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 I'll make you feel real good ft. Irvin Fowler
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Finn W. BowmanÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: I'll make you feel real good ft. Irvin Fowler   Mar 6 Fév - 20:27


I'll make you feel real good
Finn & Irvin
Il déposa nonchalamment le sac qui contenait ses plumes, ses parchemins et ses livres sur son canapé designer hors de prix, en soupirant. Un autre après-midi de passé à l’UPA, à écouter des professeurs déblatérer durant des heures sur des lois obscures datant d’avant la première révoltes des Gobelins, à gratter du parchemin jusqu’à avoir la main engourdie, à se concentrer pour que le plus d’informations possibles rentrent dans son cerveau à se rendre mal à la tête. On était à peine en septembre, mais Finn se sentait véritablement à bout. Il avait déjà passé un an à étudier cette matière qui ne l’intéressait absolument pas : encore deux ans à trimer… Deux ans où il devrait être le meilleur de sa promotion, toujours, où il devrait avoir une conduite exemplaire en cours, ou sinon, son père le renierait définitivement. Il savait qu’en tant qu’un des avocats les plus connus du pays, Humphrey Bowman connaissait un nombre important de ses professeurs, et qu’il saurait immédiatement si son fils ne tenait pas sa part du contrat. Finn était comme une souris prise au piège dans une trappe à souris, il n’avait aucune alternative. Car renoncer, cela signifiait revenir trois ans en arrière, les trois pires années de sa vie, où il s’était vautré dans la dépravation la plus primaire simplement pour survivre, où il ne pouvait même plus se regarder dans la glace et se sentait à peine humain, bien plus objet. Un godemichet grandeur nature. Valait-il mieux aujourd’hui ? Ça pouvait se discuter, mais au moins, il avait un appartement de luxe et un nom. Et s’il détestait le patronyme Bowman, c’était mieux que de ne pas en avoir du tout, comme un animal.

D’habitude, pour noyer ses idées noires, Finn allait oublier à l’Atlantease, où la musique était plus forte que ses pensées et où il pourrait toujours trouver une paire de petites fesses à se mettre sous la dent : mais ce soir, il avait d’autres plans. Le matin-même, il avait dragué un vendeur qui travaillait chez l’ancien employeur d’Holly. Il ne connaissait pas son nom (qui s’embarrassait de tant de politesse de nos jours), mais son flirt avait était apprécié, il le savait, voir carrément redemandé. Et ce soir, le beau jeune homme viendrait toquer à sa porte, il le savait. Qui pouvait lui résister de toute façon ? Son corps était la seule chose dont il tirait une quelconque fierté, et il se savait extrêmement séduisant, alors il utilisait cet atout sans honte aucune. Shameless, toujours.

Il était encore tôt cependant, et Finn se dirigea vers le bar qui trônait dans son salon-salle à manger. Si son frigo était totalement vide, ce n’était jamais le cas de sa réserve d’alcool. Il s’enfila un verre de whiksy sec bien trop rapidement pour que ce soit totalement sain, mais de toute façon, le jeune homme avait tout sauf un mode de vie équilibré, ayant bien plus souvent dans son système de la drogue que de la nourriture solide, et même s’il faisait du sport pour ne pas perdre ses muscles et son apparence d’Apollon, quelqu’un d’observateur aurait pu remarquer qu’il maigrissait à vue d’œil. Holly, à l’époque, veillait toujours à ce qu’il prenne un minimum de protéine pour que son corps tienne la route, mais elle était partie, et il ne se rappelait même plus de la dernière fois qu’il avait prit un vrai repas complet. Après ce verre bien mérité (selon lui en tout cas), il se déshabilla sans aucune pudeur dans son salon (sa baie vitrée donnant de toute façon sur un balcon qui n’avait comme vis-à-vis que la mer déchainée de Manadh), laissant sur le sol sa veste en cuir hors de prix et le reste de ses vêtements, tous griffés de noms de grands créateurs. Il se dirigea ensuite vers sa salle de bain pour se délasser sous une douche.

