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 Sorry Not Sorry | ft. Jude Whitmore
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Aldabella PrendergastProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Sorry Not Sorry | ft. Jude Whitmore   Mer 7 Fév - 22:14

R

ien au monde n’était plus agréable que de se balader tranquillement entre les allées d’un centre d’exposition, au beau milieu d’un Salon du Livre. Une atmosphère exaltante planait dans la grande salle ; entre les kiosques des auteurs et les stands des libraires, tous se ruaient à la recherche de leurs histoires favorites. Car, soyons francs ; qui allait vraiment à ce genre d’exposition pour faire de nouvelles découvertes littéraires ? Allons donc. Tous cherchaient à travers les rangées la table de leur auteur favori, et attendaient en trépignant d’impatience leur chance d’obtenir un autographe au coeur de leur exemplaire. Au sein de cette foule de lecteurs effrénés, Aldabella explorait les allées en compagnie de son ancienne camarade de classe, Aubrey. Toutes deux avaient partagé la responsabilité du rôle de préfète, l’une chez les Rouges, l’autre chez les Bleus. Au fil des rondes nocturnes et des cours communs, les deux jeunes femmes avaient forgé une amitié solide, qui avait survécue aux horaires compliqués de la vie d’adulte. Certes, leurs rencontres se faisaient désormais plus rares, mais elles n’en étaient pas moins agréables. Comme Aldabella l’avait toujours dit, le nombre ne faisait pas la qualité.

Les voilà donc, petites intellectuelles intrépides, à vagabonder entre les écrivains méconnus, qui tentaient de vendre leurs oeuvres comme le boulanger vente son pain, et les auteurs ayant déjà forgé leur réputation depuis longtemps. Aldabella, sereine, balayait la salle d’un regard calme, malgré la foule qui se bousculait au creux des couloirs étroits. Aubrey, quant à elle, maugréait et maudissait la densité de visiteurs, en serrant contre son coeur le dernier tome de la trilogie des 7. La petite rousse était excitée comme une puce à l’idée de rencontrer l’auteur de sa série coup de coeur, alors que son amie ne saisissait pas son engouement. « Sérieusement, Aubrey. Je comprend pas ce que tu as trouvé à ces livres-là. C’est tellement… vide, lança Aldabella d’un ton lasse. » « C’est parce que toi, quand tu lis, t’as besoin d’une branlette intellectuelle, répliqua son amie avec tact. Moi, j’ai besoin de rêverie. Si j’ai envie de réfléchir, je vais ouvrir mes manuels de médicomagie. Les romans, ils existent pour me divertir, et c’est tout. » La brune soupira, sans n’être vraiment vexée par les propos de sa camarade. Elle disait vrai, au fond ; les oeuvres de fiction favorites d’Aldabella étaient écrites par Hugo et Flaubert. Peut-être mettait-elle la barre trop haute pour les auteurs modernes mais, dans une société qui évolue sans cesse, comment pouvait-elle pardonner à la littérature de régresser autant ?

« Là ! Kiosque 134 ! cria la rousse, tirant son amie de ses réflexions. Le voilà ! Oh, Alda, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? » Aubrey, qui avait maintenant le visage encore plus vif que sa chevelure, semblait surchauffer sous l’exaltation. « Respire, répondit la brune en ventilant son amie avec le programme du salon. Dis lui que t’es une grande fan, que ses livres sont géniaux et que t’adore te toucher sur les scènes osées. Il va être ravi. » « Roh ! fit son amie, faussement offusquée. O.K. Très bien. Mais viens avec moi. » Surprise et exaspérée d’une demande qu’elle avait déjà déclinée plus tôt dans la journée, Aldabella fusilla la rousse du regard. « Aubrey, non. Je t’ai déjà dit : même s’il n’y a aucune chance qu’il ait lu ma critique, ça me rend quand même mal à l’aise. J’ai vraiment pas dit du bien de son livre, tu sais. » Sceptique, la médicomage croisa les bras et haussa les sourcils. « Pour une ancienne Gryffondor, t’es pas très courageuse. Assumes tes opinions, un peu ! » La brune leva les yeux au ciel, exaspérée de devoir reproduire la conversation. « Et puis tu sais que je suis timide ! Tu me donnerais de l’énergie positive ! Et je suis anxieuse, et y a tout plein de monde, et je- » « D’accord, d’accord ! fit Aldabella en levant les bras. Je vais t’accompagner le voir, ton Roméo à la prose sublime ! Mais tu payes le resto de ce soir pour me faire vivre ça. » Le visage illuminé d’un sourire radieux, Aubrey lança un couinement digne d’une adolescente. « Ouiiii ! Merci, Alda ! Allez, viens ! »

