle n’avait pas bien d’importance, et qu’il mourait d’envie de rester contre lui, chaque minute, chaque seconde, bien qu’il s’y refusait, croyant toujours fermement qu’Aedan méritait mieux que lui. C’était pourquoi il lui parlait de la chose dont il avait le plus honte dans son existence, de sa tentative de suicide, de son ultime échec, symbole de sa vie en perdition, parce qu’il savait qu’il ne trouverait pas, dans les yeux de son interlocuteur, de la pitié.

Et de toute façon, ça n’avait plus d’importance, n’est-ce pas ? Il avait rendu les armes, et cet instant n’était qu’un sursis avant le grand saut, celui qui le délivrerait enfin de ce désespoir qui l’étreignait à chaque instant. Mais ça, il le tairait, bien sûr. Finn savait pertinemment que si Aedan connaissait ses plans, il serait capable de le séquestrer dans son appartement jusqu’à ce qu’il change d’avis. Ce qui n’arriverait pas, bien sûr. L’étudiant en droit était sûr, décidé, et pour la première fois depuis longtemps, il était soulagé. Un poids s’était envolé de ses entrailles, en même temps que sa volonté de vivre.

Il fit mine d’écouter la diatribe d’Aedan, par respect pour lui. Il était sincèrement désolé de ce qu’il allait faire subir à son ami, qui souffrirait probablement bien plus que ce qu’il ne méritait, mais Finn était persuadé que c’était pour le mieux. Enlever un pansement, c’est peut-être douloureux, sur le coup, mais cela était bien plus sain que de laisser la peau se nécroser en dessous. Son plan était simple : il ferait mine de s’être calmé, par les mots et la douceur de son amant, puis repartirait chez lui. Il ne ferait pas de testament, à quoi bon, il ne possédait rien de valeur qui n’ait pas été payé par l’argent sale de son père. Par contre, il laisserait une note, pour expliquer à l’irlandais et à Holly son geste. Que ce n’était pas de leur faute, au contraire, ils n’avaient fait que reculer l’échéance, avaient réussi à donner un peu de chaleur dans son cœur détruit par sa famille, alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Il n’avait pas été assez fort pour se relever. Tant pis. Aucun mot ne serait donné en direction d’Humphrey Bowman. Finn ne voulait pas lui accorder cette importance, n’ayant plus le courage de le mettre face à sa culpabilité.

Sa voix était claire quand il répondit au joli discours de son amant. Calme, mais plus monocorde, comme précédemment, feignant d’avoir été apaisé par ses mots, et aussi un peu plus distant. Son esprit, maintenant libéré des contraintes de l’existence, se rendait compte qu’il avait été égoïste de se rendre chez l’irlandais, même s’il avait été sous l’emprise de substances : il fallait qu’il se tire d’ici, pour ne pas faire plus de dégâts. Il vaut mieux retirer le bandage d’un coup, plutôt que de prendre son temps.

« -Tu as raison. Parfaitement raison. Il essuya son visage avec ses manches, pour montrer qu’il allait mieux. Je suis désolé de t’avoir embêté pour de telles bêtises, surtout en pleine nuit, Sylver va probablement te le faire payer.

Il se releva, se dégageant de l’étreinte dans une grâce presque féline. Finn se sentait mieux que toutes les journées qu’il avait passé depuis plus d’un an, depuis ce jour fatidique où il s’était ouvert le poignet avec sa baguette magique. Il était bien, parce qu’il était prêt à mourir, maintenant. Il n’y avait plus de bataille dans son esprit. Sans un mot, il regarda Aedan et lui adressa un sourire reconnaissant, une expression pure, véritable. Il était fier d’avoir connu l’irlandais, et de ce qu’ils avaient vécus ensemble.

-T’es une belle personne, Ae. Ne l’oublie jamais, d’accord ? »

Et Finn Bowman marcha tranquillement vers la porte. Pour se diriger vers sa fin.

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Maybe if I casted out a spell I wouldn't have been trapped inside this hell that holds me. Maybe it's a cruel joke on me, whatever, just means there's way more cake for me, forever. I'm laughing, I'm crying, it feels like I'm dying.

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