L’eau chaude lui fit le plus grand bien. Il délia ses muscles fourbus pour être restés toute la journée crispés sur des bancs d’amphithéâtre, et laissa son esprit voguer au loin, sans penser à rien. C’était rare pour lui de s’accorder une telle pause. Car s’arrêter, même quelques instants, c’était risquer de sombrer, de craquer pour de bon. Voilà pourquoi il se dopait à la cocaïne, aux somnifères. Pour tromper le trou béant de la dépression, qui rongeait tout son être. Sa quiétude fut cependant interrompue par quelques coups tapés sur sa porte. Finn lança un rapide Tempus : il était 20h30. Lui l’être de la nuit, il n’avait pas l’habitude d’avoir de la compagnie aussi tôt, mais c’était vrai que celui avec qui il avait "rendez-vous" (si on pouvait appeler cela ainsi) semblait être quelqu’un de plus traditionnel, et après tout, il n’avait pas donné d’heure précise. Il sortit rapidement de la douche, enfila à la va-vite son boxer Hugo Boss propre en se frottant les cheveux avec une serviette toute blanche, et se dirigea vers la porte d’entrée. Sur le chemin, il fit un petit geste de sa baguette pour que ses vêtements de la journée, qui trainaient toujours sur le sol, s’envolent jusqu’au panier de linge sale prévu à cet effet, que la femme de ménage qui passait nettoyer son appartement prendrait soin de nettoyer. Vêtu donc en tout et pour tout d’un sous-vêtement blanc qui laissait peu de place à l’imagination, de sa montre qu’il ne quittait de toute façon jamais, et d’une minuscule serviette qu’il tenait de la même main que sa baguette magique, il ouvrit la porte pour tomber né à né avec celui qu’il avait dragué le matin même. On pouvait comprendre sans mal qu’il sortait de la douche, des gouttes d’eau coulant encore le loin de son torse et sur son dos couvert de cicatrices remontant à son enfance. Il lança un sourire goguenard à Irvin, pas gêné pour un sou par sa tenue peu appropriée. Il ne l’avait pas planifiée, mais ça le faisait beaucoup rire.

« -Hey… Je vois que tu as trouvé mon mot, dit-il d’un ton amusé.

Et il s’effaça de l’encadrement de la porte, pour laisser entrer son visiteur à l’intérieur de son luxurieux duplex, dont il n’avait aucune idée du loyer (c’était son père qui s’occupait de ce genre de choses) mais qui devait probablement s’approcher des 10000 livres par mois, avec ses meubles dernier cris, son balcon avec jacuzzi, et son cachet indéniable. Il laissa Irvin entrer à son rythme, et s’approcha du bar en lui tournant le dos et en continuant de se sécher les cheveux.

-Tu veux boire quelque chose ? »

Il était prévenant, le garçon. Ou peut-être se disait-il qu’un peu d’alcool ne ferait que commencer une soirée qui, il l’espérait, se révélerait bien plaisante… Pour les deux hommes. 

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Irvin FowlerÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: I'll make you feel real good ft. Irvin Fowler   Aujourd'hui à 12:18

Les activités de la journée m'ont presque fait oublier l'invitation de ce Finn, croisé le matin au magasin de Milo. Presque. Son petit mot est resté toute l'après-midi dans ma poche. Une fois notre rencontre passée, j'ai hésité, remisé cette idée dans un coin de ma tête pour y réfléchir plus tard. Je m'étonne moi-même, il y a un an, je n'aurais pas hésité ; mais tout est si différent maintenant. J'ai peur d'être ridicule, là où je me sentais insouciant. Ridicule avec mes prothèses et gêné par ce mal-être qui surgit sans prévenir, qui me fait douter de tout, même des choses les plus intimes. J'ai beau ne pas être très doué pour séduire, je n'ai jamais tergiversé si la personne me plaisait. Je suis même plutôt partisan du "on essaie et on verra bien ce qui se passe", au risque de me prendre un mur. Et c'est finalement ce qui m'amène devant cette porte. Torvi était étonnée de me voir sortir pour aller ailleurs que chez Milo (même si je ne lui ai pas donné les détails), ce qui ne m'arrive jamais, plus depuis cette foutue maladie. Je redeviens - un peu - sociable, c'est un progrès, non ?