Toutes deux se glissèrent donc dans la file d’attente qui, soit dit en passant, était d’une longueur à n’en plus finir. C’est après près d’une heure de patience mesurée que les deux jeunes femmes atteignirent la table de l’écrivain. Si elle n’avait aucun enthousiasme à se trouver devant M. Whitmore, c’est tout de même avec politesse que la brune souria étrangement à l’auteur. « Bonjour ! fit une Aubrey à la joie incontrôlable. Je m’appelle Aubrey et, et elle, c’est Aldabella ! Et j’aime vraiment vraiment ce que vous faites ! Vos écrits m’ont passionnée depuis la première phrase  de 7 jours de nuit ! Je suis une grande admiratrice et je... » Aldabella ne l’écoutait plus. M. Whitemore non plus, visiblement. Car, depuis que Aubrey avait prononcé son nom, l’écrivain avait détourné ses yeux sur la brune et la fixait longuement.

Et c’est ainsi, sous le regard insistant d’un auteur qu’elle méprisait et les paroles sans fin de son amie proche qu’Aldabella comprit qu’elle avait bel et bien merdé.


Critique pour Le Bon Lecteur, numéro de Janvier 1996. La chronique ne prend qu’un sixième d’une page jonchée de publicités et, à droite du texte, un portrait figé d’Aldabella y figure.:
 

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MessageSujet: Re: Sorry Not Sorry | ft. Jude Whitmore   Ven 2 Mar - 19:19

Sept coups de minuit avait été publié bientôt un an auparavant et depuis, le cauchemar s'étirait. Pire, en juin, les droits de la trilogie avaient été achetés pour être portés au cinéma, confirmant que je n'étais pas sur le point de pouvoir me réveiller. Ces romans me collaient à la peau comme des vêtements trempés et plus le temps passait, plus je les sentais me définir, évinçant tranquillement la personne que j'étais ou pourrais devenir au profit de ce persona fade, pathétique et lubrique qui avait émoustillé les femmes et adolescentes de ce monde en mal d'émotion avec une prose simpliste et dont il était coutume de se moquer.

J'aspirais à plus.

Sebastian me permettait de le faire. Sebastian. Tout ce qu'il touche est d'or. Il réussissait tout ce qu'il entreprenait et m'encourageait à faire de même. Sa confiance et son soutien indéfectible commençaient à me donner l'impression que, peut-être, j'avais le droit de rêver. Mes soirées au Praxinoscope me faisaient, elles aussi, du bien. Je découvrais l'art sous une autre forme et j'appréciais toutes ces histoires et ces personnages qui venaient nourrir mon imaginaire. Je lisais aussi beaucoup. Je rencontrais de nouveaux auteurs, certains plus populaires et d'autres carrément obscurs, et sans vraiment le savoir, j'étudiais, j'apprenais. Je me nourrissais.

Et puis on planifiait une soirée, une séance de signatures, une conférence, une interview... et je redevenais l'auteur de la trilogie des Sept. QUE ça. Retour sous les vêtements mouillés à faire semblant d'être content d'être là, à avoir mal à force de sourire et à faire de mon mieux pour ne pas avoir l'air trop awkward devant les fans et/ou les caméras ; probablement les deux choses qui me rendaient le plus mal à l'aise au monde. Toutes ces fans, je les écoutais me dire combien elles avaient aimé ce que j'avais écris, combien j'avais mis du piquant dans leur couple ou leur vie sexuelle, combien elles s'étaient identifiées à mes personnages, combien elles s'étaient senties interpellées, combien j'avais aidé à rendre moins tabou le plaisir féminin... et je me sentais imposteur, je ne me sentais pas le droit de recevoir toute cette gratitude alors qu'au fond de moi je me sentais l'écrivain le plus minable sur Terre...

Oui, parfois, lors des bons jours, j'arrivais à me dire qu'au moins j'avais fait passer un bon moment à mes lectrices. Lors des mauvais, je me rappelais que tous ces auteurs que j'admirais depuis enfant avaient méprisé ce que j'avais fait et ce que j'étais, et comment la publication de mes livres avait détruit ma relation avec ma mère au lieu de l'améliorer. Combien j'avais été naïf de croire qu'elle serait contente pour moi. Combien il était lourd de parler de ces livres avec des gens qui les aimaient tant alors que tout ce qu'ils m'inspiraient était le dégoût de moi-même et les attentes déçues.

Aujourd'hui était un mauvais jour. Mais je ne pouvais le laisser savoir à toutes ces femmes jeunes et moins jeunes qui affluaient à mon kiosque au Salon du Livre. J'étais désemparé d'être installé face à Ian McEwan et de le voir si souvent seul à son kiosque alors que la file d'attente pour parvenir au mien semblait interminable. Je me sentais petit. Tellement petit. Et j'avais envie d'aller le voir pour m'excuser qu'un travail aussi nul que le mien éclipse ainsi son oeuvre, qu'un si piètre écrivain comme moi reçoive plus d'attention qu'un maître comme lui. J'avais envie de lui faire signer ma copie d'Amsterdam mais je n'oserais pas. Je me sentais trop coupable. J'étais sûr qu'il me haïssait.

- Quel est ton nom ? demandai-je entre deux réflexions à la jeune fille devant moi, rougissante et timide, alors que j'ouvrais sa copie de Sept Jours de Nuit pour la dédicacer. Eileen, continue d'aimer les livres et découvre, découvre jusqu'où ils peuvent t'emporter. Jude Whitmore x.

Elle jubile et demande si elle peut prendre une photo avec moi. Je me penche sur la table et elle fait de même pour qu'on se retrouve à peu près côte à côte afin que sa mère puisse nous photographier.

- Attend, j'en refais une autre avec le flash ! Dit-elle. Je demeure figé pendant qu'elle débobine son appareil photo jetable pour le prochain cliché.

La fille me remercie et sa mère aussi, puis je me tourne vers les prochaines personnes dans la file : deux jeunes femmes dont une qui semble particulièrement fan de mes écrits et l'autre qui l'accompagne, un peu en retrait. Celle qui serre l'un de mes livres sur son coeur prend la parole et je l'écoute d'une oreille, sachant déjà ce qu'elle va dire. Je tique pourtant sur le nom de cette amie qui l'accompagne et mon attention se tourne sur elle. Ce nom. Je le connais. Et cette femme... Oui, c'est bien elle. Les cheveux, les yeux, le menton...

Intimidé, le coeur battant, je ne peux m'empêcher de la fixer. Jamais je n'oublierai sa critique de Sept jours de nuit. Jamais je n'oublierai ce moment où j'avais pris la pleine mesure de la déception que je représentais, que j'étais.

- Aldabella Prendergast, dis-je, en coupant la parole de son amie enthousiaste, vers qui je me tourne un instant pour m'excuser. Pardonnez-moi, Au... Audrey ? Je... Merci pour votre admiration, je... suis étonné que vous ayez aimé ma... parodie bâclée ?! Sachant que... Enfin, Madame Prendergast ici présente est, je crois, beaucoup moins fan...

Mon attention se tourne à nouveau vers la brune, que je fixe avec un mélange de douleur, de tristesse, de ressentiment et de questionnement.