J'ai bien besoin de me détendre, aussi. Et c'est pour ça que l'invitation me paraît si tentante. La reprise des cours a été difficile, ma concentration m'échappe encore parfois, mais là n'est pas le plus dur. Le plus difficile à encaisser, le plus douloureux, c'est la prise de conscience tardive qui a enfin frayé son chemin dans mon esprit. La frustration de savoir que j'aurai toujours besoin d'une plume à papote désormais, et que j'aurai toujours des difficultés à suivre les paroles des professeurs, les cours, pendant le reste de mes études. Que je ne parviendrai jamais à compenser totalement ma déficience pour revenir à mon état d'autrefois. Jamais. Définitivement jamais. Je pensais l'avoir compris mais le vivre à la rentrée a constitué un choc, encore. Je ne baisse pas les bras pourtant, je continue à lire, à chercher, à rester à l'affût des progrès médicaux dans ce domaine. J'espère des progrès, mais plus un retour inatteignable à ce que j'étais avant.

Et malgré mon envie de ne pas y songer ce soir, ces pensées ne restent jamais très loin, d'autant plus que mes appareils grésillent de toutes leurs forces dans ce quartier, ce qui ne m'aide pas à me détendre. J'espère que le rendez-vous qui m'attend s'en chargera. Si ce type est aussi doué au lit qu'il est charmeur, la soirée devrait être plus qu'agréable. A moins qu'il me surprenne et me propose de jouer au scrabble. On ne sait jamais, après tout, c'est un très noble passe-temps pour un lundi soir.

Il ouvre la porte. Et je vois sa tenue. Pas très appropriée, à priori, pour jouer au scrabble. Ou alors à un strip-scrabble déjà bien avancé. Il parle, et mes implants décident de participer à la conversation par le biais d'un larsen sonore, brouillant ses mots. Mais même le silence ne cacherait pas son visage franchement amusé et je souris à mon tour. Une seconde. Puis je redeviens sérieux.

- Bonsoir. Tu ne devrais pas ouvrir la porte comme ça, avec les cheveux mouillés, tu risques d'attraper un rhume.

J'acquiesce gravement, très convaincu de la gravité de la situation, malgré le sourire qui tiraille mes lèvres. Et j'entre dans l'appartement le plus luxueux que j'ai vu de ma vie. Mon propre logement pourrait facilement tenir dans son salon, et le canapé coûte certainement plus cher que tout ce que je possède actuellement. Pour moi qui peine à imaginer comment Torvi et moi allons nous débrouiller pour nourrir le bébé, c'est presque... indécent. J'ai l'impression de me trouver dans un showroom de luxe.

Perdu dans ma contemplation, je réalise trop tard qu'il me parle et que je n'ai saisi aucun mot. Les grésillements n'aident pas ; je risque de rapidement passer pour un abruti et il me mettra dehors.

- Pardon ?

Un verre, pourquoi pas, je bois peu en général (parce que je ne tiens pas très bien l'alcool, il faut être honnête, et si c'est drôle avec Milo, ça le sera moins avec un total inconnu) mais je prendrai bien quelque chose... et puis non. Merde. Ma psychomage m'a assez prévenu de l'importance de ne pas boire d'alcool pendant mon traitement, le mélange avec les anti-dépresseurs étant peu conseillé, et jusque là, j'ai obtempéré. Mais je peux faire une exception, non ? Juste une petite ?

- Je veux bien une bière, merci.

J'attrape la bouteille tendue et l'ouvre d'un coup de baguette avant de m'installer confortablement dans le canapé. Très, très confortablement - par Merlin, je n'ai jamais posé mes fesses sur un sofa aussi moelleux. J'ai presque envie de ne plus bouger et de passer la soirée là. Ce serait un peu impoli mais totalement justifié. La baie vitrée donnant sur la mer me fait face, et la vue, même plongée dans la nuit, est magnifique. Et le balcon, et le jacuzzi, et... il faut que j'arrête, ou je vas paraître très étrange. J'avale une gorgée de bière et me tourne vers mon hôte. Aussi beau que son appartement, dans sa tenue qui dévoile... tout. Je me demande encore une fois pourquoi ce type a jeté son dévolu sur moi, mais là, tout de suite, je n'ai pas vraiment envie de m'en plaindre. Je laisse mon regard glisser sur lui sans me retenir, cette fois, parce qu'il n'y a plus rien à cacher maintenant.

- Tu vis vraiment ici ? Je savais même pas qu'il y avait des appartements aussi luxueux sur cette île.

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