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« Songes et Contemplations »
Aldabella PrendergastProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Sorry Not Sorry | ft. Jude Whitmore   Mer 4 Avr - 15:56

Sorry Not Sorry
ft. Jude Whitmore
E
lle voulait fuir. Fuir, ou disparaître, ou s’enfoncer cent pieds sous terre. Tandis que Aubrey soupirait d’une déception justifiée, Aldabella recevait chaque mot de l’auteur comme un coup de poing en pleine figure. À cet instant, alors que ses propres mots bondissaient de la bouche de Jude pour venir brutalement lui serrer le coeur, la brune regretta toutes ses précédentes décisions. Elle se revoyait en 1994, en train d’accepter l’offre du Bon Lecteur d’offrir sa dure plume aux chroniques hebdomadaires du magazine. Elle visualisait le moment où, en 1996, où elle avait lu et analysé 7 Jours de nuit. Elle se souvenait de tous les livres sur lesquels elle avait craché, ignorant le travail acharné qui se cachait derrière leurs pages. Si elle avait pu, elle aurait bien utilisé un retourneur de temps pour déchirer le contrat de son éditeur, déchirer la critique qu’elle avait écrite pour eux.

Elle serra les bras contre sa poitrine. Si elle regrettait que ses mots ait aujourd’hui des conséquences, elle n’en croyait pas moins les propos. Et, Aubrey avait bien raison : il fallait qu’elle assume ce qu’elle pensait. « Je ne contrôle pas les goûts littéraires de mes amis, M. Whitmore. » Tout de suite, faute au regard réprobateur de la rousse, elle réalisa que, peut-être, ses paroles auraient pu être mésinterprétées. « Mais quel intérêt de ressortir cette vieille critique maintenant ? Ne voyez-vous pas que mon amie, ci-présente, -dis bonjour, Aubrey- est fan de votre travail ? »

Elle prit de force l’exemplaire que tenait son amie contre son coeur et le plaqua contre la table. Elle était honteuse, perturbée, et sentait la culpabilité lui mordre les entrailles. Mais, par-dessus tout, elle était en colère. En colère contre elle-même, d’avoir écrit jadis une critique sans avoir un métier de journaliste derrière lequel se cacher. En colère contre son amie de l’avoir forcée à l’accompagner jusqu’au kiosque de cet auteur qu’elle méprisait tant. Or, c’était contre Jude qu’elle en avait le plus. Ignorer une lectrice de la sorte, devant tout son public, simplement pour régler des comptes qui n’avaient pas lieu de revoir le jour… quel manque de respect !

« Si vous voulez bien signer sa copie… elle s’appelle Aubrey. Avec un b. Et elle, elle aime ce que vous faites. Tout comme l’énorme queue de jeunes femmes qui attendent leur tour, d’ailleurs. N’est-ce pas que tu aimes ce qu’il fait, Aubrey ? »

La pauvre, prise de court, se retourna vers l’auteur, les joues plus vives que sa chevelure. « Oh, o-oui monsieur ! Je me suis tellement identifiée au personnage et à ses tracas ! Et votre style est si fluide, si facile à lire ! C’est parfait quand j’ai besoin de décompresser après le boulot ! Je suis médicomage, vous savez ? » Elle avait retrouvé l’entrain qui s’était égaré, quelques minutes plus tôt. Aldabella, satisfaite, affichait un sourire un peu forcé, un peu arrogant.

« Bon, vous voyez ! Que d’amour ! Et, si vous voulez un conseil, M. Whitmore, de moi à vous. » Elle s’approcha de la table et posa ses paumes contre celle-ci, approchant son visage un peu trop près de celui de l’auteur, sous les regards jaloux et consternés des admiratrices de l’écrivain. « Il faut pas vous en vouloir à chaque mauvais commentaire, fit-elle à voix basse. Si y a bien une chose que la vie m’a apprise, c’est que c’est pas possible de se faire aimer par tout le monde. Les critiques, y en aura toujours. Sur votre travail, sur votre vie personnelle, sur vos actions et vos pensées. Croyez-moi, je sais. Mais je sais aussi qu’on peut pas se laisser abattre à chaque fois. Et puis, on va bien s’avouer… »

Elle se recula et pris place aux côtés d’Aubrey.

« ... la vie serait bien ennuyeuse si on ne faisait que respecter les conventions pour plaire à tout le monde, vous croyez pas ? »

code by bat'phanie

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